- Speaker #0
Bienvenue sur TOTIS dans ce nouvel épisode de DG sur Écoute, la série d'interviews qui s'intéresse aux directrices et directeurs de grandes écoles. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'échanger avec Alexandre Denavaille, qui est directeur général de Cage Business School. Bonjour Alexandre Denavaille.
- Speaker #1
Bonjour Thibault, bienvenue sur le campus de Paris.
- Speaker #0
Merci à vous. Alexandre Denavaille, dans cette première partie, on va se focaliser sur vous en tant que directeur général de Cage Business School. Pour commencer, est-ce que vous pourriez revenir un peu sur... votre parcours et vos fonctions actuelles.
- Speaker #1
Mon parcours, il est long sans être trop long. J'ai 47 ans aujourd'hui, j'ai une carrière qui n'a pas grand-chose à voir avec beaucoup de mes collègues. J'ai passé 23 ans dans une société américaine de location de voiture, avant de rejoindre Kedge il y a maintenant un peu plus de 3 ans. Donc, en cela, ça change peut-être un peu de ce dont vos... auditeurs ont l'habitude de voir. Néanmoins, ces 23 ans qui m'ont beaucoup servi jusqu'à aujourd'hui et qui continuent à me servir. J'ai eu différentes fonctions chez Hertz puisque c'est la société pour laquelle j'ai travaillé. J'ai eu la chance de travailler en gros 11 ans en France, 11 ans à Londres. J'ai passé un petit peu de temps à Genève aussi, à des postes très différents. J'ai commencé par travailler pour la flotte. On achetait des voitures et il fallait les distribuer sur le réseau et les louer. Après j'étais contrôleur de gestion, j'étais patron du contrôle de gestion pour la filiale française. Après j'étais auditeur. Après je suis parti à Londres où j'ai été pendant quelques années le patron du pricing et du yield management. Je faisais les prix pour l'ensemble des filiales européennes et certains de nos franchisés européens. Après j'étais directeur financier de l'Europe du Nord, j'étais directeur financier de l'Europe pour Hertz. Puis je suis revenu en France et j'étais patron de la filiale française pendant 6 ans avant de rejoindre Kedge en juillet 2020.
- Speaker #0
Alors justement, pourquoi avoir fait le choix de passer du monde de l'entreprise, de chez Hertz, à l'enseignement supérieur ? Ce n'est pas forcément commun ?
- Speaker #1
Ce n'est sans doute pas suffisamment commun, je dirais, peut-être. Pas forcément commun aussi. Est-ce que c'est un choix ? Je dirais que c'est plus un hasard qu'un choix. Un chasseur de tête qui m'appelle un jour, avec qui j'avais déjà travaillé plusieurs fois, et à qui j'ai refusé pas mal de missions, et à qui celle-là, je ne pouvais pas la refuser. Et donc, j'ai dit oui. parce que j'ai trouvé que c'était un bon moment dans ma vie et dans ma carrière. J'avais fait quand même pas mal de belles années au sein de ce loyer de voiture. J'aurais pu continuer, j'aurais pu avoir d'autres jobs. C'est ça l'intérêt aussi des grands groupes internationaux, c'est qu'il y a toujours des opportunités de faire autre chose. Néanmoins, j'étais arrivé à un moment de ma carrière où soit je continuais jusqu'à la fin dans ce que j'avais fait, soit je trouvais une rupture et une rupture intelligente. Et je pense que c'est ce que j'ai trouvé avec Kedge. Avec un métier qui est plein de sens, que je continue encore à appréhender et à découvrir tous les jours. Je trouve que cette idée, cette mission de transmettre, ou en tout cas d'œuvrer pour transmettre, parce que ce n'est pas moi qui transmets indirectement, je ne suis pas un professeur, et j'ai suffisamment aujourd'hui d'équipiers et de collaborateurs pour y œuvrer. Cette idée de transmettre ou de participer à la transmission, de participer à la formation, des générations qui seront celles qui vont prendre le relais demain. Je trouve que la mission est parmi les plus belles qui puissent exister. On pose souvent la question aux petits garçons et aux petites filles, qu'est-ce que vous voulez faire plus tard ? Je veux être maîtresse ou je veux être professeur. Alors, ce n'est pas un rêve d'enfant, parce que je ne suis pas sûr que j'avais cela là forcément, mais on y touche un peu. Et je trouve que finalement, tout ce que je fais, tout ce que j'essaye de construire depuis trois ans est juste hyper excitant, hyper enthousiasmant. Je m'éclate dans mon job. Je crois que c'est fondamentalement ce qu'il y a de plus important. S'éclater dans son job, c'est peut-être ce que je souhaite finalement en priorité à tous nos étudiants. Et c'est ce que je leur dis quand on est au moment des remises de diplôme, ou même quand ils nous rejoignent dans les amphithéâtres entrées, je leur dis que vous allez apprendre à devenir des leaders. Et ce qu'il y a de plus important quand on est un leader, c'est d'aimer ce qu'on fait. Et je crois qu'aujourd'hui, j'adore ce que je fais.
- Speaker #0
Merci Alexandre Donavay. Alexandre Donavay, ça fait donc trois ans que vous êtes à la direction générale de Ketch. depuis trois ans, qu'avez-vous aimé ou moins aimé, justement, en comparaison peut-être avec Hertz à l'époque ?
- Speaker #1
Je me disais, il y a finalement beaucoup de choses que j'ai aimées, parce que sinon, après trois ans, je ne serais plus là. Même si je ne suis pas si versatile que ça, parce que je suis resté 23 ans dans mon précédent job. Pas le précédent job, mais la précédente boîte pour laquelle j'ai bossé. Ce qui m'excite le plus au-delà de la mission, je dirais, c'est d'avoir à gérer une complexité qui est très différente de celle que j'ai pu... connaître dans le passé, qui est profondément riche. Et travailler dans un environnement qui est intellectuellement très stimulant et très motivant. Je veux dire, finalement, côtoyer la production de savoir et sa diffusion, côtoyer un corps académique, travailler avec le corps académique dans la mesure où je peux le faire, finalement, c'est juste une expérience incroyable. J'aime la complexité, et de Kedge en particulier, parce que c'est une grosse école, qui a beaucoup d'étudiants, qui a des gros campus. Finalement, c'est... Plus qu'une école, ce n'est pas une entreprise, mais ça doit sans doute se gérer comme une entreprise. C'est une organisation qui doit se gérer avec beaucoup de rigueur et beaucoup de process. Et c'est peut-être que je... Alors, sans ne pas l'aimer, en tout cas, je crois que le plus gros challenge auquel je fais face aujourd'hui en tant que directeur, c'est de m'assurer que l'ensemble de notre organisation est bien processé et fonctionne bien. Et bien... intégrer avec suffisamment de synergie. Un des challenges, c'est de casser des silos dans une organisation. Et tout ça, je continue encore à le tester puis à le découvrir. Mais en tout cas, à faire en sorte qu'on y arrive. Et c'est hyper excitant. Moi, j'ai besoin dans ma vie professionnelle de challenge. J'ai besoin que ce soit dur et j'ai besoin d'aboutir. Et donc, j'ai besoin qu'on produise du résultat et qu'on crée de l'impact. Et ça, je le trouve en fait. Je le trouve dans ce job que... que j'ai aujourd'hui dans cette mission qu'on m'a confiée. Et en cela, même si ça peut être complexe, même si ça peut être compliqué, même de temps en temps, c'est hyper excitant.
- Speaker #0
Peut-être juste pour terminer sur cette partie, est-ce que vous avez une ambition particulière pour Ketch ? Où voyez-vous, où voulez-vous emmener Ketch Business School ?
- Speaker #1
Alors, des ambitions, en tant que patron, il faut toujours en avoir. Évidemment, et puis on en reparlera peut-être un tout petit peu plus en détail, Thibault, mais je pense que Ketch est sur une très belle trajectoire. Et donc, évidemment, il ne faut pas qu'on la casse. Il y a une dynamique d'excellence académique, il y a une dynamique de progression dans les classements, il y a une dynamique d'image, il y a une dynamique d'internationalisation, il y a une dynamique de transformation de la pédagogie, il y a une dynamique de création d'expertise que je souhaite pouvoir non seulement maintenir, mais accélérer. Est-ce que je souhaite que KEDGE soit demain parmi le top 5 des écoles ? Je pense que ce serait exagéré et extrêmement ambitieux, mais je souhaite que KEDGE soit différent. En fait... C'est un peu ce que je dis aussi à mes étudiants, c'est vous n'êtes peut-être pas les meilleurs de tous les étudiants d'école de commerce, parce que sinon vous seriez sans doute à HEC ou à l'ESSEC, d'accord ? Mais ce que je veux, c'est vous rendre meilleurs. Donc vous êtes des très bons et je veux vous rendre meilleurs. Et en fait, c'est peut-être ce que je souhaite de Kedge aussi. C'est une très belle école, c'est une très bonne école et on veut la rendre meilleure. Donc on progressera dans les classements, puis on se différenciera. Et in fine, le classement n'est pas une fin en soi. Il faut que KEDGE devienne un choix pour ce qu'elle est, et pas pour un classement.
- Speaker #0
Merci Alexandre Navelle. Pour terminer cette partie, si je vous dis Paris, Bordeaux, Marseille, vous me répondez ?
- Speaker #1
Je vous réponds Toulon, Thibault, parce que vous oubliez Toulon, qui est le quatrième campus de KEDGE en France. On est présent, évidemment, historiquement à Bordeaux et Marseille, et Marseille et Bordeaux. Je le dis dans les deux sens, pour ne pas qu'il y ait de jaloux, sinon les Bordelais vont me dire... Et historiquement, il y a aussi Toulon. Et plus récemment, Paris, c'est le quatrième campus qui a été ouvert au milieu des années 2010 et qu'on a agrandi. On a déménagé ce campus ici où on est, Porte de Bercy.
- Speaker #0
On bascule maintenant sur la deuxième partie de notre échange qui sera dédiée à Kedge, hier, aujourd'hui, demain. Peut-être rapidement revenir sur la naissance et la trajectoire depuis la fusion.
- Speaker #1
Alors la naissance, elle est assez ancienne en fait, parce que la fusion c'est 2013. Donc on peut dire que Kedge a 10 ans. En fait, KEDGE a 150 ans, puisque les deux écoles qui ont créé KEDGE il y a 10 ans, à Bordeaux et à Marseille, ont été créées en 1872 et 1874. Marseille, 72, Bordeaux, 74. Donc elles ont 150 ans. Donc on est une jeune école, mais ancienne. On va le dire comme ça. C'est vrai qu'il y a 10 ans, ces deux écoles, Subdeco Bordeaux, qui s'appelait BEM, et Subdeco Marseille, qui s'appelait Euromède, se sont rapprochées. C'était la volonté des deux chambres de commerce de ces deux villes-là. puisque les écoles étaient des services des chambres. Et ce n'est pas illogique. Il y a un rapprochement qui était assez logique, même si géographiquement, ça peut paraître étrange. Ce sont quand même deux écoles du Sud, où il fait beau. Ce sont deux écoles ouvertes sur le monde par leur histoire portuaire, le port de Bordeaux, qui a toujours été ouvert sur l'Afrique, en particulier l'Afrique subsaharienne, Marseille sur la Méditerranée, sur l'Orient et l'Extrême-Orient. Il y a une logique de... proximité avec le transport, le monde maritime et le commerce international, ce qui est dans nos gènes et dans nos, je dirais, origines. mais ce qui ressort aussi très fort aujourd'hui dans ce que l'on fait et dans nos expertises. Alors depuis dix ans, il s'est passé beaucoup de choses. D'abord, les deux écoles qui n'en forment plus qu'une aujourd'hui. Et KEDGE n'est vraiment qu'une seule école. Nos programmes sont les mêmes. Le programme grande école, c'est le même à Bordeaux et à Marseille. C'est la même équipe, la même équipe académique, la même équipe pédagogique, les mêmes coordinateurs. Le KEDGE Bachelor, c'est le même sur les quatre campus, puisqu'il est maintenant présent à Paris, voire plus. On a d'autres campus, on en parlera sans doute tout à l'heure. L'équipe pédagogique est la même, la faculté est la même, elle circule entre nos campus. Donc on n'est vraiment plus qu'une seule école. Il n'y a pas deux écoles, deux campus. Il n'y a pas deux campus, deux écoles. C'est vraiment une seule et unique école. Et j'ai l'impression que la fusion, elle est consommée. C'était il y a dix ans. Ça a mis du temps à se mettre en place, certainement. Mais aujourd'hui, d'abord les deux chambres de commerce, qui sont toujours aujourd'hui très proches de l'école, sont très supportives. s'entendent très bien pour l'orientation et la stratégie de l'école. Et on forme aujourd'hui un groupe très homogène d'une école qui n'a qu'une seule ambition, c'est de continuer à se développer, de continuer à progresser, de continuer à améliorer son excellence académique.
- Speaker #0
Alors vous avez un petit peu devancé la question qui était celle de dire qu'on avait eu le sentiment de l'extérieur que cette fusion avait parfois connu quelques difficultés dans l'atterrissage entre les CCI et sur la gouvernance. Quelle était votre analyse là-dessus ?
- Speaker #1
Moi je suis arrivé après ça. Je suis arrivé il y a un peu plus de trois ans, mais seulement il y a un peu plus de trois ans, et je dirais que je ne l'ai même pas vécu en fait. Et aujourd'hui, ce n'est pas un sujet, ce n'est plus un sujet. Le seul sujet que ça peut être, c'est vraiment du challenge d'écricum, où on a Bordeaux qui affronte Marseille. Bon, ça crée un peu d'ambiance, en fait ça crée plus que de l'ambiance, ça crée de l'émulsion. Et la compétition n'a jamais fait de mal à qui que ce soit. Mais c'est le seul moment où on continue à distinguer un peu Bordeaux et Marseille.
- Speaker #0
En 2024, aujourd'hui, quels sont les axes différenciants de Kedge ? En quoi Kedge est-elle différente de ses consoeurs ?
- Speaker #1
C'est une vraie question et je dirais que c'est sans doute la question la plus cruciale. Parce que ce n'est pas la différenciation qu'on crée l'attractivité d'une façon ou d'une autre. Je commencerais par, c'est peut-être un peu invisible des étudiants ou des futurs étudiants, pas si visible ou si clair que ça. Mais on a une approche extrêmement intégrée de l'académie, ou en tout cas de la logique recherche-enseignement-pédagogie à KEDGE. La recherche chez nous est absolument fondamentale. On a neuf centres de recherche. Nos 200 professeurs permanents et nos 35 doctorants préparationnaires de PhD sont tous extrêmement impliqués dans ces neuf centres de recherche, qui produisent. peut-être pas tous, il y en a à la marge, quelques-uns qui ne le font pas, mais produisent essentiellement de la recherche autour de nos expertises. Ces expertises, ensuite, on les diffuse dans nos enseignements et c'est ce qui fait peut-être un peu notre différence. C'est-à-dire que quand on parle de recherche sur la supply chain, avec le plus gros centre de recherche en supply chain en France, voire peut-être en Europe, il est logique qu'on soit des experts en supply chain. Aujourd'hui, on a des parcours supply chain sur le PGE, on a des masters sur la supply chain, l'ISLI qui est un master historique sur la supply chain, qui est classé numéro 1 dans les classements sur les masters. C'est la preuve de notre expertise et de ce que l'on sait faire. Donc il y a cette logique académique, je dirais, de la recherche en passant par l'enseignement et jusque l'enseignement au long cours et toute la vie. Puisque la formation continue, c'est un gros morceau de notre activité, c'est 10% de notre activité. Et ce sur quoi on excelle encore une fois, c'est par exemple la supply chain, parce qu'il y a cette logique. Le deuxième axe, je dirais, le plus différenciant, c'est une pédagogie qui est extrêmement expérientielle, ou qu'on veut expérientielle. Notre conviction, c'est qu'on apprend mieux à faire et on réussit mieux en faisant. Et cette logique du apprendre à faire réussir en faisant, on la déploie sur tous nos programmes, on la déploie sur tout le parcours de l'étudiant, qui au-delà des stages, à en permanence mettre en œuvre ce qu'il apprend et à en faire l'expérience. Donc on lui demande par exemple au PGE de gérer deux projets actions. Il y en a un d'ailleurs qu'on appelle Community Service, parce qu'on souhaite qu'il mette son expérience et ses compétences au profit des communautés. Il y a des Challenges Open Innovation en permanence. On a ce lien fort avec l'entreprise, on a 300 partenaires entreprises extrêmement forts de l'école qui interviennent. et qui font intervenir au sein de leurs entreprises nos étudiants. L'apprentissage, on y croit parce que d'abord il y a une question d'ouverture sociale évidemment, mais on y croit aussi parce que c'est un tremplin vers le premier emploi. On a 2700 alternants à KEDGE sur les dernières années de chacun des programmes, des cycles de chacun des programmes, parce que c'est un sas ou un premier pas vers la vie professionnelle. Parce que finalement, nos étudiants apprennent mieux ou comprennent mieux ce qu'ils apprennent en le mettant en pratique directement pour l'apprentissage. Et en plus... Ils ramènent dans la salle de course ce qu'ils apprennent pendant leurs trois semaines en entreprise. Et ça, c'est hyper intéressant. Donc, cette pédagogie par l'expérience, cette pédagogie expérientielle, qui est soutenue par notre dispositif BU, est absolument fondamentale. Et puis, peut-être que, je dirais, on a une dimension aussi, et sociale, et plus que de conscience environnementale, mais d'être des acteurs des transformations environnementales. qui est forte et qui est sans doute différenciante. À Kedge, on a un centre de recherche, je reviens à la recherche, sur l'ARSE, qui est le plus gros centre de recherche en Europe. À Kedge, on a créé le SudiTest, qui est aujourd'hui une start-up qui est incubée au sein de nos incubateurs. À Kedge, on a lancé, et je reviendrai dessus, une stratégie sur l'ARSE, qui est qu'on diffuse dans tous nos programmes les sujets de transition. et environnemental et sociétal. On a créé le premier master en finance durable il y a maintenant pas un an, pas deux ans, pas trois ans, il y a sept ans. On a formé plus de 1000 étudiants à la finance durable depuis qu'on a créé ce master. On a créé un master sur la transformation des business pour le développement durable. Donc on est des pionniers sur la RSE, même si on ne crie pas forcément sur tous les toits, on fait et on agit peut-être un petit peu plus qu'on ne le dit, il faudrait qu'on le dise un tout petit peu plus. Voilà, ça c'est... C'est des axes différenciants de l'école en lesquels on croit fondamentalement et qu'on va continuer à travailler pour, évidemment, que notre école, que KEDGE, soit un choix, encore une fois, pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle représente, plus que simplement un classement.
- Speaker #0
Quand on pense à KEDGE, on l'a dit, on voit Bordeaux, Paris, Marseille, Toulon. Mais il y a aussi des campus associés. J'ai en tête Bayonne, Bastia. En quoi ça consiste concrètement ?
- Speaker #1
On a aujourd'hui trois campus associés et un quatrième qui s'ouvre. Donc c'est... Bastia en Corse, Bayonne et Avignon, pas très loin finalement de Bordeaux pour Bayonne et de Marseille pour Avignon. L'idée c'est que les chambres de commerce de ces villes souhaitaient des formations de qualité déployées au sein de leur ville. Et on y a déployé le KEDGE Bachelor. Donc ce n'est pas tout KEDGE qui est à Bayonne ou qui est présent à Avignon, c'est le KEDGE Bachelor. Et donc c'est une formation post-bac pour les lycéens de ces villes. qui leur ouvrent des perspectives d'ailleurs après leur bachelor, d'abord d'employabilité sur le territoire, et ça c'est important pour les chambres de commerce de Séville, parce qu'elles veulent pouvoir garder leur talent et pouvoir développer leur économie avec leur talent, et puis peut-être des perspectives de poursuite d'études ailleurs évidemment. Et on ouvre Mont-de-Marsan en septembre avec cette idée aussi forte qui est la même que celle qui... participent de notre présence à Bayonne et à Avignon par exemple, il y a des familles qui ne peuvent tout simplement pas payer un logement et la vie de leurs enfants à Bordeaux ou à Marseille quand elles sont à Bayonne ou à Mont-de-Marsan. Et donc on a voulu aller en proximité le plus près possible, on parle souvent des problèmes de ruralité aussi, le plus près possible des familles et de leurs demandes. avec une formation de qualité qui est le catch bachelor, qui est un diplôme qui est aujourd'hui visé, gradé, il a le grade de licence et dont on connaît l'excellence évidemment, et pour lequel aujourd'hui il n'y a pas de doute que c'est une des meilleures formations post-bac en France.
- Speaker #0
Il y a un an, vous aviez tenu une conférence de presse pour faire une mise à jour de votre plan stratégique, est-ce que vous auriez justement trois éléments un peu à nous dire sur ce plan stratégique, où on en est en 2024 ?
- Speaker #1
On est aujourd'hui, en 2024, à un peu plus de la moitié des cinq ans qu'on s'est donné pour déployer ce plan. Tout le sujet d'un plan, c'est facile d'écrire un plan, c'est facile de le communiquer, c'est plus compliqué de l'exécuter. Je dirais qu'aujourd'hui, on est quand même très, très avancé. Et l'école a fait d'énormes progrès à travers ce plan stratégique. Le plan a été construit autour de nos trois promesses. Juste pour revenir très rapidement dessus, l'école originale durable et inclusive. le fait que les compétences d'un Cager seront toujours à jour, et le fait d'être ancré sur nos territoires et ouvert sur le monde. Et soutenant ces trois promesses, on avait 27 projets stratégiques. On a 27 projets stratégiques. Dans ces 27 projets stratégiques, on en a entre 15, peut-être même quasiment une vingtaine, qui sont vraiment in motion, qui sont live, qui n'ont plus le statut de projet stratégique au sens où ce ne sont plus des projets, c'est une réalité. Donc ils sont aujourd'hui actifs. Et ils sont dans le quotidien de l'école. En tout cas, c'est vraiment des sujets qui sont le quotidien de l'école. Et on concentre nos efforts sur certains de ces projets qui restent. Et si je devais en citer que trois, je dirais un, continuer à transformer au sens où on l'avait dit à l'époque, prémiumiser nos programmes. On a travaillé quand même ardemment sur le PGE il y a deux ans, avec une nouvelle... définition de ce PGE autour de cette idée du grow by doing donc de développer des talents qui pensent différemment et qui agissent différemment sur le monde en particulier. PGE qui aujourd'hui se classe généralement 8e dans les classements des magazines et il va falloir qu'on transforme ça dans le 6e. On est dans une phase de transformation ou d'amélioration et de prémiumisation, je reviens sur ce thème-là, de nos programmes post-bac, que ce soit le bachelor en trois ans. Notre IBBA en 4 ans, qui a un parcours international hyper excitant, avec les étudiants qui partent près de 2 ans en expérience internationale. Ou notre parcours post-bac en 5 ans, l'EBP, qui lui est une pépite, je dirais, à Kedge, qui accueille tous les ans pas loin de 260-280 étudiants, et qu'on va continuer à développer en le différenciant un petit peu. Ça c'est la transformation des programmes. Je pense aussi à nos masters. On a un portefeuille de 26, 27 masters. C'est très riche, peut-être trop. Donc on est en train de travailler sur le portefeuille et une meilleure gestion de ce portefeuille, sachant qu'il nous manque aussi certaines expertises. Deuxième sujet, si je peux me permettre, l'expérience étudiant. C'est le deuxième pilier fondamental sur lequel on continue évidemment à travailler de bout en bout du moment où il est... encore candidat ou même pas encore candidat jusqu'à ce qu'il soit alumni et c'est vraiment l'expérience sur l'ensemble de la chaîne qui crée la valeur moi je crois fondamentalement au fait que la satisfaction du client dans une entreprise ou la satisfaction l'expérience de l'étudiant dans une école c'est ce qui crée la richesse et la valeur de l'organisation donc on travaille là dessus on investit on s'est organisé pour et on mesure beaucoup, parce qu'à travers la mesure, on sait où sont les points forts et où sont les points faibles. Et on travaille sur les points faibles. Et puis, troisième pilier fondamental, notre stratégie RSE, Caj Impact, autour de trois axes. Care for people, c'est le soin qu'on porte à nos étudiants, c'est le soin qu'on porte à nos communautés, c'est le soin qu'on porte à nos collaborateurs, évidemment. Cette idée de diversité et d'accueil de tous ceux qui veulent venir travailler à Caj, étudier à Caj, aussi, évidemment. Petit aparté, on a 25% de nos étudiants qui bénéficient d'un support financier, que ce soit à travers les bourses d'État, à travers les bourses Kedge ou tout autre support financier. Certains travaillent de temps en temps pour Kedge. Et on a 25% quasiment de nos étudiants, alors ça se recoupe un peu, qui sont alternants. Quand on cumule tout ça, ça fait quand même beaucoup d'étudiants qui peuvent finalement étudier sans avoir forcément à payer les frais tels qu'ils existent. Deuxième pilier, la stratégie Kedge Impact. C'est Act for the Planet, c'est notre rôle en tant qu'organisation pour la protection de l'environnement, c'est notre rôle aussi dans les émissions de CO2. On a un bilan carbone, on a réussi à baisser de 45% de nos émissions carbone depuis 2018. L'objectif c'est 50% d'ici 2025, donc on est sur la trajectoire. Et troisième pilier, on est une école, et c'est le pilier Innovate for Tomorrow, c'est comment on diffuse au sein de nos parcours ces sujets de RSE. Non pas simplement pour que nos étudiants en soient conscients, mais qu'ils deviennent réellement des acteurs. Mon vœu le plus cher, c'est que nos étudiants soient ceux qui bousculent les organisations de demain, qui bousculent les CEOs pour leur dire, telle décision c'est une mauvaise décision parce qu'elle ne va pas dans le bon sens, elle ne va pas dans le sens d'un développement durable et d'une protection de l'environnement par exemple. Voilà, ça c'est je dirais le troisième projet stratégique un peu cœur, donc transformation de nos programmes, expérience étudiant. Et puis, qu'a-t-je impacte nos stratégies RSE ?
- Speaker #0
Vous avez parlé tout à l'heure du classement CIGEM. Qu'en est-il ? Quelles sont vos ambitions aujourd'hui pour les prochaines années ?
- Speaker #1
Alors, je dirais que notre ambition, elle n'est pas tant de rentrer dans le top 5, parce que je pense que ce serait prétentieux et extrêmement ambitieux, à moins qu'on soit capable de le faire dans les 20 prochaines années et que je sois encore là dans 20 ans. Mais je pense que ce qu'il faut, c'est qu'on arrive à confirmer ce que nous disent les classements. Il y a quatre classements l'an dernier qui ont classé le PGE huitième. Et on est dixième au sixième. Donc il y a quand même un écart entre le choix que font les étudiants, les deux candidats qui ont quête... plus Jem ou Cage et Neoma et ce que nous disent les classements. Donc, l'ambition de grimper d'une place, deux places, évidemment. On est dixième. On est passé dixième il y a deux ans. On conforte cette place. On a gagné 13 points, je crois, par rapport à Jem l'année dernière. On a passé 18 à 31% des battles. On a conforté notre place par rapport à Toulouse puisqu'on est à 77% des battles qu'on gagne. Voilà. Peut-être qu'on passera Jem un jour. On passera à 9e et puis 8e après. Donc ça peut être l'ambition dans les 3-4 prochaines années.
- Speaker #0
Alexandre de Navail, on va maintenant basculer sur la troisième partie de notre échange qui sera dédiée à KEDGE dans l'enseignement supérieur. KEDGE est l'école qui recrute le plus de préparationnaires, d'étudiants de classe préparatoire. Avez-vous été un petit peu inquiète de cette baisse d'attractivité ces deux dernières années ? Comment voyez-vous l'avenir sur les prépa ECG ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il faut être inquiet ? Je ne sais pas parce que fondamentalement le modèle prépa... grandes écoles fonctionnent. Pour preuve, dans le top 100 du FT, sur les Master in Management, il y a 25 françaises. Et la deuxième nationalité ou le deuxième pays représenté, c'est le UK avec 12 ou 13 écoles. Donc finalement, notre modèle, globalement, il est reconnu et il marche. Il marche parce qu'il y a un vrai continuum, c'est comme ça qu'on l'appelle, entre la prépa, qui d'ailleurs est un continuum aussi du lycée, et le programme grande école de nos écoles. Donc moi, j'y crois fondamentalement et j'y suis absolument attaché. Il y a une résilience, une excellence, une capacité de travail de ces étudiants qui est juste extraordinaire et qui fait la richesse de nos étudiants du programme en école, à côté d'ailleurs d'une certaine diversité, parce qu'on le sait, il n'y a pas que des préparationnaires, il n'y a pas que des CPGE qui rejoignent le programme grande école de KEDGE et le programme grande école de beaucoup de nos écoles d'ailleurs. Est-ce qu'il faut s'inquiéter de la baisse des chiffres des deux dernières années ? Oui, évidemment qu'il faut s'en inquiéter. Et c'est parce qu'on doit s'en inquiéter qu'on doit réagir. Et je crois qu'on a pas tardé à réagir d'ailleurs. Alors il semblerait, mais j'ai pas les chiffres, que cette année soit un peu meilleure pour les CPGE, que les CPGE soient un petit peu plus attractifs, tant mieux. Il faut se rappeler d'où l'on part. Les niveaux dont on parle, c'est-à-dire 2020-2021, c'est les niveaux les plus hauts, avec beaucoup de croissance, jusque ces points-là. Mais on doit évidemment réagir à une situation de tassement, voire de baisse il y a deux ans, de tassement l'année dernière. Et c'est bien qu'on réagisse, parce que ça nous oblige à imaginer le parcours différemment. Ça nous oblige, nous, les grandes écoles, à mieux et plus travailler avec les CPGE dans le cadre du continuum. Et on y œuvre. Les écoles de la CDEFM, aujourd'hui, travaillent main dans la main avec la PHEC et les prépa. pour rendre la filière, de façon générale, beaucoup plus attractive, et faire en sorte qu'elle ne disparaîtra pas, je ne pense pas qu'elle disparaisse, mais qu'elle reprenne certainement des couleurs, et qu'une nouvelle croissance se fasse sentir et soit visible dans les prochaines années.
- Speaker #0
Est-ce que vous allez augmenter, vous, votre nombre de prépas cette année, votre recrutement de classes préparatoires, au risque d'assécher les écoles qui sont en dessous de vous, ou pas ?
- Speaker #1
Je vais être très honnête, j'aurais aimé le faire, parce que je pense qu'on est dans une dynamique... qui nous aurait permis de le faire. Mais on joue le jeu. On joue le jeu. C'est-à-dire qu'on a décidé de ne pas augmenter nos places au BO cette année sur la partie ECG. Parce qu'évidemment, derrière nous, il y a des écoles qui souffrent du tarissement ou de la baisse des volumes des préparationnaires et qu'on s'est accordé pour ne pas forcément augmenter nos places. En revanche, on va augmenter un petit peu les littéraires. On va passer de 30 à 40. C'est peut-être anecdotique, mais ça veut quand même dire quelque chose. Et ça veut dire que Kedge a du potentiel. Et puis le jour où la filière ira mieux, je pense qu'on augmentera.
- Speaker #0
Quels sont les impacts pour vous, Alexandre Navail, et pour Kedge plus précisément, de la réforme du but ? Qu'est-ce que ça a changé pour vous au niveau de l'AST1 notamment ?
- Speaker #1
Alors je vais peut-être partir d'un petit peu haut et parler globalement. Des chiffres et des tendances qu'on a vus chez Écrit.com, qui regroupe cinq écoles de commerce, comme vous le savez. et qui font tout appel à des AST. Chez Cricom, et on l'a dit pendant la conférence de presse en septembre ou en octobre, les candidats AST1 ont baissé de 40%, les candidats AST2 ont baissé de 6 à 7%, je ne me souviens plus exactement du chiffre. Et il y a un effet évident du passage du DUT au BUT, c'est très clair. Pour nous, Kedge, ça n'a pas changé grand-chose. En réalité, on a recruté... autant d'AST1, voire un tout petit peu plus que l'an dernier, 265, 270, et même un petit peu plus d'AST2 que l'an dernier. Donc sur un vivier qui s'est concentré, enfin, qui a réduit, on a réussi nous à recruter autant, voire un tout petit peu plus. Ce qui est sans doute, encore une fois, révélateur de l'attractivité de Kedge, et de sa, évidemment, c'est une performance. du changement de l'image que Ketch peut avoir auprès de ses publics et de ses candidats.
- Speaker #0
On bascule maintenant sur un autre sujet. Il y a un débat en ce moment sur l'enseignement supérieur privé lucratif. Vous, est-ce que vous ressentez un petit peu cette apparition, depuis notamment l'explosion de l'alternance de ces nouvelles formations privées sans grade ? Et est-ce que ça vous inquiète pour vous, formation gradée, membre de la conférence des grandes écoles ?
- Speaker #1
Alors, évidemment qu'on le ressent, personne ne peut le nier. Est-ce que ça doit nous inquiéter ? Ce qui m'inquiète le plus, c'est ces formations qui ne sont évidemment ni visées ni gradées, qui s'appuient sur des titres RNCP que souvent elles louent d'ailleurs, et qui sont vraiment de très piètre qualité, sans enseignants, faisant intervenir que des intervenants extérieurs, sans cadres, souvent pas forcément de locaux d'ailleurs, et qui ressemblent un peu à des pièges. Mais là, je suis vraiment à l'extrême. Et je pense qu'entre ces extrêmes-là et les écoles privées comme la nôtre, parce qu'on est une école privée, mais on est ESPIG, donc on est d'intérêt général, il y a quand même des formations qui existent et qui répondent à une demande. Je crois qu'il ne faut pas nier la demande. Il n'y a rien de pire, je crois, dans un monde concurrentiel. que de nier qu'il peut y avoir des demandes qui ne sont pas forcément celles pour lesquelles on a une offre. Moi, je l'ai vu dans mon précédent métier, quand des loueurs low cost, en fait plus low price que low cost d'ailleurs, sont rentrés sur le marché, tout le monde s'est alarmé. En fait, ce que ça a créé, c'est un dynamisme très différent. Ça a d'ailleurs attiré des clients à louer des voitures alors qu'ils ne l'auraient jamais fait avant. Et ceux qui louent des voitures low cost au début se rendent compte qu'il y a peut-être une offre un peu plus premium à un moment vers laquelle ils vont accéder. Alors, je ne suis pas en train de dire que l'étudiant qui rentre dans une de ces formations, rentre dans une formation low cost et basculera demain. Mais je dis, il y a des demandes différentes, il y a des demandes différenciées pour lesquelles il doit y avoir des offres. Et c'est, à mon avis, sain. Ce qu'il ne faut pas, c'est que ces offres ne soient pas de qualité. Et donc, il faut réguler par la qualité. À mon sens, il faut réguler par la qualité. Alors, je ne sais pas si le label qui est proposé par le ministère est ce qui représente la meilleure solution et l'optimum de ce qu'il faut faire. Mais en tout cas, je suis convaincu que de toute façon, il faut former nos jeunes. Certains ont besoin d'être formés dans un cadre très académique. D'autres ont besoin d'être formés dans un cadre peut-être plus professionnalisant. Les entreprises, puisque in fine, ce sont elles. les clientes de nos écoles. C'est elles qui recrutent, je vais tirer un peu le trait loin, mais qui recrutent les produits que l'on crée, les produits que l'on crée étant les étudiants. Ces entreprises, elles vont peut-être trouver la réponse à leurs besoins en recrutant des étudiants qui sortent des grandes écoles, et puis elles vont trouver la réponse à d'autres besoins en recrutant des jeunes qui sont formés dans des institutions qui ne sont pas des grandes écoles. qui ne délivrent pas des diplômes visés, qui ne délivrent pas des diplômes gradés, mais qui sont sans doute formés à hauteur de ce qu'attendent aussi les entreprises. Donc c'est un débat qui est très compliqué et qui, à mon avis, doit être réglé par la qualité et par la gestion de la qualité.
- Speaker #0
Mais pas par le dogmatisme.
- Speaker #1
Sans doute pas par le dogmatisme.
- Speaker #0
Pour terminer notre échange, Alexandre de Navail, en ce moment, on entend beaucoup parler, évidemment, de nouvelles innovations, de chat GPT, etc. On entend aussi beaucoup parler de transition. écologique, énergétique, etc. Selon vous, à quoi ressemblera la business school de demain ?
- Speaker #1
Je pense que la business school de demain, ce sera la sustainable business school, pas au sens où elle est elle-même durable, mais au sens où elle forme un business durable. Et nos étudiants, plus que simplement informés et acculturés et sensibilisés au sujet des transitions, quelles qu'elles soient, il y a des transitions environnementales, il y a des transitions sociales et sociétales, il y a des transitions digitales. plus que d'être simplement, encore une fois, acculturés et informés, doivent réellement être les acteurs de ces transitions. Et ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui que ça se passe. Et donc, on est déjà en retard. En fait, on est en retard, globalement, de façon générale, l'ensemble des écoles. Et nos programmes doivent se transformer pour que ce qu'apprennent nos étudiants, et que les compétences qu'ils acquièrent, soient réellement des compétences de ces acteurs des transitions de demain. Donc nous on a commencé, on a un socle aujourd'hui de 150 heures dans le PGE sur les sujets de durabilité. Par exemple, on n'apprend plus de la macroéconomie à Kedge, on apprend de la macroéconomie écologique. Il n'y a plus de macroéconomie, c'est de la macroéconomie écologique. La supply chain à Kedge, c'est de la supply chain durable. Je parlais tout à l'heure de notre master en finance durable. On a des masters en finance, audit, contrôle, banque et finance. Et à côté de ça, on a ce master en finance durable pour ceux qui veulent aller plus loin. Donc il y a du socle, il y a des formations spécifiques. Le vrai challenge, c'est la transformation de tous nos programmes, de tous nos cours, de tous les syllabies, pour qu'ils abordent les domaines qu'on apprend et qu'on enseigne dans ces cours, sous le prisme des transitions. Et ça, ce n'est pas d'un claquement de doigts, ce n'est pas du jour au lendemain, et ça nécessite, et on est en plein dedans à Ketch, un peu de temps. Pour qu'on puisse dire dans deux ans, dans trois ans, on est une Sustainable Business School, au sens où on est une école qui apprend et enseigne le business durable.
- Speaker #0
Merci Alexandre Denavail d'avoir été avec nous aujourd'hui pour répondre à toutes nos questions.
- Speaker #1
Merci beaucoup Thibault, ravi.
- Speaker #0
Et à très vite pour un nouvel épisode de DG sur Écoute sur TOTIS. Au revoir.