- Speaker #0
Bienvenue dans Entre deux âmes, le podcast où l'on parle de spiritualité, santé mentale, de sexualité, de relations et de tous ces sujets dont on n'ose pas toujours parler.
- Speaker #1
Nous sommes Amélie et Justine, deux âmes curieuses qui explorent les mystères de l'énergie et de la conscience. Alors prenez un moment pour vous, ouvrez votre esprit et laissez-vous porter.
- Speaker #0
Entre les réseaux, les attentes, le travail, les relations et tout ce qu'on garde pour nous, on dit souvent « ça va » presque automatiquement, sans vraiment réfléchir à ce que ça veut dire.
- Speaker #1
Mais au fond, est-ce qu'on va vraiment bien aujourd'hui ?
- Speaker #0
Hello ! On voulait prendre le temps d'en parler avec vous, vous demander comment vous alliez.
- Speaker #1
D'ailleurs, comment ça va toi ?
- Speaker #0
Ben ça va et toi ?
- Speaker #1
Ouais ça va !
- Speaker #0
Mais c'est fou ça !
- Speaker #1
On répond toujours ?
- Speaker #0
ça va c'est vraiment devenu un réflexe de répondre ça va je trouve non ouais tout le temps je pense que t'as pas envie de tu sais tu poses la question sans vraiment vouloir la réponse oui oui parce que quand t'es au travail tu te dis salut ça va c'est vraiment la politesse de base tu t'en fous de savoir si ça va en vrai mais c'est horrible sinon t'as Carole 53 ans qui te dit alors moi ça va pas alors aujourd'hui t'es là oh non mais oui après tu vas pester sur elle
- Speaker #1
Oh là là, elle va jamais bien celle-là.
- Speaker #0
Non mais c'est bon, je veux pas savoir ta vie en fait.
- Speaker #1
Alors que c'est toi qui lui as demandé.
- Speaker #0
C'est toi qui lui as posé la question. Je sais pas pourquoi on a cette forme de ok le bonjour, au revoir, s'il te plaît, merci, que ça soit une forme de politesse, je comprends, mais ça va si tu t'intéresses pas réellement à la personne, en fait j'aurais pas l'intérêt.
- Speaker #1
Mais je pense que c'est juste un réflexe. Oui, genre la question ça va, c'est vraiment une question profonde. Enfin tu veux vraiment savoir, normalement, tu veux vraiment savoir l'état de la personne.
- Speaker #0
Mais tu vois, ça, il y a vraiment une différence. Par exemple, la dernière fois, avec une copine, on est partis prendre le goûter dans un petit café. Et je lui ai dit, est-ce qu'on t'a réellement demandé si ça allait ? On t'a toujours posé la question, ça va. Mais est-ce qu'on s'est vraiment posé une fois pour te dire, bon, comment tu vas réellement ? Est-ce que tu te sens vraiment bien ? C'est le ça va de surface parce que tu mets ton masque en mode, oui, c'est bon, ça va, je ne suis pas là pour exposer mes problèmes. Mais est-ce qu'on t'a vraiment demandé d'enlever ton masque pour te dire, au fond, comment tu vas réellement ?
- Speaker #1
Oui, mais est-ce que tu vas vraiment répondre ? Parce que ça dépend de la personne que tu as en face de toi.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que ta collègue...
- Speaker #1
Oui, parce que genre au travail, la dernière fois, on m'a dit ça va, j'ai dit oui, oui, ça va. Elle m'a dit non, mais vraiment, ça va, mais on ne se connaît pas, tu vois.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Enfin, t'es au travail.
- Speaker #0
Oui, et puis en plus, il suffit que c'est une personne que t'apprécies pas forcément, que tu portes pas forcément dans ton cœur, tu vas pas te livrer sur ta vie intime et personnelle, alors que tu crées pas de lien avec la personne.
- Speaker #1
Mais même tes parents, tu vois, si t'es par... C'est vrai. Si ça va et que ça va pas du tout, il y a un moyen que tu dises, oui, oui, ça va, pour pas qu'ils s'inquiètent.
- Speaker #0
Oui, mais ça dépend vraiment de la relation que t'as avec la personne. Oui. Je pense que si t'as vraiment une relation de confiance... Tu oseras, quoique même avec les personnes de confiance, moi, quand on me demande si ça va, je réponds oui, ça va. Parce que c'est un réflexe, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est un réflexe de dire oui, ça va, même si ça va pas.
- Speaker #0
Ben, c'est ça.
- Speaker #1
Donc, ça veut dire que t'as même plus le...
- Speaker #0
Mais est-ce que t'oses vraiment dire quand ça va pas du tout ? Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. On n'ose plus dire non, ça va pas trop.
- Speaker #0
Ben, moi, par exemple, je sais qu'à ma meilleure pote, quand ça va pas, je vais lui envoyer 50 millions de snaps. Voilà, mais si demain elle me pose la question est-ce que ça va, je vais lui répondre oui, ça va. Je sais pas comment expliquer. Si on me pose la question, par automatique, je vais lui répondre oui, ça va. Par contre, quand ça va pas, parce que je lui fais vraiment confiance, du coup, je vais...
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est plus le fait qu'on te pose la question. Parce que t'es peut-être pas prêt mentalement, maintenant, à l'instant, de dire non, ça va pas, en fait, c'est horrible, et tout.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis, est-ce qu'on se sent légitime ? de raconter nos problèmes. Moi, je sais que j'ai un problème avec ça. Je ne me sens pas forcément légitime de raconter qu'aujourd'hui, j'ai passé une journée de merde parce que, je ne sais pas, mon mec a laissé traîner ses chaussettes. Ça m'a saoulée, en fait. Des fois, tu as des petits problèmes dans la vie qui sont complètement bêtes.
- Speaker #1
Quand tu es maman, tu vois, je prends ton exemple, mais je pense que quand tu es maman, tu oses moins dire ça ne va pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, tu vas dire quoi ? Je suis fatiguée, je dors pas, il me saoule. Il va se saouler aujourd'hui.
- Speaker #0
Non mais oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et du coup, tu n'oses pas le dire parce que tu vas passer pour quelqu'un d'une mauvaise mère. Mais dans ça, dans plein de domaines.
- Speaker #0
Ben c'est ça. Oui, mais qu'est-ce qui nous met la pression comme ça de dire que ça va pas ? Parce que c'est humain de pas aller bien. C'est humain d'avoir des mauvais jours ou d'avoir une mauvaise période. En fait, j'ai l'impression que maintenant, on a vachement la pression. Je sais pas trop si c'est vraiment une pression sociale.
- Speaker #1
Ah si, si, je pense.
- Speaker #0
Ouais, de dire bah non, ça va pas en fait.
- Speaker #1
Oui, parce que tu vas passer pour quelqu'un qui se plaint. Oui. Tu vois.
- Speaker #0
J'ai l'impression que c'est un peu mal vu maintenant de dire que non, ça va pas. Un peu dans tout, dès que tu apportes du négatif, maintenant, de toute manière...
- Speaker #1
Oui, mais là, c'est même pas du négatif, c'est juste dire... Oui,
- Speaker #0
c'est tes émotions, quoi. Oui,
- Speaker #1
moi, mes émotions, aujourd'hui, c'est de la merde.
- Speaker #0
Et puis les gens ont tendance, en plus, à tout le temps refouler les émotions, genre en mode les émotions négatives, non, il faut les mettre de côté.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que non, c'est pas ok d'avoir des émotions négatives.
- Speaker #1
Oui, parce qu'il faut être toujours positif.
- Speaker #0
Mais ça, c'est pareil, c'est une vraie pression, la pensée positive. Moi, je sais que pendant un temps... J'avais même acheté des livres sur la Miracle Morning, les trucs full pensée positive. Parce que tout le monde disait qu'en gros, si tu vas pas bien dans ta vie, il faut juste que tu te bouches le cul et que tu te dises des phrases positives le matin devant ton miroir.
- Speaker #1
Alors, ouais, les phrases devant le miroir, non. Mais est-ce qu'il n'y a pas un peu de vrai ? Ouais,
- Speaker #0
en mode le positif, à dire le positif.
- Speaker #1
Oui, bah oui, en vrai.
- Speaker #0
Oui, mais quand ça ne va pas, est-ce que tu as envie qu'on te dise, oui, mais c'est bon, dis du positif, ça tirera le positif. Enfin, suivant la situation, tu vois, tu n'as pas... Moi, je sais que quand j'ai vécu ma longue période de dépression, les gens, quand je n'allais pas bien, je n'avais pas besoin qu'on me dise, non, mais c'est bon, il faut que tu sois positive.
- Speaker #1
Oui, mais parce que là, tu es vraiment au fond du trou, quoi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Non, mais là, je pense que la pensée positive et tout, c'est plus quand tu es...
- Speaker #0
Juste un petit coup de mou comme ça, il y a une journée de merde.
- Speaker #1
De toi à toi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Genre ça va pas, mais faut pas déprimer parce que plus je vais déprimer, moins je vais aller. Comme quand t'es fatiguée, plus tu dors et plus t'es fatiguée.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. C'est compliqué en vrai. Sur le moment, je trouve que c'est super compliqué. Mais en fait, aussi moi, ce qui m'a vraiment mis la pression dans ces moments-là, c'était vraiment tout ce qu'on voyait sur les réseaux sociaux en fait.
- Speaker #1
Bah oui, tout le monde va bien.
- Speaker #0
Tout le monde a une vie parfaite où se plaindre, c'est pas ok en fait. Ou alors, forcément sur les réseaux, t'as pas envie de montrer le négatif. T'as pas envie de véhiculer du négatif. Moi perso, quand je vais sur les réseaux, c'est pour me changer les idées, c'est pas pour voir des gens déprimés. Mais à la fois, ça fait du bien de ne pas se sentir seule en fait.
- Speaker #1
Mais après, je pense que du coup, les influenceurs en général, Ils ont... pas le droit de se plaindre parce qu'on va leur tomber dessus. En mode, oui, mais tu vis là, t'as telle maison, t'as telle vie. Oui,
- Speaker #0
mais c'est horrible de dire ça à quelqu'un, genre, non, t'as pas le droit de ressentir une émission négative parce que tu travailles depuis chez toi, parce que tu gagnes de l'argent facilement, soit disant. En fait, moi, ce qui me saoule vraiment dans tout ça, c'est que, dès que tu vas dire que ça ne va pas, on va tout le temps te trouver une excuse. En gros, non, mais c'est bon, t'as pas le droit. Genre, il y a pire que toi.
- Speaker #1
Après, chacun ses peines, j'ai envie de te dire.
- Speaker #0
Oui, et puis, on a tous le droit de ressentir les choses différemment. Quelque chose qui te touche à toi peut ne pas me toucher à moi. Mais genre, t'as le droit de ressentir ça, tu vois.
- Speaker #1
Oui, mais du coup, pour pas se prendre des mauvais trucs de « oui, vous vous plaignez tout le temps » , du coup, ils montrent que des vies parfaites, que des vies sans problème, pour pas qu'on tombe dessus, je pense.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
Et puis, il y a ce truc d'audience. Je pense que plus t'es une clean girl... plus tu romantises ta vie plus ton contenu il est agréable à regarder et donc forcément tes stats elles montent c'est vrai c'est comme ceux qui parlent de la santé mentale c'est super important par exemple je sais pas si tu connais Charline
- Speaker #0
Prado je sais plus si c'est ça son nom elle est de Toulouse elle parle énormément de santé mentale ou Marine LB sur Youtube elle parle énormément de santé mentale et je trouve que ce genre de personne c'est super utile Merci. par exemple pour des ados qui tombent,
- Speaker #1
qui sont pas bien dans leur peau etc de parler santé mentale je trouve que c'est important de se dire que non ils sont pas seuls et ok ils sont normaux après je pense que ça a réveillé beaucoup de trucs de parler de santé mentale c'est à dire ? parce qu'avant tu parlais pas forcément en gros ouais t'étais déprimée t'es fou etc Alors que maintenant, on te parle plus de santé mentale, donc de coups de blouse, tu vois, même lié à par exemple la TSPM.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Avant t'avais pas ?
- Speaker #0
Non. Bah peut-être parce que c'était tabou aussi avant.
- Speaker #1
Oui mais maintenant qu'on a tout ça, on dit toujours ça. ça va automatiquement.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
C'est ouf.
- Speaker #0
C'est vraiment un automatisme de ouf. Et du coup, est-ce que toi, on t'a déjà posé la question ça va, et genre juste t'étais fatiguée, donc t'avais pas la force de répondre honnêtement ?
- Speaker #1
Ah oui, mais tout le temps.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
En fait, j'ai jamais envie de... Après, ça dépend qui va me demander ça va.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais généralement, pour pas déranger les gens, je vais dire ouais, ça va.
- Speaker #0
C'est fou cette... peur de déranger en vrai.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai. Mais moi je sais que c'est ça. C'est que j'ai pas envie d'embêter les gens avec mes problèmes. J'ai pas envie que les gens sachent que j'ai des problèmes. J'ai pas envie qu'on pense que je peux être triste. Parce que j'ai ce truc de fille solaire, tu vois, toujours de bonne humeur et tout. Et j'ai pas envie qu'on me mette dans une autre case.
- Speaker #0
Oh, en vrai c'est super triste ce que tu dis je trouve.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai. En faisant l'épisode je me suis rendue compte de ça. Je ne voulais pas qu'on pense que je pouvais être triste.
- Speaker #0
Comme si, vu que tu es une fille solaire, tu n'es pas légitime d'être triste.
- Speaker #1
Ah ouais, carrément.
- Speaker #0
Mais ça, c'est vraiment un sujet à part le fait de ne pas se sentir légitime, de ressentir des émotions. En fait, on a trop un problème avec... Je le vois par exemple dans l'éducation de mon fils. On a trop un problème avec les émotions négatives. La colère, la peur, la tristesse. Comme si... c'était vraiment pas ok du tout t'as le droit oui ok t'es considéré comme fille solaire c'est super mais ça n'empêche que t'as le droit de ressentir des émotions négatives j'ai eu une période dans ma vie où je
- Speaker #1
n'avais plus d'émotion et la seule émotion qui passait c'était la colère et du coup maintenant pour contrebalancer et ben je veux être tout le temps joyeuse Et je veux plus qu'on m'assimile à ces deux années où j'étais énervée tout le temps, en colère tout le temps.
- Speaker #0
Oui, mais parce que les gens aussi retiennent, il faut dire ce qu'ils en retiennent plus souvent, le négatif que le positif. Sauf qu'on a tous des périodes comme ça dans nos vies où non, ça va pas et on a envie de tout foutre en l'air, de tout abandonner. partir sur une île déserte très loin de tout le monde.
- Speaker #1
Dans un champ avec des vaches.
- Speaker #0
Et que tout le monde nous foute la paix. Mais juste parce que ça fait partie de la vie en fait. Ça fait partie de la construction. On est jeunes. J'ai que 24 ans, ça m'est arrivé. Toi également. On est jeunes en fait, donc c'est normal dans notre construction. À croire que je banalise que pour les jeunes, mais non, même les personnes plus âgées. On a tous des périodes dans nos vies où ça ne va pas. Oui,
- Speaker #1
mais tu vois, les personnes... âgés, entre guillemets, on va pas dire ça parce qu'on va se prendre les foudres, mais genre la génération de nos parents, quand tu leur demandes ça va, ils débitent. Non, ça va pas, eux ils ont aucun problème à te dire ça va pas, je trouve.
- Speaker #0
Mais pourtant, c'était moins je trouve que c'est vraiment notre génération qui débloque le truc de santé mentale, d'aller se faire aider, d'aller voir, de parler.
- Speaker #1
Mais on n'ose pas parler, tu vois. Entre nous, je veux dire.
- Speaker #0
Oui. Je ne sais pas pourquoi on a cette pression-là. Parce qu'on a toujours peur du négatif, en fait. Mais en fait, peut-être qu'aller bien, ça ne veut peut-être pas dire être heureux tout le temps. Mais plutôt être capable de traverser les moments difficiles sans se perdre complètement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà, je pense que c'est ça.
- Speaker #1
C'est ça. Accepter qu'on est vraiment avec nos émotions.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Sans se mettre la pression de ce qui se passe aux alentours.
- Speaker #1
Peut-être qu'on se met plus la pression qu'avant. Pourquoi est-ce que je veux dire ? Avec ce nouveau truc de charge mentale.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on est conscient de la charge mentale.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est bien de mettre ça en lumière et tout, c'est cool. Je pense que ça a réveillé des hommes sans vouloir...
- Speaker #0
Oui, sans vouloir cataloguer.
- Speaker #1
Cataloguer, mais c'est vrai. Je pense que ça nous a rajouté de la charge mentale.
- Speaker #0
Oui, parce que maintenant, on va plus calculer. ce qu'est notre charge mentale.
- Speaker #1
Oui, parce que tu te demandes si t'en as ou si t'en as pas, tu vois.
- Speaker #0
Si je fais trop de choses, si moi j'ai plus de tâches que lui, ça veut dire que moi j'ai plus de charge mentale que lui, donc du coup, lui il en a pas assez, et donc il y a des différences, et donc, enfin... En fait c'est une boucle sans fin déjà, pour commencer.
- Speaker #1
Mais tu réfléchis tout le temps.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Je suis tout le temps en train de me dire, alors j'ai ça à faire, Ouais, mais attention, parce que sinon, je vais avoir trop de charge mentale. Du coup, la charge mentale, ça m'a rajouté de la charge mentale.
- Speaker #0
Ouais, je vois ce que tu veux dire. Mais en plus, c'est hyper différent. Enfin, chaque personne est différente. Tu peux enchaîner plusieurs trucs dans la journée, d'autres personnes qui ne sont pas capables. Les charges mentales sont complètement différentes. Et ça a créé trop de différences. Dans les couples, par exemple. Moi, je sais que ça a souvent été sujet de dispute. Parce que, justement, j'étais dans ce truc. Alors, moi, je fais ça. Moi, je fais ça. Moi, je fais ça. Et lui, il ne fait que ça. Alors, bon, après, c'est un autre sujet de... Ça peut être un autre sujet de podcast, l'égalité homme-femme. Mais, maintenant, on va tout calculer. Tout est calculé dans notre vie. En fonction de ce qu'on voit, de ce qu'on ressent. Tout, tout, tout est calculé. Et j'ai l'impression que rien n'est réel. Je sais pas comment expliquer ça, mais... Moi, je sais que pendant un temps, ma vie, je la fiais trop au réseau. Je sais pas comment t'expliquer ça. Mais dans le sens où, quand j'ouvrais les réseaux, je me disais, putain, mais elle... Elle part en vacances, elle est maman, elle a le temps de faire ci, de faire ça. Et en fait, moi, non, mais je suis débordée. Et en fait, ma vie, elle est nulle parce que j'ai trop de charges mentales.
- Speaker #1
Oui, je sais pas m'organiser, elle a le temps de faire tout ça dans sa journée.
- Speaker #0
Et moi non.
- Speaker #1
Est-ce que c'est depuis que t'es maman ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ou avant tu l'avais aussi ?
- Speaker #0
Non, parce que déjà j'étais maman très jeune, donc avant 20 ans j'avais pas conscience de la change mentale. On en parlait pas autant non plus, même si c'était pas le siècle dernier. Non, je pense que c'est vraiment depuis que je suis maman, parce que je me mets une pression permanente en fait. Il faut que ma maison soit clean. Que tout soit rangé, que les repas soient prêts, que mon fils mange équilibré et que nous aussi, que j'arrive à aller au sport, que j'arrive à prendre soin de moi, mais que j'arrive aussi à être une femme, une femme tenir ma vie de couple en fait, qu'on ait du temps ensemble. En fait c'est beaucoup de choses, parce qu'il faut que je sois bien, il faut que je sois la femme parfaite, il faut que je sois la femme qu'on voit sur les réseaux sociaux, celle qui arrive à tout gérer sans peine au final.
- Speaker #1
en fait on en revient au même les réseaux sociaux à bannir plus personne ne va nous écouter non mais c'est vrai moi je sais que, bon moi je suis pas maman mais je suis un peu maniaque oui un peu beaucoup et donc du coup quand j'ai pas envie de faire le ménage non mais j'en suis arrivée là pour quand j'ai pas envie de faire le ménage je regarde des comptes tiktok qui font Merci. Du ménage.
- Speaker #0
Pour te motiver.
- Speaker #1
Pour me motiver à faire du ménage. Mais du coup, c'est un cercle vicieux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que je me dis, elle a fait ça, Du coup, il faut que je fasse pareil. Et du coup, je me suis rajoutée du ménage que je ne faisais pas.
- Speaker #0
C'est hyper anxiogène.
- Speaker #1
Oui. Parce qu'elle, elle le faisait.
- Speaker #0
Parce qu'elle, elle nettoie ses plaintes avec la brosse à dents. Elle, elle met beaucoup de mousse et pas moi. Donc, ce n'est pas propre.
- Speaker #1
Eh bien, ça, oui. Le truc.
- Speaker #0
Mais c'est fou.
- Speaker #1
Oui. Après, je me suis rendue compte que c'était juste parce qu'elles avaient des produits gratuits.
- Speaker #0
Oui, que ça faisait le buzz, clairement. Voilà,
- Speaker #1
elles s'empêchaient de gaspiller.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais, oui, il y avait ce truc-là. Mais même encore maintenant. Quand je n'ai pas envie de faire le ménage, je vais sur les comptes et ça me lance dans le truc. Donc, un côté, oui, c'est bien parce que je fais mon ménage.
- Speaker #0
Oui, mais à la fois, c'est totalement OK de juste une journée ne vouloir rien faire, être sur son canapé. Mais ça, c'est pareil. Moi, je m'en veux. La procrastination,
- Speaker #1
c'est un enfer chez moi.
- Speaker #0
Je m'en veux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et j'en viens à un point où je ne me sens pas bien dans mon corps quand je n'ai rien fait de la journée.
- Speaker #1
Oui, pareil. J'en ai mal à la tête.
- Speaker #0
Tu penses qu'on est folles ?
- Speaker #1
Oui, peut-être. Oui, mais parce que tu vois, sur les réseaux, même si tu sais que tu ne dois pas écouter.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et tu vois, inconsciemment, ça reste dans ton cerveau. Et en fait, elles, elles font un milliard de trucs dans leur journée.
- Speaker #0
Oui, elles font un milliard de trucs. Mais en vrai, par exemple, quand tu prends les influenceuses de Dubaï, en vrai, de vrai, bon là, je prends gros.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et les meufs, elles ont des nannies qui s'occupent de leurs gosses, elles ont des femmes de ménage. Alors, ce qu'elles font la journée, c'est quoi ? Se faire les ongles, se faire les cheveux, aller au mall, faire les courses. Non mais en vrai, là, on dirait que je leur lance la pierre, tu sais.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai. Elles ont le droit de faire ça. Oui,
- Speaker #0
elles ont le droit. En vrai, je kifferais avoir leur vie. Oui. Je vais peut-être être une rageuse. Mais non, mais c'est qu'en fait, on... On les prend trop en exemple. Mais tu vois, moi, ce qui me fait flipper, c'est les adolescentes qui pensent qu'être maman, c'est trop kiffant. Enfin, oh là, attention.
- Speaker #1
Oh là, attention. Être mère,
- Speaker #0
c'est de la merde. Non, mais dans le sens où tout est simple. Tu vois, être maman, c'est super simple. Bon, là, ce sera un autre sujet. Je dérive, mais...
- Speaker #1
Oui, mais regarde, parce que quand tu demandes à une maman si ça va, elle te répond oui, ça va. Elle ne te parle jamais des... Ça dépend des mamans. mais moi je connais beaucoup de mamans qui te disent pas que c'est horrible tu vois dans ce temps la maternité c'est pas forcément horrible mais à part mes copines proches et encore pas toutes mais elles te disent pas non
- Speaker #0
c'est horrible parce que tu dors pas non je l'ai pas aimé tout de suite parce qu'en fait je le connais pas ça ça va être un vrai sujet de podcast on vous le dit c'est un sujet très complexe
- Speaker #1
Et du coup, quand tu te bases aux mamans que tu as autour de toi, que tu vois sur les réseaux, tu te dis, la maternité, ça va en fait, une fois qu'il dort, ça va ?
- Speaker #0
Oui, faudrait-il qu'il arrive à dormir déjà ?
- Speaker #1
On a une maman qui n'a pas beaucoup dormi.
- Speaker #0
C'est faux, pas du tout. Non mais c'est vrai, du coup on se fit trop à une image parfaite de ce qu'on voit sur les réseaux. En fait les réseaux c'est vraiment, il y a à prendre et à laisser, mais comme dans tout, même aux informations. Mais je pense que cette génération avec les réseaux sociaux, même si on en fait partie et qu'on est tous dessus, mais ça peut créer beaucoup de complexes déjà, pour commencer. Et ça peut créer vraiment ce sentiment d'infériorité, je ne sais pas si je pourrais dire ça, tu vois, mais dans le sens où tu ne te sens pas légitime de vivre ça.
- Speaker #1
Oui, parce que sur les réseaux, elles ne le vivent pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je vois. Mais je pense que la génération de nos parents, c'était pareil. Mais ils avaient... Enfin, c'était moins en illimité. En gros, tu avais les films, tu avais, tu vois, la télé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Les magazines, ce genre de choses. Mais nous, c'est en illimité. C'est-à-dire que si tu voulais voler pendant 8 heures et voir des vies parfaites pendant 8 heures, tu peux le faire. Et du coup... pendant 8h tu te dis juste je suis qu'une merde ouais c'est clair,
- Speaker #0
elle elle part en vacances moi je peux pas, voilà, elle elle a beaucoup d'oseille moi j'en ai pas, ok je fais grosse merde non mais oui c'est ça et comme elles disent,
- Speaker #1
elles montrent pas forcément leurs émotions parce qu'elles peuvent se faire taper sur les doigts, bah du coup nous on n'ose pas dire nos émotions parce qu'on va se faire taper dessus, le monde est horrible je pense qu'il y a un truc de attention là j'emmène à un autre sujet je pense, c'est nos parents alors je les adore c'est pas ça mais Merci.
- Speaker #0
On va régler nos comptes maintenant sur le podcast.
- Speaker #1
Non, mais c'est qu'en gros, après je crois que c'est un fait, je n'ai pas vraiment les termes, mais je crois que c'est un fait qui est prouvé. C'est que nos parents, du coup, c'est des millennials ou boomers, peut-être ? Non,
- Speaker #0
peut-être gros boomers.
- Speaker #1
Boomers, c'est années 30.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais genre, en gros, nos parents, ils ont connu des parents hyper sévères.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
pas du tout montessori, pas du tout émotionnel.
- Speaker #0
On n'était pas en mode ok.
- Speaker #1
Et c'est ok. Et du coup, eux sont devenus des parents hyper laxistes. Enfin, si, parce qu'on n'a pas eu la même enfance que nos parents.
- Speaker #0
Oui, encore heureux. On parle pour nous personnellement.
- Speaker #1
Oui, là, on parle pour nous. Mais, oui, et du coup, ils ont été plus cool avec nous. On a eu plus de choses qu'eux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et du coup, on a un peu cette pression des parents de... Oui, mais tu peux pas te plaindre de ta vie, tu m'as pas eu ça.
- Speaker #0
De ouf, de ouf, vois ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Et du coup, tu t'oses pas dire un peu à tout le monde, non, ça va pas trop, parce que tu vas pas te plaindre. Enfin, nous, à l'époque, on n'avait pas d'ordi, on n'avait pas de téléphone.
- Speaker #0
Mais tu vois, ça, ça m'énerve, parce que comment apprendre à un enfant à ne pas du tout savoir gérer ses émotions ? Par exemple, pleure, mais parce que tu pleures, parce que tu t'es fait mal, ou tu pleures parce que quelque chose, ça triste. Et ce qui est tout à fait normal. Non mais c'est bon, tu vas arrêter de chialer là ? Mais non, mais laissez-moi avoir mon émotion et laissez-moi pleurer si j'ai envie de pleurer toute la nuit en fait.
- Speaker #1
Je pense que c'est ça notre problème à nous. Là, la Gen Z, enfin non, la Gen Z peut-être, parce que moi je suis début Gen Z quand même.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est plus les millennials et le début de la Gen Z, c'est un peu ça. C'est qu'en gros, t'oses pas dire que ça va pas, t'oses pas trop te plaindre, parce que tes parents, ils ont une vie de merde. qui n'ont pas eu la même vie que nous, les mêmes chances que nous, même de faire des études. Tu vois, si tu vas plus loin, les femmes avant, elles ne faisaient pas forcément d'études et tout.
- Speaker #0
Maintenant, les pauvres, elles n'ont pas trop de choix.
- Speaker #1
Tu peux juste faire des enfants à 20 ans parce que ta mère, elle t'a dit qu'une fois que tu es mariée, tu fais des enfants.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Et puis maintenant, avec toutes les contraceptions et tout ça, on a le choix.
- Speaker #1
Tu as le choix. Et donc, du coup, on n'ose plus se plaindre.
- Speaker #0
C'est vrai. Mais du coup, ça apporte quand même pas mal de soucis de gestion des émotions.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que, c'est bon, tu vas pas te plaindre, il y a pire que toi. C'est bon, tu vas pas te plaindre, il y a des enfants, ils ont pas mangé sur la table. Alors qu'on a le droit de ressentir des émotions. Et moi, je sais que ça a été longtemps un problème dans la famille, où on a toujours dit, c'est bon, t'es trop susceptible. Ah, t'es chiante. Mais oui, mais en fait, c'est parce que moi, ça me touche, et que moi, ça me fait mal, en fait. Laissez-moi avoir ce genre d'émotions, j'ai le droit, en fait.
- Speaker #1
Ah oui, je pense que nous... Alors, quand je dis nous, c'est fin 90, début 2000, même après si vous voulez. Mais c'est que nos parents, ils ne tenaient pas compte de nos émotions. Et je pense que tu n'étais pas fait méchamment, tu vois, mais tu n'avais pas...
- Speaker #0
Mais parce qu'eux, avant ça, on ne parlait pas d'émotions.
- Speaker #1
Eux, on ne parlait pas de leurs émotions, donc ils n'ont pas forcément tenu compte des nôtres.
- Speaker #0
Ben non.
- Speaker #1
Et donc, nous, on n'arrive pas à exprimer nos émotions correctement. Donc, on n'arrive pas à dire, non, ça ne va pas aujourd'hui.
- Speaker #0
Et tu vois, je n'aime pas en vrai ce côté de émotion positive ou émotion négative.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que pour moi, négatif, c'est vraiment super...
- Speaker #1
Négatif.
- Speaker #0
Oui, super négatif. Merci pour la définition. C'est rabaisant. Oui, vraiment. Par exemple, moi, je sais que la maîtresse à l'école, mon fils, l'émotion qu'il reconnaît sur le livre des émotions, c'est un petit monstre qui a plusieurs couleurs.
- Speaker #1
Tu parles de la petite section. Oui,
- Speaker #0
on voit la petite section, on n'est pas au collège. Par exemple, le monstre des émotions de la colère, il est rouge. Mon fils, c'est celui qu'il reconnaît le plus. Et bien, du coup, j'ai eu un rendez-vous avec la maîtresse, parce que oui, mais votre fils, je pense qu'il y a un souci, il ne reconnaît que la colère. Comme si c'était un souci, la colère. Alors qu'en soi, c'est quand même bénéfique. On en a besoin, mais comme on a besoin de toute émotion. Et c'est pour ça que j'aime pas ce mot de... émotion négative. Parce qu'on a besoin de toutes les émotions pour avancer et pour vivre tout simplement en fait.
- Speaker #1
Comme dans vice-versa.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
C'est vrai. Elles ne travaillent pas toutes ensemble, ça ne marche pas.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Et c'est pareil pour nous en vrai.
- Speaker #0
Parce que c'est clairement ce qui fait qu'on est un humain, nos émotions.
- Speaker #1
Oui mais tu vois où ça va. C'est-à-dire que même à 3 ans, on t'apprend que reconnaître que l'émotion coulère... pas terrible. Il en reconnaît déjà une, j'ai envie de te dire. Il a 3 ans, il va se détendre. C'est-à-dire qu'à l'école, on te formate à aller bien.
- Speaker #0
Mais finalement, ça sert à rien de demander ça va. Parce que c'est super égoïste, je trouve.
- Speaker #1
Parce qu'au final, on le demande pas sincèrement. On s'en fiche un peu de la réponse.
- Speaker #0
Oui, mais c'est pas cool. Parce qu'une personne qui est vraiment pas bien, si tu lui demandes ça va, alors déjà, moi si je vais pas bien et que tu me demandes ça va, il y a des chances que je pleure. Donc arrêtons de demander si ça va.
- Speaker #1
Surtout si on n'est pas sincère dans notre question.
- Speaker #0
Ou si c'est juste pour une question de politesse. Ne soyons pas polices.
- Speaker #1
Je pense qu'on compte cette résolution pour 2026.
- Speaker #0
On s'arrête à bonjour.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Bonjour. C'est bien bonjour.
- Speaker #1
Bonjour, c'est bien.
- Speaker #0
Bonne journée. Ça, ça fait plaisir, tu vois.
- Speaker #1
Un bonne journée, ça fait plus plaisir. Ouais, c'est plus...
- Speaker #0
Ouais, si c'est lumineux, ça peut vraiment faire du bon moqueur en vrai.
- Speaker #1
Plus qu'un ça va ?
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Mais... On va conclure sur le fait qu'il n'y a pas d'émotions négatives.
- Speaker #1
Je suis d'accord.
- Speaker #0
Il faut arrêter de diaboliser des émotions qui sont totalement humaines. On a le droit de ressentir des émotions différentes. Et tout le monde ne ressent pas forcément la même chose.
- Speaker #1
Et c'est ok. Et c'est ok. On part sur une note de souris.
- Speaker #0
De ressentir des choses différentes. Voilà.
- Speaker #1
Je peux dire une phrase que j'ai écrite ?
- Speaker #0
Tu peux dire la phrase que tu as écrite.
- Speaker #1
J'avais écrit. Et si on se donnait un peu plus le droit d'être imparfait ? Peut-être que ça irait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Vas-y, on te laisse continuer.
- Speaker #1
Peut-être que ça irait déjà un peu mieux.
- Speaker #0
C'est vrai. Arrêtez de se mettre la pression, de vouloir une vie parfaite, parce qu'on a tous une vie différente.
- Speaker #1
De vouloir d'être heureux à tout prix.
- Speaker #0
Oui, parce que finalement, heureux, ce n'est pas linéaire. On a tous des moments de mou, mais c'est ce qui peut nous aider aussi à rebondir et nous aider à... finalement, elle est mieux, en fait, prendre le négatif pour du positif et avancer. Même si, comme on disait au tout début, on n'a pas tout le temps envie d'être full positif.
- Speaker #1
On a le droit.
- Speaker #0
Mais il faut accepter d'avoir des moments de coup de mou et accepter qu'être heureux, ce n'est pas linéaire et qu'on a tous une vision de la vie parfaite, différente.
- Speaker #1
Que c'est le mélange de nos émotions qui font qu'on est heureux.
- Speaker #0
Ça, c'est beau.
- Speaker #1
Ah, ça, c'est beau. Je pense qu'on peut conclure sur ça.
- Speaker #0
ne demandez pas ça va si c'est pas sincère oui on le répète on va mettre un coup de pression là c'est la question maintenant en tout cas prenez soin de vous et puis on se retrouve très vite pour un nouveau moment entre deux âmes bisous