- Speaker #0
Il n'y a pas de hasard quand vous vous croisez, vous vous mettez en couple, il n'y a pas de hasard. Ça match vos blessures ensemble. Ça n'existe pas un couple incompatible. Il n'y a que des traumas, que des blessures. Il est toujours avec la bonne personne. Ça n'existe pas le hasard.
- Speaker #1
Il y en a plein qui font des enfants en pensant que ça va sauver un couple, alors qu'au final...
- Speaker #0
C'est peut-être la pire chose à faire. Il y en a oublié que le couple, c'est le premier enfant. La passion, c'est un état. Si t'as besoin toujours de passion... c'est qu'il y a quelque chose qui est traumatique. On donne ce qu'on connaît et on recherche ce qui nous a manqué. En fait, on a un conditionnement qui se fait entre 0 et 7 ans. Tout ce qu'on vit dans cette période-là, c'est ce qui va te conditionner à exprimer dans ta vie d'adulte tout ce que tu vis au final. Imaginons, moi, j'ai manqué de moments de qualité dans mon enfance. Du coup, j'ai besoin qu'on me donne des moments de qualité, pour me sentir aimé. Et si tu me donnes des cadeaux, je ne le perçois pas comme de l'amour. Le mec, il va avec ses potes, il kiffe les moments. Dès qu'il est avec toi, bizarrement, il est bizarre.
- Speaker #1
Pourquoi on ne s'aime pas toujours de la même façon ? Pourquoi on ne reçoit pas toujours l'amour dont on a besoin ? Et comment ça peut créer des gros malentendus parfois dans les relations ? Aujourd'hui, on est en compagnie de Jonathan. qui est l'auteur du livre Harmonie. Psychothérapeute et spécialisée dans la guérison des blessures et dans les relations. Et on va parler des cinq langages de l'amour. Comment on aime recevoir l'amour ? Comment on aime le donner ? Ce que ça dit de nous, de nos compatibilités, de nos relations ? Je vous laisse commenter dans la bienveillance toujours. Je vous laisse rester aussi jusqu'à la fin parce qu'à la fin, on va poser à Jonathan les questions que vous m'avez posées en privé. Donc, il répondra à tout le monde. Et je vous laisse aussi mettre un message avec votre histoire si vous voulez, qu'il vous donne son avis. Et je vous souhaite un bon épisode. Eh bien, bienvenue à nouveau.
- Speaker #0
Merci pour l'invitation encore une fois.
- Speaker #1
On va finir par se voir souvent, je pense. On avait fait un premier podcast ensemble sur la parentalité, la transmission des blessures par enfant, parce que tu es spécialisé en guérison des blessures, mais tu es également spécialisé en relations.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
D'où l'épisode d'aujourd'hui. On va parler des cinq langages de l'amour. J'ai beaucoup de questions, j'ai reçu beaucoup de questions aussi. Je pense que ça intéresse beaucoup de personnes parce que ça touche tout le monde finalement.
- Speaker #0
Exactement. Tout le monde est touché par l'amour au final. C'est un petit peu l'expression qui nous anime un petit peu tous.
- Speaker #1
C'est vrai. Et déjà pour commencer la question la plus basique, qu'est-ce que le langage de l'amour ?
- Speaker #0
Je pense que ça c'est quelque chose que tout le monde connaît, mais bon on va quand même le détailler ici. Le langage de l'amour, entre guillemets, c'est l'expression, la façon dont on exprime notre amour. Donc comment on va le donner, comment on va le montrer. Et ce qu'il faut savoir aussi dans le langage de l'amour, il y a aussi la façon dont on aime le recevoir. Mais ça on le détaillera plus tard. Si on veut vraiment se baser sur le langage de l'amour, de manière claire et précise, on va dire c'est comment on exprime notre amour aux autres.
- Speaker #1
C'est inné, c'est-à-dire qu'on est comme ça ou ça vient de ce qu'on a vécu ? Le fait qu'on l'exprime d'une manière plus qu'une autre ?
- Speaker #0
Comme je l'ai expliqué dans l'autre podcast, en fait, on a un conditionnement qui se fait entre 0 et 7 ans. En fait, tout ce qu'on vit dans cette période-là, c'est ce qui va te conditionner à exprimer dans ta vie d'adulte tout ce que tu vis au final. Donc, le langage de l'amour, il est basé dans les 7 premières années. Comment tu vas apprendre à recevoir l'amour ? C'est-à-dire, imaginons que l'exemple, j'ai compris que quand je faisais cette action-là, J'ai été aimé par mes parents. Du coup, je vais donner l'amour de cette façon-là. Ça va créer un conditionnement.
- Speaker #1
Comment savoir, nous, notre langage de l'amour et la façon dont nous, on aime être aimé ? Parce qu'il y a cinq langages. On y reviendra juste après. Et comment savoir quel est le nôtre ? Et surtout, comment savoir celui dont on a besoin ?
- Speaker #0
En fait, moi, je pense que les actions, les gestes, ça parle plus que les mots. Donc au final, pour savoir comment on aime donner l'amour, il faut savoir comment on aime s'exprimer. Je pense que les gens qui sont en face de nous sont plus susceptibles de nous exprimer comment on transmet notre amour. Après, quand on a assez de recul sur notre psychologie, on arrive à s'en rendre compte. Mais je sais qu'il y a beaucoup de gens qui me demandent souvent comment je fais pour reconnaître le mien. Et au final, renseignez-vous avec les gens qui sont autour de vous pour demander comment ils ont l'impression d'être aimés par vous. Et ensuite, comment on aime recevoir. Ça, c'est quelque chose que moi, j'aime dire, c'est qu'est-ce qui nous a manqué ? Quand on était jeune, qu'est-ce qui nous a manqué ? Et ce qui nous a manqué, c'est ce qu'on recherche à... à expérimenter ensuite en devenant adulte.
- Speaker #1
On ne recherche pas ce qu'on connaît, on recherche ce qui nous manque, je pense ?
- Speaker #0
On donne ce qu'on connaît et on recherche ce qui nous a manqué.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Et généralement, tes psychothérapeutes spécialisent dans les relations. J'imagine que tu reçois beaucoup de couples. C'est une problématique récurrente, le langage de l'amour ?
- Speaker #0
Je vais te dire que la problématique, elle n'est pas au niveau du langage de l'amour, elle est au niveau du manque affectif. Parce que si on est dans une relation et on s'aime sans forcément avoir de manque et de besoin, Peu importe comment l'autre va nous aimer, on va l'interpréter de la bonne façon. Mais si on a un manque, imaginons moi j'ai manqué de moments de qualité dans mon enfance. Du coup j'ai besoin qu'on me donne des moments de qualité pour me sentir aimé. Et si tu me donnes des cadeaux, je ne vais pas percevoir ça comme de l'amour. Je vais peut-être percevoir ça comme tu m'achètes ou tu essaies d'obtenir quelque chose de moi ou tu essaies de me donner une dette que moi je vais devoir te rembourser plus tard. Donc moi j'ai besoin que de moments de qualité parce que j'ai manqué de ça. Donc souvent ce qui arrive dans les couples c'est que comme on a un manque, l'amour de l'un et de l'autre va avoir du mal à le capter, le réceptionner. Alors qu'au final, la vérité, c'est que si tu combles ton manque, l'autre, la façon dont il donne son amour, tu le prends, parce que c'est de l'amour.
- Speaker #1
Et des fois, j'imagine que ça peut être aussi mal compris. On y reviendra, là, juste après, quand on annoncera les cinq langages. Mais par exemple, tu parlais des cadeaux. Les personnes dont le langage de l'amour est les cadeaux, justement, ça peut être mal interprété en face, parce que la personne peut avoir l'impression que du coup, justement, vu que ce n'est pas forcément le sien. Ça peut être aussi mal interprété en face ?
- Speaker #0
Non, parce que ça dépend aussi de comment on a été éduqué. Imaginons qu'on a été éduqué dans le sens où, en fait, donner des choses, c'est mal. Avoir de l'argent, c'est mal. Donc, quand tu vas te dépenser pour quelqu'un, la personne va se dire, elle m'achète, elle m'utilise. Du coup, son langage, il va être complètement de l'autre, il va être complètement perçu de la mauvaise façon. Et en plus, ce que j'ai envie de vous dire, c'est que ce qui se passe, c'est que souvent, ça se complémente. C'est-à-dire que moi, je vais avoir un langage, et bizarrement, l'autre ne va pas avoir le même. Pourquoi ? Parce que quelque part, on recherche à se compléter. Donc en recherchant à se compléter, on recherche des gens qui sont différents de nous. Parce qu'on a besoin d'expérimenter toutes les sphères de la vie, même au niveau des langages. Donc forcément, si moi j'ai ce langage-là, l'autre va en avoir un autre pour nous apprendre à expérimenter ce langage-là et nous, lui apprendre à expérimenter ce langage-là. Donc on se retrouve dans des couples, au final ça ne fonctionne pas parce qu'on ne se comprend pas.
- Speaker #1
Et si on se comprend, est-ce que tu penses que tous les couples peuvent... peuvent fonctionner comme ça, ou il y a des langages qui sont incompatibles et qu'on n'accède pas forcément ?
- Speaker #0
L'amour, moi j'aime à dire qu'en fait dans ce monde, il n'y a que deux émotions primaires, l'amour et la peur. Tout ce qui vient de l'amour, c'est du bon. Ça veut dire qu'il n'y a pas d'incompatibilité. L'incompatibilité, elle est au niveau des attentes, au niveau des ressentis, au niveau des blessures. Mais au final, l'amour, quand tu le donnes, imaginons, je ne sais pas, on t'offre quelque chose. normalement, dans la logique des choses, ce qu'on t'offre, tu le reçois et tu es censé l'apprécier. C'est que quand tu as un trauma à ce niveau-là, tu vas te dire, si on te donne ça, c'est peut-être parce que.
- Speaker #1
Ok. J'ai plein d'autres questions, mais chaque chose en son temps. Du coup, pour un petit peu contextualiser et aussi pour donner des réponses aux gens qui nous écoutent, parce que j'imagine qu'il n'y a pas tout le monde qui le sait, quels sont les cinq langages de l'amour ?
- Speaker #0
Alors, les cinq langages de l'amour, ça a été vulgarisé par Gary Chapman avec son livre. Je pense que beaucoup de gens ont déjà lu, c'est un des best-sellers au niveau du... des relations. Donc il y a service rendu, je détaillerai plus tard mais je vais simplement les expliquer comme ça, service rendu, moment de qualité, parole valorisante, toucher et cadeau. Voilà les cinq langages de l'amour. Après on va dire que c'est vraiment une base, on va dire que c'est les langages primaires, après on peut avoir d'autres façons de donner de l'amour mais on va dire tous les langages de l'amour découlent de ces cinq langages.
- Speaker #1
Du coup on va commencer avec les services rendus. En quoi ça consiste ? Quel est le besoin primaire ? Et est-ce qu'il y a un côté aussi un petit peu plus sombre, on va dire, au langage de l'amour, quand tu es vraiment trop porté sur ce langage ? Ou qu'est-ce que tu peux nous dire, le bon et le mauvais côté de chaque langage, en commençant par les services rendus ?
- Speaker #0
D'accord. Déjà, pour faire une petite intro là-dessus, j'ai découvert le langage de l'amour au tout début. J'ai commencé ma formation en psychothérapie, déjà avec les études en psycho. Mais ensuite, j'ai lu le livre, Terry Chapman, sans porter offense à son livre. J'ai trouvé qu'il manquait quelque chose, qu'il fallait peut-être aller plus en profondeur là-dedans. Du coup, j'ai cherché à comprendre d'où provenaient ces langages de l'amour-là, comment ils s'expérimentaient et comment ils pouvaient avoir une partie un petit peu plus négative. Donc, j'ai créé un concept qui s'appelle les langages de l'ombre. Je vais détailler ça aujourd'hui dans le podcast. Mais avant ça, pour venir sur les services rendus, du coup, les services rendus, c'est toutes les petites actions qu'on va donner à l'autre pour qu'il se sente aimé. Par exemple, je vais aller faire des courses, je vais régler les papiers. toutes ces petites formes d'amour où je vais essayer de rendre un petit service à l'autre pour qu'ils se sentent appréciés, aimés.
- Speaker #1
Mais du coup, ce n'est pas de l'attention. Là, c'est vraiment des services.
- Speaker #0
Là, tu me dis, je suis à côté, tiens, je viens te chercher. C'est vraiment l'action, c'est que je mets mon action envers ça. Je viens te chercher, c'est que je ne suis pas obligé de te chercher. Je viens te chercher, je vais te préparer ça avant que tu n'y arrives, je vais faire des choses pour toi. C'est vraiment la façon que je vais donner d'un service rendu. Ce que j'ai remarqué dans les langages de l'amour aussi, C'est que du coup, il y avait un côté où ça provenait un petit peu de comment on avait appris. L'année dernière, j'avais parlé d'un scientifique qu'on appelle Skinner, qui lui a parlé d'une expérience qu'on appelle le conditionnement opérant. Ça veut dire que quand on est enfant, on va faire des associations avec nos actions. Par exemple, quand je fais ça, je sens que c'est bien parce que je reçois de l'amour. Quand je fais ça, je sens que c'est mal parce que je reçois une critique. Du coup, quand on est petit, on voit que quand on rend service à nos parents, on a de l'amour. Du coup, on va créer ça dans notre esprit que si je veux de l'amour, il faut que je fasse ça. Donc du coup, les langages de l'amour, ça vient du conditionnement opérant, de la façon dont nos parents nous ont appris comment on allait recevoir notre amour, leur amour. Donc, service rendu, j'ai appris que dès que je faisais un service à mes parents, je faisais la vaisselle, j'allais m'occuper des petits frères et sœurs, j'allais faire ci et ça, j'étais aimé, on me félicitait. Du coup, j'enregistre ça dans mon langage et je le donne à tout le monde. Donc voilà la face du service rendu en premier lieu. Et pour les gens qui aiment recevoir les services rendus, parce qu'il faut bien faire la distinction aussi, ça c'est important de le répéter, il y a comment je donne de l'amour, il y a comment j'aime le recevoir. Des fois c'est la même chose. Parce qu'au final, on a appris qu'il fallait faire ça pour avoir de l'amour, mais on en a manqué aussi. Donc, du coup, forcément, je peux avoir les deux sous plusieurs formes. Mais du coup, la façon dont je veux la donner, ce n'est pas pareil que la façon dont je veux recevoir. Ça peut être différent. Donc maintenant, il y a aussi la phase où, imaginons, moi, les services rendus, je les donne par amour, j'ai besoin de ça, et je les donne parce que j'ai envie d'être aimé. Maintenant, imaginons que je ne reçois pas l'amour. Parce que je les donne et je ne reçois pas l'amour comme j'aimerais l'entendre. Ce qui se passe, c'est que ça va me créer de la frustration. Je vais me sentir seul. abandonnés, pas compris, ça va me créer une forme de langage de l'amour de l'ombre. C'est-à-dire que le service rendu, maintenant, je vais le donner pour obtenir quelque chose et surtout, je vais absolument refuser tout service rendu de la part des autres. Parce que je vais avoir l'impression que si les dons me rendent service, je vais devoir le rendre. Donc je vais rentrer dans une sorte d'hyper-indépendance. Donc il faut comprendre que si ton langage de l'amour n'est pas nourri, tu rentres dans une ombre de ton langage de l'amour.
- Speaker #1
Ok. Je fais grave le parallèle avec plein de trucs, je réfléchis en même temps, mais c'était totalement ce qui m'était arrivé, dans le sens où moi, je suis très attentionnée, j'aime bien tout organiser, etc., mais j'aime bien aussi me reposer sur quelqu'un. Mais en fait, je laissais la place à personne de m'aider, parce qu'en fait, je ne laissais pas la place. Et un jour, c'était une copine à l'époque qui m'avait dit ça. Je faisais tout, je ne sais plus, c'était pendant une soirée, ou je ne sais plus, je gérais tout toute seule. Et je reprochais aux gens de ne pas m'aider, et elle m'a dit, mais en fait, quand on veut t'aider, tu ne nous laisses pas faire. Et c'est vrai qu'à ce moment-là, je me suis dit, bah ouais, c'est vrai. C'est ce que je recherche, et au final, quand tu essayes de m'aider, j'essaye de... Et sinon, parce que je pense que c'est mieux fait par moi-même et parce que je ne veux pas être redevable après.
- Speaker #0
Et ça, c'est ça qu'on appelle l'ombre du langage de l'amour. C'est qu'au final, on apprend que comme on n'a pas reçu, on veut éviter absolument la réception. Parce qu'on veut être dans une sorte de confort. Si je ne reçois pas, je ne dois rien à personne. On n'est pas dans la manipulation, dans un troc. Et du coup, on rentre dans une forme d'hyperindépendance. Et ça, c'est le propre du service rendu. L'hyperindépendance... C'est le propre des services rendus. Ça veut dire qu'au final, soit on n'a pas reçu le service qu'on attendait, soit on a manqué de ça dans notre enfance. Donc forcément, on va créer une carapace. Et voilà comment ça fonctionne.
- Speaker #1
C'est vrai, mais je pense qu'il y a un truc avec le fait de devoir quelque chose. C'est comme les compliments. J'ai du mal, dans la vraie vie, en face à face, à recevoir des compliments. Ça me fait plaisir, mais ça me met mal à l'aise. Il faut juste, vite, soit que je change de sujet, soit que je rebondisse sur la personne et que je parle d'elle. Quand le sujet tombe trop sur moi, ça me... Alors qu'en soi, j'adore quand mon travail est reconnu, j'aime les compliments, mais pas en face-à-face, je ne sais pas, il y a un truc bizarre. Peut-être c'est un truc avec le fait de devoir quelque chose à quelqu'un, je ne sais pas.
- Speaker #0
J'aimerais détailler tout. Les langages, je vais t'expliquer pourquoi. Et spécialement pourquoi, pourquoi. Tu comprendras mieux.
- Speaker #1
Maintenant, le deuxième langage de l'amour, les paroles valorisantes. C'est quoi ? C'est le fait de faire des compliments, de complimenter la personne ?
- Speaker #0
D'exprimer l'amour à travers les mots, à travers ce que l'autre fait, l'action qu'elle fait, le physique, tout ce qui va être porté sur la parole, le verbe, entre guillemets. Donc je vais dire, j'aime bien quand tu fais ça, je vais faire un compliment sur ce que tu portes, etc. Là, on va être dans la parole valorisante. Donc il y a la façon dont je le donne. Donc moi, je vais donner de la parole valorisante à l'autre pour qu'ils se sentent aimés. Et la façon dont je vais aussi aimer avoir besoin de ça. Donc là, c'est que je vais aimer les compliments, je vais aimer qu'on me mette en avant, qu'on me mette en valeur. Donc comme je l'ai expliqué, la façon dont je le donne, c'est parce que j'ai appris dans mon enfance que moi, je faisais des compliments, j'étais aimé. Donc je vais donner ça. Par contre, quand j'ai besoin de recevoir la parole valorisante, c'est parce que quand j'étais enfant, je n'ai pas reçu de parole valorisante. Du coup, j'ai besoin qu'on me valorise pour dissiper le vide affectif que j'ai eu par rapport à ça. Maintenant, on repasse dans la catégorie ombre. Dès lors que je ne reçois pas des paroles valorisantes, je me sens humilié, abandonné, pas à la hauteur. Du coup, je rentre dans un jeu où je vais flatter les gens pour obtenir leur faveur. Je vais commencer à être dans une forme de manipulation pour essayer de dire que tu es belle, que tu es intelligente, parce que j'ai besoin que tu te sentes en confiance et que tu viennes vers moi. Et ça va créer le sentiment que tu as parlé aussi, c'est le côté où, à un moment donné, je ne peux plus recevoir le compliment. Parce que le compliment, ça me met mal à l'aise. Je n'ai pas l'habitude de recevoir ça et du coup, ça me met dans une position où je ne me sens pas en confiance. Est-ce que c'est réel ? Est-ce que c'est une vérité ? Parce que je n'ai jamais reçu ça. Est-ce qu'on se moque de moi ? Est-ce qu'on essaie de m'utiliser ? Parce que quelque part, et ça c'est très dur à entendre. Moi, j'utilise le compliment pour avoir les gens dans ma poche. Donc si les gens le font, est-ce que ce n'est pas aussi eux pour m'avoir dans leur poche ? Et là, on commence à cogiter. Parce qu'au final, il faut toujours se dire une chose, et je le dis tout le temps, les autres n'existent pas. Ils ne sont que le reflet de ton monde intérieur. Donc dès lors que tu as une action envers quelqu'un, ça ne parle que de toi. Donc voilà comment tu peux comprendre les paroles valorisantes de la manière comment je le donne, comment je le reçois, et l'ombre dans laquelle ça nous met.
- Speaker #1
Et des fois, il peut y avoir des gros quiproquos, j'imagine, entre quelqu'un qui veut juste exprimer son amour et celui en face qui dit « Attends, il essaie de manipuler, il est bizarre. » Et au final...
- Speaker #0
Voilà. Et là, on se retrouve dans des situations où, en fait, incompréhension. Mais moi, je te dis des compliments, je te donne des compliments. Ouais, mais non, je ne sais pas, je n'y crois pas à tes compliments. Je préfère les actions. Moi, je préfère qu'on passe des moments comme ça. Mais moi, c'est comme ça que je te donne l'amour. Enfin, je ne comprends pas. Et là, ça crée des conflits dans les couples, même dans les amitiés, etc. Et on ne se comprend pas.
- Speaker #1
J'ai évidemment d'autres questions sur ça, donc on reviendra dessus après. Le troisième langage, du coup, on va parler des moments de qualité.
- Speaker #0
Donc, moment de qualité, la façon dont je le donne. Je donne des moments de qualité aux autres. C'est la façon dont j'ai appris que c'est comme ça que je recevais de l'amour. Donc, je vais donner des moments de qualité. Je vais sortir, vivre des choses avec la personne, faire des voyages, etc. Et surtout, ce que je veux avoir besoin, c'est que la personne soit pleinement là. Ça, c'est le truc le plus important de mon moment de qualité. Je veux qu'elle soit là, pas de téléphone, pas de superflu. J'ai besoin de sa présence instantanée. Et c'est pour ça que le moment de qualité, c'est un truc qui est très compliqué. C'est l'un des langages les plus durs à recevoir. nickel c'est le mien super parce que forcément qu'est-ce qui se passe on va interpréter tout ce qui se passe la personne elle va je sais pas elle va se gratter la tête elle s'ennuie elle va prendre son téléphone qu'est-ce qui se passe elle est pas présente elle va vouloir aller aux toilettes est-ce que j'ai la gêne tu vois ça c'est le pire pour l'interprétation ensuite il y a la façon dont on veut là j'ai dit comment on va le donner mais il y a la façon dont on veut le recevoir et en général c'est toujours un peu kiff kiff ça c'est la façon dont on veut le donner c'est la façon dont on veut le recevoir Ça, le moment de qualité, en général, c'est dans les deux aspects à chaque fois. Je veux recevoir le moment de qualité, je veux que l'autre soit présent, je veux que l'autre soit là avec moi, soit ancré. Et j'ai remarqué, sans vouloir faire de clichés, les femmes ont besoin beaucoup de ces moments de qualité-là. Parce que la femme, on va dire, elle a besoin de se sentir unique. Unique. Et ça, c'est une caractéristique propre par rapport au conditionnement de la société. Elle a besoin de se sentir unique. Donc le moment de qualité, il est très important pour elle. Et les hommes, qui vont voir moins ce... même s'ils vont l'avoir, mais ils vont l'avoir de beaucoup moins développé, ils ne vont pas comprendre ça. Je suis là, c'est bon, j'ai juste mon téléphone, je regarde juste un message, je réponds juste vite fait. Surtout, moi, je sais qu'il y a quelque chose que je remarque aussi beaucoup, c'est qu'il faut être présent et surtout être présent entièrement. Ce n'est pas avoir ce côté où je suis la tête en l'air, je ne suis pas là, etc. Donc ça, c'est un truc qui est vraiment féminin, mais il y a aussi beaucoup d'hommes aussi, il faut se le dire. Ensuite, quand tu rentres dans l'ombre, c'est que du coup, le moment de qualité, ça devient maladif. C'est-à-dire que... Tu as besoin de vivre des choses. Et du coup, la routine, c'est horrible pour toi. C'est, ah non, non, moi, je n'ai pas de routine. Moi, j'ai besoin qu'on fasse des choses, besoin qu'on sorte, qu'on mange ailleurs, qu'on fasse ça. C'est une pression.
- Speaker #1
C'est une pression.
- Speaker #0
Et l'autre le voit comme une pression. Il ne se sent pas bien dans ce sentiment-là. Dès qu'on n'aura pas de moment de qualité, on va se dire, l'autre ne m'aime pas. S'il n'a pas besoin de passer le moment avec moi, s'il n'a pas envie de passer le moment avec moi, c'est qu'au final, je ne l'intéresse pas. Et on va du coup être dans le côté où je vais m'isoler. Je veux vivre ma vie seule. Je n'ai pas besoin des gens. Et on va se créer cette image-là. Moi, je n'ai besoin de personne. Gros mensonge.
- Speaker #1
Je vais finir par prendre une séance parce que... Je suis grave d'accord. Mais tu vois, par exemple, j'ai tout le temps à cœur de faire des moments de qualité parce que je veux rassembler, je veux créer des souvenirs. Quitte à même moi ne pas profiter, mais voir les gens profiter. Typiquement, quand je fête mon anniversaire, c'était très important pour moi de fêter mes anniversaires. Et donc, ça tombait l'été. Et du coup, chaque été, j'organisais mes anniversaires. Mais j'avais tellement à cœur que tout le monde passe une bonne soirée, que ce soit un bon souvenir, que personne ne s'ennuie. que je m'occupais de tout, j'étais à droite, à gauche, je ne profitais même pas de ma soirée, jusqu'à un moment où mon frère est venu me voir et m'a dit « maintenant calme-toi, c'est ton anniversaire, on ne te voit pas, viens » . Et j'allais un peu voir tout le monde, est-ce que tout le monde passait une bonne soirée, et au final je ne profitais même pas de ma soirée, parce qu'à la fin, je ne profitais pas. Et pareil, quand j'ai à cœur qu'on soit en famille, qu'on regarde un film en famille, un truc tout con, et qu'il y a quelqu'un sur son téléphone, ça me fait briller, mais ça me fait briller à tel point que... Je ne veux même plus mettre de film, c'est terminé. Je ne veux plus parce qu'après, je sais que je suis en hyper vigilance de c'est bon, tu passes un bon moment, tu es sur ton téléphone, tu t'ennuies, j'ai fait ça pour rien. Je commence à trop penser et puis après, limite, je ne veux plus de moment. Et pareil dans les relations ou quand tu rencontres quelqu'un ou un mec ou quoi que ce soit, il faut toujours qu'on fasse... Alors la première fois, pas forcément, on fait connaissance, etc. Mais les fois d'après, il faut que je sois stimulée parce que si je ne le suis pas, je m'ennuie et boire des verres une fois, deux fois, trois fois, au bout d'un moment, ça me saoule et je m'ennuie en fait. Et du coup, je passe à autre chose et j'ai besoin d'être stimulée tout le temps. Après, moi, je fais ce qu'il faut pour, tu vois, je vais... créer des moments, mais déjà au bout d'un moment t'arrives un peu à court d'idées, et quand la personne ne le fait pas en retour, je me dis ouais bah en fait moi je suis là je m'investis un peu, lui il est pas investi, laisse tomber alors que peut-être qu'il l'a totalement en langage différent mais pour moi c'est impensable de se dire on aime pas les moments de qualité, tu vois, est-ce qu'il va nous créer des souvenirs est-ce qu'on va pouvoir partager des choses ensemble et c'est impensable pour moi de me dire qu'il y a quelqu'un qui a pas besoin de ça,
- Speaker #0
tu vois. Tu sais c'est un message que ton inconscient t'envoie c'est j'ai manqué de quelque chose du coup je veux absolument le créer dans ma vie, ça serait moi la mentalité J'ai envie de dire, c'est des gens qui sont ambitieux, qui ont besoin. En fait, tout ce qu'ils ont manqué, tout ce qu'ils n'ont pas vécu, ils ont besoin de se dire maintenant que je suis une femme accomplie, un homme accompli, je veux tout changer ma vie.
- Speaker #1
Mais pourtant, je n'en ai pas manqué. Au contraire, j'en ai eu. Et je pense que parce que j'en ai eu, j'étais tellement contente. Tout le temps, tu vois, ma mère, elle nous faisait tout le temps, pour les anniversaires typiquement, mais pour plein de choses. Avec mes parents, on faisait plein d'activités. Pour moi, c'est obligé de faire ça, parce que c'est comme ça qu'on passe des bons moments.
- Speaker #0
Il y a aussi un truc que tu peux peut-être noter, que tu me diras si j'ai raison ou pas, c'est que peut-être que dans ces moments-là, l'un de tes parents était surinvesti. Et dans son surinvestissement, tu as calqué ce mécanisme-là. Tu vois ? C'est ce qu'on appelle l'apprentissage social. Et en fait, quand tu vois ton parent, il est là, il veut tout faire, je veux que tout le monde soit heureux, je veux que même qui t'a m'oublié, du coup, tu te dis, en fait, au final, pour faire plaisir aux gens et qu'ils soient heureux, il faut que je m'oublie. Et du coup, tu crées ce sentiment-là, tu crées cette émotion-là et du coup, tu la poursuis à travers ta vie de futur.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
c'est un point que tu dois aussi noter, peut-être dans ton fonctionnement, et qu'au final, tu dois sortir de ce rôle-là. Ce rôle de « je dois faire passer le bonheur des gens en priorité dans ce moment-là » parce que moi, au final, je suis la fourvoyeur de qualité, de moment de qualité. La wedding planner, la…
- Speaker #1
Non, j'ai appris à déléguer depuis, tu vois.
- Speaker #0
Un petit peu l'organisation. C'est une meilleure chose à faire.
- Speaker #1
Pour profiter. Mais c'est vrai que j'ai l'impression de, et c'est ce que tu me disais un petit peu avant, et je pense qu'on en reparlera après, que j'ai besoin de tout, en fait. J'ai, allez, le truc principal, on va dire, moment de qualité. Mais une fois que j'ai le moment de qualité, je vais penser aux paroles valorisantes, si je n'en ai pas. Au cadre, tout, en fait. Et au final, il faut cocher toutes les cases, sinon je ne suis pas bien et je ne me mets pas en coupe, finalement. Et c'est vrai qu'à un moment donné, on en arrive à un stade où tu disais, où tu te dis, c'est bon, je suis bien seule, en fait, c'est bon, ça me saoule.
- Speaker #0
Voilà. C'est vraiment le piège. Moi, j'entends beaucoup de gens, aujourd'hui, surtout dans ces sociétés, de toute façon, ça ne sert à rien d'être en couple. C'est débattre, c'est mieux. Les hommes, ça ne sert à rien. Les femmes, c'est les signes.
- Speaker #1
C'est la généralité.
- Speaker #0
Et du coup, on se retrouve dans un sentiment parce qu'on n'a pas capté les signes. Ce que notre attention nous envoie, c'est pour guérir. Le cerveau, lui, son seul but, c'est guérir. C'est comme quand tu es malade. Je le répète partout où je passe. Quand tu es malade, ton cerveau, ton corps, il envoie les anticorps. L'anticorps, c'est... un virus plus fort que ton virus pour le guérir. Donc forcément, c'est la même chose dans la vie. Quand tu as un problème, ton cerveau va t'envoyer quelque chose, ce problème-là, en plus fort, pour t'aider à comprendre que tu as ce problème-là. Donc le piège, c'est de se dire, ok, c'est mort. Moi, vu que j'ai ce problème-là, je ne l'affronte pas et je l'échappe. J'y échappe, mais non. Il faut comprendre le message qu'il y a derrière, le fait que je cherche toujours plus. Parce qu'il y a un truc que je n'ai pas dit aussi, c'est qu'on a une sensibilité sur peut-être deux langages de l'amour. Mais la vérité, c'est qu'on a tous besoin des cinq langages de l'amour. Mais on va être plus porté sur deux, parce que c'est ce qui va nous avoir manqué et qui va être le plus impactant dans notre vie actuelle. Mais au final, on a tous besoin des cinq langages de l'amour, parce que l'amour, c'est universel. Ça, il faut aussi le retenir.
- Speaker #1
Et pour arriver au quatrième, du coup, les cadeaux ?
- Speaker #0
Les cadeaux. Donc ça, c'est une forme de... Là, vous avez compris le principe, je ne vais pas répéter à chaque fois. Les cadeaux, je donne les cadeaux, parce qu'en gros, j'ai besoin... Je ressens que l'autre... J'aime ce sentiment de « il est surpris, il est bien, il ressent une affaire de surprise, d'euphorie au moment de recevoir » . Donc ça me fait du bien de donner ça. Et j'ai besoin de cadeaux parce que j'ai aussi besoin de cette euphorie-là. C'est ce shoot de dopamine où on ressent l'excitation de « tiens, une surprise » .
- Speaker #1
C'est ce côté de dire « t'étais pas obligé, mais t'as pensé à moi, t'as fait la démarche d'aller le prendre pour me le donner » . C'est plus ce côté-là qui fait plaisir. Voilà,
- Speaker #0
ça fait plaisir. Et même la réception, ça fait plaisir. Je pense que tout être humain... Quand tu reçois un colis, même s'il a commandé son colis, il ouvre la boîte aux lettres et ça fait trop du bien. Parce qu'on a besoin de ce shoot de dopamine, de se dire, je reçois. Réception, réception. Et ça, c'est nos énergies en nous qui aiment ce côté, je reçois. Donc, forcément, on rentre dans cette démarche-là. Par contre, quand c'est notre langage de l'amour et qu'on ne le reçoit pas, qu'est-ce qui se passe ? On passe dans l'ombre. Et l'ombre du cadeau, on passe dans le côté matérialisme. J'ai besoin de... d'avoir tout ce qui brille.
- Speaker #1
Plus t'en manques et plus t'as besoin de ça, du coup ? Voilà,
- Speaker #0
j'ai besoin. Plus t'en manques et plus t'as besoin de montrer que, viens, j'ai. Au final, toi, tu ne veux pas me faire des cadeaux, je vais m'en faire. Et du coup, je vais me faire des cadeaux hors de prix pour montrer que, moi, j'ai de la valeur. Parce que j'exprime, j'ai l'impression que, moi, la valeur s'exprime à travers ce qu'on est prêt à me donner, ce qu'on est prêt à m'offrir.
- Speaker #1
Et ça, ça viendrait de l'enfance, avec le fait d'offrir un cadeau quand tu fais quelque chose de bien, par exemple ?
- Speaker #0
En fait... Souvent, tu sais, il y a ce côté, quand on est enfant, on va faire des dessins, on va faire des trucs à l'école, on va donner. Et l'expression de nos parents face à ça, c'est ça qui va jouer un petit peu notre langue de l'amour là-dessus. Si tes parents sont très euphoriques, tu vas sentir que tiens, quand je fais ça, je me sens aimé. Ou par exemple, si j'ai manqué de cadeaux, j'ai pas eu beaucoup de cadeaux quand j'étais enfant, j'en ai besoin de cadeaux en étant grand. Donc forcément, soit je vais chercher à le matérialiser moi-même dans ma vie, soit je vais chercher à ce que quelqu'un le matérialise dans ma vie. S'il ne me le donne pas, moi, je ne me sens pas aimé. Il peut me valoriser, mais moi, oui, tu me valorises, ok, mais ça, tout le monde peut le faire. C'est facile. Quand tu payes quelque chose pour moi, là, je sens que du coup, tu as un effort, un investissement.
- Speaker #1
Alors que pour vous deux, c'est facile, tu payes et c'est bon, tu vois.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
J'imagine qu'il y a beaucoup, beaucoup de malentendus sur ce langage de l'amour-là. Des personnes peuvent penser que tu es matérialiste et que tu cherches juste l'argent, et l'autre qui dit, justement, pour moi, c'est un effort qui vaut beaucoup, tu vois.
- Speaker #0
Mais encore une fois, ça parle beaucoup de blessures. Et on a l'impression que le langage de l'amour, ça parle juste d'amour. Non, ça parle beaucoup de blessures. Ça parle de ce que tu n'as pas eu. Ça parle de comment tu as vu qu'on te donnait de l'amour.
- Speaker #1
Il peut aussi avoir des malentendus. J'imagine si, par exemple, le cliché, mais une femme a besoin de cadeaux pour être aimée et que l'homme, par exemple, est très ambitieux, mais n'a pas encore réussi sa vie au stade où il aimerait. Peut-être que lui va comprendre. Ça va le mettre face au fait que, financièrement, lui, il pense qu'il n'est pas à la hauteur, alors qu'en fait, ça peut être... des cadeaux tout bêtes, une fleur ou n'importe quoi, et ça peut créer, j'imagine, des confusions.
- Speaker #0
Exactement, là, j'allais en venir, c'est que le cadeau, il ne faut pas avoir la dernière odie à offrir à la fille. Tu es là, tu passes à la boulangerie, tu sais qu'elle aime cette pâtisserie-là, tu lui achètes et tu lui donnes. Elle, elle se dit, pense à moi, ça coûte encore plus, ça coûte 2 euros, c'est facile à faire. Donc quand il le fait, il y pense. Il y a des fleurs, il m'offre des fleurs, c'est simple en fait.
- Speaker #1
Il voit dans la salle de bain que j'ai mon parfum vide, du coup, il va m'en racheter un. Il va m'en racheter un.
- Speaker #0
Donc voilà, tu vois, pour moi, le cadeau, il est simple. Mais le problème, c'est que...
- Speaker #1
Mais parce qu'il est simple, tu peux ne pas le faire. Mais du coup, tu veux le faire quand même. Enfin, moi, je sais que je réfléchis comme ça, mais...
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'hommes, je pense aussi, qui se font toute une image de ça. Il faut que je fasse beaucoup. Il faut que je donne beaucoup. Parce que dans cette société aussi, on nous a appris, à nous, les hommes, que... Ce qu'on va offrir, ça va déterminer la valeur que l'on a. Du coup, forcément, je vais offrir. Et à l'inverse,
- Speaker #1
il y en a qui ont un peu la phobie de se dire on se sert de moi que pour mon argent. Et le dernier, du coup, le toucher physique.
- Speaker #0
Toucher, ça va être tout ce qui va être le côté affectif, câlin, bisous, tout ce qui va vraiment être charnel. Ça peut être vers n'importe qui, son parent, ses amis, son compagnon, ses enfants. Et là, ça va être aussi comment on a appris Tu vois, comment on a appris à aimer et comment on a appris à être aimé à travers ce chemin-là. Et quand on rentre dans l'ombre, bien évidemment, on peut aller soit dans une hypersexualisation, une envie, un besoin charnel intense, ou tout l'inverse, la peur de l'amour, du contact physique, parce qu'on se dit en fait, je ne connais pas ça. Et si je donne, est-ce que quelque part, c'est une façon de me dire que tu devrais me rendre quelque chose derrière. Et donc finalement, on rentre dans ce schéma-là et ça, ça devient très problématique parce que... Surtout quand tu es en couple, si dans ton esprit, tu t'associes le toucher à un danger, l'autre, lui, dans son esprit archaïque, on va dire, dans tous les cas, s'il est même ou s'il est même, c'est qu'on a besoin d'un contact physique. C'est ça qui différencie les relations, entre guillemets. Donc, on rentre dans un schéma qui est très compliqué aussi. Et comme j'ai envie de te dire, au final, quand on a vu les cinq langages de l'amour, peu importe quand on commence à ne pas les comprendre, ça devient problématique. Peu importe lequel c'est. Quand on n'a pas la notion de qu'est-ce qu'il nous apporte et comment on doit le recevoir, ça devient vite fait quelque chose de problématique. Et souvent, on me demande, moi, est-ce qu'il y a des langages de l'amour qui sont plus féminins, des langages de l'amour qui sont plus masculins ? Et il y a un point important, c'est que j'ai remarqué, chez les femmes, c'est assez varié. C'est-à-dire que les femmes, elles ont... Tu peux avoir une femme qui va avoir un service rendu, c'est varié. Mais les hommes, ce que j'ai remarqué, c'est que les hommes, ils ne vont plus savoir... besoin, besoin, tu ne vas pas donner, mais besoin des paroles valorisantes et de toucher. Et moi, j'ai réfléchi à ça. Je me suis posé une question qui était simple. Pourquoi ils avaient besoin de ça ? Parce qu'au final, j'ai remarqué que dans la société actuelle, les hommes, ils reçoivent très peu de compliments. Ça veut dire que, tu sais, ça va très vite mal interpréter. Si une femme, elle vient dire à un homme, ah tiens, j'aime bien ton style, j'aime bien tes chaussures, j'aime bien, peu importe, j'aime bien, ah t'es beau. L'homme, lui, dans son idée, il va direct faire un film. Du coup, la femme, elle a du mal à donner des compliments à l'homme. Et même entre potes, on ne va pas se dire, ah, t'es beau gosse. C'est bizarre, tu vois. Du coup, l'homme, comme il a manqué de ça, il a beaucoup besoin de paroles valorisantes. Et du coup, ce qu'il va faire, c'est que comme il ne va pas recevoir, il va rentrer dans l'ombre. Il va toujours être besoin de surperformer, montrer qu'il est important, montrer qu'il est bien, montrer qu'il est performant pour pouvoir recevoir ça. Et le deuxième qui touche aussi les hommes, c'est le toucher. Parce que les hommes... c'est quelque chose qu'ils n'ont pas vraiment reçu. Même dans leur enfance, on va remarquer que leurs pères, surtout, ils vont être plus affectifs avec leur fille qu'avec leur fils. Et surtout, dans les communautés africaines aussi, on va se le dire aussi clairement, c'est quelque chose qui est très cliché, l'affection au niveau du toucher. Donc forcément, ça va créer beaucoup d'individus en grandissant qui vont avoir ce manque de toucher et qui ne vont pas avoir cette sensibilité-là. Donc on va rentrer dans ce que, comme j'ai expliqué, l'ombre. Et en général, l'ombre des hommes à ce niveau-là, ça va être le besoin charnel, l'envie d'avoir des partenaires variés, etc. Sauf que ce qu'on ne voit pas à travers ça, c'est que c'est un besoin traumatique. Les hommes, ils vont se dire, ben non, moi, je suis un donjon, je suis un séducteur, j'aime les femmes, etc. Mais ils ne vont pas voir que derrière ça, c'est à cause d'un manque affectif, le manque du toucher. Ils vont essayer de combler ce manque du toucher à travers les relations.
- Speaker #1
Ok. C'est vrai que c'est une question que je n'avais pas notée, mais hyper intéressant à savoir et très vraie du coup. Quand je fais un peu la rétrospective à des hommes et des femmes que je connais, c'est totalement ça. J'ai une personne qui m'a demandé si je dois toujours demander mon langage d'amour, est-ce que c'est mauvais signe ? Si elle lui explique, voilà, moi, c'est comme ça que j'aime être aimée. Il dit, OK, je vais faire des efforts et au final, il ne se passe rien. Est-ce que c'est mauvais signe pour le couple ou pas ?
- Speaker #0
En fait, j'ai envie de dire à tous les couples qui existent sur cette terre, c'est que ton couple, c'est un chemin d'apprentissage. Il n'y a pas un couple où tout se passe de manière fluide. En fait, comme tu l'expliquais, les autres sont là pour t'indiquer qui tu es. Et personne ne sait vraiment qui il est. Donc c'est à travers l'autre qu'on voit ça. Donc du coup, tu vois à travers l'autre que mon langage et l'amour, c'est ça, j'ai besoin de ça. Donc je le communique. Maintenant, ce que tu vois à travers aussi le fait que tu lui dis il doit faire des efforts et il ne le fait pas, c'est que peut-être au niveau de ta valeur, ton estime, tu as du mal encore à t'imposer. C'est aussi un deuxième signe. Donc normalement, quand tu transmets quelque chose à quelqu'un, Si vous êtes sain, fluide, sécure, il comprend, il enregistre, il apprend, il le fait. Si vous ne l'êtes pas, il va chercher un côté réfractaire. On a parlé de l'ombre tout à l'heure. L'autre ici se dit, en fait, quand elle fait ça, c'est pour m'utiliser. Comment il peut comprendre ? Il ne peut pas comprendre. Du coup, en fait, le travail, c'est à la fois sur lui qu'il doit se dire, en fait, je dois me sécuriser, je dois apprendre à devenir plus sain pour ne pas interpréter mal son message. Et aussi à travers elle-même qui doit se dire, en fait, je dois réussir à me sécuriser, me sentir bien avec moi-même pour qu'en fait, n'importe quel langage de l'amour qui me le donne, je l'interprète comme un langage de l'amour simple. Et au final, ce que les deux ne voient pas, c'est que le problème, ce n'est pas l'autre qui ne fait pas l'effort. Il y a deux problèmes là. C'est vous deux qui devez travailler sur vous-même. Je le répète encore une fois, l'autre n'existe pas. Il est juste là pour nous indiquer qui on est. Donc, s'il y a un truc que je n'arrive pas à capter, c'est qu'il y a deux problèmes, lui et toi. Et l'incompatibilité, elle n'existe pas. Et j'ai envie de dire ça aussi, je le répète tout le temps, mais les gens, à chaque fois, ils tombent de leur table. Ça n'existe pas un couple incompatible. Il n'y a que des traumas, que des blessures. Tous les couples sur Terre, toi-même, tu prends toi, tous tes ex, tous les couples auraient pu fonctionner. Sauf que malheureusement, vous n'avez pas compris et appris de ce couple-là. Et c'est ça la vérité du couple. On n'apprend pas et des fois, on ne veut pas apprendre parce qu'imaginons que tu as quelqu'un qui est, je ne sais pas, il est violent. T'as pas envie d'apprendre de la violence. C'est-à-dire, à un moment donné, moi, ça ne me va pas. Mais quand tu décides de partir de ce couple violent, du coup, ça veut dire que t'as compris le message. Tiens, je manque de valeur, il faut que je m'estime plus, et en m'estimant, je m'en vais.
- Speaker #1
Est-ce que deux personnes avec de lourdes blessures peuvent se guérir ensemble, ou ça fait une relation chaotique ?
- Speaker #0
En fait, la guérison, elle est toujours personnelle. C'est-à-dire que quand tu vas rentrer dans un couple, si tu es chaotique, tu seras chaotique avec toi-même. Donc que tu sois en couple ou pas, tu vas être chaotique. Par contre, comme on le dit souvent, le couple, c'est le match. Moi, je dis tout le temps ça. Célibataire, c'est l'entraînement. Tu t'entraînes. C'est bien l'entraînement. Tout va bien. On peut jouer facilement. Quand tu rentres dans le couple, c'est le match. Et dans le match, là, tu as l'adversaire. Donc, si tu t'es mal entraîné, le match va être horrible.
- Speaker #1
Et l'entraînement, ça résulte de quoi ? Se remettre en question ?
- Speaker #0
Comprendre comment le jeu fonctionne ? Le débat, c'est comprendre comment le match fonctionne. C'est réussir à apprendre de soi. On va prendre un combat de boxe, par exemple. Quand tu vas en entraînement à la salle, tu prends un adversaire, tu te bats contre lui, tu vois que quand il fait ça, si je mets mon bras comme ça, je le protège. Si je ne fais pas d'entraînement et que je vais directement au match, KO, je le prends tout de suite. Par contre, si je vais m'entraîner avec quelqu'un qui correspond à mon jeu, je vais réussir à comprendre ses phases. Et donc, du coup, quand je vais aller dans le match, dans le combat, là, je vais savoir comment combattre. Mais des fois, forcément, il y a l'imprévisibilité de l'autre où je vais me prendre des coups aussi. Mais au final, c'est un combat. C'est des rounds qui s'avancent, Et le couple, c'est le match. J'ai envie de te dire, le mariage, c'est le championnat. C'est dire ça. On joue pendant toute la vie. Tiens, on fait plein. Le but, c'est d'arriver top 1 mondial et être heureux.
- Speaker #1
C'est marrant de voir ça comme ça. Mais oui, c'est vrai. Je suis quelqu'un qui a besoin d'avoir de vraies discussions avec mon partenaire. Lui peut se contenter de parler de choses factuelles uniquement, alors que moi, j'ai besoin d'avoir des discussions qui partent vraiment loin, donner de l'importance à des questions bateaux et assez philosophiques. Je trouve qu'on en apprend beaucoup de quelqu'un comme ça. Mais lui donne l'impression que je le saoule à chaque fois que je vais trop en profondeur dans un sujet. Il me répond pour me faire plaisir, mais il n'alimente pas forcément la conversation et il ne me retourne jamais les questions. Il est comme ça avec tout le monde, mais émotionnellement et intellectuellement, je ne suis pas stimulée. Elle a besoin d'avoir des conversations un peu profondes et lui, ça le saoule.
- Speaker #0
Lui,
- Speaker #1
c'est vraiment très factuel. On rentre à la maison, on est bien tous les deux. Pourquoi tu vas me faire chier avec tes questions ?
- Speaker #0
Moi, j'ai envie de dire un truc important, c'est que la maturité émotionnelle, c'est prendre en compte l'autre. Ça veut dire que premièrement, la personne qui n'a pas envie de discuter... Elle doit prendre en considération le fait que l'autre a besoin de discuter. Donc, un couple, c'est un compromis. On n'arrive pas dans un couple en se disant, moi je suis comme ça, moi je suis comme ça. Il y en a plein qui font ça. Moi je suis comme ça et puis tu me prends comme ça. Non, ça c'est...
- Speaker #1
Je déteste les gens qui font ça.
- Speaker #0
C'est pas possible. Donc déjà, prends en compte le fait qu'elle a besoin d'avoir ce moment-là. C'est pas tous les jours, c'est pas tout le temps. Et toi, qui as besoin de ces conversations-là, prends en compte le fait que lui, il n'a pas forcément besoin tout le temps. Donc du coup, on se trouve un terrain au milieu. Maintenant, la maturité émotionnelle plus plus, c'est comprendre. Pourquoi elle a besoin de conversations profondes et pourquoi lui a besoin de ne pas avoir de conversations profondes. Et moi, sans connaître la personne, j'ai envie d'émettre une hypothèse. Il y a plein de gens, au final, eux, ils vont avoir des complexes d'infériorité au niveau intellectuel, par exemple. Et avoir des conversations profondes, ça les met face au fait qu'ils ont l'impression de ne pas être à la hauteur au niveau intellectuel. Et du coup, ils n'ont pas envie de se mettre face à ça. Donc ils vont prétexter le fait qu'à moi, ça me saoule. Parce qu'encore une fois, ils vont fuir leurs problèmes. Ils ne vont pas voir que si à chaque fois je tombe dans une relation avec une femme qui a besoin de parler et que moi je n'ai pas besoin, ça cache quelque chose qui est à l'intérieur de moi, que je ne vais pas assumer. C'est ça la vérité. Parce que finalement, ces gens-là, à chaque fois, pourquoi à chaque fois, ils ont toujours des gens autour d'eux qui ont besoin de relations, de conversations profondes. Pourquoi ? Bizarrement, ça leur arrive toujours aux mêmes personnes. Tous les gens autour d'eux ont besoin de conversations profondes et eux n'ont pas envie. C'est un message encore une fois qui est envoyé. Si tu ne captais pas les messages... Tu continues à répéter, Tu vas dire, tous les gens, ils sont snobs, ils peuvent tout en parler. Je ne comprends pas. Finalement, ce n'est pas... Parce que ton cerveau, il t'envoie encore un message. Tiens, regarde. Arrête de complexer sur tes capacités intellectuelles. Développe-les ou prends conscience que tu en as. C'est ça le message.
- Speaker #1
Parce que son copain, c'est quelqu'un qui est très travail. Il gère bien dans son travail, mais il a sa routine de vie. C'est problème-solution. Il règle des problèmes. Je pense que le fait de partir dans des conversations, pour lui, ça n'a aucun sens. On s'en fout.
- Speaker #0
Il faut le dire aussi, je ne peux pas me faire des amis, mais nous les hommes, on est très lâches. Ah bien sûr, c'est ça. On n'aime pas trop discuter.
- Speaker #1
Ça vous prend vite la tête.
- Speaker #0
Moi, je ne suis pas comme ça, mais je sais que je suis une exception.
- Speaker #1
Mais ton travail ne fait que aussi.
- Speaker #0
Mon travail ne fait que, donc c'est plus simple pour moi. Et j'ai aussi beaucoup de critères d'hommes que les femmes détestent. Donc, je ne vais pas faire non plus le mec parfait. Mais dans tous les cas, c'est un truc qui est vraiment masculin. Les discussions, c'est barbant.
- Speaker #1
Comment savoir si je suis amoureuse ? J'aime mon copain, mais ce n'est pas aussi passionnel qu'avec mon ex. du coup même si je me sens bien avec lui je sais pas si c'est bon après la passion déjà est-ce que c'est quelque chose de bien ? est-ce que c'est pas quelque chose de dangereux aussi où on a l'impression que c'est passionnel alors qu'en fait c'est juste que tu ressens des émotions mais c'est pas forcément les bonnes aussi ça dépend la passion c'est associé à l'état amoureux et depuis il y a de passion plus t'es amoureux tu penses ?
- Speaker #0
à l'état amoureux l'état amoureux c'est quelque chose qui je donne un exemple tu vois je prends le livre je le jette sur toi tu vas voir mal ça c'est un état une douleur c'est un état par contre Si on sort du podcast, tu m'en veux encore une semaine, un mois, deux mois. Là, c'est autre chose. L'état amoureux, c'est la douleur. Et ensuite, la souffrance, c'est la prolongation. Ce que tu vas en faire. Donc au final, quand tu as une personne qui vit un état amoureux, la passion, c'est un état. Si tu as besoin toujours de passion, c'est qu'il y a quelque chose qui est traumatique. Encore une fois, j'ai besoin de vivre des choses. J'ai besoin de vivre des choses. Si j'ai besoin de vivre des choses, c'est que finalement, j'ai un manque à combler. J'ai un manque. C'est ça la vérité. Et encore une fois, il faut se poser les questions. Quel message m'est envoyé par rapport à ça ? Si j'ai toujours besoin de vivre quelque chose d'intense. Et souvent, ces personnes-là, quand on les met dans des couples où c'est de l'amour sain, ça ne marche pas. J'en entends plein de gens dire, « Ouais, moi, j'ai besoin que ça pète, que ça se prenne la tête. » Parce que c'est comme ça qu'on a appris à vivre dans le couple.
- Speaker #1
C'est triste.
- Speaker #0
C'est souvent la prolongation de la relation de nos parents, finalement. Oui,
- Speaker #1
tout part de l'enfance et des parents.
- Speaker #0
Tout part de l'enfance et des parents.
- Speaker #1
Est-ce possible de réanimer la flamme dans un couple, surtout après un enfant ? Et si oui, comment ?
- Speaker #0
C'est possible parce qu'au final, la flamme, c'est comme quand tu as un feu de bois, tu as des étincelles, ça s'éteint, mais il suffit de souffler et de remettre dessus. Le problème dans les couples, c'est que quand tu as un enfant, tu focalises tout sur l'enfant. Du coup, je vais dans la ligne de l'enfant, je suis l'enfant, je mets toute mon énergie dedans. Il y a un oblit que le couple, c'est le premier enfant.
- Speaker #1
Il y en a plein qui font des enfants en pensant que ça va sauver un couple, alors qu'au final...
- Speaker #0
C'est peut-être la pire chose à faire. Parce que c'est les codes qu'on va donner à l'enfant qu'il va reproduire et qu'il va répéter. On l'a vu dans l'autre podcast. Et au final, ce qui se passe, c'est ça. C'est que je suis dans le couple, je donne beaucoup, je m'investis dans la relation. Et si je ne fais pas l'effort nécessaire pour que ça fonctionne, ça ne peut pas fonctionner. Donc, il faut mettre des ingrédients. On retrouve une routine, on retrouve une connexion émotionnelle, avant une connexion intime. Il faut refaire des petits trucs comme ça. Il y a tous un petit moment où on peut dire, tiens, on prend 10 minutes, on discute, on parle de nous. ou viens là, je sais pas, on va juste boire un verre. Des fois, quand t'as des enfants, c'est compliqué. Mais il faut réussir à trouver des petits moments. Dans le quotidien, il y a toujours un moment. Et déjà, supprimez vos téléphones. Parce que si vous voulez des moments, on va toujours en trouver. Le téléphone, il est toujours là pour empêcher ces moments-là. Si tu réussis à supprimer déjà le téléphone, rien que ça, tu trouves un petit moment.
- Speaker #1
Comment éviter de faire payer mes anciennes blessures à mon partenaire actuel ?
- Speaker #0
En les guérissant.
- Speaker #1
Prenez rendez-vous avec Jonathan.
- Speaker #0
Prenez rendez-vous avec moi, on va en discuter. Mais la vérité, c'est quoi ? C'est que déjà, on a tous des blessures. On oublie de les faire payer à l'autre. Mais j'ai envie de vous dire un truc simple. Tu ne peux pas payer tes blessures à l'autre. L'autre capte tes blessures, il les capte. Tu vois ? Il y a quelque chose, je peux te donner un exemple concret. Imaginons que moi, par exemple, j'utilise mon téléphone à table. Tu vois ? Il y a une personne, pour elle, ça va arriver une blessure de fou. Pour une autre, ça ne va rien faire. La vérité, c'est que la blessure, l'action que l'autre a envers toi, ça parle plus de lui que de toi. Donc si l'autre, tes blessures, ça lui pèse c'est parce que un il a un schéma similaire au tien donc vous avez matché il n'y a pas de hasard quand vous vous croisez vous vous mettez en couple il n'y a pas de hasard ça match vos blessures ensemble et de deux ça parle de lui qu'est-ce que ça lui renvoie ce que tu fais donc Tu peux être la fille la plus blessée du monde ou le mec le plus blessé du monde. Surtout si tu tombes sur quelqu'un qui n'a pas ces blessures-là, qui n'a pas un champ de réception sur ces blessures-là, ça ne va rien lui faire. Mais si, au final, les couples se mettent ensemble, se captent parce qu'ils sont similaires, ils ont le même schéma. Comme je l'ai dit dans le précédent podcast, un homme épouse. sa mère et une femme épouse son père. Ou des fois, un homme épouse son père à travers une femme, etc. En tout cas, on épouse toujours nos parents. Donc, on va se créer des liens comme ça. On est obligé de tomber sur quelqu'un qui ravit nos blessures. C'est ça, le couple.
- Speaker #1
Est-ce qu'il est nécessaire d'avoir guéri ces blessures avant de se mettre en couple ou on peut les guérir avec quelqu'un ?
- Speaker #0
La guérison des blessures, ça commence de zéro à la mort.
- Speaker #1
Donc, tu peux te mettre avec quelqu'un même si tu estimes que tu as encore... Le but, c'est,
- Speaker #0
comme je l'ai expliqué tout à l'heure, entraînement. Tu t'entraînes. Tu vas dans le célibat, puis tu t'entraînes à guérir. mieux tu vas être dans le match. Si tu arrives sans entraînement dans le match, tu es KO d'entrée. Donc, en fait, prends, sers-toi de ce célibat, t'entraîner. Mais sers-toi encore plus du match pour progresser. Donc, il n'y a pas de « il faut que je guérisse mes blessures pour être en couple » . En fait, il faut que je comprenne mes blessures pour être en couple. Comprendre, ce n'est pas guérir. C'est ce que j'allais dire,
- Speaker #1
parce qu'on entend souvent la phrase de « il faut que je sois bien avec moi-même avant d'être bien avec quelqu'un » . Mais en fait, il s'agit juste de comprendre ses blessures. Et de ne pas forcément les répercuter sur l'autre enfant.
- Speaker #0
Voilà, et ça c'est encore plus important quand tu as des enfants. Souvent on va te dire, guéris tes blessures avant d'avoir les enfants. Mais en fait, comprends-les. Parce que je vais te dire un truc simple. Quand tu comprends tes blessures, du coup quand tu vois ton enfant, il te renvoie tes blessures, du coup tu comprends pourquoi il fait ça.
- Speaker #1
On disait dans l'épisode d'avant. Voilà,
- Speaker #0
tu dois comprendre. Comprends.
- Speaker #1
Et ne pas faire rejaillir aussi sur lui les tiennes.
- Speaker #0
Donc guérison, c'est mieux, mais la compréhension, c'est ça la clé.
- Speaker #1
J'attire toujours des hommes infidèles. Je commence à me demander si ce n'est pas moi le problème.
- Speaker #0
J'ai envie de dire un truc, tu sais, à chaque fois quand je parle de ça, c'est des sujets, je vais prendre des sauces, mais il faut qu'ils le disent. Il faut toujours se poser la question, quelle est ma responsabilité dans ce schéma-là ? J'ai envie de dire un truc simple. La culpabilité, elle n'est jamais envers toi. Elle est toujours l'autre. C'est l'autre qui est coupable de te tromper. Il est coupable d'avoir l'action de l'infidélité. Par contre, la responsabilité, c'est déjà d'une, si je reste, quoi, je reste tout le temps ? De deux, pourquoi je tombe toujours sur ce genre de relation-là ? Encore une fois, j'ai une responsabilité là-dedans. c'est que j'ai un message qui passe à travers ça. Souvent, la personne qui se fait tromper, elle a dans son enfance connu un parent qui a été infidèle. Souvent. Et quand ce n'est pas le cas, il y a un parent qui a été infidèle, soit avec lui-même ou avec l'autre. L'infidélité, ce n'est pas que la tromperie. Donc au final, c'est toujours des schémas de vie qui se répètent. C'est un message qui est envoyé. L'infidélité, c'est pour te dire, est-ce que tu es fidèle avec toi-même ? Est-ce que tu es fidèle avec tes valeurs ? Est-ce que tu es fidèle avec ta vision de la vie, du couple, etc. ? Va vers quelque chose qui te parle. Guéris-toi, comprends-toi et tu verras que finalement, ça va changer. Encore une fois, ça c'est complexe. En parler comme ça en deux minutes, c'est compliqué. Mais on a une responsabilité là-dedans. Pas une culpabilité, une responsabilité. Il y a une nuance là-dedans.
- Speaker #1
Quelle question je dois me poser pour savoir si je suis avec la bonne personne ?
- Speaker #0
La phrase bateau, avant d'être la bonne personne, c'est de se terminer la bonne personne. Et j'ai envie de dire encore une fois un truc très important, tu es toujours avec la bonne personne. Je vais dire ça, les gens, comment ça ? Tu es toujours avec la bonne personne. Ça n'existe pas le hasard. Ça n'existe pas. En fait, tu ne peux pas te matcher avec quelqu'un qui n'a pas les codes qui sont propres à toi. Tu es toujours avec la bonne personne. Maintenant, est-ce que tu es la bonne personne pour être avec cette bonne personne-là ? Comme je t'ai expliqué tout à l'heure, des fois, tu es dans un couple où, je vais prendre un exemple qui est vraiment violent. L'homme, il est violent. Tu vas dire, ce n'est pas la bonne personne. Il t'indique quelque chose. Donc, c'est la bonne personne pour comprendre qu'est-ce qu'il t'indique. Par contre, il faut pouvoir se dire, tiens, il m'indique que finalement, je ne me respecte peut-être pas assez. Il faut que je m'en aille. Mais la bonne personne, entre guillemets, c'est tout le monde et personne.
- Speaker #1
OK, donc oui, c'est la bonne personne pour t'aider, toi, à évoluer personnellement, mais ce n'est pas forcément la bonne personne pour te marier, par exemple.
- Speaker #0
Voilà. Et au final, si, imaginons que l'autre... Ce n'est pas la bonne personne parce qu'il est toxique. Tu es toxique. Si vous deux, vous comprenez pourquoi vous êtes toxiques, même si à la base, le couple était horrible. Vous vous sassez, il est comme ça, il est horrible comme ça. Puis après, hop, vous commencez à vous rapprocher, vous rapprochez, grandir, grandir, grandir. Et le couple, il devient plus sain. C'est comme ça que ça fonctionne aussi. C'est que même un couple toxique peut devenir sain. Parce que les deux, ils mettent l'énergie nécessaire pour se comprendre et avancer vers ça.
- Speaker #1
Je suis en couple avec ma copine que j'aime, mais je me sens seule. J'ai besoin de moments seuls. et sûrement de me retrouver seule, mais ça me fait culpabiliser vis-à-vis d'elle.
- Speaker #0
Tu sais, là, c'est encore une fois, on part dans l'ombre du langage de l'amour. Il a appris qu'être en sécurité émotionnelle, c'était dangereux. Et ça, tu vois, sans connaître la personne, je sais directement le schéma qui est propice à ça. C'est qu'au final, quand c'est un homme en général, c'est qu'il a eu une mère qui ne l'a pas forcément sécurisé. Et comme il ne l'a pas sécurisé dans son amour, il a toujours peur de l'amour. Et du coup, il va... de retranscrire cette peur sur la femme, en se disant, la femme, c'est la prolongation de ma mère. Donc, si je lui fais confiance, elle me trahira comme ma mère. Parce que si ma mère peut me trahir, si elle me met au monde, toutes les femmes peuvent me trahir. Donc j'ai besoin de cette solitude, cet écart, pour ne pas me retrouver face à ce qui me fait le plus peur, l'amour, et le lâcher prise à ce niveau-là. Mais, encore une fois, c'est un message. Il ne faut pas qu'il aille chercher chez l'autre. L'autre, elle a besoin d'être là, et moi, je ne veux pas. Non, pourquoi je suis comme ça ? Il faut que je me mette en sécurité avant de vouloir que... De pouvoir être en sécurité dans le couple. C'est ça la vraie base.
- Speaker #1
S'attacher très vite, est-ce que c'est mal ? Tout va très vite au niveau de mes ressentis et mes émotions et ça peut faire fuir parfois.
- Speaker #0
S'attacher vite, ce n'est pas mal. C'est un message qu'on a un grand besoin affectif à combler. Et tout ce qui est à combler, ça vient d'un vide. Tout ce qui vient d'un vide vient d'un manque qu'on n'a pas su recevoir avant. Donc au final, il faut que je comprenne que je dois me combler avant de vouloir être comblé par les autres. encore une fois, le message est renvoyé. Si j'arrive à le comprendre, j'ai réussi à guérir. Et pour moi, ça indique une chose, c'est que je ne dois pas chercher la sécurité chez l'autre, mais chez moi avant tout.
- Speaker #1
Est-ce que c'est normal que ça fasse fuir la personne et que d'un coup ça oppresse un peu, ou ça rendit long aussi sur lui ? Ou c'est juste humain que ça t'oppresse un peu au début quand tu vois que quelqu'un est vraiment trop sur toi ?
- Speaker #0
Comme je l'ai dit, ça matche. Ça matche tout le temps. Au final, lui, c'est quelqu'un d'évitant. Et toi, t'es quelqu'un d'anxieuse. Ça, c'est la meilleure combinaison. Je suis anxieux, t'es évitant, donc du coup j'aime pas que tu t'attaches et moi je vais m'attacher.
- Speaker #1
Moi mon langage c'est les moments de qualité. J'en crée toujours mais lui aucun, malgré mes reproches, comment je peux faire ? Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut forcer, le fait de créer les moments de qualité si la personne vraiment elle est pas comme ça en face ?
- Speaker #0
Non, en fait je pense qu'il faut discuter. Et discuter, comme je l'ai dit, la maturité émotionnelle c'est comprendre que l'autre a des besoins, mais aussi comprendre pourquoi l'autre n'a pas ces besoins. Et quand on se plonge sur l'ombre... C'est là qu'on comprend. Lui, il ne veut pas de mon localité. Pourquoi ? Parce que peut-être que du coup, il a besoin de sa distance. Quand il y a trop de présence, il se sent pressé. Peut-être que son besoin qui est naturel chez elle, ça lui crée de l'évitement chez lui. Et que finalement, il serait avec quelqu'un d'autre. Il aime bien passer mon localité. Mais comme c'est elle, il y a un trauma qui fait que je n'aime pas ce lien avec elle.
- Speaker #1
Des fois, ça peut être avec la personne.
- Speaker #0
c'est clairement ça tu vas voir que le mec il va avec ses potes il kiffe les moments dès qu'il est avec toi bizarrement il est bizarre parce que quelque part vos trois mois matchent ensemble donc il ressent une pression affective elle a trop besoin que je sois là elle a trop besoin si je fais pas ça elle est pas bien du coup moi j'ai une pression je veux pas donc il faut toujours voir c'est toujours 1 plus 1 égal 2 tu vois c'est pour ça que je te dis que tous les couples sur terre quand tu te mets avec quelqu'un même si t'as 14 ans jusqu'à 30 ans peu importe si tu mets quelqu'un Vous êtes faits pour être ensemble.
- Speaker #1
C'est pas là par hasard. À un moment donné, pendant peut-être une certaine période.
- Speaker #0
C'est là pour s'indiquer quelque chose. Après, est-ce que vous allez progresser ensemble et devenir un couple qui va durer toute la vie ? Ça, c'est votre choix. Mais c'est un choix qui doit se faire à deux.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Jonathan. S'il y a des gens qui sont intéressés parmi vous pour prendre une consultation, que ce soit pour la guérison des blessures, pour les relations, pour tout, tu fais des consultations à distance.
- Speaker #0
En visio, oui.
- Speaker #1
Ton site internet sera directement dans la bio. Il a également sorti son livre qui s'appelle Harmonie. Donc, vous pouvez l'avoir aussi. Il y a le lien directement pour le commander.
- Speaker #0
Oui, voilà, même partout. À la FNAC, à Cultura, peu importe où vous voulez aller, vous allez le trouver, mais prenez-le sur mon site, c'est mieux.
- Speaker #1
Il sera en description. Merci beaucoup. C'était super intéressant. Je pense que ça va parler à plusieurs personnes. N'hésitez pas à commenter, toujours dans la bienveillance, à nous donner vos histoires aussi. Si vous avez besoin de conseils de la part de Jonathan, mettez-le en commentaire. Et merci à toi et peut-être à la prochaine, je pense.
- Speaker #0
Peut-être à la prochaine. On aura plein de grandes nouvelles. On répond.
- Speaker #1
Merci.