- Speaker #0
Avec Invent, on essaye d'être présent et d'être une solution 360 à la fois avec l'évaluation, la motivation du patient, la formation du kiné aussi, d'aider à ce que le fonctionnement global du cabinet soit beaucoup plus fluide. Sur la grande majorité de nos outils, pour commencer, tu n'as pas besoin de payer un abonnement. Sur le GRIP, par exemple, je crois qu'on a la plus grande base de données au monde, avec pas loin de 300 000 datas. Oui, les outils sont... tous validés, utilisés en recherche dans les laboratoires biomécaniques. Une étude, en fait, on avait démontré qu'évaluer la force du quadriceps avec un dynamomètre ou une traction, ça donnait des résultats sensiblement les mêmes qu'un couple max sur deux lysosinutrices pour des patients évidemment croisés. Les kinés, qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? En fait, vous êtes passionné par ce que vous faites, vous êtes prêt à adopter des nouvelles méthodes, vous avez un cabinet qui tourne plutôt de manière continue. Moi, je considère qu'on a de la chance d'être en détention dans ce milieu-là, et donc nous avons développé une technologie sans fil, le K-Power, qui permet mais à la fois d'avoir distance, vitesse, accélération et puissance. Et comment on a fait ? Effectivement, la data c'est une chose. Moi, ce pour quoi je me bats, c'est qu'il y ait de la motivation pour le patient.
- Speaker #1
Bienvenue sur Entendons, le podcast qui t'aide à t'épanouir en tant que kiné. Je m'appelle Augustin Castel, je suis kiné du sport et hôte de ce podcast qui est produit avec cœur par Foul Physio. Alors chaque mois, vous êtes plus de 10 000 à nous écouter ou à même visionner nos épisodes dans lesquels nous recevons des professionnels passionnés qui viennent partager leurs astuces et leurs meilleurs conseils. pour booster votre pratique clinique. D'ailleurs, un petit mot à propos de Full Physio, qui est l'app incontournable utilisée par plus de 20 000 professionnels de la santé. Full Physio, c'est ton allié pour rester à la pointe infinie ainsi que proposer des traitements optimaux à tes patients et patientes. Plus concrètement, Full Physio, ce sont des milliers de ressources pour te faire gagner du temps dans ta veille scientifique, des outils cliniques tels que la prescription d'exercice, des fiches d'éducation thérapeutique, des bilans ainsi que des formations en e-learning et en présentiel. Alors si toi aussi tu as envie de passer au niveau supérieur dans ta pratique, rejoins-nous sur poolphysio.com et promis, tu ne seras pas déçu. Et maintenant, place à l'épisode. Et salut Athanas, merci beaucoup d'être avec nous pour ce nouvel épisode d'Entendons.
- Speaker #0
Bonjour Augustin, je suis content d'être avec toi.
- Speaker #1
J'aimerais bien que tu te présentes un petit peu pour ceux ou celles qui ne te connaîtraient pas. Parce que moi je te connais forcément, mais voilà.
- Speaker #0
En tout cas, je suis Athanas, je suis le fondateur et CEO aujourd'hui de Kinvent. Kinevent, une entreprise qui travaille pour les kinés, pour les aider à évaluer le progrès et motiver le patient.
- Speaker #1
Ok. Et donc, moi, je suis assez content de t'accueillir aujourd'hui parce que forcément, Kinevent, c'est une marque que je suis depuis quelques temps. Et tu l'as créée en 2017, je pense, quelque chose comme ça. Et donc, moi, j'aimerais bien qu'on parle de plusieurs choses aujourd'hui. C'est d'une part, comment est né un peu Kinevent ? C'est un peu plus le parcours entrepreneurial. On n'est pas obligé d'étaler toute la vie entrepreneuriale de Kinven, mais en tout cas, saisir un petit peu les enjeux qui ont été mis sur la table quand on a créé une marque comme ça. Parce qu'aujourd'hui, Kinven, je pense que vous êtes un des leaders sur le marché de toute cette technologie. Et aussi, dans un deuxième temps, peut-être discuter de ce que propose Kinven, de ce que ça peut apporter au kiné aujourd'hui dans leur pratique, et puis encore d'autres sujets. Donc déjà, en 2017. Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment est-ce que tu t'es dit, tiens, un jour, je vais créer Kinevent. Comment ça s'est passé, le process ?
- Speaker #0
Alors, effectivement, c'est une aventure entrepreneuriale parce que là, on approche des 10 ans de Kinevent. Donc, on va faire un petit événement aussi. Plutôt sympa avec les kinés. En revanche, c'est principalement une histoire aussi personnelle et une histoire personnelle aussi à plein de membres de l'équipe. Tu sais, quasi tout le monde est passé une fois chez le kiné ou deux. Moi, je le fais aussi. Je jouais au rugby, j'ai fait de l'aviron. Finalement, à cause des blessures, tu arrives à passer plus de temps avec ton kiné que ton coach. Alors, à la base, je suis ingénieur. C'est le mec qui a l'habitude de faire des cours, d'avoir des chiffres et de prendre ses décisions sur ça. Le souci, c'est que chez mon kiné, ce n'était pas ça du tout. Alors, j'ai grandi entre la France et la Grèce. Je peux te dire que dans les deux pays, c'est pareil. Et là, on parle d'il y a 20 ans, la data, ce n'était pas dans l'air de la kiné. Et moi, tu sais, parfois, ça a été très frustrant pour moi. Parce que je me dis, attends, je veux construire une voiture. Et pour la construire, je vais faire des calculs, je vais tester. Et comme ça, je vais prendre les bonnes décisions sur sa conception. Mais derrière, pour ma santé... Quand je me fais traiter, j'ai l'impression que ce n'est pas comme ça que ça se passe. Mais qu'à la fin, on a l'impression que... Moi, j'avais l'impression que c'était assez subjectif. Sûrement, ça ne l'était pas. Les kinés, franchement, mon chapeau, c'est des professions avec un très haut niveau d'études, avec une bonne capacité de raisonnement. Mais en tout cas, il avait du mal à me transmettre ça. Donc, c'est au bout de trois séances. De trois séances, tu veux juste arrêter, rentrer à la maison et le faire tout seul. Et cette frustration a commencé un peu à me faire travailler et de me dire qu'il faudrait une solution qui va aider à la fois le professionnel à transmettre sa connaissance et à transmettre sa passion. Et pourquoi ? Le pourquoi de ce chemin de rééducation ? Mais après, derrière, moi en tant que patient, me motiver pour que je continue et que je me dise « Tiens, aujourd'hui je vais aller chez mon kiné parce que je sais que je vais jouer. Je vais faire des choses qui sont fun. » Et donc, c'est ça le pourquoi de Kinvent.
- Speaker #1
Ok. Donc, en fait, c'est parti d'un souhait de presque gamifier un peu les rééducations, c'est ça ? Parce que là, en fait, moi, quand on parle de Kinvent, on pense peut-être plus à la mesure, la data, mais il y a aussi ce souhait de rendre la rééducation plus fun, en fait.
- Speaker #0
Oui, en fait, tu sais, globalement, c'est pour donner un sens que le patient comprenne. Et le sens, il vient de plusieurs anglais. Il y a effectivement l'onglet de l'évaluation, du bilan initial. Parce que le bilan initial permet, déjà au kiné, mais surtout au patient, de se rendre compte de l'état où il est. Qu'en fait, il n'est pas tout à fait à la moyenne des gens. Qu'en fait, il a récrécé par rapport à ce qu'il avait avant. Et donc, l'évaluation initiale, c'est ça. Et Kinvent est déjà là. Mais après, c'est aussi donner un sens dans le programme de rééducation. Et que le patient comprenne qu'en fait, c'est toute une suite logique qui émane du premier bilan. Et donc là, KINVENT est présent aussi avec du biofeedback, de la motivation du patient, l'utilisation pendant toutes les séances. Et une fois que toutes ces séances sont réalisées, c'est de faire un deuxième bilan et montrer aux patients qu'ils progressent ou voir s'ils ne progressent pas assez et réadapter le programme de rééducation. Voilà pourquoi KINVENT, on essaye d'être présent et d'être une solution 360 à la fois avec l'évaluation, la motivation du patient, la formation du kiné aussi. et finalement d'aider à ce que le fonctionnement global du cabinet soit beaucoup plus fluide.
- Speaker #1
Ok, donc c'est vraiment au final intégrer Kinven comme un écosystème dans la pratique du kiné. Et comment tu as débuté ça ? Vous avez commencé par quel outil ? Parce qu'aujourd'hui Kinven, je pense que c'est plus de 10 ou 11 outils que vous proposez. 11 ? Bon, après. Ça a commencé avec quoi ? Avec un dynamo ? Parce que ça, c'est les plus connus. Quand on parle souvent d'outils de mesure chez les kinés, c'est le dynamomètre. Ça, généralement, c'est le truc qui revient le plus souvent.
- Speaker #0
C'est clair. Tu as raison. C'est ça. Et c'est comme ça qu'on a commencé. Effectivement, la première appli qu'on avait, elle s'appelait CarForce. Parce que c'était la mesure de la force. Donc, avec des dynamomètres. Et c'est comme ça qu'on a commencé. Parce qu'il y a dix ans, c'était le besoin qui en sortait le plus. Les premiers outils qui avaient existé avaient déjà 10-15 ans d'existence sur le marché. Ils n'étaient pas adaptés à une utilisation clinique de tous les jours pour les kinés. Et non plus, il n'y avait pas la formation pour les kinés pour bien utiliser ces outils-là. On a fait un long chemin et effectivement, évangéliser un marché, ce n'est pas toujours évident. Mais on l'a fait avec aussi des leaders d'opinion kinés. Et ce qui rend un peu l'évangélisation difficile, c'est que... Il n'y a pas effectivement beaucoup d'entreprises qui sont dans ce domaine-là. On est 3, 4, 5, c'est pas plus dans le monde. Donc, évangéliser, ça devient encore plus difficile. Mais par contre, quand tu travailles avec les bons partenaires, comme Full Physio le fait, c'est effectivement, ça prend un peu de temps. Mais à la fin, on arrive aujourd'hui à se dire, tiens, quand on a commencé, il y avait peut-être 500 kinés en France qui pourraient être des utilisateurs potentiels de Kinven. Aujourd'hui, il y a plus d'un tiers et d'ici 5 ans, ça sera tous les kinés.
- Speaker #1
Donc ça, c'est votre ambition, c'est de se dire dans 5 ans, Kinvent sera dans tous les cabinets kinés ou en tout cas dans la plupart des cabinets kinés. Parce que c'est vrai que comme tu dis, il y a beaucoup de conc... Enfin en fait, il y a à la fois pas beaucoup de concurrents et à la fois beaucoup, je trouve que ça devient quelque chose où tout le monde veut maintenant avoir sa part du gâteau sur les dynamos, les machins. Et donc, ce n'est pas évident. Je pense qu'il faut pouvoir se réinventer tout le temps. Ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Si tu veux rester le leader, effectivement, il faut se réinventer. Maintenant, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que, comme je disais, tiens, aujourd'hui, il y a, je crois, il y a 10 000 kinés en France qui travaillent avec Kinven. 10 000 sur 100 000. C'est intéressant. Mais ce n'est pas que 90 000 travaillent avec autre chose. C'est sur les 90 000, il y a 85 000 qui ne travaillent avec rien. Et donc, quand je parle d'évangélisation, c'est faire en sorte à ce que ces 85 000 commencent à utiliser la data et puis… rendre le cabinet connecté. C'est ça l'idée. Du coup, même quand on parle de concurrence, même si on est 3 ou 4, ce n'est pas grave. Il y a tellement de place pour tout le monde.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Parce que je pense qu'un des freins qui freine un peu les kinés à se lancer dans l'utilisation de ces technologies, c'est de se dire, d'une part, souvent, les tarifications sont soit assez chères, ou en tout cas, le modèle économique fait parfois un petit peu peur aux kinés, parce que forcément, c'est souvent des engagements par abonnement mensuel, etc. Et ce qui se tient, moi, je comprends qu'on fonctionne comme ça, avec ce qu'il faut bien que... économiquement pour la boîte ça tourne aussi mais je pense que ça c'est un des freins cet aspect d'une part économique et d'une part aussi se dire est-ce que je vais avoir le temps de l'implémenter dans ma pratique est-ce que c'est pas chronophage d'allumer, là je joue un peu l'avocat du diable mais tu vois c'est un peu pour essayer de te piquer là-dessus et de voir un petit peu toi ce que tu aurais à répondre à ces peut-être, à ces peurs que pourraient nous exprimer les kinés je vais te dire Merci.
- Speaker #0
En fait, il y a les deux freins principaux que nous voyons. Un, c'est le changement de l'habitude. C'est de se dire, attends, j'ai un bilan. Est-ce que je le fais de manière classique ? J'ai l'habitude, j'ai rodé mon système, ça me prend 20 minutes. C'est fait, le bilan est fait. Ou est-ce que derrière, je commence à plémenter des outils pour le faire mieux, mais par contre, de 20 minutes, je passe à 40. Ça, c'est le premier frein. Et effectivement, je comprends un kiné quand il me dit ça. Effectivement, je le conseille de ne rien acheter. parce qu'effectivement, il va perdre du temps à la fin et donc il va perdre des revenus. Et donc, du coup, il aura payé et il aura perdu. Ça, on ne peut pas. Donc ça, c'est le premier frein. Et le deuxième, très important, c'est qu'est-ce que j'en fais avec ? Comment est-ce que je l'utilise ? Comment est-ce que j'oriente mes décisions ? Donc, le premier, on peut le lever en faisant en sorte à ce que tout l'écosystème travaille de manière très fluide. Ça s'adapte très bien dans l'écosystème du kiné. ça il faut que je te dise Augustin, c'est un travail de longue haleine c'est un travail d'amélioration continue je pense qu'aujourd'hui on a déjà une maturité exceptionnelle pour l'intégration mais on peut toujours fermer deuxième, ça passe par la formation continue alors on est très content parce qu'on voit que les nouvelles générations qui sortent des écoles de kiné ont déjà cette appétence on va les appeler les data fans mais sinon ça passe beaucoup par la formation continue je te donne un exemple on parle d'une évaluation de force des cervicales Bon, j'ai fait une évaluation de rotation, on va dire. Bon, j'ai un déficit. Est-ce qu'il est trop ? Est-ce qu'il est petit ? Est-ce que l'amplitude articulaire est suffisante ? Est-ce que j'ai bien fait le test ? Est-ce que je peux bien l'expliquer à mon patient ? Parce qu'il faut qu'il sente que je sais, que je connais mon métier. Donc ça, c'est des questions qu'on peut lever avec la formation. Ensuite, il y a le troisième. Et désolé, c'est le moins important, le côté budget. C'est le moins important parce qu'une fois que tu as résolu les deux premiers, je pense que c'est une question beaucoup moins difficile. Mais effectivement, je te rejoins. L'équiné aujourd'hui, surtout en France, on a eu un plafond sur les actes. On ne va pas forcément gagner plus, sauf si on commence à faire du hors conventionnel et tout le monde ne sait pas le faire. On le comprend. Et c'est pour ça qu'en fait, sur la grande majorité de nos outils, pour commencer, tu n'as pas besoin de payer un amendement. Pour commencer, tu peux juste… acheter un capteur et commencer à travailler avec ça. Et parfois, c'est nous notre méthode aussi parce que comme il y a les deux premières objections d'utilisation, on leur dit on les conseille de commencer avec quelque chose qui n'est pas si on n'est heureux que ça, qui est connecté. Comme ça, ça rentre dans la pratique du cabinet et progressivement, si le kiné voit l'intérêt et en général, il le voit sur les yeux du patient, il peut progresser et aller plus loin.
- Speaker #1
Ok. Et qu'est-ce qu'un kiné manque ? à ne pas prendre du coup l'abonnement ? Parce qu'en gros, ma question, c'est tu utilises Kinvent sans abonnement, qu'est-ce que tu as pour ça, du coup ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as ? Déjà, tu as le bilan initial. Et le bilan final, et le suivi entre les deux. Ça, tu l'as. Et ça, déjà, ça te permet de commencer avec un dynamomètre et de dire, tiens, j'ai une entorse de cheville ou je mets une luxation d'épaule. Ça va durer un certain temps la rééducation. Je vais pouvoir montrer à mon patient. qu'il progresse, que ça vaut le coup qu'il fasse ses séances. Ça vaut le coup. Donc déjà, j'ai ça. J'ai le bilan. Après, effectivement, quand on va commencer à utiliser l'outil même sur les séances de biofeedback, où en fait, au lieu d'utiliser juste au début et à la fin, tu l'utilises à toutes les séances du patient, là, effectivement, il y a un abonnement à payer parce que nous, derrière, on a des développeurs, parce qu'on a des améliorations continues, etc. Mais effectivement, pour commencer, il faut juste commencer.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, les solutions que vous proposez chez Kinvent, c'est... Concrètement, c'est quoi ? Donc là, parce qu'on a parlé des dynamos, tu as parlé vite fait du biofeedback, mais c'est quoi vos différents axes ? Aujourd'hui, un kiné, s'il se dit, tiens, en écoutant aujourd'hui, je me suis dit, tiens, Kinven, ça m'intrigue, je ne connaissais pas, mais qu'est-ce que c'est en termes de solutions concrètes ?
- Speaker #0
En fait, nous avons travaillé à constituer un laboratoire de biomécanique complet dans lequel tu as en fait un un cloud central de tous les tests fonctionnels que tu vas devoir faire dans le cabinet. Lors suivi, que ce soit force, mouvement, équilibre, explosivité, asymétrie, que tout passe par une seule application, l'appli Kinvent, à laquelle on va connecter des dynamomètres, que ce soit préhension, poussée, tirée, gonflée, dégonflée, des capteurs de mouvement. pour aller chercher les amplitudes articulaires, les accélérations, les vitesses de marche ou de sprint, le travail avec la barre en VBT. Ensuite, quand on parle d'explosivité, on peut analyser les sauts, on peut analyser les changements de direction. Et puis derrière, très important, l'activité musculaire avec les OMG qui vont permettre de travailler la réactivation musculaire, par exemple à cause d'une inhibition, à cause d'une opération de Mamie Michel qui s'est faite la hanche. ou une prothèse totale du genou, tu vois ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc ça, c'est les outils qu'on va connecter. Et à la fin, tout le sens est fait par l'appli qui, elle, arrive aussi à guider le kiné sur les protocoles à utiliser devant son patient et derrière, à lui faire gagner un temps fou. Tiens, tu vois, par exemple, on a un outil, on a un autre IA qui s'appelle Cassandra. Cassandra est utilisé comme système de connaissance. Donc le kiné, il peut expliquer à son patient. Je vais vous expliquer ce que c'est la RFD. Cassandra va vous dire que la RFD, c'est l'indice d'explosivité, qu'on la mesure comme ça et voilà, comme ça. Comment on la fait ? Cassandra. Et puis deuxièmement, Cassandra pour constituer les bilans. En fait, à chaque fois qu'on fait un bilan, grâce à notre IA, on permet au kiné de gagner à peu près 7 à 8 minutes.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà. Donc, on parle d'un outil central auquel on va connecter tous ces capteurs. Et maintenant, quand on part au cabinet du kiné, un kiné n'a pas besoin de tous les outils et c'est là que nous on peut être une aide de prise de décision sur ce dont le kiné a besoin et ça dépend un peu des pathologies qu'il va traiter et
- Speaker #1
de l'espace aussi je suppose qu'on a au cabinet parce que par exemple pour analyser la vitesse avec le capteur je me doute qu'il faut quand même un peu d'espace si tu as juste 5 mètres carrés c'est compliqué donc et tu vois Une question qui revient souvent aussi, c'est de se dire, OK, on a des dynamos de poussée, des dynamos de tirage. Lequel choisir ? Sur quels critères ? Parce que j'ai entendu, moi, que le dynamo en traction était, a priori, peut-être un peu plus fiable, si on le fixait à quelque chose, comparé au dynamo de poussée. Mais voilà, c'est quoi ton avis, toi, par rapport à ça ?
- Speaker #0
Encore une fois, ça dépend de la pratique du kiné. Je vais te donner un exemple. Quand tu veux évaluer le quadriceps de Mamie Michel, qui va exercer peut-être une force à peu près à la hauteur de la cheville, allez, 10 kg, 15 kg, 105 N, tu as deux options. Option 1, tu fais allonger Mamie Michel, ou tu la fais asseoir, tu attaches derrière un dynamomètre de traction, tu la laisses pousser, tu as des datas qui sont très propres, c'est vrai. Et tu vas effectivement voir qu'elle a 50% de déficit droite-gauche. Donc... Mami Michel, effectivement, tu pourrais l'évaluer comme ça. Ça va te prendre 5 à 10 minutes pour toute l'installation. Parce que Mami Michel, elle ne bouge pas vite.
- Speaker #1
Il faut l'attacher, il faut le setup, etc.
- Speaker #0
Maintenant, Mami Michel, avec le niveau de force qu'elle exerce et les déficits de 50%, tu peux les évaluer avec un dynamomètre manuel. Et ça va tellement plus vite. Et tu sais quoi ? Effectivement, si tu ne le fais pas bien, tu peux avoir jusqu'à 5, même 10%. d'erreur. Mais sur les 50%, tu vas lui montrer. Et ça, tu vas pouvoir lui montrer à Mme Michel qu'on va devoir travailler. Donc, selon la pratique, il y a des outils qui sont plus ou moins adaptés.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que l'appli a un rôle crucial là-dedans parce que l'appli, elle permet de donner ces conseils-là aussi.
- Speaker #1
Et en termes de comparaison de data, par exemple là, Tu parles de comparaison droite-gauche, est-ce que vous avez aussi des données normatives basées sur, je ne sais pas, je suis en train d'imaginer que chaque personne qui enregistrerait une data sur Kinven, ce serait réporté sur un gros serveur ? Et selon l'âge qu'on mettrait du patient, etc., ça donnerait en fait des datas moyennes des utilisateurs. Je ne sais pas si c'est quelque chose que vous faites ou pas spécialement.
- Speaker #0
On le fait, mais on n'a pas le droit de le faire avec tous les patients. On est européens et en Europe, on a quand même des normes à respecter, des normes sur la gestion de la data. Pas que les normes RGPD, mais surtout les normes sur la data de santé qui sont encore plus strictes. Alors, comment on fait donc ? Quand le patient est créé dans l'appli, l'appli demande si le patient est d'accord pour que sa data soit utilisée de manière anonyme à des fins de recherche. Et pour ce genre de questions de normes. Et donc pour ces patients-là, on a récolté des datas de manière anonyme pour créer des normes. Et c'est comme ça que nos normes sont constituées. Donc si le patient n'est pas d'accord, on ne l'apprend pas. Mais par contre, s'il est d'accord, on l'apprend. Ce qui nous permet d'avoir aussi l'âge et le sexe. ça reste anonyme, et donc de constituer des normes sur ces populations. Donc ça, oui, on l'a. Et d'ailleurs, je peux te dire que sur le GRIP, par exemple, je crois qu'on a la plus grande base de données au monde, avec bien loin de 300 000 datas.
- Speaker #1
300 000 ?
- Speaker #0
Ah oui. Et oui, oui. En fait, quand tu regardes les recherches faites dans PubMed, les plus grandes cohortes, c'était autour de 2 à 3 000 personnes. Ouais, ok. Voilà. Tu sais, c'est la puissance d'aujourd'hui, d'Internet et de la data, c'est que tu touches Merci. tellement plus grande masse que ta data devient tout de suite beaucoup plus fiable.
- Speaker #1
Et donc, par exemple, on teste le quadriceps de Mamie Michel, on va l'apprendre, ce sera la star d'aujourd'hui. On a soit la possibilité de comparer droite-gauche, soit de la comparer à sa norme, à sa donnée normative, c'est ça ? Exactement. Ça, c'est plutôt intéressant. Est-ce qu'il y a des profils de patients ? Par exemple, est-ce qu'on peut créer un... Donc, je pose un profil de patient. Est-ce qu'il y a un espace patient après où le patient peut accéder à ces données ou ça, c'est plutôt plus juste réservé au kiné, Kinvent ? Ou alors, est-ce qu'il y a aussi un espace patient ? Je ne sais pas si ma question est hyper claire.
- Speaker #0
La question est très pertinente. Et il y a depuis deux ans l'espace MyKinvent.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et l'espace MakeInvent, c'est l'espace du patient qui télécharge l'appli et qui a accès à sa data, à travers laquelle on peut aussi programmer des programmes d'entraînement. des questionnaires à remplir, lui mettre des tâches, et donc comme ça, pour qu'il puisse avoir encore plus d'autonomie.
- Speaker #1
Ok, et on parlait de recherche, c'est aussi quelque chose que je voulais voir avec toi, c'est, bon aujourd'hui, les kinés, je pense que c'est une bonne chose, on est très sur les études scientifiques, se dire ok, est-ce que chaque fois qu'on voit une information, on essaye de se dire, est-ce que c'est validé scientifiquement, etc. On sait qu'il n'y a pas que ça, mais on sait que c'est quand même un pilier essentiel de notre pratique. qui viennent par rapport à ça, comment est-ce que vous vous situez ? Est-ce que vous faites de la recherche ? Et comment est-ce que vous avez fait valider vos outils scientifiquement ? Parce que je pense que ça, c'est quand même important aussi à savoir si ça a été le cas.
- Speaker #0
Alors, la question la plus basique, effectivement, c'est de savoir si les outils sont validés. Et oui, les outils sont tous validés. Entre des outils utilisés en recherche dans les laboratoires biomécaniques. C'est les outils dont je citais tout à l'heure qui n'étaient pas très pratiques pour la pratique. clinique. Mais ça, c'est la question de base. Et heureusement que si on travaille dans la santé, on n'a pas le droit de faire autrement. Et la deuxième question, par contre, elle est sur la recherche des méthodes. Parce que des outils comme ça permettent de mettre en place de nouvelles méthodes. Et donc, là subsiste la nouvelle question de, est-ce que ces méthodes-là apportent des résultats ? Ou est-ce que ces méthodes-là permettent de fluidifier le processus d'un cabinet ? Je vous donnais, on avait, par exemple, il y a 3-4 ans, je me souviens d'une étude où on avait démontré qu'évaluer la force du quadriceps avec un dynamomètre de pull, de traction, ça donnait des résultats sensiblement les mêmes qu'un couple max sur de l'isocinétisme pour des patients de ligaments croisés. Et donc... Et dans un cabinet où tu n'as pas d'isocynétisme, parce que tu n'as pas 2 mètres carrés, parce que tu n'as pas 100 000 euros à l'heure.
- Speaker #1
Tu n'as pas d'argent parce que c'est super cher.
- Speaker #0
En revanche, tu as une table de kiné et tu as un outil Kinvent, tu peux faire une évaluation du quadriceps et c'est valide. Ça, c'est un petit exemple. Après, effectivement, on a aussi dû financer après une dizaine de thèses en total sur des méthodes, par exemple sur les ischios, sur le ligament croisé, sur l'évaluation de la vitesse. Ensuite aussi sur la tech, beaucoup. Par exemple, sur comment faire à connecter un petit réseau de 5 ou 10 capteurs pour pouvoir à la fois mesurer 10 muscles, avec en plus un changement de direction. Donc ça, c'est des choses qu'on fait beaucoup.
- Speaker #1
tu vois ? Je pense que c'est crucial c'est pour ça que j'abordais cette question parce que ça peut sembler couler de source mais je trouve ça intéressant que vous ayez financé des thèses etc et que vous soyez encore dans cette démarche là parce que par exemple tu vois si on prend l'EMG de surface c'est quelque chose qui aujourd'hui est parfois un peu critiqué aussi, on se dit ok on met le capteur mais est-ce que c'est vraiment fiable et reproductible, est-ce que le signal qu'on reçoit et ça c'est je pense Merci. C'est cool d'avoir des outils, mais c'est encore mieux si on sait que les datas qu'on a sont quand même extrapolables.
- Speaker #0
Alors absolument. Donc là, tu m'emmènes à l'étape d'après qui est une fois que la méthode est validée, c'est comment la démocratiser. Et donc ça, ça passe par la formation continue. Et c'est pour ça qu'on essaye aussi d'être présent dans des programmes où on dit voilà, l'EMG, effectivement, il faut le mettre en place. Et nous, on est content d'être présent dans la formation, en tout cas le système Kinvent, mais principalement, ce qu'on veut, c'est que l'outil soit bien utilisé. Parce qu'on sait que si l'outil n'est pas bien utilisé, ses résultats ne seront pas au rendez-vous. Le kiné, évidemment, il se rend compte, et le patient malheureusement parfois aussi. Et dans ce cas, on crée de la mauvaise pub pour le kiné. C'est la pire des choses. Parce que la méthode n'a pas été respectée ou elle n'a pas été enseignée. Donc, c'est pour ça que je parlais de la formation continue, qui est cruciale dans notre milieu.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. OK. Et là, on repart un petit peu sur une des premières questions que je t'avais posées là, mais dans ton parcours entrepreneurial, ça fait donc bientôt 10 ans avec Invent, si tu devais changer quelque chose, est-ce que tu changerais quelque chose ? C'est très vaste comme question. Et en plus, je ne te laisse pas le temps de réflexion, mais je trouve ça intéressant parce que tu vois, quand tu as 10 ans de recul sur ton business ou en tout cas... sur ton parcours entrepreneurial, est-ce qu'il y aurait quelque chose que tu aurais peut-être fait différemment ou pas spécialement ?
- Speaker #0
Alors, c'est très important de tirer les enseignements du passé. Une fois que tu tires les enseignements, de mettre des actions en place pour ça. Et si tu ne tires aucun enseignement, c'est que tu n'as pas vraiment analysé. Parce qu'on ne fait jamais tout parfait. Tout simplement aussi parce qu'on n'a pas toutes les informations et on décide avec les informations qu'on a dans les bras. L'entreprenariat, c'est ça. Au bout d'un moment, il faut décider. Alors, tu fais des ajustements. Et du coup, il y a un truc important. Pourquoi je te parle de formation et de formation continue ? C'est qu'en fait, c'est une clé parce que les kinés adorent ça. Ils font ça beaucoup. Ils sont obligés de le faire aussi. Mais vraiment, ça apporte de la fraîcheur au métier. Et ce que j'aurais fait différemment, c'est m'impliquer dans la formation beaucoup plus tôt. Dès le début. Ça nous a pris quelques années avant de nous rendre compte que vraiment c'était la clé. Et donc ça c'est quelque chose que j'aurais changé. Ensuite, c'est dans l'adaptation de l'outil au cabinet. Comment mieux accompagner les kinés pour adopter l'outil Kinevent dans un cabinet. Comme je disais tout à l'heure, c'est un changement de méthode. Et quand c'est un changement de méthode, il faut accompagner. donc ça c'est quelque chose que j'aurais mis en place beaucoup plus tôt, ça nous a pris 3-4 ans avant de le mettre, là je suis fier de mon équipe support parce que là ça je pense qu'on fait du bon travail mais ça a pris une certaine inertie et s'il y a des gens qui n'étaient pas contents à l'époque, je m'en excuse, il y en a qui étaient déjà très contents, mais en fait aujourd'hui je peux dire que notre process d'onboarding il est plutôt bien sympa et du coup ça aide beaucoup à bien implémenter ces outils au cabinet
- Speaker #1
quand tu as créé Kinvent, tu as démarré tout seul. Parce que je trouve ça toujours fascinant de se dire, tu vois, aujourd'hui, je ne sais pas combien vous êtes chez Kinvent, mais de se dire en fait, tu es parti seul peut-être et en fait, dix ans après, tu as peut-être, je ne sais pas combien de personnes avec toi.
- Speaker #0
La semaine dernière, on a eu le centième salarié.
- Speaker #1
Félicitations.
- Speaker #0
Merci. Et en fait, c'est vrai que le premier pas, il est toujours un peu hésitant. Au bout d'un moment, tu rentres dedans et tu y vas. Moi, je considère qu'on a beaucoup de chance parce qu'on est dans un milieu où nos clients, les kinés, c'est quand même des gens sympas. Franchement, Augustin, qu'est-ce que vous êtes sympas. Qu'est-ce que vous êtes sympas. En fait, vous êtes passionné par ce que vous faites. Vous êtes prêt à adopter des nouvelles méthodes. Ce n'est pas partout comme ça. Vous avez un cabinet qui tourne plutôt de manière continue parce que la santé, c'est la santé. Ce n'est pas influencé par la guerre en Iran, un peu, mais pas tout ça.
- Speaker #1
Pas encore en tout cas.
- Speaker #0
Oui, oui. voilà donc moi je considère qu'on a de la chance d'être dans ce milieu là maintenant effectivement c'est pas toujours facile d'être entrepreneur on a passé une crise Covid on a dû lever des fonds aussi on
- Speaker #1
a ouvert les Etats-Unis trois fois et deux fois on l'a fermé là ça part super bien ok donc vous avez ouvert aux Etats-Unis et puis vous avez finalement ça prenait pas aussi bien donc on fait marcher en arrière et ça ah ouais Merci. Et qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, tu penses que la troisième fois est la bonne ?
- Speaker #0
Tu vois, on tire les enseignements. La formation, c'est important. L'accompagnement du client, c'est important. La notoriété de la marque, c'est important. Donc ça, c'est des choses que tu dois construire et surtout mettre les bonnes personnes derrière qui comprennent le marché, qui ont l'expérience, qui savent de quoi ils parlent, pour donner la confiance. On est dans la santé, la confiance, c'est la base. Et donc ça, c'est quelque chose que là, depuis un an, on a réussi vraiment à amorcer. on a notre équipe aujourd'hui qui est basée entre la Floride et la Californie on couvre bien le territoire on commence à avoir vraiment de la sériostraction c'est des histoires entrepreneuriales à raconter
- Speaker #1
Augustin on pourrait passer des heures à t'en raconter moi je trouve ça intéressant parce que c'est aussi ça les kinés on est de plus en plus enfin pas tous mais dans cette recherche aussi de développer parfois son propre projet. Et pour moi, par exemple, développer son cabinet, c'est aussi un projet entrepreneurial. Alors évidemment, ce n'est pas la même chose que développer des outils pour les kinés, mais je trouve ça toujours intéressant du coup. Et c'est pour ça que sur le podcast, j'aime bien de plus en plus aussi avoir des retours entrepreneurs. Ryo, je ne sais pas si ça se dit.
- Speaker #0
Je te donne un exemple d'avant Kinvent. Effectivement, être entrepreneur, c'est quelque chose que j'ai commencé à goûter de mon expérience d'avant. où j'étais au Cameroun, figure-toi, pour les travaux publics, pour une boîte française. J'ai passé un peu de temps là-bas. Et en fait, sur place, t'es un peu tout seul, livré à toi-même. Je me suis retrouvé à 500 km de la ville la plus proche, sans connexion Internet. Le téléphone ne captait pas trop. Et t'as le bulldozer qui arrive tout cassé que tu dois dépanner. Voilà. C'est vraiment deux ans de pause où en fait, je faisais autre chose et donc je faisais ça. Et là, tu dois te débrouiller. Et en fait, le matin, tu vas être en réunion avec le siège à Paris qui va te demander à ce que les travaux avancent. Et l'après-midi, tu vas devoir nettoyer les toilettes parce que la femme du ménage n'aime pas passer. Donc, tu as ce contraste-là qui est ce que vit un entrepreneur, kiné ou pas kiné. Quand tu ouvres ton cabinet, c'est la même chose.
- Speaker #1
Oui, c'est faire face. C'est quoi pour toi, si tu devais dire... Je ne sais pas si ça va devenir comme ça, mais entre une et trois qualités que devrait avoir quelqu'un pour se dire « je suis prêt à faire un projet, à faire un projet entrepreneurial » . Après, il y a d'autres questions qui pourraient découler en mode « est-ce qu'on est entrepreneur ou est-ce qu'on le devient ? » Ça, c'est aussi autre chose. Mais ce serait quoi pour toi ?
- Speaker #0
La première, c'est une capacité d'analyser les circonstances. C'est d'avoir la tête froide et d'analyser son environnement. donc une fois que ça c'est fait on arrive à la qualité deuxième qui est à décider arriver à décider et la troisième c'est rester optimiste parce que des problèmes ça y aura toujours ok et si tu nous vois que les problèmes tu abandonnes donc voilà les trois qualités que j'aurais que je moi je dirais sûrement l'expérience après il ya un environnement est très important Il faut être bien accompagné entrepreneuriellement, c'est bien. Mais il faut aussi que derrière, le soir, il y ait un havre de paix.
- Speaker #1
C'est intéressant. De ne pas toujours être la tête dans le guidon, mais de pouvoir aussi en sortir.
- Speaker #0
Oui. Et tu vois, l'épouse, les enfants, ça peut être considéré un havre de paix. Et moi, je dois dire que si je n'avais pas Mathilde, je ne serais pas là. Parce que le soir, tu reviens et... c'est genre tu ouvres la porte et c'est papa et tu oublies tout le reste et comme ça le lendemain tu reviens la tête froide et les pensées à leur espace,
- Speaker #1
à leur place ok ouais mais c'est intéressant parce qu'on est dans une ère de toujours plus et on a tendance à tellement glorifier forcément le travail et le fait d'être productif que quand tu l'es pas ou quand tu passes 10 minutes sans l'être Merci. Tu peux vite culpabiliser en disant mais en fait, ça fait 10 minutes que je ne fais rien. J'exagère, mais ça fait 10 minutes que je ne fais rien. Il y en a d'autres qui ont déjà fait 10 fois ce que j'ai fait là en 10 minutes. Et alors, tu es dans cette course contre des concurrents presque invisibles parfois. Mais je trouve ça intéressant d'avoir ce recul-là et de se dire en fait, il faut aussi... Se reposer.
- Speaker #0
Parce que, bon, déjà, il y a le risque que tu te crames. Mais même sans ça, en fait, à la fin, globalement, tu es plus efficace. Si tu arrives à prendre un peu de recul pour mettre les pensées en place. Tu vois, moi, ce que j'essaye d'avoir, c'est une demi-journée par semaine où, en fait, je suis loin de tout ça et juste je construis mes plans et je mets mes pensées en place. Et même une demi-journée, ce n'est pas assez. Il faudrait peut-être un an, pas plus. Mais c'est important parce qu'à long terme, tu gagnes.
- Speaker #1
Oui, c'est comme l'activité sportive, etc. Je pense que c'est important d'essayer de toujours encaler. Parfois, on pourrait avoir l'impression de se dire, tiens, non, si je vais courir une heure, c'est une heure de perdu. Mais en fait, ça t'aligne plus les idées qu'autre chose après. Et ça fait du bien aussi de sortir un peu de la bulle.
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Donc, OK. Et est-ce que tu as... Tu as eu des moments de gros doutes durant ces 10 ans. Oui. Est-ce que tu as eu des moments, je vais même aller à l'extrême, où tu t'es dit, en fait, j'ai fait le mauvais choix. Là, je vais vraiment dans l'autre partie du continuum.
- Speaker #0
Oui. Surtout sur les deux premières années, quand tu commences. Des moments comme ça, il peut y en avoir plusieurs. Où tu te dis, est-ce que peut-être je devrais arrêter ? Parce qu'arrêter, c'est facile. Construire un truc, ça prend du temps. Arrêter, tu... tu peux l'arrêter tout de suite. Et de dire, pourquoi je me prends la tête là ?
- Speaker #1
Pourquoi je m'inflige ça ?
- Speaker #0
Il y a quelqu'un qui m'a appelé, qui m'a insulté. Je fais mauvais, c'est mauvais ce que je fais. Peut-être que je devrais arrêter. Je vais retrouver un travail. Je vais aller dans ma vie d'avant, concevoir des machines et être dans un département technique. C'est peut-être ça. Mais voilà, c'est pour ça que je parle de patience, persévérance, pouvoir analyser les situations. parce que sinon tu peux arrêter tu peux arrêter il y a plein d'embûches mais le jeu en vaut la chandelle tu vois à la fin tu regardes derrière toi et tu dis que tu as construit un truc là tu vois ça c'est l'équipe de Montpellier Rugby qui
- Speaker #1
avait le maillot King Vent ça ça fait plaisir à voir aussi c'est des récompenses et des petits rappels que tu fais pas ça pour pas pour rien mais en mode que voilà il y a vraiment un retour aussi direct quoi.
- Speaker #0
C'est sympa, c'est bien ce qu'on fait.
- Speaker #1
Mais tu vois, on a parlé du passé de Kinvent, moi j'aimerais qu'on parle aussi de l'avenir. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est dans une période où l'intelligence artificielle, ça va à un rythme incroyable. C'est-à-dire que hier, déjà, si on ne se tient au courant que jusqu'hier, on est déjà en retard parce que demain, il y a déjà des trucs de fou qui sortent. Aujourd'hui, il y a des IA comme Cloud qui permettent de coder des applications. sans même s'y connaître en code en une heure. J'exagère un peu, mais c'est presque ça. Tu peux en tout cas sortir déjà des drafts hyper intéressants. Aujourd'hui, est-ce que vous utilisez l'IA déjà ? Si oui, comment ? Et si oui, aussi dans 10 ans, qu'est-ce qu'on peut espérer ? C'est un peu une vision futuriste. On refera un podcast en 10 ans et on verra, mais voilà.
- Speaker #0
Alors, il y a deux questions là. Il y a une question de l'IA qui est très spécifique et il y a aussi celle que... Comment Kinvent et moi, nous voyons le futur du métier, du kiné et de tous les métiers connexes. On va prendre la première qui est plus facile. Du moins, on utilise l'IA sur plusieurs endroits. Déjà, on l'utilise dans le produit. Je t'ai parlé de Cassandra. Cassandra qui permet à rédiger les bilans. Elle permet aussi d'aller... C'est une base de connaissances aussi. Elle permet d'analyser le mouvement humain et d'aller chercher s'il y a un valgus juste avec la caméra. et donc ça c'est dans le côté produit Cassandra, imagine-toi une IA qu'on a entraîné nous avec des connaissances qui naissent, avec des podcasts des webinaires, des publications scientifiques des choses qu'on maîtrise et qu'on l'a entraîné à,
- Speaker #1
quand elle sait pas de dire qu'elle sait pas c'est très important c'est pas comme ChatGPT qui souvent te donne toujours raison si tu le promptes pas bien c'est ça
- Speaker #0
Et donc ça c'est pour le côté produit. Mais effectivement, on l'a aussi dans plein d'autres secteurs de l'entreprise. Tu l'as dans la fabrication. On l'utilise pour prédire les plans de production. On l'utilise dans le codage. Effectivement, tu l'as mentionné, ça c'est le plus évident. Dans le contenu, effectivement, tu as pris une petite vidéo avec un kiné en train de faire un... je ne sais pas, une évaluation des rotateurs externes, et puis sur le fond, tu te rends compte qu'il y a une photo de sa nana. et qu'il veut perdre. On va la virer. Il faut que je dise quand même que construire du contenu avec l'IA pour l'équiné,
- Speaker #1
on n'est pas en Corée.
- Speaker #0
Tu ne peux pas te baser sur une IA pour te construire un truc. Déjà, si on ne parle que des problèmes de compensation sur les positions...
- Speaker #1
C'est catastrophique. Même, il ne comprend pas du tout le corps humain encore. Pas du tout de façon assez précise. Oui, c'est ça. Il met six doigts. Tu parles du Mérus, il te met un fémur. C'est catastrophique parfois.
- Speaker #0
Voilà, on n'y est pas encore. Je ne sais pas quand est-ce qu'on pourra le faire et si on pourra le faire. Mais je pense qu'on a encore beaucoup, beaucoup de temps devant nous pour ça. Donc du coup, l'IA, elle ne va pas forcément remplacer le contenu pour des métiers aussi techniques, précis. Et ce qui rend en plus le truc beaucoup plus complexe, c'est que le courant, heureusement ou malheureusement, ce n'est pas une équation simple. C'est beaucoup plus complexe.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
l'IA ne peut pas forcément pouvoir, elle ne peut pas forcément le décrire complètement. Donc, oui, effectivement, l'IA est là. On l'utilise, nous aussi. Bon, c'est bien. On a construit même la nôtre, Cassandra, parce que c'est important de la maîtriser. Maintenant, comment est-ce que je vois le futur ? Effectivement, c'est un des axes qui remplace beaucoup d'outils d'aujourd'hui. Notamment, tu vois, quand on parle d'analyse du mouvement humain, ça devient beaucoup plus simple. de le faire. Il y a des solutions aujourd'hui où tu n'as plus besoin, en tout cas pour un cabinet de kiné, de mettre des marqueurs pour aller prendre avec des caméras et essayer de comprendre le mouvement humain. Ça peut être beaucoup plus simple. Mais après, ce que je vois, moi, c'est la transformation des patients. Je pense que Gustin, tu l'as remarqué, les patients d'il y a 10 ans, ce n'est pas les mêmes qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, les patients, ils viennent dans le cabinet, ils ont essayé de se renseigner à l'avance. de bien ou de mal parfois ils ont des idées que tu vas devoir changer parfois ils ont déjà un peu d'appétence pour ce que tu fais ça peut t'aider donc le jeu il est là c'est comment est-ce que tu vas arriver à canaliser cette focalisation du patient et la mettre vraiment dans l'endroit je pense que c'est les patients qui se transforment et en fait si je fais l'extrapolation vers l'arrière Nous, c'est un peu les patients aussi qui ont aidé à transformer la kiné. Parce que tu vois, il y a 15 ans, on parlait de data, on parlait de IoT, beaucoup. Les patients étaient au courant de tout ça. Quand ils arrivent dans un cabinet de kiné, ils attendent parce qu'il y a une même implémentation de la technologie.
- Speaker #1
Oui. Voilà. Tu vois ? Oui. C'est vrai que maintenant, les patients, quand ils arrivent au cabinet… Il y en a de plus en plus qui ont déjà été voir sur ChatGPT, ils ont déjà été voir sur ceci, cela. Ça leur apporte des informations beaucoup plus condensées qu'avant. Et je trouve qu'ils sont globalement plus informés qu'avant. Je ne dis pas que c'est toujours bien, mais j'ai l'impression que c'est mieux. Après, c'est basé sur un échantillon assez faible comparé à la population générale, vu que ce n'est que de mes patients dont je parle. Mais oui, c'est vrai. Est-ce qu'il y a des outils ? chez KINVENT aujourd'hui que vous n'avez pas encore développé et que vous avez en projet de développer ou est-ce que vous êtes plus dans une stratégie pour le moment de vous dire on va perfectionner parce que vous avez quand même 11 outils donc c'est déjà pas mal mais voilà c'est quoi vos axes, si tu peux me partager ça en tout cas je vois,
- Speaker #0
en fait tu sais quoi je te parlais par exemple d'un axe qui est le patient qui dont la mentalité change, il y a un deuxième axe très important c'est la mentalité du kiné qui va vers du plus en plus fonctionnel Merci. Tu te souviens de la majorité des cabinets il y a 20 ans ? C'était peut-être un espalier, des élastiques. Aujourd'hui, un cabinet, souvent, il va ressembler à une salle de sport.
- Speaker #1
Oui, c'est une salle de crossfit.
- Speaker #0
C'est beau, c'est bien. En fait, on est des athlètes de la vie.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et oui. Et en fait, c'est ce qu'on voit comme transformation. C'est que ça ressemble de plus en plus, une séance de rééducation, à une séance de sport. Et en fait, ça se rapproche beaucoup plus des vrais mouvements qu'on va faire dans notre vie courante. Ce qui n'était pas le cas il y a 20 ou 30 ans. Et c'est de plus en plus présent. Donc en fait, nous, on est en train de s'adapter à ça. Comment est-ce qu'on peut faire des outils qui sortent du cadre analytique, par exemple l'extension de genoux, dont on parlait pour Mamie Michel tout à l'heure, pour quelque chose de plus global ? Parce que le corps humain, il travaille en globalité. Effectivement, tu vas lui travailler ses quadriceps si c'est là où elle est faible. En revanche, pour qu'elle puisse les utiliser, il faut qu'elle fasse aussi des mouvements. Donc là, aujourd'hui, on s'exprime plutôt sur des solutions qui vont aider. aider à vraiment évaluer le mouvement au total. C'est pour ça que je te parlais des changements de direction et même aujourd'hui le sprint ou la marche. Ça, aujourd'hui, on commence à être en capacité de faire des analyses facilement mises en place dans le cabinet, ce qui n'était pas le cas.
- Speaker #1
Ça, c'est top. Parce que tu vois, les analyses de changements de direction, je trouve qu'on sait que c'est important et à la fois, on a du mal à les évaluer. Tu sors ton téléphone, tu filmes au ralenti, mais ce n'est pas toujours évident. sans, je pense, une application tierce qui peut t'aider et te guider. Parce que l'œil humain, il est assez subjectif au final. Et je pense que pour ça, on a besoin d'objectivité avec des calculs, des maths.
- Speaker #0
Tu sais, tu as raison. Tout à fait, exactement. C'est ça. Et il y a deux choses là-dedans. La première, c'est d'aller détecter quelque chose que ton œil ne peut pas détecter. Et quand on parle de changement de direction, en plus, ça va tellement vite que tu ne le vois même pas. mais deuxième c'est aussi sortir un peu de l'analyse qualitative parce que le patient aime bien la data et donc pouvoir sortir de la data qui vraiment permet de comprendre le mouvement humain dans sa complexité pas totalement, c'est pas possible mais en tout cas comprendre sur quoi il faut bosser et que le patient le comprenne et que tu le motives pour ça ouais dis-moi Juste, je te donne un exemple. Effectivement, je vais te donner un exemple de sport de haut niveau cette fois-ci. Tu vois, on a maintenant des outils qui nous permettent d'analyser le changement de direction et le déplacement latéraux. Ça s'appelle les plateformes de force trois axes, les Delta 3D. Maintenant, un mouvement, un exemple que je vais t'emmener, c'est le skater jump. C'est un saut sur le côté. Donc, tu fais un déplacement latéral simple. Et si on prend l'exemple de la performance, Steve Carey. le grand basketeur, il est connu parce qu'à chaque fois qu'il shoot, c'est 3 points. À 98%. Et en fait, tu te dis, attends, Steve Carey, il fait 1m90. Tous les autres tours, il fait 1m10. Il ne devrait pas être tout seul quand il shoot. Parce que les autres, ils ont quoi ? 20-30 cm de plus haut que lui. Il devrait l'arrêter là. Mais en fait, quand tu regardes bien, Steve Carey, sur ses mouvements latéraux, il est... tellement rapide et il va tellement loin que personne n'arrive à le suivre. Ça, c'est des choses que nous, on peut aujourd'hui, maintenant, montrer que l'athlète ou le patient se disent « Ah, je vais travailler ma posture du tronc, je vais travailler ma force des ischios ou des...
- Speaker #1
des fessiers... »
- Speaker #0
Pour pouvoir partir plus explosif sur le côté gauche. C'est des choses que tu vas lui expliquer beaucoup plus facilement aujourd'hui. Tu vois ?
- Speaker #1
Pour que je saisisse bien cette analyse de changement de direction, c'est avec les plateformes 3D, c'est ça ? Elles s'appellent comme ça. Pour moi, une plateforme de force, tu te mets dessus. De base, je l'aurais utilisée pour faire des sauts verticaux, un profilage, etc. Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Les plateformes de force classiques, même nous, on a commencé comme ça, elles mesurent que la force verticale. C'est pour ça que tout ce que tu peux analyser avec ça, Merci. Un mouvement vertical, c'est une détente, un squat, une posture avec un centre de gravité qui bouge. C'est tout. Mais nous, les humains, on ne bouge pas juste de haut en bas. On va courir, on va changer de direction, on va marcher, on va pivoter. Et en fait, on fait des kilomètres de mouvements horizontaux et seulement des centimètres de mouvements verticaux. Et si tu essayes d'analyser le mouvement humain juste par sa composante verticale, Tu perds deux tiers de l'info. Donc, c'est pour ça que nous sommes venus avec, ça fait maintenant sept mois, huit mois, que nous avons amené des plateformes de force qui mesurent la force dans les trois axes. Galle, effectivement, horizontale et latérale. Donc, quand tu fais un effort latéral, on va pouvoir évaluer le temps, c'est facile, mais aussi l'effort latéral que tu vas mettre, à quel point il est fluide, à quel point il est exclusif. si tu... position très bien le reste du corps comme ça c'est quelque chose que tu pourras travailler parce que c'est combiné avec de l'analyse 3D et c'est comme ça que tu vas vraiment analyser le mouvement humain parce qu'en vrai le sol il nous pousse sur les trois directions, c'est pas que la verticale il nous supporte pas souvent et pour te dire en vrai un jeu de foot se gagne à l'horizontale
- Speaker #1
c'est pas parce que t'as sauté plus haut que tu vas marquer plus loin et le test en lui-même il se passe comment alors on se met sur la plateforme c'est peut-être difficile à décrire même pour ceux qui nous écouteront ici je vais pour simplifier le débat je vais prendre ceux qui ont déjà fait des sauts
- Speaker #0
unipodaux. Imaginez un saut unipodal, mais au lieu d'essayer d'atterrir de là où on a décollé, c'est d'essayer d'aller le plus loin possible en latéral. Vous vous mettez sur une seule jambe et au lieu de partir vers le haut, vous essayez de partir le plus loin vers la droite ou vers la gauche. C'est un exemple de mouvement latéral. Ça s'appelle le skater jump. Ce n'est plus un mouvement qu'on fait sur un... à un terrain. En revanche, après, c'est une partie d'un protocole global, par exemple, de changement de direction, et après, tu vas aller sur des trucs qui parlent plus, qui se passent, par exemple, j'arrive avec une vitesse, j'appuie et je pars à droite, un cadre à 90 degrés. Je cours et je passe dessus, et j'analyse ma course à pied. Et ça, c'est pour ça, Augustin, que je te parle du fonctionnel. Les kinés, vous allez tous vers le fonctionnel, et nous, on vous suit dans cette démarche.
- Speaker #1
Ok. Et j'avais une dernière question à propos de plus de matériel parce que ça m'intéresse. Tu parlais de quantifier, par exemple, le sprint, etc. Moi, j'ai en tête des ustensiles où tu mets des piquets et alors ça calcule en fait ta vitesse entre deux piquets. Est-ce que c'est comme ça que vous fonctionnez aussi ou est-ce que c'est avec un capteur que tu mets sur le t-shirt ?
- Speaker #0
Bon point, Augustin. Je n'ai pas parlé beaucoup jusque-là parce que le sprint, effectivement, c'est spécifique au retour au sport. Et ma fille Michèle, ça ne l'intéresse pas beaucoup. Mais, effectivement, le sprint et la marche, c'est quand même deux choses qui se touchent beaucoup. C'est juste la vitesse qui change. Et puis, les temps de contact, etc. La biomécanique reste assez similaire. Maintenant, jusque-là, pour mesurer cette vitesse-là, on avait quoi ? Un chronomètre. Puis, il y a eu les cellules de vitesse, où en fait, le centre de cellules est à le temps. Il y a eu le GPS, il y a eu le radar. Mais en fait, toutes ces choses-là, c'est bien, mais ils ont tous leurs limites. Les cellules, elles te donnent un temps, mais elles ne te donnent pas toute l'histoire du sprint. Le GPS, il faut que tu sois dehors. Et tant que tu ne vas pas assez vite, il a un peu de mal. Il a du mal aussi sur les changements de régime. accélération, décélération, etc. Le radar, il faut avoir de l'espace pour ne pas avoir des interférences, c'est quand même pas ça. Et il faut avoir le logiciel du chercheur qui va te donner les résultats au bout de quelques heures. Et du coup, nous, nous sommes partis un peu de ce constat et on s'est dit, le sprint, c'est important, la marche, c'est important, et c'est important d'avoir toute l'histoire. Donc comment est-ce qu'on peut avoir, comment est-ce qu'on peut faire pour avoir vitesse instantanée et vitesse moyenne ? Tous les changements de régime. le profil force-vitesse, les vitesses de la marche, et à transformer aussi tout ça, non pas seulement en horizontal, mais en vertical aussi sur une barre. Et donc, nous avons développé une techno sans fil, le K-Power, qui permet à la fois d'avoir distance, vitesse, accélération et puissance. Et comment on a fait ? Les accéléromètres, ils existent sur le marché. Donc, on n'a pas fait que ça. En fait, on a créé un combiné entre l'accélération, mais aussi... la mesure de la distance avec de l'ultra-wideband, ça s'appelle. C'est une nouvelle technologie qui existe depuis 5 ans, c'est pas plus que ça, qui permet entre deux éléments de connaître la distance avec une grande précision et sur des grandes fréquences d'acquisition, sans fil. Et c'est comme ça que nous avons créé le K-Power.
- Speaker #1
C'est pas mal ça, parce que ça veut dire que tu peux te dire... déjà j'ai une autre question qui me vient c'est terrible parce qu'en plus on s'est dit on va faire un épisode de 20 minutes et ça fait déjà presque une heure qu'on parle mais une question on amène une autre il faut une distance de combien minimum pour pouvoir utiliser ce cap power, tu vois si j'ai une piste de 25 mètres au cabinet, est-ce que je peux l'utiliser ou est-ce que c'est pas assez ?
- Speaker #0
tu peux même faire à partir de 5 mètres ok,
- Speaker #1
donc tu auras la data forcément plus sur l'accélération et pas sur la vitesse maximale mais on peut pas tout avoir
- Speaker #0
si t'as mis tu vas pas avoir la vitesse de marche sauf
- Speaker #1
Mami Michel si tu as marché
- Speaker #0
10 mètres et tu connais sa vitesse de marche parce qu'une fois que tu l'as fait ça 3 jours après son opération de la hanche parce que normalement si elle est déjà bien en forme elle va y arriver à marcher tu lui fais ça 3 semaines après et tu lui montres vous êtes passé de 2 km heure à 4 franchement Mami Michel Vous allez bien. On va continuer encore un peu. On va viser les cinq. Comme ça, après, vous allez marcher avec vos copines.
- Speaker #1
Ah, mais c'est... OK. Ce que je trouverais encore plus intéressant, mais c'est une idée qui me vient comme ça, c'est de se dire, imagine, tu vois, on a des tests de retour au sport, le T-test, les choses comme ça. C'est d'arriver peut-être à un jour à pouvoir, à partir de ce T-test, tu mettrais le cap hour et il pourrait te donner directement après un feedback de ce T-test en termes de temps, mais aussi en termes de biomécanique, etc. Bon, là, je vais un peu loin, mais je me dis que ce serait un gain de temps pour l'équiné incroyable.
- Speaker #0
Tu ne vas pas loin du tout. Je vais te donner un exemple un peu similaire. C'est un peu plus simplifié, mais le 5.05 test. La petite navette, clac-clac. Ça, on l'a mis en place. Augustin, c'est tellement sympa parce que jusque-là, qu'est-ce que tu avais sur le 5.05 ? Le temps. L'athlète, il passe une fois, il repasse une deuxième fois et tu as le temps. Mais tu ne sais pas s'il est arrivé assez vite, s'il a tourné vite, s'il s'est arrêté longtemps, s'il a réaccéléré, s'il accélère mieux que s'il décélère. Toutes ces choses-là. Aujourd'hui, tu peux savoir parce qu'avec cet outil-là, on a mis en place ce 505. Tu sais qu'il est rentré avec 5,6 mètres par seconde. Tu sais que ça lui a pris 1,2 seconde pour s'arrêter. Ça lui a pris ensuite 1,5 pour réaccélérer de l'autre côté et qu'il est sorti avec 4 mètres par seconde. Et ça, tu vas le suivre dans le temps et comme ça, tu vas déterminer la performance et que ton programme de rééducation, réathlétisation au juste entraînement,
- Speaker #1
fonctionne. C'est déjà en cours. Après, des tests de retour au sport, il y en a 10 000 et il y en a des plus complexes que d'autres, forcément.
- Speaker #0
En fait, c'est le problème d'un test fonctionnel et même d'un mouvement complexe, c'est que s'il y a une amélioration potentielle, il faut la viser. Tu ne sais pas par où commencer, parfois. Il faut juste comprendre Où est-ce qu'on est le plus faible pour travailler sur ça ? C'est le plus facile. Si, par exemple, je te parlais du 505 et que, par exemple, il n'est pas arrivé assez vite, peut-être qu'il faut travailler les accélérations sur les premiers 10 mètres. Si je vois, en fait, qu'il est assez rapide pour faire l'aller-retour, mais que, quand même, il s'arrête beaucoup, peut-être qu'il faut que je travaille sur ce dernier pas de changement de direction. En tout cas, et peut-être que, parfois, c'est juste des gains rapides avec un changement technique, une meilleure position du pied. Et ça, c'est des choses qu'un outil comme ça peut t'aider à viser.
- Speaker #1
OK. Et tu vois, si quelqu'un, en nous écoutant aujourd'hui, il se dit, je vais faire l'avocat du diable, tu vois, mais il se dit, ouais, il parle beaucoup de data, etc. Honnêtement, les data, OK, c'est important, mais il ne faut pas se perdre dedans, tu vois. Qu'est-ce que tu aurais à répondre, si je peux dire ça comme ça ? Peut-être un kiné qui se sentira un petit peu acculé en se disant « moi, toutes ces datas, je trouve que ce n'est pas si important que ça, je trouve que l'essentiel se trouve ailleurs. » Et en plus, tu vois, dans ce modèle biopsychosocial de la kiné, etc., il y a aussi tout l'aspect psycho, etc., tout l'aspect relationnel. Et parfois, je pense que quand on parle beaucoup de data, et j'y pense maintenant parce qu'on en parle beaucoup, ça peut donner l'impression qu'on fait un peu une scission entre les deux et que c'est soit la data, soit le patient. et son état d'âme. Qu'est-ce que tu répondrais à ça, à cette pensée-là, ou même à cette peur presque, indirectement ?
- Speaker #0
Non, mais je comprends, je comprends. Je comprends. Ce que moi je dis, c'est le kiné, il peut penser, il peut avoir sa pensée. Derrière, je pense aussi aux patients. Et les patients, leur comportement a changé. Et effectivement, il y a ceux qui ont juste besoin... de se faire masser, ça existe, c'est vrai. Je sais que ce n'est pas toujours très agréable à traiter. Je sais. Mais globalement, un patient aussi, il va venir et il va vouloir se sentir qu'il est pris en main et qu'il est pris en main de manière OBP. Et quand on pense aux patients comme ça, parfois, lui montrer avec des simples faits, des simples chiffres, que ça progresse. Ça ne progresse pas. Il y a du chemin à faire. parfois, ce n'est pas très difficile à faire. Et effectivement, là, je t'ai parlé d'un test, le 505, qui est quand même très complexe, mais on peut faire des choses aussi plus simples. On sait ne pas perdre tout le monde. Donc, moi, ce que je dis au kiné qui peut faire son LaData, c'est que je suis sûr qu'il peut Les gars, vous avez fait 5-6 ans d'études, vous avez derrière 10-15-20-30 ans d'expérience, ce n'est pas Kinvent qui va vous dire comment faire le job. Évidemment pas, non. Ce n'est pas nous les experts du métier, c'est vous. Là, nous, on peut vous aider, c'est d'apporter la preuve aux patients. Et derrière, de le motiver aussi. Finalement, c'est ça. Moi, je n'ai pas été kiné, j'ai été patient. Qu'est-ce que j'aurais aimé que ces technos soient appliqués sur moi ? Ce n'était pas le cas, mais qu'est-ce que j'aurais aimé avoir ça ?
- Speaker #1
Et au final, on en revient toujours à ce besoin de correspondre aux attentes du patient. Comme tu dis, il y a des patients qui ne seront pas en recherche aussi d'avoir ces datas-là, ils s'en foutent.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Et c'est OK. Et en fait, à ce moment-là, effectivement, on n'est pas obligé de sortir l'artillerie lourde et d'aller bilanter tout ce qu'il faut, la force, etc. si le contexte clinique et les attentes du patient ne sont pas vraiment dans ce texte-là. Mais je trouvais ça important d'aborder ça aussi. Pour préciser un peu ça, pour ne pas qu'on se dise, tiens, ils ne sont que dans la data et on se perd un peu là-dedans.
- Speaker #0
Non, et tu sais, comme je te disais tout à l'heure, la data, c'est une chose. Effectivement, déjà, trop de data tue la data. Il n'y a pas besoin d'aller trop loin. Et parfois, juste faire parler le patient et qu'il explique un peu sa peine, ça lui fait sentir mieux. Parfois, il y a des gains comme ça. Il y a des gains faciles. Maintenant, effectivement, la data, c'est une chose. Moi. ce pourquoi je me bats c'est qu'il y ait de la motivation pour le patient ça c'est pas toujours facile à gagner un patient il va arriver avec un ligament croisé alors qu'il courait le marathon il faisait 3 heures au marathon et là aujourd'hui il peut pas appuyer le pied franchement il faut le motiver parce qu'il a pas envie de venir franchement il a pas envie de venir et le motiver ça passe par une rééducation qui est motivante la data c'est une chose mais après Merci. le connecter et au lieu de lui dire de travailler avec un élastique, de lui dire de travailler avec un kangourou qui va aller sauter et qui va gagner des points, parfois ça peut aider déjà pour la motivation du patient. Donc, la data c'est une chose, mais la motivation c'est une autre. Ce n'est pas forcément les deux ensemble.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est mettre au final la data au service de l'adhérence du patient dans nos prises en charge. Et c'est un peu... Ok, je vois. Mais écoute, je pense qu'on a fait un beau petit tour d'horizon. Là, je vois que... Ça fait déjà une heure qu'on est ensemble. Je pense que c'est un beau premier épisode ensemble. Déjà, avant tout, je voulais te remercier d'être passé aujourd'hui sur Entendons. C'était vraiment un plaisir d'échanger avec toi, même si on avait déjà échangé un petit peu en privé. C'est toujours cool d'échanger comme ça ensemble. J'espère que ceux ou celles qui nous écoutent, parce que vous êtes quand même plus de 10 000 par mois à nous écouter aujourd'hui sur le podcast, donc on en est très fiers. J'espère que ça pourra peut-être un petit peu vous... Voilà, vous éveillez certaines choses, vous titillez, vous direz, tiens, est-ce que je ne m'équiperai pas dans l'un ou l'autre ? Est-ce que ce ne serait pas intéressant pour ma pratique ? Ou pas, comme on l'a dit, ce n'est pas pour tout le monde, ce n'est pas pour tous les patients. Ça, c'est à chacun de voir un petit peu l'église au milieu du village. Enfin, ça ne se dit pas, ça le midi à sa porte. Enfin, je n'ai plus l'expression, je n'ai plus l'expression.
- Speaker #0
Je suis grec, ce n'est pas à moi que tu vas demander.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Mais en tout cas, voilà, merci beaucoup Athanase d'être venu aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec plaisir Augustin.
- Speaker #1
À bientôt. Je te dis à très bientôt. Ciao, ciao. Alors, avant de te quitter, simplement un petit message pour te remercier, toi, qui es en train d'écouter ou de visionner ce podcast. Je ne sais pas si tu nous regardes plutôt sur YouTube ou si tu nous écoutes plutôt sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts. Bref, il y a plein de façons de nous consulter. Mais donc voilà, merci beaucoup simplement parce qu'aujourd'hui, vous êtes plus de 10 000 à nous écouter ou à nous visionner chaque mois sur Entendons. C'est vraiment un énorme cadeau pour nous de voir qu'il y a un tel engouement derrière le podcast que vous êtes. de plus en plus nombreux et nombreuses à nous suivre et à même nous faire vos suggestions en message privé. Bref, c'est vraiment une énorme récompense pour nous. En plus de ça, vous êtes beaucoup à nous mettre des notes 5 étoiles sur vos plateformes d'écoute préférées. Ça aussi, c'est hyper précieux. Ça peut sembler bateau parce que je me doute que dans tous les podcasts, vous entendez la même chose. Mais en tant que créateur de contenu et en tant qu'hôte de ce podcast, à titre personnel, je peux vous le dire, c'est vraiment une énorme récompense pour nous de voir au moins que vous mettez 5 étoiles. sur les plateformes d'écoute, ça peut sembler rien, mais je vous assure que ça permet non seulement de nous référencer davantage, mais également, ça nous donne un feedback direct de ce que vous avez pensé de ce podcast. Donc voilà, encore une fois, mille merci. N'hésitez jamais à venir nous faire une suggestion, que ce soit pour un invité ou une invitée que vous aimeriez voir, une thématique ou bien d'autres choses, on est vraiment ouvert à tout. Si jamais vous voulez en discuter, n'hésitez jamais aussi à nous envoyer un mail, soit sur mon adresse mail augustin-fullphysio.com ou bien Merci. sur nos canaux, que ce soit sur Instagram, etc. en message privé. On essaiera toujours de répondre dans les plus brefs délais. Allez, encore mille merci pour ton soutien. Encore mille merci pour votre soutien. Et puis je vous dis à très très vite dans vos oreilles. Ciao ciao !