Speaker #0Bienvenue sur Entendons, le podcast qui t'aide à t'épanouir en tant que kiné. Je m'appelle Augustin Castel, je suis kiné du sport et hôte de ce podcast qui est produit avec cœur par Full Physio. Alors chaque mois, vous êtes plus de 10 000 à nous écouter ou à même visionner nos épisodes dans lesquels nous recevons des professionnels passionnés qui viennent partager leurs astuces et leurs meilleurs conseils pour booster votre pratique. D'ailleurs, un petit mot à propos de Full Physio qui est l'app incontournable utilisée par plus de 20 000 professionnels de la santé. Pour le physio, c'est ton alim pour rester bête. à la pointe confinée, ainsi que proposer des traitements optimaux à tes patients et patients. Plus concrètement, Pool Physio te donne des milliers de ressources pour te faire gagner du temps dans un bail scientifique, des outils cliniques tels que la prescription d'exercice, des fiches d'éducation thérapeutique, des bilans, ainsi que des formations en ligne et en présentiel. Alors si toi aussi t'as envie de passer au niveau supérieur dans ta pratique, rejoins-nous sur poolphysio.com et promis, tu ne seras pas déçu. Et maintenant, place à l'épisode. Hey, salut à toi qui écoute ce podcast. Alors cet épisode, il va être court, mais très riche en informations, alors Ausha, car je suis certain que tu apprendras au moins une chose d'ici les 10 prochaines minutes. Le but, c'est de t'apporter ton condensé d'informations kiné de la semaine qui aborde en fait en 10 minutes ou moins plusieurs thématiques pertinentes pour ta pratique. Car entendons, c'est le podcast kiné sur lequel tu peux compter pour approfondir tes connaissances, que ce soit en écoutant nos formats longs avec nos experts et expertes si tu as du temps devant toi, ou bien nos formats courts si tu es pressé, mais que tu veux quand même t'informer sur la kiné. En tout cas, merci pour ta confiance. Et maintenant, place à l'épisode. Et salut à toi et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Entendons Express, l'épisode d'Entendons qui te récapitule l'information qui n'est utile pour ta pratique quotidienne dès demain en tant qu'iné. Alors aujourd'hui, ça va être très très très simple. On va discuter de l'imagerie et de cette situation où l'imagerie serait pertinente en cas de douleur d'épaule. Parce que cette imagerie, on la met souvent de côté un petit peu, on se dit « Ah non, mais l'imagerie, il ne faut pas en faire, ça va faire peur aux patients. » Je le répète moi-même assez régulièrement, que cette imagerie peut être... extrêmement anxiogènes et nocebos pour nos patients. Mais il n'empêche qu'il faut toujours garder à l'esprit que cette imagerie, elle peut être cruciale dans nos prises en charge. Il faut juste savoir quand est-ce qu'on peut l'indiquer et quand est-ce qu'on peut se dire que ce n'est pas urgent. Et donc, les sept situations que je t'ai répertoriées aujourd'hui sont des situations où tu peux quand même te dire « Ok, là, l'imagerie, elle serait pertinente. » La première situation, c'est quand il y a la présence de plusieurs drapeaux rouges. Évidemment, ça, je ne t'apprends rien, mais quand il y a la présence de plusieurs drapeaux rouges et qu'il faut investiguer, et bien la première question qu'on cherche à élucider, c'est est-ce que c'est vraiment une douleur d'épaule ou pas une douleur référée d'autre part, venant d'une autre pathologie qui peut être assez sombre pour le patient et qui mettrait en jeu sa vie à court ou moyen terme. Donc ça, c'est super crucial. Quand il y a un doute, il n'y a plus de doute généralement. Deuxième situation, en cas de traumatisme significatif, surtout si le patient ou la patiente n'a pas vu de professionnel de santé avant. Ça t'est déjà probablement arrivé, mais moi en tout cas, ça m'arrive régulièrement. Des patients ou des patientes... qui n'ont pas été voir de médecin, qui sont tombés sur l'épaule, je ne sais pas, ils faisaient de la trottinette électrique, ils sont tombés dessus, ils ont gardé une douleur, ça fait deux, trois semaines que ça dure, ils se disent qu'ils vont quand même aller consulter. Eh bien, parfois, si le patient ou la patiente montre une importance fonctionnelle, c'est-à-dire qu'en levant le bras, c'est difficile, qu'il y a une perte d'amplitude active ou passive, et ou qu'il y a des grosses douleurs qui ne passent pas, ou en tout cas qui durent plus longtemps que ça ne devrait, eh bien, généralement, il faut aller bilanter au niveau de l'imagerie pour vérifier qu'il n'y a pas une fracture occulte ou d'autres choses qui mériteraient d'être mises en avant. Notamment chez les personnes âgées qui chutent, c'est hyper important d'aller bilanter ça parce que parfois, ces personnes âgées peuvent se faire une rupture de coiffe, etc., traumatique, et dans ce cas-là, il faut bilanter au niveau de l'imagerie pour savoir où est-ce qu'on en est au niveau structurel, qu'est-ce qu'on peut espérer comme récupération, est-ce qu'il faut intervenir chirurgicalement ou pas, bref, il y a plein de situations possibles, je ne peux pas toutes les énumérer ici, mais c'est pour te donner des exemples concrets, en tout cas, où, eh bien... Cette imagerie est hyper importante. En tout cas, dès qu'il y a un trauma significatif sur l'épaule, pense quand même à imagerie. Troisième situation, en cas de première luxation d'épaule, et pour cause, tu as envie de voir s'il y a eu des dégâts structurels dus à cette luxation d'épaule, comme par exemple une encoche, etc., qui pourrait déterminer la suite de la prise en charge, parce qu'il y a certains cas où, quand le dégât structurel est trop important, une indication chirurgicale peut être recommandée. Et donc, ça c'est important de le savoir. Quatrième situation, si on suspecte une rupture de coiffe aiguë suite à un traumatisme. Ça, ça rejoint un peu la deuxième situation quand on parlait de trauma. Bon, il faut bien distinguer la rupture de coiffe aiguë de la rupture de coiffe chronique dégénérative. Une personne âgée qui vient depuis deux mois parce qu'elle a un petit peu mal à l'épaule, parce qu'elle a porté des courses un petit peu plus lourdes, etc. Chez laquelle on découvre qu'effectivement il y a une rupture de coiffe. On ne va pas spécialement l'opérer si on arrive à faire en sorte que son deltoïde compense, etc. et que fonctionnellement ça fonctionne. Par contre, quelqu'un chez qui il y a eu un traumatisme et qui a une impotence fonctionnelle aiguë, aiguë et plutôt importante, et bien là, par contre... il y aura une indication possiblement chirurgicale, notamment chez la personne âgée, une rupture de coiffe aiguë, traumatique, ça doit être avisé avec une imagerie. Cinquième situation, en cas de grosse douleur survenue sans raison apparente. Encore une fois, ça, ça rejoint le premier point qui était la présence de drapeau rouge. Quelqu'un qui a mal du jour au lendemain comme ça, de façon vraiment débilitante, c'est-à-dire que la personne se plaint de douleurs jour et nuit, que ça la réveille la nuit, etc. C'est pas normal. surtout s'il n'y a pas de raison, que ça n'a pas l'air d'être une cause mécanique, il faut vraiment investiguer pour aller écarter d'autres pathologies sous-jacentes. Autrement dit, s'assurer que ce n'est pas juste une bête douleur d'épaule, mais que c'est peut-être autre chose un petit peu plus grave, en tout cas qui doit être pris en charge médicalement. Sixième situation, avant une intervention invasive, comme une injection intra-articulaire glénohumérale dans une capsulite, là c'est clairement pour faire une photo de l'articulation et voir un petit peu dans quoi est-ce qu'on va pénétrer. Et septième situation, si jamais la clinique de ton patient se détériore sans raison ou que la prise en charge ne donne rien. Et là aussi, parfois, tu peux faire une prise en charge aussi qualitative que tu veux, ça ne s'améliore pas et tu commences à te dire, en fait, l'hypothèse clinique que j'avais mis en avant au début, ce n'est peut-être pas ça. et parfois l'imagerie peut servir à venir déblayer le terrain c'est pas toujours facile de savoir quoi chercher dans ce contexte là d'où l'importance de travailler en pluridisciplinarité donc aller communiquer avec le médecin etc essayer de brainstormer un petit peu sur la situation du patient, voir un petit peu l'âge du patient, sa condition, son type de douleur, etc. pour tout mettre ensemble et se dire en diagnostic différentiel, peut-être qu'on a manqué ça ou ça et ça on va aller investiguer avec une imagerie. Et pour conclure cet épisode, retiens que l'imagerie prendra tout son sens si le diagnostic attendu influence la prise en charge qui suivra. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire simplement que si Tu fais une imagerie, tu dois toujours te dire, ok, ce que je m'attends à trouver est susceptible de changer la prise en charge. Si par exemple, tu fais une imagerie pour voir s'il y a de l'arthrose, mais que le fait de savoir qu'il y a de l'arthrose ne changera pas ce que tu fais en séance, en fait, il n'y a aucun intérêt à faire une imagerie. Et ça, c'est hyper intéressant à retenir comme phrase, parce que ça change vraiment la perspective selon laquelle on demande ou non une imagerie. Donc, est-ce que c'est susceptible de changer la prise en charge ? Oui ou non ? Si oui, c'est indiqué. complètement indiqué même. Sinon, peut-être que ce n'est pas spécialement utile parce qu'au final, qu'est-ce que ça changera à part faire peur au patient si on lui trouve des choses qu'il ne savait pas. Et on arrive déjà à la fin de cet épisode d'Entendons Express, alors j'espère que j'ai pu t'apporter des informations utiles pour ta pratique quotidienne dès demain au cabinet. Puis en attendant, je te souhaite une excellente journée si tu la commences, un bon repos si tu la termines, et puis je te dis à très très vite dans tes oreilles. Ciao ciao !