- Speaker #0
J'ai appris tellement de choses à ce moment-là, ça m'a libéré du stress de la lecture, de me dire je ne suis pas un lecteur, vraiment. Bonjour, je suis Cyril Perronneau, chef d'établissement, professeur de lettres et d'histoire géographique. J'ai eu envie de partager ma longue expérience au contact des adolescents. Bienvenue dans « Élève-moi » , le podcast qui s'adresse à tous les parents qui s'interrogent et qui ont besoin de petites billes parfois pour accompagner leurs enfants. Je vous souhaite une bonne écoute.
- Speaker #1
Bonjour Cyril.
- Speaker #0
Bonjour Caroline.
- Speaker #1
Alors, premier épisode de cette série de podcast et on va parler de lecture. Pourquoi ?
- Speaker #0
C'est bon ça la lecture. C'est un sujet qui revient souvent dans les familles. Comme chef d'établissement, même quand j'étais enseignant en lettres, tout le monde m'en parlait, la lecture. Mon fils ne lit pas sur les rendez-vous d'inscription. C'est grave docteur, il lit pas. Et donc en fait, je veux dire, à un moment donné, c'est beau la lecture, c'est quelque chose de formidable, mais en même temps, on peut vivre sans lecture. me semble-t-il.
- Speaker #1
Donc, ce n'est pas si grave ?
- Speaker #0
Non, ce n'est pas grave. J'ai un excellent ami, mais vraiment un très bon ami de longue date. Là où moi, je déborde de livres. Lui n'a pas un livre à la maison, si ce n'est peut-être deux ou trois bandes dessinées, mais je ne dirai pas lesquelles, parce que sinon, il va se reconnaître, ce n'est pas terrible. Mais par contre, il n'aime pas la lecture et ça ne l'empêche pas d'être heureux. Lui, son énergie, la meilleure. Il la met dans la création, il la met dans la musique, il la met dans le sport, dans le karaté, il la met dans l'amour de la famille. Voilà, donc il n'y a pas de lecture, mais ça reste quelqu'un de formidable. Donc oui, on peut être heureux sans lire. Merci, fin du podcast.
- Speaker #1
Non, non, on va développer un petit peu. Mais déjà, je pense qu'il y a certains parents qui sont rassurés tout de suite. Est-ce qu'il y a des types de lecture à privilégier pour les jeunes et peut-être pour ces jeunes-là qui, a priori, disent ne pas aimer la lecture ?
- Speaker #0
Alors, a priori, non. Toute lecture est bonne. On peut lire des mangas, des magazines, on peut lire des recettes de cuisine, on peut lire des romans, oui bien évidemment, c'est bien aussi de lire des romans. L'avantage du roman, c'est qu'en fait, on va trouver en moyenne 20 000 mots. Donc du coup, on va enrichir le vocabulaire, on va découvrir éventuellement de nouveaux mots et petit à petit se forger à l'écoute de la langue, en tout cas à la vision de certains mots, mais toute lecture est bonne, réellement. Il ne faut pas se limiter en disant, je suis un lecteur parce que je lis des romans, je ne suis pas un lecteur parce que je ne lis que de la bande dessinée. J'ai des jeunes, quand je suis en rendez-vous d'inscription, je leur pose la question, je dis, tu aimes lire ? Oui, un peu. Et ça, moi, je leur dis, mais un peu, ça veut dire que tu lis juste des bandes dessinées, c'est ça ? Et souvent, je touche juste, mais c'est bien de commencer par la bande dessinée.
- Speaker #1
Ces enfants-là, ils doivent souvent vous dire aussi qu'ils n'aiment pas. un livre, ça nous arrive de décrocher, ça nous arrive à tous d'ailleurs.
- Speaker #0
Effectivement, alors ne pas aimer un livre, moi ça m'est arrivé quand j'étais jeune et c'est d'ailleurs ce qui m'a longtemps bloqué avec la lecture, quand j'étais au collège je ne lisais souvent que de la bande dessinée j'avais des livres à lire au collège ou parfois avec France Loisirs à l'époque, dans les années 80 on avait le choix d'un livre et en fait je commençais à le lire et puis je me rendais compte que Ça ne marchait pas. Alors non seulement je ne le finissais pas, mais en plus je me punissais en m'interdisant d'en lire un autre. Et puis je me disais, tu n'es pas un lecteur. C'est triste. Mais c'était ça. Donc effectivement, on peut s'arrêter de lire un livre si ça ne plaît pas.
- Speaker #1
Vous dites vraiment ça aux élèves ? Attention, ils vont vous écouter.
- Speaker #0
Oui, mais alors après, il y a les livres obligatoires à l'école. Moi, on m'a obligé... Mais comme tous les élèves à découvrir des livres, et fort heureusement, c'est bien. Et puis après, au-delà de ça, on peut aussi, à côté, tester des livres. Et ça, c'est bien, mais on peut s'arrêter. Le but du jeu, ce n'est pas non plus de se punir avec la lecture, au contraire. C'est là, d'ailleurs, que le dégoût de la lecture commence. C'est ça.
- Speaker #1
Alors, on a le droit d'arrêter un livre, on a le droit de sauter des passages, si on veut. Qu'est-ce qu'on peut dire aux jeunes qui pensent que ce n'est pas pour eux ?
- Speaker #0
Alors... Souvent, quand je fais un rendez-vous, par exemple, avec des jeunes et que je leur parle de la lecture et qu'ils me disent « moi, non, la lecture, c'est pas mon truc » , souvent c'est le mot qui revient, je leur dis « mais en fait, je fais la comparaison avec des aliments » . Je leur demande, alors ça leur paraît tout bizarre au départ, je dis « mais... » Qu'est-ce que tu adores manger ? C'est quoi ton plat préféré ? Bon, il t'y a intérêt de dire que c'est celui de maman, sinon tu ne sors pas du bureau vivant. Mais du coup, quel est ton plat préféré ? Quel est ton aliment préféré ? Et quel est le plat que tu détestes ? Alors souvent, bon, revient parmi les plats qu'ils n'aiment pas, les épinards. Et puis, est-ce qu'ils adorent les sushis ? Ça revient beaucoup. Les frites ? Oui, c'est ça, les frites. Voilà, ça ne leur pose pas de sushis, en tout cas. Et je leur dis, mais en fait, vous avez peut-être que pour l'instant, sur des romans, vous êtes tombés que sur des romans épinards et pas encore sur des romans frites ou des romans sushis. Mais pour ça, il faut goûter, il faut tester parce qu'il existe autant de livres qu'il existe d'aliments sur Terre. Mais on ne peut pas savoir qu'on aime quelque chose avant de l'avoir goûté. C'est juste pas possible. Donc, je leur dis, allez-y, foncez, goûtez. Et si vous n'aimez pas, vous laissez sur le bord de l'assiette. Par contre... Quand vous allez trouver vos romans sushis, vous n'allez plus pouvoir vous en passer. Et moi, c'est le cas. Maintenant, j'ai mes écrivains préférés. Quand il y a un Giacometti Raven qui sort, je me précipite.
- Speaker #1
Et puis, on peut dire aussi qu'il y a un temps pour tout, peut-être. Qu'on va le poser à un moment donné, ce livre épinard, et puis qu'on le reprendra à un autre moment parce que ce sera le bon moment.
- Speaker #0
Il y a des temps pour la lecture. Il y a des temps pour certains types de livres. Moi, j'ai le souvenir, quand j'étais en... en quatrième d'une professeure de français qui nous avait fait lire La Cousine Bête. Mon Dieu, j'ai un peu martyrisé la couverture quand même parce que c'était pas mon histoire. Mais j'ai le souvenir d'un livre qu'on m'a offert quand j'étais jeune, le livre d'Alice Ferney, L'élégance des veuves, qui parle de femmes qui ont perdu leur mari, leur fils sur trois guerres, celle de 1870, celle de 14-18 et 39-45. Et quand on me l'a offert, j'ai commencé à lire, c'était... Je n'ai pas trouvé ça passionnant. Et je l'ai relu quand je suis devenu papa. Et alors là, je n'ai pas eu du tout la même vision du livre. Mais pas du tout. Et parfois, aussi, on a des livres boulet. Et moi, j'en ai un. Alors que l'auteur m'excuse si jamais il m'entend. C'est un livre qui s'appelle « Le remords de Dieu » de Payet. Et en fait, j'ai essayé 15 000 fois de le lire parce que la quatrième de couverture m'intéresse. Mais je n'ai jamais réussi. Mais il me poursuit. Un coup, j'ai fait une location de vacances. Il y avait une bibliothèque. Et dans la bibliothèque, il y avait quoi ? Cinq, six livres. Et il y avait ce livre-là. Il a poursuivi.
- Speaker #1
Il faut peut-être essayer. Je réessayerai.
- Speaker #0
On ne sait jamais.
- Speaker #1
On parle beaucoup des écrans. Et c'est vrai que c'est inquiétant. Est-ce que vous pensez qu'on en fait assez pour accompagner les enfants et les jeunes à lire ?
- Speaker #0
Alors oui et non. Je crois, je n'ai pas rencontré beaucoup de parents qui n'ont pas lu d'histoire à leur enfant. Vraiment. Parce que ce moment-là, il est extraordinaire. C'est le temps du soir avant d'aller se coucher. C'est le temps où on est censé se poser, se calmer. Enfin, moi, ce n'était pas mon cas. Parce que quand je racontais des histoires à mes enfants, aux grands-dames de mon épouse, souvent, je la vivais un peu trop, l'histoire. Et je les excitais plus qu'autre chose. Je crois qu'en fait, il me semble, avec l'expérience, avec le recul, que... Quand nos enfants ont su lire, malheureusement, on les a abandonnés à la lecture. On a perdu ce temps passé avec eux. On a moins partagé de choses avec eux à ce moment-là. Et je crois réellement que si on veut peut-être réintéresser ces enfants à la lecture, pourquoi pas essayer, même s'ils sont plus grands, de retrouver ces temps le soir où on lit juste le premier chapitre ensemble ou le deuxième. juste pour lancer quelque chose. Mais en fait, derrière la lecture, il n'y a pas que le livre. Il y a papa, maman derrière la lecture. Il y a l'enfant de l'autre côté. Il y a ce temps ensemble. C'est comme le temps du repas. Le temps du repas, ce n'est pas un temps où on va parler de l'école. Ce n'est pas le moment. Ce n'est pas le lieu. Le temps du repas, c'est le temps de la convivialité. Le temps de la lecture, c'est celui du partage.
- Speaker #1
Et ce pour qui le papier, c'est compliqué. On fait de l'audio aujourd'hui. Vous conseillez quoi ?
- Speaker #0
Il y a plein de choses. pour aimer lire. Je comprends que le papier, ça puisse être embêtant. Déjà, ça prend de la place. Bon, on peut louer le livre, on peut l'emprunter, il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a des livres numériques et je trouve ça bien. On a beaucoup d'élèves qui n'aiment pas lire, mais par contre, qui aiment qu'on leur raconte des histoires. Je crois que l'homme aime entendre des histoires. Et il y a des livres audio qui sont magnifiquement faits, avec des bruitages derrière, qui posent une ambiance. Donc, Ça peut être aussi un partage dans la voiture quand on part en vacances. Allez, on met un livre audio. Je crois qu'on peut partager de belles choses aussi. Il n'y a pas que le livre papier. Moi, j'aime bien le sentir. Je trouve qu'il y a une histoire dans le livre. J'aime bien quand je l'ai acheté. J'ai acheté, écrire un petit mot dedans, ce que j'en ai pensé, où est-ce que je l'ai acheté, à quel moment je l'ai lu, si j'étais sur la plage ou si j'étais dans ma chambre. C'est vraiment très intime le livre.
- Speaker #1
Bon conseil le livre audio, on profite évidemment de ton expérience auprès des plus jeunes depuis toutes ces années. Est-ce que tu aurais des idées pratiques à partager avec nous pour éveiller le goût de lire ?
- Speaker #0
Alors la question est piégeuse, parce que c'est pas... J'en reviens aux aliments. Si on dit « tu n'aimes pas les épinards » , ce n'est pas grave, je vais t'en rajouter et tu vas en avoir tous les soirs. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Il vaut mieux, à la limite, mieux agrémenter les épinards. Je dirais qu'il y a quelques petites techniques, comme celle que je disais tout à l'heure, de repartager le livre. Mais il y a d'autres techniques qui peuvent fonctionner. Alors, ce n'est pas toujours vrai, mais ça peut marcher. de laisser un livre ouvert à une certaine page qui traîne négligeamment dans le salon, dans les toilettes, un petit peu partout. Comme par hasard, c'est une page passionnante avec des choses intéressantes. Mais avec les adolescents, il peut y avoir un truc très intéressant. Alors pourvu qu'ils ne m'écoutent pas, c'est d'interdire à tout un pan de la bibliothèque. De dire non, ces livres-là, tu n'y touches pas, ce n'est pas pour toi, tu es trop jeune pour les lire. Et puis, glisser du Baudelaire et puis d'autres lectures qu'on a envie de leur faire découvrir. Mais de les interdire à la lecture, il y a des parents qui sont revenus après en me disant « Tiens, j'ai des livres qui ont disparu de la bibliothèque. » Pas mal, ça,
- Speaker #1
pas mal.
- Speaker #0
Ça peut marcher, en tout cas. Ça peut fonctionner.
- Speaker #1
Offrir des livres, ça, ça marche toujours.
- Speaker #0
Ben ouais. Souvent, sur les cadeaux, on pense toujours à ce qui peut faire plaisir. On va dire « Oui, alors c'est quoi qui lui fait plaisir ? » Qu'est-ce que je peux lui offrir ? On va souvent aller sur des jeux. Et spontanément, on ne va pas aller vers un livre. On dit qu'il n'aime pas lire, on ne va pas lui offrir de livre. Et si c'était le déclic ? C'est mon parrain, c'est ma marraine qui me l'a offert. Et puis, pour plus tard, vous savez, le temps passe vite. Et moi, il y a des livres que j'ai récupérés de mon grand-père qui est décédé depuis longtemps. C'est un grand fan de la Seconde Guerre mondiale. Et c'est très étonnant, alors je vais vous faire sourire, mais lui, il marquait les pages avec des bouts de papier toilette. Il y avait un emballage carton rose à l'époque, et puis en fait, il marquait ses pages comme ça. Et quand je lis les livres qu'il a lus, je replonge dans son histoire parce que j'ai les marques pages qui sont restées à certaines pages. C'est important et c'est pour ça que d'offrir un livre, mais de ne pas oublier de mettre un petit mot dedans en disant voilà. de parrain, de marraine, je t'aime très fort. Et du coup, on va y mettre un côté sentimental au livre. Alors peut-être que ça ne va pas parler tout de suite. Mais encore une fois,
- Speaker #1
à un moment, ce sera le bon moment. En préparant cette interview, tu m'as parlé d'un sketch. Tu le partages avec nous ?
- Speaker #0
Ah que j'ai adoré ! Mais oui, c'est un sketch des déchiens. Alors les déchiens, ça passait sur Canal+, dans les années 90, avec notamment François Morel.
- Speaker #1
Je vous parle d'un temps.
- Speaker #0
que les moins de 20 ans. On va s'arrêter là, je crois. C'est un sketch que je trouve à la fois drôle et remarquable d'un enfant qui lit un livre et puis il y a ses deux parents et le père qui est à côté, il dit que tu nous fais chier à lire. Et puis on sent que le gamin, il est dans sa lecture et le père, il a des choses à faire à la maison. Qu'est-ce que tu lis ? les mémoires d'Adrien, Yur Senar. Et le père, il dit, mais c'est ton Yur Senar qui va tailler la haie. Et en fait, il y a là-dedans parfois de l'incompréhension. On peut mettre ça, par exemple, avec l'enfant qui ne range pas sa chambre. Il est en train de lire. Puis à côté, on va lui dire, mais range ta chambre, après on verra. Et je trouve, il y a de l'amour dedans. Et le père, il veut quand même lui partager quelque chose. Parce que... Il ne connaît pas, il ne sait pas qui c'est, c'est qui ton Adrien. Et en même temps, il lui dit après, avec beaucoup d'amour, il me semble, malgré sa colère, je lui ai acheté les mémoires de Poulidor, il n'a même pas lu. Et je trouve que ça dit, parce que lui, son type de lecture, c'est les mémoires de Poulidor.
- Speaker #1
Ça dit beaucoup du décalage qu'il peut y avoir dans certaines familles.
- Speaker #0
Et puis surtout, je pense qu'il ne faut pas avoir honte de ce qu'on lit. Il faut les assumer avec ses enfants, et puis assumer aussi le fait qu'on ne soit pas d'accord. sur les types de lecture qu'on se partage et qu'on lit ensemble.
- Speaker #2
Et pour
- Speaker #1
finir, Cyril, tu voulais nous parler des dix droits du lecteur. C'est de Pénac, Daniel Pénac.
- Speaker #0
Ça m'a libéré dans son livre comme un roman. J'ai appris tellement de choses à ce moment-là. Ça m'a libéré du stress de la lecture, de me dire que je ne suis pas un lecteur. Vraiment. Parce qu'en fait, il a parlé des dix droits du lecteur, si je les reprends brièvement. Il y a le droit de ne pas lire, on a dit tout à l'heure qu'on peut être heureux sans lire. Le droit de sauter des pages. Moi, à titre perso, je déteste les descriptions. J'aime bien imaginer ce qui se passe. construire le décor, les personnages moi-même. Donc quand il y a des descriptions, je saute et puis je reprends les passages. Et tout va bien, je ne suis pas mort, ça va. Le droit de ne pas finir un livre, on en a parlé tout à l'heure. Le droit de relire. Moi, je ne suis pas un grand fan, mais effectivement, on peut relire. Si c'est un livre de vie, c'est magique. On peut relire, relire. Je pense à Kilomètre Zéro de Modankawa, ça peut être vraiment inspirant comme livre. Donc on peut les relire. Le droit de lire n'importe quoi, on l'a dit tout à l'heure. Le droit au bovarisme, alors vivre l'histoire à fond, s'identifier au personnage, ça c'est magique, c'est quelque chose d'extraordinaire. J'ai un élève récemment qui a vu le conte de Montecristo en film et qui m'a dit « Ah, ce serait bien qu'il y ait un écrivain qui s'y penche et qui écrive le livre. » J'ai trouvé ça génial. Bon, je lui ai dit gentiment après que ça avait été déjà fait. Le droit de lire n'importe où. Alors ça, c'est génial. Moi, chez moi, j'ai des livres partout. j'en lis plusieurs à la fois j'en ai un dans le salon, un dans la chambre et c'est ça qui est génial peu importe le type de livre le droit de lire n'importe où, le droit de grappiller le droit de lire à voix haute alors ça peut être plus embêtant mais parfois pour des auditifs c'est bien, on a le droit de lire à voix haute et puis aussi le droit de se taire on a le droit de ne pas parler d'un livre on n'est pas obligé de détaler sa culture tout le temps ça fait du bien, sauf si on a envie de le partager avec quelqu'un qui nous est cher moi Bonjour ! à titre perso j'en rajouterais même des droits de lecteur je rajouterais le droit de lire à son rythme moi je vois en ce moment par exemple je travaille beaucoup il y a un roman que j'ai commencé il y a trois semaines je ne suis qu'à la moitié alors c'est peut-être pas un hasard non plus mais je crois que je vais m'arrêter en plus parce que ça ne me passionne pas des masses mais on a le droit de lire à son rythme on peut mettre un an à lire un livre c'est pas grave ça personne ne va venir me le dire « Tu as mis un an à lire ton livre. »
- Speaker #1
Notamment le conte de Montecristo. On n'a vraiment pas le droit de mettre un an.
- Speaker #0
Tout à fait, parce que c'est un peu long. Le droit d'accumuler des livres, c'est beau, des livres qui traînent. Ça peut être embêtant, mais une bibliothèque avec des livres qui vont dans tous les sens, je trouve ça magique. Quand j'arrive chez les gens, la première chose que je regarde, c'est la bibliothèque. Sauf chez mon meilleur ami, pour ceux qui ont suivi le début du podcast. Mais c'est magique. Le droit de lire plusieurs livres en même temps, ça c'est extraordinaire. Enfin, on n'est pas obligé d'en finir un pour en commencer un autre. Et puis le droit, on l'a dit tout à l'heure, de varier les supports. On n'est pas obligé de lire un livre papier, on l'a dit. Il y a des choses. Les liseuses maintenant, c'est chouette aussi.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais te dire, parce que pendant des années, j'ai dit jamais, j'aime trop l'objet, le livre, le papier. Et ça y est, je m'y suis mise et c'est vachement bien, vraiment.
- Speaker #0
Et c'est vraiment chouette.
- Speaker #1
Ah oui, vraiment.
- Speaker #0
Et l'avantage... Par rapport à ce que je disais tout à l'heure avec la liseuse, c'est que c'est souvent lié à des abonnements. Et on peut commencer des livres. On a trois, quatre chapitres gratuits. Donc, on peut commencer le livre gratuitement. Et si vraiment, avant d'acheter, c'est vraiment un avantage.
- Speaker #1
C'est léger, on l'emporte partout. C'est vraiment très bien. Ce n'est pas mauvais pour les yeux parce qu'il n'y a pas de lumière bleue.
- Speaker #0
C'est parfait.
- Speaker #1
Plein d'avantages.
- Speaker #0
C'est très bon.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Cyril.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Caroline.
- Speaker #1
C'était passionnant, merci.
- Speaker #0
Merci. C'est fini pour aujourd'hui. Un grand merci pour votre précieuse écoute. N'hésitez pas à partager, à en parler autour de vous. Merci à Caroline pour cet échange et la réalisation de ce podcast Élève-moi. Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous. Bye bye.