- Speaker #0
Bienvenue dans Destin d'entreprise. Aujourd'hui, nous parlons de solidarité et d'entraide autour d'un sujet clé, la création d'une fondation d'entreprise. Pourquoi la créer ? Comment fonctionne-t-elle ? Et quel projet peut-elle soutenir ? Et surtout, quel impact peut-elle avoir ? Je vous propose de vous présenter rapidement une phrase, ou deux, maximum. Ok.
- Speaker #1
Moi, je suis Louange Moussenga. Je suis dirigeante du centre d'affaires OBC sur Ensign. Mon objectif, c'est d'apporter la joie, le smile au bureau.
- Speaker #0
Merci, Louange.
- Speaker #2
Moi, je suis Mickaël Ribat. Je suis expert comptable de profession. Je dirige des cabinets d'expertise comptable. Et j'ai également l'immense fierté d'être président du groupe Hans Associés. Donc, le groupe Hans Associés, c'est un groupe d'experts comptables à la base. Mais on a aussi des activités tout autour de l'entreprise. Et on est une 40 associés qui sommes dans le... domaines de l'entreprise, différentes activités qui accompagnent l'économie locale.
- Speaker #3
Et Thomas ? Thomas Eccal, directeur de la fondation de l'université et des hôpitaux universitaires de Strasbourg. C'est une structure qui a été fondée par deux grands établissements publics strasbourgeois, l'université et les hôpitaux universitaires de Strasbourg. Une autre raison d'être, c'est de collecter des dons auprès de particuliers, d'entreprises, mais aussi de fondations d'entreprises pour financer des projets d'intérêt général dans le périmètre de nos deux membres fondateurs. On a toute une... tout un ensemble de fondations d'entreprise du territoire, mais pas que, qui soutiennent régulièrement un certain nombre de nos projets, dont on aura sûrement l'occasion de parler.
- Speaker #0
Parfait. Merci et bienvenue à tous les trois. Mickaël, nous allons commencer avec toi. Qu'est-ce qui vous a personnellement convaincu dans ton groupe qu'il fallait créer une fondation d'entreprise ? Quelles ont été les motivations ?
- Speaker #2
Alors, la motivation essentielle, c'est qu'en fait, à l'intérieur de nos valeurs déjà, on a déjà une démarche. RSE, historique, et par rapport à notre accompagnement, notre soutien à diverses associations, par notre activité d'expert comptable ou de nos filiales du groupe, puisque je peux citer des exemples, que ce soit une filiale, par exemple, l'école ESGM du groupe qui a un soutien auprès de, par exemple, la formation des chiens d'aveugles. Cette année, en 2024, justement, ils ont voulu soutenir cette association. Moi, personnellement, au niveau de l'expertise comptable, on soutient les mulhouseyennes. La course qui existe depuis 11 ans, depuis la création, on les soutient. Et c'est vraiment des valeurs chez nous qui sont importantes, puisque c'est quelque chose qui est ancré en nous. Et c'est vraiment un soutien historique dans notre groupe. Et donc, c'était l'objectif de faire une fondation d'entreprise. C'est de regrouper, de se professionnaliser un peu, et également d'être un interlocuteur unique par rapport à tous les partenaires qu'on accompagne. au quotidien, au niveau des différentes filiales, au niveau des différents associés qui interviennent de leur côté avec des associations.
- Speaker #0
Dans le groupe Hans, il y a depuis longtemps déjà des actions solidaires. Oui, tout à fait. C'est ça qui nous ont encouragés. Tout à fait.
- Speaker #2
Ne serait-ce que René Hans, le fondateur, puisqu'on a René Hans a créé le groupe il y a 40 ans, en fait, nos 40 ans. Et c'était aussi notre volonté pour les 40 ans de faire une symbolique d'un événement qui soit au-delà du domaine économique. qu'on a l'habitude de traiter depuis 40 ans en tant qu'expert comptable et en tant qu'entrepreneur. Mais René Hans, par exemple, pour donner un exemple, c'est qu'il a créé une association il y a déjà quelques années, qui s'appelle Animé en EHPAD. Et c'est un expert comptable qui est maintenant à la retraite, mais qui va 30 semaines par an, à une après-midi, animé dans les EHPAD avec sa troupe de musique pour apporter de la joie dans les EHPAD aux personnes qui sont résidentes. Donc c'est déjà... Par son action, son cœur, c'est effectivement quelque chose qui est ancré dans nos valeurs.
- Speaker #0
Ok, parfait. Louange, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur les actions que vous êtes amené à soutenir ? Comment on choisit des causes qu'on soutient ? Quels sont les critères ? Est-ce qu'il y en a ? Est-ce que tu peux nous en parler, nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Je ne pourrais pas en dire plus de quels sont les critères, comment on va choisir les actions à soutenir, parce qu'on est vraiment... Au tout début, on est au démarrage de la réflexion sur quel type de statut et comment on va organiser tout ça. Tout ce que je peux dire, c'est le pourquoi en fait on le fait. Mickaël l'a bien exprimé par rapport au groupe Ants, mais je pense qu'il faut regarder aussi individuellement. On a à chaque fois plusieurs entrepreneurs. Moi-même, quand je suis devenu associé à... Quand on a créé la deuxième structure d'OBC, j'avais toujours cette ambition d'apporter de la valeur dans l'entreprise. C'était vraiment important pour moi de soutenir les associations, mais aussi les créateurs d'entreprises. Pour moi, c'est vraiment presque même un combat et c'est aussi la possibilité de s'identifier dans le groupe. Moi, je suis plutôt du barin alors que le groupe est très bien installé dans le Haut-Rhin. On n'avait pas tellement de lien entre... entre associés du groupe ici dans le Barin. J'en connaissais quelques-uns. Et en discutant, on se dit, tiens, on a les mêmes affinités par rapport au soutien des associations, au soutien des entrepreneurs, au soutien des TPE, PME, plutôt que d'aller vers des grandes structures qui sont déjà connues. Alors pourquoi pas faire quelque chose en commun ? Parce qu'on peut donner 200 euros ici, 500 euros par là, 1000 euros ici et là. Mais pourquoi pas soutenir des entreprises ? ou des associations qui ont cette vision d'aller encore plus loin avec des enveloppes encore plus grandes. Et donc, c'est de là où vient la réflexion, les discussions qui se sont faites entre nous, entre associés. Et pour moi, ça a du sens parce que pour OBC, je voulais vraiment injecter cette valeur du soutien aux associations. Donc, à chaque événement... On soutient une association et je pense que c'est une base et c'est bien qu'on le fasse de manière collective pour apporter un vrai poids.
- Speaker #0
Et dans le cas de vos structures, est-ce que les collaborateurs peuvent aussi initier ou vous apporter des idées ? de soutien à des causes qui leur tiennent à cœur aussi.
- Speaker #1
Je pense que c'est comme ça que ça a commencé en fait. Souvent, il y a un collaborateur qui va dire, voilà, moi je connais une association où nous, dans notre centre d'affaires, puisqu'on fait de la location de bureaux et donc on a plusieurs entreprises dans nos bureaux, c'est souvent les personnes qui sont dans les bureaux qui me disent, oui, voilà, à un moment, je ne sais pas, je vais courir, enfin, je fais partie de cette association de courses, de triathlons ou autre. Est-ce que tu ne veux pas m'acheter du chocolat ou ce genre de choses ? Donc ça venait un petit peu de là. ou parfois en période de Noël, dans des périodes où on appelle à la charité, on est souvent sollicité pour soutenir les associations. Alors c'est souvent des petits dons qu'on peut faire ici et là. Je pense que c'est de là où ça vient. Et au fur et à mesure, on est sollicité par d'autres personnes, de par notre réseau, et je pense qu'on peut aussi apporter encore plus, encore plus loin à d'autres structures, en créant quelque chose en commun.
- Speaker #0
Ok, merci beaucoup. Thomas ? Il semblerait que tu aies une fondation un peu particulière, qui n'est pas une fondation d'entreprise. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ta fondation, comment elle fonctionne, ce qu'elle est, le statut de ta fondation ?
- Speaker #3
Avec plaisir. Merci beaucoup. Alors nous, on est de l'autre côté de la barrière. Une fondation d'entreprise, elle est créée par une entreprise et puis elle est dotée par l'entreprise pour soutenir des projets qui s'inscrivent dans le cadre de l'intérêt général. Nous, la Fondation Université et Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, c'est une structure de collecte de dons. Elle a été créée pour... collecter des dons auprès d'entreprises, de particuliers, d'associations qui peuvent se comporter comme des mécènes ou de fondations d'entreprises ou d'autres types de fondations, voire des fonds de dotation qui doivent mener des actions philanthropiques. Donc nous, à ce jour, depuis notre existence, on a collecté plus de 50 millions d'euros de dons qui ont permis de financer environ 300 projets dans le périmètre de l'université et des hôpitaux universitaires de Strasbourg. Et parmi nos donateurs, on a plus d'une dizaine de fondations d'entreprises. Donc comment est-ce qu'on bosse en fait avec des fondations d'entreprises ? Clairement, une fondation d'entreprise, elle définit un objet social qui est en phase ou non avec les axes stratégiques de développement de l'entreprise elle-même. Elle a des grands axes qu'elle va porter et puis, dans la plupart des cas, elle va lancer des appels à projets. Et puis, elle va étudier des dossiers qui remontent et elle va décider de les soutenir. Donc, je ne sais pas comment le groupe Hans... va procéder. En tout cas, on serait ravis de pouvoir même vous accompagner pour vous donner des idées parce qu'il se passe quand même beaucoup de choses sur le territoire alsacien. C'est un territoire riche et on a de la chance. Le Barin est le territoire le plus généreux de France. C'est une étude de France Générosité. Donc on a une culture de la philanthropie sur notre territoire. Et quand je vous écoutais, juste avant, tous les deux, on sent qu'il y a une fibre philanthropique dans le groupe. Il y a déjà une colonne vertébrale qui est là et j'ai hâte de voir ce que vous allez... pouvoir faire par la suite quels seront les montants que vous allez consacrer également à la philanthropie et quelle pourra être l'implication aussi de vos collaborateurs. Donc voilà, nous, nos projets, ils tournent autour de cinq thématiques, de la recherche, la solidarité vis-à-vis des populations les plus précaires, notamment les étudiants, la formation bien entendu, le soin, tout ce qui tourne autour de l'amélioration du confort des patients à l'hôpital ou l'amélioration des conditions de travail des personnels de santé et le patrimoine, qu'il soit immobilier ou culturel, on a beaucoup de chance à Strasbourg. Notamment à l'université, on a un patrimoine immobilier et culturel exceptionnel. Vous connaissez sans doute tous le planétarium, le musée zoologique, le jardin botanique, le palais universitaire. Tous ces bijoux, on les entretient et le mécénat, c'est un outil exceptionnel pour contribuer à la restauration, à la rénovation de notre patrimoine. Super.
- Speaker #0
La notion même de fondation, c'est une notion qui est plutôt anglo-saxonne à la base, historiquement. Tu peux nous en dire un peu plus sur ce qu'est l'origine de la fondation ?
- Speaker #3
L'origine des fondations et de l'action philanthropique telle qu'on la connaît aujourd'hui, elle remonte à la fin du 19e, début du 20e siècle. Elle naît vraiment aux Etats-Unis avec l'essor d'empires industriels. Et les premières grandes familles qui parlent à tous, qui se sont structurées pour agir dans l'intérêt général, c'est les Carnegie qui ont créé une première fondation, la fondation Carnegie. En 1910, d'ailleurs Carnegie c'est très drôle, il a écrit un bouquin qui s'appelle l'évangile de la richesse. Et dans l'évangile de la richesse, il dit tout homme qui meurt riche est un homme déshonoré. Donc il voulait vraiment lui inciter ses pairs à consacrer une partie de leur fortune qu'ils avaient pu acquérir grâce à cet essor industriel à des actions philanthropiques. Puis en 1913, il y a une autre grande fondation qui est la fondation Rockefeller. Et puis après, on a continué à progresser avec... Bien entendu, c'est très lié au développement du capitalisme, également la création de fondations pour agir dans le cadre de l'intérêt général. Jusqu'à ce jour où on a dérivé un tout petit peu la notion de philanthropie, même pour parler de philanthropie-capitalisme. Mais ce qu'il faut retenir vraiment, c'est qu'il y a une prise de conscience en France aujourd'hui de l'intérêt d'agir pour l'intérêt général à travers des fondations, par exemple.
- Speaker #0
Ok, passionnant. Et justement, on parle de budget. Au niveau des budgets, comment se créent les budgets d'une fondation ? Est-ce qu'il est fixe d'une année à l'autre ? Comment vous gérez des budgets ? Comment vous les créez ?
- Speaker #3
Alors nous,
- Speaker #2
on accompagne beaucoup d'associations dans notre clientèle. Et effectivement, eux, ils ont souvent un fonctionnement budget par rapport à l'année d'avant. Un peu comme les communautés, comme les politiques, ils font des budgets par rapport à l'année d'avant, les dépenses. L'objectif, nous, de notre côté, ça va être plutôt de faire un budget par rapport à un regroupement de différentes associations qu'on accompagne déjà et d'être un peu le porteur, un vaisseau commun, de dire on accompagne déjà énormément d'associations, on soutient énormément d'associations. de se dire tous ensemble, on va pouvoir être plus fort, on va être un vaisseau commun et on va pouvoir accompagner en termes de rayonnement, on va pouvoir regrouper, être un partenaire unique via ce fonds de dotation qu'on souhaite créer au niveau du groupe.
- Speaker #0
Et au niveau des collaborateurs, on a parlé tout à l'heure, des fois les idées viennent justement des collaborateurs, est-ce que ça crée une fierté, est-ce qu'il y a un engagement supplémentaire au niveau... Il y a une notion de valeur aussi au niveau des fondations. Est-ce que vous sentez justement qu'il y a un engagement particulier par rapport à vos collaborateurs pour ces fondations-là ou pour cette fondation ? Est-ce que ça apporte ? Oui, bien sûr.
- Speaker #2
Louange pourra peut-être témoigner, puisqu'elle va faire un événement là où elle va soutenir une association. Et c'est justement l'association qui nous a été informée par une collaboratrice. Je te laisse peut-être en parler, Louange.
- Speaker #1
Alors, je pense que le mot fierté, je ne sais pas si je peux l'utiliser encore maintenant, enfin déjà maintenant, mais je pense que c'est surtout le moyen de créer un lien. C'est-à-dire qu'on... On parle beaucoup des problématiques de rémunération, des difficultés auprès des collaborateurs de se sentir valorisés et autres. Et je crois que de soutenir l'association d'un collaborateur ou d'une personne qui nous a sollicité d'une façon ou d'une autre, c'est aussi le moyen de dire « je te fais confiance dans ton projet ou dans ce que tu veux soutenir » . À ce moment-là, je te soutiens. Et ça permet de créer un lien direct avec un collaborateur sans forcément parler. Alors, on va parler d'euros, bien entendu, mais on ne va pas parler de rémunération. C'est pour toi. C'est pour ce que tu as. Oui, c'est pour ce que tu investis. Et donc, je veux aussi m'investir dans ce que tu fais. Je pense que c'est une autre notion de fierté parce que je ne me sens pas fière d'avoir soutenu le projet d'un collaborateur. mais je me sens plus proche de toi parce que je... connais ce que tu fais dans ton milieu personnel et en plus je veux m'y investir. Je pense que c'est encore une notion différente et je crois que c'est quelque chose qu'on devrait avoir au quotidien dans l'entreprise. Plutôt que de toujours dire, je te mets des primes, je te mets des ci, des ça. Dernièrement, nous on était partis en voyage avec mes collaboratrices et en fait ça nous a vraiment créé un lien. C'était pour nous récompenser d'avoir bien travaillé. plutôt que de mettre des primes. Alors, bien sûr, on peut mettre des primes, je ne suis pas contre ça, mais c'est le moyen d'être plus proche de mes collaboratrices, d'être plus proche même de leurs proches, parce que c'est leurs proches aussi qui reviennent vers elles. Elles disent « Ah oui, voilà, louange » . Donc, leurs proches vont citer mon nom, alors que je ne fais pas partie de leur quotidien personnel. Et pour moi, c'est pareil pour une association. Quand je soutiens l'association ou l'entreprise de quelqu'un d'autre, Comme Miguel disait, au prochain événement, je disais qu'OBC soutient les associations dans chaque événement et particulièrement dans l'afterwork des dirigeantes qu'on va organiser, co-organiser avec le Mulhouse Business Center qui est sur Sosaïm. Donc on crée ce même événement sur ce centre d'affaires. On va réunir non seulement des dirigeantes qui font partie du centre d'affaires pour les mettre en avant, Mais on invite aussi l'association d'une des collaboratrices du groupe Hans à mettre en avant son association qui œuvre d'ailleurs dans la lutte contre le cancer du sein. Et pour nous, ça donne encore une valeur en plus à l'association, à l'entreprise, mais aussi au groupe, puisqu'on est toutes d'accord sur le même sujet.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #3
parfait. Tu parlais de budget ? Nous, on a... C'est le... Je suis de l'autre côté de la barrière, mais par contre, ce que l'on a constaté, une entreprise, elle peut donner, la loi le dit, jusqu'à 0,5% de son chiffre d'affaires annuel à la philanthropie. C'est le taquet qu'elle peut consacrer à la philanthropie pour bénéficier de la réduction fiscale de son impôt sur les sociétés. Nous, après avoir étudié l'ensemble de nos donateurs, on s'aperçoit que les TPE, quand elles nous soutiennent, elles se mettent au taquet des 0,5% parce qu'elles ont une... forcément des moyens d'action qui sont plus faibles et donc elles vont consacrer l'essentiel de la philanthropie à un projet qu'on va leur soumettre. Et bien entendu, plus le chiffre d'affaires de l'entreprise est important, si on va voir les PME, les PME vont consacrer... pour la structure que je représente, une part moindre. Elles ne seront pas à 0,5%, elles seront à 0,1%, parce qu'elles auront une politique philanthropique qui commencera à se diffuser un peu plus largement sur le territoire. Et plus l'entreprise est grande, plus la part qu'elle consacrera à la structure que je représente sera petite. Mais en réalité, beaucoup d'entreprises, un certain nombre, vont attaquer et se mettre à 0,5% du chiffre d'affaires qu'elles peuvent consacrer aux mécénats.
- Speaker #0
Au niveau de la gestion fiscale, il y a... complètement. Il faut monter d'engagement sur des valeurs en fait. Oui, tout à fait.
- Speaker #3
Tout à fait, que ce soit l'entreprise en elle-même ou les collaborateurs. Les collaborateurs, c'est une fierté d'avoir un outil philanthropique d'autant plus quand l'entreprise elle-même implique les collaborateurs dans le choix des projets qui seront soutenus.
- Speaker #0
Ok. Et justement, on parle de budget, tu viens de... On en parlait un petit peu,
- Speaker #3
donc c'est 0,5%.
- Speaker #0
Donc c'est sur des fonds propres, parce que la question, c'est de savoir comment on finance justement une fondation. Donc en fait, c'est des fonds propres, tout simplement.
- Speaker #2
C'est l'exploitation d'entreprises qui permet de dégager des bénéfices, des CAF. Et du coup, c'est un budget qu'on va consacrer à un soutien sous forme de dons. Et ce don-là, effectivement, je prends un peu ma casquette expert-comptable pour donner un peu l'image du mécénat, puisque le mécénat est un avantage fiscal pour les... Ces entreprises, spécialisées aux entreprises, tous les dons ont bénéficié de 60% du don en crédit d'impôt. Donc c'est-à-dire que 60% de cette somme sera déduite du type de l'impôt de la société qu'elle doit payer. Donc effectivement, quitte à payer de l'impôt, on voit toutes les entreprises qui gagnent de l'argent payent de l'impôt, donc c'est plutôt bon signe quand je dis à mes clients. de payer de l'impôt, plus payer d'impôt, je lui souhaite à tous les clients de payer plus d'impôt. C'est une très bonne nouvelle, ça veut dire que l'exploitation, l'économie va bien dans l'entreprise et nous on accompagne des TPE, PME et l'objectif c'est qu'effectivement payer de l'impôt. Mais si effectivement cette partie de l'impôt peut être reversée à des associations avec des œuvres caritatives et qui peuvent se reverser à des acteurs économiques et locaux, c'est effectivement aussi une fierté. pour les entrepreneurs de soutenir des associations. Nous, on est finalement plutôt le messager. C'est aussi ça, la volonté, c'est de créer ce fonds pour justement être un porteur de messages et que les gens puissent se regrouper avec nous et soutenir différentes associations.
- Speaker #1
Surtout, si je peux me permettre... En fait, cette notion de messager, je pense qu'elle est aussi très importante. Moi, quand j'ai commencé en tant que dirigeante, j'ai racheté l'activité dans laquelle je travaillais déjà. Je ne savais même pas qu'on pouvait avoir cette dédiction fiscale. Et d'ailleurs, je n'en voyais même pas l'intérêt puisque je ne savais pas combien j'allais faire dès que j'ai commencé l'entreprise. Puis j'ai eu mon comptable, qui est dans le groupe Hans. Mon comptable m'a dit, Louange, tu as fait trop d'argent. J'ai commencé, j'ai fait trop d'argent. Merci. t'inquiète, on va trouver une solution. Du coup, il fait ses trucs de comptable. Et ensuite, il me dit, il m'explique que j'aurais pu donner plus pour les associations. Et alors, je me pose des questions. Mais pourquoi je n'ai pas pu le faire plus tôt ? Donc, je me dis, à partir de la deuxième année, et c'est là où je me suis dit, dès que je fais un événement, je soutiens une association. À partir de la deuxième année, je vais faire en sorte de soutenir le plus d'associations possible, ce qui me permettra de savoir où va mon argent. Si je paye des impôts, d'accord, OK, ça va être reversé chez X et Y personnes, et encore X et Y services, mais je ne sais pas dans quels services mon argent va aller. Alors que là, si je peux le maîtriser, cet argent, et en plus avoir une réduction fiscale qui va au bon endroit que moi je connais, ça change tout. Et c'est pour ça que je pense que porter ce message, c'est hyper important de le dire à des entreprises qui sont proches, mais aussi plus loin. Le choix que nous, en tant que petite entreprise, on fait de porter ce message peut-être au même titre ou différemment que les grandes entreprises, ça va encore plus loin puisqu'on se donne le droit de porter ce message, de communiquer dessus. On n'a pas cette problématique de dire ça juste pour se faire montrer. Non, on le dit parce qu'on le fait. On le dit, on le fait.
- Speaker #3
Il y a beaucoup de pédagogie à faire par rapport au mécénat qui reste un outil. généralement connu du grand public, mais dont les spécificités sont assez ignorées, même par certains dirigeants d'entreprise. Toi, tu dois le voir dans ton métier. Le taux de défiscalisation, certains ne le maîtrisent pas, alors qu'il est très important dans le pays. On est vraiment un pays qui incite au don. La culture du don n'est pas encore très développée. Il y a des progrès à faire. Tout à fait.
- Speaker #0
Pour tous les trois, quelles perspectives vous avez pour vos fondations sur les cinq prochaines années ?
- Speaker #3
Le volet collecte. Focus sur le contexte géopolitico-économique actuel. C'est une période difficile. Pour vous donner un exemple, on a un don médian de particulier en 2024 qui était de 100 euros. Au 30 septembre de cette année, il est de 75 euros. On voit vraiment que les gens sont dans l'attentisme. Au niveau des entreprises, on constate une baisse de la collecte. Elle n'est pas si significative que cela. En revanche, ce que l'on remarque au niveau des boîtes, c'est qu'elles ne s'engagent plus à nos côtés, ou plus difficilement, de manière pluriannuelle. Pendant très longtemps, on pouvait compter sur des engagements de 3 voire 5 ans pour financer des projets d'envergure pour lesquels on avait besoin de visibilité. Là, on constate qu'il y a plutôt, lorsqu'il y a une volonté de faire un don et de soutenir un projet qu'on présente à une entreprise, on constate qu'il y a plutôt un engagement one-shot. Voilà, sur une année, parce que les boîtes sont tout simplement dans l'attentisme. On espère que ça va se lever, on essaie de jouer sur d'autres leviers pour collecter, notamment auprès des particuliers avec le leg. Les donations d'assurance-vie également, on met en place des mécanismes avec nos experts comptables et puis d'autres acteurs qui sont d'excellents prescripteurs du don. La donation temporaire du jus-fruits, il y a certaines boîtes qui sont structurées sous forme de holding qui peuvent être intéressées de faire une donation temporaire du jus-fruits de leurs actions tout simplement. Donc tout ça, on essaie de le mettre en œuvre. On essaie de trouver des mécanismes, des histoires. moins douloureux financièrement que l'action pure de faire un chèque. Conversement, avièrement, oui. Il y a plein de choses à structurer. Et quand tu crées une fondation d'entreprise, c'est pareil. Une fondation d'entreprise peut bénéficier d'une DTU, de l'entreprise en elle-même, sur une toute ou partie des actions de la boîte. Il y a plein de choses pour enrichir le système. Mais à la fin, c'est l'intérêt général qui gagne. Il faut y aller, quoi qu'il arrive.
- Speaker #0
Vous parlez des perspectives aussi ?
- Speaker #2
Les perspectives, c'est comme je l'ai un peu dit, c'est effectivement professionnaliser ce qu'on fait déjà. Comme disait Louange, c'est qu'on le fait, chaque associé, chaque dirigeant du groupe le fait déjà de son côté. Et effectivement, on est des acteurs finalement au quotidien auprès des associations qu'on soutient. Et l'objectif, c'est de professionnaliser ça, de dire voilà, on est un partenaire unique, on a maintenant ce fonds qui pourrait être la voie d'entrée pour nos collaborateurs, pour nos associations. pour les associer, toujours pour bénéficier du mécénat, bien entendu. Mais c'est-à-dire que ce mécénat nous permet justement de soutenir plus et derrière, comme toujours, d'être professionnalisé sur ce secteur-là et surtout de faire vivre les démarches qu'on fait déjà et aussi au niveau des collaborateurs qui s'impliquent, comme disait Thomas, qui puissent s'impliquer aussi personnellement ou via leurs associations ou via les contacts. On est souvent dans nos professions en tant qu'entrepreneurs. un messager, on est souvent au lien de tout ce secteur-là et donc forcément toute la démarche RSE sociale et d'accompagnement elle est au cœur de notre activité, même si on est dans des activités économiques comme disait Thomas, le capitalisme, on est dans cette activité-là, mais par contre, par notre activité économique, on est forcément en lien avec des associations qui gravitent autour de nous et dans nos valeurs et dans notre quotidien, c'est quelque chose qui nous prend qui est ancré en nous, et donc forcément on est obligé de... d'avoir une action. C'est pour ça que cette action, on va pouvoir la faire auprès de nos équipes, auprès de nos clients, auprès de nos associés, de dire, regardez, ça existe, ce principe, ça existe, mais on le fait peut-être ponctuellement pour l'instant, alors que le faire professionnalisé, c'est de dire, sachez que chez nous, maintenant, on a ce fonds d'entreprise, ce fonds de dotation qui permettra à nos clients, à nos partenaires de venir accompagner différentes associations, différents fonds.
- Speaker #0
Parfait. Laurent, tu veux rajouter quelque chose aussi ?
- Speaker #1
Alors moi, je pourrais rajouter plein de choses.
- Speaker #0
Ça me fait peur.
- Speaker #1
D'accord, j'espère qu'il va se passer plein de trucs. Non, je ne sais pas. Alors je dirais qu'il faut qu'on commence quelque chose. Moi, je suis très contente que la décision ait été faite là, cette année, parce que j'ai quand même un petit peu mûri, cinq ans après mes débuts dans l'entrepreneuriat. Mais comme disait Mickaël, comme on est messager, donc il faut passer le message. Je pense qu'il y aura ce côté un petit peu de faire passer le message de manière peut-être ludique, de manière un peu fun, parce que moi j'aime bien le fun, on organise des événements. Donc je suis pour l'organisation d'un événement là-dessus. On parlait d'ailleurs de pourquoi pas faire un trophée pour pouvoir emmener d'autres personnes à participer, que ce ne soit pas uniquement des associations du groupe. Je ne sais pas, je pense qu'il y a pas mal de choses à faire, mais pour commencer, bien sûr, il faut... Il faut commencer par tout ce qui est administratif. On fait partie de... Enfin, on est en France quand même. On va commencer par le début. Je pense que ça, ça va quand même prendre un bon petit temps parce qu'autant on aime bien s'amuser, mais on travaille aussi. On doit faire de l'argent pour donner de l'argent. Mais à mon avis, ça va commencer par un démarrage administratif et ensuite, il va falloir commencer à concrétiser la chose, à appeler aussi d'autres donateurs. Est-ce que je... Je ne pense pas que l'objectif, c'est simplement de rester entre nous au niveau du groupe, mais c'est d'appeler vraiment le plus de TPE, PME qui nous ressemblent à s'investir dans le projet. Et donc, dans les cinq ans, j'espère qu'un jour, on pourra créer beaucoup d'entreprises en mission. Je le place comme ça, parce que c'est encore un autre domaine. Là, c'est vraiment, on s'oblige à mettre dans l'ADN de l'entreprise administrativement et concrètement. qu'on donne en fait à d'autres structures.
- Speaker #0
Ok, parfait. Voilà,
- Speaker #1
c'est le platier.
- Speaker #0
Notre émission touche à sa fin. Est-ce que vous voulez rajouter quelque chose ? On n'aurait pas abordé, je ne sais pas. Non ? Tout a été dit ? On a fait le tour ?
- Speaker #3
On se réjouit de voir des entreprises du territoire qui créent des outils philanthropiques. Non mais c'est vraiment super important. Nos structures, je parle pour deux très grandes maisons, mais c'est vrai pour plein d'autres boutiques sur le territoire, c'est très important qu'on puisse compter sur le soutien de nos entreprises à travers la philanthropie. Financer des projets d'intérêt général. Donc bravo.
- Speaker #0
Parfait. Et bien, c'est sur ces mots que ce numéro va se terminer. Merci à vous pour votre participation. Merci à vous. C'était très intéressant. Et je vous dis à très bientôt pour un nouveau numéro de Destin d'entreprise.