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#121 Essai de la VPC Type 37HW : Tient-elle toutes ses promesses ? cover
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Des Montres et Vous

#121 Essai de la VPC Type 37HW : Tient-elle toutes ses promesses ?

#121 Essai de la VPC Type 37HW : Tient-elle toutes ses promesses ?

13min |14/03/2025
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Des Montres et Vous

#121 Essai de la VPC Type 37HW : Tient-elle toutes ses promesses ?

#121 Essai de la VPC Type 37HW : Tient-elle toutes ses promesses ?

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Description

Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux !


Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs.


D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger.


Cette montre, c'est la VPC type 37HW, créé par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde.


Alors, quand des professionnels aussi passionnés, qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément, on s'attend à quelque chose d'ultra-abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses.


Dans cet épisode, je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre, mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet :


- Est-elle à la hauteur de mes attentes ?

- Fait-elle désormais partie de mes préférées ?

- Fratello a-t'il coché toutes les cases avec cette pièce murement réfléchie ?


Je vais tout vous dire !


Mais avant de commencer, sachez que cet épisode est disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcast mais également en vidéo sur ma chaine Youtube Des Montres & Vous. Si vous aimez la chaine et son contenu,


N’hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications pour ne rien louper et pour aider DM&V à progresser.  


Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles et un commentaire, ça fait toujours plaisir


Au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au cercle DM&V, le groupe Whatsapp que j'ai créé en février et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà plus de 700, c'est incroyable !


Pour ceux qui ne sont pas encore dans le cercle, rien de plus simple : https://chat.whatsapp.com/F96PntzE9C5GVqxFC7xpBX


Bonne écoute !


Building A Watch Brand Episode 1 — Introduction https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-follow-thomas-as-he-develops-a-watch-of-his-own/

Building A Watch Brand Episode 2 — Brand and name https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-2-revealing-the-name-and-brand-concept/

Building A Watch Brand Episode 3 — Finances, risk mitigation, and a designer https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-3-designer-finances/

Building A Watch Brand Episode 4 — Unveiling the watch concept https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-4-unveiling-the-watch-concept/

Building A Watch Brand Episode 5 — The first design ideation sketches https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-5-the-first-design-ideation-sketches/

Building A Watch Brand Episode 6 — Caliber, pouch, case and bracelet updates, typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-6/

Building A Watch Brand Episode 7 — Dial design https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-7-dial-design/ Building A Watch Brand Episode 8 — Geeking out on typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-8-geeking-out-on-typography/

Building A Watch Brand Episode 9 — 3D Modeling, Tech Development, And Opening Up On The Mentally Challenging Side https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-9-3d-modeling-tech-development-and-opening-up-on-the-mentally-challenging-side/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Ah, ça fait plaisir de vous retrouver. Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux. Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs. D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger. Cette montre, c'est la VPC Type 37 HW, créée par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde. Alors, quand des professionnels aussi passionnés qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément on s'attend à quelque chose d'ultra abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses. Dans cet épisode je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet. Est-elle à la hauteur de mes attentes ? Fait-elle désormais partie de mes préférées ? Fratello a-t-il coché toutes les cases avec cette pièce mûrement réfléchie ? Je vais tout vous dire. Mais avant de commencer sachez que cet épisode est comme toujours disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcasts mais également en vidéo sur ma chaîne YouTube. Démontrez-vous ! Si vous aimez la chaîne et son contenu n'hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications. Merci ! pour ne rien louper et pour aider DMEV à progresser. Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles en commentaire, ça fait toujours plaisir. Ah et au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au Cercle DMEV, le groupe WhatsApp que j'ai créé en janvier et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà près de 700, c'est incroyable. Pour ceux qui ne sont pas encore dans le Cercle, rien de plus simple, le lien est comme toujours dans la description. Allez, on passe directement à l'essai de cette magnifique VPC type 37 HW. C'est parti ! Je vous propose de commencer avec l'histoire étonnante de la naissance de cette montre, et plus largement de cette marque. Nous sommes tout début 2023, et Thomas Van Straten, alors créateur de revues horlogères, qu'on pourrait également appeler et qualifier de plumes pour Fratello, se lance un challenge pour le moins ambitieux. Créer une montre Gada. Go anywhere, do anything. Vous savez, je vous en ai souvent parlé. La montre polyvalente qui peut servir pour tout. Thomas souhaite faire la montre la plus aboutie possible, profitant de son expérience, et surtout en documentant toute son évolution de création et de production à travers articles, podcasts et revues.

  • Speaker #1

    créant une interaction assez unique avec son public et permettant une grande agilité en vue d'améliorer sans cesse la montre.

  • Speaker #0

    Et ce dialogue avec les amateurs ne va cesser durant deux ans, de la conception de la boîte. au nom, en passant par la typo choisie, tout est partagé et rendu public. En vue de créer la montre parfaite à ses yeux. Souligné par cette phrase, « The tool watch that doesn't look like a tool » . La montre outil qui ne ressemble pas à un outil. Tout est dit. Bien sûr, je vous mets tous les liens en description de cette vidéo. Après un parcours jonché d'étapes parfois difficiles, le cap permettant la réalisation du projet a été franchi. Et une première série de 300 montres est partie en production, soit 100 pièces de chaque couleur, dont une partie est encore disponible à la vente à l'heure où j'enregistre cette vidéo. La Death Blue. La Dove Grey et la Forest Green. Avant de vous montrer l'exemplaire qui m'a été envoyé, je tiens à dire que pour moi, cette montre ne s'inscrit pas comme une énième production en mode Kickstarter ou autre, et ce pour deux raisons simples. Tout d'abord, elle a été étroitement imaginée avec le public, et personnellement je trouve la démarche très intéressante. Mais là où c'est encore plus intéressant, c'est que cette pièce a été développée avec une équipe de 4 personnes de grande valeur dans ce secteur, avec un champ de compétences à 360°. Thomas Van Straten, plume de fratello, ayant eu des milliers de pièces entre les mains, et donc... naturellement possédant un certain œil, un certain recul. Max Resnick, un designer de renom qui a travaillé pour les plus grandes marques. Samuel Baker, lui c'est la typo et toute l'esthétique qui s'en dégage. Et on sait à quel point ça joue un rôle prépondérant dans l'identité et l'univers d'une marque. Et enfin Morgan Sainz, le photographe passionné à l'œil ultra exercé pour détecter la meilleure harmonie visuelle. A mon sens, un des plus talentueux du moment. Maintenant que vous en savez plus sur ce projet, vous comprenez aisément pourquoi réaliser cet essai avait une certaine résonance pour moi. Mais du coup, cela suscite également plus d'exigence de ma part. En d'autres termes, cette VPC type 37HW tient-elle toutes ses promesses d'outils ultimes, de quête de perfection, même si bien sûr, la perfection n'est pas de ce monde. Allez, je vous propose qu'on passe directement à l'essai. Commençons par l'aspect général, la première impression. Déjà, dès la réception, la boîte annonce la couleur. Vous n'êtes pas en présence d'une montre lambda. La boîte est d'une bonne taille, assez grosse, mais pas non plus dans les proportions exagérées de certaines marques. Et surtout, elle est recouverte d'une sorte de tissu à l'aspect un peu lin. C'est sobre, c'est de bon ton, c'est de bon goût. C'est ce qu'on attend d'une telle pièce. Et puis, ça change du carton, du bois, du simili-cuir. Donc, franchement, plutôt bien sur ce plan. Et puis, à l'intérieur, on retrouve l'étui de voyage en cuir de très belle facture, dans lequel se trouve la montre. Et ça, c'est top. Car vous savez à quel point j'accorde de l'importance à pouvoir réutiliser l'étui ou l'écrin d'une montre. C'est pas le plus important, mais ça fait toujours plaisir. Donc déjà, un autre bon point. Passons à la montre, maintenant. Premières impressions. Ce qui frappe lors de la première prise en main est l'impression de robustesse et de finition de la pièce. Ce sentiment est d'ailleurs renforcé par le tomber des maillons plein qui respire la qualité. Et sans parler de cette boucle, mais je vous en parle plus tard. On sent clairement qu'elle a été imaginée et conçue par des personnes à l'œil très affûtées. Et je ne cite volontairement pas le terme d'expert à dessein, tant il désigne une catégorie précise dans le secteur horloger. Mais vous voyez ce que je veux dire. Tout dans cette montre semble avoir été pensé dans les moindres détails, sans rien laisser au hasard. Et pour moi qui ai eu la chance d'avoir des centaines et des centaines de pièces entre les mains, forcément ça me parle tout de suite. On sent aussi très clairement qu'on a affaire à des esthètes. Pour faire une analogie, je ressens à peu près la même chose qu'à la vue d'une sérica par exemple, où tout est pesé, réfléchi, tranché. Vous voyez bien ce que je veux dire je pense. Mais à vrai dire, deux éléments très distinctifs de cette pièce me frappent lorsque je la vois en premier lieu. Tout d'abord cet entrecorne galbé poli qui procure à la pièce une... toute autre dimension et la rend assez unique. C'est quali, c'est beau, c'est distinctif et surtout, ça a la sorte d'un registre trop classique. Ça fait même écho à des productions de haute horlogerie. Puis en second, vient ce texturé de cadran qui me saute littéralement au visage. Ça apporte beaucoup à l'ensemble de la pièce et ça renforce encore cette qualité perçue. D'autant que le grainé n'est pas présent dans le sous-cadran de la petite seconde, ce qui apporte du relief. Il y a clairement beaucoup à regarder dans ce cadran, mais on va y revenir dans quelques minutes. Au-delà de ça, c'est surtout son homogénéité globale qui frappe. Une boîte de 37,5 mm de diamètre pour une épaisseur de seulement 9,8 mm, même 7,8 mm sans le saphir, ce qui est vraiment un beau ratio. Surtout lorsqu'on ajoute à cela un fond de boîte parfaitement plat et des cornes pas trop longues qui tombent vraiment super bien sur le poignet. La montre se pose naturellement et s'avère ultra confortable. Je dois avouer que j'avais un petit peu peur que les argots presto ne gâchent l'ensemble côté confort, mais il n'en est rien. Etant dans l'incurvation du boîtier, on ne les ressent pas. Personnellement, je ne suis pas sûr. que j'aurais mis ce dispositif, vu l'espace qu'il prend par rapport à l'agrément qu'il apporte à la montre. Cette pièce devant, à mon sens, restait sur son acier pour conserver toute son identité. Mais ce n'est que mon avis. Et ce bracelet justement, parlons-en, je l'apprécie beaucoup. Il me rappelle tout ce que j'aimais visuellement et côté confort sur un Omega référence 1171. Vous savez, ce bon vieux bracelet acier sur les Speed Vintage. Bon, ici, bien sûr, on est sur des maillons pleins, mais je trouve que cette forme a l'avantage de procurer une grande sensation de confort. Deuxième chose que j'aime beaucoup, ce polybrillant. des extrémités du maillon central. Ça apporte tellement à l'ensemble et ça fait écho à cette entrecorne polie. C'est ultra-calis, une sorte de sophistication discrète, comme j'aime à l'appeler. Le détail, subtil. Ce détail subtil, je l'avais déjà remarqué sur le bracelet de la Laurent Ferrier Sport Auto 40. Ce qui confirme au passage les références très haut de gamme auxquelles cette pièce s'attache. C'est une montre ambitieuse qui se donne les moyens. Et enfin, évidemment, créateur geek oblige, ils ont pensé à un simple mais ingénieux système de micro-réglage à trois crans, logé sous la boucle. permettant à votre bracelet de gagner ces précieux millimètres supplémentaires selon les variations de votre poignet. C'est presque devenu un standard aujourd'hui, mais là c'est bien réfléchi, et surtout ça n'oblige pas à avoir une boucle géante, épaisse ou disgracieuse. Et puis au passage, franchement, elle est pas belle cette boucle ? Avec ses gros chanfreins, son brossé fin, ce logo qui trône fièrement, ça a franchement de l'allure. Tant qu'on est sur ce logo, je vous l'avais déjà dit dans de précédents épisodes, mais savez-vous ce que signifie l'acronyme VPC ? Non, ce n'est pas vente par correspondance. J'ai pas pu m'en empêcher. Cela signifie « Venustas per Constantiam » , ce qui peut se traduire par « la beauté par la constance, la beauté par la persévérance » . Joli symbole, non ? Mais je vous propose maintenant de nous apesantir sur ce cadran. Comme dit plus haut, il est grainé et bicolore, quelle que soit la couleur choisie, ce qui fait ressortir cette jolie petite seconde. Chez VPC, ils l'appellent « Frosted Dial » , pour cadran givré. La minuterie est discrète, mais bien là. Et que dire de ces index en bloc de Superluminova BGW9, à la couleur bleutée du meilleur effet ? Ils apportent la paix. petite touche moderne qu'il fallait pour ne pas tomber dans un classicisme excessif. C'est bien vu et justement dosé. Bravo. En haut du cadran, s'étire avec fierté, Venustias Per Constantiam. Avec cette magnifique typo créée par Samuel Baker, c'est franchement hyper esthétique. Bon, j'avoue, elle n'est pas sans me rappeler une certaine typo Rolex, mais c'est bien vu et ça contribue à la beauté de l'ensemble. Franchement, j'aime beaucoup. Trois belles aiguilles dauphines font un magnifique écho aux réalisations horlogères de la belle époque, mais ici avec un twist intéressant, avec ce lume généreux. Ces aiguilles sont pour moi la parfaite représentation de la montre élégante en 2025, puisant son aspiration dans le passé, mais résolument moderne. Ce beau cadran est sublimé par la présence de ce saphir glassbox, bombé sur les côtés, mais plat sur la partie lisible du cadran, ce qui est très appréciable, car cela n'entache pas l'efficacité que pourrait causer un bombé excessif. Très réussi encore une fois, le parfait dosage entre vintage et modernité. On sent que les mecs maîtrisent quand même. Comme dit plus haut, trois couleurs sont disponibles pour ce modèle, Death Blue, Dove Grey et Forest Green. Ma préférence. va à la bleue, si vous connaissez un peu, vous vous en doutiez. La boîte est généreusement chanfreinée, alternant surface poliée brossée. Bracelets et tête de montre ont bénéficié d'un traitement dit hard-coated, un peu à l'image du Tejiment chez Zinn. Un revêtement qui évite les rayures superficielles. Bien vu. Le souci du détail, encore et toujours. Étanchéité, 120 mètres. On vient naturellement au mouvement, un Celita SW216-1. Un choix assumé, avec une volonté de se tourner vers du mouvement de grande série. Éprouvé, afin d'en garantir la bonne réparation dans le temps. et partout dans le monde. Franchement ça se défend et je trouve ça même plutôt judicieux. Leur choix s'est porté sur la version au plus haut grade, décorée et certifiée chronomètre, donc moins 4 plus 6 secondes par jour. Donc ça franchement parfait. Il s'agit là d'un mouvement à remontage manuel, équipé d'une couronne vissée. C'est d'ailleurs peut-être sur ce point que j'aurais le plus de réserve, même si bien sûr je respecte ce choix. Je m'explique. Déjà à la base, je ne suis pas fan du remontage manuel sur une montre typée aventure ni même gada. Pour moi, le manuel est surtout adapté aux montres plus habillées, moins baroudeuses, mais ce n'est que mon avis. Si vous ajoutez à cela le fait d'avoir à dévisser, visser la couronne en gros chaque jour, réserve de marche 45 heures oblige, je trouve le remontage manuel moins approprié. Ou alors éventuellement avec un manuel qui offrirait 70 heures de réserve de marche par exemple. Sans parler de la dégradation prématurée du joint d'étanchéité à force de frottement en vissant-dévissant. Alors je comprends le bien fondé de ce choix afin d'amincir la montre, et ainsi permettre cette silhouette si avantageuse. Mais personnellement, j'aurais quand même préféré un mouvement automatique. Au passage, je tiens quand même à souligner que le vissage-dévissage est vraiment très agréable à manipuler, le filetage étant très fluide. Sans liberté de blâmer, il n'est point des loges flatteurs, comme disait Beaumarchais dans Le mariage de Figaro. Et puisqu'on est dans le registre des choses que j'ai moins aimé dans cette montre, je l'ai peut-être trouvé un peu trop sage. J'aurais aimé un peu plus d'audace, à l'instar d'une série K 5303 par exemple, qui osait une lunette inédite ou encore des pièces de bout très différenciantes. Avec un parti prix peut-être un peu plus osé. Après, ne vous y trompez pas, cette VPC 37 est une très belle réussite. Mais j'avoue attendre beaucoup de la plongeuse qui est en projet actuellement, car là, je pense qu'il y a vraiment moyen de s'amuser encore un peu plus. Et puis on sera sur de l'auto cette fois. Enfin, elle est proposée à 3000 euros, ce qui est clairement dans la fourchette haute de l'offre de ce segment, à savoir les fameuses Gada. En bref, vous l'aurez compris, cette VPC type 37HW m'a vraiment beaucoup plu. Elle est belle, hyper aboutie, très agréable à porter et peut facilement s'inscrire comme une pièce maîtresse dans votre collection. Donc oui, bien sûr, cette VPC type 37 tient ses promesses et ne manquera pas de vous charmer. Donc si vous avez le budget et cherchez une montre polyvalente que le voisin n'aura pas, foncez. Voilà, l'épisode touche à sa fin, j'espère qu'il vous a plu. Si tel est le cas... N'hésitez pas à liker, noter, commenter et n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube pour ne rien louper des futurs épisodes. Encore de belles choses qui arrivent dans les prochaines semaines. Comme d'habitude, vous pouvez me contacter à l'adresse contact at démontrez-vous.com ou en DM via le compte Insta démontrez-vous. Je peux parfois mettre un peu de temps à vous répondre, mais sachez que je finis toujours par le faire. Et maintenant, voici venu le temps de notre adage, fort à propos pour cet épisode. Mais écoutez plutôt. « La beauté périt dans la vie, mais elle est immortelle dans l'art. » Léonard de Vinci. Je vous laisse méditer là-dessus. Je vous dis à vendredi prochain, dès 6h. Et surtout, et comme toujours, portez ce que vous aimez. Ciao !

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Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux !


Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs.


D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger.


Cette montre, c'est la VPC type 37HW, créé par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde.


Alors, quand des professionnels aussi passionnés, qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément, on s'attend à quelque chose d'ultra-abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses.


Dans cet épisode, je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre, mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet :


- Est-elle à la hauteur de mes attentes ?

- Fait-elle désormais partie de mes préférées ?

- Fratello a-t'il coché toutes les cases avec cette pièce murement réfléchie ?


Je vais tout vous dire !


Mais avant de commencer, sachez que cet épisode est disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcast mais également en vidéo sur ma chaine Youtube Des Montres & Vous. Si vous aimez la chaine et son contenu,


N’hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications pour ne rien louper et pour aider DM&V à progresser.  


Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles et un commentaire, ça fait toujours plaisir


Au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au cercle DM&V, le groupe Whatsapp que j'ai créé en février et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà plus de 700, c'est incroyable !


Pour ceux qui ne sont pas encore dans le cercle, rien de plus simple : https://chat.whatsapp.com/F96PntzE9C5GVqxFC7xpBX


Bonne écoute !


Building A Watch Brand Episode 1 — Introduction https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-follow-thomas-as-he-develops-a-watch-of-his-own/

Building A Watch Brand Episode 2 — Brand and name https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-2-revealing-the-name-and-brand-concept/

Building A Watch Brand Episode 3 — Finances, risk mitigation, and a designer https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-3-designer-finances/

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Building A Watch Brand Episode 5 — The first design ideation sketches https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-5-the-first-design-ideation-sketches/

Building A Watch Brand Episode 6 — Caliber, pouch, case and bracelet updates, typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-6/

Building A Watch Brand Episode 7 — Dial design https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-7-dial-design/ Building A Watch Brand Episode 8 — Geeking out on typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-8-geeking-out-on-typography/

Building A Watch Brand Episode 9 — 3D Modeling, Tech Development, And Opening Up On The Mentally Challenging Side https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-9-3d-modeling-tech-development-and-opening-up-on-the-mentally-challenging-side/


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  • Speaker #0

    Ah, ça fait plaisir de vous retrouver. Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux. Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs. D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger. Cette montre, c'est la VPC Type 37 HW, créée par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde. Alors, quand des professionnels aussi passionnés qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément on s'attend à quelque chose d'ultra abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses. Dans cet épisode je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet. Est-elle à la hauteur de mes attentes ? Fait-elle désormais partie de mes préférées ? Fratello a-t-il coché toutes les cases avec cette pièce mûrement réfléchie ? Je vais tout vous dire. Mais avant de commencer sachez que cet épisode est comme toujours disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcasts mais également en vidéo sur ma chaîne YouTube. Démontrez-vous ! Si vous aimez la chaîne et son contenu n'hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications. Merci ! pour ne rien louper et pour aider DMEV à progresser. Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles en commentaire, ça fait toujours plaisir. Ah et au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au Cercle DMEV, le groupe WhatsApp que j'ai créé en janvier et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà près de 700, c'est incroyable. Pour ceux qui ne sont pas encore dans le Cercle, rien de plus simple, le lien est comme toujours dans la description. Allez, on passe directement à l'essai de cette magnifique VPC type 37 HW. C'est parti ! Je vous propose de commencer avec l'histoire étonnante de la naissance de cette montre, et plus largement de cette marque. Nous sommes tout début 2023, et Thomas Van Straten, alors créateur de revues horlogères, qu'on pourrait également appeler et qualifier de plumes pour Fratello, se lance un challenge pour le moins ambitieux. Créer une montre Gada. Go anywhere, do anything. Vous savez, je vous en ai souvent parlé. La montre polyvalente qui peut servir pour tout. Thomas souhaite faire la montre la plus aboutie possible, profitant de son expérience, et surtout en documentant toute son évolution de création et de production à travers articles, podcasts et revues.

  • Speaker #1

    créant une interaction assez unique avec son public et permettant une grande agilité en vue d'améliorer sans cesse la montre.

  • Speaker #0

    Et ce dialogue avec les amateurs ne va cesser durant deux ans, de la conception de la boîte. au nom, en passant par la typo choisie, tout est partagé et rendu public. En vue de créer la montre parfaite à ses yeux. Souligné par cette phrase, « The tool watch that doesn't look like a tool » . La montre outil qui ne ressemble pas à un outil. Tout est dit. Bien sûr, je vous mets tous les liens en description de cette vidéo. Après un parcours jonché d'étapes parfois difficiles, le cap permettant la réalisation du projet a été franchi. Et une première série de 300 montres est partie en production, soit 100 pièces de chaque couleur, dont une partie est encore disponible à la vente à l'heure où j'enregistre cette vidéo. La Death Blue. La Dove Grey et la Forest Green. Avant de vous montrer l'exemplaire qui m'a été envoyé, je tiens à dire que pour moi, cette montre ne s'inscrit pas comme une énième production en mode Kickstarter ou autre, et ce pour deux raisons simples. Tout d'abord, elle a été étroitement imaginée avec le public, et personnellement je trouve la démarche très intéressante. Mais là où c'est encore plus intéressant, c'est que cette pièce a été développée avec une équipe de 4 personnes de grande valeur dans ce secteur, avec un champ de compétences à 360°. Thomas Van Straten, plume de fratello, ayant eu des milliers de pièces entre les mains, et donc... naturellement possédant un certain œil, un certain recul. Max Resnick, un designer de renom qui a travaillé pour les plus grandes marques. Samuel Baker, lui c'est la typo et toute l'esthétique qui s'en dégage. Et on sait à quel point ça joue un rôle prépondérant dans l'identité et l'univers d'une marque. Et enfin Morgan Sainz, le photographe passionné à l'œil ultra exercé pour détecter la meilleure harmonie visuelle. A mon sens, un des plus talentueux du moment. Maintenant que vous en savez plus sur ce projet, vous comprenez aisément pourquoi réaliser cet essai avait une certaine résonance pour moi. Mais du coup, cela suscite également plus d'exigence de ma part. En d'autres termes, cette VPC type 37HW tient-elle toutes ses promesses d'outils ultimes, de quête de perfection, même si bien sûr, la perfection n'est pas de ce monde. Allez, je vous propose qu'on passe directement à l'essai. Commençons par l'aspect général, la première impression. Déjà, dès la réception, la boîte annonce la couleur. Vous n'êtes pas en présence d'une montre lambda. La boîte est d'une bonne taille, assez grosse, mais pas non plus dans les proportions exagérées de certaines marques. Et surtout, elle est recouverte d'une sorte de tissu à l'aspect un peu lin. C'est sobre, c'est de bon ton, c'est de bon goût. C'est ce qu'on attend d'une telle pièce. Et puis, ça change du carton, du bois, du simili-cuir. Donc, franchement, plutôt bien sur ce plan. Et puis, à l'intérieur, on retrouve l'étui de voyage en cuir de très belle facture, dans lequel se trouve la montre. Et ça, c'est top. Car vous savez à quel point j'accorde de l'importance à pouvoir réutiliser l'étui ou l'écrin d'une montre. C'est pas le plus important, mais ça fait toujours plaisir. Donc déjà, un autre bon point. Passons à la montre, maintenant. Premières impressions. Ce qui frappe lors de la première prise en main est l'impression de robustesse et de finition de la pièce. Ce sentiment est d'ailleurs renforcé par le tomber des maillons plein qui respire la qualité. Et sans parler de cette boucle, mais je vous en parle plus tard. On sent clairement qu'elle a été imaginée et conçue par des personnes à l'œil très affûtées. Et je ne cite volontairement pas le terme d'expert à dessein, tant il désigne une catégorie précise dans le secteur horloger. Mais vous voyez ce que je veux dire. Tout dans cette montre semble avoir été pensé dans les moindres détails, sans rien laisser au hasard. Et pour moi qui ai eu la chance d'avoir des centaines et des centaines de pièces entre les mains, forcément ça me parle tout de suite. On sent aussi très clairement qu'on a affaire à des esthètes. Pour faire une analogie, je ressens à peu près la même chose qu'à la vue d'une sérica par exemple, où tout est pesé, réfléchi, tranché. Vous voyez bien ce que je veux dire je pense. Mais à vrai dire, deux éléments très distinctifs de cette pièce me frappent lorsque je la vois en premier lieu. Tout d'abord cet entrecorne galbé poli qui procure à la pièce une... toute autre dimension et la rend assez unique. C'est quali, c'est beau, c'est distinctif et surtout, ça a la sorte d'un registre trop classique. Ça fait même écho à des productions de haute horlogerie. Puis en second, vient ce texturé de cadran qui me saute littéralement au visage. Ça apporte beaucoup à l'ensemble de la pièce et ça renforce encore cette qualité perçue. D'autant que le grainé n'est pas présent dans le sous-cadran de la petite seconde, ce qui apporte du relief. Il y a clairement beaucoup à regarder dans ce cadran, mais on va y revenir dans quelques minutes. Au-delà de ça, c'est surtout son homogénéité globale qui frappe. Une boîte de 37,5 mm de diamètre pour une épaisseur de seulement 9,8 mm, même 7,8 mm sans le saphir, ce qui est vraiment un beau ratio. Surtout lorsqu'on ajoute à cela un fond de boîte parfaitement plat et des cornes pas trop longues qui tombent vraiment super bien sur le poignet. La montre se pose naturellement et s'avère ultra confortable. Je dois avouer que j'avais un petit peu peur que les argots presto ne gâchent l'ensemble côté confort, mais il n'en est rien. Etant dans l'incurvation du boîtier, on ne les ressent pas. Personnellement, je ne suis pas sûr. que j'aurais mis ce dispositif, vu l'espace qu'il prend par rapport à l'agrément qu'il apporte à la montre. Cette pièce devant, à mon sens, restait sur son acier pour conserver toute son identité. Mais ce n'est que mon avis. Et ce bracelet justement, parlons-en, je l'apprécie beaucoup. Il me rappelle tout ce que j'aimais visuellement et côté confort sur un Omega référence 1171. Vous savez, ce bon vieux bracelet acier sur les Speed Vintage. Bon, ici, bien sûr, on est sur des maillons pleins, mais je trouve que cette forme a l'avantage de procurer une grande sensation de confort. Deuxième chose que j'aime beaucoup, ce polybrillant. des extrémités du maillon central. Ça apporte tellement à l'ensemble et ça fait écho à cette entrecorne polie. C'est ultra-calis, une sorte de sophistication discrète, comme j'aime à l'appeler. Le détail, subtil. Ce détail subtil, je l'avais déjà remarqué sur le bracelet de la Laurent Ferrier Sport Auto 40. Ce qui confirme au passage les références très haut de gamme auxquelles cette pièce s'attache. C'est une montre ambitieuse qui se donne les moyens. Et enfin, évidemment, créateur geek oblige, ils ont pensé à un simple mais ingénieux système de micro-réglage à trois crans, logé sous la boucle. permettant à votre bracelet de gagner ces précieux millimètres supplémentaires selon les variations de votre poignet. C'est presque devenu un standard aujourd'hui, mais là c'est bien réfléchi, et surtout ça n'oblige pas à avoir une boucle géante, épaisse ou disgracieuse. Et puis au passage, franchement, elle est pas belle cette boucle ? Avec ses gros chanfreins, son brossé fin, ce logo qui trône fièrement, ça a franchement de l'allure. Tant qu'on est sur ce logo, je vous l'avais déjà dit dans de précédents épisodes, mais savez-vous ce que signifie l'acronyme VPC ? Non, ce n'est pas vente par correspondance. J'ai pas pu m'en empêcher. Cela signifie « Venustas per Constantiam » , ce qui peut se traduire par « la beauté par la constance, la beauté par la persévérance » . Joli symbole, non ? Mais je vous propose maintenant de nous apesantir sur ce cadran. Comme dit plus haut, il est grainé et bicolore, quelle que soit la couleur choisie, ce qui fait ressortir cette jolie petite seconde. Chez VPC, ils l'appellent « Frosted Dial » , pour cadran givré. La minuterie est discrète, mais bien là. Et que dire de ces index en bloc de Superluminova BGW9, à la couleur bleutée du meilleur effet ? Ils apportent la paix. petite touche moderne qu'il fallait pour ne pas tomber dans un classicisme excessif. C'est bien vu et justement dosé. Bravo. En haut du cadran, s'étire avec fierté, Venustias Per Constantiam. Avec cette magnifique typo créée par Samuel Baker, c'est franchement hyper esthétique. Bon, j'avoue, elle n'est pas sans me rappeler une certaine typo Rolex, mais c'est bien vu et ça contribue à la beauté de l'ensemble. Franchement, j'aime beaucoup. Trois belles aiguilles dauphines font un magnifique écho aux réalisations horlogères de la belle époque, mais ici avec un twist intéressant, avec ce lume généreux. Ces aiguilles sont pour moi la parfaite représentation de la montre élégante en 2025, puisant son aspiration dans le passé, mais résolument moderne. Ce beau cadran est sublimé par la présence de ce saphir glassbox, bombé sur les côtés, mais plat sur la partie lisible du cadran, ce qui est très appréciable, car cela n'entache pas l'efficacité que pourrait causer un bombé excessif. Très réussi encore une fois, le parfait dosage entre vintage et modernité. On sent que les mecs maîtrisent quand même. Comme dit plus haut, trois couleurs sont disponibles pour ce modèle, Death Blue, Dove Grey et Forest Green. Ma préférence. va à la bleue, si vous connaissez un peu, vous vous en doutiez. La boîte est généreusement chanfreinée, alternant surface poliée brossée. Bracelets et tête de montre ont bénéficié d'un traitement dit hard-coated, un peu à l'image du Tejiment chez Zinn. Un revêtement qui évite les rayures superficielles. Bien vu. Le souci du détail, encore et toujours. Étanchéité, 120 mètres. On vient naturellement au mouvement, un Celita SW216-1. Un choix assumé, avec une volonté de se tourner vers du mouvement de grande série. Éprouvé, afin d'en garantir la bonne réparation dans le temps. et partout dans le monde. Franchement ça se défend et je trouve ça même plutôt judicieux. Leur choix s'est porté sur la version au plus haut grade, décorée et certifiée chronomètre, donc moins 4 plus 6 secondes par jour. Donc ça franchement parfait. Il s'agit là d'un mouvement à remontage manuel, équipé d'une couronne vissée. C'est d'ailleurs peut-être sur ce point que j'aurais le plus de réserve, même si bien sûr je respecte ce choix. Je m'explique. Déjà à la base, je ne suis pas fan du remontage manuel sur une montre typée aventure ni même gada. Pour moi, le manuel est surtout adapté aux montres plus habillées, moins baroudeuses, mais ce n'est que mon avis. Si vous ajoutez à cela le fait d'avoir à dévisser, visser la couronne en gros chaque jour, réserve de marche 45 heures oblige, je trouve le remontage manuel moins approprié. Ou alors éventuellement avec un manuel qui offrirait 70 heures de réserve de marche par exemple. Sans parler de la dégradation prématurée du joint d'étanchéité à force de frottement en vissant-dévissant. Alors je comprends le bien fondé de ce choix afin d'amincir la montre, et ainsi permettre cette silhouette si avantageuse. Mais personnellement, j'aurais quand même préféré un mouvement automatique. Au passage, je tiens quand même à souligner que le vissage-dévissage est vraiment très agréable à manipuler, le filetage étant très fluide. Sans liberté de blâmer, il n'est point des loges flatteurs, comme disait Beaumarchais dans Le mariage de Figaro. Et puisqu'on est dans le registre des choses que j'ai moins aimé dans cette montre, je l'ai peut-être trouvé un peu trop sage. J'aurais aimé un peu plus d'audace, à l'instar d'une série K 5303 par exemple, qui osait une lunette inédite ou encore des pièces de bout très différenciantes. Avec un parti prix peut-être un peu plus osé. Après, ne vous y trompez pas, cette VPC 37 est une très belle réussite. Mais j'avoue attendre beaucoup de la plongeuse qui est en projet actuellement, car là, je pense qu'il y a vraiment moyen de s'amuser encore un peu plus. Et puis on sera sur de l'auto cette fois. Enfin, elle est proposée à 3000 euros, ce qui est clairement dans la fourchette haute de l'offre de ce segment, à savoir les fameuses Gada. En bref, vous l'aurez compris, cette VPC type 37HW m'a vraiment beaucoup plu. Elle est belle, hyper aboutie, très agréable à porter et peut facilement s'inscrire comme une pièce maîtresse dans votre collection. Donc oui, bien sûr, cette VPC type 37 tient ses promesses et ne manquera pas de vous charmer. Donc si vous avez le budget et cherchez une montre polyvalente que le voisin n'aura pas, foncez. Voilà, l'épisode touche à sa fin, j'espère qu'il vous a plu. Si tel est le cas... N'hésitez pas à liker, noter, commenter et n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube pour ne rien louper des futurs épisodes. Encore de belles choses qui arrivent dans les prochaines semaines. Comme d'habitude, vous pouvez me contacter à l'adresse contact at démontrez-vous.com ou en DM via le compte Insta démontrez-vous. Je peux parfois mettre un peu de temps à vous répondre, mais sachez que je finis toujours par le faire. Et maintenant, voici venu le temps de notre adage, fort à propos pour cet épisode. Mais écoutez plutôt. « La beauté périt dans la vie, mais elle est immortelle dans l'art. » Léonard de Vinci. Je vous laisse méditer là-dessus. Je vous dis à vendredi prochain, dès 6h. Et surtout, et comme toujours, portez ce que vous aimez. Ciao !

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Description

Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux !


Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs.


D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger.


Cette montre, c'est la VPC type 37HW, créé par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde.


Alors, quand des professionnels aussi passionnés, qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément, on s'attend à quelque chose d'ultra-abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses.


Dans cet épisode, je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre, mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet :


- Est-elle à la hauteur de mes attentes ?

- Fait-elle désormais partie de mes préférées ?

- Fratello a-t'il coché toutes les cases avec cette pièce murement réfléchie ?


Je vais tout vous dire !


Mais avant de commencer, sachez que cet épisode est disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcast mais également en vidéo sur ma chaine Youtube Des Montres & Vous. Si vous aimez la chaine et son contenu,


N’hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications pour ne rien louper et pour aider DM&V à progresser.  


Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles et un commentaire, ça fait toujours plaisir


Au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au cercle DM&V, le groupe Whatsapp que j'ai créé en février et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà plus de 700, c'est incroyable !


Pour ceux qui ne sont pas encore dans le cercle, rien de plus simple : https://chat.whatsapp.com/F96PntzE9C5GVqxFC7xpBX


Bonne écoute !


Building A Watch Brand Episode 1 — Introduction https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-follow-thomas-as-he-develops-a-watch-of-his-own/

Building A Watch Brand Episode 2 — Brand and name https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-2-revealing-the-name-and-brand-concept/

Building A Watch Brand Episode 3 — Finances, risk mitigation, and a designer https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-3-designer-finances/

Building A Watch Brand Episode 4 — Unveiling the watch concept https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-4-unveiling-the-watch-concept/

Building A Watch Brand Episode 5 — The first design ideation sketches https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-5-the-first-design-ideation-sketches/

Building A Watch Brand Episode 6 — Caliber, pouch, case and bracelet updates, typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-6/

Building A Watch Brand Episode 7 — Dial design https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-7-dial-design/ Building A Watch Brand Episode 8 — Geeking out on typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-8-geeking-out-on-typography/

Building A Watch Brand Episode 9 — 3D Modeling, Tech Development, And Opening Up On The Mentally Challenging Side https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-9-3d-modeling-tech-development-and-opening-up-on-the-mentally-challenging-side/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Ah, ça fait plaisir de vous retrouver. Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux. Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs. D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger. Cette montre, c'est la VPC Type 37 HW, créée par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde. Alors, quand des professionnels aussi passionnés qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément on s'attend à quelque chose d'ultra abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses. Dans cet épisode je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet. Est-elle à la hauteur de mes attentes ? Fait-elle désormais partie de mes préférées ? Fratello a-t-il coché toutes les cases avec cette pièce mûrement réfléchie ? Je vais tout vous dire. Mais avant de commencer sachez que cet épisode est comme toujours disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcasts mais également en vidéo sur ma chaîne YouTube. Démontrez-vous ! Si vous aimez la chaîne et son contenu n'hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications. Merci ! pour ne rien louper et pour aider DMEV à progresser. Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles en commentaire, ça fait toujours plaisir. Ah et au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au Cercle DMEV, le groupe WhatsApp que j'ai créé en janvier et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà près de 700, c'est incroyable. Pour ceux qui ne sont pas encore dans le Cercle, rien de plus simple, le lien est comme toujours dans la description. Allez, on passe directement à l'essai de cette magnifique VPC type 37 HW. C'est parti ! Je vous propose de commencer avec l'histoire étonnante de la naissance de cette montre, et plus largement de cette marque. Nous sommes tout début 2023, et Thomas Van Straten, alors créateur de revues horlogères, qu'on pourrait également appeler et qualifier de plumes pour Fratello, se lance un challenge pour le moins ambitieux. Créer une montre Gada. Go anywhere, do anything. Vous savez, je vous en ai souvent parlé. La montre polyvalente qui peut servir pour tout. Thomas souhaite faire la montre la plus aboutie possible, profitant de son expérience, et surtout en documentant toute son évolution de création et de production à travers articles, podcasts et revues.

  • Speaker #1

    créant une interaction assez unique avec son public et permettant une grande agilité en vue d'améliorer sans cesse la montre.

  • Speaker #0

    Et ce dialogue avec les amateurs ne va cesser durant deux ans, de la conception de la boîte. au nom, en passant par la typo choisie, tout est partagé et rendu public. En vue de créer la montre parfaite à ses yeux. Souligné par cette phrase, « The tool watch that doesn't look like a tool » . La montre outil qui ne ressemble pas à un outil. Tout est dit. Bien sûr, je vous mets tous les liens en description de cette vidéo. Après un parcours jonché d'étapes parfois difficiles, le cap permettant la réalisation du projet a été franchi. Et une première série de 300 montres est partie en production, soit 100 pièces de chaque couleur, dont une partie est encore disponible à la vente à l'heure où j'enregistre cette vidéo. La Death Blue. La Dove Grey et la Forest Green. Avant de vous montrer l'exemplaire qui m'a été envoyé, je tiens à dire que pour moi, cette montre ne s'inscrit pas comme une énième production en mode Kickstarter ou autre, et ce pour deux raisons simples. Tout d'abord, elle a été étroitement imaginée avec le public, et personnellement je trouve la démarche très intéressante. Mais là où c'est encore plus intéressant, c'est que cette pièce a été développée avec une équipe de 4 personnes de grande valeur dans ce secteur, avec un champ de compétences à 360°. Thomas Van Straten, plume de fratello, ayant eu des milliers de pièces entre les mains, et donc... naturellement possédant un certain œil, un certain recul. Max Resnick, un designer de renom qui a travaillé pour les plus grandes marques. Samuel Baker, lui c'est la typo et toute l'esthétique qui s'en dégage. Et on sait à quel point ça joue un rôle prépondérant dans l'identité et l'univers d'une marque. Et enfin Morgan Sainz, le photographe passionné à l'œil ultra exercé pour détecter la meilleure harmonie visuelle. A mon sens, un des plus talentueux du moment. Maintenant que vous en savez plus sur ce projet, vous comprenez aisément pourquoi réaliser cet essai avait une certaine résonance pour moi. Mais du coup, cela suscite également plus d'exigence de ma part. En d'autres termes, cette VPC type 37HW tient-elle toutes ses promesses d'outils ultimes, de quête de perfection, même si bien sûr, la perfection n'est pas de ce monde. Allez, je vous propose qu'on passe directement à l'essai. Commençons par l'aspect général, la première impression. Déjà, dès la réception, la boîte annonce la couleur. Vous n'êtes pas en présence d'une montre lambda. La boîte est d'une bonne taille, assez grosse, mais pas non plus dans les proportions exagérées de certaines marques. Et surtout, elle est recouverte d'une sorte de tissu à l'aspect un peu lin. C'est sobre, c'est de bon ton, c'est de bon goût. C'est ce qu'on attend d'une telle pièce. Et puis, ça change du carton, du bois, du simili-cuir. Donc, franchement, plutôt bien sur ce plan. Et puis, à l'intérieur, on retrouve l'étui de voyage en cuir de très belle facture, dans lequel se trouve la montre. Et ça, c'est top. Car vous savez à quel point j'accorde de l'importance à pouvoir réutiliser l'étui ou l'écrin d'une montre. C'est pas le plus important, mais ça fait toujours plaisir. Donc déjà, un autre bon point. Passons à la montre, maintenant. Premières impressions. Ce qui frappe lors de la première prise en main est l'impression de robustesse et de finition de la pièce. Ce sentiment est d'ailleurs renforcé par le tomber des maillons plein qui respire la qualité. Et sans parler de cette boucle, mais je vous en parle plus tard. On sent clairement qu'elle a été imaginée et conçue par des personnes à l'œil très affûtées. Et je ne cite volontairement pas le terme d'expert à dessein, tant il désigne une catégorie précise dans le secteur horloger. Mais vous voyez ce que je veux dire. Tout dans cette montre semble avoir été pensé dans les moindres détails, sans rien laisser au hasard. Et pour moi qui ai eu la chance d'avoir des centaines et des centaines de pièces entre les mains, forcément ça me parle tout de suite. On sent aussi très clairement qu'on a affaire à des esthètes. Pour faire une analogie, je ressens à peu près la même chose qu'à la vue d'une sérica par exemple, où tout est pesé, réfléchi, tranché. Vous voyez bien ce que je veux dire je pense. Mais à vrai dire, deux éléments très distinctifs de cette pièce me frappent lorsque je la vois en premier lieu. Tout d'abord cet entrecorne galbé poli qui procure à la pièce une... toute autre dimension et la rend assez unique. C'est quali, c'est beau, c'est distinctif et surtout, ça a la sorte d'un registre trop classique. Ça fait même écho à des productions de haute horlogerie. Puis en second, vient ce texturé de cadran qui me saute littéralement au visage. Ça apporte beaucoup à l'ensemble de la pièce et ça renforce encore cette qualité perçue. D'autant que le grainé n'est pas présent dans le sous-cadran de la petite seconde, ce qui apporte du relief. Il y a clairement beaucoup à regarder dans ce cadran, mais on va y revenir dans quelques minutes. Au-delà de ça, c'est surtout son homogénéité globale qui frappe. Une boîte de 37,5 mm de diamètre pour une épaisseur de seulement 9,8 mm, même 7,8 mm sans le saphir, ce qui est vraiment un beau ratio. Surtout lorsqu'on ajoute à cela un fond de boîte parfaitement plat et des cornes pas trop longues qui tombent vraiment super bien sur le poignet. La montre se pose naturellement et s'avère ultra confortable. Je dois avouer que j'avais un petit peu peur que les argots presto ne gâchent l'ensemble côté confort, mais il n'en est rien. Etant dans l'incurvation du boîtier, on ne les ressent pas. Personnellement, je ne suis pas sûr. que j'aurais mis ce dispositif, vu l'espace qu'il prend par rapport à l'agrément qu'il apporte à la montre. Cette pièce devant, à mon sens, restait sur son acier pour conserver toute son identité. Mais ce n'est que mon avis. Et ce bracelet justement, parlons-en, je l'apprécie beaucoup. Il me rappelle tout ce que j'aimais visuellement et côté confort sur un Omega référence 1171. Vous savez, ce bon vieux bracelet acier sur les Speed Vintage. Bon, ici, bien sûr, on est sur des maillons pleins, mais je trouve que cette forme a l'avantage de procurer une grande sensation de confort. Deuxième chose que j'aime beaucoup, ce polybrillant. des extrémités du maillon central. Ça apporte tellement à l'ensemble et ça fait écho à cette entrecorne polie. C'est ultra-calis, une sorte de sophistication discrète, comme j'aime à l'appeler. Le détail, subtil. Ce détail subtil, je l'avais déjà remarqué sur le bracelet de la Laurent Ferrier Sport Auto 40. Ce qui confirme au passage les références très haut de gamme auxquelles cette pièce s'attache. C'est une montre ambitieuse qui se donne les moyens. Et enfin, évidemment, créateur geek oblige, ils ont pensé à un simple mais ingénieux système de micro-réglage à trois crans, logé sous la boucle. permettant à votre bracelet de gagner ces précieux millimètres supplémentaires selon les variations de votre poignet. C'est presque devenu un standard aujourd'hui, mais là c'est bien réfléchi, et surtout ça n'oblige pas à avoir une boucle géante, épaisse ou disgracieuse. Et puis au passage, franchement, elle est pas belle cette boucle ? Avec ses gros chanfreins, son brossé fin, ce logo qui trône fièrement, ça a franchement de l'allure. Tant qu'on est sur ce logo, je vous l'avais déjà dit dans de précédents épisodes, mais savez-vous ce que signifie l'acronyme VPC ? Non, ce n'est pas vente par correspondance. J'ai pas pu m'en empêcher. Cela signifie « Venustas per Constantiam » , ce qui peut se traduire par « la beauté par la constance, la beauté par la persévérance » . Joli symbole, non ? Mais je vous propose maintenant de nous apesantir sur ce cadran. Comme dit plus haut, il est grainé et bicolore, quelle que soit la couleur choisie, ce qui fait ressortir cette jolie petite seconde. Chez VPC, ils l'appellent « Frosted Dial » , pour cadran givré. La minuterie est discrète, mais bien là. Et que dire de ces index en bloc de Superluminova BGW9, à la couleur bleutée du meilleur effet ? Ils apportent la paix. petite touche moderne qu'il fallait pour ne pas tomber dans un classicisme excessif. C'est bien vu et justement dosé. Bravo. En haut du cadran, s'étire avec fierté, Venustias Per Constantiam. Avec cette magnifique typo créée par Samuel Baker, c'est franchement hyper esthétique. Bon, j'avoue, elle n'est pas sans me rappeler une certaine typo Rolex, mais c'est bien vu et ça contribue à la beauté de l'ensemble. Franchement, j'aime beaucoup. Trois belles aiguilles dauphines font un magnifique écho aux réalisations horlogères de la belle époque, mais ici avec un twist intéressant, avec ce lume généreux. Ces aiguilles sont pour moi la parfaite représentation de la montre élégante en 2025, puisant son aspiration dans le passé, mais résolument moderne. Ce beau cadran est sublimé par la présence de ce saphir glassbox, bombé sur les côtés, mais plat sur la partie lisible du cadran, ce qui est très appréciable, car cela n'entache pas l'efficacité que pourrait causer un bombé excessif. Très réussi encore une fois, le parfait dosage entre vintage et modernité. On sent que les mecs maîtrisent quand même. Comme dit plus haut, trois couleurs sont disponibles pour ce modèle, Death Blue, Dove Grey et Forest Green. Ma préférence. va à la bleue, si vous connaissez un peu, vous vous en doutiez. La boîte est généreusement chanfreinée, alternant surface poliée brossée. Bracelets et tête de montre ont bénéficié d'un traitement dit hard-coated, un peu à l'image du Tejiment chez Zinn. Un revêtement qui évite les rayures superficielles. Bien vu. Le souci du détail, encore et toujours. Étanchéité, 120 mètres. On vient naturellement au mouvement, un Celita SW216-1. Un choix assumé, avec une volonté de se tourner vers du mouvement de grande série. Éprouvé, afin d'en garantir la bonne réparation dans le temps. et partout dans le monde. Franchement ça se défend et je trouve ça même plutôt judicieux. Leur choix s'est porté sur la version au plus haut grade, décorée et certifiée chronomètre, donc moins 4 plus 6 secondes par jour. Donc ça franchement parfait. Il s'agit là d'un mouvement à remontage manuel, équipé d'une couronne vissée. C'est d'ailleurs peut-être sur ce point que j'aurais le plus de réserve, même si bien sûr je respecte ce choix. Je m'explique. Déjà à la base, je ne suis pas fan du remontage manuel sur une montre typée aventure ni même gada. Pour moi, le manuel est surtout adapté aux montres plus habillées, moins baroudeuses, mais ce n'est que mon avis. Si vous ajoutez à cela le fait d'avoir à dévisser, visser la couronne en gros chaque jour, réserve de marche 45 heures oblige, je trouve le remontage manuel moins approprié. Ou alors éventuellement avec un manuel qui offrirait 70 heures de réserve de marche par exemple. Sans parler de la dégradation prématurée du joint d'étanchéité à force de frottement en vissant-dévissant. Alors je comprends le bien fondé de ce choix afin d'amincir la montre, et ainsi permettre cette silhouette si avantageuse. Mais personnellement, j'aurais quand même préféré un mouvement automatique. Au passage, je tiens quand même à souligner que le vissage-dévissage est vraiment très agréable à manipuler, le filetage étant très fluide. Sans liberté de blâmer, il n'est point des loges flatteurs, comme disait Beaumarchais dans Le mariage de Figaro. Et puisqu'on est dans le registre des choses que j'ai moins aimé dans cette montre, je l'ai peut-être trouvé un peu trop sage. J'aurais aimé un peu plus d'audace, à l'instar d'une série K 5303 par exemple, qui osait une lunette inédite ou encore des pièces de bout très différenciantes. Avec un parti prix peut-être un peu plus osé. Après, ne vous y trompez pas, cette VPC 37 est une très belle réussite. Mais j'avoue attendre beaucoup de la plongeuse qui est en projet actuellement, car là, je pense qu'il y a vraiment moyen de s'amuser encore un peu plus. Et puis on sera sur de l'auto cette fois. Enfin, elle est proposée à 3000 euros, ce qui est clairement dans la fourchette haute de l'offre de ce segment, à savoir les fameuses Gada. En bref, vous l'aurez compris, cette VPC type 37HW m'a vraiment beaucoup plu. Elle est belle, hyper aboutie, très agréable à porter et peut facilement s'inscrire comme une pièce maîtresse dans votre collection. Donc oui, bien sûr, cette VPC type 37 tient ses promesses et ne manquera pas de vous charmer. Donc si vous avez le budget et cherchez une montre polyvalente que le voisin n'aura pas, foncez. Voilà, l'épisode touche à sa fin, j'espère qu'il vous a plu. Si tel est le cas... N'hésitez pas à liker, noter, commenter et n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube pour ne rien louper des futurs épisodes. Encore de belles choses qui arrivent dans les prochaines semaines. Comme d'habitude, vous pouvez me contacter à l'adresse contact at démontrez-vous.com ou en DM via le compte Insta démontrez-vous. Je peux parfois mettre un peu de temps à vous répondre, mais sachez que je finis toujours par le faire. Et maintenant, voici venu le temps de notre adage, fort à propos pour cet épisode. Mais écoutez plutôt. « La beauté périt dans la vie, mais elle est immortelle dans l'art. » Léonard de Vinci. Je vous laisse méditer là-dessus. Je vous dis à vendredi prochain, dès 6h. Et surtout, et comme toujours, portez ce que vous aimez. Ciao !

Description

Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux !


Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs.


D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger.


Cette montre, c'est la VPC type 37HW, créé par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde.


Alors, quand des professionnels aussi passionnés, qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément, on s'attend à quelque chose d'ultra-abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses.


Dans cet épisode, je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre, mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet :


- Est-elle à la hauteur de mes attentes ?

- Fait-elle désormais partie de mes préférées ?

- Fratello a-t'il coché toutes les cases avec cette pièce murement réfléchie ?


Je vais tout vous dire !


Mais avant de commencer, sachez que cet épisode est disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcast mais également en vidéo sur ma chaine Youtube Des Montres & Vous. Si vous aimez la chaine et son contenu,


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Au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au cercle DM&V, le groupe Whatsapp que j'ai créé en février et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà plus de 700, c'est incroyable !


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Building A Watch Brand Episode 1 — Introduction https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-follow-thomas-as-he-develops-a-watch-of-his-own/

Building A Watch Brand Episode 2 — Brand and name https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-2-revealing-the-name-and-brand-concept/

Building A Watch Brand Episode 3 — Finances, risk mitigation, and a designer https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-3-designer-finances/

Building A Watch Brand Episode 4 — Unveiling the watch concept https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-4-unveiling-the-watch-concept/

Building A Watch Brand Episode 5 — The first design ideation sketches https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-5-the-first-design-ideation-sketches/

Building A Watch Brand Episode 6 — Caliber, pouch, case and bracelet updates, typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-ep-6/

Building A Watch Brand Episode 7 — Dial design https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-7-dial-design/ Building A Watch Brand Episode 8 — Geeking out on typography https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-8-geeking-out-on-typography/

Building A Watch Brand Episode 9 — 3D Modeling, Tech Development, And Opening Up On The Mentally Challenging Side https://www.fratellowatches.com/building-a-watch-brand-episode-9-3d-modeling-tech-development-and-opening-up-on-the-mentally-challenging-side/


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Transcription

  • Speaker #0

    Ah, ça fait plaisir de vous retrouver. Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux. Aujourd'hui, je vous propose l'essai d'une montre singulière qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie et qui intrigue énormément d'amateurs. D'autant qu'elle fait partie de ces montres que très peu de personnes ont eu entre les mains afin de réellement pouvoir la juger. Cette montre, c'est la VPC Type 37 HW, créée par un des membres de Fratello, un des médias horlogers les plus influents du monde. Alors, quand des professionnels aussi passionnés qui ont eu autant de pièces entre les mains sortent leur propre montre, forcément on s'attend à quelque chose d'ultra abouti et on a envie de savoir si la pièce tient toutes ses promesses. Dans cet épisode je vais donc vous retracer l'histoire de cette montre mais aussi vous livrer mes impressions après plusieurs jours au poignet. Est-elle à la hauteur de mes attentes ? Fait-elle désormais partie de mes préférées ? Fratello a-t-il coché toutes les cases avec cette pièce mûrement réfléchie ? Je vais tout vous dire. Mais avant de commencer sachez que cet épisode est comme toujours disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcasts mais également en vidéo sur ma chaîne YouTube. Démontrez-vous ! Si vous aimez la chaîne et son contenu n'hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications. Merci ! pour ne rien louper et pour aider DMEV à progresser. Pour ceux qui écoutent en version podcast, pensez à laisser une note 5 étoiles en commentaire, ça fait toujours plaisir. Ah et au passage, je tiens à vous remercier pour votre adhésion en masse au Cercle DMEV, le groupe WhatsApp que j'ai créé en janvier et dans lequel nous échangeons autour de notre passion commune. Vous êtes déjà près de 700, c'est incroyable. Pour ceux qui ne sont pas encore dans le Cercle, rien de plus simple, le lien est comme toujours dans la description. Allez, on passe directement à l'essai de cette magnifique VPC type 37 HW. C'est parti ! Je vous propose de commencer avec l'histoire étonnante de la naissance de cette montre, et plus largement de cette marque. Nous sommes tout début 2023, et Thomas Van Straten, alors créateur de revues horlogères, qu'on pourrait également appeler et qualifier de plumes pour Fratello, se lance un challenge pour le moins ambitieux. Créer une montre Gada. Go anywhere, do anything. Vous savez, je vous en ai souvent parlé. La montre polyvalente qui peut servir pour tout. Thomas souhaite faire la montre la plus aboutie possible, profitant de son expérience, et surtout en documentant toute son évolution de création et de production à travers articles, podcasts et revues.

  • Speaker #1

    créant une interaction assez unique avec son public et permettant une grande agilité en vue d'améliorer sans cesse la montre.

  • Speaker #0

    Et ce dialogue avec les amateurs ne va cesser durant deux ans, de la conception de la boîte. au nom, en passant par la typo choisie, tout est partagé et rendu public. En vue de créer la montre parfaite à ses yeux. Souligné par cette phrase, « The tool watch that doesn't look like a tool » . La montre outil qui ne ressemble pas à un outil. Tout est dit. Bien sûr, je vous mets tous les liens en description de cette vidéo. Après un parcours jonché d'étapes parfois difficiles, le cap permettant la réalisation du projet a été franchi. Et une première série de 300 montres est partie en production, soit 100 pièces de chaque couleur, dont une partie est encore disponible à la vente à l'heure où j'enregistre cette vidéo. La Death Blue. La Dove Grey et la Forest Green. Avant de vous montrer l'exemplaire qui m'a été envoyé, je tiens à dire que pour moi, cette montre ne s'inscrit pas comme une énième production en mode Kickstarter ou autre, et ce pour deux raisons simples. Tout d'abord, elle a été étroitement imaginée avec le public, et personnellement je trouve la démarche très intéressante. Mais là où c'est encore plus intéressant, c'est que cette pièce a été développée avec une équipe de 4 personnes de grande valeur dans ce secteur, avec un champ de compétences à 360°. Thomas Van Straten, plume de fratello, ayant eu des milliers de pièces entre les mains, et donc... naturellement possédant un certain œil, un certain recul. Max Resnick, un designer de renom qui a travaillé pour les plus grandes marques. Samuel Baker, lui c'est la typo et toute l'esthétique qui s'en dégage. Et on sait à quel point ça joue un rôle prépondérant dans l'identité et l'univers d'une marque. Et enfin Morgan Sainz, le photographe passionné à l'œil ultra exercé pour détecter la meilleure harmonie visuelle. A mon sens, un des plus talentueux du moment. Maintenant que vous en savez plus sur ce projet, vous comprenez aisément pourquoi réaliser cet essai avait une certaine résonance pour moi. Mais du coup, cela suscite également plus d'exigence de ma part. En d'autres termes, cette VPC type 37HW tient-elle toutes ses promesses d'outils ultimes, de quête de perfection, même si bien sûr, la perfection n'est pas de ce monde. Allez, je vous propose qu'on passe directement à l'essai. Commençons par l'aspect général, la première impression. Déjà, dès la réception, la boîte annonce la couleur. Vous n'êtes pas en présence d'une montre lambda. La boîte est d'une bonne taille, assez grosse, mais pas non plus dans les proportions exagérées de certaines marques. Et surtout, elle est recouverte d'une sorte de tissu à l'aspect un peu lin. C'est sobre, c'est de bon ton, c'est de bon goût. C'est ce qu'on attend d'une telle pièce. Et puis, ça change du carton, du bois, du simili-cuir. Donc, franchement, plutôt bien sur ce plan. Et puis, à l'intérieur, on retrouve l'étui de voyage en cuir de très belle facture, dans lequel se trouve la montre. Et ça, c'est top. Car vous savez à quel point j'accorde de l'importance à pouvoir réutiliser l'étui ou l'écrin d'une montre. C'est pas le plus important, mais ça fait toujours plaisir. Donc déjà, un autre bon point. Passons à la montre, maintenant. Premières impressions. Ce qui frappe lors de la première prise en main est l'impression de robustesse et de finition de la pièce. Ce sentiment est d'ailleurs renforcé par le tomber des maillons plein qui respire la qualité. Et sans parler de cette boucle, mais je vous en parle plus tard. On sent clairement qu'elle a été imaginée et conçue par des personnes à l'œil très affûtées. Et je ne cite volontairement pas le terme d'expert à dessein, tant il désigne une catégorie précise dans le secteur horloger. Mais vous voyez ce que je veux dire. Tout dans cette montre semble avoir été pensé dans les moindres détails, sans rien laisser au hasard. Et pour moi qui ai eu la chance d'avoir des centaines et des centaines de pièces entre les mains, forcément ça me parle tout de suite. On sent aussi très clairement qu'on a affaire à des esthètes. Pour faire une analogie, je ressens à peu près la même chose qu'à la vue d'une sérica par exemple, où tout est pesé, réfléchi, tranché. Vous voyez bien ce que je veux dire je pense. Mais à vrai dire, deux éléments très distinctifs de cette pièce me frappent lorsque je la vois en premier lieu. Tout d'abord cet entrecorne galbé poli qui procure à la pièce une... toute autre dimension et la rend assez unique. C'est quali, c'est beau, c'est distinctif et surtout, ça a la sorte d'un registre trop classique. Ça fait même écho à des productions de haute horlogerie. Puis en second, vient ce texturé de cadran qui me saute littéralement au visage. Ça apporte beaucoup à l'ensemble de la pièce et ça renforce encore cette qualité perçue. D'autant que le grainé n'est pas présent dans le sous-cadran de la petite seconde, ce qui apporte du relief. Il y a clairement beaucoup à regarder dans ce cadran, mais on va y revenir dans quelques minutes. Au-delà de ça, c'est surtout son homogénéité globale qui frappe. Une boîte de 37,5 mm de diamètre pour une épaisseur de seulement 9,8 mm, même 7,8 mm sans le saphir, ce qui est vraiment un beau ratio. Surtout lorsqu'on ajoute à cela un fond de boîte parfaitement plat et des cornes pas trop longues qui tombent vraiment super bien sur le poignet. La montre se pose naturellement et s'avère ultra confortable. Je dois avouer que j'avais un petit peu peur que les argots presto ne gâchent l'ensemble côté confort, mais il n'en est rien. Etant dans l'incurvation du boîtier, on ne les ressent pas. Personnellement, je ne suis pas sûr. que j'aurais mis ce dispositif, vu l'espace qu'il prend par rapport à l'agrément qu'il apporte à la montre. Cette pièce devant, à mon sens, restait sur son acier pour conserver toute son identité. Mais ce n'est que mon avis. Et ce bracelet justement, parlons-en, je l'apprécie beaucoup. Il me rappelle tout ce que j'aimais visuellement et côté confort sur un Omega référence 1171. Vous savez, ce bon vieux bracelet acier sur les Speed Vintage. Bon, ici, bien sûr, on est sur des maillons pleins, mais je trouve que cette forme a l'avantage de procurer une grande sensation de confort. Deuxième chose que j'aime beaucoup, ce polybrillant. des extrémités du maillon central. Ça apporte tellement à l'ensemble et ça fait écho à cette entrecorne polie. C'est ultra-calis, une sorte de sophistication discrète, comme j'aime à l'appeler. Le détail, subtil. Ce détail subtil, je l'avais déjà remarqué sur le bracelet de la Laurent Ferrier Sport Auto 40. Ce qui confirme au passage les références très haut de gamme auxquelles cette pièce s'attache. C'est une montre ambitieuse qui se donne les moyens. Et enfin, évidemment, créateur geek oblige, ils ont pensé à un simple mais ingénieux système de micro-réglage à trois crans, logé sous la boucle. permettant à votre bracelet de gagner ces précieux millimètres supplémentaires selon les variations de votre poignet. C'est presque devenu un standard aujourd'hui, mais là c'est bien réfléchi, et surtout ça n'oblige pas à avoir une boucle géante, épaisse ou disgracieuse. Et puis au passage, franchement, elle est pas belle cette boucle ? Avec ses gros chanfreins, son brossé fin, ce logo qui trône fièrement, ça a franchement de l'allure. Tant qu'on est sur ce logo, je vous l'avais déjà dit dans de précédents épisodes, mais savez-vous ce que signifie l'acronyme VPC ? Non, ce n'est pas vente par correspondance. J'ai pas pu m'en empêcher. Cela signifie « Venustas per Constantiam » , ce qui peut se traduire par « la beauté par la constance, la beauté par la persévérance » . Joli symbole, non ? Mais je vous propose maintenant de nous apesantir sur ce cadran. Comme dit plus haut, il est grainé et bicolore, quelle que soit la couleur choisie, ce qui fait ressortir cette jolie petite seconde. Chez VPC, ils l'appellent « Frosted Dial » , pour cadran givré. La minuterie est discrète, mais bien là. Et que dire de ces index en bloc de Superluminova BGW9, à la couleur bleutée du meilleur effet ? Ils apportent la paix. petite touche moderne qu'il fallait pour ne pas tomber dans un classicisme excessif. C'est bien vu et justement dosé. Bravo. En haut du cadran, s'étire avec fierté, Venustias Per Constantiam. Avec cette magnifique typo créée par Samuel Baker, c'est franchement hyper esthétique. Bon, j'avoue, elle n'est pas sans me rappeler une certaine typo Rolex, mais c'est bien vu et ça contribue à la beauté de l'ensemble. Franchement, j'aime beaucoup. Trois belles aiguilles dauphines font un magnifique écho aux réalisations horlogères de la belle époque, mais ici avec un twist intéressant, avec ce lume généreux. Ces aiguilles sont pour moi la parfaite représentation de la montre élégante en 2025, puisant son aspiration dans le passé, mais résolument moderne. Ce beau cadran est sublimé par la présence de ce saphir glassbox, bombé sur les côtés, mais plat sur la partie lisible du cadran, ce qui est très appréciable, car cela n'entache pas l'efficacité que pourrait causer un bombé excessif. Très réussi encore une fois, le parfait dosage entre vintage et modernité. On sent que les mecs maîtrisent quand même. Comme dit plus haut, trois couleurs sont disponibles pour ce modèle, Death Blue, Dove Grey et Forest Green. Ma préférence. va à la bleue, si vous connaissez un peu, vous vous en doutiez. La boîte est généreusement chanfreinée, alternant surface poliée brossée. Bracelets et tête de montre ont bénéficié d'un traitement dit hard-coated, un peu à l'image du Tejiment chez Zinn. Un revêtement qui évite les rayures superficielles. Bien vu. Le souci du détail, encore et toujours. Étanchéité, 120 mètres. On vient naturellement au mouvement, un Celita SW216-1. Un choix assumé, avec une volonté de se tourner vers du mouvement de grande série. Éprouvé, afin d'en garantir la bonne réparation dans le temps. et partout dans le monde. Franchement ça se défend et je trouve ça même plutôt judicieux. Leur choix s'est porté sur la version au plus haut grade, décorée et certifiée chronomètre, donc moins 4 plus 6 secondes par jour. Donc ça franchement parfait. Il s'agit là d'un mouvement à remontage manuel, équipé d'une couronne vissée. C'est d'ailleurs peut-être sur ce point que j'aurais le plus de réserve, même si bien sûr je respecte ce choix. Je m'explique. Déjà à la base, je ne suis pas fan du remontage manuel sur une montre typée aventure ni même gada. Pour moi, le manuel est surtout adapté aux montres plus habillées, moins baroudeuses, mais ce n'est que mon avis. Si vous ajoutez à cela le fait d'avoir à dévisser, visser la couronne en gros chaque jour, réserve de marche 45 heures oblige, je trouve le remontage manuel moins approprié. Ou alors éventuellement avec un manuel qui offrirait 70 heures de réserve de marche par exemple. Sans parler de la dégradation prématurée du joint d'étanchéité à force de frottement en vissant-dévissant. Alors je comprends le bien fondé de ce choix afin d'amincir la montre, et ainsi permettre cette silhouette si avantageuse. Mais personnellement, j'aurais quand même préféré un mouvement automatique. Au passage, je tiens quand même à souligner que le vissage-dévissage est vraiment très agréable à manipuler, le filetage étant très fluide. Sans liberté de blâmer, il n'est point des loges flatteurs, comme disait Beaumarchais dans Le mariage de Figaro. Et puisqu'on est dans le registre des choses que j'ai moins aimé dans cette montre, je l'ai peut-être trouvé un peu trop sage. J'aurais aimé un peu plus d'audace, à l'instar d'une série K 5303 par exemple, qui osait une lunette inédite ou encore des pièces de bout très différenciantes. Avec un parti prix peut-être un peu plus osé. Après, ne vous y trompez pas, cette VPC 37 est une très belle réussite. Mais j'avoue attendre beaucoup de la plongeuse qui est en projet actuellement, car là, je pense qu'il y a vraiment moyen de s'amuser encore un peu plus. Et puis on sera sur de l'auto cette fois. Enfin, elle est proposée à 3000 euros, ce qui est clairement dans la fourchette haute de l'offre de ce segment, à savoir les fameuses Gada. En bref, vous l'aurez compris, cette VPC type 37HW m'a vraiment beaucoup plu. Elle est belle, hyper aboutie, très agréable à porter et peut facilement s'inscrire comme une pièce maîtresse dans votre collection. Donc oui, bien sûr, cette VPC type 37 tient ses promesses et ne manquera pas de vous charmer. Donc si vous avez le budget et cherchez une montre polyvalente que le voisin n'aura pas, foncez. Voilà, l'épisode touche à sa fin, j'espère qu'il vous a plu. Si tel est le cas... N'hésitez pas à liker, noter, commenter et n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube pour ne rien louper des futurs épisodes. Encore de belles choses qui arrivent dans les prochaines semaines. Comme d'habitude, vous pouvez me contacter à l'adresse contact at démontrez-vous.com ou en DM via le compte Insta démontrez-vous. Je peux parfois mettre un peu de temps à vous répondre, mais sachez que je finis toujours par le faire. Et maintenant, voici venu le temps de notre adage, fort à propos pour cet épisode. Mais écoutez plutôt. « La beauté périt dans la vie, mais elle est immortelle dans l'art. » Léonard de Vinci. Je vous laisse méditer là-dessus. Je vous dis à vendredi prochain, dès 6h. Et surtout, et comme toujours, portez ce que vous aimez. Ciao !

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