Speaker #0Nous sommes nombreuses à croire que nous avons perdu confiance en nous et peut-être pas finalement, peut-être que nous avons surtout appris à ne plus faire confiance à ce que nous savons déjà. Peut-être que nous ne sommes pas nés en nous méfiant de notre intuition mais que nous avons appris à nous en méfier. Voilà, ça c'est vraiment en fait... Ce qui m'a motivée à composer cet épisode, réhabiliter la femme sauvage. Pourquoi ? Parce qu'en plus en astrologie, juin c'est le mois entre le gémeau et le cancer. Et dans l'astrologie, le cancer est souvent réduit à l'archétype de la mère douce, sensible et protéctrice. Mais on oublie souvent une autre dimension qui est que le cancer est le gardien de la mémoire et donc qui des mémoires dit aussi mémoire familiale, émotionnelle et collective. Et aujourd'hui dans cet épisode j'ai envie de me demander quelle mémoire vive encore dans nos corps de femmes et qu'est-ce qui nous empêche de nous connecter, de réhabiliter profondément la femme sauvage. Pourquoi avons-nous tant peur d'être trop visibles ? Pourquoi avons-nous tant peur de notre colère ? Pourquoi est-ce que nous nous excusons d'exister ? Pourquoi avons-nous tant de mal à faire confiance en notre intuition ? Ici, une partie de la réponse se trouvait dans une histoire beaucoup plus ancienne que la nôtre. Hola, douces sœurs, je m'appelle Sokerta, ce qui signifie « arbre du bonheur » en komojin. Et mes parents ont fui le régime des Khmer Rouges et le Cambodge pour venir en France, il y a déjà 50 ans. Et pendant tout ce temps, j'ai cherché ma place entre deux mondes, entre loyauté, liberté, entre le besoin de réparer ma famille, mon histoire et celui de me trouver. Pendant près de 20 ans, j'ai travaillé dans l'humanitaire et le secteur associatif. Aux côtés de populations en exil, de femmes isolées dans des contextes de crise et d'urgence à travers le monde, j'ai longtemps combattu les injustices à l'extérieur, jusqu'au jour où j'ai compris que la paix commençait en soi, à l'intérieur. Alors j'ai choisi un autre chemin, celui de la thérapie et de l'accompagnement des femmes vers leur essence, leur liberté, leur confiance, leur affirmation de soi, leur pouvoir, leur puissance. Aujourd'hui j'accompagne les femmes à se reconnecter à leur corps, à libérer leurs blessures, à se sentir à nouveau en sécurité dans leur puissance et leur douceur. Je crois profondément que la réponse est déjà en chacune de nous, que le retour à soi est le début de toute transformation. Bienvenue dans Douceur, un espace de parole, de guérison, de réconciliation entre le féminin, le masculin, le corps, la terre et l'âme. Ici, on apprend à ralentir, à respirer, à retrouver la voie de l'équilibre de la liberté et de la paix intérieure. Merci d'être là, à mes côtés. Et pour démarrer cet épisode sur réhabiliter la femme sauvage, j'avais envie de rappeler que la chasse aux sorcières n'est pas qu'un événement historique. Et surtout que cette chasse aux sorcières... n'est finalement peut-être pas terminée. Parce que, moi, j'ai souvent remarqué que quand j'évoquais cette chasse aux sorcières, ce n'était pas toujours quelque chose de très clair. Parce que quand on parle des sorcières, beaucoup, en fait, imaginent encore des contes. Pourtant, entre le XVe et le XVIIIe siècle, des dizaines de milliers de femmes ont été persécutées, et ce, partout dans le monde, et exécutées dans ce qu'on appelle, en fait, ces fameuses grandes chasses aux sorcières. Aujourd'hui, on n'a pas le nombre exact, c'est les historiens qui iront nous donner cette information, mais en tout cas, l'ampleur du phénomène est bien documentée. Et ce que j'avais envie de nommer, et ce qu'on oublie souvent, c'est que les personnes, ces fameuses sorcières visées, étaient souvent des guérisseuses, des sages-femmes, des femmes indépendantes, des femmes veuves, marginalisées, ou simplement jugées trop différentes. Et du coup, la question c'est, qu'est-ce qui leur est réellement arrivé ? Et quel message en fait cela envoie aux générations suivantes et donc la nôtre ? Parce que finalement, peut-être que les sorcières n'ont pas été brûlées parce qu'elles étaient puissantes. Elles ont peut-être été brûlées aussi pour que d'autres femmes aient pu les brûler. peur de l'être, peur de devenir des sorcières. Et le message était quand même assez simple dans cette chasse aux sorcières, c'est ne sois pas trop visible, ne sois pas trop libre, ne possède pas ton propre savoir, ne remets pas en question l'ordre établi. Et pendant plusieurs siècles, certaines femmes ont payé très cher le prix de leur autonomie. C'est pour ça que moi j'ai l'impression que la chasse aux sorcières n'a pas seulement tué des femmes, En fait, la conséquence, c'est qu'elle a fabriqué par la suite des générations de femmes prudentes qui ont peur d'être visibles, qui ont peur d'être libres, qui ont peur d'affirmer leur savoir. Parce que derrière chaque femme qui s'excuse d'exister, et on est tellement nombreuses à s'excuser de ça, en fait, il y a tout cet héritage. Parce que ce qui s'est transmis à travers les générations, c'est vraiment en fait cette... Cette habitude de se faire plus petite pour rester en sécurité. Rester en sécurité parce que les sorcières d'hier qui ont été chassées, c'est les femmes sages, c'est les sorcières, c'est les femmes médecines, c'est les femmes qui œuvrent en fait pour les autres, c'est les femmes sages d'aujourd'hui. Parce que même si on ne vit plus à cette époque de chasse aux sorcières, telle qu'elle a été vue avec le bûcher, Les mécanismes ont simplement changé de forme. Aujourd'hui, on ne brûle plus les femmes parce qu'elles parlent. Par contre, et dans les médias on le voit vraiment très fortement, dès qu'une femme s'exprime, enfin quand une femme s'exprime, elle peut être ridiculisée, disqualifiée, sexualisée, infantilisée, accusée d'être trop sensible, trop ambitieuse, trop radicale, trop intense. Ce qui veut dire par là que finalement, oui. peut-être qu'on ne brûle plus les femmes, mais en fait, il y a une forme d'invalidation et de punition qui est devenue subtile. Et de contrôle aussi, quelque part, parce qu'avec cette peur, avec toutes ces humiliations, beaucoup de femmes développent une stratégie inconsciente pour rester en sécurité et en vie, qui est de devenir acceptable. Et c'est là... que la part, la femme sauvage en nous disparaît peu à peu. On ne demande pas aux femmes d'être elles-mêmes, en définitive. On leur demande d'être acceptables. Parce que dans le fond, le système, le patriarcat, n'est pas présent que dans les lois. En fait, le patriarcat, il est présent dans la voie intérieure. dans ces transmissions transgénérationnelles qui nous demandent d'être plus petites. Et cette transmission, elle est transgénérationnelle, mais elle se transmet aussi dans le système, dans la société, à travers l'éducation, les inégalités hommes-femmes qui perdurent, les inégalités de traitement entre les hommes et les femmes, les inégalités dans le rapport au travail, les inégalités dans l'autorisation d'exister et de vivre une vie en tant que femme. Parce qu'une femme qui s'excuse constamment, elle finit par croire que c'est elle le problème. Et ça, le patriarcat est particulièrement puissant lorsqu'il nous fait croire que ces injonctions sont devenues nos propres pensées. Parce que finalement, le patriarcat, en dominant notre manière de penser et en s'appropriant notre corps, il nous apprend à quitter notre corps. Et ça pour moi c'est une blessure fondamentale, parce qu'on apprend très tôt à faire davantage confiance aux règles qu'à nos ressentis, les règles, les modes de fonctionnement. On nous apprend très tôt à donner plus de voix à l'autorité extérieure plutôt qu'à notre sagesse intérieure. Et c'est ça qui explique qu'une femme se coupe de son intuition et qu'elle devient dépendante des validations extérieures. parce que... le système patriarcal, il nous apprend avant tout à analyser nos émotions avant même de les écouter puisqu'il nous coupe de notre corps. Puisque le corps est utilisé dans le système patriarcal, réapproprié pour être quelque chose qui rentre dans les normes, dans les standards de beauté. Et ça, c'est ce qui nous coupe de notre part de femme sauvage. Parce que la part femme sauvage, c'est une femme qui sait habiter son corps. Une femme sauvage, avec son corps, elle sait reconnaître un oui, avec la joie, la légèreté que ça va procurer, elle sait reconnaître... Reconnaître un nom ou une limite qui est en train d'être franchie par les tensions qui vont être présentes dans son corps, elle sait reconnaître un désir, elle sait reconnaître le danger si elle reste à l'écoute de son corps. Parce que lorsque une femme perd ce lien, elle devient plus facilement gouvernable et elle rend tant la serviabilité, le sacrifice aux autres. lorsqu'une femme perd. Le lien avec son corps, elle n'écoute plus son corps, elle ne connaît plus ses limites, car elle ne peut plus le ressentir dans son corps et elle ne se fait plus confiance ni en elle ni en ses ressentis. Et depuis quelques temps, l'écoféminisme le souligne. La logique qui cherche à contrôler les femmes ressemble à celle qui cherche à contrôler la nature. Le vivant devient quelque chose qu'il faut à tout prix discipliner. Alors qu'en fait, le vivant, c'est l'expression de soi. Et cette domination sur le corps des femmes nous coupe de notre propre souveraineté, de nos besoins et de nos limites. Parce que, encore une fois, avec cette injonction qu'il faut avoir un corps beau, quand il faut avoir un corps beau, en fait, je passe mon temps à cultiver et à faire des efforts. Je me mets dans une discipline et je ne suis plus à l'écoute de mon corps. Et beaucoup de femmes souffrent. Car elles n'atteignent pas ce standard et elles en veulent à leur corps. Et du coup, elles perdent cette confiance aussi dans ce corps. C'est ce qui nous coupe vraiment de notre corps. Puisque moi, souvent, je le vois en séance, je demande aux femmes, à quoi sert ton corps ? Et souvent, les femmes me disent, à avancer. Et en fait, il... Il m'énerve parce qu'il me fait beaucoup de mal, parce qu'il ne répond pas à ce que je demande de lui. Mais c'est quoi que je demande réellement à mon corps ? Parce que finalement, le corps, c'est le messager de nos ressentis, de nos émotions, c'est avec le corps qu'on se réaligne. Et quand on écoute son corps, le corps murmure tout doucement. Et puis, à un moment, il crie. Et puis, à un moment, il tombe malade. Parce qu'on lui impose un silence, alors que lui, il est à sa juste place en envoyant des signaux, des messages pour te dire tiens, là tu es sur la bonne voie, tu es aligné avec toi-même, là tu n'es pas aligné avec toi-même. Mais l'alignement, c'est le respect et l'amour de soi. Et chaque fois que tu ignores ton corps et ce non intérieur, tu t'éloignes de plus en plus de toi-même et de ton authenticité. La femme sauvage, ce n'est pas celle qui sait tout, c'est celle qui s'écoute. C'est celle qui s'écoute et encore une fois, dans notre société, ce n'est pas si évident parce que ça nous demande vraiment d'avoir le courage, la liberté de sortir de ces injonctions et aussi de se réunir entre femmes. Se réunir entre femmes, c'est aussi passer par la sororité. C'est pour ça que je trouve de plus en plus beau ces espaces où les femmes viennent se déposer dans leur authenticité, dans leur vulnérabilité, et non plus pour se comparer. Et en même temps, on est aujourd'hui en juin, on est au mois de juin, Et le mois de juin, c'est un mois particulier parce qu'on passe du gémeaux au cancer, de l'archétype de la jeune vierge à la mère sauvage. Et c'est dans ce sens que le mois de juin est un mois particulier parce que c'est vraiment un seuil et un passage entre deux mondes astrologiques. On quitte l'énergie du gémeau, vers le 20-21, pour entrer petit à petit dans celle du cancer. Et moi je trouve ça fascinant lorsque l'on observe ça à travers les archétypes du féminin, parce que finalement, quand on lit le gémeau et le cancer, ça raconte une histoire. Et c'est l'histoire que beaucoup de femmes traversent au cours de leur vie. Le gémeau, l'archétype du gémeau, donc l'archétype de la jeune vierge, et quand je parle de vierge, je ne parle pas de sexualité, je parle de souveraineté. Dans les traditions anciennes, la vierge, c'était celle qui appartenait d'abord à elle-même. Une femme libre, libre d'explorer. Le gémeau, il est dans une curiosité, il a envie d'explorer le monde. Libre de questionner, libre de chercher sa vérité, libre d'emprunter... différents chemins. Et le gémeau, il porte vraiment cette énergie, la curiosité, les questionnements, le mouvement, la découverte. C'est pour ça qu'on a souvent l'impression qu'un gémeau est bavard, mais en fait c'est simplement parce qu'il a cette soif, cette énergie de la découverte et de la curiosité. Et c'est un âge finalement, l'âge du gémeau, où l'on cherche ce qu'il en est. On essaye différentes versions de soi, on interroge le monde. Le gémeau nous apprend à poser des questions. Et le cancer nous invite à écouter les réponses qui émergent du cœur. Parce que le cancer, l'entrée dans le cancer, c'est on quitte l'air et on rentre dans l'eau. On quitte le mental et on rentre dans les profondeurs. En fait, le cancer nous amène à ralentir parce que le cancer nous invite à ressentir, à nous souvenir et à écouter ce qui vit sous la surface. Le cancer... il est associé, ce signe-là, à l'archétype de la mère. Mais là encore, j'aimerais apporter une nuance. Ce n'est pas la mère qui se sacrifie, qui porte, qui nourrit, comme si l'amour devait toujours passer, l'amour pour les autres devait toujours passer avant elle-même. Et dans notre société, beaucoup de femmes vivent sous cette injonction. D'ailleurs, il y a une injonction dans la femme qui est le care, prendre soin des autres. Les femmes... prennent soin de tout le monde. Et à force de prendre soin de tout le monde, elles font passer tout le monde avant elles-mêmes et elles ne savent plus prendre soin d'elles. D'autant plus si tu es coupé de ton corps. Une femme qui est coupée de son corps, elle ne sait plus écouter, elle ne sait plus s'écouter. Elle sait nourrir, elle sait écouter les autres, mais elle ne s'écoute plus et elle ne sait plus en fait ce qui la nourrit. Finalement, on a demandé aux femmes d'incarner cet archétype de la mère nourricière, mais on a oublié de leur apprendre à être aussi la mère d'elle-même. C'est comme en avion. Quand il y a une dépressurisation, d'abord mets le masque sur toi, avant de le mettre sur ton enfant. Et pourtant, la mère dans son expression sauvage, ce n'est pas du tout une femme qui s'efface. La mère, l'archétype de la mère dans son expression sauvage, C'est une femme qui protège le vivant parce qu'elle fait partie de ce vivant. Elle sait que sa propre vie a de la valeur parce qu'elle contribue à quelque chose, parce qu'elle étasse à juste place. Elle sait que son corps a de la valeur, elle sait que ses besoins ont de la valeur. Et je crois qu'aujourd'hui, beaucoup de femmes ont appris à confondre amour et sacrifice et c'est vraiment quelque chose qui se transmet dans les transgénérationnels, dans l'inconscient collectif et dans les injonctions sociétales et patriarcales. Parce qu'il y a un raccourci quand on confond amour et sacrifice. Parce que quelque part, c'est comme si on disait que aimer voudrait dire toujours donner plus, davantage aux autres. Comme si prendre soin de soi était une trahison. Comme si nos besoins devaient toujours attendre. Et c'est là qu'on dit dans le sacrifice. Parce que finalement le patriarcat adore les femmes qui prennent soin de tout le monde. mais beaucoup moins celles qui prennent soin d'elles-mêmes. Le patriarcat adore les femmes qui prennent soin de tout le monde à travers en fait cet archétype du care, parce que ça coûte moins cher. Et c'est là que le cancer devient profondément intéressant, parce que le cancer c'est le gardien des mémoires, des mémoires émotionnelles, familiales, des mémoires délignées, les histoires que l'on porte sans même savoir qu'elles ne sont pas entièrement les nôtres. comment en sortir pour les redéfinir. Finalement, combien de nos peurs viennent réellement de nous ? La peur de déranger, la peur d'être rejetée, la peur d'être trop intense, la peur de prendre sa place, la peur de décevoir. Si tu es honnête avec toi-même, combien de ces peurs t'appartiennent réellement ? Et combien de ces peurs appartiennent ? aux héritages silencieux de femmes qui, depuis la chasse aux sorcières, ont dû se faire discrètes pour survivre. Peut-être que ce qui s'est transmis à travers les générations, à travers cette chasse aux sorcières, ce n'est pas la peur du feu, mais la peur inconsciente et la croyance qu'il vaut mieux se faire plus petite pour rester en sécurité. Peut-être que les chasses aux sorcières ne vivent plus pleinement dans nos souvenirs, mais qu'elles continuent parfois à vivre dans certains réflexes d'autosurvie. Ne fais pas de bruit, ne prends pas trop de place, ne sois pas trop différent, ne sois pas trop libre. Et pourtant, l'énergie du cancer nous invite justement à retourner vers ses mémoires, non pas pour y rester enfermé, mais pour nous en libérer. Et ça c'est vraiment important de l'intégrer. Peut-être que la femme sauvage n'est pas l'opposé de la jeune vierge. Peut-être que la femme sauvage n'est pas non plus l'opposé de la mère. Peut-être que la femme sauvage, c'est une juste réconciliation entre la jeune vierge et la mère. La jeune vierge qui ose suivre sa propre vérité en expérimentant à travers sa curiosité, sa soif de découvrir, est la mère qui prend soin sans s'abandonner elle-même, la femme qui explore. la femme qui se souvient et qui honore. Et peut-être que la femme sauvage, elle porte cette curiosité de la jeune vierge et la sagesse de la mère. Et peut-être que ce mois, ce mois de juin, nous invite vraiment à explorer ces deux archétypes. Non pas pour devenir quelqu'un d'autre, mais revenir à celle que nous sommes profondément avant que le monde nous transmette toutes ces peurs. C'est pour ça qu'à mon goût, c'est un mois idéal pour réhabiliter cette femme sauvage. Parce que réhabiliter la femme sauvage ne signifie pas devenir plus forte. Ce n'est pas le propos. Le propos, c'est d'arrêter de considérer certaines parties de soi comme des ennemis. Et souvent, ces parties de soi qu'on considère comme des ennemis, c'est sa colère, son intuition, son désir, sa sensibilité, son pouvoir de création, sa capacité à dire non. Tout ce qui a été qualifié d'excessif, tout ce qui a été jugé dangereux, tout ce qui a été réduit au silence, ce que le monde qualifie de « too much » chez toi, c'est ta partie vraie, vivante et authentique. Et ta sensibilité n'est pas un défaut dans ce monde brutal, c'est une forme de résistance. Une femme libre n'est pas une femme qui n'a peur de rien, c'est une femme qui cesse d'obéir à ses peurs, à s'incliner. Réhabiliter la femme sauvage, c'est arrêter de demander pardon pour son existence. J'aime imaginer que la femme sauvage, elle est là en chacune de nous. C'est pas un idéal à atteindre, c'est cette mémoire, cet ancêtre qui dort en chacune de nous. Une voix qui murmure depuis longtemps. Et je pense que ce mois de cancer, ce mois entre le gémeaux et le cancer nous offre justement cette invitation. Non pas pour devenir quelqu'un d'autre, mais vraiment rouvrir cette porte, nous souvenir de celle que nous étions avant que le monde nous apprenne à avoir peur de nous. Et si cet épisode a résonné en toi, j'ai créé un quiz que j'ai appelé l'appel de l'élite. On en parlera dans l'un des prochains épisodes. L'élite pour moi c'est une des figures de cette femme sauvage. Et dans ce quiz, tu pourras explorer quel archétype féminin influence aujourd'hui tes choix, tes relations et ton énergie. La femme qui se sacrifie, la guerrière épuisée, la sorcière cachée ou la femme en mutation. Et peut-être... Et j'espère que tu y trouveras un éclairage sur ce que tu as besoin de transformer en toi. Et tu trouveras en fait ce bonus dans la description. Parce que pour moi, la femme sauvage n'attend pas que tu te transformes. Elle attend simplement que tu arrêtes de l'abandonner. Merci à toi de m'avoir écouté dans cet épisode. qui m'a demandé beaucoup d'audace, mais c'est aussi ça, réhabiliter la femme sauvage. Belle journée, je t'embrasse !