- Speaker #0
Vous avez vécu un calvaire, un viol le 11 novembre dans le hall de votre immeuble.
- Speaker #1
J'entends des bruits de pas courir derrière moi et en fait je me retrouve plaquée au sol. Une jeune femme qui a été très peu soutenue qui s'appelle Claire Géronimi.
- Speaker #0
Vous prenez la parole sur RMC pour dénoncer l'insécurité dans laquelle vivent les femmes au quotidien.
- Speaker #1
Éclat, un mot à double tranchant qui symbolise à la fois brisure et rayonnement, cassure et sentiment. Je suis Claire Géronimi. et à la suite de mon agression, j'ai décidé de donner la parole à des personnalités inspirantes pour mettre en lumière leur vision féminine si singulière. Femmes politiques, journalistes, psychologues, avocates ou encore victimes échangeront avec moi sur leurs sentiments et leurs interrogations de notre place dans la société. Je désire également mettre l'accent sur leurs histoires marquantes afin de fournir chères auditrices et auditeurs les clés vers votre propre éclat. Bienvenue dans le podcast Éclat de Femmes. Aujourd'hui, j'ai voulu accueillir une invitée qui me tenait à cœur. Edwige Michaud, fondatrice de Barouders, une marketplace dédiée à la revente de matériel et de vêtements de sport de seconde main. Edwige est pour moi le symbole de la sororité. Après de nombreux appels passés auprès de journalistes, elle m'a contactée en tant que femme pour me soutenir, et étant inspirée et touchée par sa démarche, je lui ai proposé d'être ce premier éclat de femme à venir échanger sur mon podcast et à lui donner la parole. Bonne écoute ! Bonjour Edwige.
- Speaker #0
Bonjour Claire, merci de m'inviter.
- Speaker #1
Merci à toi. Peut-être on peut commencer à reparler de pourquoi tu as décidé de me contacter et comment tu as fait ?
- Speaker #0
Bien sûr, déjà je pense que je peux commencer par dire bravo parce que j'ai été assez impressionnée par ton courage et l'audace que tu as démontré de par tes prises de parole et de par ton courage face à cette situation. Qu'est-ce qui m'a particulièrement marquée ? Je pense que c'est un sujet qui m'a toujours portée à cœur. Bien sûr, on n'est jamais, je pense, sans avis quand on voit toutes les nouvelles passer dans les journaux. Peut-être qu'il y a eu un élément déclencheur, je dirais. Tu sais, on ne se sent jamais concerné à 100%. On se dit, ok, je sais que c'est grave, mais j'ai tellement de choses à faire dans ma journée. Ce n'est pas grave, il y a sûrement quelqu'un d'autre qui s'en occupe et la situation va s'arranger. Alors que tu sais que c'est un sujet qui est quand même profond, qui dure depuis des années et tu ne vois pas les choses s'arranger, mais c'est une sorte de... D'autant, tu te convaincs personnellement. Et quand j'ai vu, en fait, l'élément déclencheur, c'était vraiment de voir que tu étais à deux quartiers de chez moi, que ça t'est arrivé un samedi à 16h. Et qu'en plus, en creusant un petit peu, j'ai découvert qu'on avait fait la même école de commerce. Je me suis dit, mais en fait, c'est moi, quoi. Ça s'est arrivé à moi. Et en fait, peut-être que je n'aurais pas dû attendre cet élément déclencheur pour m'engager et pour prendre la parole. Mais n'empêche que c'est comme ça que ça s'est passé. Et moi, ça m'a vraiment secoué. Je me suis dit, j'ai toujours eu conscience des risques qu'il peut y avoir. C'est pénible, mais c'est comme ça. J'ai toujours fait attention dans le métro à ne jamais rentrer tard, etc. Mais quand j'ai vu que ça t'était arrivé un samedi à 16h dans le 8e arrondissement, en rentrant de chez Carrefour ou de tes courses, c'était quand même choquant.
- Speaker #1
Souvent, en fait, comme tu le dis, le fait que... T'arrives à t'identifier à cette histoire, souvent, ça nous touche beaucoup plus à cœur. Et c'est justement pour ça que moi, j'ai voulu prendre la parole pour qu'il y ait beaucoup de femmes qui puissent s'identifier justement à mon histoire et que ça ne reste pas juste un fait divers, on va dire.
- Speaker #0
Exactement. Et je pense que de prendre la parole, c'est la première chose à faire. Et au final, d'attendre que quelque chose soit proche de chez toi pour agir, ça ne me surprend pas tellement. Quand tu regardes souvent les parents qui s'engagent pour des causes comme les enfants contre le cancer, etc. C'est souvent malheureusement des parents qui ont eu... à vivre des tels événements. Je pense que la nature humaine est faite comme ça, c'est que quand on se sent 100% concerné, que l'envie d'agir surgit de plus fort, de plus belle.
- Speaker #1
Peut-être on va revenir un petit peu sur toi, ton parcours, ta vie en général.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors, je pense que je n'ai rien à voir avec ce sujet. Donc, c'est ça qui rend peut-être l'exemple intéressant. J'ai grandi dans une famille nombreuse, quatre enfants. J'avais trois grands frères, deux parents. qui bossaient ensemble, qui s'entendaient très bien. Donc, j'ai vraiment eu une enfance, on va dire, ultra privilégiée, non pas par les moyens financiers, mais encore plus par la partie familiale et bienveillante. Et en fait, ce que je remarque, c'est que j'ai quand même grandi avec trois grands frères. Malgré le fait qu'ils étaient adorables avec moi, j'ai eu aucun problème. J'ai quand même eu conscience de la différence entre les hommes et les femmes toute ma vie, puisque j'ai grandi dans un milieu d'hommes. Donc, j'ai très vite vu que... pour des soirées, dans le sport, dans les études, dans les soirées ou dans la manière de se comporter, il y avait quand même clairement une différence. Et je parle surtout au niveau de la sécurité. C'est-à-dire que tous ces sujets ne leur traversent même pas l'esprit. En fait, il se trouve qu'en plus, ils font deux mètres de haut, qu'ils sont assez baraques. Donc, je pense qu'ils sont vraiment le stéréotype, on va dire, de l'homme qui ne craint rien. Mais en fait, cette différence me frappait. Et moi, j'ai réalisé que j'avais un gros temps. comportement un petit peu plus teigneux, tu vois, c'est comme un... L'image est plutôt rigolote, mais c'est comme un labrador versus un tequel, quoi. Quand t'es petite, t'es obligée de développer un comportement un peu plus défensif, agressif, parce que du coup, tu sais que tu dois te protéger, quoi. Alors que quand t'es grand, que t'as rien à craindre, finalement, t'as cette légèreté de pensée et d'esprit. Et du coup, je dis pas que c'est anormal, parce que la nature est faite comme ça. Maintenant, je pense qu'on vit dans des sociétés très évoluées, on est au XXIe siècle. Je pense que... Si la civilisation humaine a fait des prouesses considérables en termes d'évolution et de modernité, je trouve ça anormal qu'encore aujourd'hui, la lutte et l'aspect physique aient un impact. Là, j'ai comparé deux chiens, on n'est pas des chiens. Je ne devrais pas avoir à changer mon comportement de quelque manière que ce soit, juste parce que je ne mesure pas de mètres et je n'ai pas cette carrure.
- Speaker #1
Pour toi, ça, c'est un point bloquant, vraiment, dans la vie de tous les jours ?
- Speaker #0
Ce n'est pas un point bloquant dans la vie de tous les jours, c'est plutôt un événement marquant qui m'a un peu, de manière très légère mais très constante, marqué toute ma vie. Et je reste convaincue qu'aujourd'hui, on ne devrait pas avoir de rapport de force dans les droits et la manière de se comporter dans la société. Ça ne devrait pas avoir à entrer en compte.
- Speaker #1
Il t'est jamais arrivé, toi, quelque chose de personnel ? Tu as eu des agressions ou des choses comme ça ?
- Speaker #0
Je pense que le fait d'avoir grandi avec des hommes, j'ai toujours fait extrêmement attention. Je pense que plus que la moyenne, donc peut-être que... Je pense que moi, mon exemple, ce n'est pas vraiment quelque chose où j'ai eu un élément déclencheur qui a été marquant, mais plutôt le fait de dire qu'on est conditionné. En fait, on a les étiquettes qu'on a quand on grandit, quand on évolue dans la société. Chacun a des étiquettes, qu'on soit homme ou femme. Et la mienne, en tout cas, c'était de dire, fais attention, il y a des risques partout. Mais c'est pénible, déjà, ça me saoule. Et ensuite, quand je vois des exemples comme le tien, où ça arrive un samedi à 16h, je me dis, en fait, jusqu'où est-ce qu'il faut aller pour faire attention ? Je veux bien limiter les risques et ça me paraît normal de ne pas se balader dans des conditions... hyper... Enfin, c'est pas... C'est ce que j'appelle l'instinct de survie. Je veux dire, il faut pas aller dans les favelas du Brésil à 4h du matin. C'est triste, mais c'est comme ça. C'est des quartiers qui sont... ou des endroits du monde qui sont extrêmement dangereux. Bon, ben voilà, c'est ce qu'on appelle le bon sens. Évidemment qu'on adorerait que certains... Il n'y ait aucun endroit dangereux. Maintenant, la réalité est que le monde est à des zones plus ou moins dangereuses et il faut en avoir conscience. Il faut pas être naïf. Moi, je pense que quand je compare avec pas mal de gens dans mon entourage, j'ai... Le fait d'avoir grandi avec des garçons fait que peut-être j'ai toujours été plus sensibilisée à ces sujets que d'autres.
- Speaker #1
Est-ce que tu te sens en sécurité en France ?
- Speaker #0
Oui et non, en fait. Justement, c'est ça qui est trompeur. C'est-à-dire qu'à la fois oui, parce qu'on est justement dans un pays qui est démocratique, un pays, j'estime, j'espère, évolué, peut-être plus évolué que d'autres pays dans le monde. Mais j'observe deux phénomènes. Le premier, c'est la montée de l'insécurité en France, où je me sens de moins en moins protégée. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi. mais c'est juste un sentiment que j'ai et le deuxième c'est je ne me sens pas protégée par la loi c'est-à-dire que je n'ai pas l'impression que s'il y a un problème s'il m'arrive quelque chose je vais être protégée à la hauteur où j'attends d'être protégée dans un pays où on paye autant d'impôts où on contribue autant et c'est normal, c'est une des fiertés françaises d'avoir la sécurité sociale d'avoir tous ces avantages qui font notre fierté et qui rend la France un des exemples les plus beaux au monde et pourtant... Et pourtant, quand tu creuses et que tu vas dans le détail, je trouve qu'on n'est pas protégé à la hauteur qu'on devrait l'être.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi. Pour rebondir là-dessus, c'est vrai qu'on peut le voir avec mon exemple typique. C'est juste qu'il y a vraiment une forme d'insécurité. Et le problème, c'est que oui, on voit que la courbe, justement, des agressions augmente d'année en année, malheureusement, dû sûrement à plein de facteurs. Peut-être que la justice française fait moins peur et que du coup, les... personnes se permettent de pouvoir juste commettre plus d'actes, on va dire.
- Speaker #0
Je pense que c'est un vrai problème de société, c'est la différence entre ce qui est théoriquement beau, c'est-à-dire que tout le monde a finalement le droit à l'erreur, que personne n'est coupable, que tout le monde peut se réinventer, etc. Et la réalité qui est, quand il se passe une chose aussi grave que ça, est-ce normal d'avoir si peu d'aide et si peu d'entourage, en fait ? Et moi, je tiens à dire une chose, c'est que... Ce qui m'a vraiment marquée, en tout cas, une des raisons pour lesquelles je me suis dit je ne peux plus fermer les yeux sur ce sujet qui m'est déplaisant. Franchement, j'adorerais parler d'autres choses, de choses plus joyeuses, etc. Malheureusement, c'est devant moi. Ne rien faire, c'est une erreur, je pense. Et moi, ce qui m'a marquée, c'est non seulement la proximité de nos vies, en fait, mais aussi la réaction de la classe politique. Ce que je n'ai pas du tout aimé, c'est quand quelqu'un a le courage de faire quelque chose, et de prendre la parole. Je veux dire, il y a une classe politique, peu importe de droite ou de gauche, je m'en fiche. Je m'en fiche. Et pourtant, ils sont là à s'accaparer du sujet. Et on dirait des piranhas qui se jettent sur une carcasse. C'est franchement écœurant. Et j'ai trouvé qu'on ne parlait même plus du problème. On ne parlait même plus d'essayer à résoudre le problème qu'il y avait une classe politique, deux classes politiques, d'un bord ou de l'autre, qui s'entretuaient. Et en fait, moi, j'en ai marre de ce pays qui, au lieu de résoudre les problèmes, passe son temps à se quereller. On dirait deux enfants qui se battent et ne savent même plus pourquoi ils se battent, en fait. Et je trouve ça dommage parce que dans un monde où, et surtout dans un pays où il y a tellement de choses à faire, où on a besoin de personnes qui parlent de concret, qui parlent de vrai et qui s'engagent en politique parce qu'ils veulent vraiment faire changer les choses. En fait, on dirait que c'est une guerre de visibilité médiatique. Et ça, je trouve ça dommage et déplorable, sachant qu'il y a tellement de choses à faire, en fait.
- Speaker #1
Du coup, tu disais que... Il y avait un vrai travail à faire dans la classe politique et justement je vais reprendre l'exemple du coup de ce que j'ai pu subir etc. Moi, mon histoire, elle s'est passée pendant la loi de l'immigration. Donc forcément, toutes les personnes politiques qui ne sont pas forcément favorables pour cette loi d'immigration n'ont pas voulu m'écouter, en tout cas. Et à contrario, tous ceux qui, dans leur programme politique, ont ce genre de sujet, justement, ils m'ont vraiment ouvert les portes. Et tu as peut-être des portes qui s'ouvrent, mais du coup, tu en as d'autres qui se ferment. C'est dommage parce que, en tant que... politiciens, je pense qu'on doit écouter un citoyen, que le citoyen soit en tout cas de n'importe quel parti politique et d'idéologie en fait.
- Speaker #0
Moi je suis d'accord et je pense qu'on devrait avoir des gens qui se battent pour faire avancer des choses qui finalement, ce qui t'est concerné, on s'en fiche que ce soit de droite ou de gauche. Je veux dire, moi je ne suis pas particulièrement politisée ni d'un bord ni de l'autre, mais pourtant, je veux dire, c'est un sujet qui nous concerne tous et j'aimerais bien qu'il y ait une certaine cohésion sur, ok, on met nos différents côtés, on va résoudre ce problème. qui n'est pas normale et on va essayer de proposer une solution qui est viable. Mais c'est peut-être un peu utopiste de penser que la politique peut faire quoi que ce soit dans les pays.
- Speaker #1
Peut-être. Penses-tu que ton expérience personnelle a influé ton engagement envers le féminisme ou d'autres mouvements sociaux, on va dire, visant à défendre le droit des femmes ?
- Speaker #0
Moi, en tant que femme, je me sens un devoir d'agir sur ces sujets et d'être un exemple pour d'autres. Je pense qu'à chacun sa manière d'agir. Par exemple, toi, avec ton podcast, moi, je suis entrepreneur. J'ai à cœur et à souhait de montrer l'exemple et de donner envie à des femmes de suivre ce type de route. Donc, clairement, c'est une bataille qui est différente, mais qui est, je pense, tout aussi importante. Je pense donner confiance en soi à des femmes, leur donner confiance dans le fait qu'elles peuvent être mères et réussir. Toutes ces choses-là qui, moi, me tiennent à cœur, ça fait partie des projets que j'ai envie de mener dans la vie. Et est-ce que c'est mon passé qui l'a influencé ? Sûrement. Je pense que depuis que je suis petite, j'ai envie d'avoir un rôle. Quand j'ai vu que finalement, tous mes rôles modèles dans l'entrepreneuriat, c'était des hommes, ça m'a un peu chatouillé l'esprit. Je me suis dit, ce n'est pas normal. Ça ne devrait pas être le cas. Et je vais essayer d'être un contre-exemple.
- Speaker #1
Est-ce qu'aujourd'hui, avec Baroudos, tu parles déjà des groupes de femmes, etc. ? Ou des choses... Moi,
- Speaker #0
je pense que... Je pense que j'ai toujours cru à lead by example, c'est-à-dire qu'il n'y a pas meilleur exemple que de réussir et de finalement regarder derrière soi et voir le chemin qu'on a tracé et l'impact qu'on a eu dans la société. Je pense aussi qu'il y a plusieurs moments dans la vie. En ce moment, on a une société, on a une vingtaine de personnes, j'ai un enfant qui est en bas âge. Donc clairement, je pense que mes journées sont occupées de 5h du matin à 22h le soir et du coup, je n'ai pas beaucoup de temps, très honnêtement, pour faire quoi que ce soit d'autre. Mais ce n'est pas grave, c'est aussi parce que c'est une période de la vie où je le fais que je dois faire des choix. Je pense que peut-être plus tard, d'ici une dizaine d'années, je m'imagine totalement passer plus de temps à être dans la restitution, l'aide, etc. Et pour l'instant, j'essaye quand j'ai le moment d'agir et typiquement avec l'exemple où je t'ai contacté.
- Speaker #1
Oui, mais après, je pense qu'inconsciemment aussi, vu que tu parles quand même de ta boîte, etc. Tu es un peu le porte-parole quand même de Barouders. inconsciemment pour toutes les jeunes femmes qui veulent, ou même les femmes en général, qui veulent devenir à elles-mêmes entrepreneurs. En fait, je pense que t'es un très bon exemple.
- Speaker #0
Ouais, exactement. Et c'est aussi pour ça que nous, on a monté une boîte qui est un peu le vintage du sport, avec Barouders. Et ce que j'ai envie de faire, c'est plutôt montrer aussi le côté sportif. Je pense que le sport a un rôle à jouer dans la confiance en soi au niveau des femmes. Même, on parlait tout à l'heure de force physique et d'adaptabilité. Je pense que le fait de faire un peu de sport, c'est très important pour avoir conscience en soi, pour être agile, pour ne pas être impressionné, pour savoir réagir, pour plein de choses en fait. Et je trouve qu'en France, moi j'ai grandi entre l'Angleterre et la France, et j'ai trouvé qu'en Angleterre, il y avait beaucoup plus de choses pour vraiment déjà mettre les femmes, les filles et les garçons dans les mêmes classes de sport. Il n'y avait aucune séparation. Et du coup, les filles avaient naturellement très confiance en elles, parce que c'était pas du tout rare qu'elles étaient meilleures que les garçons sur certains sports. Et je pense que ça bâtit surtout à ces âges-là qui sont fondamentaux. Ça a battu une confiance en soi. Oui, je pense qu'il y a quelque chose à faire là-dessus.
- Speaker #1
C'est vrai que le problème, c'est qu'aujourd'hui, en France, le système scolaire, c'est toujours groupe de filles, groupe de garçons. Et en même temps, les cours de sport, ce n'est pas forcément des trucs super sympas. Donc, tu ne peux pas forcément t'épanouir VS l'Angleterre ou les Etats-Unis.
- Speaker #0
Bien sûr. Quand je suis rentrée en France, j'ai pleuré. J'ai trouvé ça d'un glauque où il y avait les filles d'un côté et les garçons de l'autre. Les filles peignaient leurs ongles et les garçons jouaient au foot. Et j'ai trouvé ça assez triste, en fait. Je me suis dit, ben non, c'est pas... Je veux dire, si on veut lutter contre l'inégalité homme-femme, il faut déjà donner un peu plus de liberté. Si une femme veut jouer au foot ou un garçon ne veut pas jouer au foot, il ne faut pas qu'il y ait d'obligations et de pression de société. Et je pense que ça, c'est une première étape pour essayer de faire bouger les choses.
- Speaker #1
Ben oui, je pense que ça passe. En soi, par l'éducation.
- Speaker #0
Exactement. Tout se joue finalement au plus jeune âge. En fait, tu as trois choses. Tu as l'éducation au plus jeune âge, tu as ce que fait la classe politique, ou en tout cas les lois qui sont passées, et tu as finalement, nous, la société en tant qu'adultes, quel rôle ont les uns et les autres dans la société pour avoir justement plus d'impact ou plus de possibilités d'avoir de l'impact.
- Speaker #1
Quelle est ta vision, en tout cas, de la femme dans la société en France aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a des belles évolutions. La preuve, il y a de plus en plus de femmes entrepreneurs, il y a de plus en plus de femmes qui travaillent et qui s'engagent. Donc ça, c'est une bonne chose. Moi, j'ai plus l'impression... Enfin, en fait, c'est une grande question, parce que je dirais plutôt la femme dans le monde, parce que je ne vois pas une différence immense entre la France et les autres pays. Je pense que c'est un sujet qui est global et mondial. Et ce que je ressens, et d'ailleurs, il y a eu le prix Nobel d'économie, cette année, a été attribué à une femme. justement qui a fait une étude je crois sur 200 ans sur les inégalités hommes-femmes et d'où venait la source des inégalités et ce qui est très intéressant c'est qu'elle voit que la première inégalité arrive quand les femmes ont des enfants donc tu me poses la question quelle est ton image de la femme dans la société ma réponse elle est finalement très corrélée au travail aux travaux de recherche qu'a fait cette femme c'est de dire qu'il n'y a pas vraiment d'inégalités hommes-femmes mais jusqu'à la naissance du premier enfant, jusqu'au mariage, il y a un petit décalage, et jusqu'à la naissance du premier enfant, là, il y a un vide abyssal qui se crée et c'est de là où naissent les inégalités hommes-femmes. Ceci étant dit, je pense que, et d'ailleurs l'étude le montre, même si finalement, en termes de rôle, de place dans la société, jusqu'à, on va dire, 25-28 ans, il n'y a pas vraiment de différence. Comme on l'a dit plus tôt, je pense que dans ces tout petits détails, comme le sport, l'agilité, la confiance en soi, c'est peut-être des choses qui sont... invisibles à l'œil nu, c'est-à-dire quand on va dans une soirée, quand on va au travail, on ne voit pas ces différences. Mais au final, c'est tout un ensemble de petites graines qui ont été semées tout au long du parcours, qui vont avoir un impact pour rendre finalement ta destinée dans une voie ou dans un autre. Donc ce que je veux dire par là, c'est que même si je ne vois pas de différence dans la société pour les femmes dans le monde, jusqu'à 25, 28 ans, jusqu'à leur premier enfant ou 30 ans, eh bien, je vois quand même qu'il y a du travail à faire en amont. Je ne sais pas si ça répond à la question, mais ça...
- Speaker #1
Si, bien sûr. C'est vrai que je suis totalement d'accord avec toi sur ce point. On peut juste être une femme et... Enfin, je prends par exemple un exemple. La femme qui se fait tout payer par son mari, etc. En fait, c'est peut-être elle aussi qui le choisit et qui le désire parce qu'en fait, ça lui convient très bien d'avoir une vie où elle est derrière son mari et puis en fait, elle se...
- Speaker #0
Ouais, mais je pense que justement, sur ce sujet-là, je suis assez... Je suis fascinée quand j'ai des conversations avec d'autres amis entrepreneurs, de quel point quand on était jeunes, personne ne nous parlait d'argent, d'investissement et de vrai argent. Je ne parle pas d'argent de poche, je parle de comment tu investis, comment tu gères ta fortune, comment tu gères tes placements, etc., comment tu gagnes de l'argent. Et c'est des sujets qui sont très masculins d'ailleurs, même à m'entendre les dire, j'ai l'impression d'être un homme et ça, ce n'est pas normal en fait. Et on en parlait avec des copines, on se disait mais on doit se forcer à parler de ces sujets, on doit se forcer. à ne pas avoir peur que ça ait l'air masculin, parce que la liberté, l'indépendance, la liberté d'action vient de là.
- Speaker #1
Quels sont selon toi les principaux défis auxquels les femmes sont confrontées dans différents domaines de la société, comme le travail, la politique ? Pour moi,
- Speaker #0
un des principaux défis, je vais reparler de ça, parce que c'est un sujet qui, moi, je pense, est un vrai problème dans la société. J'y vois deux réponses. Le problème aujourd'hui, c'est... les lois qui s'opèrent. En fait, le fait de ne pas se sentir en sécurité parce qu'il n'y a pas vraiment des lois qui sont à la hauteur de ce que ça devrait être, fait que ça n'aide pas les femmes à évoluer. Je prends un exemple. Je suis impressionnée par les efforts colossaux qu'ont fait l'humanité pour évoluer. Je parle de l'esclavagisme, je parle du racisme, je parle justement de la lutte contre la pauvreté. Je veux dire, c'est des sujets que l'humanité a pris à bras-le-corps. D'ailleurs, le réchauffement climatique en est un autre, mais ce n'est pas toujours facile. Mais en tout cas, on sent bien que quand c'est un sujet qui embarque tout le monde, souvent c'est des sujets d'ailleurs qui embarquent les hommes aussi, il y a un changement. Maintenant, il y a un sujet qui reste largement à la traîne et à la masse, c'est les violences faites aux femmes et les inégalités. Et ça, je ne comprends pas, mais je ne comprends pas comment, au XXIe siècle, on ait aussi peu d'aide sur des lois qui concernent la lutte et les violences faites aux femmes. Je pense personnellement qu'un viol devrait être considéré au même statut qu'un homicide volontaire. Point. Voilà, point. Et si quelqu'un doute cette phrase... qui se mettent à la place des personnes qui ont été violées. Et le fait qu'il n'y ait pas ce genre d'intensité en termes de loi, ça me choque, oui. Et donc, moi, je pense qu'il y a deux réponses à ça sur justement les défis auxquels font face les femmes. Le premier, c'est d'avoir des personnes en politique qui font vraiment changer les lignes et bouger les lignes. J'imagine que de l'intérieur, ça ne doit peut-être pas être facile, mais en tout cas, de l'extérieur, on n'y comprend rien et on a l'impression que rien ne bouge et que c'est que du vent. Et aussi, pour moi, la deuxième réponse auxquelles je crois le plus... C'est l'entrepreneuriat. Je pense qu'il y a énormément de projets, d'idées, de sujets à développer. Comme tu le sais, quand j'ai appris ce qui t'est arrivé, j'ai eu comme idée de développer un bracelet connecté pour aider les femmes à lutter contre justement l'insécurité. L'idée était de faire un bracelet connecté qui permette de prévenir la police dès qu'il y a un problème. J'ai vite vu que c'était des millions d'euros d'investissement. Et donc, ce n'est pas un projet qu'aujourd'hui, je n'ai ni l'argent ni le temps pour le développer. Mais c'est juste un exemple pour montrer. à quel point il y a tellement de choses qui peuvent être faites. C'est un marché qui est mondial, qui concerne la moitié de l'humanité, donc qui est gigantesque. Et même si c'est des sujets qui sont durs, parce que si on développe un projet dans ces sujets-là, forcément, on est dans des sujets difficiles toute la journée. Mais pourtant, la bonne nouvelle à la fin du tunnel, c'est que si quelqu'un, si un entrepreneur ou une entrepreneuse, surtout, arrivait à développer un tel projet, je veux dire, le reward serait juste mondial. C'est-à-dire que ce serait extraordinaire. Ça serait... C'est une vraie avancée dans la sécurité pour les femmes. Et je pense que ça passe par là pour se sentir à l'aise dans la rue, pour se sentir à l'aise pour aller en soirée, sortir de soirée, s'habiller de la manière dont on veut. Et je pense que des petites choses comme ça, les entrepreneurs aujourd'hui m'ont beaucoup plus impressionnée et marquée que la classe politique qui souvent n'a pas le pouvoir de vraiment faire changer les choses.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que c'est le secteur privé qui peut...
- Speaker #0
Moi, je pense que oui. En fait, quand tu regardes finalement ce qui nous entoure, je ne sais pas, mais moi, ce qui m'a le plus impacté dans ma vie, c'est les entrepreneurs. Évidemment, il y a des personnes politiques qui m'ont marqué. Je pense évidemment à Simone Veil. Donc, c'est faux de dire que la classe politique ne peut rien changer. Évidemment, pas du tout. Mais c'est très dur d'y arriver. Je dis juste que je n'en connais pas beaucoup d'autres que Simone Veil qui ont vraiment réussi à faire bouger les lignes. Et du coup, oui, j'ai l'impression que le secteur privé a beaucoup à faire. Et c'est peut-être d'ailleurs un signe de l'appauvrissement de la France, parce que j'ai l'impression que dans des pays du tiers-monde, les sociétés privées ont beaucoup plus d'impact dans la sécurité que les sociétés publiques. Je dis peut-être une énormité, mais il me semble qu'au Brésil, il y a beaucoup d'inégalités et beaucoup de violences dans certaines villes. Et il me semble aussi que ce sont des sociétés privées qui se chargent de la sécurité des gens. Donc, ce n'est pas très bien, parce que ça fait deux sociétés qui sont hyper polarisées et avec des gens plus fortunés qui vivent dans des bulles. C'est pas du tout une solution qui est, je trouve, la meilleure. Mais s'il n'y a rien, on va bien être obligé d'y arriver. Si c'est mourir ou se protéger, le choix, il est vite fait.
- Speaker #1
On le voit en soi, il y a quand même des endroits très privés dans Paris qui existent et qui sont en plus de ça, je crois qu'il y en a qui sont en train de se faire construire en plus. C'est des choses, je ne sais pas si tu le vois, mais dans le 16e arrondissement, il y a toujours des allées privées, etc. avec des gardiens qui surveillent. ce genre de maison, qu'en fait, forcément, après, on est vraiment très loin du Brésil, etc. Mais il y a quand même une fracture sociale.
- Speaker #0
Je crois, il me semble que pour avoir vu quelques chiffres, quand je réfléchissais à ce projet, les sociétés comme Vérisure, pour tout ce qui est alarmes, etc., le chiffre d'affaires a explosé parce que les gens se sentent moins en sécurité. Donc, ce que je dis sur je me sens moins en sécurité en France C'est les chiffres de virilure qui le démontrent. Je veux dire, il n'y a pas de jugement de valeur là-dedans. C'est juste que c'est un fait.
- Speaker #1
C'est un fait. Et puis, je pense que, du coup, comme les chiffres le disent, on n'est pas les seuls à le penser en soi. Est-ce que tu penses que... Je parle vraiment des femmes, etc. Est-ce que tu penses que la politique ne fait rien pour œuvrer en faveur des femmes ? ne fait pas rien, mais essaye, mais il n'y arrive pas forcément, parce que c'est des hommes, justement, qui dirigent.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un peu de ça. Après, comme je te l'ai dit, moi, je ne suis pas spécialement engage d'un politique et je n'ai pas d'avis tranché d'un côté ou de l'autre. C'est un ressenti que j'ai. Je ne pourrais pas en dire plus, mais oui, c'est un ressenti que j'ai, qui est que les... Voilà, c'est ce que je te disais, il y a eu des luttes contre l'esclavagisme, le racisme, etc. Et pour les femmes, je trouve que quand tu regardes la gravité de la situation, j'ai l'impression que pour des sujets qui concernaient et les hommes et les femmes, il y a eu des évolutions plus radicales et plus rapides. Maintenant, c'est encore une fois juste une impression, mais c'est aussi la beauté d'avoir la liberté d'expression. C'est mon point de vue, c'est mon avis, c'est ce que je ressens.
- Speaker #1
Hyper intéressant. Pour toi, quel est le rôle des hommes dans la lutte pour l'égalité des sexes ? Et comment peuvent-ils être des alliés dans ce combat ?
- Speaker #0
Je pense que les hommes ont un rôle fondamental à jouer. Moi, je crois beaucoup à l'égalité homme-femme en prenant en compte les différences entre les hommes et les femmes. Je pense qu'un des gros sujets, moi qui suis mère, je trouve ça utopique. Et je pense que c'est adresser le mauvais sujet et essayer de résoudre un mauvais problème que de partir du constat qu'on est 100% égaux. Moi, je veux te dire, quand je suis enceinte de 8 mois, je peux te garantir que je ne suis pas... égale ou exactement pareil que mon mari. Point. Et du coup, je pense que d'avoir conscience que chacun a un rôle peut-être un tout petit peu différent à jouer, mais ça ne veut pas dire, attention, que je ne suis pas féministe ou que je ne veux pas l'égalité. Ça veut juste dire que je sais que quand tu es enceinte de 8 mois, tu es plus fatigué, tu as mal au dos, tu dors mal, etc. Tu as un peu besoin d'aide. Et quand l'enfant est né et a 3 mois et ne dort pas la nuit, tu as besoin d'aide. Et donc les hommes, ici, ont un rôle fondamental à jouer. d'être particulièrement présent à la maison. Moi, j'ai la chance d'avoir quelqu'un à mes côtés qui m'aide au-delà de mes attentes et mes espérances, qui a presque plus participé à la vie de la maison que moi. C'est lui qui fait la cuisine pour Edouard, c'est même lui qui se réveille la nuit, justement pour essayer que je me ressource, que je me repose. Et donc, moi, je pense que chacun a son rôle à jouer. Et d'avoir l'aide et l'appui des hommes pour justement nous accompagner. dans ces moments qui sont un peu plus fatigants, et nous accompagner dans la reconstruction déjà de la forme physique, de la forme intellectuelle, etc. C'est des choses qui sont importantes. Donc juste de dire, non, on est super indépendantes, j'ai pas besoin d'eux, c'est pas vrai. Et eux ont besoin de nous à différents moments. Et même au-delà de ça, dans la classe politique, d'avoir des hommes qui ont conscience de ça, j'aimerais bien qu'il y ait plus d'hommes que mon mari dans la société.
- Speaker #1
C'est vrai que, comme tu parles de la grossesse, cet exemple-là, en soi, un enfant est... conçu par un homme et une femme. Donc, en fait, dans la logique des choses, tout simplement, la femme porte l'enfant et après, c'est quand même peut-être à l'homme aussi de pouvoir...
- Speaker #0
Oui, exactement. Et surtout, en fait, encore une fois, je reviens à cette étude, mais cette étude a été faite sur des millions de femmes et sur 200 ans. Donc, en fait, quand je parle de cette étude, je parle de toutes les femmes dans le monde depuis 200 ans. Ils illustrent le graphe où la chute des inégalités, enfin, les inégalités vraiment s'observent de manière, en tout cas en surface, quand les femmes ont leur premier enfant. Je pense que ça vient aussi avec, encore une fois, la confiance en soi. De se dire, maintenant j'ai des enfants, comment je vais pouvoir être douée dans ma carrière ? Comment je vais pouvoir faire un choix ? Et du coup, d'accompagner sa moitié. Quand on est un homme, d'accompagner sa moitié pour dire, maintenant regarde, ta vie est la même. Et grâce à l'aide que je vais te fournir, ou t'aider, ou t'apporter, je vais pouvoir te libérer suffisamment pour que tu puisses avoir la carrière que tu voulais avoir. Ça, c'est fondamental. Et quand je vois... qu'il y a des maris qui ne font pas ça, ça ne m'étonne pas qu'il y ait cette inégalité parce qu'il faut bien que quelqu'un s'y colle. Et du coup, j'ai un grand jeu en ce moment, c'est d'essayer de voir dans les femmes qui sont connues, puissantes, qui ont des entreprises, le nombre de femmes qui ont des enfants. Et en fait, l'analyse, alors je n'ai pas encore de statut chiffré, mais ce qui est vraiment intéressant, c'est que dans la petite analyse que j'ai faite, il y a quand même une différence énorme du nombre d'enfants quand l'entrepreneur et la dirigeante sont une femme, que quand c'est un homme. Souvent, quand c'est un homme et un dirigeant, il peut avoir une famille de nombreuses. 4 ou 5 enfants, alors que quand c'est une femme, elle va soit pas avoir d'enfants, soit en avoir un ou deux.
- Speaker #1
Et souvent assez tard en plus.
- Speaker #0
Assez tard, etc. Tu te rends compte, le sacrifice, c'est-à-dire que lui, il rentre, il a une vie de famille, 4 enfants, 5 enfants, ils sont super heureux, et la femme, elle doit tout porter, c'est-à-dire je galère à trouver un mec aussi, parce que ça peut impressionner les hommes d'avoir une femme qui réussit. J'hésite à avoir des enfants parce que j'ai peur que ça me freine dans ma carrière, et ça, c'est pas normal en fait. On devrait avoir la liberté de le faire.
- Speaker #1
C'est surtout dans les entreprises aussi. Je pense qu'en tout cas, les entreprises ne sont pas encore assez évoluées là-dessus parce qu'il y a beaucoup de femmes qui partent en congé maternité et qui après reviennent. Et en fait, leur carrière est complètement stoppée. Limite, elles se sont arrêtées trois, quatre mois et elles ont perdu cinq ou six ans juste dans leur carrière. Et c'est très compliqué pour elles de la gérer. Quel message ou quel conseil voudrais-tu transmettre aux femmes qui aspirent à créer un impact positif dans la société et élever leur voix ?
- Speaker #0
Je pense que déjà, ne pas avoir peur de prendre la parole, ne pas avoir peur d'agir, ne pas avoir peur de créer une société, ne pas avoir peur de prendre des risques. C'est clairement le message que je voudrais faire passer. Je pense que tout le monde a un rôle à jouer et ce n'est pas parce qu'on est engagé directement dans la cause, on va dire, des violences faites aux femmes qu'il n'y a pas plein d'autres choses qu'on peut faire. Que ce soit le sujet des violences faites aux femmes ou le sujet de la place des femmes dans la société, il y a tellement de choses à faire. qu'on a besoin d'aide et il ne faut pas hésiter.
- Speaker #1
En même temps, je pense que c'est entre citoyens et entre femmes que dans tous les cas, ça va donner une impulsion pour pouvoir, je pense, faire changer des choses. Une figure féminine qui t'inspire ?
- Speaker #0
Je pense que tout à l'heure, je t'ai parlé de Simone Veil. J'ai vraiment envie de la reciter parce que je ne sais pas si tu as lu son livre, vu son film, mais c'est vraiment plus que marquant. Je crois que récemment est passée la loi contre... où on a inscrit l'IVG dans la Constitution française. C'est une excellente nouvelle, une vraie fierté nationale. Et je pense que si on en arrive là, si on en est arrivé là, c'est vraiment grâce à elle. Et je suis plus qu'impressionnée par ces femmes dont la vertu, le courage et la bravoure ont su surmonter tous les obstacles. Et j'espère que tu auras un parcours similaire à elle.
- Speaker #1
Merci. Je suis en train justement d'écrire un livre sur le processus de reconstruction que peut avoir une victime lorsqu'elle subit une agression. À la fin, je vais faire un petit recueil avec toutes les femmes que j'ai pu interviewer dans mon podcast, intégrer un mot ou une phrase qui peut donner de l'éclat pour les femmes.
- Speaker #0
Moi, je dirais agissez, n'ayez pas peur. Le monde a besoin de vous et on a besoin de vous.
- Speaker #1
Wow. Merci.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Si jamais nos auditeurs veulent échanger avec toi, t'es joignable comment ?
- Speaker #0
Je pense que LinkedIn, c'est une de mes plateformes préférées, donc je serai joignable dessus. En tant que vraie entrepreneuse. Exactement.
- Speaker #1
Merci beaucoup en tout cas.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #2
Merci à vous d'avoir écouté cet échange d'entre femmes. J'espère que cette conversation vous a plu. Si c'est le cas, nous serons ravis de connaître votre retour et n'hésitez pas à nous mentionner en story sur les réseaux sociaux. Pour découvrir les nouveaux épisodes d'Éclats de Femmes chaque semaine, abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute préférée. Et si vous pensez que cela pourrait intéresser l'un de vos proches, je vous encourage à le partager avec lui. A très vite !