Speaker #0Dessinez ses caroles, le podcast. Le podcast qui dit pourquoi j'ai dessiné ces dessins sur Dessinez ses caroles. Ça fait beaucoup de fois dessiner. C'était Carole. ... Bienvenue dans le podcast Dessinez ses caroles, le podcast où on analyse les anecdotes autour des dessins sur le feed Dessinez ses caroles sur Instagram. C'est parti, on scrolle, on scrolle, on scrolle. Pourquoi j'ai décidé ? Je scrolle ce dessin. J'ai appelé ce dessin la taille de la typo des darons et j'ai fait deux grosses bulles avec des typos qui dépassent des bulles. Bonjour Séverine, comment ça va ? Donc là, je renvoie à la typo plus plus qu'utilisent les darons à partir de 60 ans pour leurs portables. Vous savez, on les voit souvent dans les TGV ou dans les transports en commun ou à des événements. Eh bien, on les voit ouvrir leurs portables à clapets. Évidemment, parce qu'ils sont tous équipés du portable à clapets fatigué en cuir et filoché au bout, fatigados. avec le petit fermoir qui ne ferme plus trop. Et quand ils l'ouvrent, on voit leur texto en taille typo 14. Parce que problème de lecture. N'y voyez aucun jugement, si ce n'est que c'est hilarant. Voilà, Laura Fellepin l'a très bien fait dans son spectacle, ainsi que Maxime Guesteuil. Mais en tout cas, ça m'a toujours fait rire. La taille de la typo des darons. Ensuite, je scrolle et je vais à un autre dessin. Ah, là je rentre... Je rentre dans un grand sujet. J'ai écrit un traversin et j'ai juste dessiné un traversin. Je ne sais pas si vous savez tous ce que c'est un traversin. C'est un coussin en long qu'il y a pour compléter le bout du lit au niveau de la tête. C'est moyen efficace en termes de coussinerie, en termes d'oreillerie. C'est vraiment un traversin, c'est-à-dire que c'est un peu moins bien qu'un oreiller, disons-le. Mettons les termes. Je pense que je me suis noté ce mot parce que j'ai dû revoir un traversin. J'ai adoré dessiner le traversin. Ça ne paye pas de mine, mais dessiner un truc, en fait, dessiner des choses géométriques, pour les gens qui ne dessinent pas forcément, c'est très agréable déjà parce que c'est facile de dessiner un carré, un rond, des lignes. Ça fait du bien. C'est comme quand on remplit un coloriage, un mandala. Ça est apaisant. Donc là, j'ai dessiné un traversin tout en long, rayé. Donc là, j'ai encore rajouté des lignes à la ligne. Et ils sont tous les deux au bout, il y a des espèces de nœuds au traversin pour fermer le coussin. J'ai mis du bleu, ma couleur préférée. Et voilà, ça paraît rien, mais j'ai passé un bon moment à dessiner mon traversin. Et j'ai appelé ça un traversin, ça en est un. Si je devais faire direct un lien avec d'où me vient moi mes premiers traversins et l'usage du traversin, eh bien ça renvoie direct à Mamie Simone. Mamie Simone qui n'écoute certainement pas ce podcast. Mais attendez, mais prenez-vous bien, juste parce qu'elle n'a pas Spotify. Ça ne va pas plus loin pour Mamie Simone. Elle a un iPhone, mais elle n'a pas Spotify. Oui, donc elle n'écoute pas. Enfin, je ne sais pas sur quoi on m'écoute, je n'en sais rien. Mais elle n'a pas l'appli pour écouter le podcast. Mais je lui parlerai peut-être du concept du traversin. Parce que, évidemment, moi, le traversin, ça vient de chez Mamie Simone, où il y avait toujours un traversin quand je dormais, quand j'étais petite. Et que raconter sur le traversin si ce n'est que « bah ouais, disons-le, c'est pour… » Pourquoi qu'on a fait ça ? J'essaye de comprendre pourquoi on a fait des traversins. Peut-être à l'époque, il y avait plein d'enfants qui dormaient dans un lit et… Un oreiller pour tout le monde. Fait pas mal. C'est peut-être ça quand il y avait plusieurs personnes dans le lit. Parce que tu peux pas à ton traversin. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, dans notre époque très individualiste, tu ne peux pas... partager un traversin. Le principe de faire dodo, c'est prendre ton oreiller et le tapoter avant de dormir. Pouf, pouf, tac, tac, le mettre selon tes modalités physiques. Et voilà, ta fraîcheur, ton truc, ton machin. Un traversin, il n'y a plus aucun plaisir. On ne peut pas tapoter, on ne peut pas s'énerver un peu, on ne peut pas le retourner pour gagner en fraîcheur, on ne peut pas... On ne peut rien faire. Traversin, tu es obligé d'envoyer un SMS à ton coloc de ton lit pour dire « Excuse-moi, est-ce que ça te va ? » On bascule le traversant dans l'autre sens. Est-ce que ça va si... Voilà. Et... Ouais, c'était une autre époque, le traversant. C'était une autre époque des mariages où... où c'était, voilà, le moment où ils communiquaient, ça devait être le moment du traversin. Parce que le reste du temps, je pense pas qu'à l'époque, il y ait eu beaucoup de dialogues. Référence à Mamie Simone, principalement dans la cuisine, quand même. Mais vie très heureuse. Mais voilà, je pense qu'il n'y avait pas trop de débats, finalement. Donc c'est vrai que ça renvoie à ça, un traversin, c'est qu'il n'y a pas de débat, c'est que c'est là, et puis tu te tais, puis tu te couches. Et c'était pas si mal, on sait pas, on sait pas si c'était mieux. Et on scrolle, on scrolle, on scrolle. Hop, j'ouvre un dessin. C'est juste The New Yorker. Le titre du magazine, magazine éponyme. J'ai appris ce mot, éponyme, donc du même nom. Donc, le titre du magazine The New Yorker, qui est un magazine assez fin, qui est très joli, qui a souvent des très, très, très belles couvertures, dont je suis abonnée. Pour vous abonner, bon courage. Il faut un demi-RTT, il faut se poser, il faut comprendre le site internet, ça coûte des sous, c'est assez relou. Mais j'ai toujours aimé The New Yorker, précisément parce que dans le magazine, vous y trouverez, moi je ne le lis pas du tout, mais il y a énormément de petites illustrations qu'on retrouve souvent sur les réseaux aussi, avec juste, c'est des illustrations en noir et blanc de plein d'illustrateurs différents. Et en dessous, il y a une petite phrase en anglais, évidemment. souvent très drôles par rapport au dessin. Genre, c'est une caption, quoi, une légende du dessin. Et c'est toujours très bien pensé. Et donc, je suis une grande fan de cet humour anglais et, évidemment, des dessins. Réfère à dessiner ses caroles. Et du coup, j'ai juste écrit The New Yorker et j'ai mis en dessous deux Airpods. Je sais pas, j'ai voulu représenter certainement ce que m'évoque un peu la culture The New Yorker, quoi. Et voilà, je suis toujours une fervente, pas lectrice du coup, parce que je ne le lis pas, mais admiratrice des œuvres dedans. Et en couverture. J'ouvre un nouveau dessin. Je le découvre complètement en même temps que vous. 2022. Alors, je le lis, je ne sais même pas ce que ça va être. Oui, allô, bonjour, je voulais savoir c'est combien pour une coupe ? Alors, si vous avez des cheveux normaux, c'est wow. Oui, ça y est, je vois. C'est qu'un jour... aussi dans une plus petite ville, plutôt qu'une grosse ville, j'ai appelé un coiffeur, une coiffeuse en l'occurrence, et j'ai dit, ouais, je voulais savoir, c'est combien pour une coupe ? Et la personne m'a dit, alors si vous avez des cheveux normaux, c'est... Et j'ai pas saisi ce qu'elle voulait dire. J'ai peur de... Voilà. Je vois pas ce qu'elle a voulu dire, si vous avez des cheveux normaux. Sachant que moi, je me suis toujours positionnée dans une catégorie où je n'ai jamais trop su dire si mes cheveux sont normaux ou pas. Plus jeune, j'ai eu des cheveux crépiteux, crépus. Ou encore Louis XIV, Louis XVI. J'ai eu un peu une touffe, je ne sais pas comment on peut dire. Plus crépiteux, un peu, c'est indéfinissable. Et est-ce que c'est lié au câble électrique qu'il y avait au-dessus de ma maison d'environ 75 volts ? True story ! Ces câbles sont toujours là. Et mon frère a aussi des cheveux de type, voilà, nord-africain. Enfin, on ne comprend pas trop forcément pourquoi. On ne comprend pas trop d'où ça nous vient, parce que nos parents n'ont pas des cheveux comme ça. Un voisin avait également des cheveux comme ça, un petit peu crépiteux. Et il vivait sous les mêmes câbles électriques. Voilà. On en fait ce qu'on veut. On en fait ce qu'on veut. Mais ouais, j'avais une adolescence, du coup, avec quand même des cheveux... imposant. Et du coup, je suis un peu trop baptisée des coiffeurs. Un jour, un coiffeur m'a déjà dit... Alors, j'ai deux anecdotes sur les coiffeurs. Il y a un qui m'a dit... Donc, c'était une époque où j'avais tellement du mal à démêler que ça me faisait presque des... Mais vraiment, c'était pas de ma faute, des petites dreads à certains endroits. Vraiment, c'était très galère à les démêler. C'était très sec. Et je suis rentrée chez un coiffeur. Peut-être, c'était après des vacances d'été. Donc, en plus, avec le sel et tout. Et le coiffeur de ma ville, à l'époque, me laisse rentrer, il me regarde, il fait Ah non, non, non, non, on ne fait pas les cheveux comme ça. Non, non, non. Vraiment. Donc, on est dans les années 2000 où on pouvait nous parler comme ça. Et puis, vraiment, je suis sortie, j'ai pleuré. J'étais avec ma mère, il ne veut pas mes cheveux parce qu'il ne fait pas les cheveux comme ça. Donc, il y a eu cette anecdote et il y a eu une anecdote où je suis allée dans une autre ville avec une de mes très bonnes amies. On va se faire la même chose. Je ne sais pas pourquoi. À l'époque, on est allées toutes les deux chez la même coiffeuse. En même temps, on a deux dames différentes qui nous coupent les cheveux. On a fait la même chose. On s'est coupé, j'en sais rien, peut-être 10 centimètres, 5 centimètres. Et je me souviens qu'ils m'ont fait payer plus cher à moi qu'à mon ami qui avait des cheveux longs, lisses et blonds. Et moi, j'ai donc les cheveux un peu plus frisés, etc. Et je me souviens, donc la même époque, et ils me font payer plus cher. Et je demande, je suis petite, mais je demande, je fais « Excusez-moi, je suis ado. » Et je fais « Excusez-moi, mais pourquoi moi c'est 10 euros plus cher ? » Enfin, pourquoi moi c'est plus cher ? On avait fait la même chose. Et je me souviens, elle m'avait dit « Ah, mais c'est pas pareil, c'est comme au restaurant. » quand vous mangez du poisson ou de la viande, c'est pas le même prix. Je pense qu'elle a voulu me dire, vous, il y avait plus de soins à apporter. Mais elle n'a pas dit comme ça. Elle avait dit, si vous demandez de la viande, c'est plus cher. Un truc comme ça. Petit trauma des coiffeurs. Encore récemment, en 2022, quand on m'a dit, si vous avez des cheveux normaux au téléphone, j'ai été, ah non, ne me replongez pas dans cette époque où je ne sais pas me situer sur le spectre capillaire. Aïdou ou à Taïken, mais je ne sais pas trop à quoi je m'affilie. Donc je ne sais pas si j'ai... Qu'est-ce que c'est des cheveux normaux ? On va passer à un autre dessin, sinon ça va fuser. Alors, celui-là, qu'est-ce que c'est ? C'est un dessin qui dit « au marché » . Et on voit un peu une devanture de marché, comme on appelle ça une petite rouge et blanche, une petite tonnelle de marché, je ne sais pas comment dire, une petite devanture. Et il y a quelqu'un qui dit, une bulle qui dit « comme ceci, ça vous va ? » Et il y a une bulle qui réfléchit, qui dit « dis moins, dis moins, dis vraiment moins, dis moins, dis moins » . Et la bulle, finalement, finit par dire « oui, oui, très bien » . Vous avez compris, c'est tous ces moments où, face à la vendeuse, face à la boulangère, face aux poissonniers, face à, finalement, tous ces gens qui ont un certain pouvoir de par leur métier, de par un peu la relation qu'on a avec eux, soit patient, docteur, soit client, vendeur, eh bien, on n'ose pas dire. Alors, avec l'âge, on ose de plus en plus dire, mais on n'ose pas dire. Ce jour-là, je m'en souviens très bien, c'était au marché, la dame devait me mettre un niveau démesuré de lentilles ou je ne sais quoi. Et je devais être là, mais je n'ai pas du tout besoin de ça. Je ne vais pas manger pendant quatre ans des lentilles. Mais c'est un tel effort à notre époque de discuter avec des gens, que personnellement j'en suis rendue à parler à mon portable. C'est un tel effort des fois d'échanger. Malheureusement. Ou alors on a un peu peur, on ne veut pas lui faire enlever le pot de lentilles. Bon, il y a des gens derrière. Du coup, on ne dit rien. On est là, oui, oui. On a l'impression qu'on a 12 ans. Et on repart avec 7,50 euros de lentilles. Oh là là. Alors encore une fois, ça fera un bon dessin. Mais à quel prix ? Donc voilà, osons dire non. Osons dire moins de lentilles, s'il vous plaît. Pour votre santé, mangez, bougez, parlez !