- Speaker #0
bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de défaut et des dieux nous recevons aujourd'hui lui philippe d'alembert romancier et poète il est lauréat du prestigieux prix de plaisir ou de sabbatier 2000 24 au bord ou ici et à l'écart de l'autre
- Speaker #1
sur le ni
- Speaker #2
la nuit effrangible sur les heures voltigeant ni la nuit permanente déployant ses ailes sombres et polaires au ructus de la montre dès les jours campés la nuit blanche est floconneuse sur une cadence d'autre part sur une ère d'autre ère si le rimel des faits sur les paupières monotones du ciel ni les couvertures insolites s'amousselant au creux du lit la mer montagneuse à l'accent inconnu caressée par le vent gris du vieux nord le temps est de neige indomptable l'hiver d'été enneigé ni la conquête neuve des saisons qui s'égrènent rire baroque d'un dieu agréé ni sain ni idéal pour baïonner le carcan le temps à la démarche grave du détenu des soirées longues d'audience teintées de lunes et de bouquins réinventées à fond de mémoire Un peuple et un pays dansent puissamment derrière la digue de mon cœur.
- Speaker #0
Bonjour Louis-Philippe D'Alembert. Bonjour. C'est un plaisir de vous recevoir. Félicitations pour le prix.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Vous êtes né à Port-au-Prince. Vous avez publié depuis 1993, chez divers éditeurs, en France et en Haïti, des nouvelles de la poésie, des essais et des romans. La majorité de vos romans paraissent chez Sabine Westpizer, comme Avant que les ombres s'effacent, Mieux Méditerranée, Mille Roquilles Blouses. Vous avez aussi publié des recueils de poèmes chez Bruno Doucey. Vous êtes l'un des écrivains haïssiens les plus récompensés. Prix Goncourt de la poésie Robert Sabatier, 2024. Quels ont été vos sentiments à l'annonce de ce prix ? C'était quelque chose que vous espériez ou cela vous a surpris ?
- Speaker #1
Mes sentiments étaient... forcément un sentiment de joie, de grande joie même, mais comme je n'ai cessé de le répéter depuis maintenant une semaine, de grande joie pour moi, de satisfaction pour l'ensemble de mon travail, mais en même temps de grande joie pour Haïti aussi. Nous sommes... Quand je dis non, je parle des artistes, des écrivains et aussi de ceux qui ne le sont pas, de celles et ceux qui ne le sont pas. Nous sommes tous nés quelque part, comme disait le chanteur et français Maxime Forestier. Et le fait d'être né en Antilles, pour moi, ça m'associe indubitablement à ce pays-là de manière viscérale, de manière intrinsèque. Et surtout par les temps difficiles que nous traversons, je crois que chaque laurier qu'on presse quelque part à l'un de ses fils ou à l'une de ses filles, c'est le pays tout entier qui est couronné. Donc j'étais aussi content, sinon même plus. Et pour Haïti... parce que je sais que ça fait plaisir aux gens. J'ai vu comment les gens ont réagi après l'annonce de ce prix. Moi qui ne suis pas sur les réseaux sociaux, les amis m'ont communiqué, m'ont envoyé les liens. Et j'ai vu que ça a été une joie immense pour beaucoup de gens. J'ai reçu des appels de partout, d'Haïti, de l'étranger, du Canada, de la France, des États-Unis, etc. Donc, c'était vraiment un sentiment de joie et de satisfaction.
- Speaker #0
Qu'est-ce que... Ce prix représente pour vous, est-ce que vous pensez que cela puisse changer votre vie d'écrivain ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que cela représente pour moi ? Comme j'ai commencé à le dire, c'est l'idée d'une petite... Il y a une forme de satisfaction, c'est-à-dire que j'ai quand même une vie d'écriture de près de 40 ans de travail régulier derrière moi. J'ai publié... mon tout premier recueil de poèmes à l'âge de 19 ans. Ensuite, en arrivant en France, j'ai commencé, j'ai publié en 89 d'abord, avant 93, j'ai publié en 89 un premier recueil de poèmes qui avait reçu des petits prix de poésie. Donc c'est vraiment un éclairage sur l'ensemble de mon travail, mais en particulier sur mon travail poétique. Donc comme je le dis souvent, comme beaucoup... d'écrivain haïtien, je suis entré en littérature par la poésie. Et c'est tout à fait intéressant de voir qu'aujourd'hui, la poésie nous permet d'être récompensés d'une certaine façon par l'un des prix les plus prestigieux en poésie en France. Donc c'est quelque chose de très... gratifiant, voilà le mot que je cherchais, de très gratifiant pour moi. Ça ne veut pas dire pour autant que je vais rester là à me croiser les bras sans continuer à travailler. Je continuerai à travailler, j'aurai toujours les mêmes doutes quand je m'assois à ma table de travail, les mêmes doutes qui m'étreignent. sans savoir où je vais, forcément. Il y a un écrivain étatsunien qui est mort il n'y a pas très longtemps, qui s'appelle Philippe Roth, qui pour moi était l'un des plus grands écrivains du XXe siècle, qui disait à chaque fois qu'il commençait un livre, il avait toujours l'impression que c'était le premier. Donc il y a les doutes qui sont là, les doutes qui nous accompagnent. Et quand on reçoit un prix prestigieux comme le Goncourt de la poésie, Ou bien quand on voit que le livre se vend très bien et que des lectrices et des lecteurs nous approchent pour dire que tiens, votre livre m'a beaucoup apporté ou m'a fait beaucoup de bien et j'ai pris beaucoup de plaisir à vous lire, donc forcément. pour l'écrivain qui pratique un travail solitaire, forcément c'est quelque chose de gratifiant.
- Speaker #0
Vous dites que vous avez commencé par la poésie, comme de nombreux écrivains haïtiens, Lionel Trouillot, Franck Etienne. Ketli aussi a commencé par la poésie, mais le Philippe Lallembert, vous avez écrit beaucoup de romans aussi, de nouvelles. Comment être poète et en même temps être romancier à la fois ?
- Speaker #1
Pour moi, les deux ensemble, en ce qui me concerne, je ne parle pas au nom des autres écrivaines et écrivains, je parle de moi. Les deux vont ensemble. C'est-à-dire que quand j'écris un roman, j'ai en tête le souci narratif. Il faut raconter une histoire. J'ai en tête l'idée, mon envie, c'est que le lecteur ou la lectrice tienne. prenne un de mes livres et ne le lâche pas du tout, disons, ne le lâche pas de la première à la dernière page. Qu'il ou elle ait envie de voir plus loin, d'aller plus loin, de dire, tiens, de tourner les pages, quoi. De dire, tiens, j'ai envie de savoir ce qui se passe, comme quand j'étais enfant, je lisais un livre, je lisais des BD, des bandes dessinées, et donc j'ai envie que le lecteur ou la lectrice ait cette impression-là. Donc le souci permanent de la narration, raconter une histoire, mais en même temps, Et justement, quelqu'un qui vient de la poésie comme moi, j'ai une exigence extraordinaire, disons très très forte plutôt, vis-à-vis de la qualité de la langue, parce que je viens de la poésie. justement. J'ai ce souci-là aussi permanent. Il faut que la personne qui me lise ait envie de continuer pour l'histoire, mais aussi ait envie de continuer pour le plaisir qu'elle prend à lire cette langue-là. C'est quelque chose qui m'accompagne toujours, donc les deux sont là. Et même quand je suis en poésie, je vais maintenant aujourd'hui de plus en plus vers une forme de poésie, j'ai envie de dire narrée, une poésie presque de narration ou de la poésie, il y a le vers, la parole qui compte, mais en même temps, c'est comme si c'était une petite histoire que je racontais, entre guillemets. Donc, il y a un écrivain colombien qui s'appelle Álvaro Moutis, qui était contemporain de García Márquez, qui a réussi très très bien. cette démarche-là. Donc, pour moi, l'un ne va pas sans l'autre. C'est presque, j'ai envie de dire, les deux faces d'une même médaille. Il n'y a pas de roman, il n'y a pas d'écriture sans une exigence de la langue. Un roman qui n'aurait que de la narration, personnellement, ça m'ennuierait très vite et ça me tomberait des mains parce que je n'aurais pas ce plaisir-là. Et j'essaie en tant que créateur de conjuguer les deux, de faire en sorte que quelqu'un qui me lise, qui lit le romancier, trouve aussi du plaisir dans la langue de la narration.
- Speaker #3
je n'ai jamais dit papa et ne le dirai jamais je n'ai aujourd'hui plus honte de le dire le temps a passé que je serrais ton absence dans les replis de ma gêne de ma pudeur vaste et sèche comme une étreinte paternelle le temps a passé mais il m'arrive encore de chercher un seul mot ou un autre qui lui l'âme arrive parfois au détour d'un cauchemar ou parce que je n'ai pas su battre les ténèbres sous mes pas et quand ma main croit le trouver c'est pour se refermer sur la poussière de mes bégaiements et qu'au vide de mes pas d'homme je n'ai jamais dit papa et ne le dirai jamais je n'ai plus honte de le dire le temps a passé aujourd'hui il y a qui le dit ces rumeurs sourdes de l'absence derrière leurs masques d'insouciance ces ténèbres bleues abyssales la crainte du vide aussi aucun bras jamais ne sera assez fort pour les renvoyer au cri primal je n'ai pas de photos d'enfance ensemble nous n'en aurons jamais de toi je n'ai que ce cliché du mariage où mes rêves orphelés classaient en vain la couleur de ton rire le temps a passé où je craignais son absence le temps a passé je l'ai retrouvé depuis dans les yeux de mon fils dans les yeux de mon fils
- Speaker #0
Votre poésie est un mélange subtil d'originalité, de rythme vivant et d'engagement profond. Le thème de l'enfance et du voyage est très présent. Vous avez beaucoup voyagé dans l'ambiance pensionnaire de la ville à Médicis. Vous avez été en résidence à Jérusalem et à Berlin. Vous avez aussi été professeur invité dans de nombreuses universités américaines, notamment à l'université du Wisconsin-Milwaukee. En vous lisant, on a comme l'impression qu'on ne peut écrire sans voyager, parce que cela nous rapproche de l'autre et du monde. Pourquoi le thème du voyage est-il aussi fondamental dans votre œuvre d'Alembert ?
- Speaker #1
On peut parfaitement écrire sans voyager. Il y a beaucoup d'écrivaines et d'écrivains qui ont écrit des romans dont l'histoire se déroule dans leur lieu d'écrivain ou des romans dont l'histoire se déroule ailleurs aussi dans le monde. Donc, c'est-à-dire qu'ils n'ont jamais quitté leur lieu de vie, leur pays, voire leur ville. Donc, on peut parfaitement écrire sans voyager. Mais il se trouve que moi, je suis né en Haïti, comme vous le savez, j'ai grandi en Haïti à Port-au-Prince. Il y a un moment de ma vie, je suis né... à la rue de l'Enterrement, qui s'est appelée, sous du valier, la rue de la Révolution. Et après, très vite après, j'avais pas un an, ma famille a déménagé pour 4 ou 5 ans au Bélair. Et enfin, de la rue d'où je vivais, je voyais toujours la mer au loin. Donc, de la rue Tirmas, on voyait toujours la mer au loin. Et ça m'obsédait, le fait de voir cette foule de gens qui grouillaient en bas, qui allaient et venaient partout. mais surtout les bateaux. Je voyais les bateaux qui passaient comme ça sur la mer et ça m'obsédait pratiquement. Je me disais, mais d'où viennent ces bateaux ? Où est-ce qu'ils vont ? Et les gens qui sont dans les bateaux, où est-ce qu'ils vont ? Et quelques temps plus tard, il y avait peut-être six ans, ma famille a été habité à Delma. On n'était pas trop loin de l'aéroport et je voyais les avions qui venaient. prendre leur envol en bout de piste. Et je voyais, même si c'était tellement près, que je pouvais voir la tête des gens à travers le hublot. Donc, il y avait toujours ce mouvement d'une part de bateau, au départ, d'autre part de voyage. Et puis, dans les années, les fins années 60, début années 70, beaucoup de gens, comme pour énormément d'Haïtiens, de la famille partaient. Les gens allaient aux États-Unis. À l'époque, tout le monde allait plus ou moins à New York. et on parlait de New York et quand les gens revenaient ça m'interpellait toujours je me disais ils essayaient de raconter à leur manière mais je crois que mon imagination dépassait ce qu'ils racontaient et j'essayais de savoir à quoi ressemblaient ces villes là et à quoi ressemblait New York par exemple donc je crois que ça vient de là et ça vient aussi là je suis en train de Comment dire, de parler des lieux et de l'espace. Et quand on a quitté cette famille, ma famille a quitté le Bélair pour aller à Delma, j'ai eu l'impression d'une rupture, vraiment une rupture dans ma vie. Et c'est comme si je ne pouvais plus revenir en arrière. En plus, à l'époque, étant enfant, forcément, je ne pouvais pas revenir en arrière tout seul si un adulte ne m'accompagnait pas. Donc, je l'ai vécu de manière presque traumatisante, j'ai envie de dire. À partir de là, j'ai commencé à imaginer, un peu plus tard, la vie. les différentes étapes de la vie comme des espaces-temps, des lieux dans lesquels on vit et on ne peut pas revenir en arrière. On voyage la vie, en fait. On vagabonde la vie, on passe d'une étape à une autre, d'une auberge à une autre, sans pouvoir revenir en arrière. Et c'est en ce sens que le voyage a fini par devenir un thème fondamental dans mon travail.
- Speaker #0
Mais vous dites que dehors est un grand pays. Ça apporte beaucoup d'expérience dans votre revue d'écriture.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Une bonne partie de votre poésie est un hommage vibrant à la révolution haïtienne. Pour moi, une méditation sur le vagabondage de l'esprit et des réflexions sur les thèmes universels de l'enfance et de la mort. Votre poésie capte aussi la rumeur du monde. Qu'est-ce que la poésie pour lui, Philippe d'Alembert ? Voilà.
- Speaker #1
Oui, ça c'est une question très intéressante et en même temps très profonde. Comme je l'ai dit, j'ai commencé par la poésie. Et la poésie, c'est, j'ai envie de dire, le premier chant du monde, quelque part. Et c'est ce qui, en tout cas, moi, me vient de manière plus spontanée. Quand j'ai quelque chose à dire, de manière immédiate, je n'ai pas... Je ne pense pas au roman, je ne pense pas à la nouvelle ou même à un essai. C'est la poésie qui vient de manière spontanée. Donc, c'est comme quelque chose, là aussi, tout à l'heure, je le disais, de viscéral, qui sort de moi tout de suite, et pour dire mes joies, mais aussi mes révoltes, pour dire mes requêtes aussi, par moments. Donc, voilà ce que ça représente. C'est une espèce de cri. primale comme ça, qui sort dont j'ai besoin et qui me permet de dire, de me dire en tant qu'être humain, mais de dire aussi le monde.
- Speaker #0
Il y a un vers dans votre anthologie qui a beaucoup retenu mon attention. Écrire pour garder la mémoire ingambe et ensoleillée. C'est cela, écrire pour vous ?
- Speaker #1
En partie, oui. En partie parce qu'écrire, c'est quelque chose qui me permet d'être vivant, de... de me souvenir, si tout à l'heure vous parliez de l'enfance, qui était un des thèmes principaux de mon travail d'écrivain, donc l'enfance ça me permet de me remémorer un certain nombre de choses et de les réinventer, parce que quand on remémore, on ne remémore pas à l'identique, on remémore en recréant, en réécrivant, comment dire l'histoire, en réécrivant, ou parfois parce que justement on ne se souvient pas très bien, on a besoin. de réécrire. Donc, ça me permet de garder cette mémoire incambée en soleil, mais en même temps, ça me permet de dire mon être au monde, de dire ma subjectivité d'être humain, de dire mon regard sur le monde dans lequel je vis, de dire ma propre sensibilité d'être humain, tout simplement.
- Speaker #0
Mais quels sont les poètes qui vous aident le mieux dans l'image d'écriture poétique ?
- Speaker #1
Vous savez, j'ai beaucoup lu maintenant, j'arrive à un âge où j'ai ma propre démarche, mais il y a un certain nombre de poètes pour rester dans le domaine haïtien. Il y a énormément de poètes qui m'ont marqué, quelqu'un comme Anthony Phelps par exemple, moi c'est un immense poète, ou quelqu'un comme René De Pestre ou encore René Philoptet. Ce sont des poètes que j'ai lu beaucoup, que j'ai écouté dans le Calentoni Phelps très jeune. Et c'est des poètes qui m'ont marqué à cette période-là. Et puis il y a tant d'autres étrangers, quelqu'un comme Aimé Césaire ou comme Cullien Nicolas Guillem, vraiment beaucoup d'autres. Mais je lis ces poètes-là tout comme je continue aussi de lire les poètes à Y-50 à Courant pour être beaucoup plus jeune qui démarre. ça me stimule, ça me permet de rester en contact avec la poésie et aussi avec Haïti d'une certaine façon.
- Speaker #0
Il y a une nouvelle génération de poètes en Haïti. D'ailleurs, selon moi, on ne publie plus de poésie en Haïti ces deux dernières années que de romans et de nouvelles. Il y a une nouvelle génération de poètes qui inventent l'espoir avec de la poésie. Quel conseil donneriez-vous à ces jeunes poètes ?
- Speaker #1
Vous savez, tout à l'heure, je vous ai parlé de doutes quand on écrit, et j'en ai, quand je dis moi-même. aussi est-ce que je donne des conseils ? Non, mais parfois il y a des jeunes poètes qui viennent nous parler, ou des jeunes écrivains tout court écrivaines et écrivains qui nous parlent, qui sont prêts à m'écouter, mais j'ai moi-même mes propres doutes en tant qu'écrivain mais je leur raconte un peu en partie d'où je viens en tant qu'écrivain et c'est quelqu'un qui a beaucoup beaucoup lu Et donc du coup je leur dis, lisez, lisez et relisez encore tout ce que vous pouvez lire, tout ce qui vous tombe sous la main, jusqu'à ce que vous réussissiez à trouver votre propre voie. Et ça, comme on dit, c'est important. Donc il faut lire et après avoir lu, tout en lisant, écrire, écrire, écrire et surtout ne jamais être satisfait de soi. il faut toujours garder cette envie d'améliorer, de réécrire le texte, de décrire, de réécrire, de questionner le texte qu'on a publié. Si on est content de soi trop vite, trop tôt, eh bien, on va finir par plafonner, on n'ira pas très loin.
- Speaker #0
Merci Louis-Philippe d'Alembert.
- Speaker #1
Merci à vous. Merci à vous.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode avec le curieux Aïzien Louis-Philippe Dallembert. Nous arrivons au prochain épisode de Fous et des dieux. A bientôt. Vous venez d'écouter des Fous et des dieux.
- Speaker #1
Présentation Moxon et Rico.
- Speaker #2
Réalisation
- Speaker #1
Rizama Romzitren et Marion de Bélange.