- Speaker #0
Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode de Demain la Com. Aujourd'hui, je suis avec Colline Héroux, qui est directrice de la communication de Garance. Bonjour Colline.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Merci d'être avec nous aujourd'hui.
- Speaker #1
Avec plaisir, merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux, dans un premier temps, un petit peu nous repositionner ce que vous faites, Garance, et ensuite on attaquera le cœur du sujet ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Donc Garance, c'est un groupe mutualiste qui propose des solutions d'épargne, retraite, prévoyance. C'est un groupe qui a été créé par des entrepreneurs, pour des entrepreneurs, il y a bientôt 40 ans. Et donc du coup, on propose des solutions financières très accessibles à l'ensemble des Français.
- Speaker #0
Top. Comme tu le disais, c'est ça, Garance existe depuis 40 ans. Et de ce qu'on a compris en préparant l'épisode, qui était plutôt un acteur discret du marché, c'était quoi les dernières évolutions pour justement un petit peu sortir du bois, montrer, et puis en arriver là où vous en êtes aujourd'hui, à ce qu'on vous voit limite partout ?
- Speaker #1
Déjà, je suis contente si on nous voit partout, c'est que je fais bien mon travail. Mais plus sérieusement, Garance, c'est un groupe qui a beaucoup évolué, avec plusieurs dates clés, et notamment 2016, ou Garance s'est ouvert à tous les Français. Historiquement, c'était un groupe qui était vraiment pour les travailleurs non salariés, indépendants, etc. Et donc là, ouverture du marché à tous les Français en 2016. Et on est passé du coup d'un nom qui était MNRA, Mutuel National de Retraite des Artisans, à Garance. Ce premier switch a été un pas en avant. Et puis, il y a eu fin 2019 l'arrivée d'une nouvelle direction générale avec des ambitions différentes. et notamment Le fait de se transformer, de se structurer, de se digitaliser. Et donc moi je suis arrivée au cours de cette période avec un enjeu qui était peut-être de valoriser finalement cette transformation, mais d'un point de vue communication. Donc ça a commencé par le fait de structurer aussi une équipe et en parallèle un travail de refonte de territoire de marque pour assumer qui en était et puis monter crescendo. Il y avait aussi une question de... Gagné en légitimité, je pense, parce qu'il y avait tout un travail qui était fait pendant un peu plus de 35 ans. Et là, c'était une nouvelle projection qui était à amener. Donc voilà, petit à petit, on a apporté ces choses-là.
- Speaker #0
Ça a été quoi un petit peu vos plus gros défis en termes de com' pour sortir justement de cet anonymat ?
- Speaker #1
Alors, ils étaient nombreux, mais il y en avait un majeur qui m'avait énormément interpellée quand je suis arrivée chez Garance. C'est que quand on appelait nos clients... et qu'on se présentait du coup en tant que garance, ils disaient non, non, mais moi, ça ne m'intéresse pas, j'ai déjà tout ce qu'il faut avec la MNRA. Alors oui, très bien, ça tombe bien, puisque la MNRA, finalement, c'est garance. Donc le premier challenge, je pense que ça a vraiment été de se dire, il faut que sur cette base d'adhérents, et ils sont très nombreux, ce soit d'être reconnu, et après d'aller chercher d'autres adhérents, et de s'adresser plus largement à tous les Français. Et c'est vrai qu'avec la refonte de ce territoire de marque, ça a été vraiment de se dire qu'il y a énormément de bases qui ont été posées, il y a énormément de structurations qui ont permis au groupe d'avancer sur des éléments majeurs, et la communication en est une valorisation externe, en tout cas ce qui est vraiment tangible, mais derrière c'est énormément d'autres sujets moins tangibles pour les Français. ou pour nos adhérents peut-être aussi. Et donc du coup, c'était vraiment de se dire, on commence par nos adhérents, on voit un petit peu aussi comment est-ce que ça prend, parce que c'est important de toujours avoir à l'esprit comment est-ce que notre cible réagit, d'autant plus quand on est un groupe mutualiste. Et donc du coup, voilà, et après de se dire, comment est-ce que petit à petit, on sort du bois et on s'adresse plus largement à tous les Français.
- Speaker #0
C'est ça, il y a votre nouveau positionnement, vous êtes un petit peu entre les dinosaures de la banque et les nouveaux acteurs des fintechs. Comment est venue justement cette création de cette nouvelle voie ?
- Speaker #1
Alors, les dinosaures, c'est vrai que c'est un terme que j'aime bien utiliser, mais je ne veux pas du tout m'en faire d'ennemi. C'est plus qu'il y a un secteur historique qui existe, qui est plutôt le secteur bancaire, ou en tout cas des acteurs mutualistes, assuranciels, etc., qui sont là depuis très longtemps. Garance en fait partie, une quarantaine d'années d'existence, c'est pas rien. Et puis il y a les nouveaux acteurs, des acteurs qui sont là depuis une dizaine d'années, qu'on appelle plutôt des fintechs, je pense notamment, je ne vais pas faire de pub à nos concurrents, mais du Yeomony, du Revolut, etc. Et il y a des positionnements qui sont assez différents. Quand on est un acteur type dinosaure, on est sur... plutôt des choses très ancrées, des process assez lourds, une agilité qui est vraiment assez fine. Et puis, une posture qui est tellement ancrée, qui en devient même à être très formalisée, en fait, par des codes assez vieillissants. Sur les acteurs de la fintech, on s'affranchit un peu de tout ça. C'est hyper intéressant. Et donc, du coup, on va beaucoup plus droit au but. On va chercher des cibles qui sont plus averties. On va communiquer sur des canaux qui sont différents, je pense notamment à tout ce qui est médias sociaux, qui prend énormément d'ampleur aussi sur ce marché. Et donc nous on se dit, en fait, l'objectif c'est pas de se positionner sur l'un ou sur l'autre, il y a du bon dans les deux et on se reconnaît dans les deux. Donc on a envie de prendre un peu le meilleur des deux mondes. Et je pense que l'objectif c'est vraiment pour Garance de se dire, ça va faire ou ça fait une quarantaine d'années qu'on... Quand on est sur le marché, on est robuste, on a des super performances et on est d'ailleurs très souvent connus pour ces performances. Mais en même temps, on a cette agilité qui est peut-être plus propre à une start-up. On essaye de s'affranchir d'un certain nombre de choses. On a forcément des contraintes juridiques, réglementaires. Et pour autant, l'objectif, ce n'est pas justement de se dire qu'on ne peut pas faire ça, mais c'est plutôt comment est-ce qu'on peut... les contourner tout en les respectant pour apporter des solutions en étant peut-être un peu plus catchy, un peu plus dans la séduction. Et je terminerai sur une chose, je pense qu'il faut aussi être un peu dans l'air du temps. Et aujourd'hui avec l'équipe avec laquelle je travaille, c'est assez intéressant parce que personne ne vient de ce secteur. Donc pour le coup, on n'est pas du tout formalisé par des codes hyper ancrés. Au contraire, on était plutôt frileux tous les uns les autres. Moi, quand mon banquier m'appelle, c'est que je suis à découvert, donc ça ne va pas. Et donc du coup, c'était de se dire, en fait, il faut qu'on, dans notre manière de communiquer, dans notre manière de nous adresser à différentes cibles, en fait, il faut que ça nous concerne nous aussi. Si ça ne nous parle pas, si on n'y est pas sensibilisé un minimum, ça ne marchera pas. Donc en étant notre propre cible, et quand je dis nous, c'est... Les gens avec qui je travaille au quotidien, donc mon équipe, mais plus largement les équipes Garance, ces 250 collaborateurs aujourd'hui, c'est aussi le reflet d'une société qui est celle dans laquelle on vit, avec des personnes qui sont très sensibilisées aux aspects financiers, et puis d'autres qui au contraire se disent « la finance c'est pas pour moi, non seulement ça m'intéresse pas, mais en plus j'ai pas les moyens » .
- Speaker #0
Et comme tu le disais, avec ce nouveau ton de rendre les choses plus sexy, Ça me fait penser à la saga avec Gilbert Montagné qui a cartonné. D'où est venue cette idée d'aller chercher un contre-pied complet par rapport à la communication qui peut être faite dans le secteur ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Déjà, Gilbert, à la base, ce n'était pas une saga. C'était plus un coup de com' où on a vu qu'il y avait quand même certaines difficultés. On ne sort pas du bois parce qu'on a juste envie de sortir du bois. Et le marché est ultra concurrentiel, avec des acteurs très forts qui sont en télé, qui ont une agilité qui est celle dont je parlais précédemment, qui n'est pas toujours celle que tout le monde peut avoir, et surtout avec des moyens qui sont aussi très forts. Quand on fait des levées de fonds, on sait que derrière, on peut faire de vrais coups de com'. Et donc nous, on s'est dit, il va falloir frapper fort et assez vite. Et donc du coup, Gilbert s'est venu d'échanges en interne. Et on s'est dit, il y a quand même... Un enjeu d'actualité très fort en 2024, c'est les JO. Et ce serait hyper drôle de pouvoir incarner cette notion de visée juste, ou en tout cas de se tromper, et ce n'est pas grave, parce que si on choisit le bon acteur, finalement, ça va le faire. Et Gilbert Montagné incarne tellement de choses. Un volet multigénérationnel qui est hyper important, parce qu'en fait, la finance, ça doit parler à tout le monde. Le côté très... joie de vivre, accessible. Et donc, du coup, on s'est dit, collaboration un peu what the fuck, mais en même temps, hyper intéressante. Et franchement, quand on en a parlé à Gilbert Montagné, il était hyper enjoué. Déjà, je pense très content qu'on ait pensé à lui pour les raisons qu'on vient d'évoquer. Et aussi parce que je pense que, pour le coup, on s'affranchit, alors non pas des codes du secteur, bien qu'un peu, mais Et... Le fait qu'on ne focalise pas sur son handicap, parce qu'en fait on rigole entre guillemets de ça, mais on ne rigole pas de lui. Et le fait de faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux, c'est quelque chose qu'il a beaucoup interpellé. Et c'est vrai que cette première collaboration a hyper bien fonctionné. C'est des millions de vues sur les réseaux sociaux et c'est surtout deux objectifs atteints. Le premier, c'est que nos clients ont enfin fait le lien avec Garance. Donc ça, c'est Paris réussit. Et le deuxième, c'est que notre notoriété a évolué. Donc il y a la notoriété, et puis il y a la considération de la marque, et aussi l'association de Garance à son secteur. Je me permets de passer un petit message. On est encore, malheureusement, pas mal confondus avec la cosmétique. Donc si Garancia passe par là et qu'il va faire une collab avec Garance, c'est avec grand plaisir.
- Speaker #0
Est-ce qu'en interne, quand l'idée a germé, il y a eu des parties prenantes à convaincre ou c'est une idée qui a été un peu évidente ?
- Speaker #1
La direction a emballé tout de suite. Après, quand on est sur des gros projets comme ça, forcément, vu qu'on est un groupe mutualiste, il y a aussi le partage avec notre conseil d'administration, qui sont les représentants de nos adhérents, qui sont eux-mêmes clients, et là, pour le coup, pareil, hyper emballés. Cette confiance nous a beaucoup porté. Moi, c'était la première fois que je travaillais sur une campagne en télé. Pareil, c'est des manières d'appréhender des campagnes qui sont complètement différentes. C'est des tournages, c'est de la préparation, c'est de l'achat média, c'est des budgets qui sont aussi différents. Et puis surtout, on s'est dit, est-ce que ce qui nous parle à nous va aussi vraiment résonner avec cette audience qui est assez large ? En fait, les résultats parlent d'eux-mêmes, raison pour laquelle on a enchaîné sur un deuxième...
- Speaker #0
C'est ce que je voulais dire. Grâce à ça, vous avez réussi à arriver sur la deuxième pub et qui a un sens qui est complètement juste avec la première.
- Speaker #1
Là, pour le coup, on ne pouvait pas dire que Gilbert ne visait pas juste à nouveau, sinon on passait un peu à côté du propos. Mais c'est surtout qu'à nouveau, on s'est dit qu'il y a de belles actualités chez Garance. Suite à la première collaboration, on avait été contacté par la Ligue nationale de basket. avec qui, du coup, on a créé un partenariat sur plusieurs années. Donc, on est partenaire officiel de la Ligue nationale de basket. Et on s'est dit, là, on ne peut pas ne pas donner de suite. Mais cette fois, Gilbert Vavise est juste et parce qu'il est très bien entouré. Il est entouré notamment de basketteurs français. Et il y a un traitement qui est complètement différent. On est beaucoup plus dans le côté cinématographique avec une révélation. et puis cette chute qui finalement... n'est pas vraiment une chute, puisqu'ils visent juste et c'était exactement ce que l'on souhaitait. Et donc la campagne dure un petit peu plus longtemps que la précédente, et de nouveau, c'est des cartons pleins. On a déjà dépassé les résultats du premier opus, si je peux appeler ça comme ça. Et voilà, et puis c'est hyper intéressant aussi, quand on travaille avec Gilbert, je ne sais pas si les gens ont ça à l'esprit, mais en fait, on travaille avec une personne qui est en situation de handicap et qui, pour le coup... En termes d'accessibilité, de l'environnement dans lequel il gravite, etc., c'est hyper compliqué de décrire un terrain de basket, un ballon de basket, à quelqu'un qui n'en a jamais vu. Et si on fait un parallèle, un peu grossier, mais vous allez voir où je veux en venir avec la finance, quand on ne parle pas clairement, ou en tout cas qu'on n'utilise pas les bons mots avec la personne qu'on a en face de nous, il n'y a pas de match, on ne comprend pas. Et je pense que derrière le visée juste, c'est aussi ça, c'est cette notion d'accessibilité. Là, je parle du handicap de Gilbert Montagné, mais c'est cette notion d'accessibilité, de « il faut choisir les bons mots » parce que je pense que s'il y a un brief qui n'est pas bon dès le départ... En fait, ça ne donne pas une aussi belle collab. Et puis bon, accessoirement, Gilbert Montagnier, c'est vraiment la joie de vivre incarné et un plaisir incommensurable de bosser avec lui. Donc voilà.
- Speaker #0
Trop bien, tu m'étonnes. On arrive maintenant sur la campagne qui s'intitule « Il va falloir se lever tôt pour faire mieux que Garance » , qui, elle, est limite carrément plus frontale que les précédentes. Est-ce que c'est un petit peu la fin de la discrétion de Garance qui est marquée par celle-ci ?
- Speaker #1
Alors... Cette campagne est sortie un peu avant le deuxième opus. Je ne sais pas si c'est ce mot-là qui me vient quand je parle de la campagne visée juste. Il faut savoir que sur le secteur financier, janvier est un gros temps fort puisque c'est le moment où on annonce nos performances pour l'année précédente. Et donc, Garance, reconnue notamment dans la presse spécialisée pour ses performances, on s'est dit qu'il y a un moment où on assume plein de choses. mais on n'assume pas frontalement le côté performance. Donc cette année, on va prendre le contre-pied. Et ce qui est intéressant, c'est l'approche globale. Un, on assume le volet chiffré, qui d'ailleurs interpelle énormément. Et quand on est sur des produits type assurance vie ou plan d'épingle retraite, c'est des produits qui sont plutôt sur du moyen, voire long terme. Et donc, parler de performance cumulée est hyper intéressant. Et d'autre part, on s'affranchit complètement. de ce qu'on peut trouver sur le secteur avec des visuels qui interpellent. Et je l'ai vu, puisque pour le coup, on a fait de l'affichage dans le métro. Je prends les transports parisiens. Et donc, j'ai vu des gens regarder, à l'air de dire, mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et donc là, Paris-Gagny, d'un point de vue communication, parce qu'on se dit, en fait, ça suscite quelque chose, un intérêt, une curiosité, ça interpelle. Cette performance qui est au-delà des 23%, pareil, elle interpelle parce qu'on se dit « non mais c'est presque trop beau pour être vrai, le marché n'est pas du tout à ce niveau-là sur cette période de 7 ans » . Et donc du coup, on interpelle à deux niveaux. On va interpeller des gens qui ne vont pas forcément être ultra sensibles, en tout cas pas de prime abord attirés par la performance. Et d'un autre côté, on va attirer justement des gens qui eux cherchent la performance, qui sont peut-être un peu plus sensibles à ça. Alors, est-ce que... C'est plus frontal, oui. Maintenant, je pense qu'on ne répond pas aux mêmes enjeux. D'un côté, il y a une communication qui est vraiment business, qui est « il va falloir se lever tôt pour faire mieux que Garance » et qui nous drive sur toute l'année 2025. Et d'un autre côté, il y a une campagne qui est un peu plus dans la séduction et qui est plus sur de l'appréciation de marque. Est-ce que les deux sont en opposition ? Non. Je pense réellement que les deux peuvent se servir. Et c'est ça qui est hyper intéressant, c'est de se dire « tiens, en fait, J'ai de la sympathie pour cette marque, ou en tout cas, elle provoque quelque chose en moi. Il y a une certaine proximité, j'ai envie d'en savoir plus. Et en même temps, ils viennent me chercher sur des résultats qui sont assez dingues. Je ne dis pas que les autres ne le font pas, encore une fois. Mais je pense que c'est cette complémentarité qui fait que, là, vous dites, on vous voit partout, vous êtes partout, on entend beaucoup parler de garances, etc. C'était aussi un des objectifs, on ne va pas se mentir. Mais voilà, je pense qu'il ne faut pas vraiment mettre en opposition, ou en tout cas se dire C'est beaucoup plus frontal, on était sur quelque chose qui était plus léger, plus dans l'humour, sur le visé juste, et sur le côté business, on est un peu plus assumé, et finalement c'est ce qu'on cherche à faire depuis quelque temps maintenant.
- Speaker #0
Justement, le fait de pouvoir s'adresser au plus grand nombre, que maintenant vous ayez un petit peu une audience qui est bien atteinte, ça me fait penser au projet Cache Allô.
- Speaker #1
Ouais. Allô ? Allô ? Les intérêts composés désignent le processus par lequel les intérêts sont réinvestis.
- Speaker #0
J'ai rien compris.
- Speaker #1
Cet argent, il s'accumule et que plus tard, tu peux te le redistribuer à toi ou à quelqu'un d'autre. Bonjour. Les intérêts composés, c'est une somme que tu vas avoir, par exemple, sur ton compte bancaire et ensuite, tu auras plus d'argent encore qu'avant. Et voilà, tu seras plus riche. C'est bon pour toi ? Oui. Ah bah super, alors c'est accompli. Eh ben au revoir. Au revoir.
- Speaker #0
Qui là, pour le coup, est clairement dans la pédagogie, de la vulgarisation. Et pour ma part, je trouvais très bien amené. Comment est-ce que cette campagne-là a-t-elle été créée ?
- Speaker #1
Alors là, pour le coup, je suis hyper contente qu'on en parle. Cash Allo, donc cash et allo sur le principe du bouche à oreille, du téléphone arabe, c'est un projet qui est maison. C'est vraiment le bébé de l'équipe Com. Et je pense à Julien, notamment, dans mes équipes, et social media manager qui s'occupe de... de ce projet et qu'il l'a développé avec beaucoup de ferveur. C'est une émission qu'on a lancée en janvier 2025, en se disant, en fait, quand on parle finance, les gens ne comprennent rien. Et en même temps, je pense que quand on leur parle finance, ils n'ont pas envie qu'on leur parle de ça. Aujourd'hui, on a une information qui est partout, omniprésente, et qui vient à nous. Les notifications, on va sur les réseaux, on a les stories, les machins. tout le temps. On peut se faire livrer un McDo à 4h du matin, on prend un Uber parce qu'on n'a pas envie de marcher en talons ou que sais-je, bref. Donc en fait, il y a une hyper-accessibilité, sauf sur les sujets financiers qui restent assez hermétiques finalement. Donc si on veut s'adresser à des gens qui n'ont pas envie d'entendre parler de finances, il faut aller les chercher sur des formats qui peuvent leur plaire et sur des outils où ils seront. Donc lancer une émission sur YouTube, déjà c'est surfer sur un réseau qui fonctionne très bien. En extraire des petites capsules pour du TikTok ou du Instagram, pareil, c'est surfer sur des réseaux qui, TikTok, explosent. Et en même temps, proposer une petite viralité, puisque du coup, Cachalot, c'est une émission qui est basée sur le principe du bouche à oreille, avec des enfants, adolescents, adultes et personnes âgées, et qui, sur la base d'une définition, vous pouvez retrouver sur un site ministériel. mais donc sur une définition qui est censément accessible, doivent se répéter les principes même de ce qu'ils ont compris. Et en fait, on voit que quand on parle d'assurance-vie, par exemple, on se retrouve avec un petit ours blanc qui a une jambe cassée à l'hôpital, mais comme il a une assurance-vie, il est bien assuré. Donc c'est vraiment n'importe quoi. Et la finalité, c'est d'apporter des éléments vulgarisés, de parler vrai. Je pense que le parler vrai, il est hyper intéressant parce que du coup, en fait, il y a des enfants qui regardent par nos cachets. qu'à Chalot et qui trouvent ça génial. Et puis en même temps, ça fait plus d'un million de vues sur YouTube en trois épisodes. On a fait évoluer le concept. On était sur le premier épisode qui durait dix minutes. Les deux suivants ont fait cinq minutes. On a une complétion qui n'est pas à 100%, mais sur cinq minutes, les gens restent quatre minutes, quatre minutes, trois, donc c'est dingue. Donc à Chalot, c'est vraiment le bébé de l'équipe et même pour aller plus loin, Les enfants qui tournent dans Cachalot sont des enfants de collaborateurs. En interne, les collaborateurs adhèrent à fond. Ils sont aussi très fiers de voir que leurs enfants peuvent prendre part à un projet garanti. Ils rassurent après leurs enfants en disant que les journées de papa et maman ne sont pas tout le temps comme ça. Mais je trouve que c'est génial parce qu'il y a une adhésion totale au projet. On est nos propres ambassadeurs et comme je le disais tout à l'heure, quand on arrive à être nos propres cibles et on voit que ça prend, on se dit que c'est plutôt un bon indicateur. Et là, on a eu raison de se faire confiance.
- Speaker #0
Et du coup, toutes ces campagnes qui marchent et tout le bruit que vous faites, vous êtes une petite équipe au final en interne. Sur un groupe de 250 personnes, vous êtes 8, c'est ça ? Je pense qu'on ne se rend pas bien compte de l'effet que peut avoir justement 8 personnes. Avec tout ce que tout le monde peut voir aujourd'hui.
- Speaker #1
Ouais, alors on est huit aujourd'hui, on ne l'était pas au début. Moi je suis arrivée, on était deux. Et puis petit à petit, l'équipe s'est développée. Je pense que notre force, c'est le fait qu'on s'écoute beaucoup et aussi qu'on soit driveé par une direction qui nous fait confiance. Ça c'est hyper important. Parce que du coup, on se sent légitime dans ce qu'on propose. Bon, après, il y a aussi les résultats qui sont là, mais avant même d'avoir les résultats, on teste des choses. Et après, il y a trois éléments, moi, que je répète souvent à mon équipe. Le premier, et je pense que s'ils étaient là, ils seraient tous à rigoler, c'est qu'on ne réfléchit pas par la contrainte. Et ce n'est pas quelque chose avec lequel j'étais familière avant, mais en fait, on est sur un secteur, et j'y reviens une nouvelle fois, mais très codé. avec des réglementations juridiques. Donc c'est assez costaud. Et en fait, si on commence par réfléchir avec tout ça, du coup, c'est vachement réduit. Exactement. Donc je leur dis, premier truc, on ne réfléchit pas par la contrainte. Deuxième chose, il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. Ce ne sont peut-être pas des solutions qui vont nous plaire au départ, mais vraiment, ça, c'est hyper important. Et donc du coup... Parfois, certains, et moi y compris, on va avoir des problèmes, et en fait, c'est vachement dur de sortir un peu la tête de l'eau et de se dire, là, j'arrive pas à trouver la solution. Et le fait d'être huit, en fait, on échange, on s'appuie les uns sur les autres, et donc, par exemple, Raphaël, qui va être plutôt sur les relations presse, quand il va échanger avec Julien, qui est sur la partie social-média, ou avec moi, qui suis peut-être un peu plus globale, on va avoir des points de vue qui vont être différents. Donc ça, c'est la deuxième chose. Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. Et la troisième chose, et là, elle est vraiment globale, ce n'est pas que moi qui insuffle ça, c'est vraiment chez Garance au global, on peut faire des erreurs. On a le droit de se tromper, mais par contre, la seule chose qui nous est demandée et que je mets vraiment un point d'honneur là-dessus avec mon équipe, c'est qu'il y a toujours un apprentissage à en tirer. qu'il soit positif ou négatif, ça c'est pas un souci, mais il y a toujours un apprentissage et de cet apprentissage, on va pouvoir réaxer certaines choses. Donc on a fait des collaborations où on s'est dit, bon, là, ok, on avait des étoiles plein les yeux, c'est un super média, mais en fait, c'est pas pour gare, on est 250, il y a un moment, il faut qu'on soit au bon moment, au bon endroit. Et donc, je pense qu'être 8, c'est une force, ça nous permet d'être très agiles. On travaille beaucoup à l'opportunité, donc on peut pas mal réaxer certaines choses si nécessaire. Et puis le fait de s'enlever des contraintes, c'est aussi de s'enlever un certain nombre de choses où on se dit « Non mais ça on ne peut pas le faire, mais pourquoi ? Qui nous empêche ? C'est trop cher ? Eh bien on va contourner. C'est trop gros ? Eh bien on va le faire à notre niveau. » Et en fait, Gilbert Montagnier... la première collab, elle est aussi partie de ça, en se disant, mais et si ? Ah, ce serait incroyable si on faisait ça. Ben ouais, mais on l'a fait. Et on ne l'a pas fait qu'une fois, on l'a fait une deuxième fois. Et en fait, cette collab, elle nous ouvre un partenariat avec la Ligue Nationale de Basket. Elle nous permet d'être reconnus par nos clients. Elle nous permet de gagner en notoriété, particulièrement sur notre cœur de cible. Elle nous permet d'avoir une viralité sur les réseaux sociaux. Donc je pense que, voilà, être 8, c'est beaucoup d'investissement, parce que, du coup... On travaille quand même sur plein de choses et qu'il y a beaucoup de sujets divers et variés. Il y a peut-être un truc que je n'ai pas dit. C'est que ce qui nous guide tous, c'est quand même de kiffer un maximum. On passe énormément de temps au travail, dans une vie. Et si à un moment, on ne prend pas de plaisir dans ce qu'on fait, c'est qu'on n'a plus besoin d'être là. En tout cas, il faut changer. Et donc, je pense que tous ces éléments réunis font qu'aujourd'hui, ça ne veut pas dire qu'on ne travaille pas avec des agences, mais en tout cas, ça nous permet d'être agiles et d'être dans de la réaction, dans de la proximité. On le voit sur les réseaux sociaux, avec Garance sur Insta, par exemple. Il y a beaucoup, beaucoup de réactivité dans ce qui peut être viral. Et du coup, oui, ça crée de la proximité avec aussi l'audience qui peut être celle d'Instagram.
- Speaker #0
Et justement, quand tu parles du fait de pouvoir kiffer au travail, c'est un discours qui fait du bien même, je pense. On se rend compte que le travail, c'est tellement de temps qu'il faut être à l'aise et se sentir vraiment bien dans son travail. Et est-ce que ce traitement de votre communication autour de l'émotion, avec le rire, la surprise, même l'humain, c'est quelque chose qui aide, tu penses, à bien se sentir à l'aise dans les campagnes ? Je serais assez curieux de voir vos petites réunions de brainstorming. Est-ce qu'il y a un moment où vous arrivez à vous recentrer, à vous dire « bon, c'est ça notre objectif » ?
- Speaker #1
Déjà, tu es le bienvenu à des réunions, si tu veux, même si parfois les idées fusent un peu comme ça, au détour de ce qu'a pu faire un concurrent, de ce qui a pu être dit lors d'une interview ou autre, ça nous nourrit beaucoup. On est quand même vachement en alerte aussi. Et l'émotion, oui. évidemment parce qu'en fait on avance aussi en se faisant confiance et je pense que parfois on le sent, c'est dans nos tripes en tout cas moi personnellement je me dis, ouais, là, Cachalot par exemple je me suis dit ça va le faire je le sentais en fait, c'était presque viscéral je pensais pas que ça allait être autant on s'est dit allez 100 000, 150 000 vues bah finalement, premier épisode on est à 400 000 vues c'est un secteur qui reste on va dire sérieux un secteur très sérieux très formel etc ça. Donc l'émotion, oui. Et si je vais plus loin, et je m'affranchis un peu du secteur financier, moi je me souviens de deux campagnes. Une qui était il y a plus de dix ans, que j'avais vue dans le métro, je sortais de cours, et puis c'était, il est 20h, savez-vous où est votre mari ? Glidden. Ça fait dix ans, je m'en souviens. Et j'étais là, mon Glidden. Ça a provoqué deux choses chez moi. La première, je suis allée sur Internet. Glidden, qu'est-ce que c'est, tiens ? Enfin, déjà, non, la première chose, c'est je me dis... Bon, j'ai pas de mari, mais il est 20h, où est votre mari ? Tiens, c'est une question en 4x3 dans le métro. C'est curieux. Qu'est-ce qui se cache derrière ? Et donc, deuxième chose, je vais sur le site de Glidden. Qu'est-ce que c'est ? Site de rencontre extra-conjugale. Et là, je me suis dit, waouh ! Le culot ! Mais vraiment, le culot ! Je me suis dit, on est sur... les relations de couple, la tromperie, c'est quand même costaud.
- Speaker #0
Et un traitement très frontal pour le couple.
- Speaker #1
Et un traitement hyper frontal. Mais dix ans après, j'en parle, et on en parle beaucoup dans le bureau de ces campagnes, en me disant qu'ils ont osé. Autre campagne, et là pour le coup on en parlait il y a quelques jours, une campagne qui est dans le métro actuellement, avec des spermatozoïdes, et un spermatozoïde qui se détache du reste du groupe, et qui va vers un ovule. Je crois que ce qui est écrit, c'est « aller plus vite, ça n'a pas de prix » ou quelque chose comme ça. Je suis incapable de te dire de qui il s'agit. Personnellement, je pensais que c'était un truc médical. Et en fait, quand on a échangé avec l'équipe dans le bureau, il s'avère que c'est une marque pour les péages.
- Speaker #0
Et là, je me suis dit, OK, ils sont passés complètement à côté. C'est ma lecture. Je n'ai pas envie de... Je ne sais pas qui a fait cette campagne. Je ne peux pas me faire d'ennemis. Mais je me suis dit, mince, en fait, là, ils sont allés beaucoup trop loin. Et donc, je pense que c'est aussi... C'est un tournage. Oui, voilà. C'est bien de provoquer des émotions. Là, ils ont suscité ma curiosité sur, tiens, mais pas assez pour que vraiment je comprenne le truc. Et je pense qu'on est partis beaucoup trop loin. Ils sont partis beaucoup trop loin. pour qu'il soit juste, pour le coup. Donc, c'est une question de dosage, c'est une question aussi de... C'est bien de sortir un peu, de faire ce pas de côté, de sortir un peu du cadre, mais il y a un moment où il ne faut pas aller trop loin non plus. Donc, oser, c'est bien, mais oser avec justesse et toujours dans une émotion qui doit être positive. Moi, quand je parle de culot, je me dis « Waouh, ils ont osé, c'est fort ! » Après, je suis sensible ou pas à l'application, ça c'est un autre sujet. Mais je me suis dit, là franchement, costaud, les publicitaires ou en tout cas les communicants derrière, je leur tire mon chapeau parce que, encore une fois, dix ans après, j'en parle. Et c'est vraiment un exemple que je prends hyper régulièrement.
- Speaker #1
Du coup, aujourd'hui, justement, avec toute cette vision que tu as, si tu avais un conseil à donner à une marque qui bosse dans un secteur jugé sérieux, voire même ennuyeux ? Qu'est-ce que ça serait pour casser les codes aujourd'hui dans leur communication ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Je pense que déjà, il y a des choses qu'il ne faut pas mettre en opposition. Je pense qu'elles peuvent se servir les unes les autres. Et puis, je pense qu'il faut se faire confiance et qu'il faut oser. Il n'y a pas de règles. Il y a un moment où il faut tester, il faut prendre aussi un petit peu le pouls de ce qui se passe. Nous, tout ce que vous voyez... c'est le fruit d'un certain nombre d'idées mais il y a tellement d'autres choses que vous ne voyez pas il y a énormément d'éléments qui ont été invalidés, qu'on a retravaillés qu'on a challengés, parfois on part beaucoup trop loin et en même temps ça nous fait beaucoup de bien d'avoir ces moments aussi un peu de lâcher prise parce que tout est quand même très maîtrisé et contrôlé dans ce qui sort à un moment donc voilà, moi je pense qu'il faut se faire confiance, je pense qu'il faut oser avec le bon dosage Merci. Et il faut quand même à un moment se familiariser avec l'univers dans lequel on gravite pour ne pas non plus être complètement à côté de la plaque. Typiquement, faire ce qu'a fait Glidden sur le secteur financier, je ne verrais pas le lien. Donc, il y a un moment où il faut aussi juste se dire, être cohérent avec son positionnement et surtout garder à l'esprit. Nous, on ne fait pas juste des campagnes pour se faire plaisir. J'adorerais, mais... Ce n'est pas l'objectif.
- Speaker #1
Il faut sortir des tapis à un moment.
- Speaker #0
À un moment, on est aussi drivé par des objectifs et des ambitions. Nous, on est en support à des ambitions d'un groupe. Du coup, il faut quand même qu'il y ait une réflexion cohérente. On n'a pas une direction qui nous dit oui à tout. Ausha, c'est une sensibilité aussi qu'il faut aller chercher pour que ça résonne avec chacun d'entre eux.
- Speaker #1
Donc avec tout ce qu'on a dit, pour toi, comment est-ce que tu vois la com de demain en un mot, en une phrase ?
- Speaker #0
Moi, je la vois avec beaucoup d'audace. Je la vois avec des gens qui osent. J'en reviens à nouveau à ce terme. Mais voilà, je pense qu'il y a un moment, il faut qu'on soit vrai. Il faut créer des relations, des connexions avec des gens dans un monde de plus en plus déshumanisé et où les gens sont presque de plus en plus isolés. chacun derrière son écran. Mais justement, pour moi, une marque qui va réussir à émerger, c'est une marque qui va réussir à créer une vraie connexion par le rire, par l'émotion, par le souvenir, par le choc, peut-être, parce que dans le choc, il peut y avoir un choc positif. Et parfois, peut-être même par la colère. Mais derrière la colère, ça peut être « Tiens, en fait, ça m'apporte des réponses à mes questions. » Exactement.
- Speaker #2
Merci beaucoup, Colline. De rien. C'était super intéressant.
- Speaker #0
Avec plaisir, merci à vous.