- Speaker #0
Musique Stylé, c'est la nouvelle émission de Décodeur. Je m'appelle Hortense Leluc, je suis... Je suis journaliste déco et dans Stylé, vous entendrez une personnalité qui n'est pas forcément du monde de la déco, contrairement à tous mes invités jusqu'à maintenant, mais qui a du style. Quelqu'un qui nous inspire, qui nous influence. Et ensemble, on va entrer chez elle, de manière fictive, et déambuler pièce par pièce pour en savoir plus sur ses goûts et son univers. Une immersion dans un intérieur, au sens propre comme au figuré. Si vous aimez ce podcast, n'oubliez surtout pas de vous abonner pour ne pas rater les prochains, et même les précédents, puisqu'il y a plus d'une centaine d'épisodes en ligne, que ce soit sur les tendances déco, les actus, les conseils pratiques, et bien sûr avec plein d'invités passionnants. Vous pouvez aussi suivre les aventures de Décodeur sur Instagram. D'ailleurs, quand vous partagez l'épisode en story ou que vous m'écrivez des messages, il n'y a rien qui ne me fait plus plaisir. Merci beaucoup d'être là et bonne écoute. Bonjour à tous, aujourd'hui mon invitée est Julie Borjo. Vous la suivez peut-être déjà sur Instagram, mais sinon il faut que je vous raconte. Si je suis là aujourd'hui, si je suis journaliste d'écho depuis 25 ans et que j'ai aujourd'hui ce podcast à succès, c'est un peu grâce à elle. Julie était rédactrice en chef du Marie-Claire Maison, du site internet, et c'est elle qui m'a embauchée pour mon premier stage en journalisme quand j'avais 19 ans. J'ai tellement adoré que je n'ai pas bougé, j'y suis restée 7 ans. Mais je ne suis pas là pour vous raconter ma vie, mais la sienne. Après Marie-Claire Maison, Julie a créé Imaille, une marque de bijoux. Et aujourd'hui, elle reprend du service dans le monde de la déco et du design. On va tout vous raconter. Julie est tellement stylée dans sa personnalité, dans son look, dans ses goûts. Ce format était parfait pour elle. Bonjour Julie.
- Speaker #1
Bonjour Hortense.
- Speaker #0
On est devant ta porte. Je sonne. Comment tu te présentes ? toi aux inconnus ?
- Speaker #1
Je me présente en disant que je suis journaliste lifestyle sur Instagram. Alors quelquefois on me dit, ah influenceuse, pas du tout. Je considère Instagram comme un média et j'y partage mon regard sur ce qui me fait plaisir, ce qui nous fait du bien au quotidien en fait, le lifestyle. De la déco, du design bien sûr, mais aussi des expositions, pourquoi pas des tips de beauté, tout ce qui peut nous faire du bien au quotidien.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai qu'il y a toute une dimension artistique. culturelle et même un peu mode.
- Speaker #1
Et même un peu mode, exactement. C'est vraiment la vie au quotidien. Le lifestyle, c'est ça. C'est la vie au quotidien et ce qui nous fait du bien et ce qu'on aime. Et c'est juste un regard que je partage, des histoires que je raconte.
- Speaker #0
Oui, on va revenir dessus. Mais alors là, on est quoi ? Devant une maison, un appart ?
- Speaker #1
Un appartement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Un appartement au dernier étage d'un tout petit immeuble au deuxième étage.
- Speaker #0
Et c'est l'appartement de... Ça fait longtemps que tu es là ?
- Speaker #1
Ça fait cinq ans qu'on est là. Tous les deux avec mon mari, sans les enfants, partis depuis longtemps. Un grand appartement très agréable à vivre. Julie Labellevie quoi.
- Speaker #0
Julie Labellevie, c'est comme ça que j'aurais dû te présenter. Julie Labellevie. Oui c'est ça.
- Speaker #1
En ce moment je me présente un peu comme ça.
- Speaker #0
On pose ton portable dans l'entrée, il y a quoi en fond d'écran de ton portable ?
- Speaker #1
Mais j'ai pas de fond d'écran en fait, il y a l'heure. Et sinon, il y a quatre fonds d'écran, mais je ne comprends même pas comment ils viennent, et comment je les ai créés, et comment... J'y comprends rien. Ça ne m'intéresse pas beaucoup.
- Speaker #0
Ah ben mince, parce que c'était ma question d'après. J'allais dire, est-ce que tu te souviens quand on était... Donc on va accéder comme ça, subtilement, à tout ton parcours. Tu te souviens quand on était chez Marie-Claire Maison, on avait les premiers gros Mac en couleur, et c'était le début d'Internet. Toi, tu étais rédactrice en chef de Marie-Claire Maison. Comment tu étais arrivée là ?
- Speaker #1
J'étais depuis déjà près de dix ans chez Marie-Claire Maison. Je suis rentrée chez Marie-Claire Maison à 23 ans. Je venais d'avoir mon fils aîné et je m'occupais du courrier des lecteurs. Au tout début, j'étais stagiaire. Ensuite, j'ai été embauchée. On m'a dit qu'il y avait une place à prendre, c'est à mi-temps courrier des lecteurs et ensuite être assistante de tout le monde à la rédaction, autant les stylistes que la rédactrice en chef Gabrielle Pascal. des choses comme ça et voilà.
- Speaker #0
Et après on t'a proposé le poste ?
- Speaker #1
Je suis restée longtemps au courrier des lecteurs, mais je faisais de plus en plus à côté.
- Speaker #0
Mais on apprend plein de choses au courrier des lecteurs, je me souviens, parce qu'en fait tu dois répondre à « j'ai vu telle nuance de parquet, où est-ce que je peux le trouver ? » Oui,
- Speaker #1
c'est très concret, plein de questions de déco très précises et j'ai dit de plus en plus les stylistes et les journalistes. Ensuite j'ai fait quelques papiers pour le Paris, je faisais des boutiques. bip Petit à petit, de plus en plus.
- Speaker #0
Oui. Et donc, on t'a proposé ce poste au marieclairmaison.com. C'était les tout débuts. On t'a lancé. Moi, je me souviens, on faisait partie de l'équipe de lancement. Aujourd'hui, c'est devenu un peu un contour. en site de déco, marie-claire-maison.com, je crois qu'il marche vraiment très bien. Et donc toi, tu étais au tout début de ce site internet. Quels souvenirs tu gardes ?
- Speaker #1
C'était formidable, surtout Nadege, qui était la chef de projet, qui était la directrice du Tric, Nadege Fougeras, je ne sais pas si on peut dire son nom. Oui, si,
- Speaker #0
on peut dire.
- Speaker #1
Et qui était vraiment génial, c'était une équipe formidable. Mais souviens-toi, on a travaillé deux ans à préparer la base de données, avant de le mettre en ligne. En fait, ça a été très long, la préparation, pour qu'il y ait assez de matière en information, tant en boutique. en sélection d'objets. On l'a préparé pendant près de deux ans et je crois que je l'ai exploité en ligne pendant trois ans environ. Ce qui était très intéressant, je trouvais, c'est qu'on travaillait autant les textes et les informations écrites que les images. Souviens-toi, c'est nous qui le réquadrions, qui les mettions. On avait dû apprendre toute cette partie-là.
- Speaker #0
Avec Photoshop,
- Speaker #1
que je ne connaissais pas. On a quand même appris beaucoup de choses. C'était assez formidable. Parmi mes meilleurs souvenirs que je garde là-bas, je trouve que... qu'aujourd'hui, je renoue un peu avec ça, c'était une fois qu'on était en ligne et qu'il y avait les salons comme Maisons et Objets et qu'on couvrait les salons avec des appareils photo numériques et qu'on mettait directement en ligne le soir même, en fait, il y avait un petit côté un peu comme un début d'Instagram avec une espèce de rapidité de l'information. Et ça, ça m'a toujours intéressée d'être un peu un relais entre ce qu'on vit et qui fait battre notre cœur, qui nous intéresse, et le public, les lecteurs potentiels. Enfin, le... Et on le faisait déjà avec des appareils numériques, et on les mettait en ligne, mais dans les 24 heures en fait. Et finalement aujourd'hui on le fait avec notre iPhone et sur Instagram. Enfin, moi très souvent je fais quelque chose l'après-midi, c'est la vidéo, puisque moi c'est un format vidéo que je fais maintenant. La vidéo est postée deux heures après.
- Speaker #0
Oui, deux heures après, t'es hyper réactive.
- Speaker #1
Oui, ça dépend des sujets.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses, quel regard toi tu as sur le monde de la déco et du design entre, on était en 2000 pile, et là par rapport à 2026, toi qui on va revenir, qui est parti, qui est revenu, qu'est-ce qui a changé, qu'est-ce qui te plaît, qu'est-ce qui te déplait ?
- Speaker #1
Je sais pas, parce qu'en fait aujourd'hui, mon but n'est pas de redevenir la spécialiste très pointue du marché de la déco que j'étais à l'époque. Parce que forcément avec mon métier, d'abord ça faisait 15 ans que je trempais dedans, j'étais obligée de... Tout connaître très bien. Aujourd'hui, ça ne m'intéresse pas tellement. C'est-à-dire que, par exemple, certains salons, je ne les quadrille pas comme je les quadrille à l'époque. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de capter l'air du temps et les parties qui m'intéressent, mais sans être une hyper grande spécialiste du marché. C'est juste un regard, c'est ce qui m'intéresse dans ce marché-là, mais sans le connaître à 100%. Donc, je ne sais pas tellement te dire quelles sont les différences par rapport à avant. Moi, personnellement, je suis beaucoup moins intéressée par tout ce qui est fabriqué aujourd'hui, vraiment par des marques, je ne vais pas faire ma snob, mais grand public. Donc, soit c'est du design un peu collectible ou un peu pointu, soit c'est des choses vintage. Mais je ne recherche pas du tout l'idée d'être ou de redevenir une grande spécialiste du marché, ça ne m'intéresse pas. C'est plus un regard sur une époque et plusieurs choses, dont le design, la déco, mais aussi un peu la mode.
- Speaker #0
C'est plus une vision et même un peu tes coups de cœur ?
- Speaker #1
Oui, exactement, c'est ce qui retient mon regard. Dans mes vidéos, en fait, je vous emmène et c'est un peu comme si vous voyiez à ma place. Et toujours raconter des histoires, mais ça dans tous mes métiers, on raconte des histoires. Marie-Claire Maison racontait des histoires dans chaque sujet, c'était une histoire. Ma marque ensuite de bijoux, chaque collection racontait une histoire. Moi, ce que j'aime, c'est raconter des histoires.
- Speaker #0
Et bah raconte-nous ta marque en fait, parce que moi je me souviens qu'on travaillait ensemble et je raconte souvent, t'as commencé un peu à enfiler des perles. Mais bien sûr,
- Speaker #1
dans ma cuisine, dans ma salle à manger.
- Speaker #0
En parallèle, et puis un jour tu nous as dit bon bah je lance Imaï et c'était parti, ça a duré combien de temps cette aventure ?
- Speaker #1
18 ans. Et je me souviens qu'on me disait mais qu'est-ce que c'est courageux de quitter Marie-Claire Maison dont est rédactrice en chef pour monter ta boîte. Mais ça n'avait rien de courageux. Moi, tous les dimanches soirs, je n'avais pas envie d'y aller. Maman, je ne veux pas y aller, ça me rappelait quand j'étais en pension. Et je me suis dit qu'à 30 ans ou 35 ans, ce n'était pas possible. Et ça ne m'a demandé aucun courage de le faire parce que j'en avais tellement envie. J'ai toujours été très manuelle et j'avais vraiment envie de faire ça.
- Speaker #0
Mais tu ne voulais plus y aller ? Tu ne voulais plus aller chez Marie-Claire Maison ou tu avais vraiment envie d'aller vers le bijou ?
- Speaker #1
Les deux à la fois. Le truc qui est très compliqué, je trouve, dans nos vies et dans ma vie, c'est qu'au fur et à mesure du temps qui passe et que forcément on avance, notamment en hiérarchie ou un peu tout, on perd de la créativité. À la fin, si tu veux que je sois très honnête, dans mon métier, il n'y avait plus rien de créatif. Je gérais des équipes, des budgets que je ne maîtrisais pas, puisque c'est l'éditeur qui le maîtrise. Et elle est où la créativité là-dedans ? À un moment, une fois que j'avais exploité le truc pendant trois ans, il n'y avait plus rien de créatif. Les annonceurs devenaient plus importants, on était un peu obligés d'en parler. Enfin, moi, ce n'est pas ce que je recherche. Et finalement, ma boîte, 18 ans après, qui était devenue quand même quelque chose d'assez gros. J'avais une boutique à Saint-Germain-des-Prés, j'étais au bon marché depuis 10 ans. Les grosses périodes, j'avais quand même 12 salariés. Il n'y a plus rien de créatif non plus. Moi, j'ai adoré dans mes bijoux les faire à la main. À la fin... Je ne montais plus de bijoux depuis 5 ans, 6 ans. Ça me manquait vraiment ce rapport. Tellement que quand j'ai arrêté ma boîte, je me suis demandé si je ne faisais pas un CAP de joaillerie. Et pour faire des bijoux en or et en pierre. Mais moi toute seule dans l'atelier, c'est ce que j'aime. C'est la matière, c'est créer, c'est faire des formes. Et puis je me suis dit qu'à 58 ans, j'étais trop vieille pour me lancer dans un CAP, les stages dans les maisons et tout ça, pour apprendre la matière, le truc, que je n'avais pas le temps. Et comme les vidéos m'amusaient, j'ai préféré me lancer dans la vidéo.
- Speaker #0
Et pourquoi t'as arrêté ? Il s'est passé quelque chose ? Le chiffre d'affaires n'était pas... Non,
- Speaker #1
c'est devenu très difficile parce que la conjoncture n'était vraiment pas facile. L'or était très cher, tout devenait très cher. Et en fait, moi, je fabriquais tout à Paris, ce qui était très important pour moi. Mais les clients s'en foutaient. Ils voulaient des bijoux moins chers. Il y avait de la concurrence. Tout le monde fabrique à l'étranger. j'étais plus concurrentielle, j'arrivais dans des prix tellement élevés et c'est devenu compliqué, la boîte était trop grosse et j'avais pas envie de gérer ça, j'aurais adoré que quelqu'un la reprenne et elle n'a pas été reprise. Au bout de 18 ans, ça aurait été comme un enfant qui quittait la maison, qui vivait de ses propres ailes, mais il n'y a pas eu de repreneur, donc l'atelier s'est arrêté.
- Speaker #0
Il y avait une vraie identité à ta marque, très forte, comment tu définirais là, tu vois, quelqu'un qui la connaissait pas ?
- Speaker #1
C'était des bijoux couture, très gros comme les... bijoux couture des années 70, des belles maisons de couture, qui sont des bijoux de haute fantaisie, en fait. C'est-à-dire qu'ils sont fabriqués à la main, ça n'est pas de l'or, c'est du laiton doré, des pierres véritables, mais des pierres d'ornement. Et tout est fait à la main et on apporte le même soin que sur presque de l'oie joaillerie, si ce n'est que c'est du vrai faux. Très en volume. Il y avait beaucoup de volume, des pièces fortes, ou alors plus fines, mais quand elles étaient fines, il fallait les accumuler. Moi, j'aime bien les pièces un peu fortes. Un peu, et c'était un peu l'élégance vintage, tu vois, il y a un côté très vintage.
- Speaker #0
Et dans ton univers, comment tu définirais ton univers, ton style ?
- Speaker #1
Ah, je ne sais pas, je ne sais pas si j'ai un style, je suis très libre aussi par rapport à ça. Quand je m'habille le matin, souvent c'est presque pareil, je raconte une histoire, c'est presque mon état d'esprit du matin. Et là je me dis, ah ben là j'ai envie de... je suis gay, alors des couleurs, ou je ne suis pas gay, ou... Je suis madame, alors je mets un collier de perles. T'es folle, complètement libre, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, mais pas folle.
- Speaker #1
Bah non, non, pas folle, mais... J'ai pas un format en tête, et puis maintenant j'ai 59 ans en fait. Donc même si tu as une personnalité, des qualités, des défauts qui vont avec tes qualités, au fil du temps, forcément tu évolues. Donc j'ai pas vraiment de style, tu vois, il évolue tout le temps. Je m'adapte aussi à ma vie qui maintenant n'est pas la même que plus jeune.
- Speaker #0
Et en style déco,
- Speaker #1
tu as un style ? En style déco, ça fait très longtemps que je n'ai rien acheté. L'essentiel des meubles que tu vois ici sont des meubles dont j'ai hérité de mes grands-parents. J'ai la grande chance que mes grands-parents avaient un goût fou et qu'ils ont notamment meublé une très grande maison au bord de la mer dans les années 60. Tout ce que tu vois comme meubles ici, les poules Kerjlom très beaux et ce genre de trucs, C'est ma grand-mère, la lampe, c'est ma grand-mère, j'ai une commode extraordinaire dans ma chambre, qui est une pièce rarissime des années 60, c'est elle aussi. Donc en fait, ça vient beaucoup de chez eux. J'aime pas tellement quand tout est assorti, mais il se trouve que c'était ces époques-là. J'ai ce canapé qui est un gros canapé simple, classique, confortable, qui vient de chez Caravan. Mais que t'as acheté ? Il y a des années, ça j'ai acheté, mais il y a 20 ans.
- Speaker #0
Ah oui, t'as pas voulu changer de canapé ? Même en déménageant par exemple, tu t'es pas dit, tiens, je change mon canapé ?
- Speaker #1
Non, ah non.
- Speaker #0
Et ta table basse ? J'aime bien demander ce qu'on...
- Speaker #1
Alors la table basse, c'est Willy Rizzo. Je l'ai chinée sur Instagram. Elle était à Bordeaux. Donc tu vois, elle est quand même assez abîmée là, sur le dessus. Mais sur la photo, ça ne se voyait pas tellement. Mais je ne l'ai achetée rien du tout sur Instagram.
- Speaker #0
Tu n'as rien de neuf, mais est-ce que tu achètes toujours quand même de la déco ?
- Speaker #1
Non, j'achète très peu. J'ai beaucoup, beaucoup chiné, mais je le revendais dans mon atelier à Marie-Claire Maison. Et en fait, ça, j'ai adoré. À la fin, pendant cinq ans, on avait un très grand atelier, comme une maison, très confortable. avec des grandes tables de ferme que j'avais peintes en noir, des armoires normandes dont personne ne voulait peintes en noir aussi, qui avaient vraiment une gueule... Bah t'étais venue déjeuner !
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il y avait vraiment une belle gueule et... Tout l'été, je faisais des brocantes, j'achetais, je revendais ensuite à la boutique et l'atelier ce que je chinais. Donc ça, ça a calmé toute ma partie de chine. J'adore chiner, mais je n'ai pas envie d'accumuler ici. Donc en fait, là, je ne chine plus tellement et je n'achète plus tellement. Ce tapis, tu vois que j'adore et qui est un peu un tapis signature sur certaines de mes vidéos, c'est un exemple de couleur de moquette de Codimat, rue du Cherchemidi. C'est drôle. Et en fait, j'étais chez eux chercher un tapis, mais il y a 25 ans. Et je ne trouvais pas, il y avait un petit morceau avec toutes ces couleurs, je me disais, est-ce que vous pouvez me faire ça en grand ? Ils me l'ont fait.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a quand même des courants que tu aimes bien, des designers, un style que tu aimes bien, qui te parle plus ? Parce que tu as quand même, je ne saurais pas le définir, mais tu as quand même une identité.
- Speaker #1
Oui, mais parce que là, j'ai tous les meubles des années 60 de ma grand-mère. Donc forcément, c'est très marqué années 60. Oui,
- Speaker #0
mais qui est synchro avec ton univers, ton look, tes goûts, ce dont tu partages. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai que ça, je l'ai acheté par exemple à la vaisselle des chefs, cette espèce de vase qui est en fait un rafraîchissoir de bouteilles qui vient de je ne sais plus quel restaurant. Je l'ai acheté à la vaisselle des chefs et c'est vrai que c'est le même univers, ce truc un peu spoutnik années 70. Je trouve quand même que tout ce qui est vintage, que ce soit en déco ou en mode, il y a une qualité qu'on a plus difficilement aujourd'hui, sauf quand on est en déco dans le très grand luxe. Tout continue à être très bien fabriqué et cher, mais moi, je n'ai pas les moyens de ce luxe-là. Alors que j'ai les moyens du luxe vintage. Surtout que je chine depuis très longtemps. Donc, il y a des choses que j'ai achetées vraiment pas chères du tout, qui commencent à valoir un peu plus d'argent maintenant.
- Speaker #0
Et est-ce qu'entre tes deux apparts, tu as changé de style un peu, déco ou pas forcément ? Non,
- Speaker #1
pas du tout. Tu as transposé dans un autre lieu ? J'ai tout transposé. Ça fait même trois fois qu'on déménage. Puis, on ne déménage pas souvent parce que mon mari déteste changer, déteste... Donc, on reste des années dans des appartements. Ah non ! Ce tapis, je l'ai depuis... Vraiment, ça fait 20 ans.
- Speaker #0
Est-ce qu'avoir du style, c'est être tendance ou rien avoir ?
- Speaker #1
Tu vois, moi, le mot tendance, je ne sais pas ce que ça veut dire. Il est galvaudé depuis toujours. En fait, ça ne veut rien dire, ça enferme des choses. Avoir du style, c'est être soi. Je crois que le plus important, c'est vraiment être soi, se faire confiance et se sentir assez libre de faire des choses, même si... Ça peut paraître inhabituel, mais moi, je n'ai même pas ces idées-là en tête. Je ne sais pas comment dire. C'est un peu comme si je n'avais pas trop de barrières dans ma tête. Tout est possible. Il faut surtout se faire confiance, je crois.
- Speaker #0
Et tenter les choses ?
- Speaker #1
Ah ben oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu penses du moche ? C'est ma nouvelle question, parce qu'il y a un vrai sujet autour de ça. Est-ce qu'il y a un bon et un mauvais goût ?
- Speaker #1
Moi je trouve que chacun son bon goût et son mauvais goût. L'important c'est d'avoir son goût. Moi je suis déjà rentrée dans des appartements où franchement tout était assez affreux, mais il y a une cohérence. Quand ça raconte une histoire et qu'on va au bout du truc, ça m'intéresse assez. Tu vois, par exemple, mon couloir qui est tapissé de... de petits tableaux au point de croix qui sont assez affreux. Et que j'accroche tel quel. Je ne change même pas le cadre. Il y en a que j'ai ramassé dans la rue. Alors oui, j'ai nettoyé, mais c'est tout. Et je trouve que ça a une gueule dingue. Alors que tout est affreux, finalement. Il y a même des espèces de petits pierrots qui pleurent du Montmartre. Mais il n'y a rien de pire au monde. Il n'y a rien de pire au monde. J'adore mon couloir. C'est l'absolu mauvais goût, mais accumulé comme ça... C'est presque une œuvre d'art.
- Speaker #0
C'est vrai. Et derrière toi, tu as accumulé des petits miroirs aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment ça devient en fait ? C'est des photos que tu vois ou tu essayes d'assembler ? Non, pas du tout.
- Speaker #1
Les miroirs, je n'ai pas grand... En fait, je les ai trouvés. C'est des miroirs du XIXe siècle. Je les ai chinés tous d'un coup à serpettes. Donc là-dessus, je ne les ai pas trouvés au fur et à mesure. Le marchand les avait trouvés au fur et à mesure. Moi, j'ai tout acheté d'un coup. À la mort de ma grand-mère, j'avais un peu d'argent. Et ça m'a fait très plaisir d'acheter ces miroirs en me disant que toujours je penserais à ma grand-mère et que c'était son cadeau.
- Speaker #0
T'es très miroir, on peut dire que chez toi il y a énormément de miroirs et il y a même un mur de miroirs.
- Speaker #1
Oui, j'adore.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça apporte le miroir ?
- Speaker #1
La lumière, en fait ça efface les murs. C'est un peu comme ce truc où je dis on n'a pas de barrière, j'ai pas de barrière dans la tête, j'ai pas de truc. Et ça efface les limites, ça efface les murs, ça fait rentrer la lumière. Ça agrandit, ça double, ça triple les pièces. Les plus beaux endroits que j'ai vus, je pense, ce sont des jardins dans lesquels il y avait des miroirs. Des jardins ? Ah oui, des jardins. Ah oui, au fond. Tu ne peux pas savoir ce que c'est beau. C'est magique, c'est comme une fenêtre sur un mur avec la verdure qui se... Et ça, c'est mon rêve un jour d'avoir un jardin et d'arriver à mettre des miroirs dedans, qui a un vrai sens et une vraie fonction un peu artistique, quoi, en fait. Tu vois, c'est...
- Speaker #0
Donc ici, ce n'est pas la partie... Le département de ta vie, tu vas bouger, tu penses ?
- Speaker #1
Moi, j'aimerais bien bouger, mais je te dis, mon James Bond, il a un peu de mal à bouger.
- Speaker #0
Quand tu te filmes, tu pousses les meubles. Là, on est dans ton salon, qui est... Les gens iront voir s'ils ne te suivent pas encore. Donc sur Instagram, tu fais souvent des petites vidéos en direct de ton salon. Comment tu t'organises ? Quel est l'envers du décor de ces petites vidéos ?
- Speaker #1
L'envers du décor, j'ai un grand pied. Je filme avec une appli vachement bien qui s'appelle Protect. J'ai fait une formation au Gobelin. pour apprendre à filmer et monter des vidéos sur iPhone. Et donc j'utilise l'appli qu'ils m'ont recommandée, qui est Protech, qui donne une très très belle image. J'ai un grand pied. Et quand je veux vraiment que ce soit léché et joli, je mets un miroir derrière, de façon à ne pas me filmer en selfie. Vous comprenez ce que je veux dire ? Parce qu'en fait, quand on filme en selfie, on perd beaucoup de qualité, puisqu'il n'y a qu'une focale sur l'avant du téléphone, alors qu'à l'arrière, il y a les trois objectifs, ou je ne sais pas trop comment ça s'appelle. Donc quand je veux que ce soit vraiment joli, esthétique... Je mets le pied et derrière le pied, je mets un petit miroir. Comme ça, en regardant dans le miroir, je vois si je suis au centre de l'image ou pas.
- Speaker #0
Bonne astuce, excellente astuce.
- Speaker #1
J'ai évidemment un micro avec un relais sur mon téléphone. Et j'ai un petit déclencheur à distance en Bluetooth qui déclenche. Et je pousse les meubles ou pas, ça dépend de ce que je veux autour. Un peu les fauteuils ronds, mais ça fait un peu des marques dans le tapis.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Mais bon.
- Speaker #0
Comment t'en es arrivé Instagram ? Comment tu t'es dit tiens je vais me lancer sur Instagram ?
- Speaker #1
En fait Instagram c'était très important quand j'avais ma marque. Déjà ça commençait pas autant que maintenant mais c'était plus important quand on avait des produits, une marque à vendre que les journaux. J'avais plus d'attachés de presse ni rien et par contre on communiquait beaucoup sur Instagram, y compris des postes sponsorisés. Et donc pour Instagram j'ai commencé à faire pour E-mail beaucoup de vidéos. les filles de l'équipe me filmaient, je détestais ça, mais elle me disait, Julie, c'est important. Et en fait, j'ai pris goût, et j'adore ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'adores ?
- Speaker #1
J'adore partager, j'adore, je te dis, raconter des histoires, partager ce que je vois.
- Speaker #0
C'est plus l'idée de partager que d'être filmée, un peu comme une petite frénésie d'actrice. Ah oui,
- Speaker #1
non, C'est vraiment de partager et de raconter toutes les choses. qui me font plaisir, que je trouve intéressante, excitante, amusante. Je trouve que la vie est belle, qu'il se passe plein de choses et j'ai envie de le partager en fait.
- Speaker #0
Et t'es à l'aise ou tu dis que t'as pris des cours de montage, mais est-ce qu'on apprend aussi ? Il y en a plein qui se lancent sur Instagram pour vendre leurs marques ou surtout les petites marques qui n'ont pas beaucoup de moyens. Comment on apprend ça ? Comment on se lance ?
- Speaker #1
C'est très différent en fait d'être filmé par quelqu'un ou de se filmer toute seule. Moi je suis hyper à l'aise quand je suis toute seule devant le truc. Il m'est déjà arrivé d'être aussi filmée par des équipes. C'est beaucoup plus difficile d'être à l'aise.
- Speaker #0
Donc c'est peut-être un petit conseil qu'on peut donner. Ensuite, chacun fait sa... Parce que tu fais plusieurs prises, tu vois, toujours dans mon ordre. Oui, oui,
- Speaker #1
oui. Je fais plusieurs prises, toujours. Toujours. Des prises, si tu veux vraiment tout savoir.
- Speaker #0
Je veux tout savoir. On veut tout savoir.
- Speaker #1
Quand, par exemple, il y a des sujets, prenons le dernier qui marche très bien, sur les prochaines collections, les prochaines collabs de Monoprix, de l'hiver prochain. Et quand tu regardes la vidéo, c'est assez fluide avec des changements de plan. Plus près, plus loin, plus près, plus loin. En fait, j'ai fait phrase par phrase, que je dis deux, trois fois. Et ensuite, je garde celle que je trouve la plus naturelle. Et je change de plan parce que sinon, on voit que ce n'est pas dans la continuité. Et ça donne aussi un rythme à la vidéo. En fait, tout ça, c'est de la technique.
- Speaker #0
Oui, mais sur le moment, tu passes beaucoup de temps à être filmée.
- Speaker #1
Ah non. Écoute, la vidéo, là... elle dure je dirais 40 ou 45 secondes qui est un peu la bonne durée en ce moment si on veut que le truc soit regardé que la vidéo soit regardée j'ai mis moins d'une demi-heure à la filmer je prépare le texte à l'avance et donc je l'ai sur mon ordi devant et phrase par phrase je répète 3 fois et c'est ok tu vois donc une demi-heure pour filmer et montage, ça a été un peu long parce que j'ai dû détourer tous les objets de Monoprix des collabs que je mets en surimpression dessus mais en 2 heures le montage était fait
- Speaker #0
Donc en deux heures, ça t'a pris qu'on se rende compte une demi-heure d'être filmée, d'être filmée, et après deux heures et demie de montage.
- Speaker #1
Et si je suis très bonne quand je me filme, c'est fait en un quart d'heure. Et des jours où je suis bonne, d'autres moins.
- Speaker #0
Et c'est là où je t'admire, tu te plantes au milieu des gens du décor et c'est parti. Et tu te penses, comment tu te sens par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors, j'ai un peu de mal à faire la fille qui fait des selfies en tenant mon téléphone comme ça. Et ça, par exemple, quand je fais une expo, je suis obligée de le faire. Soit en intro, soit en truc. Maintenant, je connais un peu les structures des choses. Puis c'est bien de se montrer au milieu. Donc ça, je déteste faire ça parce que là, tout le monde regarde comme si on était... Mais à force de le faire, j'assume et je le fais. J'essaye de plus en plus de poser mon appareil. J'ai une coque qui fait qu'il a comme un petit pied. Je pose dans les musées, mais souvent ensuite ils viennent et me disent « Non madame, vous n'avez pas le droit » , mais j'ai eu le temps de faire une ou deux images où je passe loin dedans. C'est bien pendant une vidéo qu'elle soit incarnée quand même de temps en temps, même si je suis en voix off et tout, de juste une fois je me filme passant dans le truc.
- Speaker #0
Oui, c'est beaucoup plus sympa.
- Speaker #1
C'est beaucoup plus sympa. Alors, je vois dans les musées, en fait, souvent, ils sont deux et une personne filme tout le temps l'autre. Moi, j'ai vraiment envie d'être libre, tranquille. J'ai eu beaucoup longtemps, beaucoup d'équipes, et j'ai aucune envie qu'on soit deux, que quelqu'un me filme. Je veux être totalement autonome, de A à Z.
- Speaker #0
On va passer dans, j'allais dire, ta salle à manger, mais ta salle à manger, elle est dans le salon, ou tu as une cuisine dînatoire ?
- Speaker #1
Non, elle est dans le salon.
- Speaker #0
Ouais. Quel genre de table tu fais quand tu reçois ?
- Speaker #1
Moi, j'ai une passion absolue pour les vieilles dentelles et le macramé, ce genre de trucs, ce qui fait marrer tout le monde. Donc j'ai un espèce de rideau en dentelle qui... Je fais office de nappe. Et en dessous, un drap en lin ancien. Là, c'est un que j'ai teinté.
- Speaker #0
Teint ?
- Speaker #1
Voilà, teint en kaki.
- Speaker #0
Et après, tu mets quoi ?
- Speaker #1
Et après, je mets des assiettes de ma grand-mère, anciennes en général. Voilà, des couvertes de ma grand-mère, très beaux, qui sont nordiques, en acier brossé, années 60. Très simples, très modernes, hyper beaux. Voilà, des verres souvent dépareillés. Mais en fait, ça dépend un peu de l'inspiration. Tu vois, les serviettes, pareil, j'ai plusieurs serviettes teintes. C'est souvent des couleurs différentes. J'aime beaucoup faire des tables. J'aime beaucoup détourner des pièces. Par exemple, les salières, ce sont des coupes à champagne dans lesquelles je mets du gros sel, du petit sel, du piment d'Espelette, des trucs comme ça. Les bougeoirs que je détourne, les carafes que je détourne en bougeoir aussi. Donc, soit sur la cheminée, soit à table. Et tu vois, même chose. J'invente un peu des petites histoires comme ça.
- Speaker #0
Et tu chines où ? Parce que tu chines quand même des jolies choses. Tu vas au puce, en fait ?
- Speaker #1
J'aime beaucoup aller au puce, mais j'y achète peu parce que c'est devenu très cher. Maintenant, je trouve, c'est repète. J'étais à Dauphine l'autre jour. Il y a des stands magnifiques où j'aurais tout acheté, mais ce n'est pas dans mes moyens. Voilà, donc j'achète. pas, mais je trouve que c'est très agréable de regarder, de parler avec les marchands et d'apprendre. On n'est pas obligé d'acheter. Et j'achète, soit quand c'est dans mes prix, parce que je pense, sauf des pièces signées qui ont des vraies côtes, tu donnes à l'objet le prix de ton coup de cœur, en fait, la force de ton coup de cœur. Donc, tout est très relatif. Tu vois, peut-être toi, tu irais dépenser un truc que jamais je ne dépenserais, le contraire. Et je fonctionne beaucoup comme ça, tu vois, au coup de cœur. Puis après, c'est dans mes possibilités ou pas. Donc c'est beaucoup en passant dans Paris, s'il y a une brocante à République, je jette un oeil.
- Speaker #0
Et donc on passe à table, est-ce que tu fais un plan de table ?
- Speaker #1
On n'est jamais très nombreux, on est maximum 8 ou 10, donc c'est assez. Moi je me concentre plutôt sur le dîner et tout ça, donc je demande à mon mari de réfléchir. Moi je me mets toujours à une extrémité pour pouvoir me lever et je veux que ce soit pratique.
- Speaker #0
Ouais, tu choisis pas qui tu veux à ta droite, à ta gauche. Non, non, non.
- Speaker #1
Puis c'est toujours très décontracté, très...
- Speaker #0
Et toi, t'es en cuisine, t'aimes bien cuisiner ?
- Speaker #1
Je m'y suis mis très tard, mais j'aime bien cuisiner. Je fais des trucs hyper simples, hyper nature. Mais quand c'est très frais et avec des bons produits, c'est bon. Mais vraiment hyper simple, tu vois. Poisson au four, hyper sain. Hyper sain. Je mange jamais de cochonneries, de charcuterie, de chips, de trucs. Jamais, jamais, jamais.
- Speaker #0
Alors, tu sers quoi en apéro ? C'est la grande question.
- Speaker #1
Alors, je sers quoi en apéro des radis, bien sûr, évidemment. Sinon aussi du radis noir qui peut... Alors, il y en a qui aiment quand même les charcuteries et tout. Le radis noir, c'est génial parce que ça peut remplacer le pain. Tu vois, par exemple, du radis noir avec un peu de chorizo dessus, tu meurs.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
Voilà. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Ça peut être un fenouil coupé avec juste du citron, sel et poivre. Et après, c'est un peu, oui... genre viande des grisons ou des trucs comme ça.
- Speaker #0
De toute façon, tout le monde fait attention maintenant aux apéros. Je pense que t'as remarqué.
- Speaker #1
Puis s'ils aiment le saucisson, il y a du saucisson. Moi, j'en mange pas, j'aime pas ça, mais je suis ok pour avoir du saucisson. Mes fils, ils aiment le saucisson, ils ont du saucisson.
- Speaker #0
Si tu devais faire un dîner avec six personnalités, qu'elles soient vivantes ou décédées, connues ou pas, qui seraient-elles ?
- Speaker #1
Écoute, moi, mon rêve absolu, c'est un dîner en tête-à-tête avec Bowie. que David Bowie et moi.
- Speaker #0
On ne l'avait jamais fait celle-ci en 5 ans.
- Speaker #1
J'ai trop de trucs à lui demander et à lui dire.
- Speaker #0
Tu sais que cette question, je la pose tout le temps, mais on m'a dit...
- Speaker #1
Je partage avec personne, je veux pas être cis, je veux être toute seule avec David Bowie et qu'il me raconte sa vie. Et là je pourrais mourir tranquille.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te plaît tant chez lui ?
- Speaker #1
Ah mais ça a toujours été, écoute, quand j'avais 14 ans, 15 ans, mon studio était couvert de ses affiches, je n'écoutais que Bowie et sa dernière tournée, je crois que j'ai fait 12 dates. Ah non mais la vraie fan absolue ! Devant à chaque fois, ah non mais Bowie c'est...
- Speaker #0
Mais tout,
- Speaker #1
tout, l'homme, tout, toutes ces transformations, toutes ces époques qui ont été très différentes, même si bon après Let's Dance, tout ça, c'était bon, les époques où je pouvais le voir en concert, c'est pas ma période préférée, mais je trouve que c'est un mec génial, mais génial, mais de bout en bout. Tout, sa musique, son look, sa liberté, sa créativité. J'adore. Sa beauté était sublime.
- Speaker #0
On va aller dans ta chambre, tiens. Ah bah tiens. Après le dîner avec Bowie. Elle ressemble à quoi ta chambre ? Je viens de la voir, je la trouve extraordinaire.
- Speaker #1
Ma chambre, elle est géante comme une salle de bal. Moi, je ne sais pas pourquoi, je suis un peu... Elle me fait penser à la salle de bal du guépard. Peut-être à cause du léopard en céramique que j'ai devant la cheminée.
- Speaker #0
J'ai pas fait attention.
- Speaker #1
Tu vois, elle est hyper grande.
- Speaker #0
Oui, elle est immense.
- Speaker #1
Immense, immense. Je pense que c'était la salle à manger à l'origine.
- Speaker #0
Et tu t'es dit, pareil, je veux lui donner un style, je veux lui donner un ton, des couleurs. Comment tu l'as décorée ?
- Speaker #1
Je te dis, j'ai ce meuble extraordinaire de ma grand-mère qui est une pièce rarissime. Et c'était le seul endroit où il pouvait rentrer.
- Speaker #0
Tu peux nous la décrire ? Elle est de qui, la commode ?
- Speaker #1
La commode, elle est de Françoise C. C'est une designer des années 60. qui n'a fait que des pièces en aluminium et celle-là est monumentale, je ne sais pas la mesure quoi, tu l'as vu 4 mètres de long et elle n'est qu'avec des triangles en volume dessus, c'est une pièce rarissime.
- Speaker #0
Mais elle est en quoi ?
- Speaker #1
Elle est en inox, elle est recouverte d'inox.
- Speaker #0
Ta déco elle est très personnelle, comment on se crée une déco personnelle ? Toi, c'est à l'instinct, en fait ?
- Speaker #1
C'est à l'instinct, c'est quand j'aime un truc, je le mets. Quelquefois, il y a des souvenirs. Il y a des cadres, par exemple, que j'ai chinés en Autriche. Il y a un grand miroir au-dessus de ma commode. Ça, c'est un grand miroir que j'avais depuis longtemps de chez Ikea, mais que je ne trouvais pas très élégant et que j'ai peint en noir mat, tu vois, et qui fait le job. C'est vraiment un coup de cœur. Je ne sais pas si tu as vu, j'ai un truc horrible. J'ai un trophée de chasse, j'ai une tête de... Je sais pas si c'est un caribou ou un truc des montagnes comme ça, vraiment le truc empaillé avec les... qui j'ai mis plein de colliers en perles autour du... c'est vraiment un coup de cœur, oui.
- Speaker #0
Mais c'est marrant, tu me dis il est horrible, mais en fait tu l'aimes, c'est comme tes points de croix là dans ton couloir. Donc il y a des choses qui peuvent être un peu dérangeantes, mais t'as un coup de cœur, donc il faut quand même y aller dans ces cas-là.
- Speaker #1
Ah oui, moi j'y vais en tout cas, ça me va, tu vois, j'y vais.
- Speaker #0
Même parce qu'on a peut-être tendance à se mettre des limites.
- Speaker #1
Je te dis, moi j'ai pas beaucoup de limites, et c'est peut-être parce que j'ai grandi dans une vallée, comme une sauvage, mon père élevait des vaches, on était dans un petit village avec 12 habitants, et donc 500 hectares autour, et moi j'ai vraiment, et je garde en tête cette vallée, il n'y avait pas de barrière, les vaches étaient en liberté, et j'ai gardé ce truc de liberté dans la tête. Pour moi, dès que j'imagine quelque chose dans ma tête, ou que je vois... Même mon état d'esprit, c'est une vallée très verte, à perte de vue, et il n'y a rien qui arrête le regard. Il y a des montagnes au loin et tout ça, et dans ma tête tout est possible comme ça, je ne sais pas comment me dire en fait.
- Speaker #0
Comment tu t'es sentie dans ton enfance du coup, très libre ?
- Speaker #1
Ah hyper libre, hyper libre.
- Speaker #0
Parce que parfois on devient très libre parce qu'on a eu une enfance cloisonnée, alors que toi tu l'avais déjà cette liberté.
- Speaker #1
Oui, très libre, j'avais beaucoup de mal avec l'école et tout ça. C'était l'enfer, je détestais aller à l'école. J'aimais aller à l'école pour rire avec mes copines. Et rigoler, je pensais qu'à rigoler. Mais tout le reste, ça a été compliqué. Tout le truc structuré, apprendre et tout ça. C'était très difficile. Moi, j'aimais être avec mon cheval et vivre dehors. J'avais un potager. Je fabriquais des machines dans lesquelles je montais. Je cousais, je tricotais. Mais c'était aussi notre éducation de l'époque, avec des parents 68 ans.
- Speaker #0
Comment tu es arrivée à Paris ?
- Speaker #1
Je suis née à Paris, toute ma famille était à Paris, donc on revenait régulièrement. Et j'adorais venir à Paris pour les vacances et tout ça. Le seul truc, comme je ne travaillais pas très bien à l'école, c'était que je pourrais partir et venir à Paris quand j'aurai mon bac. Il fallait que j'aie mon bac. C'était un peu chiant, mais j'ai eu mon bac et comme ça j'ai pu partir.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord. Tu gardes des bons souvenirs ?
- Speaker #1
Je garde des très très bons souvenirs merveilleux. Mais tu vois, pour rien au monde, j'aurais repris cette propriété ou ce métier-là, ou je retournerais y vivre.
- Speaker #0
Et tes parents n'étaient pas du tout dans des métiers créatifs ? Tu vois, dans quel environnement tu as grandi ? Ah si, Tu habitais à la campagne ou tes parents faisaient quoi ?
- Speaker #1
On habitait dans ce petit village avec 12 habitants. Et donc papa s'occupait des vaches et tout ça. Et maman... Mais lui, avant ça, il était directeur de la banque Rothschild. Il a quand même un parcours un peu particulier. C'était vraiment, quand je te dis 68 arts et un truc de retour à la terre qui était particulier. Et maman cousait et faisait des fringues qu'elle vendait sur les marchés.
- Speaker #0
En habitant là-bas.
- Speaker #1
En habitant là-bas. Et toutes les maisons qu'on a habitées, c'est maman qui les a construites avec un maçon. Mais elle et lui, elle faisait les crépits, elle faisait tout. Et en Provence, tu vois, par exemple, c'était dans les années 70. J'ai revu des photos dans Santidé, là, de nous à la maison et tout ça. Tout le sol de la maison était en béton. Personne n'avait jamais fait ça à l'époque. Tu vois, maintenant, tous les sols en ciment partout, béton. Moi, c'était dans les années 70, avec une baignoire au milieu de la salle de bain. Non, il y a toujours eu un truc très créatif et j'ai toujours habité dans des maisons très particulières.
- Speaker #0
Dans ta chambre, est-ce que le téléphone entre dans la chambre ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai deux tables de chevet, une à droite, une à gauche, en fait qui sont des tables basses, c'est pas des tables de chevet, donc elles sont un peu longues. Il y en a une, c'est celle, une de capron, tu vois le céramique ? Oui, tout à fait. Ben ça, je l'ai trouvée dans la rue à la poubelle. Une très jolie navette de capron. Et je promenais mon chien et je la vois une fois, deux fois, on habitait dans des immeubles de Pouillon à Boulogne. Et chez Pouillon, quand des apparts se vidaient, c'était que des choses des années 60. Et donc, dans les poubelles, je vois une tasse, je vois cette... table une fois, deux fois, trois fois. Je me dis mais je la trouve vraiment jolie et donc j'ai appelé tous les garçons de la maison et on l'a emportée. Là j'ai vu que c'était Capron, je n'avais même pas reconnu que c'était Capron parce qu'elle était à l'envers, on ne voyait pas bien. Et l'autre c'est d'un designer des années 70 en céramique et je l'ai chiné à Perpignan.
- Speaker #0
Et dessus ?
- Speaker #1
Alors dessus il y a un petit bloc-notes et un pot de stylo pour écrire parce que je travaille quand même un peu à l'ancienne. Je prends beaucoup de notes et ma semaine prochaine, tu vois, je prépare des petites fiches très courtes, mais avec les mots importants que je dois dire. Il y a... Oh, mais ça, c'est pas très sexy, je peux pas tout dire. Ah ben justement,
- Speaker #0
c'est ce que j'adore et c'est ce qu'on adore. On attend que ça. Vas-y, dis-moi.
- Speaker #1
Il y a de la crème pour les mains.
- Speaker #0
Ben oui, ça va.
- Speaker #1
Parce que j'ai tout le temps les mains sèches. C'est horrible. De la crème pour les pieds. Ah non !
- Speaker #0
Si, continue, s'il te plaît, on adore. Ce sera le passage qui va faire le plus d'audience.
- Speaker #1
Et il y a de l'aquaphor. Tu connais l'aquaphor ? Non. Toutes ces crèmes dont je te parle, c'est Eucérine. Oui,
- Speaker #0
Eucérine, je connais.
- Speaker #1
Voilà, Eucérine, c'est les meilleures. Main, pied, 5% durée, 10% durée, il n'y a pas mieux. Et Aquaphor, c'est une crème hyper grasse, un peu comme de la vaseline qui est en fait un peu reconstituante ou un truc comme ça pour les lèvres, si tu es enrhumé. Moi, je mets autour des doigts pour les... Les piticules ? Oui, pour tout nourrir, c'est magique.
- Speaker #0
Bon ça va, il n'y a rien de...
- Speaker #1
Enfin tu vois, toutes ces crèmes, c'est pas très sexy. Ah bah oui mais c'est la vie. Quand tu vois que tu te tartines. C'est la vie. Oui c'est la vie.
- Speaker #0
Et le podcast, moi ce que j'aime bien, c'est l'envers du décor justement. S'il y a le feu, là...
- Speaker #1
Ah ! Je saute par la fenêtre !
- Speaker #0
Oui, et que tu dois emporter trois objets, ce seraient lesquels ?
- Speaker #1
Je peux partir avec le meuble de ma grand-mère sur le dos. Alors je partirai, c'est encore ma grand-mère, c'est une obsession. Avec, tu vois ces ananas-là, des rafraîchissoirs, je prendrais les deux. J'ai le droit qu'à trois objets ? Oui. Et j'aime beaucoup ce rafraîchissoir. Je vais partir qu'avec des rafraîchissoirs. Je ne sais pas ce que je foutrais de trois rafraîchissoirs quand je n'aurai plus rien. Mais de la vaisselle des chefs, ce truc, je l'adore. Que j'ai acheté, ça, c'est la dernière pièce. Ce dernier truc que j'ai chiné, je l'adore.
- Speaker #0
Pourquoi tu parles de ta grand-mère ? Qu'est-ce qu'elle avait ?
- Speaker #1
Je l'adorais. Vraiment, je l'adorais. Elle avait beaucoup de goût. Elle avait cette maison sur le bassin d'Arcachon, mais je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi beau. Même chose, elle date des années 60. Par exemple, tous les parquets, c'était des pièces immenses, c'était laqué blanc. Il y avait là aussi... Elle avait vraiment un goût fou et je garde plein de bons souvenirs de cet endroit. Et donc, quand ils ont vendu la maison et qu'on a partagé les objets, voilà.
- Speaker #0
On va passer à la salle de bain. Qu'est-ce que tu as comme miroir pour te regarder ? Il ressemble à quoi ta salle de bain ?
- Speaker #1
On l'a repeinte récemment dans un espèce de très vieux rose, très coloré. Oui, c'est un vieux rose. Vieux rose et il y avait, qui était déjà là, un plan de travail. Pas très chic parce que c'est un peu gris, ça fait faux béton. Moi, je n'aurais pas fait ça, mais voilà, il est en bon état. Et gris et vieux rose, ça marchait assez bien. Donc, j'ai gardé toutes les parties grises. Les carreaux qui étaient là étaient gris aussi, je les ai gardés. Et donc, vieux rose, deux miroirs qui n'ont aucun intérêt, mais qui sont très simples et qui étaient là. Les lumières au-dessus étaient affreuses. Donc, j'ai acheté des lumières, juste des douilles en céramique chez Merci. Et il y en a peut-être trois au-dessus d'un et trois au-dessus de l'autre aussi, tu vois.
- Speaker #0
et tout T'es bain ou douche ?
- Speaker #1
Moi je suis douche exclusivement, j'ai pas pris de bain depuis et mon mari ne prend quasiment que des bains.
- Speaker #0
Et donc par rapport à ce miroir, quel est ton rapport au temps qui passe ?
- Speaker #1
Le temps qui passe, écoute, c'est les choses... Moi je suis plutôt optimiste, un peu bisounours, tout va bien dans le meilleur des mondes et tout ça. Je trouve que les choses sont assez bien faites. Je trouve que c'est une chance qu'on ait la vue qui baisse, comme ça on voit moins certains détails qui sont difficiles, ou qui changent, ou qu'il y a un peu une logique à tout. Moi je fais extrêmement attention à mon apparence. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours fait très attention. Là il faudrait partir dans de la psychanalyse pour savoir pourquoi ou pas, mais j'ai par exemple fait toujours beaucoup de sport et je continue à en faire. Mon corps par exemple je considère comme une machine, et cette machine elle a besoin d'être... entretenue et huilée. Donc tous les matins, je fais une demi-heure de gym, plus du yoga tout le temps. Et c'est un peu ça pour tout. C'est-à-dire que ma peau aussi, j'en prends soin. J'ai aucun problème à faire du Botox sur le front quand il faut en faire. Voilà. C'est difficile quand même de se voir vieillir. C'est difficile. Donc j'essaye de trouver un équilibre entre les deux, c'est-à-dire de m'accepter et de... Vraiment prendre soin de moi, je prends vraiment soin de moi. Oui,
- Speaker #0
je vais dire quel est ton rapport à ton image aussi. Parce que maintenant que tu te montres en plus, ça devient un peu une carte de visite.
- Speaker #1
C'est pas tellement ça, je trouve, le truc de l'image et de se montrer. Il y a quelque chose qui a beaucoup changé, c'est quand mes enfants que j'ai eus très jeunes sont partis, vivent leur vie, sont très heureux et tout ça. Et je revis depuis plusieurs années, peut-être 5 ans, 6 ans, beaucoup pour moi. J'ai parfois un côté où je me dis comme si j'étais une ado à nouveau, parce que comme eux vont bien, qu'ils sont grands, qu'ils ont leur maison, leur métier, leur famille, et que moi j'ai pas par exemple de petits-enfants, tu vois, donc j'ai un espèce de truc comme ça qui est très agréable et que j'assume complètement de vivre en toute liberté, avec beaucoup de spontanéité et de liberté, je me sens... pas enfermée dans rien et c'est une espèce de nouvelle jeunesse en fait, cette liberté. Et le fait maintenant de plus avoir toute cette boîte dont j'étais la locomotive et de le faire pour moi, je trouve que ça me donne une légèreté et un truc qui fait que la vie est très pétillante, très agréable et je prends tout ce côté-là. Je pense que je vis pas mes dernières, mais oui un peu mes dernières plus belles années, tu vois, en fait, à cet âge-là, à 59 ans.
- Speaker #0
Oui. Oui, parce que même, c'est rare de voir des femmes, tu vois, autour d'une soixantaine d'années qui vont se lancer sur Instagram. Il faut y aller quand même.
- Speaker #1
Non, aujourd'hui, c'est...
- Speaker #0
Moi, je pense qu'on va entendre parler de toi, on va te suivre et tout, parce qu'il n'y en a pas beaucoup.
- Speaker #1
Alors ça, c'est sûr que je pense que, et c'est le sentiment que j'ai, que j'ai une vraie place ou rôle à jouer ou place à prendre du fait de mon âge. Oui, c'est ça que je voulais dire. Oui, vraiment, ça je vois parce que d'abord, je n'ai pas le même regard sur les choses qu'une fille de 30 ans. À tous les niveaux, enfin, et j'ai sûrement, il y a sûrement avec, ça donne beaucoup d'avantages, mais il y a aussi sûrement des défauts à ça. Mais j'ai un regard, une spontanéité, puis une histoire, une culture, puis tout ce côté quand même de journaliste. Ce que je raconte, ce n'est pas n'importe quoi. Il y a une information à chaque fois dans ce que je raconte. C'est une histoire. mais qui a un début, une fin, et je vérifie tout ce que je raconte. Il y a quand même aussi, moi je veux un contenu qui intéresse les gens, qui nourrisse, et si on n'a pas envie d'écouter, on n'écoute pas, on regarde juste la vidéo et ce qui s'y passe. Mais il y a cette partie-là qui est intéressante. Mon passé de journaliste fait que je construis les commentaires et tout ça un peu différemment. Et puis surtout, je vais dire, j'ai aucun enjeu là, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Tu vois,
- Speaker #1
qu'est-ce que je risque ? Tu fais ça juste pour toi. Je m'amuse. Quand je fais des essayages de bijoux vintage pour la maison Le Break ou d'autres maisons avec lesquelles je collabore, j'adore ça. C'est comme du téléachat, tu vois, je suis devant l'iPhone, collée à l'iPhone, mais j'adore ça. Je prends un plaisir immense.
- Speaker #0
Oui. Oui, tu parles de tes bijoux. Tu as un dressing qui est quand même fabuleux. C'est pareil, tes vêtements, je disais, tu as un look dingue. Tu chines, je crois, tes vêtements. Pareil, tu n'achètes pas de neuf ?
- Speaker #1
Ça fait longtemps que je n'ai pas acheté de neuf, mais surtout, j'ai des vêtements depuis très longtemps. Alors, je suis obligée aussi de faire attention, évidemment, à ma silhouette, de ne pas grossir, parce qu'en vieillissant, on grossit. Et donc, moi, j'ai de la chance. Ce n'est pas que de la chance, je fais attention. Donc, j'ai des jeans que j'ai depuis 25 ans, 30 ans. C'est OK, je rentre dedans encore. Mais je te dis, la qualité des pièces. Les vestes Saint-Laurent que j'ai, qu'est-ce que je vais aller acheter des vestes aujourd'hui ? S'il y a une marque que j'adore, là ça fait longtemps que je n'ai pas acheté, c'est Acne Studio. En solde, c'est vraiment abordable, c'est ok, tu vois. Et j'ai des pièces très chouettes qu'on met pendant 10 ou 15 ans. Moi j'aime les choses qui ne se démodent pas. Je n'aime pas les choses qui sont très marquées mode et qui se démodent. La seule chose, c'est les chaussures. que j'achète parce que c'est plus compliqué d'acheter des chaussures vintage. Moi, je n'aime pas quand c'est crade, quand c'est... Ou parfois, tu ne marches pas très bien avec, tu vois, parce que c'est pas toi. Donc, j'achète des chaussures.
- Speaker #0
On n'a pas parlé de la chambre d'enfant, mais parce que tu disais, tu n'as plus... Tu n'as pas d'enfant. Donc, je ne vais pas te faire le coup de à quoi ressemble la chambre d'enfant. Tu as une chambre d'ami ?
- Speaker #1
Oui. Qui est lambda.
- Speaker #0
Oui, anecdotique. Toi, souvent, quand on est dans la chambre d'enfant, juste la petite question que j'aime bien, c'est... Toi, tu voulais faire quoi, petite fille, comme métier ? Tu te voyais où ? Tu rêvais de quoi ?
- Speaker #1
Quand j'étais petite fille, je voulais avoir des enfants. Et maman me disait, mais tu crois que quelqu'un va t'attendre à la sortie du bac, dont tu vas être follement amoureuse, et vous allez vous marier, avoir des enfants ? Je lui dis, il faut que tu aies un plan B. Elle me disait ensuite, puisque j'ai toujours dit, qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande ? Ah, mais j'aurai des enfants. J'adorais les enfants, j'adorais. Et ensuite, on me disait, mais il faut quand même que tu t'organises un peu une vie, au cas où il n'y ait pas l'homme de ta vie qui t'attende à la sortie de l'école, tu vois. Je voulais faire ça. Et ensuite, ma mère, et là tu vas quand même comprendre beaucoup de choses, quand elle allait en réunion par un professeur, et qu'on lui disait, Julie elle est sympathique, elle est vraiment sympathique, mais bon, côté boulot, machin, mais bon, elle est sympa. Je lui disais, elle est prof de maths, je lui disais, oui, mais... C'est dommage qu'elle ne se concentre pas un peu plus. Julie, ça sera une rockstar. Et donc, les pros se disaient, bon, j'ai compris. Si la mère dit, Julie, c'est une rockstar, ça va être une rockstar. De toute façon, le mat, ce n'est pas si important.
- Speaker #0
Ta mère, elle répondait ça, j'adore.
- Speaker #1
Julie, ça sera une rockstar.
- Speaker #0
Elle a pu voir ce que tu es devenue ? Elle a suivi ton parcours ? Oui,
- Speaker #1
elle est toujours là. Elle est sur Instagram, à fond.
- Speaker #0
Ah oui, ok. On arrive aux dernières questions. On a fait le tour un petit peu de l'appartement. Il n'y a pas de cave, il n'y a pas de grenier. Il y a une cave. Tu as une cave. Donc, est-ce qu'il y a quelque chose qui te fait peur quand même dans la vie ?
- Speaker #1
Dans la cave ?
- Speaker #0
Ou que tu redoutes ? Non. C'est une symbole. C'est un symbole. Est-ce que, tu vois, il y en a plein qui n'aiment pas descendre au sous-sol, à la cave. Est-ce que, toi, ça te fait peur ? Qu'est-ce qui te fait peur dans la vie ?
- Speaker #1
Écoute, ce que je déteste dans ma cave, mais c'est pas du tout symbolique, c'est l'odeur d'humidité. Et donc j'ai quand même un... J'ai un problème avec ces odeurs. Comme quoi ? Je supporte de moins en moins... Ah non, attends, là, dans le métro, quand il fait chaud.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Mais je pourrais mourir. Je préfère prendre mon vélo par 40 degrés. Bon, mais ça, c'est pas... On va faire plus symbolique. Qu'est-ce qui me fait peur ? J'ai pas peur des odeurs, mais je supporte plus les... Et moi, l'odeur d'humidité de ma cave, j'ai jeté toutes les fringues qui y étaient. J'aime pas l'idée de garder à la cave, parce qu'en fait on ressort jamais les trucs. Et je me souviens que quand on a quitté notre maison à Boulogne, dans laquelle on était arrivés quand les enfants avaient peut-être 3 ans, on est repartis, ils en avaient 16, et j'ai trouvé horrible de vider la cave avec les rollers en tout petit, avec toutes les tailles de rollers, les patins à glace quand ils faisaient du hockey et tout ça. C'est un truc qui me ramène au passé. Mais de façon un peu douloureuse, j'ai eu ce sentiment, est-ce que j'avais assez profité de tous ces moments-là ? Quand cette page s'est tournée, d'être arrivée avec des enfants très petits et de repartir avec des ados, la cave, ça a été un truc horrible. Et je crois que je n'aime pas tellement les caves à cause de ça. Faire vivre dans l'instant. Je n'aime pas tellement me retourner sur le passé. Et j'aime beaucoup l'instant. Et puis le futur a un jour ou deux, mais pas tellement plus que ça. C'est vraiment vivre dans l'instant. La cave, c'est le passé. C'est des choses anciennes qui ne servent à rien. Ou qu'on stocke, mais qu'on stocke pourquoi ? Je n'aime pas ça. Moi, j'aime la vie et les trucs utiles.
- Speaker #0
C'est intéressant. Et dernière question, mais tu l'as déjà un peu abordée. Dernière question de ce format, c'est est-ce que tu as un snobisme ?
- Speaker #1
Moi je suis hyper snob de tout.
- Speaker #0
Alors comme quoi par exemple ? Ah bah tout.
- Speaker #1
Alors tu vois par exemple, est-ce que c'est snob d'aimer le confort ? J'aime le confort, vraiment, et je l'assume. Et je pense que c'est un petit snobisme quand même. Alors ensuite, qu'est-ce que le confort ? J'aime le luxe, qu'est-ce que le luxe ? Mais quand je dis luxe, c'est pas... Et j'ai rien contre des maisons comme Dior ou je sais pas, c'est pas ça. Quand je dis luxe, c'est des belles pièces. Tu vois, des choses comme ça, une chemise charvée. C'est hyper agréable à porter, enfin, tu vois, ce genre de truc, c'est un petit snobisme ça quand même, je pense. Et sinon, comme snobisme, tu vois, par exemple, quand j'ai fait ma formation au Gobelin pour faire des vidéos, mon rêve absolu, c'était de travailler pour une maison à la communication interne, en disant il faut qu'on arrête les newsletters, tout ce genre de trucs. Et moi, ce que je vais faire, c'est que je vais aller dans une grande maison et je vais faire toute la com interne en vidéo, des cours de vidéo qu'on pourra regarder. Et si on ne peut pas regarder, on pourra juste écouter le son. Et en fait, ça sera comme un podcast très court d'une minute et on aura l'information. Et comme je suis snob, j'aurais rêvé de faire ça, par exemple, pour Hermès ou une maison comme ça. Tu vois, tout ça, c'est du snobisme quand même.
- Speaker #0
Oui, c'est un... Oui.
- Speaker #1
Tu vois ? Je suis sensible à... Enfin, sensible... C'est tout ce côté confort, luxe, belle matière, tu vois. Il y a quand même un truc qui est très agréable dans tout ça. Je peux vivre sans. Mais si je peux vivre avec, ça me va aussi.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup, Julie. Merci à toi, Hortense Desbois. Ah oui, Hortense Desbois, tu m'appelais comme ça pendant ce stage que j'avais adoré. Merci beaucoup, Julie. Merci à toi, Hortense.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Décodeur, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté en entier. Si vous avez aimé, n'oubliez surtout pas de vous abonner au podcast pour ne pas rater les prochains épisodes et retrouver tous ceux qui ont déjà été enregistrés. N'hésitez pas non plus à le partager en l'envoyant à vos proches qui pourraient être intéressés ou en story Instagram. D'ailleurs, on peut se retrouver sur le compte Décodeur où je poste très régulièrement. Et si jamais vous avez 15 secondes, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles ou un avis. C'est juste sous la liste des épisodes. Non seulement ça me fait très plaisir, évidemment, mais dans la jungle des podcasts, plus on a de notes, plus on se fait remarquer, ce qui est très important pour moi. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt alors, ici ou ailleurs.