- Speaker #0
L'épisode, il démarre dans quelques secondes, mais avant ça, je te rappelle, tu peux mettre 5 étoiles sur Spotify et Apple Podcast. Tu peux aussi mettre un commentaire sur Apple Podcast ou la section sondage sur Spotify. Et finalement, si tu veux me faire un retour sur Instagram, c'est dedicated underscore podcast. Je te remercie d'avance. Bonne écoute. Peace out.
- Speaker #1
You're tuning in to the dedicated podcast.
- Speaker #0
Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, même très très bien. Le soleil revient gentiment mais on s'arrête pas d'enregistrer et aujourd'hui on est de retour pour un épisode avec une invitée qui va venir nous parler de son parcours évidemment, de ce qu'elle a créé, de ce qu'elle souhaite encore créer, des galères, des inspirations et plein d'autres choses. J'ai avec moi Teresa, fondatrice de Purple & Gold Rain qui est une boutique vintage. Je ne me trompe pas.
- Speaker #2
Ah non.
- Speaker #0
Et qui est en vieille ville de Genève. J'ai même été voir la rue, si jamais pour ceux qui sont intéressés. Rue de la Cité 19 à Genève. Comment tu vas ?
- Speaker #2
Je vais bien et toi ?
- Speaker #0
Oui, ça va très très bien. Merci d'avoir accepté l'invitation.
- Speaker #2
Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Bah oui, voilà. Maintenant que la politesse est terminée, comme je l'ai dit, on va parler de plusieurs choses. On va parler du shop, on va parler de toi un petit peu. Peut-être même des... de tes inspirations, de ce que tu veux faire. Et je vais commencer avec une première question assez perso. C'est quoi ton premier souvenir lié aux vêtements ou au style ?
- Speaker #2
J'en ai tellement, j'en ai énormément. Je pense à moi dans la chambre de ma mère en train de regarder ses chapeaux, ses vêtements. Je vais dire ça, oui.
- Speaker #0
Donc du coup, en fait, il y avait... Il y a un attrait pour les vêtements qui s'est créé déjà par la famille.
- Speaker #2
Ma mère, c'est une fashionniste, si on va dire les choses. Toujours plein d'accessoires, très colorés. Elle aime vraiment s'habiller. Je pense que l'inspiration première, elle vient vraiment de là.
- Speaker #0
Ok, magnifique. Et quand tu étais enfant, quand tu allais à l'école, tu choisissais tes habits ou pas ?
- Speaker #2
Alors, c'était toujours un débat parce que... C'est drôle, j'ai parlé de ça avec une amie l'autre jour, mais en semaine, je pense que oui, je prenais vraiment ce que je voulais. Mais après, quand il y avait des événements, il fallait être bien habillé.
- Speaker #0
Tout ça, quoi.
- Speaker #2
Là, je ne choisissais pas. C'est ma mère qui m'habillait vraiment les cheveux tirés. Je me faisais le travers.
- Speaker #0
Mais ça va, t'aimais bien ?
- Speaker #2
Après,
- Speaker #0
je ne vais pas. On ne va pas. Ce n'est pas une science psychologique.
- Speaker #2
Je pense que je me suis... Comment je pourrais dire ça ? Je me suis réconciliée avec cette période où j'étais contrainte de porter pas forcément des choses que j'aimais parce que je suis très attachée au confort. Et souvent, les habits très beaux, très jolis, c'est pas forcément confortable. Enfant, on te met des souliers pour aller à des mariages. Toi, tu veux jouer, tu veux courir.
- Speaker #0
Ton pied, il a même pas fini de grandir. Moi, je me souviens, quand j'étais gamin, les sandales, il n'y avait pas moyen. jusqu'à ce que ma mère l'abandonne. Avec mes frères, elle a continué par contre. Mais moi, j'ai dit à un moment, j'ai dit non. Je pense que j'étais encore vraiment petit, 7, 8, 9 ans. J'ai dit non, les sandales, il n'y a pas moyen. Je ne mets pas ça là. C'est bizarre là. C'est une chaussure, mais ce n'est pas couvert. Voilà quoi. Tu as dit que tu avais une influence dans la famille. À quel moment tu t'es dit les vêtements, c'est un truc... C'est plus qu'un truc normal, tu vois. Parce que je pense que c'est, comme tu as dit, évidemment, la semaine, tu as laissé tes habits, puis en grandissant, tu vois, au collège, etc., tu t'exprimes encore plus, tu vois. À quel moment tu t'es dit, non, mais en fait, j'aime vraiment la sape ?
- Speaker #2
Franchement, je pense que toute petite. Vraiment, je dirais 4, 5 ans. Vraiment, j'aimais ça parce que c'était vraiment un moyen d'expression. Je pouvais vraiment choisir tout. Et puis, j'aime énormément les matières, le toucher. Tu vois, tu m'as montré le t-shirt directement. J'ai touché le t-shirt pour voir vraiment la qualité. Mais ouais, je dirais que c'est vraiment petit. Et surtout, en fait, je faisais du patinage artistique.
- Speaker #0
Et du coup, les tenues, là aussi, c'est quelque chose.
- Speaker #2
Du coup, pour les spectacles, ce genre de choses. compétitions j'avais la chance d'avoir une prof qui cousait du coup je dessinais mes robes je choisissais les couleurs donc ouais ouais quand tu étais plus jeune tu voulais être quoi plus tard ? plein de choses vraiment je suis passée par beaucoup de choses mais si je dois tirer un peu un pattern de tout ça, entrepreneur.
- Speaker #0
Ah ouais, carrément ? Mais tu disais être entrepreneur ou pas ?
- Speaker #2
Je disais être woman, créer des projets, avoir des entreprises. Tu vois, à un moment, tu me parlais du collège, bon, nous c'était le cycle, mais j'avais eu un délire sur un film où en fait, elle crée des produits, des cosmétiques à partir de plantes. Et je suis partie dans un délire de Amélie. Ça me ferait trop kiffer de faire la même chose. Mais tu vois, il y avait toujours cette volonté de créer derrière. Et petite, je dirais que c'est ça. Après, en grandissant, j'ai eu d'autres envies, mais toujours l'envie de créer.
- Speaker #0
Incroyable. Donc, ça veut dire qu'en termes d'études, tu étais déjà fixée là-dessus ou tu as quand même fait le minimum qu'il fallait faire ou peut-être pas ?
- Speaker #2
Alors, c'est là où je te dis. en grandissant, ça a un petit peu changé. C'est que, période du cycle, j'étais vraiment sur l'idée de j'ai envie de faire ça. Du coup, je me disais que je fasse biologie ou ce genre de météorologie. Du coup, après, je suis allée au collège qui est le gymnase. Et là, ça n'allait pas. Toutes ces matières scientifiques, en fait, je pense qu'il y a une logique qui... Pour moi, ça ne passait pas du tout. Et du coup, j'ai changé de parcours. Je suis partie à l'école Ecom.
- Speaker #0
Et du coup, excuse-moi de te couper, à ce moment-là, ce rêve de cosmétique à base de plantes, il s'éteint ou pas ?
- Speaker #2
C'était fini déjà. Ah ok, c'était déjà fini. En fait, je pense que dès que je suis rentrée vraiment au collège, l'idée, elle est partie. Et vu que j'étais très à l'aise avec les langues, je me suis dit, est-ce que je n'irais pas après à l'Uni faire traduction ? Tu vois, genre... Voilà, parce que genre... C'était un truc où j'étais douée, j'étais là « bon, vas-y, peut-être que je vais faire ça » . Mais je kiffais trop l'art et les cours d'histoire de l'art, franchement, je pense que j'ai un don pour l'analyse, vraiment. Je pense que vraiment j'ai un don et du coup, je kiffais trop. On allait au musée avec la prof, elle se tournait vers moi, je lui donnais des descriptions de tableaux, genre ça c'est ça, la signification c'est ça. Du coup, je me disais « soit l'un, soit l'autre, on verra où la vie me mènera » . Et la vie ne m'a pas du tout mené là, mais je suis très contente.
- Speaker #0
Mais ça reste artistique quand même.
- Speaker #2
Ça reste très artistique et ça reste sur mon envie première, quand j'étais enfant, de créer des choses.
- Speaker #0
C'est incroyable quand même, comme la base est revenue.
- Speaker #2
Toujours, toujours. En fait, quand tu es fidèle à qui tu es, l'enfant que tu as en toi, tes rêves, tes envies, elles sont là. Il faut juste les suivre.
- Speaker #0
Mais du coup... C'est quoi être fidèle à toi ?
- Speaker #2
Juste une personne qui a beaucoup d'énergie, qui aime faire plein de choses, qui aime créer, qui aime la mode, qui aime la culture, qui aime la musique. Tout simplement.
- Speaker #0
Je vois tout à fait. Et là, tu as parlé de ces différentes étapes. Est-ce qu'il y a un déclic ? Parce qu'on va parler du shop, de tout après. Mais est-ce qu'il y a un déclic où tu te dis... Là, tout à l'heure, tu as parlé de ton projet des plantes, des cosmétiques plantes, etc. Mais on n'était pas arrivé au déclic, tu vois.
- Speaker #2
Pas du tout.
- Speaker #0
Enfin, à part si choisir biochimie, c'était un déclic. Mais il y a un déclic, je pense, qui est arrivé avant le démarrage du shop, en fait.
- Speaker #2
Il y a eu plusieurs déclics, mais ça a été plusieurs étapes. La première, je pense que ça a été le fait d'être reparti sur une orientation professionnelle différente où j'ai fait l'école de com. Et là, dans ma tête, j'étais là, ok, là c'est la finance. Je veux faire de la finance, je veux travailler en banque, j'y vais, c'est cette direction-là. Du coup, ce parcours-là m'a amenée à faire la haute école de gestion, bachelor. Et c'est là où j'étais tiraillée, même dans mon choix de cours, de majeur, de mineur, entre la partie analytique financière, parce que j'étais très à l'aise avec les chiffres, et la partie vraiment création, entrepreneuriat. marketing qui était un peu plus créative. Donc quand j'ai terminé mon bachelor je me suis dit ok là je sais que j'aime faire des choses à ce moment là j'avais déjà créé entre guillemets le projet je me suis dit faut absolument que j'aille vers quelque chose d'un peu plus créatif. Je trouve un peu un compromis entre les études que j'ai faites parce que je vais pas dire à mes parents j'ai un bachelor et puis je vous ai promis que j'allais travailler en finance. Finalement je fais quelque chose qui n'a rien à voir. Mes parents c'est des blédards, tu leur dis pas que finalement tu as envie de te lancer dans l'entrepreneuriat comme ça, c'est genre juste pas possible. Le réflexe premier, c'est toutes ces études, pourquoi ? Ça a pris du temps, je suis passée par une année sabbatique, un master. Après, j'ai bossé, Je ne pourrais pas dire qu'il y a eu un déclic, bien sûr, ça c'est sûr et certain. Juste avant le Covid, je me suis dit, je vais bientôt avoir 30 ans. En fait, c'est cool de faire mon projet à côté. Mais en fait, on n'a qu'une vie. Donc, c'est cool d'aller travailler pour les autres, de se faire de l'argent, machin. En fait, il faut y aller, quoi.
- Speaker #0
Là, rapidement, tu as mentionné que tu avais ce projet un peu en side hustle. De quoi est-ce qu'on parle ?
- Speaker #2
Alors, on parle de 14 ans de ma vie, à peu près. Voilà ce que ça représente. Donc, quand j'étais... À la HEG, je pense. À la HEG, fin de première année de bachelor. À l'époque, déjà, tu vois, je te parlais de ma mère. Depuis petite, j'étais dans la SAP. Moi, j'ai grandi à plein palais. Donc, les puces, c'était chaque semaine, mercredi, samedi. On allait chiner, acheter plein de trucs, tout le temps des vêtements, des fringues. Et du coup, ça a commencé un petit peu comme ça. J'ai toujours été un peu... Si les gens doivent me décrire, je suis la hustler. Je suis l'amie des bons plans. J'ai toujours les bons plans. Les bonnes affaires, c'est là. Il faut aller là. J'ai ce truc-là, si tu veux. Et du coup, c'est un peu chercher, fouiller, savoir où il faut aller. Si tu veux un bon plan pour un truc, c'est à moi qu'il faut demander. Peu importe ce que c'est, c'est moi.
- Speaker #0
Ça va d'éléments de nettoyage maison à la dernière veste.
- Speaker #2
Tout, tout. En fait, j'ai vraiment ce truc de, quand je commence à m'intéresser à un sujet, j'y vais à fond et j'apprends plein de choses sur le sujet. Du coup, voilà.
- Speaker #0
Attends, mais je vais digresser un peu. Ça veut dire qu'à chaque fois que tu achètes un truc, ça doit prendre mille ans, toi. Tu dois faire mille recherches, en fait.
- Speaker #2
Oui, mais ça se fait assez rapidement parce que je vais très vite.
- Speaker #0
Ok, très vite.
- Speaker #2
Je vais très vite. Je ne suis pas du genre à hésiter. Je suis assez impulsive dans mes achats. Mais parce que là, par exemple, je vais au magasin, je vois un truc qui m'intéresse. Je prends mon tel-tac, je fais des recherches. Je pose des questions, machin. Et voilà. Après, je sais tout sur le produit.
- Speaker #0
Ok, très bien. Bon, reviens du coup. Tu allais chiner.
- Speaker #2
J'allais beaucoup. Mon père est italien, donc je passais tous mes études. J'étais en Italie, sur les marchés. Je fouillais, je farfouillais. Tu vois, genre, on parlait d'avant du gymnase. Je pense même déjà au collège. Quand je suis arrivée au collège, ça a été, là, je peux à 100% m'habiller comme je veux tous les jours, sans que mes parents me disent quoi que ce soit.
- Speaker #0
À part des remarques comme d'hab. Voilà. Ah,
- Speaker #2
mais pourquoi tu mets ça ? Non, non, non, mais tranquille, tous les adultes par là. Et là, ça a été vraiment le moment où j'ai pu vraiment m'exprimer. Jouer avec le style, être stylé, accessoiriser, porter plein de choses, toujours la tête aux pieds. En plus, à l'époque, on allait s'assortir, tu partais sur une déa d'une couleur, tu avais l'accessoire, le foulard, le machin, tout qui allait avec, les baskets et tout. Je partais un peu là-dessus. Et au fur et à mesure du temps, j'achetais des habits dans les marchés, je commençais à les customiser un petit peu sur tous les t-shirts à l'époque, tu vois, je faisais du hip-hop. Donc t'aimais porter un peu large, t'aimais...
- Speaker #0
Pas trop long.
- Speaker #2
Pas trop long, t'étais une poupette, t'étais ta chef, je faisais plein plein plein plein de trucs. Et avec le temps, après j'ai commencé à beaucoup partir à Londres, à New York, à fond à fond. Et je voyais tout le monde les shops vintage, je ramenais des trucs et tout le monde me disait mais t'as tout le temps les trucs stylés toi, Où est-ce que tu trouves tout ça ? » Et je me suis dit au bout d'un moment, « Mais trop souvent, je trouve des trucs cools, mais ce n'est pas ma taille. » Et en fait, c'est trop dommage de ne pas en faire profiter les gens. Donc, j'ai commencé un peu à ramener, à faire un peu des événements, genre les vides greniers de quartier, ce genre de choses, où je vendais un peu les trucs. Puis après, justement, à la fin de cette première année de bachelor à la JG, je me suis dit, « Mais en fait, pourquoi je ne créerais pas un concept avec un nom ? » Et en fait, à l'époque, c'était Facebook. Donc, j'ai créé une page Facebook. C'est comme ça que tout a démarré.
- Speaker #0
Et quand tu démarres, tu vends des trucs qui étaient soit à toi, soit des choses que tu avais achetées dans l'idée de le vendre ?
- Speaker #2
La plupart des choses, c'était vraiment dans l'idée de vendre. C'est-à-dire que j'allais chiner, je choisissais ce qui me plaisait pour moi et les trucs que je trouvais cool mais qui n'étaient pas à ma taille, je les prenais. Je les customisais, je faisais des photos, je mettais sur ma page Facebook.
- Speaker #0
Et du coup, ça s'appelait comment ?
- Speaker #2
Purple & Gold Rain.
- Speaker #0
Et ça, c'était à partir de 2012 ?
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, tu démarres sur Facebook, en fait, tes débuts de Facebook Market.
- Speaker #2
Même avant. Je veux dire,
- Speaker #0
précurseur de Facebook Market. Totalement.
- Speaker #2
Alors à l'époque, il y avait les groupes Facebook de V-Dressing. C'est comme ça qu'on vendait nos habits avant Marketplace. Et puis, c'était le début des pages, c'était le début où les marques, tout le monde commençait à être visible un peu sur les réseaux. Et j'ai été précurseur là-dessus parce que j'étais vraiment la première à créer tout un univers avec un concept autour du vintage en Suisse, surtout à Genève.
- Speaker #0
Mais tu parles, tu as mentionné quelques fois la vintage. Tu as dit que tu aimais la sape, mais... Ça veut dire que toi,
- Speaker #2
tu aimais déjà le vintage en 2012 ? J'aimais déjà le vintage à 4-5 ans. Ma question,
- Speaker #0
c'est pourquoi le vintage ? Je n'ai pas peut-être des choses qui étaient un peu plus actuelles, mais qui ont sûrement déjà existé avant aussi. C'est pour ça que ma question est un peu bizarre. Mais pourquoi le vintage et pas ce qui se porte en ce moment ?
- Speaker #2
Je pense qu'à l'époque... Je vendais aussi des choses de seconde main. C'était principalement vintage, mais c'était aussi de la seconde main. Parce que souvent, les gens confondent les deux. Ils disent, voilà, c'est vintage. Alors, c'est de la seconde main, mais même des friperies ou d'autres concepts disent que c'est du vintage. Mais ce mot, il est trop utilisé à tort et à travers.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi, vintage ?
- Speaker #2
Vintage, normalement, c'est une pièce qui a au moins 20 ans.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
Normalement, c'est 15 et 20 ans, plus ou moins. Mais normalement, c'est ça.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
20 ans d'aujourd'hui, c'était 2006. Ok. Mais moi, à mon époque, je te parle des années 2000-2010, quand j'étais à fond sur le hip-hop, je dansais, etc. Je faisais mes looks, c'était les inspirations des années 80, les clips, ce genre de choses. J'allais dans la garde-robe de ma mère, je prenais toutes ces pièces 80's. C'était vraiment ça, un peu, mon inspiration. Et moi, j'ai toujours eu un peu cette nostalgie de l'avant, surtout quand tu as grandi dans la culture hip-hop. où tu vas kiffer les sondes à ventre, enfin tu vois il y a vraiment ce truc...
- Speaker #0
Tu prêches un convaincu.
- Speaker #2
Voilà, mais il y a quelque chose, c'était fort en tout cas à l'époque. Quand il n'y avait pas les réseaux, il n'y avait pas tout ça, on allumait notre télé, c'était MTV, c'était là où on prenait l'inspiration, c'était les grands, c'était ceux qui faisaient du rap, tous ceux qui nourrissaient la culture. Et en fait, il y avait tellement d'événements à Genève, c'était des trucs de... de dingue, on se retrouvait, il y avait des tournois de basket en été, des battles de danse, et en fait, tout ça, ça a nourri mon amour de la culture hip-hop et de la sap.
- Speaker #0
Et quand tu démarres Facebook, les ventes, etc., la première année, tu dis que tu le prends plus comme un side hustle, mais après une année, tu te dis, je veux en faire quelque chose de plus sérieux ? Il me semble que tu as mentionné.
- Speaker #2
Je pense que, pas juste après un an, Je pense que ça a été vraiment à la fin de mon bachelor, où je le faisais un peu comme ça. Si tu veux, la première année, j'ai un peu tâté le terrain. Après, je suis partie en Erasmus à Montréal. Et quand je suis revenue, je me suis dit, attends, là-bas, je vois qu'il commence à y avoir un peu des concepts. Il y avait pas mal de pop-up. Je me suis dit, mais en fait, il faut faire ça à Genève. Genre là, il faut que je commence à créer des événements. Il faut que je me bouge un peu plus. Donc, en revenant, c'est là où j'ai commencé à avoir mes premiers événements. en disant, c'est mon stand, c'est Purple Angled Rain, c'est ma marque, etc. Et vraiment, dès que j'ai terminé mon bachelor, je me suis dit, OK, là, j'ai l'occasion de pouvoir développer mon projet. Toujours, je pense que jusqu'à 2019, dans ma tête, c'était un side hustle. Ce n'était pas du tout, je vais faire ça à 100%. C'est juste, c'est ma passion, je kiffe ça. Je le fais parce que c'est important d'implanter ce genre de concept ici. mais je ne le fais pas dans un but de gagner.
- Speaker #0
Financièrement, tu t'y retrouvais ou pas ?
- Speaker #2
J'ai commencé à m'y retrouver vraiment quand j'ai autofinancé le projet du début à la fin. En soi, j'étais chez mes parents, j'étais encore jeune, je n'étais pas dans toutes ces problématiques-là. Mais je pense que Asos, je vais y venir, mais quand j'ai commencé à vendre sur le marketplace de Asos, Là, je suis passée vraiment à une autre étape parce que j'ai commencé à faire du e-commerce. Pour la première fois de ma vie, je ne savais pas. Je ne vais pas dire que je ne savais pas ce que c'était.
- Speaker #0
Facebook, ça reste du e-commerce aussi.
- Speaker #2
C'est du e-commerce, mais c'est plus en mode les gens s'envoient des messages à l'époque. Et puis, tu te donnes rendez-vous. Je dis, je fais tel événement. venez acheter à tel endroit et ça s'arrête là. Là, j'envoie des colis à New York, j'envoie des colis en Russie, j'envoie des colis en Chine, depuis ma chambre à plein palais. Tu vois, c'est vraiment, je prends mes copines.
- Speaker #0
C'est les débuts.
- Speaker #2
C'est les débuts, je prends un pote à moi qui est photographe. On va en vieille ville, on va dans le parc à côté de chez moi, on fait des shootings, je commence à faire des photos. Ma manager sur Asus, elle me dit, mais tes photos, elles le tuent. En fait, tout a commencé à prendre extrêmement vite où je me suis dit, mais en fait, il y a quelque chose. En fait, toutes les compétences que j'ai, je peux les réunir au même endroit. Je peux aussi appliquer tout ce que j'ai appris pendant mon bachelor en termes de gestion d'entreprise. Et en fait, c'est comme ça que les choses se sont faites.
- Speaker #0
Et tu as dit il y a quelques minutes que ça s'appelait Purple and Gold Grain. Il faut que je pose la question pourquoi ?
- Speaker #2
Alors, ça vient principalement du... titre de la chanson Purple Rain The Prince. Et ce nom, je l'ai trouvé bien avant 2012. C'est vraiment un nom qui m'est venu comme ça. Je me suis dit, il faut absolument que j'en fasse un truc. Je ne sais pas pourquoi. J'étais trop à fond avec du gold tout le temps. Je le mettais partout, dans tous les concepts que je crève. Je faisais tout le temps des trucs et tout ça. Je me suis dit, un jour, j'en ferai vraiment quelque chose. J'en ai fait un Tumblr sur un été. C'était un peu un blog sur mes vacances à New York. Et à la fin de cet été-là, c'est là où je me suis dit, mais en fait, je vais créer une page Facebook et je vais l'appeler.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Voilà, tout simplement.
- Speaker #0
Ok, l'histoire va très bien. Tu démarres donc, comme tu as dit, sur Facebook, ensuite il y a Asos. Tu es allée où pour trouver toute cette sape ? Alors oui, tu as parlé de plein palais, oui, tu as parlé de tes vacances en Italie, tu as parlé de New York et Londres, mais ça veut dire que tu es allée régulièrement dans tous ces endroits pour trouver des choses ? Ou même toi, tu as utilisé Internet pour...
- Speaker #2
Alors, je n'ai pas trop utilisé Internet, en vrai. Parce que, comme je te disais, j'aime les matières. Et j'aime vraiment tout ce que je fais encore aujourd'hui. Il n'y a pas de... Tout ce qui passe au shop est passé dans mes mains. C'est vraiment, si ça ne passe pas par mes mains, ça ne rentre pas dans la boutique. Donc, ça se faisait plutôt autour de mes voyages. Donc, je prévoyais de voyager. Et pendant mes voyages, à chaque voyage, j'essayais toujours d'aller chiner. Après, quand tu commences à grandir et que tu as besoin de plus de volume, du coup, je faisais beaucoup plus de vide-grenier, de brocante. J'allais beaucoup plus au puce. J'allais beaucoup plus en Italie aussi pour ça. J'avais la chance de pouvoir y aller. J'avais un pied-à-terre. Donc, c'est aussi comme ça que les choses ont démarré. Au début, c'est mes vacances. Je vais chiner. Et après, c'est je vais spécialement chiner pour ramener de la marchandise.
- Speaker #0
Ok. Donc, on a parlé d'une première étape Facebook, ensuite Asos qui vient solidifier tout ça. Ensuite, il y a un shop qui arrive après ça. C'est ça l'étape d'après. Avant d'encore plus parler du shop, mais cette étape du shop, ça s'est fait sur un plan où l'opportunité était là, puis tu t'es dit, en fait, je ne peux pas la laisser passer. Je suis presque sûr de la réponse. Alors,
- Speaker #2
si tu veux, encore une fois, ça a été... Plus qu'une étape. Dans le sens où, en 2018, j'avais fait mon premier pop-up store, mais vraiment, j'ai loué un espace exclusivement pour tenir un shop.
- Speaker #0
À Genève.
- Speaker #2
À Genève, sur deux semaines. Enfin, à la base, c'était une semaine, et tellement ça a bien marché, j'ai prolongé, j'ai fait deux semaines. Et c'est là où je me suis dit, mais en fait, je kiffe de ouf recevoir les gens, voir la réaction des gens quand ils achètent quelque chose, quand ils essayent, enfin, vraiment, rassembler les gens. C'est un truc que j'adore faire. et du coup... C'est là où je me suis dit, un shop, ça pourrait être vraiment cool. Et du coup, il y a eu une étape entre deux. Ça a été de me dire, Asos, c'est cool, mais Asos, je vends à l'international. Je vends, peut-être le 10% de mes ventes se font en Suisse. C'est beaucoup à l'international. Mais quand j'ai créé ce projet, c'était pour Genève et pour la Suisse. Parce qu'à l'international, il y a tous ces concepts, mais pas en Suisse. Et du coup... En 2019, ce que j'ai décidé, c'était de lancer ma propre plateforme pour vendre en Suisse. Et puis à l'époque, je bossais en banque, donc c'était un peu compliqué.
- Speaker #0
Donc tu avais un job à côté après ? Oui,
- Speaker #2
vraiment de 2015. Même à la fin du bachelor, pendant que je faisais la sauce, je bossais, j'avais deux jobs. J'ai fini, après j'ai fait master, deux ans. Pendant le master, j'avais deux jobs, plus le projet. Et à la fin du master, je bossais, vraiment jusqu'à... à 2020 à peu près jusqu'au Covid, là je me suis dit mais en fait ouvre un shop, ouvre un shop, vraiment.
- Speaker #0
Bravo, franchement lâcher le taf, la banque, tout ça là, ça te fait des nœuds dans la tête.
- Speaker #2
Ah c'est pas évident et en fait le truc c'est que quand j'ai pris ma décision c'était avant le Covid et le Covid est arrivé donc le e-commerce a super bien fonctionné, j'étais encore sur Asos à l'époque.
- Speaker #0
Mais tu ne pouvais plus aller chercher des vêtements comme avant ?
- Speaker #2
Je ne pouvais plus aller chercher, mais j'avais tellement de stock que pour l'instant, c'était OK. J'achetais un petit peu en ligne de temps en temps, mais ce n'est pas le même plaisir. Et en fait, après le premier confinement, je me suis retrouvée dans une situation où j'étais là, je n'ai plus d'économie, mon projet est retardé.
- Speaker #0
Donc tu avais déjà démissionné avant, parce que tu as dit décision, mais c'est-à-dire que tu as donné ta lettre.
- Speaker #2
fin 2019, décembre 2019, j'ai terminé, je suis partie en vacances. Je me suis dit, allez 2020, pendant les 6 prochains mois. Le meilleur déciple de ma vie. J'avais prévu trop de voyages. J'étais là, c'est bon, j'avais tout booké. Vas-y, je me mets à fond sur mon projet. Mais je n'étais pas encore shop. J'étais là, juste, tu es à fond sur ton projet, tu fais ça à 100%. Et après, j'étais là, bon, il faut que je retourne travailler. Donc, je suis retournée travailler. Et pendant que je travaillais, c'est là où j'ai commencé à... J'ai eu une opportunité, justement, de faire un pop-up en Vieille-Ville. Je n'avais jamais envisagé ce quartier-là. Et en fait, j'ai eu l'opportunité de cet arcade qui s'est libéré en 2021-2022. Et c'est là où je me suis dit, mais en fait, je n'ai absolument pas réfléchi. C'est-à-dire que lundi, j'appelle la régie. On me dit, oui, c'est disponible. Il faut le business plan avant vendredi et tout votre dossier complet. Donc, je me suis assise à mon ordi. Je suis vraiment derrière mon ordinateur. En trois jours, j'ai fait tout mon business plan, tout mon prévisionnel.
- Speaker #0
Donc ce n'était pas prévu quoi ?
- Speaker #2
Absolument pas prévu, mais c'est là où je me suis dit, ah quand même mon bachelor il m'a servi parce qu'en trois jours j'ai pu faire tout ça.
- Speaker #0
Ouais, évidemment. Purée, trois jours, ça peut être un bon titre ça. Elle fait business plan en trois jours et elle obtient l'arcade. Du coup tu ouvres en 2022 ? 2023. C'était 2023 ?
- Speaker #2
2022, si tu veux, j'ai ouvert, mais à l'époque, je ne faisais qu'en ouverture pop-up. C'est-à-dire que j'ouvrais, je fermais, j'ouvrais, je fermais. Mais l'ouverture officielle, c'est juin 2023.
- Speaker #0
Et tes pop-ups, c'était quoi le délire ? Il y avait déjà une DA, cette DA-là, ou ça a changé à chaque fois ?
- Speaker #2
Alors, c'était vraiment simple, si tu veux. Tu vois la boutique aujourd'hui, tout un univers, tu rentres dedans.
- Speaker #0
c'était vraiment simple c'était juste les produits le service et c'est vraiment depuis l'ouverture du shop où là vraiment le concept il est complètement finalisé si tu veux et du coup vous ouvrez en 2023 cet arcade en vieille ville rue de la cité 19 et là c'est pas qu'un magasin on rentre dans un Dans un monde en fait.
- Speaker #1
Plus qu'un magasin. Déjà on ne dit jamais magasin.
- Speaker #0
Pardon,
- Speaker #1
j'ai dit shop. Shop c'est mieux. Boutique. Boutique, pardon. Boutique, voilà.
- Speaker #0
J'effacerai au montage.
- Speaker #1
T'inquiète. Non, non, tu peux l'éteindre, c'est important parce que souvent les gens font l'amalgame. C'est une boutique. Pourquoi ? Parce qu'en fait on offre un vrai service. C'est-à-dire que quand tu rentres là, aujourd'hui tu vas dans des grandes surfaces, tu vas dans des grands magasins, c'est à peine si tu te sens gêné de demander ta... taille pour un vêtement au vendeur. Chez nous, ce n'est pas comme ça. Tu rentres, on va faire en sorte que tu te sentes bien, on va faire en sorte que tu sois à l'aise, que tu trouves ton bonheur et même si tu n'as pas trouvé ton bonheur, que tu repartes avec une super bonne expérience. En fait, souvent, il y a des gens qui soit ne savent pas comment s'habiller, soit ils ont perdu un peu l'espoir parce que il ne faut pas se mentir, ici, il n'y a pas beaucoup de choix. Pour nous, c'est vraiment important d'écouter le client et de vraiment prendre le temps pour lui. Et pas de faire sentir que... Pas qu'il se sente, en fait, comme un poids ou comme une gêne, tu vois. Genre, même des fois, de toucher, t'oses pas toucher, t'oses pas déranger les piles.
- Speaker #0
T'as déplié le truc. Ah, moi, je me prends la tête. J'ai jamais réussi à le plier comme avant.
- Speaker #1
Et nous, on dit toujours au client, en fait, il est pas là pour ça. C'est à nous de plier. Il peut déranger tout ce qu'il veut. S'il veut, il sait toute la boutique. Il peut essayer toute la boutique. Le but, c'est vraiment qu'il reparte heureux.
- Speaker #0
Et quand tu ouvres en 2023, peut-être que tu peux parler de la DA de la boutique ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Je vais tout de suite adapter.
- Speaker #1
Bien sûr. La boutique, c'est une boutique unisexe de vêtements et accessoires vintage. C'est vraiment important parce qu'à 90%, ce qu'on vend est vintage. On ne vend pas des pièces récentes, c'est très, très rare. Si elles ont moins de 15 ans, c'est vraiment parce que c'est exceptionnel. et on s'est dit qu'il faut absolument qu'on... On vende cette pièce, mais sinon vraiment toutes nos pièces sont anciennes. Aussi, on met l'accent sur la qualité des pièces, faire en sorte qu'on soit vraiment sur des matières assez nobles, donc du coton, de la laine, de la soie. Bien évidemment, étant une grande amoureuse de la culture hip-hop, on va porter beaucoup tout ce qui est jersey de sport, et là on va être bien évidemment sur des matières synthétiques. Mais on va dire qu'en gros, on essaie vraiment de faire attention aux matières. Ensuite, si tu veux, au niveau de la sélection des pièces, quand tu rentres, déjà c'est une boutique qui est entièrement violette, donc tu es vraiment propulsé dans l'univers purple. Et puis, chaque portant a une idée assez spéciale, c'est-à-dire que sur chaque portant, tu as à peu près six tenues ou six mini-garderobes, comment on appelle ça ? les capsules. C'est-à-dire que, par exemple, tu as trois hauts, trois bas, trois vestes. Et en fait, c'est censé être ta garde-robe capsule où toutes les pièces peuvent s'assembler ensemble, peuvent être changées. Et puis, ça donne aussi des idées aux gens de comment porter les vêtements.
- Speaker #0
Ça, c'est important, je trouve.
- Speaker #1
C'est très important. Et au-delà de ça, en fait, tout est mélangé. Il n'y a pas de... Si tu veux, c'est un peu... Je vais utiliser un terme très 2026, mais tu rentres, c'est non genré. Pourquoi ? parce que Moi, en tant que femme, je suis grande, j'ai fait du hip-hop. Aller vers un vestiaire masculin, ça ne me dérange pas du tout. Je portais les vieux vêtements de mon père. Tu peux demander aux gens, c'est à Teresa, elle porte les baguettes Sondaron. C'était vraiment ça. Et en fait, c'est important d'aller vers le vêtement parce qu'il te plaît et pas te dire, ah oui, mais est-ce que ça, c'est homme, c'est femme ? S'il te plaît, il te plaît. Peu importe comment il a été pensé au début. Tu sauras tout de suite si t'es à l'aise ou si t'es pas à l'aise. Tu vois ce que je veux dire ? C'est aussi ça qui est important. Souvent, t'as des clients qui rentrent, de moins en moins, parce que les gens sont assez familiers avec le concept, mais ils vont rentrer et ils vont dire c'est que homme, c'est que femme, c'est ou pour les hommes, c'est ou pour les femmes. Puis on dit c'est tout mélangé. Et en fait, ça encourage les gens à fouiller. À regarder aussi.
- Speaker #0
J'imagine que ce violet vient du nom.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
On est rejet à ça. 2023 tu démarres j'imagine avec beaucoup d'enthousiasme, beaucoup d'énergie, t'as dit que t'étais quelqu'un de très énergique. Les premiers mois ça se passe comment ?
- Speaker #1
Alors c'est sport, c'est sport parce que déjà on a eu énormément de retard avec l'ouverture. A la toute base je pensais que j'allais ouvrir à l'automne 2022 et il y a eu des retards parce que c'est la vie. C'est comme ça, que ce soit les travaux, que ce soit le développement du projet, tu vois, je suis toute seule. Je suis peut-être toute seule à l'époque. Donc ça prend du temps, surtout que comme je t'ai dit, c'est une opportunité qui est arrivée du jour au lendemain. Bien évidemment que c'était un souhait que j'avais et c'est quelque chose que je prévoyais, mais je n'avais pas prévu que ça se fasse aussi rapidement, mais je ne pouvais pas passer à côté. Après pour moi tout était clair parce que notamment si tu es capable de faire un business plan en trois jours, ce n'est pas juste à inventer tout en trois jours, c'est que tout était dans ma tête.
- Speaker #0
Il fallait juste rassembler le truc et mettre dans le bon ordre.
- Speaker #1
Exactement. Donc les premiers mois, c'était sport, on a ouvert en juin. Après, on a eu le Transform Festival, on a participé au Transform Festival. Donc ça a été le premier gros événement en ayant un shop. Après ça, on a fait le Paléo Festival, donc le deuxième gros événement en ayant un shop. Et puis, juillet-août en vieille ville, on a la chance d'être dans une zone touristique. Il y a toujours du monde. Donc voilà, ça bougeait pas mal, mais ça a pris son temps. là ça va faire 3 ans je vois vraiment une évolution je vois une progression on est assez constant sur les 3 années bien évidemment que t'as toujours des attentes toujours un peu exceptionnelles donc sur la première année en tout cas on est pas arrivé au chiffre que j'avais espéré mais on est gentiment en train d'y arriver après les 3 ans ça te frustre ça ?
- Speaker #0
ou t'es réaliste ? Là, tu as dit que sur les trois années, vous vous approchez de ce que tu as en tête. Est-ce que même l'effort sur les trois années, il est comparable ? Ou alors ça allait de plus en plus ? Ou de moins en moins, peut-être ?
- Speaker #1
Je pense que le fait d'avoir, pendant dix ans, développé ce projet avant, je suis déjà passée par tellement d'étapes. Tu sais, quand tu es dans le charbon et puis tu as ton projet,
- Speaker #0
Tu as connu toutes les émotions déjà.
- Speaker #1
Je les connais et je les connais encore tous les jours parce que c'est ça l'entrepreneuriat. Il y a toujours des hauts débats, toujours des imprévus. Tu fais un plan sur ta journée, ça se passe rarement comme prévu. Mais c'est ça aussi la beauté de la chose. Ce n'est pas fait pour tout le monde, il faut le dire. Surtout que c'est un domaine qui est très particulier. Je pense qu'ils fantasment beaucoup sur ce que ça représente d'être dans la sape et surtout dans la deuxième main et le vintage, parce qu'il y a toute une hype aujourd'hui depuis le Covid, tout le monde a conscientisé ce que c'est de porter de la seconde main, ce que c'est l'industrie de la mode, mais en fait, moi qui suis dedans depuis tellement longtemps, j'ai une vision qui est totalement autre et différente, et je sais que là c'est un gros trend, Voilà, ça se développe beaucoup, mais dans quelques années. parce que comme pour tout ça sera pas assez de mode tu vois après là où moi comme je te disais avant je reste fidèle à moi même c'est que ce que j'essaye mais ce que j'ai créé et ce que je veux faire perdurer c'est quelque chose qui s'ancre dans des valeurs qui sont solides et des vraies valeurs tu vois quand je parle de qualité des pièces Quand je parle du fait que pour moi, c'est important l'inclusivité dans ce que je vends, d'aller dans un magasin et de trouver toutes les tailles, et que tout le monde trouve son bonheur et que tout le monde se sente accueilli. J'ai des clients de tous les âges. Et quand je te dis tous les âges, c'est vraiment tous les âges. Et pour moi, c'est vraiment important de créer quelque chose qui va durer dans le temps et pas juste une trend. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et ça se ressent, je trouve. poursuivre ça, je vais pas mentir mais plutôt de loin, tu vois, en voyant tout ce qu'il y a sur Instagram on sent que t'aurais pu faire une boutique avec des murs blancs et puis juste mettre ça comme ça, homme d'un côté, femme d'un côté, comme on voit en fait beaucoup dans les autres villes en fait ce que je kiffe de ouf c'est ce que j'ai dit dans un live Twitch il y a quelques semaines oui je fais des live Twitch pour ceux qui se moquent enfin je participe à un live Twitch en fait moi je Merci. J'aime trop les gens qui ont des projets. Et puis, tu leur donnes une salle et ils font le maximum qu'ils peuvent de cette salle pour leur projet. Et ils auraient pu juste poser un standard et poser quelques vêtements. Mais tu as allé au maximum de ce que tu pouvais, ou en tout cas des idées que tu pouvais, et peut-être aussi sur l'aspect financier. Mais tu as fait le maximum. Et je trouve que ça se ressent, en fait. Ça se ressent et ça donne envie, tu vois, de... d'avoir quelque chose comme ça qui vit sur une longue période.
- Speaker #1
Pour moi aussi, ce qui était important, c'est qu'on va toujours dire c'est mieux ailleurs. Là-bas, c'est plus stylé. Là-bas, j'adore faire... Mon shopping, j'adore monter à Paris, j'adore aller à machin, ouais mais en fait non.
- Speaker #0
À Paris tout le monde aime l'art d'un coup, c'est un truc de ouf. Oui, tu vois. À Paris t'aimes le théâtre, ah bon ? Ouais,
- Speaker #1
c'est ça. En fait c'est... Et tu vois moi en grandissant je voyais les gens qui étaient plus âgés, qui se battaient pour mettre des choses en place, pour faire vivre la ville, la culture et ça m'a toujours énormément inspirée. Et je sais que ça m'a donné envie aussi de... de poser ma pierre et de me dire en fait j'en ai marre d'entendre qu'ailleurs c'est stylé à Genève aussi ça va être stylé on va avoir un shop avec un vrai concept une vraie DA où en fait à l'international mon shop tu sais que tu le reconnais il est particulier il est unique et en fait on va mettre Genève sur le même rang que des boutiques à Londres,
- Speaker #0
à Paris ou à New York et surtout qu'on va dire que Les gens qui vont à Paris ou à Londres, en fait, ils vont dans les shops, mais ils ne les connaissent même pas au final. Ils vont dire qu'il est incroyable parce qu'ils ont trouvé une pièce, etc. Mais en effet, je pense que c'est important de donner de la force, évidemment, à tout ce qui est local, mais parce que c'est bien fait aussi. Et ça, c'est important, je trouve. Je conseille à toutes les auditrices, tous les auditeurs. d'aller sur le site internet parce que je pense que ton site internet il transmet bien d'une certaine manière ça transmet bien ta vibe, le compte Instagram aussi je vais pas me tromper donc le site internet je suis purple.com mais tu peux aussi taper purpleandgoerain.com ah voilà tout en un mot ok très bien purpleandgoerain.com et purpleandgoerain sur Instagram allez voir, allez découvrir le monde un peu de... qu'elle a créé. Et puis après, évidemment, je suis sûr que ça vous donnera envie de passer à la boutique. On va continuer à parler du shop. Là, tu as dit que ça fait trois ans. Tu as parlé de Transform, tu as parlé de Paléo. Et évidemment, le quotidien. C'est quoi les plus gros challenges que tu as eus ces dernières années ?
- Speaker #1
Je pense que le challenge premier, ça a été... de m'imposer en vieille ville.
- Speaker #0
C'est pas la DA de la vieille ville, j'avoue.
- Speaker #1
Tu vois, t'arrives avec ton truc tout violet, les gens rentrent dedans, ils captent pas, même les autres shops de la rue, tout le monde est là, mais pourquoi t'as fait ça ? Alors que, tu en parlais de Paris, tous les shops vintage à Paris, ils ont cette DA, très Copenhague, blanc, de l'acier, du noir, du béton. Moi, j'arrive avec mon violet, tu vois ce que je veux dire. mais... Je pense que ça a été ça, parce qu'il y a quelque chose qu'on minimise beaucoup. Je suis là à parler de ma vie d'entrepreneuriat, mais je suis une femme racisée à Genève. Alors peut-être comme ça, ça ne veut rien dire. Mais quand tu veux faire de l'entrepreneuriat et qu'en plus tu es dans la mode, souvent les gens vont un peu dévaloriser mon parcours ou peut-être se dire... Tu vois, souvent c'est la perception de c'est une bonne femme qui vend des fringues. Alors que non, en fait, déjà, j'ai une formation, j'ai un master. J'ai bossé dans l'immobilier, en marketing, en finance. J'ai fait vraiment beaucoup de choses en parallèle de mon projet. Et avant tout, je suis entrepreneur, tu vois. Et en fait, arrivé en Vieilleville, la Vieilleville, c'est quand même un quartier assez élitiste. Il faut le dire. Et quand je suis arrivé là-bas, j'ai eu des commentaires de gens genre, mais comment t'as fait pour être là ? Tu vois. Genre toi, Teresa de Planpalais, c'est quand même la vieille ville. Comment ça se fait que toi, tu es là ? En fait, exister dans l'espace public quand tu es une personne racisée, c'est quelque chose peut-être qu'on peut minimiser. Moi, je suis là, je fais ma vie, j'oublie tous les jours. Mais en fait, c'est hyper important. C'est hyper important de montrer aux générations après moi que tout le monde peut le faire si moi, je l'ai fait. tu peux aussi le faire et en fait ouais je pense que ça ça a été vraiment et ça le reste en fait c'est quelque chose qui est encore présent tous les jours tu dois te battre pour exister et puis pour faire ta place et puis te faire respecter dans le milieu de l'entrepreneuriat alors tu vois genre la première année on a reçu un prix c'est vrai et c'est le prix du commerce c'est la ville ou le canton ? c'est tout tous ensemble tous ensemble chambre de commerce et de l'économie donc pour moi ça a été aussi ok, genre on reconnait mon travail en tant qu'entrepreneur Et surtout... Et dans le vintage, parce que, encore une fois, j'ai commencé il y a plus de 14 ans. Ça fait 20 ans que je fais ça. J'étais un ovni, tu vois. J'étais là en train de vendre mes trucs, j'étais un ovni. J'ai commencé à faire mes pop-ups, j'étais un ovni. J'ai toujours été un ovni et je l'ai toujours très bien vécu et je l'accepte. Quand t'es précurseur, c'est souvent comme ça. Mais ouais, après, bien sûr que j'ai des challenges tous les jours. Il faut se battre, tu vois. Tous les jours, c'est un combat. Tu te lèves, tu vas au charbon. Tu veux que ton entreprise, elle fonctionne. Tu veux pouvoir payer les salaires de tes employés. Tu veux juste exister, tu vois. À titre personnel, je pense que c'est ça mon plus gros challenge.
- Speaker #0
Donc, il est ongoing. Il ne s'arrête pas, quoi.
- Speaker #1
Ça ne s'arrête jamais.
- Speaker #0
Mais pas de syndrome de l'imposteur, par contre.
- Speaker #1
Alors, je pense que je l'ai de moins en moins. parce que j'ai toujours été une personne qui fonce et qui regarde très peu ce que les gens vont penser. Mais après, c'est quelque chose, je pense que tous les enfants d'immigrés peuvent l'avoir plus que d'autres personnes. Donc, je pense que je l'ai de moins en moins.
- Speaker #0
L'environnement dans lequel tu travailles le nourrit aussi, comme tu viens d'expliquer.
- Speaker #1
l'entrepreneuriat c'est tu te sens très seul tu vois genre moi j'ai de la chance j'ai mon partenaire il est aussi entrepreneur et il sait aussi ce que c'est d'être un peu un ovni dans son milieu donc c'est super d'avoir ce soutien-là au quotidien mais souvent tu vois tu vas parler de tes problématiques à tes proches des gens qui ne captent pas tu vois donc
- Speaker #0
Ils ne captent pas comment ça pourrait être grave ou comment cette chose-là, ça peut autant prendre de place dans ta tête.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Donc là, j'ai dit déjà, ça fait trois ans, tu as parlé de tes challenges. J'aimerais parler un petit peu des réseaux sociaux parce que c'est un point important. Vous êtes très actif. En fait, avant qu'on parle des réseaux sociaux, aujourd'hui, ça représente combien de personnes qui travaillent ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, à l'heure actuelle... Six personnes à travailler pour Purple. Tous des rôles différents. J'ai principalement un assistant gérant qui est Marco, qui est avec moi depuis plus de deux ans. Shout out à Marco. Et puis là, j'ai une nouvelle team depuis l'année dernière. Donc, Andrea, Michi, Yasmine et Abishan.
- Speaker #0
Tu vois, en trois ans, c'est une belle évolution quand même.
- Speaker #1
C'est clair. C'est clair.
- Speaker #0
T'arrives te célébrer ou pas ?
- Speaker #1
Ah, de ouf.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
De ouf. Genre,
- Speaker #0
tu te dis c'est bien ou bien... Ah ouais, ouais. Ah, ok. Ouais,
- Speaker #1
ouais, c'est bon. J'ai passé ce capot. Ok. Je suis dedans, c'est bien, je suis fière, je suis heureuse. Tu vois, je suis là, des fois, je regarde. Tu vois, je suis dans la rue, je regarde l'arcade, je me dis, mais j'ai créé ça, tu vois. J'étais en vacances, j'ai eu une idée et aujourd'hui, 14 ans après... Bientôt, j'ai une boutique physique qui est connue à l'international, qui est appréciée de tous les âges. J'ai des employés, j'ai une communauté qui me suit. Je me dis, j'ai déjà tout réussi.
- Speaker #0
Les réseaux sociaux, c'est là où tu as démarré ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Aujourd'hui, je n'ai pas envie de dire qu'on existe en grande partie aussi à travers les réseaux sociaux pour certains business, mais c'est un peu le cas. ou du moins dans ce que ça représente et surtout je dirais dans ce positionnement que toi t'as avec tes vêtements et ta boutique dès le début ça a été un point important de
- Speaker #1
la boutique ou alors c'est venu avec le temps tu vois déjà d'avoir commencé avec Facebook parce que 2012 Instagram c'était C'était le début, tu vois, pas tout le monde avait.
- Speaker #0
Ça postait sa photo tous les jours, quoi.
- Speaker #1
Ça, il y avait des carrés, des filtres, tu vois, c'était autre chose. Et puis, très vite, dès qu'Instagram a commencé un peu plus à se développer, qu'on passait plus de temps dessus, c'est là où j'ai vraiment commencé à développer la page. Et encore une fois, j'étais un peu précurseur, tu vois. À l'époque, les marques commençaient un petit peu à être dessus. C'était 2015, c'était vraiment le début, même avant les stories. Les stories,
- Speaker #0
ça doit être 2017, 2018, parce que les stories ont commencé quand Snapchat a refusé de se faire racheter.
- Speaker #1
Donc tu vois, très vite, une place importante en fait. Très vite, faire des photos, des vidéos. Pour moi, c'était important d'avoir des beaux visuels parce que c'est aussi ça qui m'inspirait. Avant, c'était les magazines, c'était MTV. C'était toujours des beaux visuels. Et en fait, c'est vraiment ça qui nourrissait un peu ma créativité. Et puis au moment où il y a eu le choc, on a décidé de refaire toute la DA du compte Instagram. Et du coup, aujourd'hui, on essaie de plus prendre la tête avec les réseaux. Bien évidemment que c'est important pour notre survie. Tous les algorithmes permettent de faire des miracles pour des marques, des concepts. Ils permettent vraiment de... C'est comme ça qu'on fait de la pub. Il n'y a plus d'autres moyens aujourd'hui. Mais on essaie de ne plus trop se prendre la tête, notamment avec le concept qu'on a commencé début mars. Mais en fait, d'aussi se réapproprier de pourquoi on fait du contenu, pas faire du contenu pour faire du contenu, pas faire du contenu juste pour que ça fonctionne, mais aussi faire quelque chose qui est propre à nous, propre à notre identité. Et aussi, on prend du plaisir, en fait, tout simplement. Parce que quand tu prends du plaisir, les gens le ressentent. C'est beaucoup plus organique aussi. Et ouais, tout simplement.
- Speaker #0
Alors, tu as dit ne plus se prendre la tête. J'imagine que c'est ne plus se prendre la tête sur le résultat.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et une question que je pose à presque tous mes invités. Non, mais à tous mes invités qui ont une activité sur les réseaux. Quand tu crées un contenu, quand tu le regardes avant de le poster, souvent tu dis non, mais il est trop bien. Une fois qu'il est posté, s'il n'a pas le résultat escompté, est-ce que vous cherchez à vous éloigner ? tu commences à remettre en doute. Du coup, cette pression des vues, etc., aujourd'hui, c'est quelque chose que tu vis bien, tu t'en fiches, ou ça a toujours un impact ?
- Speaker #1
C'est vraiment passé. En fait, je pense qu'au début, surtout quand je faisais des pop-up, parce que si à mes pop-up, je ne faisais pas les résultats que je voulais, en termes de vues, de tous les contenus que je préparais pour la publicité, En fait, pendant une semaine, il n'y a personne qui vient et je l'ai préparé mon truc. Là, maintenant que la boutique est physique et permanente, beaucoup moins. Je reste très fidèle à moi-même. Si je fais un truc, même des fois, j'ai des idées, je leur présente mes idées, ils ne sont pas du tout chauds. Mais au final, ils le font quand même parce que c'est toi la bosse. Mais à la fin, souvent, ça arrive qu'ils se disent qu'on n'avait pas la vision, mais on a capté. on comprend j'essaye un peu de m'enlever cette pression là de juste plus regarder et de continuer à faire des choses qui me plaisent,
- Speaker #0
après bien évidemment ça représente des heures de travail il y a quand même un impact financier c'est carrément fou le temps que ça prend des fois juste réfléchir à l'idée tu vas chercher où tes idées toi ?
- Speaker #1
Dans ma tête ? Dans ta tête. Je ne sais pas. Non, après tout ce que tu vois aussi. Tout ce que je vois, je m'inspire beaucoup de mon environnement. Et puis, je passe beaucoup de temps aussi à scroller pour regarder un peu ce qui se fait, tu vois. Mais on essaie vraiment d'avoir des concepts propres à nous. Il y a plein de concepts, tu ne les vois pas ailleurs. C'est super important de rester fidèle à soi.
- Speaker #0
Et le concept de Mars, là, en deux mots, parce que tu l'as mentionné.
- Speaker #1
Alors, en fait, on a atteint plus de 10 000 abonnés sur Instagram. Pour moi, c'était un objectif que je visais à l'ouverture du shop. Juste pour donner une petite idée d'échelle. Fin 2000, début 2023, avant l'ouverture du shop, on avait peut-être 2500 abonnés. Aujourd'hui, on a... plus de 10 000 abonnés. En trois ans, on a quand même bien...
- Speaker #0
Très belle évolution.
- Speaker #1
Mais en fait, j'ai eu cette impression que, OK, c'est cool, on a ce chiffre tant convoité, mais maintenant qu'on l'a, on fait beaucoup moins de performances ou des performances beaucoup moins bonnes. On a moins d'interactions sur certains contenus alors qu'on se donne vraiment beaucoup de mal. On se donne de la peine et on fait vraiment les choses avec le cœur. On ne fait pas juste des concepts comme ça. Et en fait, je suis arrivée un jour et j'ai dit, en fait, là, les gars, Vous savez quoi, on va faire des vidéos simples, on va montrer nos têtes tous les jours là. Là, tout le mois de mars, on va faire ça. Et j'ai envie de dire à l'algorithme, tu ne vas pas nous avoir, tu vois. Et en fait, on a lancé le truc et tout le monde nous a fait que des bons retours. Ah, mais on kiffe trop votre vidéo, c'est trop cool. On a trop hâte de voir tous les jours un peu ce qui se passe. Et puis, j'ai commencé à me dire, mais en fait, on ne va pas se limiter au mois de mars. Et puis, on va continuer.
- Speaker #0
ainsi soit-il c'est vrai ces concepts journaliers qui ont une suite moi j'aime beaucoup ça me fait rire je me dis c'est qui demain alors moi il y a un des concepts que j'aime énormément je crois que c'est mon préf c'est un son, un outfit je trouve que c'est trop cool et surtout je crois que ton amour pour la musique fait que souvent on arrive très bien imager le son à... à l'outfit que tu crées. Bref, je voulais juste te dire que c'était mon prêve.
- Speaker #1
Je pense beaucoup. Je crois que c'est vraiment un des concepts préférés des gens de cette année. Et pour moi, ce qui était vraiment important, c'était vraiment de faire ce lien avec la musique parce que, déjà, ça a une place hyper importante dans ma vie. Mais aussi dans le concept de Purple, c'est que vraiment ce qui a nourri mon amour de la mode, toutes ces heures passées devant les clips sur MTV, à s'inspirer, à regarder les looks, tu vois, genre...
- Speaker #0
Des fois, je fais des soirées où je suis en train de faire un truc, mais je mets des clips. Est-ce que je me dis, non, mais il y a trop de clips que j'ai coupés depuis ces dernières années. Je prends le temps de regarder. Une question qui est complètement différente, qui peut sembler logique, mais tu as déjà pensé à tout stopper ? Je parle de pensée, juste pensée.
- Speaker #1
Aujourd'hui, non. Parce que j'aime trop ça. Et je ne me vois pas faire autre chose. Je me vois faire plus de choses.
- Speaker #0
C'est en faire des choses.
- Speaker #1
Je me vois faire plus de choses, mais je ne me vois pas plus faire ça. C'est un ado, Purple.
- Speaker #0
Il doit continuer à grandir. C'est ça. Je vais continuer de lui donner des cornflakes.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est incroyable d'avoir ce... De te sentir comme ça.
- Speaker #1
Oui. Franchement, je pense que... Oui, je suis... Non, je suis... En tout cas, plus aujourd'hui. Peut-être qu'à l'époque, j'hésitais ou je me disais « Ah, mais est-ce que je le fais pas différemment ? Est-ce que ci, est-ce que ça ? » Mais en fait, à partir du moment où je me suis mentalisée que ma vie, ça allait être purple, en fait, il n'y a pas d'arrêt.
- Speaker #0
Alors souvent, dans mes épisodes, j'essaye d'utiliser un moment pour... pour que je puisse faire le commercial break et que ça fasse assez logique. Là, je n'ai pas réussi encore. Donc là, je vais faire le commercial break maintenant. Et j'ai deux cadeaux pour toi. C'est deux de mes partenaires. Donc, j'ai JebunaCoffee.com, JebunaCoffee sur Instagram, qui fait du café, qui vient de plusieurs pays. Donc, il y a l'Ethiopie, il y a Rwanda. Ils sont en train de développer. Là, j'ai du café en grains pour toi. C'est de l'arabica. Voilà, premièrement. Tu aimes bien le café au moins ou pas ? t'inquiète pas on va trouver au shop Marco il peut pas vivre sans ça voilà il pourra goûter et j'ai aussi LVDD mon partenaire depuis le premier épisode qui offre différents produits pâte pimentée épices il y a le miel de feu la spicy mayo, il y a le sel pimenté qui est pour toi il y a aussi griot.ch qui est maintenant libre dans la région Merci. dans le littoral ouest de Neuchâtel et vous pouvez aussi aller chercher sur place griot.ch et griot.ch aussi pour Bien Bio qui ouvre ce mercredi et vous pourrez tous commander et ça sera livré donc voilà, Big Up à Griot Big Up à LVDD, Djebuna Coffee vous pouvez tout retrouver sur Instagram beaucoup,
- Speaker #1
j'adore le hostel ah ouais ? il était vide ben voilà tu vois,
- Speaker #0
on vient toujours à pic Merci. pour reprendre là t'es contente t'as je dirais pas le climax de l'entreprenariat mais en tout cas en termes de mentalité je pense qu'on est pas loin c'est quoi ta vision sans trop nous en dire parce qu'évidemment je pense qu'il y a des choses qui doivent rester dans ta tête mais qu'est-ce qui te fait envie là avec le shop Donc, plein de choses.
- Speaker #1
J'ai envie d'amour.
- Speaker #0
En vrai, de vrai, en 2025, j'ai commencé à développer pas mal de choses en parallèle. J'en ai pas trop parlé, mais j'ai entre autres repris un autre concept vintage. J'ai fait plein d'autres choses un petit peu comme ça. On a lancé une collection avec un ami à moi qui est artiste peintre, Josua Carvalho, qui a peint sur une trentaine de pièces. On a lancé ça en mai de l'année dernière. Là, il doit rester peut-être cinq pièces, je ne sais plus. Et du coup, on est en discussion pour une nouvelle collection cette année. Donc l'idée, c'est de continuer à faire des projets comme ça, valoriser des pièces, valoriser aussi les acteurs locaux et développer plein d'autres choses.
- Speaker #1
Mais Mais... Toi qui aimes la sape, toi qui as une boutique, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui doit ressortir de là un peu ? Je ne sais pas, par exemple, des vêtements que tu fais toi, par exemple, je ne sais pas, à tout hasard.
- Speaker #0
Je ne sais pas ce qui se passe là, mais ça fait deux semaines que ça mijote, on parle de ça. Et du coup,
- Speaker #1
on n'en a pas parlé avant, je tiens à le dire à tous les auditeurs.
- Speaker #0
Ça fait énormément d'années qu'on parle de ça et moi je disais souvent que... Pour moi, il y a déjà tellement de vêtements qui existent que je kiffe, que je ne vois pas l'intérêt de créer. Mais tu vois, même avant, je te parlais du fait que je dessinais mes robes quand je faisais du patinage.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
En fait, c'est...
- Speaker #1
C'est logique, en fait. Ouais, ouais, je sais, je sais. Quand tu réécouteras ça, tu te diras, mais en fait, cette personne, normalement, elle devrait avoir ses vêtements. Et je trouve que ce qui est cool, c'est que tu as ton shop, tu as ta boutique. Donc, en fait, tu peux même faire des tests. En fait, tu as...
- Speaker #0
tu as un laboratoire.
- Speaker #1
Et puis les idées, elles sont déjà dans la tête.
- Speaker #0
C'est en préparation, en tout cas. Je pense qu'en tout cas pour Purple, si ça se fait, ça restera dans la même direction artistique. C'est-à-dire qu'on sera sur de la récupération, sur de la revalorisation de pièces. Maintenant, ça ne m'empêche pas, en parallèle, de faire d'autres choses. J'ai quand même beaucoup d'idées, beaucoup d'idées avec l'Afrique aussi. J'ai envie d'allier un peu toutes mes passions. À l'époque, j'aidais beaucoup l'événement, le festival Afrodissey. J'ai beaucoup bossé avec eux. J'ai pu rencontrer aussi beaucoup de créateurs africains. Donc voilà, il y a des choses qui vont se mettre en place, c'est sûr. Cette discussion va être datée, marquée. Et elle va, comme toutes les autres, permettre le développement de la suite. puis on pourra en reparler, puis je pourrais dire au lancement que, ah, au podcast, à telle date, j'avais dit que, et voilà.
- Speaker #1
Parfait. Avec grand plaisir, tu pourras réutiliser les bandes audio si tu veux faire un contenu. Et ces prochaines semaines, ces prochains mois, il y a des événements, il y a des choses qui vont se passer ?
- Speaker #0
Ouais, alors, normalement, au printemps, on va lancer un de nos nouveaux concepts. Si tu veux, Merci. Alors, si tu l'as remarqué, les 1 son 1 outfit sortent tous les vendredis. Et en fait, tous les vendredis, il y a un concept autour de la musique. On a lancé aussi notre Play & Replay, où une fois par mois, on partage nos sons du moment à chaque membre de l'équipe. Et du coup, il y aura un événement en boutique avec DJ, un vendredi ou un vendredi par mois, ou tous les deux mois à peu près. On va annoncer les dates dans les prochaines semaines. Et puis, début juin, il y aura les trois ans de la boutique aussi. Donc, on espère y avoir nombreux.
- Speaker #1
Début juin, tu n'as pas donné de date.
- Speaker #0
Début juin.
- Speaker #1
Ok, très bien. Alors là, on arrive sur la fin et j'ai une ou deux questions, mais qui vont totalement sortir du spectre des questions que j'ai eues jusqu'à maintenant. Un ou deux ou trois ?
- Speaker #0
des artistes qui s'habillent bien selon toi ah c'est trop facile ça carrément c'est trop facile c'est magnifique Kendrick Lamar je vais rester sur les ricains Kendrick
- Speaker #1
Aesop Rihanna voilà pour moi c'est le trio gagnant tu aurais dû te dire à part eux à part eux à part eux en fait tu vois j'ai rebuté c'est facile mais et puis en francophone ça n'existe pas euh ah ah ah
- Speaker #0
Franchement, là,
- Speaker #1
c'est aussi les inspirations. C'est pas qu'ils s'habillent pas bien. C'est que les inspirations, elles viennent beaucoup de ce côté-là.
- Speaker #0
Là, je...
- Speaker #1
Tu lui donnes ta...
- Speaker #0
Je stèche.
- Speaker #1
Ok, il n'y a aucun souci. Pas de souci.
- Speaker #0
Et toi, tu as un francophone en tête, quelqu'un vraiment qui s'habille bien ?
- Speaker #1
Qui s'habille bien ? T'es... Tu vois ? River Suno, là ? Je ne l'avais pas préparé. C'est difficile à dire. C'est difficile à dire dans les artistes. En fait, moi, j'arrive jamais à dire si... Non, mais ce n'est pas cool. J'ai l'impression que souvent, c'est plus qu'ils ont des super stylistes qu'ils s'habillent bien. Du coup, des fois, ça manque un petit peu. Parce que tout le monde dit SCH, par exemple.
- Speaker #0
Oui, oui. Alors oui,
- Speaker #1
il s'habille bien. Mais franchement, j'aimerais donner un shout-out à la styliste ou le styliste.
- Speaker #0
Tu vois qu'il y a une recherche. Je travaille derrière. Je ne dis pas que ça ne vient pas de lui, mais tu sais qu'il y a un style. ou une styliste qui fait très bien son truc.
- Speaker #1
Exactement, ouais.
- Speaker #0
C'est sûr que très souvent, toutes ces personnes, c'est des stylistes qui sont derrière. Mais c'est vrai que, comme tu l'as dit, francophone, souvent, il manque un peu ce truc parce que... Voilà, il manque un peu le petit sel en plus. Le petit truc qui fait que tu dis « Ah, cette personne, elle incarne vraiment ce qu'elle porte. » Parce que souvent, même quand tu vois des gens... Des fois, on me demande de choisir des modèles. pour nos shootings. Et je dis, mais en fait, ça se voit que cette personne, si elle met ses vêtements, elle va être déguisée. Et en fait, tu vois quand la personne n'est pas à l'aise, quand ce n'est pas son style, je préfère vraiment que la personne puisse s'exprimer avec son propre style parce qu'elle sera beaucoup plus à l'aise. Et ça se verra vraiment sur les images. Et c'est ça qui est important.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Et c'est très bien que tu parles de ça parce que je voulais te mettre au défi, en fait. Alors on va définir, je pense qu'on peut faire, je vais venir filmer tout ça et ça peut être cool, mais je vais te mettre au défi de me faire un outfit en fait.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Alors je te donnerai un budget, mais je vais te mettre au défi comme ça, après on pourra faire un petit contenu sympa qui suivra et puis voilà. Et puis comme ça aussi, peut-être pas un vendredi, mais en tout cas je viendrai un vendredi, dès que ça démarre je me réjouis déjà. on va arriver aux questions de fin que je pose à tous les invités et la première c'est c'est quoi ta musique du moment c'est dommage parce que tu t'es sûrement déjà préparée parce que t'as répondu à ton contenu sur ta page en
- Speaker #0
fait moi je fonctionne beaucoup par phase et par artiste je suis du style à écouter des vieux albums Merci. Je peux saigner des vieux albums ou des fois je suis au shop. On a une règle, c'est quand c'est la personne qui est devant au shop, c'est elle qui choisit la musique. Donc souvent, j'ai un artiste en tête et je vais faire tous ses albums dans la journée. Là, en ce moment, j'ai saigné pas mal de sons. Je pense à un son en particulier, c'est Folded de Kehlani. J'ai saigné vraiment tout l'hiver. en boucle son R'n'B de l'année 2025 je le voyais comme ça un peu ce son je le trouvais cool mais quand j'ai commencé à bien l'écouter avec un bon casque audio tu entends vraiment tout tu vois vraiment la puissance du truc et pourquoi je pense que ce son fonctionne aussi bien c'est parce qu'il y a vraiment cette nostalgie du R'n'B d'époque tu le sens
- Speaker #1
vraiment à chaque moment et honnêtement autant le R'n'B en ce moment il y en a beaucoup autant il y a plein de trucs que je peux... pas écouter parce que tu sais ils font des remixes de son ça c'est vrai ils font des remixes de son de diad 15 ans c'est bon les gars attendez un peu quand même attendez un peu ça c'était devenu un peu trop à la mode mais là elle est vraiment venue avec avec une sonorité qui nous plaît et puis aussi une légitimité je pense parce que le fait qu'elle soit pas connu depuis un ou deux ans et que je pense qu'on l'a on l'a on le mieux accepté clairement en opposition avec vous
- Speaker #0
artistes TikTok où justement il y a trop de discussions autour, elle elle est vraiment arrivée, elle a posé son truc et ce son il va rester vraiment dans le temps
- Speaker #1
Ouais, j'avoue Deuxième question que je pose à tous mes invités, en fait je bug parce que je cherche cet artiste francophone en fait et je me dis non mais il faut que je fasse un effort quand même
- Speaker #0
Après ça peut être personnalité Ouais bien sûr,
- Speaker #1
personnalité mais là comme ça bref, il n'y a rien qui me vire Deuxième question, si tu pouvais inviter 5 personnes à une table, vivantes ou pas, tu invites qui et pourquoi ? Enfin pas pourquoi, tu me dis juste tu invites qui. Et ça peut aller vraiment de Michael Jackson à un cousin ?
- Speaker #0
Alors, je pense... Si on est dans une bulle spatio-temporelle, on s'en fiche à quel moment on est. Donc Prince, déjà, je suis obligée. Hello Prince. RIP, cette année ça fait 10 ans.
- Speaker #1
C'est juste.
- Speaker #0
On a quitté. Prince, pour sûr. Je dirais Quincy Jones. Allez, on se lance là. Michael Jackson. Personne qui chante bien. Céline Dion, allez. soyons fous c'est cool parce qu'elle va annoncer des concerts j'ai vu Paléo 2020 annulé j'avais mes billets, j'avais pris 5 billets ils avaient fait un truc spécial dans un endroit spécial ça devait être à Paléo c'était une date spéciale et en fait reporté et puis finalement annulé mais ça a l'air d'être une personne fun en fait elle donne en ligne donc je me dis si tu vois genre faut que j'assieds des gens dans un salon, on fait du son, on danse, on fait la fête. Voilà, Céline. Et après, vas-y, je dirais Rihanna. On manque de originalité, mais au moins, peut-être qu'elle chantera à ce moment-là.
- Speaker #1
Tu es encore là-dessus, toi. Vous n'avez pas abandonné.
- Speaker #0
On ne s'en remet pas. Mais moi, j'ai accepté. Je sais que c'est mort. Elle ne reviendra pas. Et elle a raison. Si c'est ce qui est bien pour elle dans sa vie, tant mieux pour elle. Elle nous a laissé Des bons albums ont... Ça,
- Speaker #1
on ne pourra pas lui reprocher.
- Speaker #0
Et puis, il continue à faire du son. C'est cool, tant mieux. Et on mangerait un barbecue. Allez, let's go. Tu n'as pas l'air convaincu.
- Speaker #1
Oui, il continue à nous donner du son. Mais il a pris beaucoup de temps avant de ressortir son dernier album. C'était pour ça. J'avais peur qu'il ait pris la même maladie que sa femme.
- Speaker #0
Je ne pense pas. Elle, je pense qu'elle est vraiment... She's done, comme on dit.
- Speaker #1
Mais je crois. Je crois bien qu'elle ne va pas revenir. Pourtant, j'avais eu des infos d'une amie qui gère des studios à LA, comme quoi elle venait, etc. Et bon, après, elle a commencé à faire des enfants, donc je ne sais pas.
- Speaker #0
Mais là, encore dernièrement, elle avait posté une vidéo sur Insta, je crois, où tu la vois au studio.
- Speaker #1
Mais pour moi, ça, ce n'est pas bien, ça. Ne fais pas ça. Ne montre pas des photos.
- Speaker #0
Mais elle sait, elle sait. Elle sait que ça fait parler, que les gens... La taille, ça fait 10 ans là quand même. Il y a des sons qui sont sortis, mais c'était pour des films, ce genre de trucs. C'est pas intéressant.
- Speaker #1
Mais tu le vivrais comment si elle vient ? Mais c'est wax et de nu.
- Speaker #0
C'est impossible.
- Speaker #1
Non mais si elle revient et d'un coup franchement c'est bof quoi.
- Speaker #0
Je resterais sur les bons... C'est comme Cagné, je resterais sur les bons albums tu vois. Ça,
- Speaker #1
c'est un autre débat. Parce que quand est-ce que les Moes Albon démarrent, c'est un autre débat. Je parle de musique. Je parle musicalement, évidemment. La folie, c'est autre chose.
- Speaker #0
Je pense que c'est Donda 2. Là, je crois qu'il y a un truc qui vient de sortir. Mais Donda 2, je crois que c'était bien. En tout cas, j'ai aimé l'écouter. Après, entre deux, il y a eu beaucoup de brouillon. Et puis, pour moi, c'est après Life of Pablo, où il faut écouter d'une oreille.
- Speaker #1
Je crois que tu as raison. Moi, je suis avec toi. Non, je ne sais plus. Il faut que je regarde l'ordre. Je regarderai après. Teresa, merci infiniment. Je rappelle Purple and Gold Rain, rue de la Cité 19 à Genève. Sinon, Purple and Gold Rain sur Instagram. Site internet. Il y a des événements qui vont démarrer les vendredis cet été. Non, dès le printemps.
- Speaker #0
Dès le printemps, oui.
- Speaker #1
Et... Voilà, venez faire un tour, venez voir le délire, allez voir le délire sur la DA, sur internet, sur Instagram et ensuite rendez-vous dans la boutique, vous trouverez quelque chose. Il y a toutes les tailles, elle a dit.
- Speaker #0
Ça va.
- Speaker #1
Merci infiniment pour ton temps, merci pour ton partage. et voilà,
- Speaker #0
bonne suite merci à toi en tout cas merci, avec plaisir,
- Speaker #1
j'ai passé un bon moment et à toutes les auditrices et les auditeurs qui sont encore là je vous remercie infiniment comme d'habitude les 5 étoiles sur Spotify sur Apple Podcast vous pouvez même mettre un commentaire sur la section sondage de Spotify et on se voit au prochain épisode, bye bye
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté, bye bye