- Speaker #0
Il y a des conversations qu'on ne peut avoir qu'en mouvement, quand on n'était plus tout à fait là où on était, mais encore arrivé ailleurs. C'est insasse. J'y invite des indépendants, des créateurs, des gens qui avancent. Et ensemble, on ouvre les portes qu'on laisse habituellement fermées. Parce que c'est souvent entre deux portes que les vérités apparaissent. Aujourd'hui, je retrouve Laura à la carrière. C'est ici qu'elle entraîne ses mariés avant leur ouverture de balle. Un lieu de répétition, de traque, de premier moment, de rire, de petit raté aussi certainement, et parfois de grande révélation. Et franchement... De vous à moi, je trouve ce lieu assez parfait pour elle. C'est elle qui l'a choisi d'ailleurs. Mais pourquoi ? Parce qu'une carrière, symboliquement, c'est un endroit où l'on extrait quelque chose de brut. Et Laura, elle fait un peu ça avec les gens. Elle va chercher une grâce, une confiance, une présence qui était déjà là, mais qui n'était pas encore sortie. Laura, je la connais comme prof de danse, mais très vite j'ai compris qu'elle transmettait « dépasser largement les pas, les corées, les comptes en huit » et encore une fois depuis le début. Phrase qu'on adore toutes, évidemment. Ça fait cinq ans que j'ai commencé la danse avec elle, je partais de zéro, et franchement, grâce à elle, j'ai grandi. Je me suis réconciliée avec mon corps, pas totalement, j'avoue, on ne va pas se mentir. Il y a encore deux, trois réunions internes à prévoir pour pouvoir en fait accepter tout ça, mais largement plus que ce que j'aurais pu imaginer. Cet épisode, c'est aussi un portrait, mais c'est aussi une manière de lui dire merci, parce que Laura n'apprend pas seulement aux gens à danser, elle leur apprend à prendre leur place. Et ça, forcément. Ça mérite qu'on ouvre une porte. Hey, coucou !
- Speaker #1
Et voilà madame !
- Speaker #0
Oh là là, j'ai un café ! Merci, t'es un amour ! Ça va ? Oui, et toi ? Ah, je suis trop contente !
- Speaker #1
Ça a été la route ?
- Speaker #0
Oui, ça a été nickel. Eh bien écoute, déjà, merci, merci, merci de m'avoir dit oui. On est ici à la carrière, qui est un lieu particulier pour toi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Symbolique aussi beaucoup, je pense, parce que tu fais pas mal de choses avec tes petits mariés. Et c'est pour ça aussi que j'ai voulu venir ici avec toi, parce que ça avait beaucoup de sens. Et je pense qu'il y a énormément d'histoires à raconter ici.
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord avec toi. J'adore ce lieu. C'est pour ça que j'y viens tout le temps et que je le propose à tous les couples que j'accompagne, quasiment, pour ceux qui peuvent. pour ceux qui veulent, parce que le cadre, tu vois bien, il est hyper beau.
- Speaker #0
Pour ceux et celles qui vont nous écouter, aujourd'hui, je suis avec Laura, qui est professeure de danse, chorégraphe et fondatrice aussi de Laura Dance Event, si j'ai bien dit.
- Speaker #1
Alors moi, franchement, je ne me lancerais même pas à le prononcer, parce que je suis une merguez en anglais.
- Speaker #0
Eh bien, j'ai relevé le défi, je pense, a priori, ou pas. Du coup, Laura, t'accompagnes les élèves, les danseurs, les non-dorseurs, les mariés, pour créer aussi des ouvertures de balles qui leur ressemblent. Mais avant tout ça, Laura, pour moi, t'es quelqu'un qui transmet. Mais alors, qui transmet, je pense, tout. Tout. Qui transmet la danse, évidemment, mais qui transmet la confiance, qui transmet la persévérance, l'envie d'oser, l'envie de briller sans forcément chercher à être... parfaite, même si on a toute envie de ressembler à Beyoncé sur la scène, on est bien d'accord. Et je crois que c'est ce que j'avais envie de parler avec toi aujourd'hui. Pas seulement de danse, mais aussi de ce que la danse peut transformer chez les gens.
- Speaker #1
Voilà, t'es déjà en train de nous toucher. On va commencer à pleurer. On n'a pas fait les premières questions, c'est super.
- Speaker #0
Non, j'ai interdit de pleurer. Interdit. Je voudrais commencer par le début. Si je me rappelle bien, tu as commencé la danse à 13 ans. Et dans ce milieu-là, 13 ans, on peut presque croire que c'est déjà trop tard, que t'es trop vieille en fait. Alors qu'en vrai, dans la vraie vie, 13 ans, on a encore des années et des années devant soi. Donc la question que je voulais te poser, tu te souviens de ton premier vrai contact avec la danse ? Qu'est-ce qui t'a appelée dedans ?
- Speaker #1
Je me souviens très très bien. Vraiment comme si c'était hier. Alors il faut savoir, avant que j'explique mon histoire avec la danse, en tout cas mes débuts, je suis quelqu'un qui a toujours adoré le sport. Hyper dynamique. que ce soit de la gym, du roller, du multisport, vraiment du handball, tout. J'aime vraiment tous les sports. J'adore bouger, j'adore me dépenser. Et donc, je faisais de la gym. Et donc, ma maman m'a toujours suivie dans toutes mes activités, elle m'a toujours poussée. Et un jour, on était sur le parking, justement, de la salle de gym. Et elle me dit, Laura, je ne sais pas si ça peut t'intéresser, mais il y a les inscriptions à la danse aujourd'hui. Est-ce que tu veux qu'on s'arrête à la gym et on repart sur une année ? Ou est-ce qu'on se tente la danse ? Et j'ai dit, bah, let's go, je veux bien faire de la danse. Ça a commencé comme ça. C'est même pas tant... Alors, j'adorais danser déjà avant, mais j'ai pas des parents dans le milieu artistique. Ça veut dire que c'était pas quelque chose qui était inné chez nous de se dire, bon, je ferai plus tard, on va dire, un métier en relation avec le milieu artistique. Et je pense que dès ma première année, eh bien, j'ai dit à ma mère, maman, c'est ça que je veux faire.
- Speaker #0
Ça a été une évidence.
- Speaker #1
Ah oui, vraiment. Je me souviens, je revenais de la danse, je montrais tout le temps les courries que j'apprenais. J'essayais toujours d'être la meilleure. Alors, c'est un peu crudit comme ça, parce que vraiment, je pense être quelqu'un de très simple, mais je ne me prends pas la tête. Je ne veux pas attirer les regards. Par contre, je suis très perfectionniste et archi-exigeante, et ça depuis, je pense, très jeune. Et donc, j'adore me surpasser. J'adore même m'inspirer. Quand je vois quelqu'un qui est meilleur que moi, je vais tout faire pour être meilleure que lui après. Et donc, ça a commencé comme ça.
- Speaker #0
Ça va te tirer vers le haut.
- Speaker #1
J'ai dit, je veux faire ça. Et donc, c'est là que les grandes épreuves commencent. Parce que comme je t'ai dit, mes parents, pas du tout de ce milieu-là, malgré le fait qu'ils m'ont toujours poussée et que ma mère était toujours derrière moi pour me soutenir. Et c'est d'ailleurs elle qui a fait toutes les démarches pour apprendre. et connaître ce qui serait le mieux pour moi pour un avenir dans ce milieu-là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc, elle m'a dit... Donc, elle a appelé des écoles sur Nantes. Et tu vois, ce que tu m'as dit juste avant en disant qu'on pourrait dire que c'est trop tard, c'est exactement le discours qu'ont tenu les trois quarts des écoles que ma mère a appelées. En disant, ma fille veut être dans le milieu de la danse, elle a 13 ans. Ils ont dit, c'est trop tard, elle est trop vieille, on ne la prend pas. Vraiment. Et il n'y a que Adeline. donc l'école où j'enseigne actuellement, qui a accompagné ma maman, qui lui a expliqué ce qui était le mieux à faire, et puis qui nous a poussé dans ce projet-là, et qui on va dire aussi pour beaucoup dans ma carrière d'aujourd'hui.
- Speaker #0
Et moi ce que je trouve fort en fait dans ton histoire, c'est qu'au final, pardon, mais tu ne viens pas du cliché de la petite fille qui commence à danser à 3 ans, qui a déjà les jambes derrière les oreilles, les écarts parfaits, le chignon parfait. sans pour autant dénigrer le côté dense mais tu t'es donné beaucoup de mal, si je ne m'abuse et si je me rappelle bien, je crois que tu n'avais pas tes écarts quand tu as commencé et que tu as galéré parce que ton corps ne donnait pas tout tout de suite ce que tu voulais et je trouve que c'est une belle preuve aussi d'enseignement, c'est-à-dire de persévérer, donc quand tu aimes quelque chose c'est vraiment de persévérer et de rien lâcher et Et la question qui me vient, en fait, c'est est-ce que le fait d'avoir dû travailler comme tu l'as fait, peut-être douter aussi, est-ce que ça t'aide aujourd'hui à comprendre tes élèves et à comprendre comment on peut fonctionner ou comment tu peux nous pousser à nous dépasser ?
- Speaker #1
Alors, c'est vrai que tu as raison. Je pense, parce que je n'y ai jamais réfléchi avant, je pense qu'il y a des choses qui ont marqué, moi, mon parcours de la danse qui me permettent aujourd'hui de mieux comprendre les élèves dans n'importe quel niveau qu'ils aient, en fait. Moi j'ai l'image Alors si je reviens au début Je t'ai dit que j'avais toujours fait Beaucoup de sport J'avais fait étant jeune un petit peu Danse puis à la kermesse de l'école Bon les petites chorégraphies Mais c'était pas quelque chose dans lequel j'avais poussé J'avais un corps à la base Vraiment très jeune Moi j'ai une photo de moi en grand écart facial En kermesse d'école Petite Et le moment par contre où je me suis lancée dans la danse. Tu vois bien, entre la kermesse d'école et le moment où je dis que je veux être danseuse, il y a du tank à filer. Et j'ai l'image de moi, parce que forcément, on ne l'a pas encore expliqué, mais dans mon parcours, après, je suis rentrée en sport-études. Et parce que j'ai la chance d'avoir une maman extraordinaire. Vraiment, je pourrais passer des heures à parler de ce qu'elle a vu pour moi, vraiment. Et donc, je suis arrivée en sport-études avec des filles qui avaient mon âge, mais qui avaient un niveau. Mais laisse tomber, moi j'étais ultra débutante et elle, elle faisait déjà des concours de danse. J'étais à la barre entre deux filles qui mettaient leurs jambes à l'oreille. Et moi, je n'arrivais même pas à attraper mon pied. Donc ça, c'est une vraie anecdote. Et pour autant, il y a toujours cette chose. Ça fait mal de te rendre compte du chemin que tu as à parcourir. Mais moi, ça a toujours été une force pour moi de me dire, je sais où je veux aller et je vais être meilleure que ça. Et donc, pour rebondir sur ce que tu m'as dit par rapport à mes élèves, quand je vois, par exemple, cours de classique, des dames qui ont 40, 50 ans et plus, et qui viennent, mais moi, je trouve déjà le courage. incroyable d'être là, de te lancer on va dire à un âge avancé, bon c'est pas vraiment un âge avancé mais de te dire bon, le classique c'est quand même pas la discipline la plus facile déjà, moi je me rends compte je me dis, elles ont du mérite d'être là et j'ai juste envie de vous pousser et vous dire que c'est possible à n'importe quel âge allez-y, croyez en vous parce que rien que le fait d'être dans la salle, c'est déjà exceptionnel oui,
- Speaker #0
mais c'est vrai que la classique enfin la danse classique, pour du coup en faire avec toi Merci. Pour ceux qui nous écoutent, oui, j'ai effectivement re-signé cette année mon classique avec Laura. Je ne sais pas quelle idée m'a prise.
- Speaker #1
Excellente idée.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que je me suis surprise à faire des choses que je ne pensais pas capables. Mais c'est vrai que je pense que c'est ce qui fait effectivement une force. Ce que tu as connu, ce que tu as vécu, je pense que c'est ce qui est aujourd'hui une de tes plus grandes forces, c'est que tu sais par où on peut passer et que il faut bosser en fait.
- Speaker #1
Oui. Il y avait quelque chose qui m'énervait, parce que ce n'est pas le cas de le dire, mais qui m'agacait beaucoup. C'est quand, après toutes ces années, j'ai acquis un niveau assez bon. J'ai travaillé pour, et qu'on me dise que chez moi, c'est inné. Mais en fait, vous ne savez pas d'où je viens pour me dire que c'est inné chez moi. Et ça, ça m'agacait au plus haut point. Non, mais tu as des belles lignes, tu as des belles jambes. Tu as le... Oui. Je suis d'accord, un coup de pied en danse, bon, ça se travaille, mais on a tous des aptitudes plus ou moins élevées à ce niveau-là. Ça reste un pied. Là, je parle de technique, je parle de souplesse. C'était du travail. Ce n'était pas, je me suis levée et je savais faire tout ce que j'ai fait, enfin, tout ce que je fais aujourd'hui.
- Speaker #0
Effectivement, quand tu poses les choses, tu te dis, mais c'est... Peut-être que oui, mais peut-être que non, en fait. Et peut-être que derrière, il y a full travail, il y a Des heures et des heures et des heures d'entraînement, il y a des blessures, il y a des pleurs, il y a tout ce que tu veux, qui fait que derrière, en fait, tu as toujours tenu bon. Et c'est vrai que le jugement des gens, je pense que c'est assez facile à ce moment-là. Et je peux comprendre effectivement ton agacement dans le sens où les gens ne savent pas par où tu es passé.
- Speaker #1
Mais sous tous les points en plus. Parce qu'on parle technique, travail, mais c'est psychologique, c'est physique, c'est... On n'a pas les mêmes vies que les autres jeunes de notre âge, non. Parce qu'il y a finalement peut-être une alimentation à tenir plus que quelqu'un d'autre. Il y a un investissement à donner plus que la personne qui va sortir les week-ends. Toi, il faut que tu te couches tôt parce qu'il faut être en forme le lendemain. Tu manges dans la voiture entre le cours et le suivant. où tu cours dans la rue pour être à l'heure parce que ton premier cours il finissait juste par rapport c'est une vie à 100 l'heure qui finalement coûte beaucoup sous tous les points mais nous en général l'agacement
- Speaker #0
que j'ai eu c'est que comme je dis on voit que le résultat on voit pas le chemin et le chemin il est hyper important le chemin il est hyper important parce que c'est ce qui fait que là Merci. t'es arrivé là où tu en es aujourd'hui en fait. Sans ça, même, ça a été beaucoup, beaucoup de sacrifices, mais le chemin en fait, que ça soit dans la danse ou que ça soit dans n'importe quel secteur d'activité, enfin peu importe. Le chemin en fait, il est hyper important et c'est vrai qu'on le voit pas. C'est pour ça que je pense que c'est intéressant aussi de partager ça avec toi parce que ça met en lumière par où t'es passé et ça prouve que ce chemin-là en fait, aussi dur soit-il, en fait il est possible, tout simplement.
- Speaker #1
C'est possible quand on veut.
- Speaker #0
Quand on veut.
- Speaker #1
Parce que moi, l'expression « quand on veut, on peut » , elle existe vraiment. C'est bête, hein ? Moi,
- Speaker #0
je suis de la même team que toi. Après, je sais qu'il y en a qui ne sont pas forcément de cette team-là.
- Speaker #1
Et j'ai l'impression que de plus en plus aujourd'hui, c'est quelque chose que j'ai envie justement aussi de transmettre, cette persévérance. Aujourd'hui, au moindre échec. Mais c'est surtout, ce n'est même pas que je suis dans le domaine de la danse. J'ai l'impression qu'au moindre échec, les gens, ils les abandonnent. Non ! Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
- Speaker #0
Moi, je vais même au-delà de ça. Je ne considère même pas que c'est un échec. Après, c'est plus un apprentissage. Effectivement, c'est assez galvaudé. On l'emploie beaucoup. Mais moi, j'y crois foncièrement. C'est-à-dire que ce que tu ne réussis pas du premier coup, OK, pourquoi tu n'as pas réussi du premier coup ? Qu'est-ce qui fait que ça a merdé ? OK, il y a ça qui a merdé. D'accord, je vais prendre en considération. Et la prochaine fois, je vais rectifier et ainsi de suite. Alors après, je pense que des fois, tu prends cher. Mais je pense qu'il ne faut pas baisser les bras. Non, surtout si tu aimes ce que tu fais. Et c'est moi ce que j'essaie aussi. transmettre à mes élèves, ce n'est pas parce qu'on ne réussit pas du premier coup, alors moi, plus en matière créative, certes, mais un peu plus technique, ce n'est pas parce qu'on n'arrive pas à faire ce qu'on veut du premier coup qu'on ne va pas y arriver. Et puis, peut-être avoir des déclics aussi. Tu vois, d'avoir des déclics ou de comprendre. Moi, je sais qu'il y a eu un moment donné, donc c'était en cours avec toi, où j'ai eu un déclic où tu m'as reprise sur une posture, je ne sais plus laquelle, où j'ai senti...
- Speaker #1
Le port de bras.
- Speaker #0
Le port de bras, où j'ai senti le mouvement que je n'avais pas senti depuis des mois et des mois. Donc, je n'arrivais pas à comprendre ce que tu demandais, ce que je ne sentais pas dans mon corps. Et ce jour-là, j'ai dit, oui, en fait, c'est ça. Sauf que je n'ai pas compris tout de suite. On ne peut pas comprendre tout de suite, en fait.
- Speaker #1
Complètement. Et en plus de persévérance, parce que c'est un mot que j'ai utilisé, il faut de la patience.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Il faut de la patience. C'est ça.
- Speaker #0
Patience, jeune padawan, tu auras. Je ne suis pas la one de la danse Je me demande en fait si tu l'as depuis le début Ou si finalement tu l'as quitté avec le temps J'ai plutôt envie de croire Que c'est quelque chose que tu as en toi Et que tu développes Moi je pense que c'est quelque chose que j'ai en moi Mais qui peut prendre force avec le temps Oui je suis d'accord Maintenant j'ai repris un petit principe que j'avais fait dans mes podcasts Et dans mes épisodes précédents
- Speaker #1
J'ai hâte
- Speaker #0
C'est que j'ai pris le temps de dessiner Trois objets Merci. Et en fonction des objets que je vais te donner, tu vas me dire ce que ça t'inspire.
- Speaker #1
J'adore !
- Speaker #0
Et le premier petit objet, c'est celui-ci. C'est un dessin de chausson de danse.
- Speaker #1
Exactement des pointes, parce que c'est quand même différent que des demi-pointes. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Il faut savoir que quand j'ai commencé la danse, du coup, Aline a été mon mentor. C'est elle qui m'a dit, parce que je ne connaissais pas du tout ce milieu-là, Peut-être expliquer qu'Adeline, c'est la directrice de l'école.
- Speaker #0
Et dans l'aileur, du coup.
- Speaker #1
Exactement. Dans laquelle j'enseigne actuellement et dans laquelle j'ai fait mes débuts. Je me souviens d'une discussion où elle m'a dit « Écoute, si tu veux être danseuse, il faut passer par la danse classique. » Parce que c'est ça qui formate. C'est un peu grossier comme terme, mais je pense que vous avez compris. Oui. Et donc, n'ayant jamais fait de classique, je suis rentrée en sport-études une première année. Et c'est là que j'ai découvert les pointes. Alors, comment dire ? C'est très joli. Toutes les petites filles en rêvent. Mais moi, je n'ai pas la même vision. J'ai la vision de la fille qui a commencé à 13 ans et qui se rend plus compte finalement de la technique que ça demande et de la douleur que ça procure. Et moi, j'ai des souvenirs de pleurs.
- Speaker #0
Ah bah, tu m'étonnes.
- Speaker #1
Parce qu'il faut se dire que moi, je n'ai pas un pied facile. J'ai des aluxes. des alux valgus, donc c'est de l'arthrose au niveau des pieds et donc j'ai le pied qui est quand même assez large donc quand tu commences la danse il faut déjà trouver la pointe qui va à ton pied et ça déjà ça prend beaucoup de temps et une fois que tu as trouvé la pointe qui va à ton pied, il faut comprendre la technique alors moi je trouve que c'est un objet qui représente très bien la danse, moi que je trouve magnifique et des fois même pour être très honnête j'ai gardé toutes mes pointes que j'ai envie de ré-enfiler J'ai fait des shootings avec. J'ai des pointes encore neuves même parce que forcément, quand on fait de la danse tous les jours et qu'on monte tous les jours sur ces pointes et qu'on travaille de façon acharnée, ça s'abîme. Ça ne se garde pas très longtemps. Donc, c'est un investissement financier déjà. Mais ça reste un bon... Parce que c'est vrai que j'ai parlé beaucoup de négatif. Mais ça reste quand même un bon souvenir parce que si je les garde, c'est que ça ne m'a pas trop trop mal non plus.
- Speaker #0
Je pense qu'il est aussi beau. Qu'il est dur.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, ça me fait penser à un truc. Je trouve que ça représente vachement la danse. C'est joli, mais c'est dur. Et on ne se rend pas compte que c'est dur quand on le regarde.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Parce que là, je regarde le dessin. Je me dis, on ne se rend pas compte que c'est dur. Parce qu'on n'est pas dedans.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
La danse, c'est pareil. Quand on voit quelqu'un danser, quand c'est très joli et très bien fait, ça paraît simple.
- Speaker #0
J'ai assisté pour la première fois à un ballet de danse classique. Enfin, moi, j'étais, mais... Aux anges. et tu les vois danser avec une facilité, une aisance, c'est beau, c'est fluide, c'est magnifique. Et ce jour-là, j'avais dit à l'une d'entre elles, j'aimerais un jour mettre des points pour comprendre. Tu sais, avoir... Parce que je me dis, mais ce n'est pas normal d'avoir le pied... Tu vois, d'avoir le pied aligné comme ça, tu vois ce que je veux dire ? Pour les moldus de la danse classique, ce n'est pas normal, parce que ça nécessite énormément de travail. Et c'est déconcertant, parce que ce que tu dis, effectivement, il est aussi beau que difficile, et que... que ça peut être un outil de souffrance, en fait.
- Speaker #1
Complètement, mais vraiment. Après, je pense que dans la danse, on aime souffrir. C'est très étrange de dire ça. J'aime sentir que mon corps, il a travaillé. Sentir que, bon, dans la limite, parce que quand on arrive au pleur, tellement on a mal.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Voilà. Mais ça reste quand même une expression de ton corps. Je ne sais pas, moi, j'aime. J'aime.
- Speaker #0
Non, mais je comprends. Je comprends parce que tu vois, là, ça fait 15 jours que du coup, on a pu danser. en fait moi j'ai un peu de sport à la salle à côté mais en fait cette sensation où tu, c'est peut-être pas forcément le fait d'avoir mal mais c'est la sensation que t'as après où tu dis tu sais que t'as bossé t'es vidé mais t'es vidé physiquement, t'es vidé moralement et je sais que ça moi ça me fait un bien de dingue c'est à dire que j'arrive à la danse je pose mon cerveau devant la porte de chez Adeline et je le récupère quand je m'en vais Après, les chaussons de danse, les pointes, je ne suis pas certaine quand même que la douleur qu'elles enjambent soit aussi agréable que ça.
- Speaker #1
Après, quand tu vois que tu réussis, qu'avec le travail, ça fonctionne, tu te tiens en équilibre, tes pirouettes passent, tu passes les détails, c'est tellement plaisant et satisfaisant, ça devient agréable. On oublie la souffrance.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Jusqu'au moment où on retire le chausson. ah oui parce que t'as le deuxième bifé qui se coule tu retires le cheveu au fond et tu marches en canard après comment dire si je peux me permettre moi personnellement je perdais mes ongles oui t'as des ongles qui poussent sous les ongles tu
- Speaker #0
saignes donc voilà bienvenue dans le monde de la danse oh la la et tu vois ça fait une belle transition parce que ce qu'on disait souvent c'est qu'on parle de la danse comme quelque chose de beau de fluide, d'élégant. Mais c'est aussi beaucoup de confrontation. Alors, on parle de la douleur, mais aussi, on parle de la confrontation au miroir, au regard des autres.
- Speaker #1
Aïe, aïe, aïe.
- Speaker #0
Aïe, aïe, aïe. Au regard sur son propre corps, aux limites, aux comparaisons, à tout ce qu'on pense être capable ou pas capable de faire. Comment, toi, t'as géré ce rapport au corps dans la danse ? Est-ce que ça a toujours été simple ou est-ce que... T'as eu des phases compliquées ou est-ce que t'as réussi assez rapidement à gérer ça ?
- Speaker #1
Je pense que j'ai jamais vraiment réussi à le gérer et encore aujourd'hui. Je pense que c'est ce qui m'a, je pense, le plus abîmée. Le rapport aux autres. C'est plus le rapport de moi vers moi. Le regard dans le miroir, les attentes aussi, les stéréotypes de la danseuse. Je n'ai pas de souvenirs étant jeune d'avoir de problèmes avec la nourriture ou d'avoir de problèmes avec mon image envers moi-même, enfin ce que je dégage et l'image que j'ai de moi on va dire. Et à partir du moment où j'ai commencé la danse, j'ai eu des problèmes avec la nourriture, j'ai eu des gros problèmes. Je ne peux pas dire que j'ai été anorexique, mais quand tu te vois à 24 dans un miroir... et que tu as en face de toi des personnes qui entretiennent le stéréotype de la danseuse.
- Speaker #0
C'est compliqué.
- Speaker #1
Oui, c'est compliqué. C'est compliqué. J'ai de la chance, encore une fois, d'avoir une maman qui a été très présente. J'ai vu des médecins parce que je perdais beaucoup de poids et que je ne voulais plus manger. Je ne voulais plus manger et je ne voulais plus manger. Non pas au bout d'un moment parce que je ne voulais plus. Mais parce que je n'y arrivais plus. C'est-à-dire que...
- Speaker #0
C'était arrivé à un stade où c'était plus possible pour toi.
- Speaker #1
Mais oui, mais oui. Et pour te dire, j'étais obligée de manger un Twix. Je me souviens de ça. Un Twix, tu vois, comme un Doliprane. Pour que mon corps, il ait du sucre. Je prenais des gorgées d'eau. C'est une phase, on va dire, encore une fois, auquel je trouve, maintenant avec le recul, qu'à l'époque, et je trouve encore maintenant, On n'accompagne pas assez les danseurs. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de sports où, étant en couple actuellement avec un homme qui travaille avec des sportifs, ils sont vachement accompagnés sous tous les points, autant mental que physique, les rééducations, les choses comme ça. Je trouve que les danseurs... C'est une carence. C'est une carence qui est quand même assez importante où on ne te prépare pas au regard que tu peux avoir en permanence dans le miroir, à la gestion aussi de ton alimentation. Et surtout, j'attendais presque deux mois d'être… Il ne fallait pas qu'il grappe, il ne fallait pas qu'il… Mais parce qu'en fait, on nous instaure ça et qu'on ne nous dit pas non plus qu'avoir des formes, c'est normal. Donc, ça veut dire que je me pesais en cachette tous les jours. J'ai été suivie par un médecin qui voulait… m'interdire, j'étais à très peu d'être interdit de danser tellement je mangeais peu et j'étais arrivée à une limite où c'était quand même un petit peu compliqué. Au fur et à mesure, j'ai réussi à sortir autant de ça, mais encore aujourd'hui, je me regarde sans cesse. Je me regarde sans cesse, j'attends toujours que mon corps soit parfait. Je suis archi exigeante avec mon corps. On a beau me dire... Laura, comment tu peux avoir un corps comme ça ? Mais moi, je ne vois pas mon corps comme vous le voyez.
- Speaker #0
Mais on ne se voit jamais, en fait, comme les autres peuvent nous percevoir.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
On a un regard vis-à-vis du corps qui est extrêmement compliqué. Moi, je sais que, en fait, quand je suis arrivée à la danse, j'avais toujours rêvé de danser. Je n'avais jamais osé. Parce que, justement, je ne rentrais pas dans les cases. Parce que j'ai toujours été... Alors, je suis en 1m70, ce n'est pas non plus hyper grand. Mais j'ai toujours eu des formes, j'ai toujours des hanches, des seins, des fesses, des formes pulpeuses, j'en ai toujours eu. Et donc, clairement, effectivement, quand tu avais des gamines de mon âge à côté de moi qui faisaient de la danse, je n'avais pas du tout, du tout le même corps. Donc, j'ai choisi le piano et l'éducation.
- Speaker #1
Mais c'est dommage du coup. C'est dommage parce qu'en fait, indirectement, on t'a incité à ne pas aller dans un domaine qui aurait pu te plaire, parce qu'il y a tous ces stéréotypes-là. Et pour revenir à ce que je disais, je trouve que ça manque d'accompagnement encore. On devrait déjà, à partir du moment où on veut rentrer dans un monde professionnel, mais dans tous les sports, soit-il, avoir un accompagnement sur que manger, comment, quand, gérer aussi son image avec soi-même, apprendre à s'aimer aussi. Parce que bon, ça, qu'on fasse du sport ou pas, c'est quelque chose que je trouve hyper important. et ça manque mais en danse ça manque encore plus je trouve que dans un autre domaine parce que t'es tout le temps en face d'un miroir tout le temps et à quel moment c'est pas dit dans une formation faut inclure aussi ce sujet là il est pas du tout abordé en formation ah bah du tout on apprend à connaître ton corps je veux dire dans l'anatomie la physiologie mais on apprend Merci. t'apprends pas. En tout cas, je ne suis pas vieille, mais moi, dans les gens que j'ai côtoyés et les formations que j'ai faites, on ne te parle pas de ça. Parce qu'en fait, c'est comme un schéma récurrent chez l'ensemble des danseurs et danseuses. Tu vois ce que je veux dire ? C'est presque de la normalité. Tu parles avec une autre danseuse, je ne suis pas sûre, ça reste quand même assez rare qu'il n'y ait pas ce sujet sur la table. Tout le monde a une expérience assez particulière, je pense, avec autant l'image que le rapport à la nourriture, etc.
- Speaker #0
Mais le miroir, c'est extrêmement compliqué. C'est dur encore. Mais au fur et à mesure, tu te rends compte que... Il y a des moments où tu ne te regardes pas. En fait, c'est très drôle parce que je ne pensais pas connaître cette sensation un jour. Tu te vois dans le miroir, mais tu ne te vois pas.
- Speaker #1
et bien ça c'est très important justement j'allais y venir, c'est très bien que tu parles de ça parce qu'en fait c'est ça c'est que le miroir ça doit être un outil de travail et non pas un élément de jugement enfin tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
oui oui, après c'est compliqué parce que moi j'ai toujours eu un rapport avec le corps assez compliqué aussi parce que, comme j'ai dit tout à l'heure, j'ai toujours eu des formes, et puis, de toute façon, je ne vais pas m'en débarrasser comme ça. Mais ce miroir-là, en fait, tu te rends compte que en fait, il te renvoie ton exigence, il te renvoie tes défauts, il te renvoie... Et en fait, toi, tu te prends tout pleine tronche, en fait.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Et au début, purée, qu'est-ce que ça t'a dû ?
- Speaker #1
Mais il n'y a personne qui vient te toucher l'épaule en te disant... ne t'inquiète pas, c'est normal, etc. C'est ça que je veux te dire dans « Il n'y a pas d'accompagnement » . C'est-à-dire que toi, tu es jeune, tu as 15 ans, tu es face au miroir, en plus, tu commences à tout, en fait, tout se met en place.
- Speaker #0
C'est bon, on est une femme, c'est la puberté aussi. Il n'y a personne qui est là à te dire « attends, parlez, juste en haut, parlez » .
- Speaker #1
Ça, ça va faire une belle transition aussi parce que la prochaine petite illustration…
- Speaker #0
Ah oui ! C'est quoi ? Ah, mais c'est un miroir !
- Speaker #1
C'est un miroir !
- Speaker #0
Non, ben oui, je pense que… Voilà,
- Speaker #1
c'est pour ça que je la sors là maintenant, puisqu'on a glissé doucement vers ce sujet où… où le miroir de studio, il est chargé quand même celui-là, parce qu'on en a besoin pour danser, on en a besoin pour voir ce que ça donne. Et en fait, c'est le pire collègue de bureau du monde.
- Speaker #0
Et oui, et en même temps le meilleur, parce que sans lui, on ne pourrait pas faire ce qu'on fait non plus. Donc en fait, il est comme les chaussons, autant positif que négatif.
- Speaker #1
Il y a une question en fait, moi, qui me... Comment est-ce que tu arrives à voir la différence entre une élève qui va simplement exécuter et un élève qui commence à habiter son mouvement ? Est-ce que parce que tu ressens des émotions quand tu vois la personne danser ? Après, moi, je fais ce parallèle-là parce que je me rappelle d'une danse que tu avais faite avec le jeune ballet.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Où les quelques premiers pas, je pense que toute la salle était en pleurs.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et je pense aussi à une expérience où j'avais dansé avec… Alors, pas avec toi, mais c'était avec une autre prof. C'était sur une vie de grand corps malade. Déjà, grand corps malade, c'est un mot très particulier. Enfin, j'adore, mais c'est des textes qui sont… extrêmement poignants parce qu'il m'a mis les mots en tout cas ça me prend en tripe et en fait j'avais dansé dessus et j'ai fini ma choré en pleurant parce que je me suis fait submerger par mes émotions par le ressenti de ce que la chanson racontait avec le mouvement,
- Speaker #0
je crois que j'ai ressenti ça qu'une fois en dansant mais tu vois t'as répondu toute seule à la question que tu m'as posée c'est à dire que tu m'as demandé à quel moment moi je vais ressentir quelque chose à partir du moment où la personne devant moi va ressentir quelque chose aussi. C'est-à-dire déjà se décrocher de l'image du miroir, ne pas se regarder et essayer de donner un sens à ton mouvement. Un sens, c'est l'interprétation. C'est le mot qu'on emploie assez facilement, mais c'est clairement hyper juste. C'est essayer. Moi, ça m'est déjà arrivé sur scène de presque pleurer parce que je ressentais des choses. Oui, oui, oui. T'as les frissons, t'as les papillons. Tu sens que ça monte. Et c'est tellement plaisant. C'est une sensation incroyable. Mais parce que tu ne fais pas semblant. En fait, tu ne fais pas de démonstration. Tu ne montres pas. Tu ressens. Et à partir du moment où toi-même tu ressens, tu fais ressentir. Donc raconte-toi une histoire. Mais des fois, ne cherche pas à ce que ça soit joli. C'est ça le problème aussi. Et pour revenir aussi encore avec le miroir. C'est qu'on a l'habitude à attendre de nous quelque chose de beau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Faut que ça fasse bien, faut que ça rende bien. Mais en fait, ça n'a pas besoin de rendre bien.
- Speaker #1
Faut que tu ressentes quelque chose.
- Speaker #0
Voilà. Et moi, j'en parle souvent d'ailleurs avec mes mariés. Parce que je leur dis, quand vous dansez, vous ne le faites pas pour les inviter.
- Speaker #1
Non, vous le faites pour vous.
- Speaker #0
Ok, ils vont avoir un petit... Franchement, ça reste pour eux quand même un super moment. Ils vont vivre la chose, mais à partir du moment où vous, vous la vivez aussi. Donc en fait, c'est ça la réponse.
- Speaker #1
C'est pareil, maintenant on va embrayer sur la troisième partie. Troisième partie, prof, transmettre, faire briller. Tu enseignes dans l'école où tu as été élève. Et moi, je trouve ça effectivement très fort parce que, comme on dit, la boucle est bouclée en fait. Ça t'a fait quoi de te dire que tu enseignes où tu as appris ?
- Speaker #0
Ça me fait encore bizarre parce que... Il faut se le dire, l'école n'a pas changé depuis toutes ces années. Elle n'a pas changé. Si, la façade a été refaite, il y a eu des choses qui ont été améliorées, mais les locaux sont les mêmes. Et j'ai l'impression, des fois, quand je rentre, de me revoir, des fois, je m'imagine de me revoir rentrer à mes débuts, etc. Non, je me sens chez moi. Tu vois, il y a un lien particulier. Je me sens chez moi, même si ce n'est pas chez moi. Mais je me sens chez moi, je me sens confortable, je me sens bien. Voilà, parce que aussi, on est une équipe top. Et puis, on a une directrice au top. Et puis, voilà.
- Speaker #1
Oui, elle est très adhérente.
- Speaker #0
C'est satisfaisant, je dirais. Satisfaisant parce qu'aussi, je donne cours. Mais attends, mais c'est un truc de fou. Je donne cours à des personnes qui étaient en cours avec moi. J'ai des dames même qui me connaissent de petites. Ça veut dire qu'elles m'ont vu grandir.
- Speaker #1
C'est génial, ça. C'est des moments privilégiés, je pense.
- Speaker #0
Et je crois que jamais, à l'époque, je me... J'aurais imaginé ça.
- Speaker #1
Et justement, en parlant de prof, pour toi, c'est quoi une bonne prof ?
- Speaker #0
Oula !
- Speaker #1
Oula !
- Speaker #0
Une bonne prof ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Une bonne prof, déjà, c'est quelqu'un qui est bienveillant.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Déjà, pour moi, une bonne prof, c'est quelqu'un qui connaît son métier à 100%. Mais aussi qui enseigne pour les bonnes raisons. Transmettre sa passion, transmettre ses connaissances, accompagner, voire progresser. Donner le meilleur de soi, toujours se donner à 100%. Mais savoir aussi dire quand c'est nul, c'est nul. Quand c'est bien, c'est bien. Pas dire que c'est bien quand c'est pas bien. Pour moi, ça, c'est une bonne preuve. Je ne dois pas dire à mes élèves ce qu'ils ont envie d'entendre. Pourquoi ? Juste pour qu'ils soient contents ? Non, en fait. Mais il y en a beaucoup comme ça. Et pour moi, c'est pas ça. Donc, c'est vraiment une preuve qui continue sans cesse à se nourrir aussi. Parce que la danse, elle ne cesse jamais d'évoluer. Et puis, l'écoute de ses élèves. Mais vraiment, c'est se donner toujours à 100%. Tu n'arrives pas en cours à moitié. Tu le fais à fond ou tu ne le fais pas.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Ça, pour moi, c'est vraiment une bonne prof qui, déjà, comme j'ai dit, qui connaît ce qu'elle fait, qui a l'envie de le transmettre aussi et qui a envie de pousser.
- Speaker #1
Et donc toi, s'il y avait eu vraiment une qualité pour être une bonne prof, qu'est-ce que tu dirais, la une ?
- Speaker #0
Eh bien, faire les choses avec le cœur. Transmettre avec le cœur, transmettre avec passion, se donner à 100% et le montrer aussi.
- Speaker #1
Oui, transmettre avec le cœur, je pense que c'est, pour moi, je pense que c'est la plus belle transmission parce que tu donnes ce que tu as. tu transmets avec ce que tu as envie, avec ta passion, avec qui tu es, avec ton énergie. Donc, oui, moi, je valide. Je valide les critères des bonnes profs. Donc, voilà, maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Et du coup, on va en briller sur le troisième dessin.
- Speaker #0
Évidemment !
- Speaker #1
Évidemment ! Alors, juste pour préciser, ce sont deux alliances. Qu'est-ce que ça t'inspire ?
- Speaker #0
Disons que c'est clairement mon... Ma deuxième branche dans l'enseignement, c'est accompagner des futurs mariés. Mais ça m'anime. C'est tombé sur moi. Je ne m'y attendais pas. Je n'arrêterai jamais. Je n'arrêterai jamais. J'adore. J'adore, j'adore, j'adore.
- Speaker #1
En fait, c'est juste pour resituer un peu. Du coup, tu accompagnes tes jeunes mariés pour leur ouverture de balle. C'est quand même un moment extrêmement particulier parce que c'est une chorégraphie pour le grand jour, le jour où ils se disent oui. Donc danser devant les amis, la famille, danser d'une manière peut-être différente mais qui leur correspond. Je trouve que c'est vraiment... Perso, je ne connais pas de personne sauf toi qui fait ça. Et je trouve ça extraordinaire. parce que c'est tellement un moment hors du temps et c'est censé être le plus beau moment de leur vie. Et toi, tu viens en plus chorégraphier une ouverture de balle sur mesure avec leur envie, avec qui ils sont, avec leurs doutes, leurs inquiétudes, leur histoire. Et je trouve que…
- Speaker #0
En fait, on pourrait très bien me dire… Souvent, on me dit merci pour tout ton travail, ton investissement, pour tout ce que tu nous as transmis, etc. Mets. C'est moi qui me sens chanceuse d'avoir mis ma patte dans le plus beau jour de leur vie. Tu vois ce que je veux dire ? Ça m'arrive tellement de fois où les mariés, ils sont émus, reconnaissants. Et à l'inverse, en fait, je le suis tout autant qu'eux. Parce que je suis comblée et heureuse et infiniment reconnaissante qu'ils aient pu me faire confiance pour un moment si important.
- Speaker #1
Oui, c'est un moment extrêmement important. Et je pense qu'on en revient à ce qu'on disait, je ne sais plus quand dans la conversation, mais étant donné que tout ce que tu donnes, tu le donnes avec le cœur, tu le donnes avec passion, pour moi, je ne peux pas imaginer que les mariés ne m'accompagnent pas, tu vois. Ce n'est pas possible. Et ça va tellement bien avec ce que tu veux donner, ce que tu veux transmettre.
- Speaker #0
Est-ce que tu veux que je te raconte comment je me suis mise à accompagner des mariés ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bon. Les personnes ne savent peut-être pas, mais après avoir fait ma formation sur Nantes, je suis partie dans une école internationale sur Paris où j'ai passé mon diplôme d'État de professeure de danse. Donc forcément, quand tu es dans une formation, tu rencontres d'autres danseurs et qu'ils deviennent des amis. Et moi, à la suite de l'obtention de mon diplôme d'État, il y a eu le Covid. Donc, confinement...
- Speaker #1
Pas la bonne idée.
- Speaker #0
confinement, ce qui fait que je suis revenue dans la région Nantes pour me confiner. Et au moment où j'ai voulu repartir sur Paris, il n'y avait plus rien pour, on va dire, mon milieu. Il n'y avait plus d'audition. Ça s'est très bien tramé. J'ai eu la proposition de l'école de danse d'Adeline Miller pour y travailler. Et donc, je me suis dit, il y a une phrase de ma maman, elle me disait toujours, il faut savoir saisir les opportunités. Et donc là, je me suis dit, c'est clairement ça. Laura. Même si tu voulais repartir sur Paris, parce que oui, je me voyais faire ma vie là-bas, rentre à Nantes et va travailler à l'école de danse. Et donc, c'est ce que j'ai fait. Et j'ai manqué mon entreprise pour enseigner, donner des cours en école et potentiellement, pourquoi pas à côté, pouvoir donner des cours particuliers. Enfin, voilà, c'était l'idée. Et je reçois un appel d'une copine de Paris qui, elle, était partie du coup en Suisse parce qu'elle venait de là-bas. parce que vous savez que la formation était tellement connue qu'on vient tous des quatre coins de la France et au moment de confinement on est tous rentrés chez nous et elle me dit Laura il y a un couple d'amis de mon conjoint qui habitent dans ta région et qui vont se marier ils veulent un accompagnement pour une première danse de mariage est-ce que tu peux les accompagner ? et moi je n'avais jamais entendu parler de ça je lui dis écoute Je ne connais pas. Donc j'ai accepté le défi. J'ai accepté, j'ai dit ok, let's go. Et donc j'ai commencé, j'ai été les rencontrer à domicile. J'ai commencé les cours avec eux. Et je suis tombée amoureuse. Vraiment, littéralement amoureuse de ça. Donner des cours à des futurs mariés, j'ai dit je veux faire ça. Et donc de fil en aiguille, on a parlé de moi de plus en plus, de plus en plus. Recommandation sur recommandation. Et j'ai fini mon année 2025 avec plus d'une cinquantaine de couples accompagnés. C'est énorme. C'est beaucoup, effectivement, c'est beaucoup. Mais c'est là où moi, je ne sais pas me mettre de limites. Et quand je dis faire les choses avec le cœur, je ne sais pas dire non non plus. Et donc, je n'avais pas de limites parce que j'aimais tellement que j'ai continué et continué et continué. Et donc, j'attends qu'une chose, c'est que toutes mes années se ressemblent comme nous, on ne se ressemble pas. J'ai envie que ça continue comme ça. Et voilà comment je suis rentrée dans ce milieu-là, si je peux dire ça comme ça.
- Speaker #1
Oui, ça reste le milieu de la danse. Mais du coup, c'est en fait ta particularité. C'est ton boulot aussi à côté de l'école de danse.
- Speaker #0
Mais oui, et en fait, ça vient même d'une autre appellation. Je ne vois pas ça comme juste professeur de danse. Ça devient même prestataire de mariage. Donc, tu vois, c'est plus dans le milieu de l'événementiel aussi. C'est tout ce que ça engendre et tout ça. Et ça ? d'or, mais quand je dis j'adore, je suis mes fans.
- Speaker #1
Mais je ne suis pas surprise, parce que justement, c'est ce qu'on disait, l'ouverture de balle, en fait, c'est un événement marquant, c'est ce dont tout le monde se rappelle. D'ailleurs, par rapport à ça, quand un couple arrive vers toi pour une ouverture de balle, qu'est-ce que tu cherches à comprendre d'eux avant même de penser ta chorégraphie ? Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu as envie de créer avec eux, même avant de penser ouverture de balle, danse, répète, etc. ?
- Speaker #0
Déjà, la démarche dans laquelle ils me contactent. En fait, des fois, je ne cherche même pas à savoir, c'est qu'eux-mêmes, ils vont me l'exprimer. Ça va être des personnes qui, pour les trois quarts, je ne dis pas tous, mais sont très débutants, ultra débutants. Et figure-toi, pour beaucoup, qui ont de l'appréhension. parce que le regard des gens, c'est un moment où tu t'es livré à toi-même.
- Speaker #1
Là, oui.
- Speaker #0
Tout le monde te regarde et tu ne sais pas forcément danser. Donc, il y en a qui le font pour créer des moments, il y en a qui le font pour savoir où mettre leurs pieds, pour se rassurer. J'ai même eu des cas où on m'a dit je ne veux pas me marier dans ces jardins, je ne veux pas me marier parce que le regard qui va être... porté sur moi me fait peur et l'ouverture de balle en fait partie.
- Speaker #1
Ah bah vache !
- Speaker #0
Et c'est fort. C'est déjà, je pense, comprendre leur démarche et après les rassurer. Les rassurer parce que c'est pas quelque chose qui est costaud, c'est un moment de tif. Et puis finalement, on se rend compte que, sur le coup, penser au regard des gens qui vont avoir sur nous mais plus au moment qu'on est en train de vivre entre nous et même pendant les cours. Même pas le moment du jour J, le moment qu'on vit pendant les cours. parce qu'il faut savoir que c'est un couple qui ne se voit pas non plus H24. Les couples, ils ont leur travail. certains, ils ont des enfants, ils ont leur vie quotidienne. Et juste le fait d'aller prendre leur cours de danse, ça leur permet de se retrouver, d'avoir une activité commune qu'ils ne prennent pas le temps d'avoir, hors contexte mariage. Et donc, des fois, moi, j'ai des couples qui, après, ont pris des cours. Enfin, voilà. Déjà, les rassurer. Et si je peux donner une petite anecdote, une petite phrase qui m'a beaucoup, beaucoup marquée. Moi, je cite le couple, Félicia et Guillaume. Guillaume, était vraiment dans cette dimension de peur, d'appréhension. Fin de notre premier cours. Écoute, je voyais ça comme une énorme montagne, mais c'est finalement une petite colline.
- Speaker #1
C'est mignon.
- Speaker #0
Ah oui, vraiment, ça m'a marqué cette phrase-là. Alors, ce ne sont pas les mots exacts, mais il y avait montagne, colline. Tu vois, la métaphore est très…
- Speaker #1
Préparante.
- Speaker #0
Oui, j'ai trouvé ça excellent. Et finalement, c'est un peu ce que tous les couples me disent.
- Speaker #1
Un moment qui t'a particulièrement touchée plus qu'un autre ?
- Speaker #0
Une chose qui m'a touchée, il y a des choses qui me touchent, c'est quand, par exemple, je suis invitée au mariage, et que, parce que là, il faut savoir que c'est quelque chose que je sors de la prestation, ça veut dire que je ne facture pas. C'est quelque chose que, encore une fois, je fais avec le cœur. Et quand je me rends sur place, et que le couple, dès qu'ils finissent leur première danse, me saute dans les bras, ou m'offre un petit cadeau. Alors, c'est bête de dire ça parce que je ne fais pas ça pour avoir un cadeau. Non. Mais en fait, c'est ces attentions-là qui me... Là, ça me... Il n'y a plus l'aura là. Ça me termine. Deuxième chose qui peut me terminer comme ça, c'est quand on a de la reconnaissance de l'investissement que je peux y mettre parce qu'on ne se rend pas compte qu'il y a le temps passé sur place. Il y a tout, moi aussi, le travail que je fais à la maison et puis tout l'investissement que je veux donner. jusqu'au jour J, qu'on fasse n'importe quel nombre d'heures, je veux être là et leur montrer que je suis là. Sinon, autant prendre une vidéo sur YouTube. C'est le contact humain. Juste avoir le merci. La reconnaissance. Ça, ça me touche beaucoup.
- Speaker #1
Est-ce que tu arrives quand même à t'y retrouver dans cette double casquette prof à l'école, entrepreneur ?
- Speaker #0
Oui, je pense que ça me fait du bien. Pourquoi ? Parce que c'est des domaines qui sont quand même relativement différents. Et donc, ça me régénère. Tu vois ce que je veux dire ? Le fait de donner des cours, d'avoir ma stabilité à l'école avec mes petits élèves que je retrouve toutes les semaines, c'est vraiment mon ancrage. Puis j'ai mes petits couples. Justement, ça me fait un équilibre.
- Speaker #1
C'est complémentaire.
- Speaker #0
Après, le côté entrepreneuse, effectivement, on ne se rend pas forcément compte quand on n'est pas à son compte, mais ça demande beaucoup. Beaucoup de temps d'investissement, d'organisation, de responsabilité. C'est beaucoup,
- Speaker #1
beaucoup de temps.
- Speaker #0
Autant sur le côté, on va dire, administratif, financier, même les réseaux sociaux. Il faut savoir alimenter, mais ce n'est pas mon métier. En fait, il faut avoir multi casquettes. Comme tu as dit, c'est clairement le mot.
- Speaker #1
Parce que j'ai dit triple, mais c'est quadruple. Oui, en fait, c'est tout ce que tu veux.
- Speaker #0
Mais ouais, c'est ce qui me permet finalement de me compléter.
- Speaker #1
Complète.
- Speaker #0
J'ai démarié tellement je vis les choses à 100%. Et on pourrait me le reprocher parce que j'ai déjà eu pas des réflexions. Mais tu vois, on peut douter de ma sincérité alors que non, si je suis sincère dans tous les sens du terme et même dans mes relations. Quand je n'aime pas quelqu'un, je n'aime pas quelqu'un. Vraiment, je ne sais pas faire semblant. Pourquoi je dis ça ? Parce que... avec des couples, on est devenus amis. Oui. Mais des amis, vraiment. On va manger ensemble. Et du coup, pour associer les deux choses sur lesquelles on était en train de parler, on avait une discussion. On était avec, je crois, quatre couples. Et on faisait un tour de table de quel est ton métier de rêve.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
OK. Ils arrivent à mon tour et j'ai dit, écoutez, moi, le métier de rêve, c'est celui que je suis en train de faire. Je ne me vois pas faire autre chose. Et là, je me suis rendue compte de la chance que j'avais. Vraiment. Donc, tu vois, toutes ces casquettes, ça demande vraiment beaucoup. Des fois, on me dit, tu commences ce casteur-là ? Oui, mais officiellement. Officieusement, ce n'est pas ça. Pour autant, même si ça me demande beaucoup d'investissement dans tous les sens du terme. je ne changerai mon métier pour rien au monde.
- Speaker #1
T'as tout dit ! J'ai tout dit. Mais je comprends. Moi, j'ai cette chance-là aussi de bosser dans un univers que j'aime, de bosser dans un univers créatif. On me demande, moi, je changerai de métier pour rien au monde.
- Speaker #0
Tu vois.
- Speaker #1
J'aime transmettre à mes élèves. On s'est bien trouvées,
- Speaker #0
toutes les deux.
- Speaker #1
Et j'aime créer, j'aime créer des concepts, j'aime m'amuser. J'ai besoin de ça, en fait. C'est mon carburant.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais c'est vrai Exit.
- Speaker #0
pas donné à tout le monde et t'en prends pas forcément conscience moi je sais que j'en ai pris conscience il y a pas si longtemps que ça en fait mais après dans notre côté je me dis est-ce que les gens seraient prêts à faire les sacrifices qu'on fait nous ? tu vois ce que je veux dire ? parce qu'on vit notre métier de rêve mais c'est pas que tout beau tout rose et des fois bah combien de fois je me suis dit attends on va aller travailler en tant que salarié quelque part tu sais que tu fais tes horaires de bureau et puis tu rentres chez toi t'es tranquille mais est-ce que je serais épanouie ? Et il y en a qui trouvent un certain plaisir à faire ça
- Speaker #1
Parce qu'ils ne sont pas non plus prêts A sortir de leur zone Ou de faire les sacrifices que nous on fait Ah bah non Mais bon ça va c'est plutôt cool tes horaires Oh la la Bah ouais ouais C'est cool tu vas 4 fois par semaine à la danse Ah ouais quand même c'est énorme Et bah oui oui Mais à côté de ça je m'accorde ça Par contre je bosse le samedi je bosse le dimanche Je bosse jusqu'à des des 20h, 21h, 22h, 23h quand je suis dans le rush.
- Speaker #0
Et plus parce qu'effectivement, la nuit, on travaille.
- Speaker #1
Et la nuit. Et la nuit. Donc, il va falloir que je trouve un moyen de régler ça avec mon cerveau, avec mon moi, en me disant c'est bon.
- Speaker #0
Dès que tu as trouvé la solution, tu me dis.
- Speaker #1
J'aurais quand même, en fait, une dernière question. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui n'ose pas danser parce qu'il pense qu'il est trop vieux, trop raide, trop nul, trop génie, trop... ou trop pas fait pour ça ?
- Speaker #0
Je dirais, premièrement, fais-toi confiance. Écoute-toi parce que si ça t'est devenu en tête, c'est que c'est quelque chose qui t'attire aussi. Et dis-toi aussi que ça va t'apporter tellement de choses et même plus de choses positives que de la négativité qu'actuellement tu te questionnes. Comment t'expliquer ? En fait, à te dire... je suis trop raide, je suis trop si, je suis trop ça, je suis peut-être trop vieux. C'est que des choses négatives finalement.
- Speaker #1
C'est des pensées limitantes en fait.
- Speaker #0
C'est des pensées limitantes. Alors que le fait juste de sauter le pas, je pense que dans un équilibre, les pensées limitantes vont être bien inférieures, alors qu'il y en a beaucoup finalement.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup, oui.
- Speaker #0
Bien inférieures au bien-être que va te procurer cette activité, tu vois. Donc, fais-toi confiance, fonce, ne pense pas au regard des gens. Et moi, je crois...
- Speaker #1
en toi en tout cas moi je voulais juste te dire merci en tout cas merci à toi merci d'avoir joué le jeu de m'avoir suivi dans mon délire de lancement d'épisodes de podcast c'est une manière aussi de te dire merci pour
- Speaker #0
tout ce que t'apportes arrête tu vas me faire pleurer on va finir en chouille dans l'épisode merci à toi parce que pour moi même si c'est pas un exercice facile si je fais de la danse c'est que je sais pas forcément m'exprimer par autre chose Merci. que par mon corps. Tu vois l'idée ? C'est j'aime... J'aime... Faut que je... Je m'exprime par mon corps et par la bouche, c'est pas facile. Et t'as su me mettre à l'aise. T'as su me faire oublier le micro et ça, ça fait cool.
- Speaker #1
Donc, un grand, grand merci pour tout ce que tu nous donnes. Un câlin. Pour tout ce que tu es. Pour tout ce que tu nous transmets à l'école, pour la belle personne que tu es. Terminer l'épisode comme ça, ça va être sympa.
- Speaker #0
Eh ben écoutez, on est... Je pense qu'on est... Je pense qu'on est au bout.
- Speaker #1
Je pense qu'on est fini, on est terminé comme tu dis.
- Speaker #0
C'est le meilleur argument que tu peux me faire et tu vois la meilleure connaissance que je peux recevoir.
- Speaker #1
Il y a des portes qu'on franchit et d'autres qu'on laisse entre ouvertes parce qu'on ne sort jamais d'une rencontre tout à fait pareille. Alors, on avance. Merci beaucoup d'avoir accepté d'entrer dans mon univers. Et si cet épisode t'a plu, et j'espère que oui, laisse-moi une note ou un avis sur ta plateforme préférée. J'ai vraiment hâte de lire ton retour. Si tu as une idée d'invité, ou si toi tu veux que je t'embarque avec moi, écris-moi. On se retrouve très vite, entre deux portes. Et surtout, abonne-toi.