- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d'En mode podcast. Je suis très heureuse de vous retrouver. Aujourd'hui, on a décidé de faire simple. On met autour de la table quelqu'un qui avait 15 ans en 2000 et quelqu'un qui avait 15 ans en 2014. Deux périodes, deux jeunesses complètement différentes ou pas ? Spoiler, c'est drôle, c'est parfois un peu chaud Il y a au moins un moment où quelqu'un va dire Attends, sérieusement, t'as jamais connu ça ? On va parler de tout, le boulot, l'amour, les parents, les références qu'on pensait universelles Et qui sont en fait très très générationnelles Alors, aucun point commun ou finalement beaucoup plus qu'on ne le croit Pas de jugement, beaucoup de bonne humeur Et peut-être quelques vérités qu'on ne s'était jamais dit C'est parti pour... 15 ans d'écart, aucun point commun. Bonjour les garçons !
- Speaker #1
Hello les amis ! Coucou la team !
- Speaker #0
Et nous accueillons notre invité.
- Speaker #1
C'est pas vrai ?
- Speaker #0
Bah oui, alors attention, c'est ma petite Lucille !
- Speaker #1
Bonjour à tous ! Bienvenue !
- Speaker #0
Alors on commence avec un tour de table rapide. Chacun va donner son année de naissance.
- Speaker #1
Oula !
- Speaker #0
Ah bah oui, bah alors là, voilà. Et le truc le plus marquant de son adolescence. On va commencer par... Lucille, tu es née en quelle année ?
- Speaker #2
98.
- Speaker #3
Quelle belle année, que de bons souvenirs. Elle n'a pas connu malheureusement du tout.
- Speaker #2
Elle n'a pas connu ?
- Speaker #3
Un petit peu quand même,
- Speaker #1
non ? C'est le début d'année, fin d'année. Elle n'a pas du tout connu.
- Speaker #3
Fin d'année c'est-à-dire ? Septembre. C'était quand la Coupe du Monde ? Juillet,
- Speaker #1
12 juillet 1998.
- Speaker #0
D'accord, elle était encore dans le bidon de sa maman. Je savais que c'était en été, mais je savais plus si c'était en juillet ou en août.
- Speaker #1
Si, je me rappelle très bien. 14 ou 15 juillet, un truc comme ça. 12 juillet, 18 juillet. Tu viens de le dire.
- Speaker #0
Je n'étais pas loin. Oh, à quelques jours près.
- Speaker #1
Elle est toujours à reprendre les gens. Lucas,
- Speaker #0
tu es né en quelle année ?
- Speaker #3
87. Fin d'année.
- Speaker #0
Toute fin d'année,
- Speaker #3
87. Oui,
- Speaker #0
parce que Lucas et moi, on est nés tous les deux en 87, en fin d'année. On a 15 jours d'écart tous les deux. Exactement.
- Speaker #3
Fin d'année. Exactement. Moi.
- Speaker #0
Moi, je suis en novembre. Et moi,
- Speaker #3
en décembre.
- Speaker #0
Je suis plus âgée que lui de 15 jours. Voilà. Je le mets comme ça.
- Speaker #3
Je respecte les anciens. Tu le sais.
- Speaker #0
Et du coup, on va finir. Avec le vieux, c'est ça que tu voulais dire. Je ne me serais jamais permis, Seb.
- Speaker #1
Mais le grabataire va te répondre. Octobre 85.
- Speaker #3
Il vient de fêter ses 40 ans. Oh la la !
- Speaker #1
Oh, qu'est-ce qu'il y a ? Vas-y, viens me voir. Pourquoi on parle de la bagarre comme ça ? Je ne sais pas, j'avais envie de... Ben ça, c'est notre sponsor. Ça, c'est le sponsor qui donne des ailes. Donc, voilà. Et il y a un truc... T'avais demandé aussi un truc marquant de la...
- Speaker #2
de l'adolescence ah oui mais compliqué cette question je pense que c'est un peu cliché mais en fait les sorties en fait avec les amis et surtout le sud oui parce que Lucille vient du sud comme moi on est des sudistes t'as donné ta date de naissance toi en fait mais oui mais tu suis un peu dans le sud sinon
- Speaker #1
Mais ça va pas du tout,
- Speaker #0
on voit l'âge du coup.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
nous, on devrait aller de l'autre côté, Lucas, des générations.
- Speaker #1
J'ai la NASA à gérer, là. Non mais alors, pour écrire les fiches, il y a du monde, mais alors pour participer à être attentif,
- Speaker #3
il n'y a plus personne.
- Speaker #0
Mais je pense, Lucas, qu'on n'est pas dans la bonne génération. On devrait être avec Lucille, parce que là, c'est étonnant. C'est eux, c'est nous contre lui.
- Speaker #3
Et même si tu veux, visuellement, il y a une fraîcheur. Alors moi pas ce matin, j'avoue que là on est pas sûrs. Mais tu es parfaite,
- Speaker #0
tu es toujours magnifique. Oh là là, je prends, je prends, j'adore. Alors Malus...
- Speaker #3
Attends, les éléments marquants de notre adolescence, pour moi ça va être l'arrivée de tout ce qui était la réalité. Love Story, Star Academy, on était en pleine adolescence moi quand tout ça est débarqué en 2001.
- Speaker #2
Non mais moi en fait j'ai toujours plus ou moins connu ça, donc du coup...
- Speaker #3
Bah ouais mais t'imagines que Love Story c'est avril 2001 ? Tu étais même ado en fait. Exactement. Et Star Up, tu étais même ado quand tu as participé. Et bien sûr. Exactement. Incroyable. Donc l'arrivée de tous ces grosses émissions, ces gros barnaves télévisuels, ça a complètement bercé mon adolescence en tout cas. Bien sûr.
- Speaker #0
Et notre Loana qui malheureusement nous a quittés. Mais on l'a vue, on l'a connue vraiment arriver dans cette première télé. C'était complètement fou, c'est vrai, cette espèce d'enfermement. Les fans de Leïc Machine,
- Speaker #3
toutes ces générations-là qui étaient incroyables. Les post-pandes ! On va y revenir, on va y revenir. Et toi,
- Speaker #1
mon Seb ? Moi, pour aller un peu dans ton sens, effectivement, sur la génération télé-réalité, moi, je me rappelle que j'écoutais le Loft sur Fun Radio parce qu'il faisait des flashs info toutes les heures sur le Loft.
- Speaker #3
Avec Max ?
- Speaker #1
Et justement, je viens en parler de l'époque de la libre-antenne. C'est surtout ça, moi, qui a versé mon adolescence, parce que... le soir sous la couette. On écoutait Max.
- Speaker #3
Calme-toi.
- Speaker #0
Ah non, commence pas à parler sous la couette,
- Speaker #3
ça nous stresse.
- Speaker #1
J'ai pas dit ce pas-là.
- Speaker #3
Oh la la ! Non,
- Speaker #1
mais voilà, c'était effectivement la découverte aussi de la sexualité, de la vie, de la musique. Pourquoi on va toujours là-dessus ? Allez !
- Speaker #0
Forcément.
- Speaker #1
Est-ce qu'on parle d'animaux aquatiques ?
- Speaker #3
Et donc cette découverte ? Et donc cette découverte, parlons-en.
- Speaker #1
Alors, ben non mais... De quoi ? De la libre antenne ? Parce que voilà, c'était un moyen de se renseigner, d'écouter les histoires des autres, soit de se retrouver dans ces histoires, soit de trouver un peu des idées ou des réponses aussi à des questions qu'on ne se posait pas forcément. Oui,
- Speaker #3
parce que c'est des choses qu'on a un peu moins abordées à l'époque que les jeunes...
- Speaker #1
Actuel, le frais... Après, il y avait aussi D-Full, Skyrock, Max... Il y en avait pas mal, effectivement. Moi, c'est ça. Le truc d'adolescence, c'était un peu la télé-réalité aussi, forcément. Mais moi, c'est surtout la libre-antenne, la radio qui était le média, je trouve, principal à l'époque pour moi.
- Speaker #0
Moi, c'était mon envie qui est arrivée à l'adolescence, vraiment, de faire un métier. En tout cas, ça a commencé à faire son petit chemin. dans ma tête quand même de l'artistique finalement et c'est là où j'ai commencé vraiment à me poser des questions et que la vie m'a mis sur le chemin des caméras et des plateaux télé Non mais mon adolescence c'est ça alors j'étais en 17 ans on est en fin d'adolescence finalement mais oui après moi j'ai des souvenirs d'été dans le sud vraiment oui oui on aimait bien mais Lucide c'est de quoi je parle on va à la plage tu vis cette adolescence un peu bohème un peu fofolle il y a un peu de ça t'es le roi de la ville quand tu pars t'as des paysages de fou je
- Speaker #2
me rappelle sécher un peu les cours pour aller à la plage Oui, c'est ça.
- Speaker #0
qui fait ça qui fait au moins je ne vais pas sécher les cours sinon je me serais fait sécher la gueule mais non on séchait pour aller au McDo ouais mais cette vie mais où tu rentres effectivement du lycée et que tu vas à la plage et que tu es avec tes potes les week-ends c'est génial pique-nique machin plage tout ça et tout et c'est vrai que c'est très et puis moi je ne partais pas en vacances en été puisque j'étais là où vous venez tous en vacances finalement les parcs d'eau mais du coup tu es dans le nord
- Speaker #3
Est-ce que tu n'étais pas bêti à tout ça ?
- Speaker #0
Non, je restais vraiment là-bas parce que déjà dans ma famille, ils sont commerçants.
- Speaker #3
Tu es râlé sur tous les touristes. Aujourd'hui,
- Speaker #0
je ne peux rien dire parce que je suis parisienne. Je reste méditerranéenne de cœur. Exactement. Il a écrit pour moi.
- Speaker #3
Tu as le cœur au sud.
- Speaker #0
J'ai le cœur, j'ai l'âme, j'ai tout au sud, mais j'habite à Paris. Voilà. Et donc... Et oui, bah oui, écoute. Donc voilà. Non,
- Speaker #3
non, bah non.
- Speaker #0
Donc voilà, c'est vraiment ces étés et cette adolescence qui était plutôt douce, finalement.
- Speaker #2
Mais t'as eu un vrai déclic, du coup ? Enfin, quand t'as voulu justement participer à faire des émissions de télé, le chance a toujours été en toi, ou t'as eu un déclic à un moment donné ?
- Speaker #0
Oui, il y a eu un... Un déclic après, c'était des rencontres, des opportunités qui ont fait que ça a fait ce cheminement dans ma tête. Mais à la base, pas du tout. Je n'avais pas forcément envie d'en faire mon métier, pas du tout. Maintenant, j'ai toujours été sur scène. Lucille, il va falloir écouter les anciens podcasts. Oui, c'est vrai. Excusez-moi,
- Speaker #1
je l'ai là. Elle est dépanée,
- Speaker #0
ma Lulu.
- Speaker #1
Il y a trois saisons à écouter. Tu as un peu de temps dans la semaine.
- Speaker #2
J'ai un peu de temps, je pourrais me caler ça. Absolument pas.
- Speaker #0
Et du coup, oui, mais j'étais sur scène déjà très très très très jeune. J'avais trois ans. Je le redis comme ça, des fois qu'on n'avait pas grand-père.
- Speaker #1
Un extrait peut-être de Maud à 3 ans ?
- Speaker #2
Ah c'est génial !
- Speaker #0
Je dansais sur les Bisounours ! Bisous ! Bisous ! Il se faisait comme ça ! J'ai une petite question, en 2010, vous étiez où ?
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que ça peut lui faire ?
- Speaker #0
Je serais curieuse !
- Speaker #3
T'étais où ? T'étais à l'école ?
- Speaker #0
T'étais au travail ? T'étais en train de... T'étais où ? Tu faisais quoi ? T'en étais où dans ta vie ?
- Speaker #3
Moi je bossais en 2010. Là, je bossais, je bossais, pour tout vous dire, pour Disney. Oh !
- Speaker #0
Un an qui s'illumine !
- Speaker #3
Oh là,
- Speaker #0
c'était faux ! Là, c'était faux.
- Speaker #3
Je suis partie fausse. Je croyais que tu parlais de moi. Je suis fatiguée. Non, c'est très bien. On ne prend pas pour le cast. Mais, non, non, donc voilà, je bossais en 2010, tout à fait.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #3
D'un part.
- Speaker #2
Waouh !
- Speaker #0
Tu faisais quoi toi ma Lucille ?
- Speaker #2
Ah bah moi j'étais...
- Speaker #3
12 ans t'imagines, la question 12 ans !
- Speaker #2
Elle va nous faire mal ! C'est au collège, voilà en cours ! C'est quoi c'est cinquième ? Voilà j'ai les parents ! Cinquième,
- Speaker #3
sixième ?
- Speaker #2
Sixième il me semble non ? 12 ans ? Ah non ouais ouais ouais, 12 ans c'est...
- Speaker #3
C'est vraiment mignon !
- Speaker #2
11-12 ans, sixième ouais. Ouais ouais. Oh ! Waouh ma première... entre collèges quoi en 2010 ?
- Speaker #0
c'était ta première année au collège ?
- Speaker #2
il me semble ouais et alors ?
- Speaker #3
bien vécu ? tranquille ou bien ?
- Speaker #2
bien vécu ouais ouais bien vécu plus ou moins bien vécu ouais c'était agréable après le collège en lui-même c'est un peu l'âge ingrat je trouve mais c'était quand même cool j'ai des bons souvenirs et en même temps des souvenirs terribles c'est un peu en dents de scie c'est-à-dire ?
- Speaker #3
attends je sens qu'il y a un besoin il y a un truc non non non tu veux en parler Lucille ?
- Speaker #0
absolument allonge-toi Ha ha ha ! Prends le plaid !
- Speaker #2
Non mais je pense que c'est la gingra le collège. Je pense que tout... On s'en... C'est à Toulon !
- Speaker #3
à Toulon au collège j'ai que des bonnes souvenirs moi aussi c'était une très belle période de vie moi si je pouvais flashback retourner au collège cette dernière année c'était bon délire moi j'ai acheté un bout d'entrain et ça n'a pas changé j'ai gardé ça franchement j'ai passé mes plus belles années c'était collège lycée je faisais que me marrer Merci. ça devait y aller les gonzesses encore aujourd'hui mais franchement comment le foutre mal à l'aise si c'était pas le faire franchement s'il a redoublé c'est pas pour les notes et
- Speaker #1
non pas redoublé par contre on peut en parler je m'en fous je peux le dire j'ai passé 6 ans au collège parce qu'il était bien il était bien il aimait bien le collège
- Speaker #3
Marie-Thérèse,
- Speaker #1
on l'embrasse ? Marie-Thérèse. Sur les deux fesses, on peut. Couper au montage, ça, non ? Un petit peu, oui. Non, non, moi, j'étais bien, mais je n'irais pas jusque-là dire que j'aimerais bien revivre mes années collège, non. Et moi, par contre, en 2010, puisque c'est ta question, Maud, moi, je travaillais déjà. J'étais déjà passé par une agence de code.
- Speaker #3
Comme tous les vues de la table.
- Speaker #0
Ah là là ! Ah,
- Speaker #1
la communication, ouais. Ça touche un petit peu ça. J'ai arrêté de faire des petites créations, quoi. Voilà Tenez ma carte de visite Et après niveau perso J'étais encore chez papa et maman Oh la la
- Speaker #0
T'es resté longtemps tu devais être un tanguy toi non ?
- Speaker #1
Je suis parti
- Speaker #2
C'est là de référence aussi J'ai eu très tard Le tanguy j'ai pas compris tout de suite Tu savais pas ce que c'était tanguy ? Je l'ai su très tard Quand j'ai connu un tanguy Tu nous as dit qu'il se faisait tanner au collège Parce qu'il s'appelait tanguy qui comprenait pas pourquoi ah ouais on a pas eu la rêve de Tanguy mais du coup maintenant je l'ai voilà je suis fière de pouvoir le dire non moi je réfléchissais à prendre un appart à ce moment là oui t'étais beaucoup plus réfléchi ouais à l'époque ouais peut-être ouais et pas de et pas de quoi ?
- Speaker #1
envoyez vos dons c'est ça que tu dis ? on est bien chez les parents mais c'est vrai oui quand on commence à travailler en fait moi ce qui a fait tilt en vrai c'est que je commençais à faire des déplacements pour le boulot et ça devenait compliqué psychologiquement on va dire de faire la valise ouais pour faire des déplacements professionnels, comme si je partais de chez mes parents, et en fait, de se dire, je reviens chez mes parents avec ma valise. Il y avait un truc un peu bizarre comme ça, et donc, ce qui s'est passé, c'est que, je sors un petit peu du sujet, mais bien quelques années après, deux ans, on va dire, après, je ne suis pas revenu d'un déplacement, j'ai été dans mon appart direct. Voilà l'histoire !
- Speaker #0
Ah, c'est super !
- Speaker #2
Il a posé bagage directement dans son nouveau logement.
- Speaker #1
Et voilà, c'est ça que j'ai fait.
- Speaker #2
j'ai dit autant parce que j'avais la valise j'ai dit bah ce soir je rentre pas je rentre pas chez maman donc voilà mais vous aimiez vous vivre chez vos parents parce que moi il y avait vraiment ce truc là de besoin de liberté besoin de partir très vite quoi bah oui de prendre un petit ah oui moi aussi moi oui ouais
- Speaker #1
Ouais, au bout d'un moment, t'as envie de prendre ton indépendance, et puis quand tu commences à sortir tâle au soir et que t'as d'autres activités, enfin c'est bien compliqué.
- Speaker #3
C'est pas un hôtel ici ! C'est vieille phrase de Daron, tu sais. C'est pas un hôtel ici !
- Speaker #1
Mais c'est vrai ! T'as tes parents qui ont leur rythme, et toi t'as un autre rythme qui colle pas forcément avec l'heure du dîner ou l'heure de tel ou tel truc, donc...
- Speaker #0
Exactement, donc au bout d'un moment, ça ne colle plus.
- Speaker #1
Et toi Maud,
- Speaker #3
2010,
- Speaker #0
vie d'artiste si j'ai envie de dire Vie d'artiste et vie de maman Et vie de maman Parce que je suis devenue maman en 2010 Donc oui, artiste Donc il fallait que je jongle Parce que entre Le théâtre, parce que je venais de signer J'avais signé avant de tomber enceinte Pour une pièce de théâtre Où je partais en tournée Entre temps je tombe enceinte de mon si joli petit garçon et donc j'accouche en mai et je crois que les répétitions c'était je sais que la photo que l'affiche je l'ai fait un mois après mon accouchement donc j'étais un petit peu gonflée mais j'avais fait en sorte en tout cas d'être à peu près bien et donc j'ai dû parce que balai. Quand je suis arrivée, ils ne savaient pas parce que je suis arrivée, je n'étais pas enceinte. Je suis revenue toujours pas enceinte. Sauf qu'en tout temps, j'ai eu un bébé. Et les mecs m'ont regardé comme ça. Mais attends, mais qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? J'ai eu toute une grossesse et mon accouchement. Sauf qu'aujourd'hui, comment je fais ? Parce que je ne savais pas comment gérer ça et laisser finalement mon bébé qui avait... Parce que je crois que j'avais commencé les répètes en janvier. Donc, il n'avait même pas un an. Il était tout petit. pour partir. Donc, ça a été une période... Ça n'a pas duré très longtemps, mais ça a été des allers-retours, machin, l'épuisement. Imaginez une maman... Quand on vient d'accoucher, on est déjà un peu chlinguée, un petit peu fatiguée. Et donc là, je devais monter sur scène. Mais c'était incroyable. Donc, 2010... sur les planches et dans les couches, voilà.
- Speaker #3
C'est beau ! On a envie d'en faire un t-shirt. Franchement.
- Speaker #0
Mais oui !
- Speaker #3
T'as pas le titre de ton livre ça ?
- Speaker #0
Exactement !
- Speaker #3
Mais au pire,
- Speaker #0
on aurait même pu faire venir mon fils finalement, puisqu'il va avoir 16 ans, il n'est pas de génération, il est tellement grand ! Non, il fait pas de mètre, mais il est grand pour moi. Il est plus grand que moi ? Ah bah ça c'est pas compliqué ! Non non, il est grand. C'est vrai que j'ai un grand-fils. Mais oui, il aurait pu aussi être là pour parler des deux générations. On l'embrasse d'ailleurs. Et oui, grâce à lui, parce que moi j'étais extrêmement jeune quand je l'ai eu. Enfin, j'avais 22 ans, c'est quand même assez jeune. C'est chouette par contre. C'est super, puisque lui, quand il va fêter ses 18 ans, je fêterai mes 40 ans.
- Speaker #3
Mais waouh !
- Speaker #0
la même année donc ça c'est génial l'an prochain ?
- Speaker #3
exactement je m'y prépare donc je vais partager je ne vais pas me juger de le passer c'est vrai mais oui du coup j'ai grandi avec
- Speaker #0
lui voilà c'était le petit moment d'émotion, t'as envie de pleurer Seb ?
- Speaker #1
non mais je me dis il va y avoir une grosse fiesta d'accord.
- Speaker #0
Alors pour les 18 ans de mon fils je pense que oui mais 40 ans ça sera une petite festouille Ah moi je suis pas Alors on peut parler de ça ou pas ? J'ai aucun problème à passer aux 40 ans, pas du tout parce que je trouve que du coup je gagne Non mais je commence à les faire dans ma tête et même physiquement si je vois que j'ai vieilli moi je le sens En quoi ?
- Speaker #1
Moi tu ris. Mais non,
- Speaker #0
parce que c'est des sujets qu'on a déjà abordés. On a déjà eu en off ou en... En tout,
- Speaker #1
en tout. En off, en in, en middle.
- Speaker #0
Non mais vraiment, je sens que je vieillis. Mais du coup, je n'ai pas aujourd'hui, moi, besoin de fêter mon anniversaire. En vrai, je m'en cogne. Ouais,
- Speaker #2
mais je comprends un peu.
- Speaker #0
Je m'en cogne, mais je m'en cague l'œil. Expression du Sud. Non, vraiment, j'ai pas besoin de fêter ça. Par contre, oui, je pense que je marquerai le coup. Voilà, c'est ça. Voilà, je marquerai le coup, mais je ne ferai pas une grosse fête. Par contre, je veux marquer les 18 ans vraiment de mon fils. Ça, c'est important. Bien sûr. Mais ça peut être un truc, en fait, je veux que ça le marque lui. Donc, je ne sais pas. J'ai plein d'idées en tête, mais j'ai envie de le surprendre. Il n'est pas prêt, le petit homme. Il n'est pas prêt, le petit homme.
- Speaker #1
Il y aura du punch.
- Speaker #0
Oui. Il y aura du ponche. Peut-être. On va faire venir ta mère. Eh oh, du bonheur ! Je t'embrasse aussi. Je t'embrasse, Jeannine. Elle est super.
- Speaker #1
Et son ponche. Et sa mousse.
- Speaker #0
Et sa mousse au chocolat qui était très très bonne. Et son sourire et sa bonne humeur.
- Speaker #1
N'en fais pas trop parce que ça va se sentir. Non,
- Speaker #0
mais elle le sait que je l'aime beaucoup, Jeannine.
- Speaker #1
Sans transition.
- Speaker #0
Sans transition, pop culture. T'as vu, ça fait très...
- Speaker #1
On était chez Quotidien. Oui, t'as vu ? Franchement...
- Speaker #0
Moi, je me tape à poser mon cd. Tout de suite, Pablo Mirra. Lucille, qu'est-ce que tu écoutais à 15 ans ? Et comment tu trouvais cette musique ?
- Speaker #2
Alors, 15 ans, il faut que je me souvienne un petit peu. Donc on est en...
- Speaker #0
Je ne sais pas calculer, moi.
- Speaker #3
Quand elle avait de la chance. Pour les filles, dans 2014. 2014, 2013.
- Speaker #2
Tu sais quoi ? Je suis tombée tout à l'heure dans ma playlist sur Mika.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
voilà. Tu peux nous la refaire ?
- Speaker #3
Non, alors là, la voix cassée.
- Speaker #2
Ça, c'est un 2D. Vas-y, vas-y, vas-y.
- Speaker #3
Take it easy.
- Speaker #2
J'essaye un peu plus. C'est sympa. C'est une chantage. Non, pas du tout. Mais voilà, je suis tombée un peu plus tôt. Je me suis rendue à l'heure sur ça. Et je pense que c'était le début de l'iPod et tout. J'écoutais ça. Il y avait Crazy Frog, les amis. C'était la période.
- Speaker #0
Mais Crazy Frog, c'était arrivé avant. parce que moi à la Sarah qu'on avait chanté Crazy Frog j'ai mis un blanc après il... oui on a chanté Crazy Frog exactement la grenouille il y a eu un blanc quand j'ai dit ça c'était gênant je cherchais je me replongeais un petit peu oui oui mais
- Speaker #2
il y a eu pas mal de gros tubes en fait années 2000-2010 on a été servi Oui.
- Speaker #0
Mais il n'y avait pas un peu le début de Lady Gaga, tout ça là ?
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #3
2010, ouais, c'est ça. C'est ça,
- Speaker #0
parce que je me souviens, « Poke a face, na na na, poke a face » .
- Speaker #2
C'était incroyable.
- Speaker #3
Beaucoup moins bien, là. Je suis K.O. Ouais,
- Speaker #2
il y avait les grands stars, hein. Ouais, j'écoutais un petit peu tout, mais vraiment beaucoup de pop, pour le coup.
- Speaker #0
Et vous, les garçons à 15 ans, là ? Ils avaient besoin d'en parler.
- Speaker #3
L'adolescence, ça devait être du Diam's à l'époque. Mais oui ! En attente,
- Speaker #0
dans le Diam's, on était plus âgés.
- Speaker #3
On avait
- Speaker #0
17-18 ans, la boulette et compagnie.
- Speaker #3
Comment ça allait en boîte ? La boulette, mais DJ. À l'époque DJ, la bombe Brut de Femmes, qui était avant l'album. Moi,
- Speaker #0
j'écoutais à la boulette.
- Speaker #3
Il y avait Rihanna aussi.
- Speaker #0
C'était pareil. On était plus grands que 15 ans.
- Speaker #3
Oui, mais attention,
- Speaker #0
c'était avant. 2010, j'avais pas 15 ans.
- Speaker #1
Nous, on avait 15 ans. Moi, j'avais 15 ans en 2010.
- Speaker #0
Quand vous aviez 15 ans,
- Speaker #3
Ouais, ouais, ben 15 ans c'était quoi ?
- Speaker #0
Moi je crois que j'avais 12-13 ans, tout ça, moi j'écoutais Alizé et tout, hein, là. Ouais,
- Speaker #3
moi c'était Priscilla.
- Speaker #0
Ben voilà ! Tu le sais !
- Speaker #3
C'est mon idole.
- Speaker #0
Il adore Priscilla, ben oui, il adore les blondes.
- Speaker #3
Elle commence avec ça, ce cliché qu'elle a. Il a un problème avec les blondes,
- Speaker #0
et alors si elle est blonde et belge,
- Speaker #3
alors là ! Mais Priscilla est du sud pour le coup. Oui c'est ça, c'est ça.
- Speaker #2
Mais est-ce que vous connaissez Cascada ? Mais bien sûr ! C'est quoi Mutech ?
- Speaker #3
Mais oui ! C'était une vraie conne.
- Speaker #2
Le premier CD c'était vraiment Colonel Riel. Ah non, c'était quoi ? Non, c'était Tragédie.
- Speaker #3
Ah ! Est-ce que tu m'entends ? Eh oh ! Est-ce que tu me sens réel ?
- Speaker #2
Moi j'étais en primaire quand j'écoutais ça Mais nous on était au courant Du coup
- Speaker #3
A tragédie par contre c'est plus C'est plus nous
- Speaker #0
C'est plus nous quand même Tu commences à nous piquer nos choses
- Speaker #3
Pas du tout Ausha, Daddy DJ Lors de Contact Digo c'était l'adolescence Moi j'étais dans les 15 ans Nous aussi on avait des gros stars
- Speaker #0
Bah attends, rigolez plus.
- Speaker #2
Les boys-bondes,
- Speaker #3
non ? Alors ça, c'était avant. Un peu plus jeune. Ah ouais ? On était à 10-12 ans quand il y avait les boys-bondes dans les pièces. Ouais,
- Speaker #0
mais moi j'écoutais encore longtemps.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Moi, les Spice Girls, je les écoutais très très longtemps. Tu les as saignées, les Spice Girls. Mais je les écoute encore. Tu as saigné le son. Mais je les écoute encore. Et Mathieu, on passe notre vie à chanter les Spice Girls. Il y a un truc. Ah ouais, ouais. Ah non mais c'est génial Elles vont peut-être revenir Il serait temps D'ailleurs j'aimerais bien les imposer Mais ça on était plus jeunes un poil plus jeunes Je vais m'adonner la foi Oui parce que sinon on parle de Dorothée aussi Ah ouais Elle était en concert j'ai loupé le concert ne me parle pas de ça
- Speaker #1
Mais là c'est vraiment l'enfance avant l'adolescence Lui il a eu Dorothée il a saigné Dorothée je peux te dire Ben oui il a saigné Dorothée Un petit peu quelques concerts Non mais je voulais revenir sur ce que je disais tout à l'heure Rihanna tu parlais de Rihanna effectivement moi j'ai été en concert à la voix en 2010 Donc 2010, j'avais 25 ans. Voilà.
- Speaker #3
Tu l'as vu en concert, je suis jaloux.
- Speaker #0
C'était plus cadeau. Elle a revenu d'ailleurs.
- Speaker #1
25 ans, j'étais adulte. Effectivement, j'écoutais quand même un petit peu avant. Et moi, je rejoins tous les artistes que vous avez cités. Après, sur la question, c'était aussi formulé pour dire la musique, vous l'écoutiez comment ? Parce qu'il fallait télécharger plus ou moins légalement. Les baladeurs MP3,
- Speaker #3
vous vous souvenez des baladeurs MP3 ? T'as pas connu ça, les baladeurs MP3 ? Non. Alors les Walkman, tu en parles pas ?
- Speaker #2
Euh, si, bah en fait j'ai connu le début de la sortie de l'iPod, quoi. Ah ouais, mais t'as pas eu les... Oui,
- Speaker #3
c'est pas pareil. C'est-à-dire que moi, pour te vous dire, le CD de Priscilla, je l'ai écouté dans un lecteur CD portable.
- Speaker #0
Ça t'as pas eu ça.
- Speaker #2
J'avais ma petite radio avec... enfin CD, ouais, pour le coup. Je faisais ça, ouais, j'écoutais la radio.
- Speaker #3
T'avais des iPods en fait portables. Ah ouais. Mais ça, faut que tu mettes un CD dedans.
- Speaker #2
Oui, je vois, je vois le modèle. Ok, ouais, ouais, je vois ça. C'est un maladeur. Et ça, t'as pas eu ça ? Non, non, non, je suis arrivée après. Ah, ben là, t'es arrivée après, parce que... Mais ça, c'était génial.
- Speaker #3
Mais c'était ouf. Et après, donc, t'as eu les fameux MP3. Alors, on va aller faire le son à la capacité de stockage particulière. C'était... Et on téléchargeait sur Casa, sur Emule, en sous-soum. Tu te souviens de tout ça ?
- Speaker #1
Il était obligé à l'époque. Il faut se dire qu'à l'époque, il fallait quand même être ingénieux pour aller télécharger pour trouver de la culture ou des trucs, parce qu'il n'y avait pas toutes ces plateformes pour les séries, pour les musiques, etc. Moi,
- Speaker #0
je ne savais jamais comment faire pour faire les trucs, donc je demandais à des gens, je disais, mais comment on fait pour télécharger les trucs ? Parce que j'ai toujours été nulle en informatique. Ça a beaucoup changé,
- Speaker #1
d'ailleurs.
- Speaker #0
Ça a beaucoup changé.
- Speaker #1
Tu es beaucoup moins nul en informatique. Maintenant, tout ce qui est drive et tout,
- Speaker #0
tu gères. Alors ça, je gère de ouf.
- Speaker #2
Mais c'est moi qui m'occupe de son Excel au travail.
- Speaker #0
Ah putain,
- Speaker #1
le mythe s'effondre. Je te crois.
- Speaker #0
Non, non, non. Des fois, je passe ma vie à la regarder en détresse. Et elle arrive. Lucille, Lucille.
- Speaker #1
Ça, c'est parce que tu n'as pas eu d'ordinateur jeune. alors que moi j'ai eu cette chance d'avoir un ordi j'avais 12-13 ans si moi j'avais l'ordinateur, le gros ordinateur moi j'ai découvert mon voilà moi j'ai même découvert mon métier comme ça alors moi je savais que ça allait pas être mon métier
- Speaker #0
Mais nous, on avait des disquettes et tout. La machine à écrire,
- Speaker #3
elle était incroyable.
- Speaker #0
Mais moi, j'adorais. Tu sais que j'avais une machine à écrire ? J'adorais. Mais oui, j'avais... Alors, la machine... Oui, j'avais une machine à écrire. Mais c'est vrai. J'avais ça, moi, quand j'étais petite, j'adorais. Après, j'avais eu les premiers ordinateurs. Moi, j'avais un gros truc, là, tout blanc, les gros. Je ne sais même plus ce que c'était cette marque. Mais en fait, en vrai, avec les disquettes et tout, mais en fait, moi, je trouvais que ça ne me servait à rien. Ça ne m'intéressait pas plus que ça.
- Speaker #3
En cartas.
- Speaker #1
En cartas.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai. Mais je me rappelle que les débuts d'Internet, on mettait deux heures avant de se connecter avec ce bruit-là. Ah, la modem.
- Speaker #3
Non mais c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est plutôt un chat qu'on écrase avec un 38 tonnes. T'as connu, toi,
- Speaker #2
ça ? Non mais genre,
- Speaker #3
t'as allumé ton ordi. T'as pas connu l'époque où Internet, en fait, tu prenais des forfaits, c'était genre, t'avais droit à 500 mégas et deux heures de connexion. Des heures ? Ah oui, oui. T'as connu tout illimité ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #3
Nous, avant,
- Speaker #1
il y avait des CD, genre 50 heures.
- Speaker #3
Liberty Surf à l'époque, Club Internet, AOL, les fournisseurs aussi. AOL, oui, je me rappelle, Wanadu.
- Speaker #1
50 heures, et qu'est-ce qui se passait ?
- Speaker #2
On faisait rien,
- Speaker #3
on avait rien à faire sur Internet. En fait, t'avais droit à 500 mégas de téléchargement, si tu dépassais, ça te coûtait une blinde, et t'avais droit à 2 heures de connexion par plus.
- Speaker #0
Et quand quelqu'un était au téléphone, avec le fixe, tu ne pouvais pas te connecter.
- Speaker #1
Tu ne pouvais pas te connecter, non.
- Speaker #0
Il fallait que la personne raccroche pour que tu puisses te connecter. Ça,
- Speaker #1
c'était l'enfer,
- Speaker #0
ça. C'était quelque chose.
- Speaker #1
C'était chaud.
- Speaker #0
C'est comme les forfaits téléphoniques. À l'époque, tu n'avais pas été limité. Tu avais droit à 30 SMS par mois, plus union d'appel. Et moi, je n'avais même pas.
- Speaker #1
Oh là là, c'était chiant.
- Speaker #2
Tu as déjà appelé d'une cabine téléphonique ?
- Speaker #3
Une vraie,
- Speaker #1
un vrai truc.
- Speaker #3
Non, jamais. J'ai déjà rentré dans une cabine, mais non, jamais.
- Speaker #1
Mais genre, rappeler avoir ta carte et te dire que j'appelle. Non,
- Speaker #3
mais j'ai rentré dans une cabine pour faire des photos. Pour faire des photos.
- Speaker #2
Un photomaton.
- Speaker #3
Pour l'ambiance. C'est tellement vintage. Mais non, jamais. Moi,
- Speaker #1
j'avais une carte de téléphone. si j'avais un problème avec des unités, c'était l'enfer j'avais toujours peur et les téléphones, je me rappelle la première fois que j'ai eu mon téléphone portable déjà c'était une cabine téléphonique et en fait c'était la découverte des SMS et je me rappelle que je me souviens de la sensation que j'ai eu une copine qui m'a envoyé un SMS et je me disais mais qu'est-ce que c'est que ce truc et j'arrivais pas et ça sonnait un dingue, par exemple, comme on vient d'entendre. Et du coup...
- Speaker #0
Faut la merde, hein ? Point de montage, je déballe. Quel emmerdeur. Mais on t'aime.
- Speaker #1
Mais il a voulu faire le bruitage.
- Speaker #2
Donc je ne serai plus là la saison prochaine. J'ai envie de t'avoir rencontré en fin de semaine. Je laisse ma place à Lucille. C'est Lucille qui assurera la saison 4.
- Speaker #1
Ah non, mon sceptre reste avec nous jusqu'au bout. Jusqu'à la mort.
- Speaker #2
Ça va pas tarder, je crois. Elle est plus vite que prévue, la faucheuse.
- Speaker #1
Ah non. Donc comme je disais, la première fois que j'ai réussi un SMS, c'était fou. En fait, j'ai eu ce téléphone et ça fait un ding, un bruit. Donc voilà, une alarme, une alerte. Et je suis là et je ne comprends pas. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et on en voit plusieurs parce que mes copines... Mais il fallait faire attention parce que tu n'avais pas les SMS. Tu ne peux pas rentrer dans des grandes conversations. Et en plus, tu étais limitée. dans ton message en termes de caractère tu pouvais pas faire des pavés comme on fait aujourd'hui en racontant toute sa vie d'où les abréviations c'est pour coucou et parce qu'on avait pas le choix et je me rappelle avoir vu, lu pour la première fois ce message ce texto et je me suis dit mais c'est incroyable mais c'est génial parce que moi ça me saoulait un peu bon après j'ai mis ça à trapper mais j'ai trouvé ça incroyable de pouvoir s'envoyer un message hum Enfin, tu vois, parce que pour moi, le téléphone... Autrement qu'il n'y a pas la poste. Mais oui, avant, on faisait nous.
- Speaker #2
Il y avait les tatous et les tam-tams pour s'envoyer des messages aussi. Tu appellais d'une cabine pour dicter un message. L'hôte recevait sur son appareil, qui était comme un beeper, si tu veux. Et il recevait le message directement dessus. Ou alors, on lui disait appel.
- Speaker #0
À tel numéro.
- Speaker #2
Tout était surtaxé, évidemment. Et pour écouter le message que l'hôte avait laissé.
- Speaker #1
Ah non mais on veut un nom, on rigolait pas.
- Speaker #2
Mais nous on a connu les dinosaures et tout.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'ils étaient sympas.
- Speaker #2
Ouais surtout dans les cabines téléphoniques, ils passaient des coups de fil aussi, c'était sympa.
- Speaker #3
Mais du coup effectivement l'arrivée du téléphone portable ça a dû être quelque chose de révolutionnel. Parce que moi j'ai connu ça mais finalement pour vous...
- Speaker #1
Ah mais c'était incroyable.
- Speaker #3
C'était trop cool, j'imagine.
- Speaker #1
Et l'arrivée du smartphone.
- Speaker #3
Ah ouais.
- Speaker #1
Moi est-ce que vous vous souvenez les garçons, parce que nous on avait donc les téléphones, tu vois bien les téléphones avec les touches et tout. Et je me rappelle, la première fois qu'il sort, c'est un iPhone. C'est en 2007.
- Speaker #0
2007, la première iPhone.
- Speaker #1
Mais c'était fou. Je me rappelle, j'avais un pote qui l'avait. Et je me rappelle être comme ça. Wow. Mais c'est ce que moi, j'avais pas. C'était tellement pratique. Le tactile. Le tactile. Et moi, je me rappelle, j'étais là. Mais c'est incroyable. Et c'était le... Maintenant, quand tu vois la gueule du premier iPhone, maintenant, avec tout ce qu'il y a... Ah, il est vintage, mais... Il est vintage.
- Speaker #2
Mais c'est super élégant. Ouais, complètement. Franchement, je trouve qu'il a plutôt...
- Speaker #1
Ouais, mais c'était incroyable. incroyable. On aurait dit, moi j'étais, on aurait dit une poule qui venait de pondre un oeuf quand j'ai vu ça.
- Speaker #2
Et joyeux Spacatus.
- Speaker #0
Et quel oeuf ! Incroyable. Et les réseaux sociaux ? On en parle des réseaux sociaux ou pas ? Nous à l'époque, il y en avait peu, mais nous c'était MSN.
- Speaker #2
C'était ça, on parlait là.
- Speaker #3
T'as eu MSN ?
- Speaker #2
Non mais le chat MSN... MSN
- Speaker #3
Messenger. En fait j'ai dû utiliser MSN juste après Facebook est arrivé en fait et à tout...
- Speaker #1
Ah tu l'as mis après que t'aies eu Facebook ?
- Speaker #3
Non non non, c'est avant. MSN je devais l'utiliser mais même dès la primaire tu vois. Ah ouais ? On allait sur les ordinateurs. T'as envoyé des whiz ? Ouais Je me rappelle on avait une phrase On pouvait mettre une bio Un statut
- Speaker #1
Ouais exactement Et ouais ouais tous nos amis Mais c'est fou parce que en termes de génération Moi je me souviens que quand j'étais en primaire Je n'avais pas le droit J'aurais jamais eu le droit d'aller sur
- Speaker #3
Sur un réseau social On avait des cours nous à l'époque d'informatique Dès la primaire en fait Nous aussi on avait pas MSN bah oui après nous on le disait pas forcément à nos parents c'était la cachette c'était le moyen de se communiquer directement ah oui mais par contre tu pouvais pas te connecter tout le temps c'était l'ordinateur de la famille mais on
- Speaker #0
a eu Caramel je sais pas si vous savez ça c'est une boîte mail c'est pas un réseau il y avait MySpace ça connu MySpace non ça par contre non
- Speaker #2
Skyblog ? C'est moins réalo,
- Speaker #0
c'est plus blog, mais ouais,
- Speaker #2
ok. Moi,
- Speaker #1
je préférais MySpace.
- Speaker #2
Ah ouais ? Parce que c'était un truc très musical à l'époque, MySpace. C'était plus pour les artistes. Skyblog,
- Speaker #0
c'était plus...
- Speaker #3
J'ai un blog, ouais, c'est ça. Journal intime.
- Speaker #2
C'était journal intime.
- Speaker #3
Lâche tes coms ! Oh là là. Non, mais j'avais un Skyblog avec deux amis. On parlait en kikoulol dessus, c'était... Je regarde ça maintenant, je me dis, mais quelle honte !
- Speaker #0
C'est toujours en ligne.
- Speaker #3
On avait vérifié, on a supprimé depuis, mais il y a quelques années, c'est toujours en ligne.
- Speaker #0
Depuis que Skyblog a fermé, ils ont tout viré.
- Speaker #3
Les citations de dépressifs, c'est pas pour qu'ils me trouvent.
- Speaker #2
T'étais gothique un peu, non ?
- Speaker #0
Avec les images en noir et blanc. Émo,
- Speaker #3
c'est un peu le délire. Genali,
- Speaker #2
quoi. C'est un peu la... C'est tellement, tellement...
- Speaker #3
Et en fait, on se faisait chier à écrire toute une phrase avec une majuscule. minuscule,
- Speaker #1
plus majuscule pour un résultat ça a vraiment excrable il y avait des gifs partout mais c'était fou et moi je me rappelle pour les téléphones aussi on achetait nos sonneries téléphoniques mais oui les sonneries polyphoniques qu'on avait sur le catalogue dans les programmes télé et t'avais le truc derrière t'as pas connu toi ça ?
- Speaker #3
alors je connaissais si on pouvait quand même en acheter
- Speaker #1
Mais c'était des sonneries tellement toutes pétées.
- Speaker #3
Ah ouais ?
- Speaker #1
Mais c'était minable. Genre... Ah mais c'était... Salut !
- Speaker #0
Règle sonnée.
- Speaker #3
Non,
- Speaker #1
ça c'est des répondeurs. Mais ça... Non, nous, le répondeur, je me rappelle, je mettais la musique, je mettais mon téléphone comme ça pour faire le répondeur. Coucou, tu es bien sur le téléphone de mode ? Et je mettais ma chanson que j'aimais bien.
- Speaker #2
Oh, tu veux pas faire mon répondeur ? Si tu veux ! C'est leur sympa.
- Speaker #1
Non, ça par contre, j'achetais pas... Mais par contre, les sonneries, c'était moi, il fallait vraiment que j'aie une sonnerie un peu de la chanson que j'aimais bien. Mais le problème c'est que j'avais pas le droit d'en acheter 50 000 quoi, parce que sinon je me faisais... Mais c'était cher en plus je crois à l'époque. Ouais ouais ouais, c'était super cher. C'était hyper cher. Donc il y avait tout ça, ce catalogue en fait de codes de chansons et tu t'achetais ton truc et tout, et t'avais ta sonnerie.
- Speaker #3
Et t'étais pas quelqu'un stylé si t'avais pas la bonne sonnerie.
- Speaker #1
Bah ouais, un petit peu, un temps temps.
- Speaker #0
Genre tragédie et tout. C'est ça. C'est ça. Je l'avais. Je l'avais.
- Speaker #1
C'est là. C'est incroyable. J'aurais trouvé. C'était minable. Mais alors, mais tout le monde a adoré ça et c'était...
- Speaker #2
Il y avait les logos. Moi, j'étais plus logo.
- Speaker #0
Les fameux logos pour les fonds d'écran. C'est vrai, c'est vrai.
- Speaker #2
C'était minable aussi ça. Et puis t'avais aussi des trucs à la con, genre des stars qui pouvaient faire ton référendum. Il y avait tout un tas de services comme ça.
- Speaker #1
C'était bien sur le prototype de mode.
- Speaker #2
Il y avait tout un tas de services comme ça. Puis après, il y avait aussi les téléphones roses, bien évidemment. Les autres services surtaxés.
- Speaker #1
Tu allais dessus ?
- Speaker #2
Oui, bien sûr, régulièrement. non non non jamais c'était nul c'était des disques en fait qui parlaient ou c'était des opérateurs ou alors dans le meilleur des cas c'est des opérateurs qui se faisaient passer pour des célibataires ou des gens comme ça Non,
- Speaker #0
t'as pas kiffé.
- Speaker #2
Non, mais j'ai jamais, à part pour déconner avec des potes, t'appelles comme ça.
- Speaker #0
Bonne bordeaux, les potes.
- Speaker #2
Je me demande si on n'a pas appelé une fois ensemble.
- Speaker #3
Voilà, ça sent les leçons. Je crois que ça revient,
- Speaker #2
maintenant. D'un coup, là. Le fait qu'il ait démenti, ça m'a... J'ai eu un flash éclair, là. Incroyable.
- Speaker #0
C'est vrai que c'était pas ouf, au final. Non,
- Speaker #3
mais pour faire des blagues téléphoniques, il n'a jamais appelé comme ça. Bien sûr. Avec mon frère, on appelait Skyrock. Nous, on s'amusait. C'est pas vrai. Ouais, ouais, ouais. On appelait des gens comme ça, des numéros au hasard. Au hasard, ouais. Moi aussi,
- Speaker #0
je faisais ça. Ouais, ça, ça s'est beaucoup fait. Moi, je le faisais aussi.
- Speaker #3
Non, mais hilarant. Et on avait fait croire à une petite dame. Je pense qu'elle n'y a pas cru un instant, parce qu'on avait des voix d'enfants quand même. Mais on lui a fait croire qu'elle jouait à la skyroulette. Donc, on faisait le bruit de... Oh,
- Speaker #0
très bien.
- Speaker #3
C'était un peu... Tu le tiens, le bout de la skyroulette. Ouais, tu vois. Et ben, voilà, on lui faisait croire... Enfin... Je pense qu'elle n'y a pas cru du tout. On lui a fait croire qu'elle avait gagné un lot. La bobichette. Non,
- Speaker #2
mais elle était très sympa. Si vous voulez le bruit de Lucille qui fait la skyroulette en sonnerie de portable, vous envoyez Maud au 8-12-12 et vous recevrez le... Évidemment, c'est une blague, il n'en voyait rien du tout.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que vous préférez comme c'était avant... Ah, j'aime bien ces phrases de vieille comme ça. Ou avant, ou maintenant dans... Je parle en termes de réseaux sociaux... Voilà, cette facilité. Est-ce qu'on est mieux où ? Je vais parler aux plus âgés, là, pour le coup. Aujourd'hui, en fait,
- Speaker #2
il y a trop... Avant, tout le monde avait MSN. Tu ne te posais pas la question. Aujourd'hui, tu as un peu l'impression que tu as encore des potes sur Facebook, mais ils ne se connectent plus. Ils ne s'y connectent plus trop.
- Speaker #1
Moi, je trouve ça bien, Facebook. J'en ai marre qu'on dise que je sois une boumeuse parce que je suis sur Facebook.
- Speaker #2
Apparemment, ça va revenir à la mode parce que les autres réseaux commencent un peu à saturer. Les gens en ont marre d'Insta, de TikTok, etc. Donc, Facebook est en train de reprendre un peu du poil de la bête par sa simplicité. C'est vrai qu'en fait,
- Speaker #0
aujourd'hui, fonds Il y a trop entre Insta, TikTok, Facebook, Thread. Il y a trop. X également. Y aussi. Voilà, ex-Twitter. Donc, il y en a un peu trop. C'est un peu too much. Et effectivement, je pense qu'avant, la simplicité, finalement, c'est ce qu'il y avait de mieux, c'est-à-dire MSN,
- Speaker #2
simplement. On voyait tout se retrouver, chatter finalement avec ses amis. Et puis,
- Speaker #1
c'est surtout que je trouve, à l'époque, on privilégiait plus l'humain. Enfin, je préférais, moi, prendre mon téléphone. appeler ma copine plutôt que d'envoyer des messages ou des vocaux.
- Speaker #2
C'est moins fake.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, en fait, moi, ce qui me gêne, à l'époque, ce que j'aimais, c'est que je privilégiais, moi, les contacts humains directs. Je préférais prendre mon téléphone, appeler ma copine si j'avais un truc à lui dire plutôt que d'envoyer un message et d'attendre la réponse. Et puis, moi, ce qui me gêne profondément, c'est les réseaux. On passe notre vie à montrer notre vie aux gens. On vit pour les gens, pour l'image.
- Speaker #3
C'est marrant parce qu'à ce propos, les plus jeunes générations, donc la GNZ, par exemple, eux, ils ne mettent plus rien maintenant sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, il y a ce truc-là, justement, on parlait de Facebook et tout, mais il y a un peu la nostalgie des années 2016. Il y a un peu une tendance en 2026 où tout le monde se remet un petit peu sur Facebook ou se rappelle un peu de 2016. Il y a un peu cette nostalgie-là de, justement, tu parlais de la simplicité. Et tu vois, la GNZ, par exemple, eux, ils utilisent Instagram uniquement pour... pour communiquer, par exemple, et encore que Snap revient un petit peu. Mais en fait, ils mettent rien, ils postent rien. Donc en fait, là maintenant, c'est vraiment has been. Si tu mets, par exemple, des publications sur ton Instagram. Oui, c'est vrai. Là où, par contre, ce qui va être plus normal, c'est de mettre à la une. Oui. À la une, donc tu mets tes stories à la une, et donc tu as plusieurs à la une, du coup, que tu nommes comme tu veux. Mais en fait, la Gen Z, ils n'ont plus du tout de publication. Là où, quand moi, j'ai connu Instagram, c'était justement le réseau un peu des photographes créatifs. On était là justement pour poster un peu sa vie et tout. Mais une vie améliorée. Évidemment. Instagrammable. Avec les filtres et tout. C'est l'enfer. Parce qu'à la base, c'est quand même une application plutôt censée être créative photo. Complètement. C'était vraiment ça. C'est pour ça à la base. Oui, c'était pour ça. Alors que là, maintenant, tu postes ta vie en story. pour quoi faire ? Moi,
- Speaker #1
je suis contente qu'on retourne à quelque chose de plus authentique, parce que je trouve que ta génération, que j'aime beaucoup, je trouve qu'on vit dans le fake. J'ai même l'impression qu'ils n'ont pas de souvenirs. Ils n'ont pas ce... Vous savez, ce truc de nous qu'on a dû passer, cette petite... Quand on était enfant, on a plein de souvenirs. Je parle de cette génération-là. Ils n'ont pas créé de souvenirs d'enfance, ils n'ont pas de choses, ils étaient de suite dans les écrans et de suite dans ce truc de montrer, Et je trouve qu'ils sont... J'ai pas le mot, il va me revenir dans cinq minutes le mot. Mais il n'y a pas ce... Comment on dit ce truc du passé quant à cette... Les souvenirs... Non, comment on dit quant à le... La nostalgie. C'est-à-dire que nous, on vit beaucoup dans cette espèce de nostalgie de quand on était enfant, on a notre cerveau qui est plein de remplis de souvenirs parce qu'on n'était pas ancré dans les réseaux et dans le montrer aux gens. Et je trouve que cette génération-là, ils vivent que pour les autres en fait et n'ont pas cette nostalgie du passé parce qu'en fait, au final, ils n'en ont pas autant que nous. Je ne sais pas si c'est clair. Il y a moins de partage avec les proches. Oui, c'est ça. Il y a moins de partage humain.
- Speaker #3
En fait, c'est clair que l'image, elle est omniprésente. Parce que dès le lycée, nous, on avait un Facebook, etc. Donc, il fallait que tu publies des photos, il fallait que tu publies du contenu. Mais en fait, il fallait le faire. Enfin, tu étais obligée de rien. Mais tu le faisais parce que tu parlais de ta vie, tu parlais de toi et puis il fallait être présent parce que tout le monde le faisait.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #3
Donc, tu avais cette... Enfin, c'était implicite, mais tu le faisais quand même. Et c'est vrai que ça te perd un petit peu... Tu perds en fait en...
- Speaker #1
Tu perds en humanité, tu perds en échange avec les gens directs. Et il faut toujours montrer le bon côté de toi, en fait, tout le temps, tout le temps.
- Speaker #3
C'est ça, c'est un peu... Enfin, pas de l'honnêteté, mais je ne trouve pas le terme moi non plus. Oh, on n'arrive plus !
- Speaker #1
C'est pas possible ! Non, non, mais oui.
- Speaker #3
Tu perds en fait en authenticité. Ouais, exactement.
- Speaker #1
C'est ça. Et ce qui est bien, c'est qu'on repart aujourd'hui. On retourne aujourd'hui dans quelque chose de plus authentique et moi je pense que les générations à venir, par exemple celle de ma fille, va ramener cette... Ils vont être plus comme nous, je pense, notre génération à nous, beaucoup plus authentique, beaucoup plus... Pourquoi tu me regardes comme ça Lucas, t'es pas d'accord avec moi ?
- Speaker #2
Non, je...
- Speaker #3
Elle est en train de s'endormir ! Après, c'était aussi pour nous, tu vois, le moyen de nous exprimer au maximum, tu vois. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
C'est pas une critique que je fais.
- Speaker #3
C'est un support, en fait. Un médium pour nous qui nous permettait de nous exprimer. Tous les gens qui ont percé sur les réseaux sociaux. Mais parce qu'au départ, ils étaient chez eux. Ils avaient envie de parler, juste. Bien sûr. Des personnes qui n'avaient même pas d'amis. Des fois, ils se faisaient des amis grâce à la creuse. En fait, franchement, c'était un lieu aussi de création extraordinaire. Après,
- Speaker #1
ça a pris trop d'ampleur.
- Speaker #3
En fait, c'est le moment où ton image est devenue ce que tu vendais. C'est plus ça, l'arrivée des influenceurs aussi. Mais à partir du moment où on fait ce que tu vends, c'est toi, ta personnalité, tu dois contrôler un petit peu tout. Tu dois contrôler la narrative. Et du coup, forcément, tu n'es plus vraiment toi-même, malheureusement. Mais maintenant, t'es obligée, en fait. Ah,
- Speaker #1
mais t'es obligée. C'est ça qui m'énerve, c'est que t'es obligée. Même dans ton travail en tant qu'artiste, par exemple, je me suis déjà retrouvée obligée de faire des stories. Mais moi, je suis nulle. Eux, en plus, ils me harcèlent pour faire des stories.
- Speaker #0
Quand est-ce qu'on fait une story mode ? On en a plusieurs à faire, après.
- Speaker #1
Non, non, mais en vrai, là, ça va, parce que quand on le fait ensemble, c'est pas un bceb, on se serre la main. Merci. Bonsoir. Qui me dirige, qui me dit tu fais ça, Donc je n'ai pas creusé mes minins, je l'ai fait pour moi. Mais par exemple, le côté je suis chez moi, je ne saurais pas de quoi parler. Mais t'es obligé en fait de montrer des photos, d'être là.
- Speaker #2
T'as bien une recette de moelle au chocolat à faire péter en story. Oui,
- Speaker #1
mais ça m'est que tout le monde s'en fout de ma recette de moelle au chocolat. Tout le monde s'en fout. Donc du coup, c'est compliqué. Et du coup, je me sens, je culpabilise de ne pas faire assez de choses. Parce que t'as une pression quand même,
- Speaker #2
on te dit, mais il faut être sur les réseaux. On te fout la pression. non pas vous pas du tout non mais effectivement quand tu vois que les gens ils publient tout le temps tout le temps tu te dis merde j'ai loupé quelque chose qu'est-ce que je mets je suis plus dans le coup ça y est je suis plus dans le game ça y est j'ai 40 ans je suis plus dans le game mais justement il y a ce retour là aussi à la simplicité et c'est mieux
- Speaker #3
J'ai un ami qui se lance un petit peu là sur Insta. Il nous fait des petites DJ sets en cuisinant. Très bien. En fait, je lui disais avant de qu'il s'en aille, je lui disais mais vas-y parce que moi, en fait, ce genre de vidéo, mais je suis tellement consommatrice. J'adore, tu vois, la tambouille là. Il fait son petit truc à la maison. C'est fait maison, quoi. C'est trop cool. De voir un truc hyper produit, de zinzin. Finalement, en fait, tu te rends compte que les influenceurs, les gens que je suivais... Ça fait authenticité. En fait, ouais, je les suis plus pour les mêmes raisons du coup maintenant.
- Speaker #0
Tu suis quel type d'influenceur justement d'ailleurs ? Tu suis quel type d'influenceur justement ?
- Speaker #3
En fait moi j'ai commencé le YouTube game pour moi ça a été vraiment un truc qui a changé un peu ma vie tu vois aussi, tout à l'heure tu parlais de l'arrivée et tout, moi pour moi YouTube ça a été quelque chose tu vois l'arrivée de YouTube, les premiers YouTubeurs les premières vidéos, l'humour etc Ça nous a tellement ravis. Et donc,
- Speaker #0
les premiers youtubeurs qui t'ont marqué, vraiment ?
- Speaker #3
Oh, il y en a tellement. Il y avait Hugo tout seul. Il y avait Squeezie, mais bien plus tard, pour le coup. Il y avait Cyprien au début. Mister V. On l'adore. Toujours là, le Goat. Mais voilà, il y a pas mal de grossettes comme ça qui sont restées. Même Natoo, quoi.
- Speaker #2
Plus que la télé En fait la télé Moi finalement je l'ai consommé
- Speaker #3
Très peu, enfin quand j'étais du coup plus jeune Du collège Pour télé-réalité etc mais c'est vrai que la télé Même arrivée plus tard dans l'âge adulte
- Speaker #0
Quel était le programme que tu ne loupais pas à la télé Étant enfant ? Ados
- Speaker #3
Secrets
- Speaker #0
Secret Story, ça m'a dibronné.
- Speaker #1
Ça, c'est bon, ça.
- Speaker #0
Secret, j'étais capable de louper les courses. Il fallait rentrer plus tôt pour regarder. Mais attends,
- Speaker #2
la version Castaldi ou la version Beaugrand ?
- Speaker #1
Bah les deux !
- Speaker #0
Ah non,
- Speaker #2
c'est pas la même chose.
- Speaker #1
Ouais, oui, mais c'est...
- Speaker #0
J'ai connu les deux et...
- Speaker #2
Et t'as préféré laquelle ?
- Speaker #0
Oh, Castaldi, peut-être.
- Speaker #2
Ah, quand même, bah ouais, t'es une vraie !
- Speaker #0
Bah ouais, non, mais c'était le début aussi de... Voilà, c'était quelque chose. Et puis j'ai adoré aussi le... Ouais, non, non, c'était incroyable. Secret... The Voice aussi, j'ai adoré. Ah !
- Speaker #3
Moi, là, au début, j'avais...
- Speaker #1
C'est la concurrence, là, attention !
- Speaker #3
Là, il y a la concurrence, déjà ! Au début, je trouvais ça incroyable, The Voice, mais là, j'avoue que moi, je décroche.
- Speaker #2
L'animateur est bon, quand même ! Il est très bon, l'animateur ! L'animateur,
- Speaker #3
c'est l'animateur... Nico, c'est Nico ! Quoique Nico se vieillit, maintenant, et un peu moins, mais je l'aime tellement !
- Speaker #2
Ça va, papy ?
- Speaker #3
Non mais Nikos, c'est l'amour, il est super. T'es en crush, toi. Ah mais je l'adore, mais j'aurais voulu Mike Nikos ! Non, je rigole. Ah voilà,
- Speaker #2
avec sympa, Nikos.
- Speaker #3
Nikos, il est super. Mais oui, il vieillit aussi, il a un peu moins de... Puis après, c'est normal, toutes ces années, il est moins foufou qu'à l'époque.
- Speaker #2
Encore que !
- Speaker #3
Non mais il était tellement drôle, il nous a fait des trucs, c'était... C'était drôle, quoi. Mais c'est une star, maintenant.
- Speaker #0
Mais vous le faites très bien.
- Speaker #2
Oui, merci.
- Speaker #3
Oui, ça ne fait que cette phrase-là.
- Speaker #2
On tourne sur trois phrases.
- Speaker #3
Ou les loups.
- Speaker #2
On tourne sur trois phrases. Mais on les tient.
- Speaker #3
C'est un peu comme le truc que Vanessa Paradis, quand on en parlait, où j'ai que le début. Voilà, j'ai que ça.
- Speaker #2
Très bon.
- Speaker #3
Et j'ai Jeanne aussi. Il y en a au milieu de la foule.
- Speaker #2
Oh !
- Speaker #3
Ça reprend encore et je respire fort. Voilà, je ne sais pas que ça.
- Speaker #2
Et tu fais Jean-Rémi aussi.
- Speaker #3
Qui ?
- Speaker #2
Jean-Rémi.
- Speaker #3
Je m'appelle Jean-Rémi, j'ai 4 ans et je suis petit.
- Speaker #1
C'est génial. Dure,
- Speaker #3
dure.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Mais en fait, on a...
- Speaker #3
Je pense que j'ai loupé ma vocation. Oui, vraiment.
- Speaker #1
Mais on a Véronique Dicker au micro aujourd'hui.
- Speaker #3
Mais oui ! Véronique Sanson.
- Speaker #1
Ah oui, elle a un petit coup. Un petit coup. Attends. Un petit coup pour Véronique Sanson. Ouais.
- Speaker #3
Une nuit Je m'endors avec lui
- Speaker #1
Voilà La meuf elle s'est plus arrêtée Tu vois on l'a notre best of C'est parfait On va tenir tout l'été C'est bon La compil de mode.
- Speaker #3
Sabine est en dépression, il m'a regardé, il était au bout du rouleau.
- Speaker #1
Non, moi j'étais en train de me dire, j'oserais lui demander un petit Weekend à Rome. Ah oui, ça c'est avec le Lui. Mais on est moins dans l'imitation.
- Speaker #3
Non, mais là c'est... Mais je connais toujours pas la chanson. Weekend à Rome. Voilà, je connais que ça.
- Speaker #1
Moi, je vais plutôt prendre un week-end au Rome pour oublier cette séquence.
- Speaker #3
Je vais prendre un Rome tout le week-end.
- Speaker #1
Un Rome au week-end, le bar qui est à côté de chez moi, qui s'appelle le Week-end.
- Speaker #3
Oh, génial.
- Speaker #2
Super artiste, The Week-end. Super artiste.
- Speaker #1
Je vous propose de passer à une autre thématique. Mais oui, on va parler un peu de travail, parce que le rapport au travail change. Quand même, entre les générations, c'est un vrai sujet. Le travail et même l'argent, forcément. Alors vous, votre premier job, c'était quoi déjà ? Et est-ce que vous mettiez une pleine énergie ou est-ce que vous y alliez un petit peu en traînant les pieds ?
- Speaker #3
Je traînais les pieds. Je vais faire aussi.
- Speaker #1
C'est qui ça ?
- Speaker #2
Allez ! Non, ça,
- Speaker #0
c'était pas mal. Vas-y, refais.
- Speaker #3
Je traînais les pieds, les casseroles, j'aimais pas beaucoup les cols.
- Speaker #0
Allez !
- Speaker #2
Lucille,
- Speaker #3
c'est quoi que tu faisais ton premier job ?
- Speaker #0
Mon premier job, c'était un emploi tout à fait saisonnier. J'ai fait les mariages. Je travaillais pour une boîte qui faisait des mariages. Donc j'étais serveuse.
- Speaker #3
Serveuse ?
- Speaker #0
Oui, serveuse. Et puis on organisait du coup tout l'espace. Donc on accueillait les gens.
- Speaker #3
T'es hôtesse ?
- Speaker #0
Pas vraiment. Non, serveuse. Mais tu sais, je faisais vin d'honneur. Et après, le bar aussi. On terminait jusqu'à 6h. Et t'avais quel âge ? J'avais...
- Speaker #3
12 ans. 16 ans. Tu peux servir de l'alcool à 16 ans ?
- Speaker #0
elle peut pas en boire je peux pas en boire mais d'ailleurs ça c'était quelque chose moi qui n'avais jamais ouvert une bouteille de champagne qui ouvrait un peu plus et là le bouchon qui est parti ah ouais Et on me demandait des cocktails que je savais absolument pas faire. Oui, tu sais pas ce que c'est.
- Speaker #1
Il y avait pas des antisèches avec les recettes ? Non,
- Speaker #0
non, non, ils étaient... Tu disais,
- Speaker #1
ben non, moi je... Elle faisait la louche. Elle devait être hors de l'enfer.
- Speaker #0
Ouais, c'était compliqué. Je te cache pas qu'on a vécu des moments assez lunaires avec mes amis. Mais c'était marrant.
- Speaker #3
Lucas, qu'est-ce que t'as ?
- Speaker #2
Mon tout premier job. On se soit accrochés où ?
- Speaker #3
Oh là là !
- Speaker #2
Moi, j'étais vendeur en charcuterie traiteur.
- Speaker #1
Oh !
- Speaker #2
Et ça lui va bien,
- Speaker #1
je trouve. Oui,
- Speaker #2
tout à fait.
- Speaker #1
Je le vois avec le tablier et le couteau.
- Speaker #2
Il a regardé le physique de l'emploi, le con ! Non,
- Speaker #1
mais je sais pas, je te vois bien. Donc ouais,
- Speaker #2
tout premier job. Petite salade de museau. Pourquoi pas, allez. Une fiantine comptoise. Combien pour l'entrée au compte ? Et avec ça, ce sera tout. En plus, t'es très sympathique,
- Speaker #3
je te vois bien. Ouais,
- Speaker #2
je te connais un peu. Et tu avais quel âge ? J'avais 15 ans, 15-16 ans.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #3
super.
- Speaker #1
Premier job, on parle des stages aussi qu'on veut faire dans le cadre de ses études ? Ah oui, c'est vrai. Job d'été, moi c'est un job d'été, je travaillais en banque. J'étais à l'accueil pour réceptionner le barrage, les chèques. Il y a pire en vrai, mais c'est vrai que... C'est ça ? Oui, c'est agent d'accueil, mais je me rendais compte que quand même à l'accueil, tu pouvais traiter effectivement les chèques, tu pouvais faire quand même des petites opérations.
- Speaker #2
Alors, les chèques en deux mots ou les chèques...
- Speaker #1
Allez ! Maud, toi ? Moi,
- Speaker #3
je travaillais sur les marchés. Je faisais la rôtisserie. Tu voulais dire poulet rôti ?
- Speaker #2
Je voulais dire poulet rôti.
- Speaker #3
Mais oui ! Génial ! Bien sûr, ma famille font ça. Moi, j'étais là en train de... Il y avait de la ratatouille, il y avait de la paella. Mais bien sûr, j'étais là. Qui dit bonbon poulet ?
- Speaker #2
Poulet rôti de Maud. Poulet de zéro. Allez, qu'elle est femme de ta mère.
- Speaker #3
et j'ai fait ça très longtemps ça c'était mon premier job après j'en ai fait plein plein d'autres j'ai adoré te connaître à l'époque où tu vendais du poulet rôti j'étais excédée en plus parce qu'il y avait de la rôtissoire j'avais deux rôtissoires d'un âge j'étais excédée, il faisait une chaleur on est quand même dans le sud et c'est se lever extrêmement tôt tu te lèves extrêmement tôt autant te dire que des fois tu ne dors pas et tu vas direct au marché, tu es fraîche comme la rosée du matin et tu as deux rôtissoirs derrière le dos qui bombardent Parce qu'attention, on en passe et on est pour la gare !
- Speaker #2
Et donc on peut dire aux gens qu'on peut te retrouver tout l'été à la grande fritas de Palabas ! Non, pas à Palabas ! Non,
- Speaker #3
moi je dis pas à Palabas, j'étais dans le golfe de Saint-Tropez ! Oh ! Un peu plus tard ! Attention ! Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe.
- Speaker #2
Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe.
- Speaker #3
Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe.
- Speaker #2
Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet rôdi de luxe. Le poulet de luxe. Le poulet de luxe.
- Speaker #3
Le poulet de luxe. Le poulet de luxe. Le poulet de luxe. Le poulet de luxe je rêverais de goûter ton poulet rôti c'est un poulet de base mon beau-père qui avait ça. Moi, je n'embrochais pas. Moi, j'étais la vendeuse.
- Speaker #2
Non,
- Speaker #3
j'étais la vendeuse. Et je coupais les légumes.
- Speaker #1
T'embroches depuis un peu ?
- Speaker #3
J'ai dû le faire parce qu'il m'avait mis une petite rôtissoire et tout, mais c'était un carnage. Mais on bossait en famille. Génial. Non, non, on était... Génial. Mais c'était des belles... En tout cas, c'est très formateur. Ah oui ! Et t'as intérêt à marcher droit parce que j'avais... Mon beau-père qui était quand même assez gentil, qui était là, la petite, elle est fatiguée, parce que moi, je me mettais dans le canyon un peu, dormir un peu le matin. Et j'avais mon grand frère qui venait, qui lui, ne rigolait pas, qui à un moment donné, « Allez, là, lève-toi, là ! »
- Speaker #0
« Dépêche-toi ! »
- Speaker #3
Avec la douceur qu'on connaît des filles. « Elle est fatiguée, la petite. » « Elle est fatiguée, la petite. » « Elle s'est endormie un petit peu. »
- Speaker #0
« Elle s'est endormie un peu, sure. » « Oh ! »
- Speaker #1
En tout cas, je trouve que ça nous fait un point commun de plus par rapport à ce sujet, c'est qu'on a tous fait un métier où on a été quand même en contact direct avec les clients, avec la clientèle. C'est pour ça qu'on aime les gens d'ailleurs.
- Speaker #2
Je pense que c'est super important en vrai.
- Speaker #1
On aurait pu faire un premier job, on aurait été aux archives, dans le fond d'une grotte ou dans un truc comme ça. Mais non, on a toujours été en direct, en contact. Mais c'est vrai,
- Speaker #0
quand t'es jeune, en fait, c'est hyper important, je pense aussi.
- Speaker #1
C'est pas mal. C'est très formateur et ça te met à l'aise. Ouais,
- Speaker #0
c'est très formateur. Moi j'étais une tressée de la vie, si j'avais pas eu ça, franchement je sais pas si... C'est pareil, j'étais un grand timide,
- Speaker #1
tu as des gens toute la journée qui défilent pour acheter ou déposer des trucs, en banque c'était... Les achetez pas, c'est nous qui les achetions.
- Speaker #3
D'accord. Très bien.
- Speaker #1
Alors Maud, je te propose une question à un million d'euros. Musique de Kiwi des Millions. Il n'y en a pas. J'ai envie de dire, aujourd'hui, il y a une tendance quand même dans la jeune génération qui est en fait, en quelque sorte, une espèce d'une forme d'abandon de poste qui s'appelle le Act Your Wage.
- Speaker #3
Oh là là, un peu d'anglais.
- Speaker #1
Yeah, Wall Street Mode Podcast Institute. Et du coup, cette nouvelle forme d'abandon de poste aujourd'hui des jeunes qui est un peu de faire les morts, de faire les fantômes, de ne plus se rendre au travail. Vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est quelque chose que vous entendez autour de vous ou c'est un peu abstrait ?
- Speaker #2
Moi,
- Speaker #3
je trouve ça honteux quand même.
- Speaker #2
C'est un manque de conscience professionnelle assez flagrant.
- Speaker #3
Je suis pas forcément d'accord.
- Speaker #2
Ça y est ! Fallait bien que ça arrive à un moment donné !
- Speaker #0
Ça y est ! Non mais j'entends évidemment, mais après moi je suis une personnalité, bon je suis très fidèle au travail. Au travail elle a dit. Au travail uniquement. Non non non je rigole. Mais je comprends en fait ce truc là de... Pourquoi donner autant en fait pour un travail qui te le rend pas en fait ? Pas forcément.
- Speaker #2
Oui, mais tu peux quitter les choses proprement sans forcément faire un abandon de poste et laisser tout le monde dans le pétrin.
- Speaker #0
C'est une question de stratégie à ce niveau-là. Là, on va parler de contrat de travail, les amis. Peut-être un peu moins fun fun, mais c'est vraiment la stratégie maintenant. Parce qu'on se rend compte que c'est galère de quitter un travail. Et c'est galère surtout d'avoir derrière Pôle emploi, France Travail maintenant. Non,
- Speaker #2
ça vient de l'autre côté. Effectivement, si on démissionne proprement, il n'y a plus d'indemnité.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
on va chercher le licenciement.
- Speaker #0
Et je comprends, du coup, cette stratégie-là.
- Speaker #1
L'image que ça donne, c'est que c'est lâche.
- Speaker #0
Pour les patrons,
- Speaker #1
ça donne une attitude de lâcheté. Ça ne donne pas envie d'embaucher des jeunes parce qu'on se dit qu'ils peuvent nous planter du jour au lendemain.
- Speaker #0
Non, je pense pas. Après, en même temps,
- Speaker #2
si les patrons étaient un peu plus vers la rupture conventionnelle...
- Speaker #0
Bravo ! Vas-y,
- Speaker #1
réponds à ça, là.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a une question. Il y a un peu une fatigue générale de la génération en termes de management. Alors, j'ai fait des études pour, donc je peux en parler. Ah,
- Speaker #3
on est intelligents.
- Speaker #1
Il y en a au moins une autour de la table. Laissez-la parler.
- Speaker #0
Mais c'est vrai qu'il y a un peu une lassitude au niveau du management, parce qu'en fait... si on peut parler générationnellement parlant Baby Boomer arrive dans le travail il y a énormément d'offres vous l'avez tous un Baby Boomer ? Oui, l'émission où ça accouche du coup il y a ce truc là aussi il y a peu d'offres d'emploi maintenant pour notre génération beaucoup moins que certaines générations et c'est vrai qu'on est plus aptes aussi maintenant à se laisser marcher dessus Merci. En fait, si tu veux, on a plus d'attentes envers notre travail. Parce qu'on sait que foncièrement, ce ne sera pas le job de nos rêves. Là où, par exemple, mes parents, ils rentraient et ils allaient rester 10 ans dans une même boîte. Là, maintenant, en fait, on peut changer de taf du jour au lendemain. Oui,
- Speaker #2
il n'y a plus de crime à la fidélité. Voilà,
- Speaker #0
j'allais faire une autre chose.
- Speaker #3
Mais aujourd'hui, ils n'ont plus envie de faire carrière dans des boîtes.
- Speaker #0
Ils n'ont plus envie de faire carrière dans une seule et même boîte. C'est ça. Donc, ils n'ont plus... Il n'y a plus d'attachement. Comme certains,
- Speaker #2
il y a un attachement à la boîte aussi.
- Speaker #0
Ouais, carrément.
- Speaker #1
Est-ce que c'est pas lié au fait qu'il y a aussi beaucoup de jeunes qui ne savent pas quoi faire comme métier ? Parce que tu parles de job, de ses rêves. Moi, en ce qui me concerne, je fais un métier passion, donc je pourrais ne pas compter mes heures. Mais voilà, ce que je veux dire, c'est que j'ai l'impression aussi en discutant avec les jeunes générations qui ne savent pas quoi faire comme taf, et du coup, ils enchaînent entre guillemets les petits boulots, ou ils claquent la porte comme ça plus facilement, parce qu'ils se disent, next ! En fait, je vais tenter une autre aventure pro et ce n'est pas grave si ça ne marche pas. Donc, c'est important cette notion de job de rêve parce que j'ai l'impression, est-ce qu'aujourd'hui, les jeunes aussi n'ont pas ce problème-là de ne pas savoir quoi faire comme métier ?
- Speaker #0
Ah, mais c'est clair.
- Speaker #3
Parce qu'ils ont moins, justement, de passion, comme tu dis, et qu'ils veulent faire aussi des métiers tranquilles. Tranquilles. Tranquilles et gagner beaucoup d'argent. On est beaucoup là-dessus aussi, sur qu'est-ce que je vais faire pour mon image ? Il y en a. Je ne dis pas que je ne fais pas une généralité. On ne parle pas de toi, Lucie. Non, mais il y a beaucoup de gens aussi, ils veulent la simplicité de gagner beaucoup d'argent. Parce qu'on revient sur les réseaux où on voit aujourd'hui des gens qui restent à la maison et font quelque chose, mais ils ne vont pas aller tirer les câbles à l'usine et qui gagnent des millions. Et en fait, ils se disent, moi, j'ai envie de ça. Et tout est fade, du coup. Et ça revient à ce que je disais, qu'ils n'ont pas de... Ce truc de passion, de s'investir complètement. C'est vrai qu'ils n'ont pas de sentiments, mais nous, on est beaucoup plus sentimentales que vous, par exemple.
- Speaker #1
Sentimentales, moi ! Je ne sais plus qui chante.
- Speaker #3
Mais c'est vrai qu'il y a moins, vous avez moins ce truc-là. Et nous, on est du coup plus proches dans la mentalité. Je parle de la génération de nos parents où, pour moi... Je sais que j'ai parlé avec des gens beaucoup plus jeunes. Par exemple, moi, j'ai 40 ans bientôt. Je veux dire, non mais, dans notre tête... Quand on était plus jeunes, on se disait, à 40 ans, j'ai la maison, j'ai ci, j'ai là, j'ai là. On avait un chemin de vie tracé. On avait un chemin de vie. Et que si tu n'avais pas ça, tu avais un peu loupé quelque chose. Alors que vous, vous êtes beaucoup plus libre, en tout cas par rapport à ça, de ce cliché, de ce chemin. Et qu'en fait, à 40 ans, t'as pas de gosse, c'est pas grave. T'as pas de baraque, c'est pas grave. Il n'y a plus de pression. Il n'y a plus de pression.
- Speaker #0
La pression, on se la met différemment, disons. Mais après, pour revenir sur le point, on a moins de passion. Je ne suis pas d'accord sur ce truc-là. Je pense que juste... Il y a énormément de métiers qui ont été créés. Et là où c'est peut-être difficile pour nos générations à nous, c'est que finalement, vous, vous aviez des cadres très précis. Vous faisiez S, vous alliez être un G. Vous faisiez L, à côté un petit peu créat de littérature, etc. Là où nous, finalement, tout est plus ou moins accessible sans lettres. Et du coup, tu sais que tu peux passer d'un métier à un autre sans forcément qu'il y ait vraiment de difficultés a priori. Et donc, il y a ce côté-là intangible de... finalement, je teste, je vais voir ce que ça peut donner, mais je peux passer à un autre métier si je le veux. Et il y a des personnes qui savent ce qu'elles veulent faire depuis l'enfance. Bien sûr, bien sûr. Et qui le feront. Et il y en a d'autres, c'est vrai qu'elles sont passées d'un métier à un autre. Et oui, il y a une question aussi de... Tu parlais de... On cherche un travail qui va nous rapporter de l'argent, etc. Mais en fait, il y a surtout cette notion de... Nous, on sait très bien que le travail ne nous définit pas, tu vois. Et cette génération-là, elle se... En fait, là où mes parents, par exemple, ils ont tendance à se dire, je fais ce travail, c'est comme ça que je me présente. Mon CV, c'est un petit peu ma carte de vie. Merde,
- Speaker #1
je me suis présenté comme ça tout à l'heure à toi, je suis en train de réaliser, merde.
- Speaker #0
Mais nous, en fait, pas du tout. Et on sait très bien que dans nos interactions, moi, ça m'emmerde quand la première chose qu'on me demande, c'est qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Je ne me résume pas à ça.
- Speaker #1
Tu voudrais savoir qu'on te demande quoi ? Tu es dans ton loisir ? Comment tu te définis ? Si tu ne te définis pas par ton métier, tu te définis par quoi ?
- Speaker #0
Par tout ce qu'il y a autour. Ma personnalité, mes goûts. Le métro. Métro, là où j'habite. Non, pas du tout. Il y a ce truc de... En fait, on s'en fout un peu maintenant du travail que les gens font. Comment tu te présentes ?
- Speaker #3
Mais pas notre génération.
- Speaker #0
Forcément que ça vient à un moment donné sur la table. Mais tu vois, là, hier soir, par exemple, j'étais avec des connaissances. Et en fait, ils ont appris ce que j'ai dans la vie, tu vois. Mais parce que ça fait deux ans qu'on se connaît. On ne s'est jamais posé la question. C'est dingue, hein ?
- Speaker #1
C'est bizarre. C'est marrant. C'est ouf.
- Speaker #3
Non, mais ça, c'est des sujets qu'on a souvent.
- Speaker #1
C'est génial.
- Speaker #3
Et qui, moi, me surprendra toujours avec cette génération, c'est qu'ils ne se posent pas les questions.
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #3
Il n'y a pas de curiosité en fait de vraiment aller chercher Non mais nous on est plus intrusif Non mais on est beaucoup plus intrusif On veut savoir à qui on a affaire J'ai besoin de savoir qui est la personne Alors que eux ils sont plus ça fait deux ans, ça fait un an que tu les connais deux ans, ils ne savent pas ce qu'est fait dans la vie C'est ouf C'est génial Moi ça me fascine Mais c'est génial parce que
- Speaker #2
C'est un mot qui a un fossé générationnel
- Speaker #3
Mais c'est ce que je te dis et en plus on ne ferait pas d'amis, on parle de connaissances. Moi, j'ai des connaissances, je sais ce qu'ils font. Je sais ce qu'ils font dans la vie. Parce que nous...
- Speaker #2
Un mec qui vient me parler, il veut savoir ce qu'il fait.
- Speaker #3
Mais oui.
- Speaker #2
Non,
- Speaker #3
non, non. Il y en a beaucoup, qui sont comme ça. Mais en même temps, ce qui est bien, c'est qu'ils n'ont pas de pression. Vous n'avez aucune pression. Aujourd'hui, quand ils se parlent entre eux, ils se respectent. En fait, ils... Il ne te force pas à dire ce que tu n'as pas envie de dire. Là, je me fais forcer à me faire filmer. Non, mais en fait, c'est vrai qu'il n'y a pas de... Vous n'êtes pas dans le jugement. En fait, vous êtes libres. Ils sont beaucoup plus libres que nous.
- Speaker #2
Il est libre, Max. Depuis tout à l'heure, j'y pense, mon gars. J'ai pas osé. Depuis tout à l'heure,
- Speaker #1
j'y pense. C'est qui, déjà ? Si libre que moi.
- Speaker #3
Calogero ? Ah,
- Speaker #1
j'avais Axel Bauer, moi. Ah non.
- Speaker #2
Aussi libre que moi, c'est Calogero.
- Speaker #1
bonne réponse de Maud bravo un point est-ce qu'on parle argent ou pas ? un pognon on est un peu tendu donc juste pour conclure est-ce que justement par rapport à tes connaissances est-ce que vous parlez argent est-ce que justement si vous parlez pas trop travail vous parlez pas trop argent ou voilà est-ce que le salaire les finances complètement décomplexé ?
- Speaker #0
oui franchement oui ouais ouais ouais quelqu'un te demande ton salaire tu vas le donner sans forcément ouais ouais ouais et puis surtout c'est on essaye aussi de se donner les petits tips on est dans ça aussi quel est le mieux quoi ? gagner de l'argent C'est important et on n'a pas de... Je pense que cette génération-là... C'est mieux. Ah ben non,
- Speaker #3
on ne dit pas.
- Speaker #2
C'est vrai, mais c'est mieux, vous. Moi, j'ai ce côté un peu américain où je balance mon salaire. Parce que t'en es fier. Non, mais... You know what I mean ? Parce que vraiment, j'ai pas de complexe à donner mon salaire ou à en parler, en fait. Pour moi, il n'y a pas de tabou. Oui, exactement.
- Speaker #3
Parce que tu gagnes quelques... C'est correct, mais si demain, tu gagnes des neffles...
- Speaker #2
Mais même si j'étais au speak, je le dirais quand même.
- Speaker #3
Ah ouais ?
- Speaker #2
Et j'aurais pas de problème à le dire.
- Speaker #3
C'est vrai ?
- Speaker #2
Y'a pas de honte, tant que j'ai un taf et que... Enfin,
- Speaker #1
vu la veste, il est pas aussi médicain.
- Speaker #2
C'est Lévis, il est gentil, lui. Oh,
- Speaker #3
faut pas dire de marque !
- Speaker #2
J'ai pas mis mon Prada, hein.
- Speaker #1
On est obligés de citer Gémeaux, on cite Gémeaux, on cite Célio, et on cite, évidemment, Zomped. En vrai,
- Speaker #2
franchement, moi, j'ai pas de... Là-dessus, je te rejoins.
- Speaker #3
Ouais ?
- Speaker #2
Je pense que c'est pas un tabou pour moi.
- Speaker #1
Ça crée des malaises, quand même, entre amis. C'est vrai ? Ça crée des petits... Ah ouais ? Tu trouves ? On le sent. Ça, c'est notre génération à nous.
- Speaker #3
C'est pas quelque chose, en fait, on ne s'en parle pas. En fait, ça ne vient pas sur la table. Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Je suis machin. Jamais, chez nous, on ne te dit pas combien tu gagnes.
- Speaker #1
Par exemple, t'as un pote qui est ingénieur, bon ben, tu veux même pas savoir parce que... Parce que ça va t'agacer.
- Speaker #2
Et pourtant, c'est tellement cliché, je vous assure. Mais ceci étant... Ça dépend.
- Speaker #3
T'es pas un cardiologue.
- Speaker #2
Moi, je ne me pose pas la question. Ça m'agace. Pas d'ingénieur à n'avoir. Non, mais voilà. Avocat, médecin. Ceci étant, j'ai aucun problème, moi, de donner mon salaire. Par contre, c'est vrai, je suis plus réticent à le demander à quelqu'un. Parce que je sais que ça crée une gêne. Je veux que ça crée une gêne, ça tend les gens. Mais moi, en me demandant mon salaire, j'ai aucun problème à le donner. Il n'y a pas de souci. Mais je n'irai pas, moi, le demander. Il y a cette retenue-là, effectivement.
- Speaker #1
Ça marche pas dans les deux sens, effectivement. Sauf aujourd'hui,
- Speaker #2
alors ! Eh bien voilà,
- Speaker #1
je suis blindé, je suis à 300k par mois. Ça serait bien. Hors taxe, évidemment.
- Speaker #2
Bon, Maud est quand même grassement rémunéré pour le podcast, on peut le dire. Oui, oui, oui. Grassement.
- Speaker #0
Et moi de même, d'ailleurs.
- Speaker #1
On n'a pas reçu ton RIB d'ailleurs à ce sujet. On en parlera tout à l'heure, on n'en parle pas comme ça. Ça nous gêne,
- Speaker #2
ça nous gêne.
- Speaker #1
On a parlé finalement de relations et d'amitié par la même occasion. Est-ce que toi, ta définition en deux mots quand même, meilleur ami, ça existe encore vous dans votre génération ? Vous les jeunes.
- Speaker #0
Vous les gents. Ce mépris. Pas du tout. Ah non.
- Speaker #3
Moi,
- Speaker #2
j'aimerais tellement qu'on me dise...
- Speaker #0
Les jeunes. Que t'es jeune. Mais je commence à me faire flipper quand même sur ça. Les jeunes. Ah oui,
- Speaker #1
quand tu croises des gens et que tu dis, ah, il y a des jeunes. C'est là où tu vois que c'est bon. Ouais, ouais.
- Speaker #0
Ça y est, là, quand je vais en boîte et que je vois des... Des jeunes. Mais dis-le,
- Speaker #1
dis-le, tu vois des jeunes.
- Speaker #0
Des jeunes. On peut y aller.
- Speaker #2
On t'a déjà laissé la place dans le métro ?
- Speaker #0
Quoi ?
- Speaker #2
On t'a déjà laissé la place dans le métro ? Non,
- Speaker #0
jamais. Mais par contre, le premier Madame, c'est très, très... Ah ouais,
- Speaker #1
ça aussi.
- Speaker #0
C'était il y a trois ans, je pense, quatre ans.
- Speaker #1
Et le vouvoiement, les jeunes qui te vouvoient ?
- Speaker #0
Ah le vouvoiement, non moi j'aime bien vous voyer pour la blague, donc ça me dérange pas.
- Speaker #3
Oui c'est vrai qu'on se vouvoie souvent.
- Speaker #0
J'aime pas qu'on se vouvoie.
- Speaker #3
Que quelqu'un de plus jeune te vouvoie.
- Speaker #1
Oui c'est ça.
- Speaker #0
Oui bah ça à la rigueur, je le prends comme une vanne. C'est normal,
- Speaker #1
c'est du respect. Mais ça te vieillit.
- Speaker #3
Je peux te dire que quand les potes de mon fils arrivent à la maison...
- Speaker #2
Bonjour madame, vous êtes normale, mais Maud, tu représentes une maman pour eux, c'est normal. Mais moi, j'ai le droit de mal le vivre. Les mères de tes copines, tu leur disais pas wesh ma poule. Non mais heureusement qu'ils disent pas wesh ma poule,
- Speaker #3
je lui arrache la gueule. Non mais c'est violent quand ils arrivent, ils sont tout grands. Ils sont aujourd'hui dans un âge, ils ont pas 8 ans. Les mecs, c'est des mecs qui arrivent à la maison. Et ils sont là, et bonjour madame, mais non, pas comme ça, arrête. c'est des mecs qui arrivent à la maison c'est des mecs c'est des bonhommes ils arrivent à la maison ils sont très polis, très sympas mais je sens là, à ce moment là Je suis la daronne. Bonjour madame. On se croise. Je fais des courses. Ils sont là. Bonjour madame. Tu croises la mère. C'est terrible de passer ce truc-là. C'est pas comme quand avec les amis de ma fille. Comme ils sont petits, ils me regardent. Ils sont petits, ils vont quand même à m'en demander. Ils sont dans un truc, c'est encore petit. On regarde la maman de... Voilà, mais là, quand ils sont grands,
- Speaker #2
ça parle comme ça !
- Speaker #3
Non, mais c'est fou !
- Speaker #2
Et ils t'aident à traverser la route et tout ?
- Speaker #3
Non ! Après, s'ils veulent prendre moi, mais ça, qu'ils peuvent ! Moi, ça, je ne dis rien ! je me dis mais non mais il y a un côté comme ça on te regarde genre t'es l'autorité quelque part complètement c'est ce que je dis t'es la maman mais c'est chaud quand même putain là moi j'ai envie d'être avec eux moi qu'est-ce qu'on fait James on sait j'ai envie je ferai jamais ça mais oui
- Speaker #1
Est-ce que les jeunes idéalisent aussi justement leur vie ? Alors, ils ne se projettent pas sur le boulot, ça on a compris, mais sur leur vie perso ? Est-ce que, voilà, quand tu étais jeune, toi, ta génération, est-ce que vous vous projetez un peu sur...
- Speaker #3
Genre mariage, comment tu... On en a déjà parlé de ça.
- Speaker #1
L'amour idéal, ce genre de choses.
- Speaker #0
Ouais, je pense. Après, on ne voyait peut-être pas les choses de la même manière que... Moi, c'est vrai que j'imaginais, tu vois, par exemple, 30 ans à l'ergueur... J'ai mon appart, je suis bien, etc. Je ne disais pas avec enfant, pour le coup, mais j'ai mon appart, j'ai mon indépendance, je suis à fond dans la vie et tout. Bon, après...
- Speaker #2
Et donc, vas-y, allez, raconte !
- Speaker #0
Non, mais après coup, effectivement, là, on se rend compte aussi, quand j'en parle avec mes amis. Oui, mais ce n'est pas comme on l'envisageait au départ. Et puis, on a rapidement là ce truc de... En fait, on préfère notre liberté. Vraiment, quitte à choisir, on ne rêve pas d'une vie. très rangées dès le départ en fait on n'a pas envie de ça quoi pour le coup et puis on n'a pas l'argent pour aussi hein nous non plus on n'avait pas non non non parce qu'il fallait travailler c'est ça on en revient toujours au train mais c'est vrai qu'on voit d'abord le côté sécurité carrière même beaucoup plus carriériste que nous on se fait kiffer avec nos amis parce qu'on peut le faire
- Speaker #2
Le boulot avant la famille du coup ? Avant la construction de la famille j'entends
- Speaker #0
Ah bah en fait t'es obligé maintenant Tu vois c'est marrant, nous n'avons pas ce prisme là Mais t'es obligé d'avoir un salaire conséquent C'est qu'eux ils vont penser beaucoup plus pratique en disant,
- Speaker #3
nous on n'avait pas de notion de, est-ce qu'un enfant ça coûte cher ou pas ? En fait c'était je l'aime, tu m'aimes, on est ensemble allez on y va Non mais c'est vrai, j'avais pas ce truc moi de me dire combien ils gagnent, combien je gagne est-ce que machin... Oh combien ils gagnent,
- Speaker #2
tu pensais quand même
- Speaker #0
Ouais, je le savais avant c'est que j'ai prévu le coup Je sais pas si vous savez le cas, mais moi par exemple mes amis maintenant se marient plus, ils se paxent Oui Tu peux faire les deux, tu peux te paxer et te marier Ça manque les mariages d'ailleurs
- Speaker #3
Ouais, et c'est vrai qu'il y a moins de mariages Mais aujourd'hui les femmes euh Elles sont moins dans un truc de je veux la grande robe. Ah si,
- Speaker #0
on l'avait toujours la grande robe.
- Speaker #3
La soirée. C'est plus pareil, c'est la soirée. Et puis, pourquoi elles se marient moins ? Parce que ça coûte une blinde.
- Speaker #2
Je te confirme, je suis en blindant. Donc ça coûte une blinde.
- Speaker #0
Hyper cher.
- Speaker #1
On ne parle pas d'argent, Nadia. Arrête avec tes questions sur l'argent.
- Speaker #0
Il a dit que ça ne dérangeait pas. Ben oui.
- Speaker #1
Ah ouais, tu n'es pas content d'être des... Une salle.
- Speaker #0
Ben c'est ça, c'est à peu près... Ça coûte hyper cher. Ben oui, c'est...
- Speaker #3
Ah oui, ça coûte hyper cher. Et du coup... C'est ça, t'as dit qu'un.
- Speaker #0
C'est ça le suivant en plus.
- Speaker #3
Ça dépend ce que tu veux faire. Si tu veux faire un petit mariage ou le mariage de Sissi, l'impératrice. Avec la rôtisserie. Moi, je serais plus à faire un mariage justement chanpêtre. Mais moi, je suis plus dans un truc... Mais oui, c'est pour ça qu'on s'entendra bien. Mais en fait, en vrai, moi, je n'ai jamais rêvé du mariage de Sissi. Quand je dis mariage de Sissi, c'est vraiment un truc pour moi où... Alors, Sissi l'impératrice ne fait pas... Déjà qu'on l'arrête ? Non ! Mais non ! Mais quand je dis ce truc très princier, très machin, très tout un tout... C'est un truc qui ne m'a jamais fait rêver. Mais aujourd'hui, ils vont moins se marier parce que c'est trop cher. C'est trop... Et il faut montrer. Et encore, et aujourd'hui, on avait eu cette conversation. Il n'y a pas longtemps...
- Speaker #0
Je voulais en parler aussi, ouais.
- Speaker #3
Vas-y, Manoulu.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que là, par exemple, On a pas mal de... Voilà, personnes autour de nous qui ont eu des mariages, et en fait c'est très mariage Instagram quoi. C'est un flagrant ! En fait, c'est lieu, ça va choisir la robe des deux moiselles d'honneur parce que ça veut que ce soit corda, etc. C'est chiant ! Mais en fait, tout est devenu prétexte à l'événement. Enfin, même la baby shower. Et l'enterrement de vie de jeune fille.
- Speaker #3
L'enterrement de vie de jeune fille. Non mais ce que je trouve dommage, c'est que...
- Speaker #2
Mais c'est génial !
- Speaker #3
Le coup de gueule de mode !
- Speaker #2
Non mais le mariage, en vrai, c'est tellement perso. Enfin, c'est pas tellement ressembler finalement au marié. Et pas être forcément pensé pour Insta.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #2
Et je trouve ça tellement dommage que la génération, actuelle en tout cas, pense d'abord Insta, réseau, rendu global, qu'est-ce qui nous ressemble finalement, qu'est-ce qui nous lie, nous unit.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #2
je préfère faire un...
- Speaker #1
Il faut faire de l'image. Il faut faire de l'image.
- Speaker #0
On est une génération d'images, malheureusement. On fait de l'image, mais attends. Exemple, moi, je ne suis pas connu,
- Speaker #2
je ne suis personne. Tu es une star quand même, pour nous. Oui, je suis une star pour toi peut-être. Pour nous, mais oui. Je n'ai pas monétisé mon mariage. C'est une démonstrant.
- Speaker #3
Tu veux que je chante à ton mariage ?
- Speaker #2
Par contre... Tu te mets trop mal ? Je prends.
- Speaker #3
les frais tu vas lui demander une loge aussi je connais je connais non non non mais c'est en fait mais après c'est même pas une question de génération c'est que même je suis sûre qu'il y a des gens de notre génération en fait c'est juste pour montrer aux gens c'est même pas que pour Instagram c'est juste t'as vu en fait je pense que même eux franchement ils kiffent pas ils passent pas un bon moment et
- Speaker #2
on invite des gens mais bien sûr il y en a qui se marient beaucoup plus Oui, oui, bien sûr. C'est censé.
- Speaker #3
Donc autant faire des petits mariages au moins.
- Speaker #2
Si t'en fais 10, ça coupe pas un bras.
- Speaker #3
Non, non, mais en vrai, c'est juste qu'on perd en... On perd en authenticité, encore une fois. C'est ça le terme, ouais. On perd encore ça. Et c'est ça qui est très dommage. Et c'est pareil pour l'enterrement de vie de jeune fille, où tu te retrouves en fait dans un guet-apens, parce que pas tout le monde, on va parler d'argent, on n'a pas tous les mêmes moyens aussi, et que parfois tu peux te retrouver à faire des voyages à Bab-el-Oued, et ça coûte un bras et tout, et toi qui te retrouves, bah, demoiselle de... C'est pas un vécu du tout, mais je m'imagine en me disant, mais merde ! Moi, je n'ai pas envie d'aller à Marrakech. Je dis n'importe quoi. C'est génial, Marrakech. J'adore Marrakech. Mais je préfère y aller avec mes enfants. Marrakech, que c'est beau. Non, mais... Oh là là.
- Speaker #0
Marrakech, Arnakech.
- Speaker #3
Non, mais voilà.
- Speaker #0
Vous l'avez, Agadir Yannadir, Saouira Saïra. Oh là là.
- Speaker #3
Non, mais ce que je veux dire, c'est d'aller dans un voyage et payer une blinde. Machin, en vrai, avant, pourquoi on ne fait pas une soirée entre... potes, entre copines, où on est vraiment ensemble, on discute, on se fait un resto sympa. Et voilà, pourquoi tout ça ? Après, je comprends,
- Speaker #0
c'est l'occasion. Parce que faut marquer le coup. Pourquoi ne pas marquer le coup en partant dans une destination qui est très sympa ?
- Speaker #3
Mais pas tout le monde a les mêmes moyens. C'est là la problématique, c'est que du coup, comme on veut Instagrammer, donc il faut aller... C'est à ça les frais du mariage en lui-même. Non, mais c'est trop. En fait, c'est trop. Moi, ça me ferait chier de mettre 1000 balles, honnêtement, dans un truc. Le coup de gueule de mode. Non mais c'est vrai, c'est que c'est trop Pourquoi on fait pas un truc simple, faut toujours Et je suis sûre que la mariée s'attend en plus A des trucs de fou C'est à dire que j'imagine, je n'ai jamais été témoin Donc au moins en disant ça je ne le serai jamais Mais je veux dire, Satan Et c'est pas grave, je veux dire En fait elle s'attend à des trucs Mais merde je suis en train de parler bordel
- Speaker #1
Mais toi tu es de mode
- Speaker #3
Mais oui il y en a deux, je ne fais que gueuler depuis tout à l'heure Non mais en vrai Et tu te dis que la mariée, en fait, au lieu de se dire, je vais avoir un petit moment avec mes potes où c'est sincère et c'est vrai. Non, non, il faut être plein. Il faut aller. Et c'est encore Instagramable. C'est que si tu ne vas pas l'emmener à Barcelone ou à Mécouillandrie. Mais oui,
- Speaker #1
mais parce que si tu ne le fais pas à ce moment-là, tu le fais quand ? Tu as une folie entre copines ? Non, mais moi, je n'ai pas de folie entre copines. Quand est-ce que tu le fais ? mais j'ai pas envie de le faire on tient un sujet si tu fais juste une soirée resto tu te dis ouais bah comme d'hab c'est ça en fait faut marquer le coup mais moi ça me ferait chier aussi d'imposer à des gens qui vont dire ah bah j'ai pas le choix que de débourser de l'argent je reviens sur les moyens du coup tu vas t'exclure du truc forcément là je t'en joue Mais après, il faut en discuter. Toi, tu ne me touches pas. Il faut discuter après du truc. C'est un sujet qui m'a...
- Speaker #3
On déborde, on déborde. On déborde,
- Speaker #1
on est à deux heures d'enregistrement.
- Speaker #2
Il y a un vrai sujet. Oui, mariage. Après, je ne vais faire que gueuler.
- Speaker #1
Ah ouais, non. On fera des boules caisses en mode podcast.
- Speaker #2
Donc globalement, Lucie, est-ce que tu te reconnais plutôt finalement en nous ou tu sens quand même qu'il y a un fossé qui nous oppose ?
- Speaker #0
Non, je pense que je me reconnais quand même en vous. Mais bon, il y a quelques petites nuances en fait. Attention à ce que tu dis quand même. Non, non. Je ne me sens pas si... éloigné non plus.
- Speaker #2
Mais pas des vieux cons, quoi.
- Speaker #0
Non, pas encore. Pas encore.
- Speaker #2
Juste le con. Mais l'année prochaine... Attention !
- Speaker #0
Attention !
- Speaker #2
Aïe, aïe, aïe !
- Speaker #3
Oui, oui, oui !
- Speaker #2
Bienvenue dans le club, Maud.
- Speaker #3
Voilà, c'est la fin de cet épisode et honnêtement, on aurait pu continuer encore deux heures. Moi, j'ai adoré ce sujet. Moi, je t'aimerais pas. Il va falloir qu'on fasse un deuxième épisode, les garçons. Il y en aura un, tu viendras. Ah oui. Avec grand plaisir. Faut qu'on parle un peu de l'amour, faut qu'on parle un peu... On a plein de choses à dire. Tout à fait. J'en ai gros sur la patate.
- Speaker #2
C'est chialant.
- Speaker #3
Et en fait, on en est arrivé à se dire que finalement, on n'était pas si loin les uns des autres. Et je pensais vraiment que ta génération était vraiment beaucoup plus différente que nous. et puis on a un esprit assez jeune en vrai oui mais c'est ça merci beaucoup Manucil d'avoir été avec nous,
- Speaker #0
d'avoir joué le jeu merci d'avoir invité,
- Speaker #3
c'était trop cool c'était super, merci les garçons mais quel plaisir comme à chaque fois, un bonheur quel régalade c'était génial c'était super le poulet rôti ah bah oui, j'ai faim et merci à vous de toujours être parmi nous de toujours nous suivre et de nous soutenir. Si cet épisode vous a parlé ou si vous avez 15 ans d'écart avec quelqu'un dans votre vie, partagez-le. On est curieux de savoir de quel côté vous vous situez. On se retrouve très très vite et prenez soin de vous. Bisous !