Description
Cette semaine, nous vous dévoilons le nouveau numéro de notre supplément mensuel dédié aux professionnels du secteurs défense et sécurité.
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Voici le court édito de ce numéro 40, du mois de septembre 2026, sur la thématique de l’OSINT, l’open source intelligence :
Début mars 2026, une école de Minab, dans le sud de l’Iran, est frappée en plein jour. Cent soixante-cinq à cent soixante-quinze morts. La Maison Blanche attribue la frappe à Téhéran. En quelques jours, des analystes de Bellingcat, du New York Times, de l’Associated Press et du Washington Post comparent les arbres, les murs et les poteaux visibles sur les vidéos avec l’imagerie satellite, calculent l’heure d’après les ombres, puis identifient sur un fragment un code du département de la Défense. Il s’agissait d’un Tomahawk américain. Personne n’avait eu accès à un document classifié. Tout était public. C’est cela, l’OSINT, le renseignement d’origine sources ouvertes : une discipline que ce supplément a déjà présentée en mars 2023 et en novembre 2025, et dont nos lecteurs connaissent le principe.
Ce numéro ne le redéfinit pas. Il passe à la pratique. Quels outils, à quel prix, pour voir un port, un chantier, un pétrolier, un drone. Comment reconstituer un profil, un réseau, une chaîne de fournisseurs, sans franchir la ligne que la loi française trace. Ce que vos propres traces, vos footings, vos offres d’emploi et vos stands de salon révèlent à ceux qui vous observent.
Et où en est la France, qui admet dans le dernier rapport de sa Délégation parlementaire au renseignement devoir « combler le retard en matière d’OSINT », pendant que ses réservistes, ses start-up et ses ministères s’organisent. Quatre articles conçus comme un manuel. Le lecteur militaire y entrera par l’orbite, le lecteur industriel par la due diligence. Tous les deux se reconnaîtront dans le troisième, qui raconte l’OSINT retourné contre soi.
Le quatrième dit où apprendre, qui recrute et qui vend. Le renseignement en sources ouvertes ne remplace pas le reste. Le Pentagone lui-même écrit que son « centre de gravité réside dans les opérateurs humains, pas dans une machine ». C’est à ces opérateurs, existants ou futurs, que ce numéro s’adresse.
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