- Speaker #0
Tu as peut-être déjà eu cette période, tu sais, où tu passes plus de temps à chercher tes infos qu'à travailler pour tes clients. Typiquement, c'est ce devis que tu cherches dans ta boîte mail et ça te prend 10 minutes. Ou alors ce brief dans un Google Doc, mais tu ne sais plus dans quel dossier tu l'as rangé. Ou alors ces notes d'un call que tu as pris dans un carnet et tu n'arrives plus à remettre la main sur ce carnet. Et puis, il y a aussi tes deadlines qui, elles, restent dans ta tête et puis tu n'as rien noté nulle part. Et à un moment, tout ça déraille. Pas parce que tu n'es pas organisé, mais parce que tu n'as jamais posé les bases de comment ton activité fonctionne vraiment. Aujourd'hui, j'ai invité Manon Verquin. Elle est consultante en structuration d'activité et experte Notion certifiée pour qu'on parle de ça justement. Alors, on ne va pas forcément parler de l'outil, mais on va parler de ce qui se passe avant l'outil et de pourquoi les solopreneurs qui arrêtent de courir dans tous les sens ont toutes fait la même chose au départ. Si tu me découvres avec cet épisode, je suis Sophie, la fondatrice de Déclic Business, le seul endroit où les femmes solopreneurs arrêtent de galérer seules dans leur business. Ici, on ne cherche pas la stratégie parfaite, on cherche des décisions claires, applicables et testables. Chaque épisode est construit pour provoquer un déclic business précis et t'aider à prendre une décision pour passer à l'action et ajuster. Alors si tu veux arrêter d'hésiter et provoquer de vrais déclics dans ton business, tu es au bon endroit. Place à l'épisode. Salut Manon, bienvenue.
- Speaker #1
Salut, merci beaucoup pour ton accueil.
- Speaker #0
Je t'en prie, je suis ravie de t'accueillir dans mon salon, parce qu'il faut dire ce qui est, ce n'est pas un plateau de télévision, on est bien assise par terre sur le tapis.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Alors Manon, du coup, merci d'avoir accepté mon invitation, je suis ravie de t'accueillir ici pour la petite anecdote avec Manon, on s'est rencontré dans un atelier qu'elle menait sur Notion justement. au sein d'un collectif, pour les Lillois, ça va peut-être vous parler, qui s'appelle Les Secrets et qui est un super collectif de femmes entrepreneurs. Donc voilà. Et depuis, je n'ai pas lâché Manon et je lui ai rapidement demandé si elle voulait bien intervenir dans le podcast. Et donc, je suis ravie encore une fois que tu sois là.
- Speaker #1
Moi aussi, c'est un plaisir.
- Speaker #0
Manon, du coup, on va commencer.
- Speaker #1
classique est ce que tu peux te présenter dire ce que tu fais qui tu es comment tu travailles voilà je suis consultante en structuration d'entreprise et expert notion certifié qu'est ce que c'est consultant en structuration d'entreprise ça te parle et ça doit parler aussi aux personnes qui nous écoutent mais c'est accompagner des indépendants et des tpe à passer un cap dans leur façon de fonctionner pour aller chercher plus de clients ou gagner plus de temps dans leur coeur de métier Et Expert Notion Certifié, c'est quoi ? C'est l'outil dont on va parler aujourd'hui qui me permet de rendre visible tout cet accompagnement et les process qu'on va définir avec mes clients sur un outil qui est hyper flexible. Et donc aujourd'hui, on est 140 certifiés dans le monde sur cet outil.
- Speaker #0
C'est fou, 140 dans le monde alors que moi, Notion, c'est ma passion. Ça ne me paraît pas beaucoup.
- Speaker #1
Oui, carrément. C'est une passion ou pas du tout ? Ça dépend des gens. C'est assez tranché comme avis.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. On en parlait un peu avant d'enregistrer cet épisode. En fait, il y a quand même beaucoup de gens qui ont du mal avec Notion parce que c'est une nouvelle utilisation, une nouvelle manière de penser.
- Speaker #1
Oui, c'est toute une architecture qui est différente et c'est un vrai métier. C'est pour ça que le mien existe aujourd'hui. Mais finalement, c'est comme vouloir se lancer dans la création d'un site Internet quand on n'y connaît rien du tout. C'est des étapes à franchir et une méthode à avoir.
- Speaker #0
Ok. Mais du coup, qu'est-ce qui… a fait que tu en es arrivée là, parce que Notion, finalement, oui, ça existe depuis 2013. Mais bon, finalement, ça est arrivé en France beaucoup plus tard, vraiment, ça s'est démocratisé plus tard. C'est quoi ton parcours, finalement ?
- Speaker #1
Alors, à la base, je viens de la communication et de la gestion de projet. J'ai toujours été dans des écosystèmes avec des indépendants et des TPE. D'abord dans un espace de coworking et ensuite dans une entreprise dans la qualité de vie et les conditions de travail. Et mon rôle en tant que responsable dans ces différentes entreprises était d'être multiprojet parce que je touchais à la fois à la communication, au marketing, à l'événementiel. Et donc j'avais un besoin dans des boîtes où il y avait des petits budgets de trouver un outil qui nous permettait de centraliser la manière dont on allait travailler et un outil qui n'était pas destiné qu'aux grosses entreprises. Parce que Notion aujourd'hui c'est un outil qui va autant à des indépendants qu'à des très grands groupes où il y a plusieurs centaines de salariés qui travaillent dessus. Et donc c'est en étant moi-même utilisatrice que j'ai commencé à me former. Je suis tombée dedans... parce que je me suis assez vite rendue compte du potentiel à l'époque. Et donc, j'ai commencé à bidouiller, on parlait. C'est comme ça que j'ai eu mes premiers clients et je me suis rendue compte que c'était un vrai besoin autour de moi. Et c'est quelques années après avoir utilisé que j'ai compris que si je savais l'utiliser, ce n'était pas parce que je maîtrisais l'outil, mais parce que j'avais cette compétence de gestion de projet et de comprendre l'arborescence d'une entreprise ou d'un projet pour pouvoir le traduire entre guillemets sur cet outil.
- Speaker #0
Oui. Donc, en fait, c'est toujours un peu la même chose. C'est que ce n'est pas l'outil en soi qui va révolutionner ton quotidien. C'est surtout tout le travail que tu vas faire en amont. En gros, si tu n'es déjà pas clair sur la manière dont tu fonctionnes, l'outil, lui, il va prendre ce que tu lui donnes. Il va amplifier soit la clarté, soit le bordel.
- Speaker #1
C'est ça, c'est le cas aussi aujourd'hui avec l'IA. On le voit, si on lui donne n'importe quoi à manger, elle nous ressort n'importe quoi aussi. Et du coup, c'est pour ça que j'ai ces deux casquettes, consultant en structuration et expert Notion, parce que mon rôle, ça va être d'abord de comprendre comment travaille la personne, bien en audit. Ensuite, de mettre en place et d'écrire des process pour rendre visible toute cette optimisation et de venir concrétiser ces process par un système de travail qui est du coup sur Notion.
- Speaker #0
Ok, hyper intéressant. Moi, ça m'excite, ces sujets un peu de geek, finalement. On n'est pas sur du code, mais on est un peu geek quand même.
- Speaker #1
C'est ça. C'est vrai qu'il y a pas mal d'experts Notion qui sont plutôt dans la tech à la base. Et c'est aussi pour ça que je viens dédramatiser toute l'utilisation de cet outil. Parce que moi, je viens plutôt avec ma casquette de gestion de projet et pas de tech, parce que je ne le suis pas. Et c'est pour ça qu'il faut comprendre que ce n'est pas intouchable comme outil. Une fois qu'on a compris et qu'on a un bon espace, après le quotidien est beaucoup plus fluide.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et c'est exactement ce que tu proposes aujourd'hui à tes clients.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et toi, tu viens d'une famille d'entrepreneurs, je crois.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et c'est pour ça que j'ai pu voir un peu les dérives de l'entrepreneuriat à la maison puisque tout le monde est entrepreneur. J'étais encore la seule salariée il y a quelques années. Et c'est là où je me suis dit aussi qu'il y avait un vrai sujet d'apprendre à rendre visible la manière dont on travaille pour pouvoir plus facilement déléguer et pas être le seul chapeau de son entreprise et d'avoir les multicasquettes pour pouvoir tout faire parce que ce n'est pas possible à la longue.
- Speaker #0
Ouais, non mais c'est ça aussi. Effectivement, je te rejoins complètement. De poser toute l'orgueille de ton entreprise sur un outil qui est accessible par d'autres, du coup… quand ton activité grandit et que tu veux déléguer, ce sera vachement plus facile. C'est vrai qu'il faut, mais du coup, ça demande dès le départ de se mettre dans cette configuration-là. Et là, on est sur aussi le mindset de l'entrepreneur de ne pas rester petit, en fait, et de tout de suite se projeter vers l'avenir.
- Speaker #1
Et même si on n'a pas vocation à grandir dans le sens recruter, grossir, exploser en termes de croissance, C'est hyper important d'avoir un référentiel, donc des process qui sont écrits même pour soi, parce que c'est donc un référentiel sur lequel on peut s'appuyer, ça donne un cadre. Et aussi, ça permet de voir ce qu'on doit optimiser, parce qu'on n'est pas capable d'optimiser quelque chose qu'on ne voit pas, qu'on ne concrétise pas, qui est trop abstrait dans notre tête. Et parfois, le fait de poser les choses sur papier, et on le voit quand on prend un carnet et qu'on commence à réfléchir, le fait de visualiser ces choses-là, ça permet d'en débloquer d'autres derrière.
- Speaker #0
Carrément. et tu vois j'ai terminé un accompagnement en one-one ce matin avec une cliente qui me disait bah merci parce que c'était sur une mission de prospection c'était mettre en place une prospection à travers son contenu pour ne pas s'épuiser toute la journée et elle me disait bah merci parce que là j'ai posé les choses, c'est structuré je sais où ça se trouve et je ne suis plus dans un bordel mental pour la cité en fait on retrouve toujours un peu les mêmes douleurs sur différents sujets mais c'est un peu toujours la même logique oui Merci.
- Speaker #1
Et puis quand on parle de structuration, on se dit bah oui mais il n'y a que moi qui connais ma boîte et donc il n'y a que moi qui peux le faire. Mais justement c'est parce qu'il n'y a que vous qui connaissez votre boîte que c'est difficile de prendre cette hauteur et de pouvoir faire un pas de côté pour voir tout ça d'un peu plus loin et pouvoir démêler les choses plus facilement.
- Speaker #0
Oui, carrément. Et si tu devais, parce que tu as déjà accompagné plusieurs clients, plusieurs projets, et puis tu as abordé Notion même avant en tant que salarié, mais quelle est pour toi l'erreur la plus fréquente que tu vois pour les solopreneurs qui viennent te voir ? Parce qu'en fait, tu accompagnes différents types de clients, mais ici, par rapport à l'audience qui nous écoute, on est plutôt sur des solopreneurs. même s'il y a des hommes vous êtes les bienvenus je suis ravie que vous m'écoutiez que vous nous écoutiez c'est quoi finalement l'erreur la plus fréquente que tu vois chez les solos ?
- Speaker #1
alors c'est de vouloir copier-coller ce qui se passe autre part et donc quand on dit copier-coller c'est télécharger des templates, des modèles des lignes magnètes qui répondent à des problèmes mais qui ne correspondent pas forcément à la manière dont on fonctionne parce que toute entreprise à une façon unique de travailler. Et au-delà de ça, toute personne fonctionne différemment. Et du coup, l'objectif numéro un, quand on parle de structuration et de notion, c'est de pouvoir identifier l'arborescence de son entreprise, comprendre quelles sont les données qu'on doit suivre pour ensuite mettre tout ça sur papier. Et donc, il n'y a pas d'outil magique, comme on le disait tout à l'heure. Tout réside dans notre capacité à... centraliser l'information pour ensuite la standardiser afin de mieux piloter son entreprise.
- Speaker #0
Oui, ok, d'accord. Et finalement, quand on ne fait pas ça, c'est quoi les conséquences pour un solopreneur ?
- Speaker #1
On l'a dit un petit peu en introduction tout à l'heure, c'est le fait de ne pas pouvoir réussir à déléguer facilement, mais aussi d'être toujours dans l'opérationnel, de consacrer que du temps dans les projets clients et d'oublier aussi son entreprise. Et ça je le vois souvent quand on regarde le planning d'un solopreneur, ça va être la production de la recherche de clients, mais on oublie tout ce qui fait que ce pourquoi on s'est lancé aussi, c'est-à-dire quels sont nos projets de cœur, comment faire évoluer notre entreprise et du coup il faut, par la mise en place de process, identifier des moyens de gagner du temps sur l'opérationnel pour faire grandir son entreprise. Donc la structuration est notion. peuvent vraiment être des outils de levier de croissance.
- Speaker #0
Oui, carrément. C'est ce qu'on évoquait un peu avant d'enregistrer l'épisode, c'est que très vite, si c'est le bordel, tu vas vite atteindre un plafond de verre, tu ne pourras pas prendre plus de clients et en fait, tu ne peux juste pas prendre plus de clients parce que tu es mal organisé. Mais en gros, tu n'es pas bien structuré, c'est plutôt ça. Et donc, tu passes ton temps à aller chercher tes infos à droite à gauche. Alors que toute cette perte de temps cumulée, finalement, tu pourrais le récupérer sur de la prod client ou de la prospection ou faire marcher ton entreprise.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
C'est ça ? D'accord. Et on en parlait un peu avant, il y a une idée reçue que tu défends et que tu trouves vraie mais un peu controversée, c'est tu dis « standardiser ne tue pas le sur-mesure » . Qu'est-ce que tu veux dire par rapport à ça ?
- Speaker #1
Quand on parle de structuration et de process, ça ne veut pas dire qu'on doit se rigidifier dans tous les sens du terme. Standardiser, ça veut dire standardiser la manière dont on va fonctionner au quotidien, mais sans oublier le sur-mesure. On peut avoir une offre qui est sur-mesure, un accompagnement qui va s'adapter aux besoins de nos clients, mais la manière dont on va livrer ce projet, donc l'onboarding, la prise de brief, la livraison, les livrables, l'offboarding d'un projet, lui il doit absolument être cadré. Pourquoi ? Parce que déjà c'est un point de confiance et de réassurance pour le client de savoir que du point A au point B ça va être comme ça que ça va se passer, du point B au point C c'est tel livrable que vous allez recevoir et une fois qu'on se dit au revoir vous allez recevoir ça, ça, ça. Et le fait d'avoir du coup dans le cas d'une livraison de projet des choses qui sont calées, timées, Ça va être un gain de temps et de la clarté pour toutes les parties prenantes qui gravitent autour du projet. Et quand je parle de parties prenantes, ça peut même être avec des prestataires. Ça facilite énormément les choses quand ils savent exactement où trouver les infos, comment travailler sur le projet et à quel moment solliciter le client ou solliciter certaines ressources pour le projet.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, finalement aussi, standardiser va venir servir le sur-mesure. finalement en quelque sorte.
- Speaker #1
Oui, ça va être gagner du temps dans l'opérationnel pour avoir une qualité qui est encore plus forte et du gain de temps sur la relation client, sur l'écoute et moins sur la production pure et dure.
- Speaker #0
Oui, ok. Trop intéressant. Et aujourd'hui, quand tu commences à travailler avec quelqu'un, c'est quoi ? Tu commences par quoi en premier ? C'est quoi ta méthode de travail ?
- Speaker #1
Audit obligatoire, parce que je ne peux pas accompagner quelqu'un si je ne connais pas la manière dont il travaille. Et donc, comprendre ses besoins d'aujourd'hui et de demain, parce que quand on parle de système et de structuration, c'est viable à un instant T, mais il faut être en mesure de se projeter à 3, 6 mois, 1 an, voire plus, pour avoir des systèmes de travail et un espace Notion qui va être durable ou qui va du moins être facilement optimisable. Donc audit dans un premier temps qui permet de définir des chantiers prioritaires. On ne va pas mettre un coup de pied dans la fourmilière tout de suite, on va y aller étape par étape. Est-ce que c'est plutôt sur du pôle commercial où il faut travailler ? Est-ce que c'est plutôt sur le pôle client, donc la production client ? Est-ce que ça va être plutôt sur la création de contenu ? Est-ce que ça va être sur de la structuration des process internes ? Donc c'est vraiment identifier ces différentes phases-là. Ensuite, ça va être, une fois que tout ça est priorisé, de mettre en place... cet espace de travail sur Notion qui va reprendre les process identifiés et ensuite une livraison avec une adoption dans le sens où je ne livre pas un projet comme ça et je dis au revoir, c'est fini. Le but, ça va être de faire en sorte de valider que la prise en main est OK et de rédiger moi-même des process d'utilisation de cet espace Notion pour être sûre que la qualité... de la donnée qui va être entrée et de l'utilisation sera la même de manière durable et à l'échelle de toute l'activité, que ce soit l'entrepreneur, ses prestataires ou ses clients dans la manière de l'utiliser.
- Speaker #0
Oui, d'accord. Il y a vraiment un accompagnement de A à Z pour bien accompagner ton client et à la fin, qu'il y ait vraiment toutes les cartes en main pour continuer parce que j'imagine aussi qu'on peut vite… Imaginons, on travaille avec toi, on met tout en place. Et en fait, si tu reviens six mois après, tu vois que tout ce qui a été mis en place est toujours là, mais il y a eu des dérives. Est-ce que ça t'est déjà arrivé, ça, de voir que finalement, c'est difficile de l'adopter sur le long terme ?
- Speaker #1
Ça peut arriver. Souvent, c'est par manque de discipline, en réalité, parce que quand on parle de structuration, c'est des process, et donc il faut respecter ce cadre pour... qu'à l'avenir, ce ne soit pas à nouveau le chaos. Donc, en fait, c'est de la prévention à avoir dans le cadre de l'accompagnement et de suivre aussi ça dans le temps. Et j'ai envie de dire, à partir du moment où tu vois les bénéfices que ça apporte au quotidien, il faut inverser cette tendance de croire que rentrer correctement des données dans une base de données, ça va faire perdre du temps sur l'instant T. Au contraire, ça va en faire gagner énormément après pour pouvoir aller rechercher plus facilement les infos. Donc, Merci. Oui, ça peut arriver. On n'est pas à l'abri que des gens ne l'utilisent pas ou n'adhèrent pas. Mais en réalité, mon objectif, c'est de faire en sorte qu'ils comprennent la méthode O et comment ça fonctionne pour tout de suite voir les bénéfices et du coup, que ce soit plus durable dans le temps.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Qu'ils se disent, en fait, oui, je vois les avantages que ça va apporter, les bénéfices. Et donc, naturellement, ils vont l'adopter dans le temps. Est-ce que tu peux nous raconter un cas concret avant-après que tu as eu avec un client pour qu'on voit vraiment finalement ses bénéfices ?
- Speaker #1
Oui, j'ai une cliente qui est venue à moi. Son objectif, c'était de savoir si elle était capable de prendre plus de clients parce qu'elle savait qu'elle avait des gens qui venaient à elle, mais elle se sentait très vite débordée parce qu'en fait, elle n'avait pas cette capacité. d'avoir une visibilité sur sa charge de travail. Elle ne savait pas combien de clients elle pouvait prendre. Et ça, c'est un vrai pain point, parce que ça veut dire que dans ces process, elle n'était pas assez cadrée pour savoir exactement combien de temps elle allait passer sur chaque client. Et donc, on a mis en place sur Notion un portail client dans lequel elle pouvait rédiger toutes ses tâches, mais aussi partager des documents de manière automatisée. elle savait que sur... tel type d'offre, il fallait telle ressource, à tel moment de son accompagnement. Et donc ça, ça allait se déclencher automatiquement dans l'espace client de ses clients. Et du coup, ça, ça a facilité les échanges parce qu'il y avait beaucoup moins d'aller-retour, de mail, de création de documents. Et résultat, on s'y attendait. Enfin, moi, je ne m'attendais pas à un résultat aussi rapide. mais ça lui a permis de passer de 80 à 100 000 euros de chiffre d'affaires sur l'année puisqu'elle arrivait à se projeter sur sa capacité de production et donc sa capacité à prendre plus de clients.
- Speaker #0
C'est ça, donc elle a gagné 20 000 euros grâce juste entre guillemets, en restructurant, en posant sur papier dans l'espace Notion son espace de travail. C'est fou !
- Speaker #1
Et ça, ça lui a pris, entre guillemets, en tant d'implication de son côté, je crois, quelque chose comme 10 heures sur deux ou trois mois où on a fait des sessions pour rédiger ses process et ensuite, moi, je passais en production pour les mettre en forme sur cet outil Notion.
- Speaker #0
Donc là, pour elle, tu sais, on parle de done with you, done for you et done quoi ? Il y en a trois, quoi. Là, tu étais plutôt en... C'était quoi le travail pour elle ? En gros, vous avez travaillé la stratégie de structuration.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et ensuite, c'est toi qui mettait en place dans Notion ou tu faisais main dans la main avec elle pour qu'elle comprenne comment ça marche ? Ça fonctionne comment ?
- Speaker #1
Alors, comment je fonctionne maintenant ? Parce que moi aussi, mon offre a évolué. Mais le cadrage se fait toujours ensemble parce que je ne peux pas comprendre une boîte. toute seule. Donc, on a, en fonction des projets, c'est généralement deux heures de cadrage ensemble. Ensuite, je passe en production, parce que j'ai les process en tête, on les a rédigés sur un tableau blanc type Canva. Donc, je passe en production. Il y a un temps de validation ensemble, où on vérifie qu'on est toujours sur la même longueur d'onde, qu'on retrouve les bonnes infos au bon endroit, et affichées de la bonne manière, parce que Notion permet de Euh... créer des bases de données sous toute forme et tout le monde n'est pas à l'aise avec juste des tableaux, d'autres préfèrent des calendriers par exemple. Il y a énormément de choses qui sont possibles là-dessus. Donc, un temps de validation, ensuite je repasse en production et à la fin de cette production, il y a un temps de livraison et d'adoption. Donc finalement, l'implication client, elle est juste entre guillemets dans la prise de décision et dans la partie audit cadrage.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Et du coup, tu parlais vite fait là, juste avant, de revoir l'agenda. Est-ce que c'est quelque chose que tu fais systématiquement avec tes clients ?
- Speaker #1
C'est quelque chose sur lequel j'insiste beaucoup. Il y en a qui sont très organisés et qui savent exactement de quoi je parle quand on va parler de bloc de temps, de charge de travail, de visibilité, de sa charge de production. Mais pour moi, l'un ne va pas sans l'autre dans le sens où avoir une vision claire de sa semaine et d'identifier les moments où on va pouvoir travailler soit sur ses clients, soit sur sa propre entreprise, c'est hyper important parce que comme on le disait tout à l'heure, on est vite dans le quotidien, l'opérationnel. Et du coup, si on ne bloque pas ce temps pour travailler sur sa structuration et son entreprise, c'est toujours quelque chose qui va passer en dernier. Et donc, l'objectif, c'est in fine d'avoir sur les 3, 4, 5 jours sur lesquels vous travaillez dans la semaine ou les 6 jours, 7 jours, ça dépend des rythmes de chacun, d'avoir un ratio temps client, temps commercial, Et tant de structuration. Par exemple, chez moi, c'est lundi, mardi, mercredi. Je suis en production client. Jeudi, c'est tout ce qui va être commercial. Donc, rendez-vous prospect ou prospection. Et vendredi, ça va être tout ce qui va être dédié à mon entreprise, c'est-à-dire l'optimisation de mes livrables, l'optimisation de mes process, la création de contenu. Et ça ne veut pas dire que tous les vendredis, je passe tout le temps la même chose. J'ai des vendredis. J'ai deux types de vendredis. J'ai une semaine A, une semaine B. Et comme ça, ça me permet parfois de plutôt faire une formation ou plutôt créer mon contenu ou plutôt passer la journée sur ma production de livrables et la création d'optimisation de process.
- Speaker #0
D'accord, mais le vendredi, c'est pour toi en fait. C'est pour toi et ton business.
- Speaker #1
C'est ça. Et c'est hyper important aussi, j'ai oublié de le préciser, il y a une partie dans ma semaine, notamment le jeudi après-midi, qui est dédiée aux imprévus parce que ça, il faut le timer aussi dans son agenda. pour ne pas se laisser surcharger par tout l'opérationnel.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis, parce que c'est intéressant de prévoir un bloc imprévu, mais tu arrives vraiment à t'y tenir, parce que quand je discute avec mes clientes, notamment dans le club, la partie organisation, c'est un sujet qui revient très souvent, et moi je suis hyper chiante avec elle, parce que je leur dis, mais en fait, votre prospection, c'est un bloc non négociable que vous mettez dans votre agenda, et en fait, pour celles qui sont mamans, je leur dis mais en fait votre enfant quand l'école est terminée vous allez le chercher vous n'allez pas le laisser tout seul devant les grilles de l'école voilà et bien votre business c'est pareil votre prospection votre création de contenu aller réseauter tout ça c'est des impondérables pour votre business donc c'est comme les grilles de l'école donc c'est à un moment T dans votre semaine et vous n'y dérogez pas mais ce qu'elles me disent souvent ce qu'elles me disent oui mais je l'ai mis Mais là, j'ai eu une urgence client qui m'est tombée dessus. Donc, c'est tombé à la trappe. Donc après, il y a peut-être aussi la faculté d'arriver à dire à ton client non et de cadrer. Enfin, c'est un ensemble en fait. Oui. Et toi, tu arrives à t'y tenir. Du coup, vraiment, c'est comme ça tes semaines ?
- Speaker #1
Oui, c'est un impondérable que j'ai. Alors après, ce serait mentir de dire que c'est le cas tout le temps. Je l'ai dit tout à l'heure, des process, ce n'est pas être rigide. La structuration, ça permet de parfois faire un pas de côté et sortir du cadre quand c'est nécessaire. Je peux prendre des rendez-vous prospects le lundi matin, c'est OK, il n'y a pas de souci. Par contre, je ne l'ai pas sorti de ma tête. J'ai fait ce travail cet été d'identifier dans mes semaines avant que je sois organisée comme ça. je traquais mon temps pour savoir exactement combien de temps je passais en production, combien de temps je passais en commercial parce que c'était éparpillé dans ma semaine et du coup ça m'a permis d'avoir des données vraies pour me dire ok bah en fait tu as 21 heures de production comment tu les répartis dans ta semaine en général tu as travaillé tant de temps sur le commercial et le fait de regrouper ces blocs là dans mon agenda ça m'a permis de de mythes. tenir parce que du coup, je sais que c'était déjà comme ça que je travaillais, qui fonctionnait. C'est juste que j'ai rendu ça plus efficace. Et comme je sais que c'est la bonne manière de faire et ce qui fait que ça tourne et que ça roule et que je sais exactement quoi faire, personnellement, ça me libère une charge mentale parce que je sais de semaine en semaine ce que je suis capable de faire et donc me projeter dans mes objectifs aussi, que ce soit client ou pour ma structuration d'entreprise.
- Speaker #0
Hyper intéressant. Et juste le tracking de temps, tu l'as fait sur combien de temps ? Parce que... Là, on est le 9 juin, mais on sort du mois de mai, qui était un vrai scandale, parce que tous les premiers 8 mai sont tombés un vendredi. En plus, il y a eu le pont de l'Ascension, et puis après, il y a eu la Pentecôte. Donc, du coup, on est tombé sur un mois qui ne ressemblait à rien, en plus avec des clients qui ne sont pas très réceptifs parce qu'ils ne sont pas non plus très disponibles. Et en plus, si on a des enfants, c'était très compliqué. Donc, toi, tu as traqué ton temps sur combien de temps pour réussir après à te dire, ok, vu ce temps-là, j'en sais rien, six mois, je sais que ma semaine type idéale, c'est ça. Est-ce que c'est un truc comme ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. J'ai fait sur six mois, sachant qu'en fait, je traquais déjà mon temps puisque mes tâches de ma to-do list notion remontent dans mon agenda. Et je mettais à jour, quand j'avais prévu une demi-heure de tâches, qui durait finalement une heure dans mon agenda, je rendais visible ça, ce qui me permettait ensuite, à chaque fin de semaine, de catégoriser ces tâches et du coup de pouvoir déjà avoir un tracking, c'est juste que je n'étais pas replongée dedans. Et du coup, quand j'ai voulu faire ce bilan-là en me disant « Ok, ça fait six mois que tu as traqué ton temps, qu'est-ce que tu en fais ? » Je me suis dit qu'il faut absolument que j'ai une semaine type A, une semaine type B et que je teste aussi ces différents tests. de travailler pour voir ce qui me convenait le mieux.
- Speaker #0
Génial. Après, je pense que c'est encore une fois une méthode qui convient à certaines. Toi, on sent que de toute façon, la structuration, la méthode, c'est ton truc. Forcément, tu fonctionnes comme ça de manière personnelle. En tout cas, c'est un bon tip pour celles qui auraient envie de commencer à vraiment être un peu plus cadrée sur leur orga. commencez à traquer votre temps, soyez disciplinés en mettant à jour votre agenda quand ça a été un peu plus long, un peu plus court. Et comme ça, d'ici, alors peut-être pas six mois, mais d'ici trois mois, trois, quatre mois, vous pourrez commencer à vous faire des semaines type. Donc ça, c'est merci pour le conseil.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
On va bientôt arriver à la fin de cet épisode. Si les personnes qui nous écoutent devaient retenir une seule chose, une seule, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Ce serait d'écrire l'arborescence de son entreprise. Tout à l'heure, je parlais de différents pôles, c'est-à-dire pôle commercial, pôle contenu, pôle structuration et pôle client. Qu'est-ce qui gravite autour de ça ? C'est hyper important de pouvoir le schématiser pour rendre visible son activité.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, du coup, ça va être un peu dans la continuité de ma question. Là, quelqu'un vient d'écouter l'épisode, a un élan d'énergie de dingue parce que tu as été hyper inspirante et tu lui as donné envie de se structurer. Ok, du coup, il veut commencer tout de suite. Qu'est-ce qu'elle doit faire sans forcément utiliser Notion tout de suite ?
- Speaker #1
Oui, trois étapes. Faire une mind map des pôles de l'activité, comme j'ai dit juste avant. identifier des outils qu'on utilise déjà pour suivre tout ça et identifier les personnes qui gravitent autour de son entreprise. Quand je parle de personnes, c'est des prestataires, des clients, des partenaires, etc. Et ensuite, de noter pour chaque pôle quelles sont les données importantes à suivre pour finalement faire de ces données des bases de données potentiellement dans Notion plus tard. Et pour celles et ceux qui sont débutants et qui ont besoin de se renseigner un peu sur l'outil, je conseille vivement d'aller regarder Lou Attal sur YouTube qui est spécialisé dans la création de contenu pour débutants.
- Speaker #0
Ok, génial. Écoute, je pense qu'on a terminé. Merci beaucoup pour tes précieux conseils. J'espère que vous avez passé un bon moment en écoutant cet épisode. Et puis, n'hésitez pas à aller découvrir ce que fait Manon sur LinkedIn, sur Insta. Non, tu n'es pas sur Insta.
- Speaker #1
Non, principalement sur LinkedIn.
- Speaker #0
Sur LinkedIn. Donc, vous avez le lien de son profil LinkedIn dans la description de l'épisode. Et écoute, merci Manon.
- Speaker #1
Merci à toi. À bientôt. C'était chouette.
- Speaker #0
Oui. Tu reviendras. Oui. Manon nous a rappelé quelque chose d'essentiel aujourd'hui. Être occupé n'est absolument pas une stratégie et un outil ne règle rien. si tu n'as pas d'abord posé l'arborescence de ce que tu fais. Si cet épisode t'a donné envie d'aller plus loin avec Manon, que ce soit pour un audit, pour construire ton système Notion ou juste pour comprendre par où commencer, je te mets tous ces liens en description. Et n'hésite pas à lui dire que tu viens de ma part et que tu viens du podcast. Dernière chose, si l'épisode t'a plu, pense à t'abonner. Je sors un nouvel épisode chaque semaine, chaque vendredi matin. Et je te dis à la semaine prochaine pour un nouveau déclic. Ciao !