Speaker #0Bienvenue sur Entendons, le podcast qui t'aide à t'épanouir en tant que kiné. Je m'appelle Augustin Castel, je suis kiné du sport et hôte de ce podcast qui est produit avec cœur par Full Physio. Alors chaque mois, vous êtes plus de 10 000 à nous écouter ou à même visionner nos épisodes dans lesquels nous recevons des professionnels passionnés qui viennent partager leurs astuces et leurs meilleurs conseils pour booster votre pratique clinique. D'ailleurs, un petit mot à propos de Full Physio qui est l'app incontournable utilisée par plus de 20 000 professionnels de la santé. Full Physio ? c'est ton allié pour rester à la pointe en chimie ainsi que proposer des traitements optimaux à tes patients et patientes. Plus concrètement, Full Physio, ce sont des milliers de ressources pour te faire gagner du temps dans ta veille scientifique, des outils cliniques tels que la prescriptoire d'exercice, des fiches d'éducation thérapeutique, des bilans, ainsi que des formations en e-learning et en présentiel. Alors si toi aussi t'as envie de passer au niveau supérieur dans ta pratique, rejoins-nous sur fullphysio.com et promis, tu ne seras pas déçu. Et maintenant, place à l'épisode. Et bienvenue à toi dans ce nouvel épisode d'Entendons. express l'épisode d'entendons qui te récapitule l'information utile pour ta pratique quotidienne alors aujourd'hui c'est très simple j'avais envie qu'on discute et bien d'exercice et de douleur parce qu'en fait l'exercice c'est probablement l'anti douleur le plus naturel au monde et je parle ici d'exercice mais plutôt aussi d'activités physiques et pour cause en fait faire de l'exercice de façon raisonnée et graduelle aura un effet anti inflammatoires là où rester dans dans son canapé devant Netflix ou je ne sais quoi. aura tendance par contre à favoriser l'inflammation systémique. Donc ce n'est pas regarder Netflix qui va favoriser ça, mais c'est plutôt la sédentarité, le fait de ne pas bouger. Et le mieux dans tout ça, c'est qu'il n'y a pas besoin de faire compliqué. Au final, on va chercher simplement une activité physique augmentant la fréquence cardiaque, provoquant une sensation de chaleur ainsi qu'un rythme ventilatoire augmenté, le tout durant 150 minutes par semaine. Aussi, n'oublie pas de fixer des objectifs avec tes... patient et tes patientes. Idéalement, ils seront smart, ces objectifs, c'est-à-dire spécifiques aux objectifs fixés avec le patient, mesurés facilement, atteignables, réalistes et surtout aussi délimités dans le temps. Et qui dit exercice dit parfois survenu de douleur, d'où l'importance d'expliquer à ton patient que douleur n'est pas d'office égal à la présence de dégâts dans son corps et qu'on peut tolérer un inconfort sans pour autant détruire son corps ou détruire la structure corporelle que l'on sent. Et le mieux dans tout ça, c'est que l'activité physique est ultra intéressante chez des patients souffrant de douleurs chroniques. Et pas de panique, il n'y a même pas besoin d'aller nécessairement faire quelque chose de super intense. Rester sous les 60% de la fréquence cardiaque maximale semble déjà en fait très efficace pour commencer. Et donc, c'est super important de garder tous ces éléments en tête parce qu'on a souvent envie de chercher l'exercice magique, de chercher le meilleur exercice pour notre patient ou pour nos patients en se disant, OK, mon patient a une tendinopathie latérale du coude, c'est cet exercice qui va vraiment l'aider, parce que c'est cet exercice qui permet de soigner les tendinopathies latérales du coude. C'est un petit peu plus complexe que ça, et à la fois c'est plus simple. C'est-à-dire que oui, dans une majorité de cas, un même exercice peut soulager un gros panel de patients ayant la même pathologie. Mais il faut bien garder en tête qu'un patient n'est pas l'autre aussi, et qu'un exercice sera d'autant plus efficace et d'autant plus antalgique s'ils s'alignent avec les attentes du patient, et aussi que c'est un exercice qui peut être refait aussi à la maison, selon les moyens logistiques du patient ou de la patiente. Parce que je ne sais pas toi, mais personnellement, je ne vois pas mes patients 3-4 fois par semaine, parce que simplement j'essaie de les autonomiser, pour qu'ils comprennent qu'ils peuvent se prendre en charge, se prendre en main, et réaliser des exercices par eux-mêmes, et que oui, il n'y a pas toujours besoin de venir au cabinet, pour au final faire des squats, des fentes, etc. Avec ou sans charge, ça dépend, mais... souvent la plupart du temps et bien les patients peuvent faire ça par eux mêmes et donc il faut prendre un petit peu de recul par rapport à ces exercices en se disant mais que oui l'exercice et l'actif sont des moyens hyper intéressant pour moduler la douleur de nos patients ou nos patientes à condition que ce soit bien dosé évidemment mais à côté de ça on ignore encore aujourd'hui exactement pourquoi et bien ces exercices fonctionnent on a des idées on a des hypothèses mais par contre on n'est pas encore très certain de la spécificité de l'exercice c'est à dire qu'un exercice agisse vraiment pour les raisons que l'on pense. Mais ce n'est pas très grave parce qu'au final, nous, ce qu'on cherche aussi, c'est cet effet anthalgique avec nos patients, c'est qu'ils aillent mieux et qu'ils puissent retrouver au final leurs activités de la vie quotidienne comme avant. Et donc, voilà, c'est un petit peu pour décomplexifier tout ça. Ça ne veut pas dire qu'il faut donner des exercices au hasard. Et quand on dit donner des exercices spécifiques, ce n'est pas d'office. Et c'est même plus rarement le cas spécifique à la pathologie qu'il faut les choisir. Mais c'est aussi et surtout spécifique... aux besoins et aux attentes du patient, couplé avec notre raisonnement clinique qui nous amènera à penser peut-être que tel ou tel exercice serait mieux que tel ou tel exercice. Et j'aimerais juste revenir aussi sur l'acronyme SMART. C'est quelque chose que tu as déjà entendu, à mon avis, parce que c'est quelque chose qui est assez populaire aujourd'hui, mais... C'est un très bon moyen mnémotechnique pour vraiment se rappeler des gros piliers à respecter. Au final, c'est quelque chose qu'on fait presque naturellement en principe si on écoute nos patients et nos patientes et qu'on donne des exercices en fonction de leurs attentes et de leurs objectifs. Mais c'est hyper intéressant parce que quand un programme d'exercice ou quand une prise en charge active ne fonctionne pas, c'est intéressant de faire un petit retour en arrière et de se dire « Ok, en fait, est-ce que c'était smart ? » Est-ce que les exercices étaient spécifiques à l'objectif ? Est-ce que les évolutions... était mesurable facilement, est-ce que c'était atteignable, est-ce qu'on n'a pas été un petit peu trop ambitieux pour notre patient, parce que, évidemment, donner quelque chose de trop difficile à notre patient, c'est parfois aussi gage de découragement, parce que le patient va se dire, mais en fait, c'est trop dur, soit c'est trop dur, soit ça me provoque trop de douleur après, bref, il faut vraiment faire attention à ça et bien doser ça et rectifier le tir au cas où, et aussi, eh bien, délimiter dans le temps, parce que les patients, ils ont besoin d'avoir des canevas de temps. C'est toujours un petit peu approximatif. évidemment parce qu'on ne sait jamais à l'avance quand est-ce qu'une douleur va vraiment diminuer, on va dire à 100% de sûreté. Et donc on va dire au patient, on va mettre en place ces exercices-là, cette prise en charge-là, voilà ce que je vous propose, et on refera le point dans une semaine, deux semaines, trois semaines, quatre semaines, ça dépend vraiment du patient. Ça n'empêche qu'entre-temps, on peut avoir des feedbacks et ajuster, faire des micro-ajustements, mais on va dire qu'un exercice ne peut pas être jugé comme inefficace si après trois jours, ça ne fait pas de... de changement. C'est trop tôt. Généralement, un exercice, qu'importe l'exercice, il faut lui donner du temps, il faut lui donner le temps d'être modulé. C'est-à-dire que c'est rarement pile-poil le bon exercice avec la bonne intensité qui est donnée parce qu'on essaye quelque chose, on met en place quelque chose, le patient l'essaye et puis on doit analyser son irritabilité, voir un petit peu comment il a réagi après cet exercice, est-ce que c'était trop lourd, trop léger. Finalement, en fait, en séance, ça avait l'air juste bien au niveau de l'intensité, donc au niveau de la charge utilisée, mais finalement... quand il l'a fait chez lui, il revient la fois prochaine en disant « En fait, c'était super facile, après 20 répétitions, j'étais encore hyper frais. » À ce moment-là, il faut micro-ajuster l'exercice et pas spécialement changer d'exercice, mais simplement changer les modalités. Bref, j'ai un petit peu divagué, mais c'est parce que c'est un sujet tellement riche que je pense qu'on pourrait encore en discuter pendant 30 minutes, pendant une heure. Mais comme je t'ai promis que ces épisodes express duraient moins de 10 minutes, j'essaye de tenir ma promesse et donc voilà. J'espère que cet épisode... t'as plu, j'espère que j'ai pu t'apporter des choses pour ta pratique quotidienne, ou en tout cas te faire réfléchir sur certains points de ta pratique. Si jamais t'as envie d'en discuter, n'hésite pas, il y a nos réseaux sociaux, tu peux venir nous parler, nous faire des retours, et on est toujours super content de te lire. En attendant, je te souhaite une très belle journée si tu la commences, une bonne fin de journée si tu la termines, et je te dis à très très vite dans tes oreilles. Ciao ciao !