Speaker #0Hello hello et bienvenue dans ce deuxième épisode du podcast En Bon Indé. Quand tu as décidé de te lancer à ton compte, il y a de grandes chances pour que la raison numéro une en haut de ta liste ce soit l'envie de retrouver ta liberté. C'est un peu la grande promesse qu'on y a un peu partout sur le web, lance-toi, deviens ton propre patron et sois enfin libre. Aujourd'hui j'aimerais qu'on casse un petit peu ce mythe parce que cette phrase magique mérite pas mal de nuances, une bonne dose de réalité terrain. Et surtout, une énorme déculpabilisation pour tous ceux qui rament au quotidien. Parce que bon nombre d'indépendants et de freelances galèrent, et parfois c'est un peu frustrant de se dire « je me suis lancée, je suis mon propre patron, mais je ne me sens pas plus libre que ça » . Et pendant mes cinq années de freelance, j'ai réalisé une chose, c'est que travailler pour soi ne rend pas automatiquement plus libre, et parfois c'est plutôt le contraire. Pour te faire comprendre un peu ce que je veux dire, je vais te raconter du coup une partie de mon histoire et t'expliquer un petit peu comment ma vision de la liberté a évolué, comment ma liberté aussi a évolué au fil du temps, et t'aidera, j'espère en tout cas va t'inspirer et t'apporter un autre regard sur ce que signifie la liberté quand on est freelance, indépendant, et aussi surtout que toi ça va t'amener un petit peu à la réflexion sur ce sujet. Quand je me suis lancée, il y a 5 ans, si t'as écouté l'épisode 0, je te raconte un petit peu plus comment ça s'est passé, un petit peu mes débuts, etc. Mais moi je me suis lancée sans rien avoir, c'est-à-dire que j'avais pas d'idée de ce que j'allais vendre, de ce que j'allais faire, de ce que j'allais proposer. Moi je me suis juste lancée en me disant, si ça marche tant mieux, si ça marche pas tant pis. Mais je savais juste une chose, c'est que je voulais plus être l'employée de quelqu'un. Donc du coup je me suis lancée. Sauf que quand je me suis lancée il y a 5 ans, j'avais pas vraiment la liberté financière. Je suis partie sur un coup de tête et un peu sans parachute. J'avais pas d'argent de côté et je comptais uniquement sur mes allocations chômage pour me laisser le temps de construire mon activité. Moi quand je me suis lancée, j'avais un CDI, on a fait une rupture de contrat de manière propre pour que je puisse toucher le chômage. Comme j'avais créé mon entreprise avant, du coup j'avais droit à mes droits au chômage et du coup je savais que j'avais un peu de temps un certain nombre de jours, qui se comptent en années, pour me permettre de tenter ma chance et de vivre de mon activité et de me dire que j'avais quand même un revenu tous les mois, même si mon entreprise pouvait mettre du temps à se développer, je sais que j'avais quand même un petit peu le temps. Par contre, même si je n'avais pas de liberté financière, j'avais une liberté de temps totale. C'est la première fois que je me retrouve avec autant de temps libre par jour, même tout mon temps libre. Même si à côté, je développais mon blog, que je continuais à réfléchir un petit peu à ce que je voulais faire, etc. Mais j'avais une liberté de temps et géographique qui était complète. Je pouvais travailler d'où je voulais, me lever à l'heure que je voulais, organiser mes journées comme bon me semblait. Bref, j'étais vraiment libre sur ce plan-là et c'est aussi quelque chose qui m'attirait beaucoup dans ce côté liberté. Au bout de quelques mois, j'ai des premières missions qui sont arrivées. C'est là que je me suis lancée en tant que community manager spécialisée sur Pinterest. Donc j'ai commencé à avoir des premières missions, mais mon activité, elle était quand même encore loin d'être stable. Je n'avais pas forcément de revenus fixes, stables, surtout que je sous-tarifais beaucoup mes prestations et ce que je faisais. Je me lançais, je ne savais pas trop comment est-ce qu'il fallait facturer, combien facturer, comment faire. Je me suis aussi laissée un petit peu le temps là-dessus, mais je n'avais pas du tout une activité stable, loin de là. J'avais quelques revenus récurrents. mais on était loin quand même de la stabilité financière à laquelle je rêvais dans ma tête. J'avais aucune prévisibilité sur ce que j'allais toucher le mois suivant, et j'apprenais beaucoup sur le tas, parce que je savais pas facturer, je savais pas faire des devis, etc. Enfin, j'ai tout appris sur le tas quand je me suis lancée, et pour être honnête, c'est vraiment mes clients qui ont construit mon catalogue d'offres au fur et à mesure de leurs demandes. Donc quand j'ai commencé sur Pinterest, au bout de 2-3 mois... Un client m'a dit, je vois que tu gères bien Pinterest, tu t'en sors super bien, est-ce que ça te dit de gérer le compte Instagram ? Moi je suis en mode une porte ouverte, une opportunité, pourquoi pas, faisons-le, même si je n'ai jamais proposé de prestations sur Instagram, pourquoi pas, je sais que je me débrouille aussi, je sais comment ça fonctionne, pourquoi pas, ça peut le faire. Donc c'est vraiment au fur et à mesure de mes clients, à chaque fois qu'ils se disaient, tu gères là-dessus, tu pourrais peut-être faire ça, et du coup au fur et à mesure c'est un peu comme ça que mon catalogue d'offres a un petit peu évolué et s'est transformé. Et cette phase-là, où tu as la liberté de temps géographique, mais pas de liberté financière, c'est quand même une phase ultra inconfortable. parce qu'on se sent quand même ultra vulnérable. On accepte un peu tout ce qui passe comme opportunité, comme prestation, comme mission, et on vit un peu dans une angoisse et dans un stress permanent de quoi sera fait le mois prochain, comment est-ce que je vais faire, est-ce que je vais vraiment réussir. Et c'est souvent là qu'on commence, et c'est normal, il faut bien commencer quelque part. Mais ça peut être un passage assez compliqué, et dont certains freelancers ou certains indépendants ne sortiront jamais au-delà de cette phase. Parce que ce n'est pas si simple que ça de développer son activité et de réussir à trouver des clients et surtout de construire une activité qui est stable, rentable sur le long terme. Au fil des années, donc là c'était vraiment les deux premières années, j'avais des revenus qui augmentaient, mon chiffre d'affaires n'a fait qu'augmenter au fur et à mesure des années. Mais là c'était vraiment les deux premières années où je savais que j'avais des revenus. Mais pas des revenus de dingue. Je pouvais pas me verser un salaire de 1 500, de 1 000 euros. C'était même pas envisageable. Je vivais encore un peu sur le chômage, sur ce que complétait le chômage par rapport à mes revenus en freelance. Au bout de la deuxième année, il me semble que j'ai quand même arrêté assez vite au niveau des prestat chômage. Mais j'avais pas de quoi non plus me verser un salaire de dingue. Je pense que je devais me verser 900 euros, ce qui est mieux que rien. Mais c'est pas exceptionnel non plus. Et à 900 euros, t'as un... Bon là je parle quand même d'il y a 5 ans donc on n'était pas du tout sur le même niveau de vie, enfin le coût de la vie était totalement différent il y a encore 5 ans. Donc avec 900 euros je m'en sortais quand même plutôt bien, j'arrivais à payer tout ce que je voulais mais j'avais pas un train de vie qui était dingue et exceptionnel. Et puis au fur et à mesure mon activité elle a décollé, il y a toujours plus de contrats qui sont arrivés, j'ai augmenté mes prix, le chiffre d'affaires a grimpé, j'ai enfin aussi atteint cette fameuse liberté financière de ce qu'elle représente en tout cas pour moi. Et une fois que j'ai commencé à gagner ma liberté financière, donc ça veut dire que je générais de plus en plus de chiffre d'affaires, que je pouvais enfin me verser un salaire entre 1 500 et 2 000 euros par mois. Donc quand je dis salaire, c'est revenu personnel que je me verse sur mon compte personnel. Donc quand tu es auto-entrepreneur, on considère que ton revenu, c'est ton salaire, entre guillemets. Enfin, ça compte comme tes revenus personnels. Mais en tout cas, j'avais mon chiffre d'affaires. De mon chiffre d'affaires, je pouvais me sortir entre 1 500 et 2 000 par mois, parfois peut-être un peu plus. Et du coup, au fur et à mesure où mon chiffre d'affaires a commencé à augmenter, c'est là que j'ai commencé à perdre aussi ma liberté de temps. Parce que forcément, pour faire monter mon chiffre d'affaires, il fallait que j'accepte de plus en plus de missions, de plus en plus de contrats. Et dans ma tête, l'équation était assez simple. Plus de chiffre d'affaires égale plus de clients, égale plus de travail, donc forcément égale moins de temps pour moi. En parallèle, j'avais aussi envie de lancer des projets qui me passionnaient un petit peu plus. un peu plus pour moi et pas forcément pour mes clients, de transmettre, de créer de nouveaux formats. Tout ça j'adore mais le problème c'est qu'à un moment donné, la réalité te rattrape et un peu comme tout le monde, je suis humain, j'ai 24 heures dans une journée et mon temps n'est pas extensible. Donc du coup à un moment donné, tu te retrouves bloqué au niveau temps parce que même si tu arrives à bien caler tes journées, en réalité tes missions clients prennent 99% de ton temps. Donc du coup tu peux pas te permettre de lancer des projets pour toi ou alors dans ce cas là il faut prendre le risque de prendre moins de clients pour pouvoir te consacrer sur ces projets sauf que derrière tu vas perdre un peu en sécurité financière. C'est toujours une équation très compliquée je trouve quand on est freelance ou indépendant il y a toujours plein de questionnements comme ça qui reviennent systématiquement et du coup à ce moment là en fait j'avais envie de faire des choses pour mon entreprise, pour moi, pour ce qui me passionnait, ce que j'avais envie de partager, de transmettre mais j'avais pas le temps pour le faire. Et du coup pendant presque deux ans, j'ai travaillé plus de dix heures par jour. C'est pas quelque chose que je recommande et j'en suis pas fière et c'est pas quelque chose que je veux prôner non plus. Mais c'est la réalité, moi c'est ce par quoi je suis passée. Je travaillais tous mes week-ends, tous les jours fériés. Je prenais presque jamais de vacances. Et les rares fois où je partais quelques jours, j'avais toujours mon ordinateur dans mon sac. Ou alors ouvert sur un coin d'une table. Parce que si j'avais un client qui me posait une question... Et si j'avais besoin, s'il y avait une urgence ou quoi que ce soit, il m'a fallu que je puisse être réactive. Et surtout, les moindres petites minutes ou heures que j'avais qui étaient disponibles, je les consacrais tout le temps à mon entreprise et tout le temps à mes clients. Pendant ces deux ans, j'ai donc beaucoup travaillé. Ça s'est ressenti forcément sur mon chiffre d'affaires. J'étais très fière de pouvoir vivre de mon métier. Je me sentais vraiment épanouie sur le plan professionnel, même si je travaillais beaucoup. Le problème, entre guillemets, c'est que je m'étais un peu construite une cage dorée. J'étais un peu devenue l'employée la plus exigeante et la plus toxique de ma propre boîte. Jusqu'en 2024, ça a été comme ça. De au moins 2022 à 2024, c'était un rythme aussi intense que ça. Jusqu'en 2024, en septembre-octobre, où là mon corps m'a un petit peu rappelé à l'ordre et où tu te rends compte que t'as beaucoup trop tiré sur la corde et dépassé trop de limites. Je sais pas si tu vois un petit peu l'image de la voiture qui est au bord du précipice et qui tient en équilibre sur deux roues comme dans les films un petit peu. Et bah c'est un peu vraiment là où j'en étais. La voiture était vraiment en équilibre et c'est soit je bougeais encore un peu trop et la voiture tombait, soit j'essayais de rester un peu calme, de prendre du recul. pour apaiser, calmer un petit peu les choses et attendre qu'on vienne me secourir ou que j'arrive à sortir de la voiture. Et comme beaucoup d'indépendants, je camouflais aussi beaucoup cet épuisement derrière des excuses du type c'est juste une période de rush, donc c'est un moment dans l'année, c'est normal, c'est ok, c'est pas grave. Les je n'ai pas le choix, j'ai pas le choix que de travailler autant parce que sinon je vais jamais réussir à faire le même chiffre d'affaires. Il faut bien que je fasse tourner la boîte, si demain je m'arrête tout s'écroule, tout s'effondre autour de moi. Et il y a des choses où oui, il y a une part de vérité, mais il y a aussi beaucoup d'excuses parce qu'il y a toujours des solutions par rapport à ça. Quand j'ai pris cette petite claque de me dire genre là t'es vraiment au bout du bout, mentalement c'était pas dingue, j'étais épuisée physiquement, et je me suis posée pour faire le bilan. Parce que là c'était un peu trop et là mon corps était vraiment en train de me mettre des signaux d'alarme et il fallait que je commence à écouter et que je commence à me poser des bonnes questions. J'avais passé deux ans à courir un marathon sans ligne d'arrivée. Et quand tu ne te fixes pas de limites, tu te retrouves à courir derrière l'ambition des autres, vers ce qu'on te voit comme la normalité sur LinkedIn ou sur Instagram, comme une norme, comme une esthétique de vie. Et au final, tu cours vers des choses qui ne sont pas des choses que toi tu as envie d'atteindre. Tu vas vers des lignes d'arrivée qui ne te correspondent pas. Comme par exemple l'exemple mythique des 10K par mois. Les 10K par mois, tu peux les atteindre en étant solo, mais pas avec n'importe quel type d'offres. Selon les offres que tu vas vouloir développer pour générer 10K, tu ne vas pas les faire tout seul. Il va te falloir quand même des freelances ou des indés pour t'accompagner, pour t'aider, tu ne vas pas pouvoir le faire toute seule. Ça, c'est aussi des choses à prendre en compte. Et sur 10 000 euros de chiffre d'affaires, déjà aussi, ça veut dire forcément, à un moment donné, changer de statut. Donc du coup, tu n'as plus du tout les mêmes rôles, tu n'as plus du tout les mêmes responsabilités, c'est plus du tout la même gestion d'entreprise. Quand tu commences à avoir des freelancers, des indés, c'est pareil, il y a du management à faire, il faut gérer quand même ces humains qui sont censés intégrer ton équipe. Donc il se passe quand même beaucoup de choses et courir vers des objectifs, des ambitions d'autres personnes, c'est courir après des chimères et des fausses choses en fait. Tu cours pas vers ce pourquoi toi tu t'es lancé au départ et je trouve aussi avec le temps... Plus tu vas passer de temps, plus tu vas passer des années, plus tu vas t'éloigner du pourquoi tu t'es lancé au tout départ. Et c'est aussi pour ça que je trouve qu'il est important de faire des points et des bilans réguliers, et de se reposer les bonnes questions, et de revoir aussi les fondations de son entreprise, et parfois aussi surtout de se faire accompagner, de ne pas rester tout seul dans tout ça, parce que des fois tu as tellement la tête dans le lit d'eau... que t'as vraiment des œillères en fait, et qu'il y a des choses, si t'as pas quelqu'un autour de toi qui peut t'aider à te poser les bonnes questions, prendre du recul, voir ces choses que toi tu vois pas, qui sont vraiment sous-tournées mais que tu ne vois plus, bah ça aussi c'est important de pas rester tout seul, surtout quand on est dans ce genre de phase. Du coup j'ai commencé à me poser des vraies questions, des questions comme par exemple, c'est quoi la liberté pour moi concrètement ? Qu'est-ce que ça représente pour moi la liberté ? C'est quoi mes vrais indicateurs de réussite ? Pas ceux des autres mais les miens. À quel moment est-ce que je vais considérer que j'ai réussi ou que ce que je fais est une réussite ? Et encore une fois, tu peux générer 2000, 3000, 5000 euros par mois et considérer que pour toi, c'est une réussite. Parce que t'as pas forcément envie de générer 10 000 euros par mois. Toi, ce que tu veux, c'est par exemple générer 2500 euros par mois, pouvoir te verser 1800 euros de salaire, de revenu pour toi personnellement, pour mener ton train de vie habituel, pouvoir mettre un peu d'argent de côté, vivre ta petite vie de famille tranquille ou bilou. t'as pas forcément envie de faire des gros chiffres. Et c'est ok. Et ça, le problème, c'est que c'est quelque chose qu'on a trop banalisé et normalisé, le fait de faire des gros chiffres, et que c'est pas forcément l'envie, l'ambition de tout le monde. Il y en a, ils veulent juste le minimum, et se contenter du minimum, c'est pas forcément ne pas être ambitieux ou se restreindre ou quoi que ce soit, c'est juste qu'il y en a, ils préfèrent générer 2500 euros par mois, travailler 90 heures par mois, et tout le reste du temps profiter de leur famille. pour eux, faire des choses, des passions, parce que toutes les passions ne se monétisent pas, toutes les passions ne sont pas bonnes à monétiser, même si elles peuvent se monétiser, et ça aussi c'est important, et en fait c'est toutes ces questions-là qui sont importantes pour toi de savoir. Qu'est-ce que pour toi, c'est d'avoir réussi dans ta vie et pas que dans l'entrepreneuriat, mais aussi globalement et de prendre aussi globalement tes objectifs personnels. Parce que ton entreprise ou le fait d'être en freelance ou indépendant, ça doit avant tout servir ta propre vie et pas forcément l'entreprise en elle-même. Parce que ça va impacter énormément de décisions que tu vas prendre et encore une fois, en fait, tu mets pas en place les mêmes actions quand tu veux atteindre 10 000 cas par mois que quand tu veux en faire 2 500. Tu vas pas du tout poser les mêmes actions, ça va pas du tout être les mêmes systèmes, c'est pas les mêmes enjeux, c'est pas les... Il y a tellement de choses qui sont différentes, c'est des gros paliers et il y a vraiment des différences. Une autre question que je me suis posée, c'est aussi à quel moment est-ce que moi je me sens libre financièrement et temporellement, sans que l'un ne détruise l'autre, donc à quel moment est-ce que j'ai un équilibre entre le fait de gagner ma vie, de la liberté financière, Pour moi, je me sens bien dans ma vie, je ne me sens pas les points et pieds liés par rapport à l'argent. où je me dis je ne peux pas profiter, je ne peux pas me permettre de faire ce que j'ai envie, mais aussi où cette liberté financière ne va pas impacter ma liberté temporelle et de pouvoir gérer mon temps comme je veux, de pouvoir disposer de mon temps comme je veux et que tout mon temps ne soit pas uniquement consacré à mon entreprise. Et tout ça c'est ultra important. Et c'est là que moi j'ai remis à plat un peu toutes ces fondations business, que je me suis reposé les bonnes questions, que j'ai remis un peu l'église au milieu du village. et que j'ai posé des non négociables stricts pour moi. Comme par exemple, passer le plus de temps possible avec ma fille, maintenant je suis jeune maman, donc c'est aussi quelque chose qui était important pour moi. Il y a encore trois ans, quand je n'avais pas de liberté financière, pour moi c'était quelque chose qui était compliqué, de me dire comment est-ce que je peux accéder à la propriété, comment est-ce que je peux avoir un enfant alors que mon entreprise repose sur moi, comment est-ce que je vais organiser mon congé maternité, comment est-ce que ça va se passer. Est-ce que mon entreprise ne va pas s'écrouler du jour au lendemain parce que je ne suis plus là ? Spoiler alert, non. D'ailleurs, encore une fois, si c'est un sujet que tu as envie que j'aborde, qui pourrait t'intéresser, n'hésite pas à me dire. Je peux t'expliquer un petit peu comment est-ce que je me suis organisée pour prendre mon congé maternité en toute sérénité sans que mon business s'écroule, même si après j'ai fait un virage, que j'ai retiré plein de choses dans mon entreprise, etc. Ça, c'était un choix auquel aussi je me suis préparée avec le congé maternité. Mais là, j'ai vraiment remis à plat les fondations de mon entreprise. Et pour moi, mon non négociable, c'était, je me suis dit, je fais un enfant, c'est pas pour que ce soit les autres qui s'en occupent, pour ne pas être présente pour elles. Mon entreprise ne va pas être prioritaire par rapport à ma fille. Ma fille sera toujours ma priorité absolue. Et pour moi, c'est un non négociable. Donc ça, c'est venu après le congé maternité. Mais avant, en 2024, début 2025, quand j'ai reposé aussi les choses à plat, avant que je découvre que j'étais enceinte. Il y avait aussi le fait de ne plus jamais travailler les week-ends, il était hors de question pour moi que je travaille les week-ends, j'avais plus du tout de temps, pas de vie en fait, genre en dehors de mon entreprise j'avais pas de vie, j'avais pas forcément d'identité. Mon identité personnelle c'était mon entreprise. Et c'est là où derrière tu vois ça devient compliqué au niveau des limites, et là je me suis dit il faut que j'arrête de travailler les week-ends et que j'arrive à trouver ce temps pour moi. Ensuite un autre non négociable pour moi c'était de prendre une semaine de vacances toutes les 7 à 8 semaines pour me reposer, et surtout... nourrir ma créativité. Parce que ce qu'on se rend pas compte, c'est que moi par exemple, dans mon ancien métier, même si je le fais encore, social media manager, ça demande énormément de créativité et beaucoup de jus de cervelle. C'est-à-dire que si je suis fatiguée, mon cerveau n'est pas en mesure ni en capacité de pouvoir faire le travail que je fais. Parce que pour avoir de la créativité, il faut laisser le vide au vide, il faut laisser de l'espace. il faut du temps pour nourrir sa créativité, pour l'entretenir, et ça, ça peut se faire de différentes manières, en lisant, en regardant des films, des séries, en consommant aussi du contenu sur les réseaux, en regardant des témoignages, des interviews, juste aller se balader dans la nature, plein de choses comme ça, mais en fait, si tu ne laisses pas de temps, d'espace vide, comme ça, de temps mort ou de temps pour nourrir ta créativité, bah derrière, c'est compliqué, et surtout quand tu es dans un métier créatif. C'est super important d'avoir un cerveau, un corps qui est reposé, qui n'est pas fatigué, parce que je peux t'assurer que ça bloque totalement ta créativité et ton jus de cerveau. Et même globalement, mais c'est pas un métier créatif, prendre une semaine de vacances toutes les 7 à 8 semaines, je t'assure, ça fait vraiment pas de mal. Et mon autre négociable, c'était refuser le mode survie ou l'urgence permanente. C'est-à-dire que... Des fois, je pouvais vraiment accepter des contrats en mode dernière minute et pas forcément facturer plus cher et répondre vraiment à des urgences alors que factuellement, en fait, je suis pas obligée de le faire. Mais ça... T'ancres dans un stress qui est permanent et constant, et c'est vraiment un cercle vicieux qui entretient forcément la fatigue, et du coup une fois que t'es fatiguée, t'as la fatigue décisionnelle, et tu rentres vraiment en mode pilote automatique, et à partir du moment où tu es en mode pilote automatique, c'est là aussi où je pense que petit à petit, ma passion pour mon métier a commencé à s'éteindre petit à petit, et que la petite flamme s'est éteinte, parce que c'était trop en fait. Trop c'est trop, comme tropico. J'ai vraiment des rêves de merde. Bref. Du coup, une fois que j'ai fait vraiment ce point-là, j'avais vraiment des non négociables. Donc c'est bien de réfléchir. Une fois que t'as réfléchi, que t'as fait un petit point d'introspection, t'as pris du recul, il faut passer à l'action et mettre en place les choses concrètes. Donc pour ça, pendant trois jours complets, j'ai fermé mes dossiers clients, mes missions clients, etc. J'ai tout mis en pause pendant trois jours. Spoiler, mon business s'est pas effondré, tout s'est bien passé pour mes missions clients. Et j'ai reconfiguré tout mon système d'organisation. J'ai vraiment tout refait de A à Z. J'ai aussi commencé à mesurer précisément mon temps, simplifier mes process, automatiser les tâches répétitives et recentrer mes prestations. Donc là, c'est-à-dire que moi, de base, je m'organise avec... Enfin, avant, parce que là, maintenant, du coup, je n'ai plus autant de missions clients et je n'ai plus autant besoin d'avoir un système autant aux petits oignons pour gérer mes prestations et mes missions clients. Mais avant, j'avais vraiment un... un espace Notion ultra calibré et ultra calé qui me permettait de gérer entre 5 à 8 clientes en simultané et en ayant une avance de dingue dans ma création de contenu et avoir beaucoup plus de temps pour gérer mes prestations clients. Et ça paraît pas, mais d'avoir fait tout ça, d'avoir vraiment pris ce temps de tout reposer à plat, de reconstruire, de tout reprendre de zéro et vraiment reconstruire un système d'organisation de A à Z est vraiment... En mettant en place ce système que j'avais mis, j'ai divisé mon temps de travail par deux sans diminuer mon chiffre d'affaires. Tout simplement parce que j'étais plus productive, mieux organisée, tout était planifié à l'avance. Même quand je voulais prendre des vacances, ça je le planifiais, je l'anticipais dans mon planning. C'est-à-dire que moi j'avais un planning prévisionnel, mon planning était quasiment programmé à l'année. Je savais exactement quand est-ce qu'il fallait faire telle ou telle chose. Et ce qui fait que même quand j'arrivais en vacances, avant des fois quand je voulais prendre des vacances, Je me retrouvais le vendredi soir jusqu'à 2-3h du matin pour boucler les derniers trucs que j'avais à faire parce que j'étais en retard, j'avais mal géré mon temps, etc. Que là de faire ça, en anticipant de ouf mon planning, bah en fait quand je prenais des vacances, au lieu de me retrouver le vendredi soir à 3h du matin et devoir boucler les trucs en mode dernière minute, bah pendant une semaine en fait j'avais les doigts en éventail, peut-être pas au soleil non plus, mais bref pendant une semaine. Avant de prendre mes vacances, j'avais plus rien à faire parce que j'avais déjà tout fait. Et j'avais tellement bien anticipé et préparé mon planning que tout était fait en temps et en heure. Et en fait, à partir du moment où tu commences ta journée de travail et tu te mets au travail, tu sais exactement quels sont les contenus clients à faire, etc. Parce que moi, pour te donner un ordre d'idée, par mois, avec toutes les clientes que j'avais, ça représente un volume de 100 à 200 contenus à créer par mois. Donc 100 à 200 contenus, je te laisse faire les calculs et les comptes. Il y en a, c'est des posts carousels, il y en a, c'est des reels Instagram. J'avais qu'une cliente sur Pinterest et Pinterest, c'est le plus simple à gérer et à créer en termes de contenu. Mais j'avais énormément de contenu à créer sur Instagram et qui demande beaucoup de temps. Donc en fait, j'ai vraiment optimisé au maximum mes process de création, de production. Donc faire du batching de dingue, sur-anticiper, sur-planifier, etc. Mais tout ça, ça m'a permis vraiment... d'avoir une organisation de malade mental. Et ce qui fait que j'ai vraiment pu diviser mon temps de travail par deux, et qu'au final, en fait, mon chiffre d'affaires était le même. Je tournais entre 2005 à 2005, parfois 4000-4700 par mois, en travaillant 90 heures par mois. Et du coup, même quand j'avais des clientes qui avaient des lancements ou des demandes de dernière minute, pour moi c'était ultra simple en fait, parce que je savais aussi que dans mon planning et dans mon organisation, j'avais des temps morts, j'avais des... des jours et des créneaux horaires dans ma semaine pour pallier justement potentiellement aux urgences et aux tâches que je vais devoir décaler. Donc j'avais toujours une journée tampon, généralement c'était la journée du vendredi, où le vendredi je sais que je ne planifiais rien comme travail, et comme ça en fait je savais que si par exemple il y a une journée où je suis malade, où je suis pas bien, j'ai pas envie de travailler, j'ai pas le moral, ce qui peut arriver à n'importe qui, ou même par exemple en tant que femme tu es indisposée, On connaît les périodes prémenstruelles, il y a des moments où tu es un petit peu dans le mal, tu n'as pas envie de travailler. Justement d'avoir ces zones tampons dans ma semaine, une journée tampon dans la semaine. Si le mercredi je ne suis pas dans le bon mood pour travailler, ma journée de mercredi je la décale à jeudi, ma journée de jeudi je la décale à vendredi. Ou par exemple, des fois, si vraiment j'avais des urgences, des deadlines ultra rapides, bah par exemple, des fois, je me disais, ok, bon bah c'est tout, je vais travailler le samedi, par contre, je vais prendre mon lundi. Et en fait, ce système-là m'a vraiment reposée mentalement, parce que déjà, j'avais une charge mentale moindre, puisqu'en fait, tout est anticipé, tout est planifié, tout est sous contrôle. Donc en fait, tu te poses plus autant de questions, t'as plus la fatigue décisionnelle, et en fait... juste tu fais confiance à la toi qui a tout planifié, qui a tout organisé comme une malade, et tu te remercies aussi pour ça, parce que finalement, tu te sens plus reposée, tu te sens moins fatiguée, tu te sens mieux aussi dans ta tête, t'as moins de charge mentale, et tout ça, ça fait vraiment du bien. Et en fait, tout ça, je suis simplement partie de mes besoins de vie de base, pour construire un business qui tourne pour moi, au lieu de sacrifier ma vie pour faire tourner mon business. Et ça, ça a vraiment tout changé dans ma façon de vivre mon entreprise. dans ma façon de gérer mon temps. Et franchement, je pense que là, à partir du moment où j'ai fait ça jusqu'au début où j'étais enceinte, j'étais vraiment au top de ma vie. Parce qu'après, quand j'ai eu le premier trimestre de grossesse, j'étais fatiguée. Je n'ai jamais été aussi fatiguée de ma vie. Pour te dire, je dormais 12 à 14 heures par nuit. En plus de ça, parfois, je pouvais taper des siestes de 2 à 4 heures par jour. Je ne me suis jamais sentie autant fatiguée. Et même là aussi, c'est là où j'ai vu les freins aussi par rapport à mon métier, parce que j'étais tellement fatiguée qu'en fait, même pour travailler, pour moi, c'était très compliqué. J'avais pas de jus de cerveau, j'avais pas de créativité, c'était très compliqué de me mettre dedans. Et c'est aussi là, après, où j'ai remis un petit peu en question toute mon entreprise, etc. Mais d'avoir tout géré, autant planifié aussi, ça a énormément simplifié aussi ma grossesse. Et surtout aussi, du coup, mon départ en... En congé maternité, parce que quand il y a eu ma remplaçante, j'avais des process de dingue, j'avais tout qui était planifié, organisé, géré. Elle, quand elle a repris le relais, elle avait un mois d'avance sur les contenus. Bref, tout ça c'est top même pour après, même si tu as besoin à un moment donné de devoir prendre quelqu'un pour te remplacer sur une période ou sur une durée. Franchement, à partir du moment où tu as un business qui est ultra calé, ultra cadré comme ça, c'est un truc de dingue. Je suis vraiment partie sur mes besoins de vie pour construire un business qui me permet de vivre la vie que j'ai envie et pas de subir mon business. Et du coup c'est pour ça que tout à l'heure je te parlais un petit peu de cash doré parce qu'on peut très vite s'enfermer dans quelque chose et dans une prison dorée en fait tout simplement. Où t'as sur papier factuellement tout ce que tu voulais mais dans la réalité en vrai non t'as pas ce que tu veux parce que si t'as la liberté financière potentiellement tu t'es enfermé dans un truc qui fait que t'as plus de liberté de temps. Et même géographiquement, ça devient un petit peu compliqué. Donc, il faut choisir sa prison. On peut choisir ses chèdes. Mais du coup, si aujourd'hui, toi, t'as l'impression vraiment de subir ton business, je te recommande vraiment de prendre ce temps et aussi de te faire accompagner. Parce que moi, sur la fin, enfin début 2025, je me suis faite accompagner par une coach business, etc. Pour m'aider, pour m'aiguiller aussi un petit peu sur... mes envies business, comment est-ce que j'allais préparer aussi mon congé maternité, comment est-ce que j'allais faire, c'est pas elle qui m'a aidé à planifier, tout organiser, gérer, c'est moi qui l'ai fait toute seule, mais surtout sur l'après-congé maternité, qu'est-ce que je vais faire, même si au final tout ce que j'avais parlé avec elle, c'est pas du tout ce que j'ai fait, mais sur le moment ça m'a beaucoup aidé d'avoir quelqu'un à qui parler, qui me sort un petit peu la tête du guidon, qui peut m'aider aussi sur des... m'aiguiller un petit peu sur des questions que je pouvais avoir. Et vraiment dans ces moments-là, il ne faut pas rester seul et se faire accompagner et avoir du soutien, c'est quand même super important parce qu'on peut être indépendant mais pas solo non plus. Donc ça c'est aussi important, bien s'entourer. Du coup après ces cinq années de terrain, ce que j'ai compris c'est vraiment que la liberté parfaite, elle n'existe pas comme nous l'avons dans les pubs. Pour moi la liberté c'est vraiment un état intérieur, on peut se sentir totalement prisonnier en étant indépendant à son compte. Tout comme certaines personnes se sentent parfaitement libres en étant salariées. Et ça c'est vraiment quelque chose d'important parce que être indépendant ou freelance ça va pas te rendre plus libre qu'en étant salarié. Être freelance ou indépendant c'est seulement un autre modèle de générer des revenus et d'avoir un salaire. Mais c'est pas plus simple que d'être salarié. salarié, il y a quand même, selon les postes que t'as, évidemment, si t'es cadre ou des choses comme ça, t'as quand même la pression, t'as des responsabilités, tu dois faire du management, etc. Mais sur des métiers assez classiques, où t'as pas forcément de responsabilité, tu seras pas forcément mieux logé, mieux loti en étant freelance ou indépendant qu'en étant salarié. C'est pour ça aussi qu'il y en a beaucoup qui étaient freelance ou indépendants et qui retournent dans le salariat, parce que tout ce qui est la... La charge, la responsabilité, la charge décisionnelle, la charge mentale, tout ce qui doit être fait pour faire tourner une entreprise, parce que faire tourner une entreprise, c'est pas juste poster deux, trois fois par semaine, avoir un bon personnel branding, être régulière dans ta création de contenu, poster des newsletters, enfin... Tout ça, c'est une petite part du métier d'être freelance et indépendant, mais la réalité, c'est que si tu veux être freelance ou indépendant, c'est trouver des clients, développer ta posture commerciale, développer des offres, savoir répondre à des besoins d'un marché, etc., faire de l'analyse, prendre des décisions, et tout ça, c'est compliqué. Et c'est pour ça que tu peux te sentir totalement prisonnier en étant indépendant à ton compte, plutôt que... qu'en étant salarié. Et au final, pour moi, on est vraiment tous prisonniers de nos contraintes. La seule différence quand tu as ton compte, c'est que tu as plus de pouvoir dans le choix de tes contraintes et de celles que tu vas t'imposer comme contraintes, parce que tu as plus de choix, tu as plus de liberté à ce niveau-là, mais tu auras toujours des contraintes, il y aura toujours des désavantages, et c'est pour ça que c'est aussi important de définir ses limites, et surtout de définir quelles sont les contraintes qu'on veut et celles qu'on ne veut pas. Donc pour moi, la question essentielle que je veux te poser ici, et surtout ce sur quoi j'ai envie que tu réfléchisses à l'issue de cet épisode, c'est quelle est, toi, ta définition de la liberté ? Tes critères, ils vont évoluer au fil des années, et c'est normal, parce que ta vie va évoluer, ta vie va changer, ton train de vie va évoluer et va changer. Potentiellement, je sais pas, ça se trouve, dans deux ans, tu vas avoir un business qui va générer 5-6 chiffres par an, et du coup, forcément, c'est plus les mêmes contraintes. C'est plus la même gestion d'entreprise et si c'est tes objectifs, c'est super et je te le souhaite. Mais dans ce cas-là, forcément, ta définition de la liberté va totalement changer. Potentiellement, aujourd'hui, tu génères 6 chiffres et peut-être que dans 3 ans, ton entreprise en générera plus que 4. Et donc du coup, forcément, à ce niveau-là, il va y avoir des changements au niveau de ton train de vie. Ta vie va évoluer, ta vie va changer, tu ne sais pas de quoi est fait demain, tu ne sais pas qu'est-ce qui peut te tomber dessus, que ce soit en positif ou en négatif. Et tout ça aussi, c'est des choses qu'il faut anticiper aussi. Et ça, ça fait partie de tes responsabilités en tant que freelancer indépendant, surtout au niveau financier, d'avoir cette anticipation, que ce soit en termes de trésorerie, mais aussi en termes de prévoyance, etc. Fais vraiment attention parce qu'entre guillemets, il n'y a que toi qui peux construire ta liberté financière à ce niveau-là et gérer ta gestion financière. Donc c'est super important. Moi, dans mon congé maternité, ce qui m'a sauvée, c'est vraiment d'avoir mis de l'argent de côté tous les mois, d'avoir... construit ma trésorerie d'année en année et c'est ça qui m'a vraiment permis aussi d'avoir la liberté là aujourd'hui de pouvoir prendre un tournant dans mon activité, de me tourner davantage dans le consulting, l'accompagnement, le coaching etc. plutôt que la prestation de service pure et c'est une liberté pour moi et encore une fois ça c'est moi qui me le suis construite mais c'est aussi important d'anticiper ça, de le prendre en compte. Parce que ta liberté va évoluer au fil des années, ses critères vont changer et c'est important et c'est ok. Mais le problème en fait c'est que si tu prends pas le temps d'avoir cette clarté maintenant, aucune stratégie marketing, aucun tunnel de vente et aucun chiffre de chiffre d'affaires ne t'empêchera de te sentir débordée, d'avoir une charge mentale de dingue. Cette clarté là elle doit venir de toi et ce temps là il doit venir de toi. Du coup, pour ça, j'ai envie de te proposer un petit exercice, de te poser la question un petit peu de définir un peu ces critères de liberté pour toi, et de penser à la fois en termes de liberté financière, de liberté géographique, de liberté temporelle. Concrètement, dans un idéal, à quoi ressemble ta liberté dans quelques mois, dans quelques années ? Je sais que c'est toujours compliqué de définir une vision à 5 ans, c'est très compliqué. Ce que je te propose plutôt, c'est de définir dans 6 mois, pour toi, quels sont les critères ? sur lesquelles tu vas définir que tu as réussi, que tu te sens libre, même si ce n'est pas ta liberté idéale ou que ce n'est pas tes objectifs les plus ambitieux. Il faut y aller aussi étape par étape. Mais du coup, pour toi, qu'est-ce que c'est dans six mois ? Si dans six mois, tu dois faire le point avec toi-même, à quel moment, quels sont les critères sur lesquels tu vas te dire « Ok, j'ai réussi et ok, je me sens libre et ok, je suis fière de moi » . Donc, prends un petit carnet. Pose ton téléphone dans une autre pièce, mets-le en mode avion et liste pour toi un peu, du coup, ces non négociables pour toi sur les six prochains mois, que ce soit par exemple ne plus travailler après 18h, bloquer tes mercredis, prendre un vrai jour de repos en semaine, mais définis vraiment pour toi quels sont tes critères de réussite et tes critères de liberté pour les six prochains mois. Et ensuite, très important, regarde ton emploi du temps, ton planning, ton système d'organisation et de gestion à l'heure actuelle. Et demande-toi qu'est-ce qui doit changer aujourd'hui dans ton fonctionnement, dans ce que tu fais aujourd'hui. Qu'est-ce que tu dois changer concrètement et qu'est-ce qui va te permettre concrètement dès aujourd'hui de commencer à avancer vers cet idéal ou vers ses objectifs et ses non négociables dans 6 mois ? Si tu veux te poser des vacances toutes les 7 à 8 semaines par exemple comme moi, et bien dans ce cas-là il va falloir, si t'es comme moi et que tu fais vraiment de la prestation de service, et bien il va falloir davantage anticiper et planifier tes missions clients. Si c'est des prestations ponctuelles, dans ce cas-là, peut-être qu'il va falloir que tu arrêtes ton planning de réservation un mois à l'avance pour éviter justement de te retrouver avec des projets clients alors que tu es censé partir en vacances dans trois semaines. Et que dans ce cas-là, toi, comme moi, on sait que tu ne vas pas te reposer en vacances et que tu vas bosser sur tes projets clients. C'est un peu tout ça. Prends vraiment le temps de réfléchir et de demander ce qui doit changer aujourd'hui dans ton organisation, dans ton quotidien ou même peut-être dans tes offres. pour faire de la place à ces non négociables et à ces critères pour toi dans 6 mois qui vont te dire où j'ai réussi, je me sens libre, je me sens bien et j'ai choisi mes contraintes. Si tu as envie de travailler ensemble sur ce sujet, sur toute cette définition un petit peu de la liberté, sur toutes ces choses-là, je t'invite vraiment à réserver ta session découverte clarté gratuite de 30 minutes dans lesquelles on va pouvoir un peu discuter ensemble de toutes ces choses-là qu'on a abordées dans cet épisode. travailler un petit peu sur cette notion de liberté, tes blocages peut-être actuels problématiques et potentiellement ensuite si tu as envie qu'on continue de travailler ensemble, on pourra continuer via du coaching business en individuel, soit la carte de manière ponctuelle, soit en abonnement avec plusieurs sessions par mois et dans lesquelles je vais vraiment être ton garde-fou et vraiment t'accompagner, t'aiguiller, te guider, t'aider à te poser les bonnes questions, chercher des solutions aussi ensemble parce que moi dans le coaching business j'ai appelé ça coaching business parce que c'est le terme le plus recherché entre guillemets, mais j'allie vraiment du coaching, du mentorat et du consulting. Je suis à la fois là pour t'aider à te poser les bonnes questions via du coaching, mais aussi pour te partager aussi mon expérience, l'expertise que j'ai par rapport aussi à mes clients, et aussi le consulting, les connaissances que moi j'ai et les compétences que j'ai et qui vont pouvoir aussi t'aider. Si tu as envie qu'on travaille là-dessus, je t'invite déjà à réserver une session découverte offerte. Une session clarté de 30 minutes, comme ça on va pouvoir discuter un petit peu ensemble, savoir aussi si on match, et ensuite si t'as envie qu'on continue de travailler ensemble et que ça peut te faire du bien, aussi de savoir que tu as quelqu'un qui te suit tous les mois et que tu n'es pas seul, parce que indépendant mais pas solo, bah tu peux prendre aussi du coup l'abonnement, où là on a plusieurs séances par mois, et tu as aussi un suivi par message 5 jours sur 7, je suis toujours là dans ta poche sur WhatsApp pour répondre à tes questions, t'aider sur... Si tu as un petit coup de mou ou quoi que ce soit. Bref, pour moi, je pense que c'est l'offre que j'aurais rêvé d'avoir et que j'ai eu du mal à trouver. Donc voilà, on est du coup à la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a plu, j'espère qu'il t'a inspiré et que tu vas faire cet exercice. En tout cas, pour moi, c'était un sujet qui était important d'aborder. Parce que je sais que ce n'est pas toujours facile quand on est freelance ou indépendant. Et qu'on a beaucoup de normes. une certaine esthétique aussi de l'entrepreneuriat et du freelancing, d'être indépendant qu'on nous vend sur les réseaux sociaux donc du coup j'espère que mon parcours et ma façon de voir les choses t'ont inspiré et t'ont aidé, je t'invite vraiment à prendre le temps de faire cet exercice et si je devais vraiment te challenger, je te dirais de là réserver un blog de 2h cette semaine pour bosser sur ça reprendre l'épisode, te reposer les questions merci d'avoir écouté cet épisode si l'histoire a résonné en toi n'hésite pas aussi à laisser un petit avis 5 étoiles sur Spotify ou Apple Podcasts, à partager l'épisode autour de toi, laisser un petit commentaire. C'est aussi comme ça que tu peux m'aider à soutenir ce média, ce podcast et faire en sorte qu'il soit découvert au plus grand nombre possible. Et je te le répète, si tu sens que tu as besoin de poser les choses à plat pour reprendre le contrôle de ton temps, de ton business, aligner tes tarifs et restructurer ton activité, réserve ta session clarté offerte. Et puis voilà ! Sur ce, je te souhaite de prendre soin de toi, pense à définir tes propres règles. On se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode. Salut !