- Speaker #0
Bonjour à tous, je suis Hortense Leluc et vous écoutez Décodeur, le podcast dans lequel j'échange avec des pros de la déco. Il y a plusieurs formats d'émissions qui tournent, stylé, archi-cool, le club ou les rencontres comme l'épisode qui va suivre, dans lequel un architecte ou un designer, une marque que vous aimez ou que vous allez découvrir, un entrepreneur ou un créatif va nous parler de sa manière de travailler. de ses produits, de son savoir-faire, sa vision, ses inspirations, bref, de l'envers du décor qu'on ne soupçonne pas toujours. Et c'est ça la force du podcast, on prend le temps, on va plus loin, on décortique, on apprend, on comprend, il y a une forme d'intimité, de complicité et d'authenticité à laquelle je tiens beaucoup. Merci d'être si nombreux à écouter. Si vous venez de découvrir le podcast, bienvenue, n'oubliez pas de cliquer sur s'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes. Et si mon invité vous plaît, surtout n'hésitez pas à partager l'épisode en story ou à mettre 5 étoiles, tout ça m'aide beaucoup à me faire connaître encore plus. Bonjour à tous, aujourd'hui je suis très heureuse de faire un épisode sur le Club Med. J'en parle souvent ici parce que... Ils ont lancé, je ne sais pas si vous aviez suivi, le podcast club qui réunit chaque année les plus gros podcasts de chaque secteur et leurs invités pour enregistrer des épisodes au cœur d'une expérience qui est à chaque fois exceptionnelle et trop sympa. Moi, je suis très contente d'y participer. Et donc, à force d'y aller et de découvrir des resorts, je me suis dit, mais comment font-ils pour être à la fois beau, fonctionnel, identifiable, lié à la nature. à leur environnement et capable d'accueillir autant de monde. On a décidé de faire un épisode ensemble. Je vais poser toutes ces questions à Juliette Lanher, qui est chef de projet architecture et design au Club Med. Bonjour Juliette. Bonjour. Et Marine Jeannot, qui est directrice générale développement et construction. Bonjour Marine. Et qui viennent de fêter l'inauguration du Club Med South Africa Beach & Safari et qui pourra nous servir d'exemple tout au long de notre conversation. Alors, avant de nous lancer, peut-être j'ai une question vraiment toute simple. Qu'est-ce qu'un bon resort ? Je ne sais pas laquelle des deux peut répondre à ça.
- Speaker #1
Un bon resort, c'est avant tout un lieu où nos clients, les GM, les gentils membres et nos équipes, les GEO et les gentils employés sont heureux. Le bonheur, c'est vraiment au cœur de l'ADN du Club Med depuis sa création en 1950. Et d'ailleurs, le fondateur du Club Med, Gérard Blitz, disait « Le but dans la vie, c'est d'être heureux. Le moment pour être heureux. » C'est maintenant et l'endroit pour être heureux, c'est ici. Et cette promesse, on ne l'a pas changée depuis 75 ans.
- Speaker #0
Donc vous, vous allez tout faire, on va en parler tout au long de la conversation, pour que les gens se sentent bien et soient heureux pendant leurs vacances.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ce qui est un bon programme pour être en vacances. Alors j'ai un peu étudié, vous parlez beaucoup de liberté, de simplicité, de nature, mais aussi d'un certain art de vivre. Quelles sont, je dirais, ces valeurs qui doivent absolument se retrouver dans un resort, quel que soit le pays où ils se trouvent ?
- Speaker #1
Alors, quand un client arrive au Club Med partout dans le monde, que ce soit à la mer ou à la montagne, il doit ressentir des choses fondamentales. Tout d'abord, c'est un luxe chaleureux et plutôt décontracté. On ne fait pas du luxe très standardisé, assez loin des codes guindés qu'on peut retrouver dans le reste de l'industrie. Et c'est vraiment basé sur la convivialité et les échanges entre les GM et les GEO. La seconde chose, c'est une sensation immédiate de déconnexion et de liberté totale. Dans la vie quotidienne, on est submergé de choix à faire et d'injonctions. Et être au Club Med, c'est pouvoir profiter de son temps en parfaite liberté. Il y a combien de resorts aujourd'hui ? Il y a 60 resorts à peu près dans le monde qui sont répartis sur tous les continents, dont environ 30% sont des resorts de montagne.
- Speaker #2
J'aurais rajouté à ce que disait Marine tout à l'heure, que dans la partie design, nous, on a cinq piliers qui sont majeurs et c'est la base de tous nos projets au Club. c'est La fameuse touche locale et la responsabilité environnementale qu'on va avoir sur chaque destination où on va aller. L'atmosphère premium pour un deuxième pilier qui est assez fort, c'est le luxe décontracté dont elle parlait avec une atmosphère élégante et accueillante. La troisième, c'est forcément on essaye de créer la surprise et de proposer une expérience à nos clients très différentes dans chaque resort où ils vont séjourner. Et on a aussi fait effectivement le confort et l'ergonomie qui est clé dans l'ensemble de nos resorts. Et la dernière, c'est souvent l'instagrémabilité. Alors, ce n'est pas un mot qui existe, mais ça fait vraiment partie de nos piliers design. C'est d'essayer que les clients... Nos GM participent au rayonnement de nos resorts et qu'ils puissent partager leurs vacances aussi sur leurs réseaux sociaux.
- Speaker #0
T'as dit quoi ? Son Instagrammabilité ?
- Speaker #2
Oui, l'Instagrammabilité, c'est vraiment un vrai mot qu'on utilise dans nos piliers design et ça fait partie de nos main guidelines qu'on appelle pour développer nos projets au club.
- Speaker #0
Ah ouais, pour vous, il faut que ça soit Instagrammable. C'est intéressant. Justement, on va dérouler toute la... Si on commence du début, quand vous... Vous construisez, par exemple, un nouveau resort. Est-ce que vous vous appuyez sur l'existant, je dirais ? Est-ce que c'est plutôt de la rénovation ou c'est un peu from scratch ? Est-ce que, ma question, c'est rénover plutôt que démolir ou construire ?
- Speaker #1
Alors, en réalité, on travaille sur deux types de projets. From scratch, des projets greenfield, où là, c'est quand on en a l'occasion de pouvoir ouvrir de nouveaux resorts, notamment dans des destinations pionnières. Mais d'un autre côté, transformer et réhabiliter des sites existants, c'est un réflexe central de notre stratégie, notamment pour des raisons écologiques et de sobriété foncière. Et par ailleurs, la rénovation et la requalification de nos sites a été au cœur de la stratégie de la marque et de la montée en gamme qui a été opérée au cours des 20 dernières années. On a transformé l'intégralité de notre portefeuille en nous appuyant sur nos adresses existantes.
- Speaker #0
Et donc, quand il y a un nouveau lieu comme ça, vous partez ? Partez d'abord d'une adresse, j'ai envie de dire, d'un endroit géographique, d'un programme que vous voulez développer, d'un nombre de chambres, d'un budget ou même d'une vision, justement, architecturale. Quel est le point de départ ? Ou c'est différent à chaque fois ?
- Speaker #2
C'est différent à chaque fois, mais tout d'abord, on commence toujours à comprendre le lieu et le contexte. On essaye d'identifier un site. C'est l'identité du site, son environnement, l'histoire du pays, la culture, les contraintes techniques et réglementaires. Et ensuite, on nous donne un programme qui va nous donner la capacité, le nombre de chambres, les espaces communs, les restaurations, tout ce qui est équipement. Et après, évidemment, il y a le budget qui va cadrer les ambitions du projet.
- Speaker #0
Si on prend l'exemple de votre nouveau resort, qui me fascine personnellement, je suis très contente d'en parler, qui vient d'ouvrir en Afrique du Sud. Vous avez choisi le, est-ce que je le dis bien, KwaZulu-Natal pour implanter ce nouveau Club Med. Qu'est-ce que cet endroit, ce territoire avait de particulier ?
- Speaker #1
Alors, le KwaZulu natal, c'est imposé pour plusieurs raisons. Déjà, la première, c'est que c'est un cadre naturel d'exception. C'est au bord de la Dolphin Coast, avec un climat subtropical très doux toute l'année. Et c'est une côte qui est mondialement réputée pour le surf. C'est ce qui nous a d'ailleurs permis d'ouvrir la première école de surf adaptée aux familles de tout le portefeuille Club Med. Ensuite, une richesse culturelle unique, c'est le berceau du peuple Zulu. Et enfin, une accessibilité optimale puisqu'il est accessible directement par l'aéroport de Durban. Quand on a une clientèle familiale qui vient de loin, c'est essentiel de pouvoir raccourcir le temps de trajet et que la durée entre l'aéroport et le resort soit relativement courte.
- Speaker #0
Et alors, il est intéressant ce resort parce que c'est inédit. Il associe une expérience balnéaire à une expérience safari. Comment est née cette idée ? C'est sur deux sites en fait ?
- Speaker #1
Tout à fait, c'est sur deux sites, c'est deux projets en un. On a un resort qui est au bord de la plage et ensuite on a une antenne dans le bouche, dans une réserve privée pour l'expérience safari. Et d'où est venue cette idée ? C'est que quand on veut aller en Afrique du Sud, on n'a pas envie de choisir entre une expérience plage et une expérience safari. Et donc on a décidé de faire les deux.
- Speaker #0
Et on peut aller naviguer de l'un à l'autre ? On est client de l'un ou on est client de l'autre ?
- Speaker #1
On est client des deux.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
On peut faire une expérience uniquement beach, mais sinon on peut faire une expérience combinée beach and safari.
- Speaker #0
Beach and safari. Ce n'est pas facile à dire.
- Speaker #2
Ce n'est que des clients du club qui participent au Vikela et qui font vivre le resort du Bush.
- Speaker #1
Le Bush est totalement privé. C'est une expérience privée avec uniquement de la clientèle Club Med.
- Speaker #0
Est-ce qu'il existe un ADN Club Med en termes d'architecture ? Est-ce qu'il y a des choses ? des éléments structurels qu'on doit retrouver partout dans le monde, même si j'imagine bien, enfin on le sait que chaque resort est quand même très différent.
- Speaker #2
Oui, même si chaque resort est effectivement unique et ancré dans la destination, il existe forcément un ADN Club Med. On est toujours obligé de retrouver certains fondamentaux qui sont clés. L'ouverture sur l'extérieur, ça fait partie des... Alors pour un village montagne comme pour un village mer, les gens ont besoin de voir l'extérieur. Le lien avec la nature, la convivialité, la fluidité des espaces, le sens du lieu, et c'est de rechercher une expérience premium et décontractée. On en parle souvent, mais en fait l'expression... L'innovation architecturale, elle va changer selon les destinations, mais il y a toujours les mêmes principes qui sont vraiment les mêmes partout dans le monde. C'est un peu l'esprit Club Med qui reste un peu intangible, mais qui est bien présent sur l'ensemble de nos horizons.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous le détailler pour qu'on voit un peu mieux à quoi tu penses, par exemple ?
- Speaker #2
En exemple, de fondamentaux hyper importants, c'est vraiment pour moi... l'ouverture sur l'extérieur qui doit être clé. On essaye toujours d'avoir les plus belles vues possibles pour des zones, par exemple, comme le cœur de village. Il faut vraiment que ça ait une vue waouh. Et c'est l'effet de surprise dont je parlais tout à l'heure, qui est aussi un des piliers.
- Speaker #0
Il faut vraiment pouvoir avoir ces vues incroyables sur l'extérieur.
- Speaker #1
Et sur le cœur de village, c'est vraiment conçu comme un lieu de rassemblement. C'est le cœur névralgique actif du village.
- Speaker #0
Qu'on comprenne bien, je me permets juste de te couper, c'est le village. Club Med, c'est pas que vous êtes implanté dans un village. Non,
- Speaker #1
bien sûr, c'est le cœur du village, donc le cœur du resort. C'est le centre névralgique et actif du village. On va retrouver la piscine principale, le bar, les salles de spectacle. Et c'est vraiment le lieu de rassemblement. Et c'est vraiment, encore une fois, lié à ce qu'on souhaite véhiculer. C'est la convivialité, les moments de partage et de rassemblement.
- Speaker #0
Je reviens à l'implantation au lieu. Qu'est-ce qui fait qu'un endroit... devient un bon emplacement pour le Club Med. Là, tu parlais de la beauté du paysage, mais est-ce que ça suffit ? En fait, vous dites que la force du Club Med, ce sont ses adresses et que vous cherchez des lieux encore préservés. Donc concrètement, qu'est-ce que vous allez regarder sur un terrain avant même de le construire, de parler d'archi ?
- Speaker #2
Ça,
- Speaker #1
c'est vraiment un sujet d'Ève. Alors évidemment, la beauté du site, c'est absolument primordial. Maintenant, ça ne suffit pas à en faire un site. qui soit valable pour y développer un de nos resorts. Comme je vous le disais tout à l'heure, l'accessibilité est primordiale. Il faut que ce resort soit à proximité d'un aéroport ou d'une gare pour que nos clients puissent effectivement y accéder. Ensuite, on construit des sites qui sont relativement grands. Pour un resort balnéaire, on va dire que la capacité cible, c'est généralement de 350 à 400 clés. On a des formats un petit peu plus petits, mais c'est vrai que le cœur de la gamme, et surtout... Autour de ce format-là, ça veut dire qu'on a besoin de 15 à 20 hectares, et on a certains de nos resorts aujourd'hui qui sont sur plus de 50 hectares. Donc c'est des sites très étendus, donc il faut pouvoir les trouver. Ça c'est pour les sites balnéaires, sur la montagne c'est un petit peu plus restreint évidemment. Et enfin, il y a toute la faisabilité environnementale et technique. Il faut savoir s'il y a l'accès à l'eau, à l'énergie, il y a des contraintes réglementaires, des contraintes environnementales, qui font tout de suite partie de l'analyse pour savoir s'il est possible. d'y développer un resort. Et enfin, au-delà de la beauté du site, il faut qu'il y ait un potentiel culturel, sportif qui soit immédiatement disponible. Tous nos resorts de montagne, ils sont en accès direct sur les pistes de ski, au même titre que nos resorts de mer présentent tout de suite une magnifique plage pour pouvoir y faire soit des sports nautiques, s'y baigner, etc. Le tout adapté aux familles, qui est aussi notre cœur de clientèle.
- Speaker #0
Juste, tu dis nos sites balnéaires ou montagnes, c'est que soit au bord de la mer, soit à la montagne ? Enfin, que entre guillemets, c'est pas une critique.
- Speaker #1
On a quelques exceptions de villages qui ne sont ni à la mer, ni à la montagne, mais c'est plutôt rare.
- Speaker #0
Il n'y a pas de campagne, c'est pas dans les projets.
- Speaker #1
On a eu par le passé des resorts de campagne. On est en train de travailler sur différents projets, mais c'est majoritairement... De toute façon, c'est toujours sur une orientation légère. Donc majoritairement mer et montagne, même s'il peut y avoir quelques exceptions dans des régions touristiques emblématiques. Il y a des choses que je ne peux pas dévoiler.
- Speaker #0
Ah, qui vont peut-être arriver.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
J'allais vous demander l'importance de la nature à toutes les deux, mais parce que c'est aussi ce que vos clients viennent chercher dans la déconnexion. Est-ce qu'elle impose un peu l'implantation des bâtiments, des circulations, des vues ? C'est elle qui est quand même un peu au cœur de tout ?
- Speaker #2
Oui, c'est sûr que nous on s'adapte au terrain et ce n'est pas le terrain qui va s'adapter à nos bâtiments. Donc c'est sûr que l'architecture elle est adaptée au terrain qu'on nous donne. On essaye de jamais trop monter en hauteur, on essaye de vraiment s'aligner avec les courbes du terrain et l'altimétrie des espaces. Il n'y a aucun de nos resorts qui se ressemble sur un point de vue architectural puisque aucun terrain est similaire. Le lieu, c'est vraiment le point de départ de tous nos projets. Une fois qu'on a le lieu, on a le climat, la culture, le paysage, les matériaux, les usages. Ça va être clé par rapport à notre architecture.
- Speaker #1
Je mentionnais tout à l'heure la taille de la maison. Notre volonté, c'est toujours de travailler sur des projets peu denses. On va avoir assez peu d'artificialisation des sols sur des terrains de grande envergure. C'est pour ça qu'on ne peut pas exprimer notre concept sur 3 hectares. Il faut impérativement qu'on puisse avoir des lieux de respiration et qu'on laisse la nature s'exprimer au milieu de nos infrastructures.
- Speaker #2
On respecte l'environnement, en tout cas dans les master plans qu'on reçoit et dans ce qu'on essaye de développer sur les terrains. En fait, on en reviendra tout à l'heure quand on parlera plus précisément de l'Afrique du Sud. J'ai quelques exemples à vous donner. Mais c'est vrai qu'on essaie vraiment de respecter l'environnement qu'on nous donne.
- Speaker #0
Non, mais tu peux nous en parler. J'adore le terme masterplan. Il y en a un derrière. Ah oui, masterplan, c'est que c'est un plan XXL ? En fait,
- Speaker #2
le masterplan, on ne pourra pas le montrer sur le podcast, mais c'est le plan du terrain, c'est le site global avec... les hectares qu'on nous donne. Et c'est là où on va vraiment implanter le zoning, où on va se dire, là, on a la plus belle vue du resort, on va implanter le cœur de village. Là, on sait que ça va être un lieu qui va être très naturel, très premium. Pourquoi on n'y implanterait pas l'exclusive collection ? En fait, c'est vraiment la base même du projet. C'est le schéma organisationnel du projet. Et c'est ce qui va nous suivre jusqu'à la fin.
- Speaker #1
C'est la première chose qui est dessinée.
- Speaker #0
Et qui choisit l'endroit en termes même de poste ? C'est toi ou... C'est moi. Non mais qui est décisionnaire, tu vois ?
- Speaker #1
Alors, qui est décisionnaire ? C'est une décision collégiale, évidemment. Ce sont les développeurs qui vont à la recherche de nouveaux sites ou de nouveaux terrains. D'ailleurs, ça peut être, encore une fois, des friches urbaines, des sites existants à requalifier. Ce n'est pas exclusivement des projets Greenfield, exactement. Donc, les développeurs vont réaliser toute cette analyse à la base de faisabilité technique et économique. Mais on le fait en collaboration avec les équipes architecture et design. Et donc, il y a une visite de site qui est faite où on essaye de travailler sur que pourrait être un site ClubMed. Et ensuite, évidemment, on présente ça à notre direction générale pour validation.
- Speaker #0
Oui, et tu commençais à l'aborder tout à l'heure sur les enjeux un peu environnementaux. Jusqu'où on peut construire un site qui est préservé sans le dénaturer ? Si on prend l'exemple, par exemple, du resort Sud-Africa. qui a été construit sur un ancien site de plantation, donc dans un environnement avec des forêts, des dunes. Comment ça se passe ?
- Speaker #2
En fait, c'est effectivement un terrain de champs de canne à sucre. Donc en fait, il était sur deux collines. D'ailleurs, sur l'altimétrie, pour ceux qui ont l'occasion d'aller en Afrique du Sud, en fait, on voit deux petites collines où là, on a implanté nos bâtiments. Nous, on est venus s'implanter sur les champs de canne à sucre et on a fait en sorte de ne pas dénaturer le terrain. On a fait une analyse de site et sur la partie climatique, donc on a fait deux analyses. On a fait la première analyse, c'est l'aspect du site sur la partie climatique, donc les vents, les orientations, les vues. Et la deuxième, c'est la conservation des espaces verts. Et le site était quand même assez riche au niveau des espaces verts naturels. Elles ont été ultra conservées. En fait, quand on regarde le masterplan et si on regarde une vue en drone du village, en fait on a planté plus de je sais plus combien 4000 arbres sur le resort et on a fait en sorte de respecter l'intégralité des zones de dunes. Tout ça a été préservé et en fait les bâtiments ont été seulement implantés sur les zones de culture. Voilà exactement. On n'a rien dénaturé sur le site et c'est ça qui était hyper important sur le terrain et ça fait partie aussi du développement des master plans qu'on a fait. Quand on a la lecture, c'est de minimiser le plus possible l'intervention qu'on va avoir sur nos terrains.
- Speaker #0
Oui, donc le cliché de le club Med arrive et il s'impose, il n'y a pas du tout ça. Vous allez dans un endroit qui n'existe pas et vous développez en préservant le terrain. On préserve le terrain et en plus le message à faire passer.
- Speaker #1
Qui existe d'ailleurs, on a quand même, encore une fois, l'Afrique du Sud c'est sur un champ de canne à sucre à la base, donc c'est un terrain. agricoles, ce n'était pas un terrain naturel. On a aussi des exemples récents de nos développements dans les Alpes, où par exemple notre nouveau resort à Tignes s'est développé sur un parking, où notre resort à La Rosière a été développé sur un ancien altiport. Donc on essaye aussi de travailler sur des zones sur lesquelles on va générer le moins d'artificialisation des sols ou de dénaturer ce qui était présent avant.
- Speaker #0
Ok, donc là, on est installé. On a installé le lieu. Maintenant, on va rentrer dans le village et peut-être parler un peu de l'archide intérieur. Comment on traduit une région dans un intérieur sans tomber dans le cliché ? Comment vous faites pour éviter ce décor un peu carte postale ? Est-ce que vous l'évitez ? Où est-ce que justement vous essayez de le développer un petit peu ?
- Speaker #2
On essaye toujours de capter l'essence du lieu forcément. Il s'agit de partir de ce qui fait l'identité profonde d'un territoire, des gens qui vivent sur ce territoire, la lumière, les matériaux, les climats, ses savoir-faire et ses usages. En fait c'est pour éviter le folklore ou l'effet carte postale comme tu dis, il faut vraiment privilégier. privilégier l'évocation plutôt que l'illustration. Ça, on essaye vraiment au maximum de le faire en réinterprétant ces éléments de langage. Donc, on ne va jamais être trop cliché dans ce qu'on fait. On est hyper contemporain, et notamment sur le bar de l'Afrique du Sud qui est très, très coloré. On voit vraiment qu'on est dans une expérience zoulou, mais c'est pas... C'est le sentiment qu'on donne, c'est contemporain, mais on n'essaye pas d'être effectivement, pour éviter ce folklore-là qui est l'effet de carte postale. qu'on ne veut pas dans nos resorts.
- Speaker #1
Le tout en l'adaptant aussi à la sauce Club Med pour que le client puisse se sentir au Club Med.
- Speaker #2
Et en vacances.
- Speaker #1
Et en vacances.
- Speaker #2
Ah, mais c'est quoi la sauce Club Med ? C'est difficile à répondre. Mais la sauce Club Med, en fait, moi, je considère que les gens sont là en vacances. Mais ils ne sont pas en vacances quand ils vont en Afrique du Sud. Ils ne sont pas en vacances de l'autre côté du monde. Ils sont en vacances en Afrique du Sud. Donc, il faut quand même que quand ils vont venir dans ce resort-là, qu'ils puissent quand même retrouver des éléments d'un autre côté. très important et iconique de la région ou qui ne connaissent pas forcément. Mais voilà, c'est important. Les gens sont en vacances, mais ils sont en vacances en Afrique du Sud. Donc, quand ils sont en vacances en Afrique du Sud, on a envie de leur donner des codes de l'Afrique du Sud et des codes design, des codes contemporains et que ça puisse être très léger et qu'ils aient des éléments visuels qu'ils n'ont pas forcément chez eux aussi. C'est important. Je pense que quand les gens sont en vacances, ils ont envie de voir autre chose que... des murs blancs. Voilà, on essaie vraiment le...
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire, c'est que c'est plus ton domaine de compétences. Mais au Club Med, on a aussi une interprétation du design qui est assez colorée, qui peut être assez décontractée, assez playful. Notamment quand on est sur toutes les zones qui s'adressent aux enfants. On est vraiment sur de l'évocation très joviale, etc. Et ça, c'est un des marqueurs aussi.
- Speaker #2
Mais pas que chez les enfants, parce que quand on regarde l'Afrique du Sud et notamment le bar qui est très très coloré, nous au club on adore la couleur, on n'a pas peur de la couleur, on veut l'utiliser partout. D'ailleurs sur l'ensemble du resort, il y a des codes couleurs, il y a toutes les couleurs franchement, il y a toutes les couleurs et c'est ce qui permet aussi d'avoir des codes couleurs et de pousser. On n'a vraiment pas peur du design et de la couleur parce que les gens sont en vacances et vraiment j'insiste, quand on est en vacances on n'a pas envie de retrouver... Lui qui a du coin ou la maison du monde, le maison du monde, enfin je n'ai pas le droit de dire les marques pardon. Si, si. Ah ouais, j'ai le droit. On n'a pas envie de se retrouver dans un showroom parisien,
- Speaker #0
on a envie vraiment de pousser un petit peu cet effet de surprise aussi dont on parlait.
- Speaker #1
L'idée c'est qu'on n'est pas chez soi, on est en vacances donc on ne choisit pas de la décoration pour son salon. C'est un lieu qu'on visite pendant une semaine et qui doit accompagner tous les moments de la journée.
- Speaker #0
Oui, mais attends, j'insiste, mais je reviens. Tu nous dis, il y a la sauce Club Med. Quels sont les codes identifiants au Club Med que vous avez envie qu'on retrouve quand même ? Est-ce que vos clients, ils viennent quand même chercher à être un peu rassurés par ça ?
- Speaker #2
Les codes, l'effet de surprise, pour moi, ça fait partie des codes. Donc, toujours de créer la surprise, on est toujours à des endroits là où on ne nous attend pas forcément, avec vraiment des éléments très iconiques, des tables. Par exemple, le restaurant, il y a une table avec une queue de baleine. Jamais on n'aura ça chez soi. C'est impossible. Par contre, c'est vrai que les clients, il y a des fondamentaux comme les flux, les flux importants. Il y a une question sécuritaire aussi. Nos resorts sont ultra sécurisés. Pour les enfants, ils ont une sensation de liberté. Ils savent que les enfants peuvent aller et venir dans le resort et qu'il ne se passera rien. Ils ont cette sensation de sécurité aussi. Ce n'est pas vraiment du design. Globalement, oui, les gens viennent pour cette... liberté en fait de l'esprit.
- Speaker #1
Oui, moi je dirais que c'est encore une fois basé sur le partage, la convivialité, du luxe décontracté, donc on va avoir des grands espaces et des beaux matériaux, néanmoins toujours avec cette petite touche Club Med de couleurs, de fun, qui permet de voir qu'on est au Club Med et pas ailleurs.
- Speaker #0
Et est-ce que vous travaillez avec des archis ou des designers locaux ? pour comprendre la culture, la manière d'habiter du coin ?
- Speaker #2
Pour l'Afrique du Sud, on a travaillé avec un architecte local. On a été accompagné par Craft Architecture, qui sont sud-africains, qui ont une agence à Durban, juste à côté du resort. Et pour le design, on a eu la chance de travailler avec deux agences. On a travaillé avec MHNA, qui est une agence française, mais qui intervient énormément à l'international. sur des projets balnéaires, sur des projets hôteliers pardon, et Mobius qui est une agence de design mais locale. Elle est également aussi basée en Afrique du Sud, eux ils sont basés à Cape Town et ils ont aussi une antenne sur Durban. C'est ce qui a vraiment en fait, aujourd'hui c'est ce qui nous a permis sur ce projet d'être juste dans la réinterprétation de la culture locale. C'est vraiment, c'était d'essayer d'avoir le bon ton dans chaque détail, autant pour notre, et d'avoir cette double vision, autant pour notre clientèle internationale. qui va venir en Afrique du Sud et qui ont peut-être des attentes. Mais autant pour cette nouvelle clientèle finalement des Sud-Africains qui sont tout nouveaux en fait finalement pour nous.
- Speaker #1
On avait déjà une clientèle Sud-Africaine existante, mais on n'avait pas de resort en Afrique du Sud. Donc effectivement, avec l'ouverture de ce resort, déjà notre clientèle va se développer. Et on a des Sud-Africains qui voyagent désormais à Durban pour l'expérience Beach & Safari.
- Speaker #2
Mais ce double, en tout cas, cette double agence, ça a été vraiment important. Et peut-être, Juliette,
- Speaker #1
tu peux aussi expliquer pourquoi on travaille toujours avec un architecte et un interior designer. Et c'est très important dans la manière dont on développe nos projets.
- Speaker #2
C'est vrai qu'on ne va jamais... Parce qu'il y a des agences d'architecture et des agences d'architecture d'intérieur qui travaillent tous ensemble et qui font partie de la même agence. Nous, on n'aime pas ce principe-là parce qu'on préfère créer conflit entre l'architecte... Alors, c'est pas... Merci. On préfère créer le conflit entre l'architecte et l'architecture d'intérieur. C'est-à-dire que quand on met deux personnes face à face, l'architecture va en fait... Souvent, il va être... En fait, il va être... Comment dire ? Il va être... Si on met un architecte avec un architecte d'intérieur qui sont dans la même agence, l'architecture mangera toujours l'architecture d'intérieur. Et quand on prend un architecte d'intérieur différent de l'architecture, l'architecte d'intérieur, lui, va vouloir se battre pour son projet et Et il va y avoir une situation de conflit entre les deux, qui est gérée, qui est très bien coordonnée. Il n'y a pas de drama. Mais ça permet de pousser les retranchements de l'un et de l'autre. Et ça donne le meilleur souvent des projets. Et c'est pour ça que nous, on insiste vraiment dans nos développements de resort, de séparer et de bien avoir un architecte et un architecte d'intérieur.
- Speaker #1
C'est pour que le projet soit aussi abouti sur les deux volets. À la fois d'un point de vue architectural et d'un point de vue interior design.
- Speaker #0
C'est ça. Et quels sont les éléments qui permettent vraiment, si on rentre dans le détail, le plus facilement de raconter un lieu ? Tu parlais des couleurs, sont les matériaux, le mobilier ou, évidemment, c'est moins notre créneau, mais la food tout simplement.
- Speaker #2
Alors, la food, on en parle quand on fait des développements, par exemple des restaurants, mais pour moi, ce qui prime, c'est le storytelling. Le storytelling, ce qu'on a envie de raconter aux clients, quand ils vont rentrer par exemple sur l'Afrique du Sud, on est sur un thème océan. Donc ils vont passer avec des tables baleines, après ils vont passer sur un banc de poissons, après ils vont passer dans des coraux, et après ils vont passer dans le crustacé. Mais pourtant on ne va pas manger du poisson à toutes les sauces. Le restaurant de spécialité, par contre, on essaie qu'il soit un peu plus local que le restaurant principal. Parce que là, on va servir au client une food qui va être locale.
- Speaker #1
Et donc, le design doit aussi illustrer l'usage de chacun des lieux.
- Speaker #2
Et sur ce design-là, en Afrique du Sud, on est sur un restaurant de grill, parce qu'en fait, en Afrique du Sud, on mange énormément de viande. C'est très courant là-bas, il y a de très très bonnes viandes. Et du coup, on a poussé le format steakhouse un peu, avec quand même une interprétation locale très verte. avec des bois brûlés. C'est assez beau. Et des cuirs, par exemple, aussi, qui sont super.
- Speaker #0
Et à l'inverse, quels sont les codes que vous devez absolument éviter pour justement ne pas faire la marque internationale qui s'impose ? Comment vous trouvez cet équilibre qui doit être assez juste entre l'ADN Club Med et la personnalité propre à chaque lieu ?
- Speaker #2
Je dirais les codes trop standardisés. Les signatures architecturales, aucun de nos villages, si on prend une photo et un patchwork de tous nos villages dans le monde, il n'y en a aucun qui se ressemble. Donc éviter les signatures architecturales à répéter. Une identité de marque qui soit trop présente. On ne met pas des logos Club Med au fond de nos piscines ou dans l'intégralité de l'architecture. On évite de le faire. C'est un modèle qu'on essaie de ne pas reproduire. Mais faire dialoguer l'ADN dans la culture, les matériaux, les savoir-faire et les paysages locaux, en fait l'équilibre elle est là, c'est retrouver l'esprit que l'on met dans l'expérience, tout en ayant le sentiment d'être dans un lieu unique et profondément ancré dans sa destination.
- Speaker #0
Un resort en fait c'est comme une... Une petite ville, on va aller, vos clients, vos GM, on y mange, on y dort, on travaille parfois, on fait du sport, c'est très sportif, on se rencontre et on peut faire la fête le soir ou même à l'heure du déj. Comment on pense les circulations et les espaces communs ?
- Speaker #2
En fait, on crée des zones dans le village qui vont correspondre à l'intégralité de notre clientèle. Donc autant des zones zen, wellness, pour plutôt une clientèle qui vont venir en couple ou qui vont venir sans leurs enfants, ça arrive, et qui vont profiter du coup de cette zone un petit peu calme. Souvent dans cette zone-là, on va mettre le spa, la piscine zen, le restaurant de spécialité, qui est un petit peu plus premium. Après, on a des zones qui sont plus adaptées aux familles. En Afrique du Sud, on a une zone dynamique avec une piscine famille, le mini-club, tous les sports. C'est ce qu'on va vraiment appeler la zone dynamique. Et après, le cœur du resort où on a cette mixité et la cohabitation qui se crée dans ce cœur.
- Speaker #1
L'important, encore une fois, pour pouvoir vivre pleinement son expérience de vacances, c'est de pouvoir toujours trouver un lieu qui correspond à notre volonté du moment. Si on a envie de se reposer au bord d'une piscine sans avoir de bruit ni de musique, ça existe. Si on veut faire du paddle, ça existe. Si on veut être tranquillement dans sa chambre, c'est possible aussi. Donc c'est pouvoir répondre aux besoins de mille personnes en même temps.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça le challenge. Mais comment vous faites pour justement faire cohabiter quelqu'un qui a envie de faire la fête où c'est l'heure du goûter, il y a plein de bruit, et quelqu'un qui veut simplement lire tranquillement au bord de la... Est-ce que vous travaillez sur des éléments concrets ?
- Speaker #1
Oui, c'est ce que Juliette exprimait sur le clustering. Encore une fois, quand on travaille sur le masterplan, l'enjeu est de pouvoir déterminer des zones distinctes dans lesquelles les clients vont pouvoir aller rechercher une expérience différente tout au long de leur séjour. Donc il y a vraiment des zones plus calmes, des zones plus dynamiques, des zones sportives, des zones adaptées aux enfants. Et des zones de mixité. Et des zones de mixité, des zones plus exclusives, où au sein d'un resort, on a des espaces qu'on appelle Exclusive Collection, où là, le service est plus premium. L'idée est, encore une fois, que tout soit possible.
- Speaker #2
Là où en fait on va avoir des enjeux, c'est les espaces hybrides, où en fait on nous demande autant d'avoir des gens qui vont venir pour un bouquin, comme des gens qui vont venir avec leur famille jouer aux cartes. Mais on a ces espaces hybrides, c'est souvent dans les cœurs de resort, mais sinon on a quand même la possibilité, on offre à nos clients d'aller n'importe où dans le resort pour trouver leur lieu. En fait ils vont se sentir aussi bien, je pense qu'avec les... l'ensemble des designs aussi qu'on fait, parce qu'en fait, on ne met pas le design partout. On a des espaces qui sont très différents dans l'ensemble du resort, pour aussi donner l'expérience. Ah bah tiens, aujourd'hui, je n'ai pas été au Beach Club, je vais aller voir un peu ce que ça donne là-bas. Et en fait, finalement, à la fin du séjour, ils vont trouver leur spot. Et on se rend compte qu'ils vont rester, finalement, sur leur spot à la fin de leur séjour, quand ils auront trouvé là où ils se sentent bien. Et il y a suffisamment d'espace dans le... dans le village pour qu'ils se trouvent leur spot préféré.
- Speaker #0
Oui voilà, j'allais dire, c'est quand même aussi l'immensité du lieu qui fait qu'on peut être, moi pour l'avoir vécu pendant les séjours que j'ai pu faire, on peut être là où ça se passe, mais loin, et donc en fait on y est sans y être.
- Speaker #1
Là, typiquement en Afrique du Sud, si on parle de l'offre piscine, on a une piscine principale, où là tout le monde est bienvenu, on a une piscine famille qui est spécifiquement conçue, comme son nom l'indique. pour les familles, donc avec des jeux. Les parents peuvent être là avec les enfants. On a une piscine calme qui est interdite aux enfants. Là, c'est exclusivement pour les adultes qui veulent vivre un temps sans musique et sans bruit. Et on a aussi la piscine de l'Exclusive Collection qui est réservée à la clientèle de l'Exclusive Collection. Encore une fois, même si on veut juste aller à la piscine, on a tout un tas de choix qui s'offrent à nous pour le séjour.
- Speaker #0
Quels sont les espaces les plus compliqués à concevoir ? Est-ce qu'il y en a ? Parce que j'imagine que presque faire les chambres, c'est ce qu'il y a de plus facile pour vous.
- Speaker #2
Alors, il n'y a rien de facile.
- Speaker #0
Je faisais un petit raccourci, je tentais.
- Speaker #2
Il n'y a rien de facile. Mais les espaces les plus compliqués, c'est vraiment tous les espaces qui vont demander ce côté hybride dont je parlais tout à l'heure. C'est des conceptions qui doivent être mobiles, où les espaces vont devoir s'adapter, changer du tout au tout, durant le séjour des clients. Les espaces bars, par exemple, c'est des espaces où on ne travaille pas un plan, on travaille trois plans. On travaille le plan de jour, le plan apéritif et le plan de soirée, ce qui nous permet de créer des espaces. modulables et mobiles sur ces espaces hybrides. C'est assez difficile à faire, mais on y arrive très bien.
- Speaker #1
Ce qui peut être aussi assez compliqué, c'est les zones qui vont accueillir beaucoup de flux à des moments assez clés de la journée. Je pense notamment au restaurant principal. Donc, encore une fois, vous le disiez tout à l'heure, mais c'est une petite ville, le Clomède. On peut accueillir environ 1000 personnes qui vont venir déjeuner. Donc, il faut sans surdimensionner les lieux, Et... être en capacité de gérer les flux pour que les cuillants puissent déjeuner en paix et rapidement et comme ils le souhaitent.
- Speaker #0
Pour rebondir là-dessus, un resort, le club Med est extrêmement sollicité. Il y a beaucoup de personnes, beaucoup de passages, des valises des enfants, du sable,
- Speaker #1
de la neige.
- Speaker #0
L'enjeu,
- Speaker #1
c'est que ça ne se ressente pas.
- Speaker #0
Donc comment on conçoit du beau quand on sait qu'il va être énormément utilisé ? Même comment vous travaillez avec vos fournisseurs ? Il y a deux questions en une.
- Speaker #2
Ça dépend de quoi on parle, mais on essaiera toujours d'avoir quelque chose de résistant qui va pouvoir durer dans le temps. Je vous donne un exemple, les tissus. C'est peut-être un petit exemple, mais c'est beaucoup de détails. On adore les tissus. On adore les tissus.
- Speaker #0
Tu peux y aller.
- Speaker #2
Un tissu dans un bar principal, au club, il faut imaginer que le pauvre tissu subit énormément de choses. entre les enfants qui marchent dessus, les verres de vin qui se renversent. Donc on a quand même des choix de tissus très précis, et on a un cahier des charges très précis sur nos choix de tissus pour éviter d'avoir à changer notre gamme de mobilier tous les mois. Parce qu'en fait, ça serait tous les mois si on devait faire... Parce qu'effectivement, on a énormément de clients qui vont venir à toute heure de la journée. Il faut quand même que ces espaces soient le plus propres possible et le plus qualitatifs possible, mais le plus durable aussi. C'est un petit peu l'enjeu.
- Speaker #1
On a beaucoup d'enjeux aussi sur le mobilier extérieur parce qu'on est dans des zones un petit peu particulières. Ça peut être la montagne à 2500 mètres d'altitude ou alors ça peut être à la mer et donc du coup, on va subir les embruns, etc.
- Speaker #2
La mer, c'est... En tout cas, dès qu'on est en bord de mer, c'est, je dirais, l'endroit le plus... difficiles à faire tenir dans le temps. Donc on a vraiment des enjeux de choix de mobilier sur les extérieurs qui sont très très très engageants et qui sont vraiment... On est hyper poussé, en tout cas on a beaucoup évolué ces dernières années parce qu'en fait on ne pouvait pas changer nos mobiliers tous les six mois parce qu'en fait c'est un petit peu le cas si jamais on prend des mobiliers qui ne sont pas de qualité. Donc on a des fournisseurs avec qui on travaille énormément. et qui vont nous faire des mobiliers extérieurs qui vont être super et qui vont tenir dans le temps pendant... L'objectif, c'est que ça tienne au moins 8-10 ans. Donc,
- Speaker #1
il faut que ce soit beau et résistant.
- Speaker #0
Mais donc, vous développez, vous achetez à des fournisseurs ?
- Speaker #2
Il y a suffisamment de gammes aujourd'hui sur le marché pour qu'on s'embête à développer. On trouve notre bonheur aujourd'hui, surtout que ça a énormément évolué ces cinq dernières années, notamment sur les produits extérieurs. Mais il faut savoir que des fois, on a des tissus extérieurs qu'on met en intérieur parce qu'il y a des tissus extérieurs qui sont hyper résistants. Et vu que nos villages sont quand même vachement ouverts, c'est presque du dehors, même si c'est dedans, c'est quand même du dehors. Donc on insiste pour avoir de l'aluminium, pour vraiment avoir des mobiliers qui vont résister à tout, autant à des enfants qu'à la zone climatique.
- Speaker #0
Et quelle est la place du sur-mesure ?
- Speaker #2
Énorme. La place du sur-mesure, elle est énorme sur tout ce qui est agencement de l'ensemble des buffets, les agencements des banquettes. Mais le plus possible, on va quand même sur du catalogue quand c'est des mobiliers de chaises. Mobiles, en fait. Mobiliers mobiles, on va quand même aller sur du... En fait, il y a les deux. Pour l'Afrique du Sud, c'est très particulier. Mais l'Afrique du Sud, tout a été fait localement. Parce qu'ils ont une force là-bas. C'est qu'ils font vraiment tout. Tout, Il y a juste un truc sur lequel on n'a pas transigé, et je pense qu'ils étaient quand même capables de le faire, c'est les transats, parce que les transats, dans tous nos resorts, c'est le même. On sait que celui-là, il est increvable, et il va respecter tout ce qu'on lui demande, mais c'est le seul truc qu'on a importé. Tout le reste, c'est du local en Afrique du Sud, et ça, ça a été vraiment une très belle surprise, et tout a été fait sur mesure.
- Speaker #0
Oui, et sur les... Tout à l'heure, tu parlais des chambres, et vous disiez, je crois, au tout début, qu'il y avait 400, 300, 400 clés. Et pareil, je crois que les chambres, il y a plusieurs tailles de chambres, il y a plusieurs standings.
- Speaker #2
Oui, on a plusieurs types. En plus, on a trois gammes. Donc, on a la supérieure, on a la deluxe et l'exclusive collection. Et ces trois gammes-là, en fait, ça a des thèmes différents aussi. Donc, en fait, on a déployé trois chambres différentes. Mais en fait, il y a peut-être 15 types.
- Speaker #1
Oui, il y a trois gammes différentes. Il y a supérieure, deluxe et suite. Après, elles ont des tailles différentes. On peut avoir une chambre supérieure couple. Et puis après, on a des chambres, donc un lit double. Et après, on a des chambres supérieures famille. Donc là, il y a deux chambres. Une pour les parents, une pour les enfants.
- Speaker #2
Et on a même une chambre supérieure pour trois.
- Speaker #0
Et pareil, elles sont pensées selon, je sais qu'à la montagne, puisque le Podcast Club, c'est toujours à la montagne, il y a un vestiaire, un dressing qui est immense parce qu'on a des gros pulls et des gros manteaux.
- Speaker #1
Tout à fait, les vestiaires, encore une fois, on est en vacances et c'est vrai que les vestiaires peuvent paraître parfois un peu surdimensionnés. Mais il faut voir, déjà, les gens viennent généralement en famille, donc il y a besoin de beaucoup de place dans les placards. Et ensuite, si on prend l'exemple de la montagne, on va aller skier. Donc il y a besoin de toutes les affaires de ski. Parfois, on en a plusieurs, même si elle revient mouillée. Mais il y a aussi les vêtements de sport, si on veut aller au spa ou à la piscine ou au fitness. Mais il y a aussi les vêtements de soirée, puisque le soir, il y aura des thèmes de soirée, etc. Donc, il faut pouvoir...
- Speaker #2
On a presque 3 ou 4 tenues par jour, en fait, au club.
- Speaker #1
Il faut pouvoir adapter la taille des placards à la taille des valises de nos clients.
- Speaker #0
Alors vous parlez, on parlait là des matériaux tout à l'heure, je sais que vous dites que vous travaillez avec des matériaux régionaux et responsables et que vous avez engagé toute une démarche qui est importante autour de bâtiments plus responsables. Est-ce que vous pouvez nous dire un mot là-dessus, est-ce que ça change concrètement ?
- Speaker #1
L'approvisionnement en matériaux locaux ça fait vraiment partie de notre feuille de route quand on développe de nouveaux resorts et c'est une des bases de notre démarche éco-responsable. quand on... On fait la conception de nos nouveaux produits. Concrètement, notre démarche RSE s'appuie sur d'autres piliers aussi, puisque l'intégralité de nos resorts sont éco-certifiés, avec des labels internationaux, comme BRIM par exemple, ou des labels équivalents. Ce qui veut dire que tous les enjeux environnementaux sont intégrés dès la conception et pendant le chantier, notamment sur la gestion des déchets, l'eau. les consommations énergétiques, etc. Ensuite, comme je le disais tout à l'heure, on essaye de s'approvisionner en matériaux locaux et d'avoir la filière la plus courte possible quand c'est possible. Et enfin, une fois que le village est construit, on a aussi des certifications environnementales pour l'exploitation du resort. Et donc l'intégralité de notre portefeuille, il est certifié Green Globe, ce qui veut dire que nous essayons d'exploiter nos adresses de la manière la plus vertueuse possible.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
On prend en compte les consommations d'eau, consommations énergétiques, traitement des déchets, approvisionnement locaux, mais là on ne parle plus de mobilier, on parle de food. C'est vraiment une vision 360 sur l'impact que va avoir le client quand il sera au village. Donc l'intégralité de nos resorts, encore une fois, sont certifiés pour la conception et la construction et les opérations.
- Speaker #0
Et tu disais tout à l'heure, mais c'est intéressant, tu as fait toute une liste d'actions que vous menez pour montrer que vous faites attention à l'environnement et que vous avez toute une politique RSE. Est-ce que tu peux même nous dire au quotidien tout ce qui est mis en place ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas forcément facile parce que chacun des sites a des contraintes, mais on travaille par exemple sur l'approvisionnement en eau. Comment est-ce qu'on va pouvoir réduire nos consommations ? Comment est-ce qu'on va pouvoir réutiliser l'eau ? Pour, par exemple, arroser les jardins. On met en place tout un tas de systèmes de réutilisation des eaux grises, de jardins filtrants. Ensuite, sur l'énergie, c'est comment on va avoir la production d'énergie la plus propre possible. Dans les lieux qui s'y prêtent, on peut avoir des pompes à chaleur, des panneaux solaires. Ensuite, il s'agit d'avoir des bâtiments qui sont bien isolés. Il s'est essayé d'avoir des systèmes de gestion de la climatisation et du chauffage qui sont très bien gérés pour ne pas surclimatiser ou surchauffer. Donc c'est vraiment une vision 360° sur les impacts que peut avoir le Club Med sur son environnement. Là, comme je le disais, c'est sur la conception et la gestion du chantier et on se fait accompagner de conseils spécifiques. pour obtenir une labellisation environnementale extrêmement exigeante sur l'intégralité de nos projets. Mais ensuite, derrière, une fois que le resort est ouvert, il s'agit également que l'exploitation soit vertueuse. Je ne sais pas si tu veux compléter, Juliette.
- Speaker #2
Par exemple, le Bye Bye Plastic, il n'y a plus aucun de nos resorts. En tout cas aujourd'hui, en Afrique du Sud aussi, on offre à nos clients quand ils arrivent une gourde et ils vont pouvoir remplir cette gourde-là durant leur séjour et il n'y aura pas de bouteille d'eau en plastique dans leur chambre.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de mesures qui sont prises sur le gâchis alimentaire par exemple. Aujourd'hui, il y a 20 ans, on clomait le All Inclusive, c'était des grands plats où les gens venaient de servir. Aujourd'hui, on sert à l'assiette pour éviter le gaspillage. On a aussi un approvisionnement local. L'idée est de pouvoir adapter au mieux les consommations alimentaires à la clientèle.
- Speaker #0
Et donc sur cette idée, sur la construction, le fait de construire ou de rénover dans des endroits exceptionnels, est-ce que ça vous donne une responsabilité, je dirais,
- Speaker #1
supplémentaire vis-à-vis du paysage ? Évidemment, puisqu'on travaille toujours dans des lieux où, encore une fois, notre objectif est de... préserver ou de magnifier la nature. C'est une responsabilité immense que de maintenir l'âme du lieu et de préserver la beauté naturelle du site, la biodiversité, etc.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'est aujourd'hui le plus difficile à concilier entre vos ambitions esthétiques, les contraintes techniques, le budget, l'usage intensif et les enjeux environnementaux ?
- Speaker #2
Je dirais que le plus difficile, c'est de trouver le bon équilibre entre l'ambition esthétique et la réalité du projet. La réalité du projet, c'est le budget, les contraintes techniques, les usages intensifs et la durabilité des matériaux. L'objectif pour nous, c'est de ne pas sacrifier le design et de trouver la solution qui soit à la fois belle, durable et réellement adaptée à l'exploitation.
- Speaker #1
Toute la conception, c'est un process itératif sur lequel on va se baser sur nos standards de marque, nos standards... construction, nos éco-standards, pour s'assurer d'avoir un projet qui est le plus vertueux possible. Et ensuite, au fur et à mesure de l'avancement du projet, toujours maintenir cet équilibre précaire entre esthétisme, durabilité et contraintes techniques, réglementaires, environnementales et budgétaires.
- Speaker #0
Oui, et au tout début, tu parlais de luxe un petit peu, mais vous êtes dans un luxe un peu moins codifié qui est peut-être... être plus humain et qui est quand même très lié à l'environnement. Qu'est-ce que le luxe pour le Club Med ? Est-ce que vous positionnez quand même le luxe ?
- Speaker #1
Tout à fait. Le Club Med, c'est une vision du luxe qui est plus décontractée et c'est un luxe qui est partagé et encore une fois qui est basé sur la relation humaine. La convivialité est au cœur du luxe. En tout cas, de l'interprétation du luxe. Ou alors,
- Speaker #0
est-ce que tu dirais que le luxe, c'est aussi davantage maintenant une question de la chance d'être dans un grand espace ? C'est la lumière, le silence, la qualité des détails, les beaux matériaux ?
- Speaker #1
Je peux répondre. Absolument.
- Speaker #2
Moi, je pense qu'aujourd'hui, le luxe, il ne se définit pas uniquement par la noblesse et la rareté des matériaux. Aujourd'hui, on utilise énormément de matériaux qui ne sont pas dans la définition de haut de gamme et de luxe. Mais c'est vraiment davantage dans ce qu'on va ressentir dans le lieu. Les espaces, l'espace qu'on va donner aux clients, la lumière naturelle, le calme, les proportions et la justesse des détails qui sont devenus une véritable forme de luxe. Les beaux matériaux, c'est bien beau mais ça ne suffit pas, ça ne suffit plus. Nous on veut créer de l'émotion dans nos resorts. Pour moi, le véritable luxe, c'est l'équilibre de ces éléments et cette sensation de bien-être et d'évidence qu'on va ressentir sans forcément pouvoir l'expliquer. C'est vraiment un luxe abouti. Ce n'est pas ce qu'on va vouloir montrer, c'est vraiment ce qu'on va donner et ce qu'on va faire ressentir à nos clients.
- Speaker #1
Et Juliette parlait d'expérience, mais aujourd'hui le luxe au Club Med, c'est pouvoir vivre ses vacances en toute liberté.
- Speaker #2
L'art du temps libre.
- Speaker #1
L'art du temps libre et de pouvoir faire de ses journées absolument ce qu'on veut. Donc le luxe au Club Med, c'est aussi concevoir ces lieux qui vont permettre cette déconnexion.
- Speaker #0
L'art du temps libre, c'est une de vos signatures ?
- Speaker #1
L'art du temps libre, c'est notre promesse.
- Speaker #0
Ah, c'est la promesse, ok. Et j'en reviens sur cette idée de monter en gamme. qu'est-ce qui... quand même n'a pas changé et qui fait qu'on est quand même dans cet esprit Club Med à la cool ?
- Speaker #1
Alors ce qui n'a pas changé au Club Med, malgré la montée en gamme, c'est la relation humaine et la décontraction. On est au Club Med pour rencontrer des gens, pour faire des activités en groupe, pour partager des temps forts en famille avec nos GO et nos GE. Et si on est au Club Med, c'est parce qu'il n'y a pas de protocole guindé, qui est assez différent du reste de l'industrie. Écoles du luxe.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Combien il y a de personnes qui interviennent vraiment derrière la création d'un resort ? Vous n'êtes pas que deux, j'imagine, entre les archis, les paysagistes, les bureaux, je ne sais rien, bureaux d'études.
- Speaker #1
Si on prend l'exemple de la...
- Speaker #0
Il faut combien de personnes pour construire un resort ?
- Speaker #1
Alors, pour construire un resort...
- Speaker #0
C'est deux choses différentes. Oui, pardon. Non, mais je ne parle pas des ouvriers, évidemment.
- Speaker #1
Alors, dans la conception, rien qu'au Club Med, il y a une trentaine de métiers qui sont impliqués. Mais ça, c'est juste interne au Club Med. Ensuite, on... On a travaillé avec plus de 200 entreprises, bureaux d'études, fournisseurs. Et si on parle du chantier même, c'est presque 2000 ouvriers qui ont travaillé sur le chantier.
- Speaker #0
Quel chantier ? L'Afrique du Sud. Et il y a combien de personnes qui travaillent au Club Med tout court, pour nous donner une petite idée ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, il y a environ 25 000 employés au Club Med, si on prend en compte l'intégralité des personnes qui travaillent dans les villages.
- Speaker #0
Et sur cette montée en gamme, comment vous définiriez aujourd'hui de toute façon le positionnement du Club Med ? Qu'est-ce que vous voulez être pour vos clients et quelle image vous voulez renvoyer ?
- Speaker #1
Ce qu'on veut c'est incarner un lieu où la logistique s'efface et qui libère l'esprit pour profiter pleinement du temps libre et se reconnecter à la nature et à sa famille et ses amis.
- Speaker #0
Vous avez maintenant une certaine concurrence. vous avez des acteurs sur la même verticale évidemment, mais il y a aussi pas mal de modèles qui sont arrivés, des nouveaux modèles qui misent sur quelque chose de plus intime, de plus exclusif, comme les maisons de vacances allouées où cet esprit un peu l'hôtel, les services un peu hôteliers mais à la maison. Qu'est-ce que cette évolution, elle change pour vous ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y a beaucoup d'acteurs qui se mettent au tout inclus, au l'inclusif aujourd'hui. La bonne nouvelle, c'est que c'est le Club Med qui l'a inventé en 1950. Donc on a une petite longueur d'avance sur la gestion de sites all-inclusives et sur l'expérience plus intime. Malgré l'échelle de nos sites, dont on a beaucoup parlé, l'idée c'est qu'on puisse offrir des expériences intimistes même dans des resorts qui peuvent être de grande taille. Donc typiquement, on crée des espaces exclusive collection qui eux sont plus exclusifs, plus petits, où on a un service dédié. On a aussi une gamme avec des villas et des chalets, où là, on a vraiment un service très personnalisé et cette expérience plus intimiste, mais toujours connectée au reste du Club Med. Donc, on peut avoir les deux.
- Speaker #2
L'intimité d'une maison de vacances.
- Speaker #0
Vous essayez de recréer ça même au Club Med ?
- Speaker #2
Oui, bien sûr. Surtout en zone exclusive collection, avec les villas, les chalets. Alors, c'est une gamme qui est beaucoup plus haut de gamme, mais ça permet quand même à une certaine clientèle d'avoir cette...
- Speaker #0
Tu peux dire un mot sur l'exclusive collection ? Qu'est-ce que c'est exactement ? C'est qu'on en a mentionné plusieurs fois. L'exclusive collection,
- Speaker #2
c'est des lieux qui sont dans nos resorts, qui sont haut de gamme, plus premium.
- Speaker #1
Le plus haut niveau de gamme qui est disponible au Club Med, c'est soit des espaces dédiés au sein d'un même village, soit même c'est des villages entiers qui sont exclusive collection. Et on a aussi notre bateau de croisière, le Club Med 2, qui est exclusive collection. Et on a également des villas et des chalets qui sont... comme son nom l'indique, des villas et des chalets à proximité de nos resorts, dans lesquels il peut y avoir encore une expérience plus haut de gamme.
- Speaker #0
Est-ce qu'on arrive bientôt à la fin ? Qu'est-ce que vous, votre métier à l'Unelode, vous a appris sur les lieux de vacances qu'on ne soupçonne vraiment pas quand on est simplement client d'un hôtel ?
- Speaker #1
Moi, ce qui me fascine aujourd'hui, c'est les coulisses du resort. On ne se rend pas compte à quel point la logistique... Et les opérations sont clés pour délivrer un service optimal pour les clients. Ce que j'adore faire, c'est aller visiter les cuisines par exemple. Les cuisines et les gardes-mangés et les frigos. Quand on nourrit 1000 personnes matin, midi et soir, c'est une mécanique bien huilée qui permet de réaliser ça.
- Speaker #0
Si tu devais donner trois choses par exemple auxquelles on devrait faire attention la prochaine fois qu'on entre dans un club med, ce serait quoi ? Quelque chose justement qu'on ne soupçonne pas.
- Speaker #1
Par exemple, le cerf-chevalier, pour ceux qui ont eu la chance d'aller au cerf-chevalier,
- Speaker #2
le yeti de l'entrée, c'est un élément waouh. C'est des choses qui sont anecdotiques dans nos villages, mais qui permettent de créer l'expérience et de créer la surprise. La fluidité, les circulations, les flux, on ne les imagine pas. Je pense que les gens n'imaginent pas les flux, comment ils sont pensés dans nos resorts. L'intérêt, c'est que ce soit discret. Et en fait... finalement d'avoir jamais le sentiment d'être dans un lieu surchargé ou contraint, et la diversité des ambiances et des espaces. Au fond, ce que j'aimerais qu'on remarque, c'est tout ce travail invisible qui permet de vivre une expérience à la fois fluide, surprenante et profondément agréable.
- Speaker #1
C'est bien, c'est un beau mot de la fin.
- Speaker #0
Tu veux dire un mot ?
- Speaker #1
Oui, c'est toutes les petites attentions qui sont mises partout dans le resort. pour que nos GM passent le meilleur séjour possible.
- Speaker #0
Oui, et dont on ne se rend pas forcément compte.
- Speaker #1
Dont on ne se rend pas forcément compte.
- Speaker #0
Oui, ok. Alors là, vous êtes ensemble pour ce podcast. Est-ce qu'au quotidien, vous travaillez vraiment ensemble ou vous êtes dans deux départements différents ?
- Speaker #1
Alors, on est sur le même plateau. Sachant que Marine est ma bosse.
- Speaker #0
Ah, c'est ta responsable, d'accord. Je n'avais pas intégré ça, d'accord.
- Speaker #2
Oui, directrice générale, construction, développement, architecture et design.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on aurait dit directrice générale. Ah oui, voilà. C'est parce que je pensais que toi, tu étais plus côté construction et toi, plus côté archives intérieures.
- Speaker #1
Tu vois, je pensais que c'était... Non, en fait, je... Pilote les départements de développement, construction, architecture et design. D'accord.
- Speaker #2
Mais c'est vrai qu'en fait, nous, on a la casquette, on travaille avec la construction, on ne travaille pas pour la construction. On est vraiment une antenne dédiée parce qu'en fait, on est un peu le garde-fou de la maison. On essaye de faire en sorte que les resorts ouvrent avec ce qu'on a validé comme design et que ça soit, qu'on prenne la perspective et qu'on ait la photo. que ça soit similaire à ce qu'on a vendu au marketing, aux équipes et même aux clients.
- Speaker #1
Et pour la petite histoire, Juliette et moi, on est arrivés ensemble au Club Med. Il y a dix ans ! Il y a dix ans, en 2016, donc ça ne nous rajeunit pas.
- Speaker #2
On en a ouvert des resorts.
- Speaker #1
Moi, après une première expérience en immobilier, je voulais vraiment travailler sur une classe d'actifs hôtelières qui me paraissait être particulièrement intéressante et dans un environnement international. Et Juliette, qui a une histoire intéressante avec le Club Med aussi.
- Speaker #2
En gros, j'étais géo mini-club pendant toutes mes vacances scolaires. Quand je faisais mes études d'architecture d'intérieur, toutes mes vacances scolaires, je partais au club en tant que géo mini-club pour me faire un petit peu d'argent. Et à la fin de mes études, je rêvais de faire de l'hôtellerie. J'avais vraiment envie de faire de l'hôtellerie. C'était vraiment ce qui m'animait dans mes études, l'hospitality. Et j'ai toqué à la porte. je... J'ai trouvé un petit stage à la fin de mes études pour venir au club en tant qu'architecte. Et on l'a gardé. Ah,
- Speaker #0
génial ! Et vous m'avez gardé. Mais il y a plein, je crois, de... Bon, rien à voir, mais de géos qui faisaient un peu les spectacles et tout, qui sont devenus des humoristes, je ne sais pas quoi. Oui,
- Speaker #1
je crois qu'il y a beaucoup de géos. Il y a Danny Boone. Il y a Danny Boone, il y a Moziman.
- Speaker #0
Canmerad.
- Speaker #1
Canmerad.
- Speaker #0
Ah ben voilà.
- Speaker #1
Moziman ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
je crois que Moziman était géo.
- Speaker #0
Je ne te crois pas.
- Speaker #1
Mais il n'y a pas Laurent Gérard ? Il y en a plein. Comment il s'appelle l'imitateur ?
- Speaker #2
Je pense que Laurent Gérard a été aussi au club.
- Speaker #1
Ok, bon. Il y a beaucoup de...
- Speaker #0
Je crois qu'il y a Olivier Debenois aussi. Mais ça, il faut vérifier.
- Speaker #2
Oui, il faut vérifier. Moi, je n'ai pas connu de... Si, Edouard Deloignon, qui est monté en ce moment en artiste. Il était géo avec moi.
- Speaker #0
Ah, excellent. Que je suis sur Instagram.
- Speaker #2
C'est un humoriste.
- Speaker #0
Un humoriste qui fait du stand-up qui est assez drôle.
- Speaker #1
Géo à dos. J'attends ton spectacle avec grande impatience, Juliette. Écoute, avec plaisir.
- Speaker #0
Bon, génial. Merci beaucoup, les filles, de nous avoir partagé cet envers du décor de l'iconique Club Med. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à vous. Le
- Speaker #0
Décodeur, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté en entier. Si vous avez aimé, n'oubliez surtout pas de vous abonner au podcast pour ne pas rater les prochains épisodes et retrouver tous ceux qui ont déjà été enregistrés. N'hésitez pas non plus à le partager en l'envoyant à vos proches qui pourraient être intéressés. ou en story Instagram. D'ailleurs, on peut se retrouver sur le compte Décodeur, où je poste très régulièrement. Et si jamais vous avez 15 secondes, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles ou un avis. C'est juste sous la liste des épisodes. Non seulement ça me fait très plaisir, évidemment, mais dans la jungle des podcasts, plus on a de notes, plus on se fait remarquer, ce qui est très important pour moi. Voilà, merci beaucoup, et à très bientôt alors, ici ou ailleurs.