- Speaker #0
Bienvenue dans De Femmes à Femmes, des voix vraies, des parcours forts, des transformations puissantes. Ici, on libère, on dépose son histoire afin de ne plus se sentir seule. Bonjour Sophie !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Merci d'avoir répondu à mon invitation pour le podcast De Femmes à Femmes. Tu es venue donc nous raconter ton histoire, ton vécu. et ton parcours de femme. Et je suis très honorée de te recevoir aujourd'hui pour expliquer un petit peu notre rencontre. Donc, Sophie est une de mes clientes. Je suis conseillère financière en parallèle depuis déjà quelques années et je la connais en tant qu'art thérapeute. Alors, on reviendra un petit peu plus en détail sur ce que vraiment l'art thérapie, parce que c'est un petit peu flou et j'en apprends encore à chaque fois. Pour commencer, présente-toi. Dis-nous un petit peu qui tu es. Et surtout, d'où tu viens et quel genre de petite fille tu étais à l'époque ?
- Speaker #1
Bon, très bien. Déjà, merci beaucoup pour ton invitation et je suis vraiment ravie de partager ce moment ensemble. C'est chouette. Donc, je m'appelle Sophie Desplat, alias DS Kamala également, parce que DS Kamala, c'est mon pseudonyme artistique, parce que je suis artiste et illustratrice de métier. et de formation aussi. Pour te répondre, moi, j'ai grandi en région parisienne. Mes parents se sont séparés, j'avais une dizaine d'années.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et c'est à ce moment-là que j'ai habité avec ma mère. On a vécu toutes les deux jusqu'à ce que je parte pour revenir rejoindre Juan.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais rapidement nous décrire quelle petite fille tu étais à ce moment-là ? Pour redire, tu es fille unique. Oui. et donc quelle petite fille un petit peu comment tu t'aurais tu te serais décrite ?
- Speaker #1
alors en fait justement en préparant l'interview j'aime bien dire que je porte bien mon prénom parce que Sophie ça veut dire sagesse oui et très clairement j'ai même je me rappelle un membre de la famille qui avait eu une petite fille et qui l'avait aussi appelée Sophie en espérant que sa fille soit aussi sage que moi à l'époque parce que moi j'ai grandi dans un contexte où euh euh on m'a appris, on m'a bien expliqué qu'il fallait être sage, être gentil à l'écoute et faire ce qu'on attendait de moi donc plutôt bonne élève aussi oui alors bonne élève il y avait toujours ce mot sur le bulletin qui disait de grande capacité, peu mieux faire ce qui crée en fait chez les gens un grand soie parfait parce que constamment on a l'impression que Tout ce qu'on a donné déjà, ce n'est pas suffisant. Ce qui fait que moi, c'est vrai que j'ai plutôt grandi. J'ai fait de belles études, mais je n'ai pas eu le sentiment d'avoir eu des facilités. J'ai vraiment travaillé fort pour ça.
- Speaker #0
Tu t'es donné les moyens, en tout cas, d'arriver à tes fins. Ce n'était pas forcément quelque chose qui était hyper limpide, hyper fluide, facile.
- Speaker #1
Pas simple, mais je pense qu'en fait, il y a aussi le fait que quand on nous dit régulièrement que ce qu'on fait, on peut le faire mieux. on entend que ce n'est pas suffisant, tout simplement. Et ça, ça crée automatiquement des réflexes, même en tant qu'adulte, où on est constamment en train de chercher la perfection dans tout. Et c'est là où des fois, on se perd un peu et on est moins spontané et moins créatif.
- Speaker #0
Alors justement, ce côté créatif, il te vient un petit peu de tes parents, peut-il tout nous redire un petit peu leur métier ? Et puis justement, ce qui va expliquer un petit peu tes choix d'études par la suite. On va dire choix ou en tout cas orientation, puisque tu as vécu dans un certain milieu.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. En fait, une fois, quand j'ai fait une exposition, il y a une personne qui est venue à moi et qui m'a posé cette question de savoir ce que faisaient mes parents. Et j'étais étonnée. Et cette personne, elle aimait bien savoir à l'origine. La profession de mes parents avait peut-être influencé, sans que je m'en rende compte, mon cheminement. Parce que j'avais un père qui était imprimeur, qui m'apportait tout le papier dont j'avais besoin. Et moi, j'adorais dessiner. Donc, je passais des heures et des heures à dessiner. Et en plus, j'avais plein de papiers différents. Donc, c'était trop bien.
- Speaker #0
Tu dessinais des choses en particulier ? Est-ce que tu as un souvenir précis ?
- Speaker #1
J'avais tendance à faire pas mal d'illustrations. Je racontais des histoires déjà à l'époque. Parce que même dans mes tableaux actuellement, il y a toujours ce fil rouge de raconter des histoires. À plonger dans mes aventures, j'avais des personnages et tout.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et puis, parallèlement, j'avais aussi une maman qui était... Maître tapissier. Elle travaillait aux Invalides pour l'armée de terre et elle refaisait tous les canapés, toute la décoration des grands appartements aux Invalides.
- Speaker #0
Et du coup, toi, dans les années qui vont suivre, tu aimes le dessin, tu as cet esprit un peu créatif, etc. Est-ce que ça va orienter finalement ton choix d'études ?
- Speaker #1
Complètement. Depuis toujours, j'ai voulu faire du dessin. Alors du dessin, comment ça, je ne savais pas. Mais en tout cas, je savais que c'était dessiner qui était important pour moi. J'ai fait même les portes ouvertes. J'avais une douzaine d'années. Ma mère, elle m'emmenait déjà dans les portes ouvertes après les BTS.
- Speaker #0
Ah oui ? Ok.
- Speaker #1
Voilà, pour voir en fait quelles étaient les options. J'allais beaucoup dans justement le cinéma d'animation aussi. Je crois qu'avec le recul, j'avais vraiment ce goût de l'illustration.
- Speaker #0
Et donc, tu vas faire quoi ? quoi comme études alors à ce moment-là ?
- Speaker #1
Je me suis orientée, j'ai fait les concours pour rentrer dans les grandes écoles d'art appliqué à Paris et j'ai eu l'opportunité d'être acceptée à l'école Olivier de Serres, qui est très connue et réputée pour le design et notamment le design automobile.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Et ils avaient une section design textile, en fait. Et j'ai adoré... Cette spécificité parce que justement, ça rassemblait pas mal de choses qui étaient importantes pour moi. C'était les motifs, la couleur et je m'y retrouvais bien en fait. Donc, j'ai fait mon BTS à Paris. En fait, je pense qu'il ne faut pas trop réfléchir des fois.
- Speaker #0
Justement, c'est un message pour celles qui auraient envie de se lancer.
- Speaker #1
Mais oui, parce qu'en fait, bien évidemment, ce n'est pas simple. Il y aura toujours des choses si on commence à couper les cheveux en quatre. Moi, à l'époque, je pense que j'étais assez sans expérience et naïve sur ce que ça pouvait être d'être indépendant. Mais heureusement, parce que sinon, je crois que je ne l'aurais jamais fait.
- Speaker #0
Oui, il y a un côté qu'il faut avoir spontané. Oui, et puis écouter son cœur,
- Speaker #1
je crois. Surtout qu'en fait, il faut dédramatiser les choses. Il y a toujours moyen de rebondir. Je pouvais retrouver un travail de salarié si ça ne marchait pas. Mais des fois, en fait, dans la vie, on a des élans. On a l'impression qu'on va jouer justement complètement notre vie jusqu'à la fin. Et c'est ça qui nous freine en fait dans la réalisation de nos rêves. Les pertes, les doutes, tout ça,
- Speaker #0
c'est des choses qui nous bloquent. Mais c'est aussi là pour nous raisonner quand même quelque part et pas faire n'importe quoi.
- Speaker #1
Mais il faut voir qui parle à l'intérieur de nous. Si c'est vraiment pour rester dans une sorte de cache dorée et pas avancer. Ou sinon, il faut prendre des risques. C'est derrière les peurs qu'il y a le plus grand trésor. Ah, j'adore cette phrase.
- Speaker #0
Est-ce que, du coup, c'est là qu'est née déesse Kamala ?
- Speaker #1
Déesse, ce sont mes initiales, d'esprit à Sophie. Et Kamala, c'est la déesse du lotus.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, ça faisait le jeu de mots déesse Kamala, en fait.
- Speaker #0
Qui est restée.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et Kamala, pourquoi ? J'en profite pour expliquer. Parce qu'en fait, le lotus a une signification très forte dans le bouddhisme. C'est une plante qui a ses racines dans la vase, dans la boue, et qui a sa fleur vraiment au-dessus de l'eau. Et le symbole, c'est qu'on puise des épreuves de la vie, la force de s'élever vers la lumière. Et au vu de mon parcours de vie, c'est véritablement ce qui me porte aussi, de se dire que derrière des choses difficiles, il y a toujours la possibilité d'aller chercher le trésor derrière.
- Speaker #0
Je pense qu'on peut trouver des signes, des explications. dans pas mal de choses, et surtout ramener au fait qu'effectivement, il y a toujours de l'espoir. Ça, c'est un message que je vais écrire aussi, moi, dans le podcast, et c'est pour ça que j'interroge aussi les femmes qui ont vécu des choses difficiles, mais on le disait, ça ne doit pas nous définir.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
surtout pas. C'est ce qui nous a même construit. Il ne faut pas que ça nous freine dans notre épanouissement.
- Speaker #1
En tout cas, l'invitation, c'est de poser un regard différent et d'essayer de donner du sens. Moi, c'est ce qui s'est passé. C'est de transformer ça à notre service.
- Speaker #0
Et justement, on a beaucoup parlé de toi à titre professionnel, etc. On a expliqué un petit peu ton parcours professionnel. On va revenir un petit peu sur la femme que tu t'es construite petit à petit. Si on revient un petit peu à la petite Sophie qui était plus jeune, etc. Est-ce que tu avais en tant que... Je projette vraiment sur la femme, mais des intentions de femme, de... Est-ce que tu t'étais prédestinée à quelque chose ? Comment tu as envisagé ton avenir à ce moment-là en tant que femme ? Pour toi, qu'est-ce que c'était d'être une femme qui réussissait, sans parler du professionnel ?
- Speaker #1
Oui, dans la sphère plus perso et privée. Alors moi, quand j'étais petite, très clairement, je crois qu'on est nourrie par des scripts. J'avais imaginé, je finis mes études à 22 ans, à 24 ans comme ça, je me marie. J'ai des enfants. Et puis, après, j'ai ma maison. Et je n'ai pas...
- Speaker #0
Tu n'as pas suivi la norme.
- Speaker #1
Alors déjà, non. Très clairement, c'est complètement atypique comme cheminement. Mais en tout cas, petite, c'est ce que j'avais imaginé qui était le bon chemin.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est surtout ça.
- Speaker #0
Qui te semblait l'être.
- Speaker #1
Qui me semblait... Voilà, c'est ce que je voyais de partout. C'est ce qu'on...
- Speaker #0
Oui, dans ton entourage. C'est ce que tu voyais aussi.
- Speaker #1
Donc on veut ça, même sans savoir si c'est vraiment ce qu'il nous faut ou si c'est ce dont on a vraiment envie.
- Speaker #0
Oui, c'était la continuité dans ta construction de vie. Tu te voyais passer ces étapes-là. Voilà,
- Speaker #1
de jeune femme.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a fait justement que finalement, ça a pris un petit peu des chemins différents ? À quel moment tu t'es dit bon ? Là, finalement, je suis en train de prendre une autre route et ça va peut-être pas bien se passer comme je l'avais imaginé.
- Speaker #1
Ah bah, assez rapidement dès le début, parce que déjà, mes études ont duré bien plus longtemps. Alors le mariage, j'ai pas trouvé le prince charmant qu'on m'avait donné en tête. Il a pas trouvé le cheval sur le cheval blanc. Voilà, c'est ça, dans les contes de fées et tout le reste. Donc en fait, j'ai eu plutôt un parcours, voilà, jusqu'à... 30-35 ans où j'ai avancé dans mon chemin de femme, mais en me rendant bien compte que tout ce que j'avais imaginé et construit comme projet à la base, ce n'était pas comme ça que ça se faisait. Et en même temps, j'aimais beaucoup l'idée parce que je me suis découverte justement très indépendante jusqu'à ce que je rencontre mon conjoint avec qui je suis restée une quinzaine d'années, où là, les choses se sont remises plus en place. Une sorte de scénario un petit peu classique qu'on imagine.
- Speaker #0
Le chemin était différent, mais ce n'était pas une souffrance ? Ou est-ce que quand même ça t'amenait à dire...
- Speaker #1
En fait, c'était double, je dirais. Il y avait cette soif d'indépendance aussi professionnelle, contente de prendre vraiment mon envol et de ne pas être mariée, de ne pas avoir d'enfant encore à une trentaine d'années. Ça commençait à être pas toujours simple. Parce que très clairement, les gens, quand ils rencontrent d'autres personnes, il y a des questions qui reviennent. Ce n'est pas que ce n'est pas bien, mais automatiquement, quand on ne rentre pas dans la case et dans le cheminement, ça commence à coincer un peu. Célibataire à 30 ans... Voilà,
- Speaker #0
c'est quelque chose qui ramenait un petit peu à toi-même au fait de se poser cette question.
- Speaker #1
Comme beaucoup de femmes, parce que moi j'accompagne beaucoup un public féminin quand même, surtout en individuel. Il y a énormément cette pression de se dire ça y est, j'ai 30 ans, quand est-ce que je vais trouver l'homme avec qui je vais fonder ma famille ? Parce qu'on parle toujours de cette horloge biologique, mais mine de rien, il y a quand même ça qui... C'est biologique, c'est présent. Et cette pression à répondre à la norme, en fait, très clairement.
- Speaker #0
Oui, que la société nous renvoie et on peut se sentir, alors involontairement ou pas, mais un peu en décalage par rapport à ce qu'on devrait être par rapport à la société. Aujourd'hui, je trouve que les choses évoluent. En plus, il y a des femmes qui choisissent de ne pas avoir d'enfants. Et ça doit être d'ailleurs une liberté de sortir de ce cadre plutôt que de faire des enfants parce qu'on est en train de faire des enfants. qu'on est femme et qu'il faut faire des enfants. Je pense qu'à l'époque, la question ne se posait même pas. Je suis une femme. C'est ce qu'on attend de moi et c'est mon rôle. Même une femme doit remplir ce rôle-là presque. Aujourd'hui, c'est bien. Je trouve que les mentalités les jouent un petit peu. Après, c'est vrai que le jugement de la société par rapport à ça, qu'on en veuille mais qu'on n'y arrive pas, qu'on n'en veuille pas, etc. Ça interroge, c'est toujours un vrai sujet.
- Speaker #1
Bien sûr, ça déstabilise un peu les personnes en face parce que ça fait partie de la majorité des gens. Et quand c'est différent, voilà.
- Speaker #0
Ce désir d'enfanté, de maternité, c'est quelque chose que tu as ressenti assez jeune, assez tôt ? Ou plutôt parce que justement, tu avais à ce moment-là la vie pour ?
- Speaker #1
Je pense qu'en fait, c'était plus cette idée. J'ai toujours eu ça dans un coin de ma tête, parce que bien évidemment, il y a toujours quelque chose de joyeux à se projeter dans ce rôle-là. Mais ce n'était pas quelque chose de viscéral pour moi, comme j'ai pu voir des amis où, très clairement, elles reniflaient les bébés à 100 mètres. Et c'était vraiment quelque chose de très puissant pour elles. J'étais heureuse de l'idée, mais ce n'était pas quelque chose de viscéral. En fait, c'est ma situation personnelle qui regroupait tous les éléments pour... pouvoir justement me pencher plus sérieusement sur la question.
- Speaker #0
Ton parcours ne va pas être un long fleuve tranquille. Il a duré quelques petites années quand même. Explique-nous un petit peu, en tant que femme, réellement en tant que femme, les étapes par lesquelles tu es passée du point de vue aussi émotionnel. C'est hyper important qu'on essaye de comprendre ce qu'une femme peut ressentir à travers un parcours de maternité.
- Speaker #1
Oui, alors ce qu'il faut comprendre, c'est que la finalité de ce parcours, c'est que je n'ai pas d'enfant aujourd'hui. Et en fait, tout mon parcours pour avoir un bébé a été... plein d'embûches et pas mal de souffrances quand même. C'est d'ailleurs la première fois que j'en parle de ce parcours-là. Je suis heureuse et je te remercie de m'offrir cet espace-là parce que je crois qu'il m'a fallu presque dix ans pour pouvoir poser des mots et être prête à partager cette expérience-là et surtout le message qu'il y a derrière.
- Speaker #0
Le cheminement, etc. Il est vrai, je le précise aussi, que Si on arrive à avoir cette conversation, c'est qu'il y a des années de recul, de travail et de cheminement pour être en capacité à le faire. Quelqu'un qui le traverse là, en l'état, forcément n'aurait pas la même vision que ce que tu vas nous donner à ce moment-là. Mais c'était hyper important parce que je trouve qu'il y a un vrai message derrière, d'espoir. et surtout de résilience par rapport à ça. Et même si c'est un sujet difficile, puisqu'aujourd'hui, on pourrait croire que la PMA résout tous les problèmes et que la finalité de la PMA, c'est qu'on aura forcément un bébé. Non, même en 2026. Le niveau pourcentage,
- Speaker #1
je crois qu'à l'époque, j'avais regardé et c'était 7 ou 12 % de réussite.
- Speaker #0
C'est très peu finalement.
- Speaker #1
Sauf qu'en fait, tous ces couples qui ont fait ces parcours-là... Alors moi, je n'ai pas fait de PMA. un petit épisode à un moment donné, mais je tombais enceinte naturellement. Tous ces couples-là, en fait, sont dans le silence. Il y a énormément de tabous. Moi, à l'époque, j'ai absolument trouvé peu de choses, mais ça, on reviendra après. Pour expliquer dans les grandes lignes mon parcours, je suis tombée enceinte plusieurs fois.
- Speaker #0
Assez rapidement ? Quand on rentre, entre guillemets, quand on décide d'aller, c'est bon, on y va ? Oui,
- Speaker #1
alors on dit qu'il faut laisser une année. Oui, ça a mis quelques mois. J'avoue, je ne me rappelle pas.
- Speaker #0
Oui, mais... Merci.
- Speaker #1
Oui, ça va.
- Speaker #0
On va dire que ça n'a pas été... Oui,
- Speaker #1
ça a eu une petite année, peut-être, ou quelque chose comme ça.
- Speaker #0
Il y avait une contraception à l'époque, le choix de... Ah, j'étais sous pilule, c'est ça que tu veux dire ? Oui, voilà. Donc, il y a forcément un arrêt de pilule, et puis du coup...
- Speaker #1
Oui, voilà, il y a un cheminement, il y a tout ça. En fait, moi, j'ai pris les choses assez légèrement pour ne pas justement mettre cette pression qui peut, au bout d'un moment, après, devenir plus anxiogène et beaucoup moins dans la joie et le partage de cette aventure-là. Je me dis qu'en fait, j'ai eu la chance de faire une première fausse couche. Je vais t'expliquer pourquoi. C'est que cette fausse couche a mis en lumière que j'avais un précancer du col de l'utérus, en fait. Ah,
- Speaker #0
d'accord. Que tu ne savais pas, du coup.
- Speaker #1
Ben non. Et c'est grâce à tous ces examens par rapport à la première fausse couche qu'on a mis ça en lumière.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et ça m'a sauvé la vie, parce que j'étais un stade 4. Et donc, ça a permis que je sois opéré rapidement.
- Speaker #0
Donc, après cette fausse couche, ça révèle ça. Et donc là, par contre, il faut traiter ce problème-là.
- Speaker #1
Et donc, il faut se remettre de ça aussi. Et puis, voilà, c'est ce que j'aime dire. C'est les cadeaux mal emballés de la vie. C'est qu'en fait, le fait d'être près de ma mortalité à ce moment-là, je me suis dit, mais en fait, je ne suis pas heureuse là où je suis. J'étais repartie en tant que salariée à l'époque. Et je me suis dit, non, ce n'est pas ça que je veux faire de ma vie. La vie, elle est courte, surtout. Et j'ai envie de donner plus de sens à ce que je fais. Et c'est à ce moment-là que j'ai commencé à... Voilà, écouter des podcasts inspirants, des personnes que je trouvais intéressantes. Voilà, j'ai commencé à cheminer doucement. Au début, j'avais fait bilan de compétences et c'est devenu rapidement mission de vie au niveau de mes recherches sur YouTube et des conférences. Ça a continué sur une grossesse extra-utérine, une première. Donc là, j'ai été opérée aussi d'urgence parce que ça peut être très dangereux. Très clairement, j'ai eu quelques années où à chaque fois, je tombais enceinte et la grossesse n'allait pas jusqu'au bout. Le truc, en fait, c'est que ça se finissait toujours très mal. Et moi, j'ai failli mourir trois fois dans mon parcours, en fait. Ce qui fait que nerveusement, au niveau de l'impact émotionnel et de tout ce que ça impliquait, c'était... Très challengeant. Enfin, challengeant, non. Parce que quand on a la tête dedans, en fait, on fait ce qu'on peut pour survivre à tout ça. C'est accablant aussi, oui. Et puis,
- Speaker #0
c'est ce qui est bon. OK, je veux être mère, mais à quel prix ?
- Speaker #1
Parce que ce n'est pas au prix de ma vie aussi, à un moment donné. Exactement, c'est ça. Moi, je me suis posé la question, quelle est la différence entre la détermination et l'acharnement ? Prendre la décision d'abandonner cette idée d'être mère et d'avoir un enfant, c'est super difficile, parce que c'est irrévocable. Et ça a un impact quand même énorme dans une vie. Donc, c'est vrai que j'ai cheminé courageusement à vivre chacune de ces épreuves-là. J'ai fait une deuxième grossesse extra-utérine qui a été là encore plus compliquée parce qu'il y a eu un acte chirurgical où il y a eu une erreur médicale. Ce qui fait que... Voilà, j'ai eu une perforation de l'intestin pendant une des opérations, ce qui a encore plus compliqué les choses.
- Speaker #0
La convalescence derrière. C'était terrible,
- Speaker #1
j'ai souffert vraiment très fort dans mon corps, dans mon cœur. Dans ces moments-là, moi ce que j'ai envie de dire aux gens qui voudraient de tout leur cœur accompagner quelqu'un qui est dans ces épreuves-là, c'est qu'il n'y a pas forcément de mots à prononcer. C'est plutôt une présence, un sourire, ne serait-ce que de mettre... Une main sur un bras, l'appuyer vraiment et y mettre son cœur, ça suffit largement.
- Speaker #0
Est-ce qu'à l'époque, c'est quelque chose que tu vivais un peu en intimité, où il n'y avait que toi et ton conjoint qui étaient au courant de tout ce parcours ? Ou est-ce que tu avais osé impliquer des amis, de la famille, ou d'avoir justement des oreilles bienveillantes prêtes à entendre tout ça ?
- Speaker #1
En fait, il y a eu plusieurs choses différentes. Je pense que déjà, je n'ai pas trop réalisé comment je communiquais ça. Autour de moi, j'étais plus à essayer de gérer tout ce qui se passait. Je sais que je me suis protégée pas mal de personnes très bien intentionnées, mais très maladroites. Je pense que n'importe quelle femme qui a été dans ce parcours de chercher à avoir un enfant a reçu de grands conseils. De lâche-prise,
- Speaker #0
tu es dans la terre, ça viendra tout seul. Alors,
- Speaker #1
ça vient toujours d'une bonne intention, à la base, mais c'est terrible d'entendre ça. Voilà, c'est ça. Tu vas voir, ça va bien se passer. Plein de conseils comme ça. Ou ma belle-sœur, par exemple, il s'est passé ça. Après, il y a des exemples,
- Speaker #0
des histoires terribles où on n'a pas besoin de ça non plus.
- Speaker #1
Et puis, toutes ces maladresses-là, au bout d'un moment, on s'en protège. Et c'est vrai qu'on a tendance à rentrer peut-être un petit peu plus dans son histoire, à se protéger. Moi, je sais que j'avais ce recul-là déjà à l'époque de demander, parce que les gens s'inquiètent pour nous, donc nous demandent à peu près tous les jours comment on va. Alors, bien évidemment, on ne va pas mieux le lendemain de quand on a déjà répondu. Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que le fait de répéter continuellement tout ce qu'on est en train de vivre et subir, c'est difficile, en fait. Donc, c'est pour ça que moi, j'envoie vraiment le message de, si vous voulez être présent, soyez présent par un message en disant, je pense à toi. Je t'entoure de toute ma tendresse. Mais sans poser de questions, sans attendre. Là, l'idée, ce n'est pas de penser à soi et d'être rassuré. C'est de penser à l'autre qui est en train de vivre cette épreuve-là et de lui dire, voilà, j'ai pensé à toi. Il y a un petit rayon de soleil, je te l'envoie. C'est des choses, c'est simple. C'est ça qu'on a besoin. On n'a pas besoin de solution. Oui,
- Speaker #0
puis de toute façon, dans un PMA, les gens ne peuvent pas apporter la solution. Pas du tout. Il y a une sorte d'impuissance aussi qui pèse sur l'entourage. Clairement, moi, les médecins,
- Speaker #1
on ne prenait pas ce qui se passait non plus. Oui,
- Speaker #0
il n'y a jamais eu de réel diagnostic, de raison médicale expliquée à ce parcours difficile. C'était comme ça, quoi.
- Speaker #1
c'est ce qui est difficile aussi quelque part alors je dis pas que d'avoir connaissance de quelque chose c'est mieux mais à partir de ce moment là alors moi j'ai eu toute une quête à essayer de comprendre parce que alors moi j'adore comprendre comment marchent les choses et puis donner du sens aussi c'est primordial pour moi j'ai fait la psychogénéalogie j'ai fait l'hypnothérapie j'ai fait tellement de choses en fait pour travailler sur moi parce qu'il y a aussi cette culpabilité Oui. de ne pas y arriver, de ne pas être capable. Ça vient nous chercher à plein d'endroits, à cet endroit-là. C'est tout un cheminement personnel qui m'a permis de mieux comprendre, de mieux connaître. C'est sûr que je peux avoir des explications peut-être plus, on en parlait tout à l'heure, de transgénérationnelle. Oui,
- Speaker #0
reviens sur ce sujet où tu m'expliquais effectivement qu'est-ce qui t'a amené finalement à penser à ça, par la suite sur l'histoire du transgénérationnel dans ton parcours.
- Speaker #1
En fait, justement, dans ce parcours-là, je me suis dit Et... symboliquement, moi la symbolique m'a toujours passionnée c'est aussi pour ça que j'en ai fait mon métier d'art thérapeute parce qu'on travaille avec les symboles le col de l'utérus c'est pas très beau comme mot mais une souillure à cet endroit là de la sexualité et je suis allée voir l'histoire de la lignée de femmes du côté maternel pour voir ce qui j'avais déjà les grandes lignes j'avais déjà les grandes lignes et je savais que c'était pas glorieux ça c'est sûr et certain mais en faisant ce travail de psychogénéalogie
- Speaker #0
J'ai pu mettre encore plus en conscience tout le parcours des femmes de ma famille qui ont été violentées dans leur intimité, violentées par des hommes qui les frappaient. Moi, ma grand-mère, elle a eu six enfants dans des conditions terribles. Très clairement, le signe n'est pas « Vas-y, ma fille, tu es épanouie dans un rôle de femme, de mère » . Non, elles ont souffert énormément. Je ne sais pas si c'est ça qui a fait que j'en suis dans ce parcours-là. Mais par contre, j'aime. Et après, c'est ma croyance. Le plus important, en fait, c'est que ça me porte et que ça me soit utile. Je n'ai pas la vérité. C'est ma vérité à moi. C'est que, en fait, je suis un peu dans ce rôle de briseuse de chaîne, en fait. Et je m'applique maintenant à vivre vraiment mon... mon identité de femme dans toute sa multiplicité, dans toute sa puissance et son indépendance aussi.
- Speaker #1
Avec le recul maintenant, l'expérience, comment tu dirais, si tu arrives à expliquer le cheminement de ce deuil, puisque c'est un vrai deuil finalement qu'on fait, de la maternité et qui porte un peu tout au long de sa vie. Aujourd'hui, ça fait 7-8 ans.
- Speaker #0
Ça fait 5 ans maintenant que j'ai pris cette décision.
- Speaker #1
Au niveau des étapes émotionnelles, par quoi on commence et par où on arrive ?
- Speaker #0
Comment on chemine sur ce...
- Speaker #1
Il y a quand même au départ, forcément, l'accablement, l'injustice.
- Speaker #0
Oui, tout à fait,
- Speaker #1
la honte. La honte par rapport à qui et par rapport à quoi ?
- Speaker #0
La honte de ne pas avoir réussi. Par rapport à quand on voit... Je veux dire, il y a combien de pourcentages de femmes qui arrivent quand même, entre guillemets. Je n'ai pas encore trouvé la bonne formulation. pour dire ça comme ça. Je ne sais pas comment dire. Mais pour la honte, oui, de ne pas avoir été capable, en fait, de faire comme tout le monde, de voir qu'en fait, il y a des gens qui maltraitent leurs enfants. On voit aux infos des choses terribles et on se dit, mais alors pourquoi eux...
- Speaker #1
Y arrivent.
- Speaker #0
Voilà, moi, je suis quelqu'un de bien. Pour faire simple, quelqu'un de bien. Pourquoi moi, je n'y arrive pas, en fait ? Et c'est bien sûr... C'est plus grand que tout ça. Mais bien sûr, à cet endroit-là, on a honte de ne pas être comme tout le monde. D'être peut-être même malheureux dans une famille, dans un schéma. Au moins, on est comme tout le monde. Là, ça pousse à être plus courageux, à s'assumer, à se sentir légitime aussi. Et ça, c'est tout un parcours de vie.
- Speaker #1
Dans ton rôle de femme, est-ce que pour toi, c'était ça ? Pour être une femme complète, à l'époque, je ne parle plus d'aujourd'hui, mais est-ce qu'être mère en faisait partie ?
- Speaker #0
C'est exactement ça. Moi, au fur et à mesure de mon parcours, je me suis quand même, parce que je suis très lucide, je crois que c'est une qualité que je peux avoir, c'est de ne pas me raconter des histoires non plus. Et je voyais bien que c'était mal parti. Et rapidement, au bout de deux, trois ans, je me suis dit OK. Donc, pour moi, une femme, c'est une mère. Alors, qu'est-ce que je suis, clairement ? Et là, c'est vraiment une quête identitaire qui s'est présentée à moi. Mais...
- Speaker #1
Comment on y répond d'ailleurs finalement ?
- Speaker #0
Voilà, alors on cherche très clairement. Moi, ma manière...
- Speaker #1
C'est un vrai travail sur soi.
- Speaker #0
Ah bah carrément, oui, oui, bien sûr. C'est un travail identitaire. Parce que je me suis dit, ok, alors c'est quoi une mère pour moi ? Une mère, c'est quelqu'un qui accompagne, qui prend soin, qui transmet. Moi, la transmission, c'était hyper important pour moi. Et je me suis dit, alors comment je peux faire ça, mais autrement ? Voilà. Comment être comme une mère universelle, je dirais ? Et c'est comme ça que je me suis dit, tiens, comment je pourrais utiliser cette créativité que j'aime et cette fois-ci pour aider les gens.
- Speaker #1
Tu as pris un peu tout ce que tu aimais, tout ce qui te représentait,
- Speaker #0
tout ce qui comptait pour toi.
- Speaker #1
Et après, tu t'es dit, est-ce que finalement, je ne peux pas raccrocher mon univers à celle que je suis profondément et y apporter des valeurs ?
- Speaker #0
Et que ça serve aux gens, que ça puisse faire du bien. Il y a aussi une autre démarche qui était hyper importante pour moi. c'est que j'avais une tendresse infinie pour toutes ces femmes qui étaient mères, justement. Parce que je voyais mes amis...
- Speaker #1
Tu n'as pas fait l'inverse, ça aurait pu. Oui. Les envier, en être jalouse. Oui, oui. Alors, je mets des grosses guillemets, pas les détester, mais... Ce qui est normal. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Ce qui est une étape, en tout cas, une étape qui serait complètement légitime. Non, au contraire, je me suis dit, waouh, parce qu'en fait, là, elles sont vraiment dédiées. Il y a une forme de sacrifice quand même de certaines parties, de dévouement. Et... Et je me suis dit, moi, je veux être à leur service à elles. Au tout départ, c'était ça. Et leur faire comprendre aussi qu'elles ont déjà bien plus grande et bien plus que juste leur identité de maman. Parce qu'on se perd beaucoup dans cette identité-là.
- Speaker #1
On oublie la femme après.
- Speaker #0
Exactement. Et moi, je me suis dit, je pourrais peut-être les aider à cet endroit-là. Et puis surtout, le message encore plus grand que j'avais envie de transmettre, parce que c'est ce que je me suis rendue compte après... après... Et pendant toutes les épreuves que je vivais, c'est que j'avais tellement plus de force que ce que je croyais. J'avais une résilience de fou, un potentiel aussi à gérer l'adversité.
- Speaker #1
C'était la question que j'allais dire. Est-ce que souvent les gens ont tendance à dire « j'aurais été incapable » . En fait, la question ne se présente pas, puisque tant qu'on ne traverse pas, on ne sait pas si on est capable ou pas. Déjà, on ne sait pas. Est-ce qu'aujourd'hui, tu pourrais rassurer les femmes en se disant qu'en fait... On est toutes capables.
- Speaker #0
En tout cas, voilà. Ce qu'il faut surtout se dire, c'est qu'on a beaucoup plus de ressources que ce qu'on croit. On a bien plus de belles choses en nous, en fait, et c'est vraiment ça. Moi, j'adore valoriser les gens. J'adore les accompagner à mieux se connaître, se reconnaître et se valoriser parce que, bien évidemment... Moi, de la même façon, j'ai des points d'amélioration, des tempéraments, des fragilités. Et toute une vie ! Mais c'est ce qui fait de moi un être humain, en fait, tout simplement. Mais j'ai aussi un potentiel de fou. Mais ça, avant, je ne le voyais pas, parce que j'étais toujours tournée vers cette petite fille à qui on disait que ce n'était pas jamais assez. Et donc, j'étais toujours en train de me dire qu'il faut que je fasse plus, en fait. Et je ne suis pas la seule, très clairement. Il y a beaucoup de personnes qui vivent ça. qui ressentent ça.
- Speaker #1
D'ailleurs, c'est humain, je pense. On cherche toujours ce qu'on n'a pas. On a ce truc de toujours aller chercher mieux, encore plus. Même quand on gagne plus d'argent qu'il y a deux ans, on en veut encore plus. C'est toujours à la quête de ce plus. Alors que, est-ce qu'on ne se... justement, ne crée pas un mal-être en partant de ça et plutôt de se servir de tout ce qu'on possède déjà, de tout ce qu'on a déjà ? L'améliorer, évidemment, mais déjà en être fière et satisfaite.
- Speaker #0
Exactement. Si déjà, on était aussi conscient de nos qualités que de nos défauts, ça équilibrerait un petit peu les choses. Ça, c'est sûr et certain.
- Speaker #1
On a parlé donc de honte, d'injustice, etc. Il y a eu, j'imagine, aussi de la culpabilité, forcément.
- Speaker #0
C'est se sentir coupable et honteux de ne pas...
- Speaker #1
Oui, de ne pas réussir.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Cette expérience de vie... que tu as fait traverser cette infertilité, entre guillemets. Est-ce qu'aujourd'hui, elle t'a apporté des choses dans ton métier ? Explique-nous réellement, concrètement, finalement, aujourd'hui, ton métier, justement. Et qu'est-ce que tu fais dans tes séances, dans ton accompagnement auprès des personnes que tu accompagnes aujourd'hui ?
- Speaker #0
Justement, ce qu'on se partageait tout à l'heure, c'est que ce cheminement de vie m'a permis, en fait, de voir que... La femme et tout ce qu'elle représente était bien plus vaste, en fait, même si c'était très important en tant que maman. On pouvait être créatrice de plein de façons différentes. Moi, j'ai vraiment à cœur d'accompagner les gens pour qu'ils puissent se rendre compte de toute la multiplicité qu'ils sont, de toute la singularité qu'ils portent aussi. Et ce métier, je me suis formée comme coach en neurosciences appliquées pour véritablement comprendre... justement, et mettre du sens sur le mécanisme du cerveau et de comprendre aussi comment justement transformer certaines choses qu'on se répète et les mettre plutôt à notre service, plutôt que de nous répéter constamment qu'on n'est justement pas assez doué ou pas capable ou qu'on ne sert à rien. L'idée, en fait, c'est justement de transformer ça et de trouver des croyances qui sont ressources pour justement nous aider à passer à un niveau supérieur dans notre vie. Et puis après cette formation de coach, je me suis orientée dans une formation d'art thérapeute co-créative. C'est très complémentaire justement à un accompagnement de coaching, où là on utilise le médium artistique comme médiateur entre l'inconscient et le conscient, et on dépose l'invitation. C'est qu'une personne, des fois, je ne sais pas si ça vous arrive à tous ceux qui nous écoutez, ou à toi, c'est d'être dans une situation émotionnelle, on sent qu'on est tout bloqué, on a peut-être des fois tout compris, le principe mentalement, mais il y a quelque chose qui coince, ou même des fois on n'a absolument pas de mots sur un état d'être et on est vraiment mal, et bien c'est à ce moment-là que l'art-thérapie est super utile. On squeeze un peu le mental. Donc les gens qui pensent beaucoup, c'est génial l'art-thérapie parce que justement, là, la proposition c'est de déposer sur le papier ce qui vient spontanément. Ça peut être des formes complètement abstraites. Même pour les gens qui peuvent être un petit peu bloqués au départ, je leur propose même de fermer les yeux, de choisir au hasard une craie, un pastel et de se lancer sur quelque chose.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire, on n'a pas obligé d'avoir une fibre artique. Moi,
- Speaker #0
au départ, dans ma formation, ça m'a plus arrêté pour autre chose. Parce que les gens qui savent dessiner dans ce genre de thérapie, ils vont aller vers quelque chose de beau. On appelle ça des parures de défense. Les parures de défense, c'est qu'on fait quelque chose de joli pour ne pas aller voir.
- Speaker #1
qu'il y a derrière,
- Speaker #0
en fait. Donc non, au contraire, moins vous savez dessiner, mieux c'est, je dirais. Après, si vous savez, c'est pas grave non plus. Mais en tout cas, oui, il n'y a pas besoin d'être un artiste pour ça. Et ce qui est vraiment chouette, c'est que là, on a vraiment un dialogue en direct avec notre inconscient. Et moi, avec mon savoir-faire de symbologie, j'ai la possibilité, justement, de pouvoir décrypter les couleurs, les symboles. Ce qui a été dessiné malgré la personne, c'est ça que j'adore. En fait, c'est que, à la dernière minute, elle va faire un trait ou elle va mettre des empreintes de doigts. Et c'est ça, l'inconscient, en fait.
- Speaker #1
L'art a la puissance de révéler beaucoup de choses. Exactement. Justement, de ce qui est rationnel, donc du cerveau, mais aussi de l'âme, de ce qui découle. Donc, je pense qu'effectivement, l'art et la thérapie, ça peut matcher. C'est très puissant. C'est très puissant. Et d'ailleurs, à ce sujet. Je t'avais demandé de m'apporter un objet qui se trouve donc juste là. Il s'agit des oracles. Est-ce que tu peux nous montrer brièvement un petit peu déjà quoi faire un oracle et où est-ce qu'on peut le retrouver et tout ça ?
- Speaker #0
Alors, en fait, moi, je t'ai amené l'oracle des arbres médecine que j'ai eu la joie de co-créer avec Catherine Maillard. Je me suis occupée de toutes les illustrations. Oui. Mon fil rouge d'accompagnement, c'est l'arbre de vie. Et même dans mon expression d'artiste, tout ce qui concerne la nature et l'arbre encore plus précisément, c'est quelque chose qui me tient à cœur comme symbolique. Et cet oracle, je ne sais pas si tu connais le principe. Oui, ça me parle. C'est un coffret qui est constitué d'un livret et d'un jeu de cartes. Ce n'est pas un jeu, ce sont des cartes qui permettent justement, on parlait d'inconscient, qui permettent d'être en lien aussi avec, moi j'aime à dire, la version supérieure de nous-mêmes. Et donc c'est énergétique. Donc il y a toute une série de 49 cartes qui sont avec toute une structure autour du transgénérationnel et du cadeau justement des ancêtres. parce que très souvent... On a l'habitude de se dire que justement, les générations d'avant nous ont transmis des boulets et qu'il faut qu'on arrive courageusement à s'en sortir. Il y a une part aussi, mais on oublie très souvent qu'on a aussi tout l'appui de notre lignée et qu'il y a un trésor et un intérêt à faire appel à cette lignée-là pour demander de l'aide un petit peu aussi dans notre vie et dans notre cheminement.
- Speaker #1
Où est-ce qu'on peut retrouver, du coup, cet oracle ?
- Speaker #0
Eh bien, alors, cet oracle, tu peux le trouver absolument partout. Il est en ligne, les bonnes librairies, dans les espaces culturels. Voilà, dès qu'il y a un rayon ésotérique, enfin, pas ésotérique, plutôt de développement personnel, spirituel, et un rayon d'oracle, logiquement, vous devriez le trouver.
- Speaker #1
Et ce livret permet de donner une explication à la carte qui est tirée.
- Speaker #0
Exactement. On étale les cartes, on en prend une qui n'est pas au hasard, parce que tu verras que la plupart du temps, le message est toujours « tu le sais bien » .
- Speaker #1
« J'en ai fait l'expérience » .
- Speaker #0
Et donc, vous avez un numéro sur la carte et on peut s'y référer. C'est très intuitif. Le livret est vraiment très joli. Il est tout en couleurs et vous avez… les textes de Catherine Maillard, où elle nous propose justement le message de la carte avec une guidance et une pratique d'activation.
- Speaker #1
Alors pour ceux qui hésitent encore, sachez que j'ai effectivement fait l'expérience avec Sophie un jour, tout à fait par hasard, j'ai tiré une carte et heureusement, malheureusement, je ne sais pas, mais en tout cas le message a été hyper révélateur et a donné... une énergie et une explication à tout ce qui s'est passé après, dans mon parcours. Juste derrière, oui. Donc vraiment, c'est très puissant, c'est rassurant. C'est une vraie ressource. Oui, exactement. Ça vient délivrer des messages auxquels on n'aurait pas forcément pensé. Et si vous êtes sensible, il y a un petit peu un petit signe de la vie, etc. Il y a de très beaux messages à l'intérieur. Où est-ce qu'on peut te retrouver, toi, Sophie ? que ce soit sur les réseaux ou si on a envie de faire appel à tes services si on veut tout simplement aussi te poser des questions sur ce que tu fais réellement où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
Il y a plein de bonnes façons aussi on peut me retrouver sur Insta et sur Facebook, j'ai aussi un compte professionnel sur LinkedIn parce que j'accompagne également on n'en a pas forcément parlé aujourd'hui mais c'est tellement vaste parce que je suis formatrice et j'accompagne également les collectifs en entreprise et dans le sport de haut niveau avec vraiment cette démarche de dynamique collective, de créer du sens, de la cohésion entre les... les groupes qui deviennent justement des équipes et de valoriser chacun pour qu'ils puissent mettre leur talent au service justement de l'intelligence collective. Et donc, sur LinkedIn, vous me trouvez sous Sophie Desplat, DSK Mala. Eh bien, voilà, je suis à Rouen.
- Speaker #1
Voilà ce que j'allais dire. Donc, c'est une personne qu'on peut retrouver sur les réseaux, mais évidemment, en plus, qui est sur notre secteur à Rouen. En tout cas... Je tenais vraiment à te remercier parce que même si je n'avais pas tout le fil de l'histoire, je trouve ça très courageux et très bienveillant d'oser venir aujourd'hui raconter ton histoire sur des sujets qui ne sont pas toujours évidents et parfois même tabous. Mais je trouve que le message est très fort, très puissant et j'espère sincèrement qu'il pourra rassurer et donner de la force à toutes les femmes qui aujourd'hui se posent cette question identitaire quand on est... pas mère ou qu'on ne parvient pas à l'être parce qu'on ne se définit pas que dans ce rôle-là et que la vie peut nous apporter énormément d'autres ressources et qu'on peut s'épanouir autrement que dans ce rôle-là. Donc vraiment, merci beaucoup. J'ai fait plaisir. Tu étais un petit peu soucieuse. J'espère que tu l'auras vraiment bien vécu.
- Speaker #0
Ça s'est très bien passé.
- Speaker #1
Je suis vraiment ravie de ce beau témoignage. Merci. Merci d'avoir écouté de Femmes à Femmes. Si cet épisode a résonné en toi, viens témoigner. N'hésite pas à me contacter sur les réseaux, à aimer et à partager ce podcast à toutes les femmes de ta vie.