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Entre mères

#32 - Anne, @aromacycle

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55min |12/12/2024
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#32 - Anne, @aromacycle

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55min |12/12/2024
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Description

Aujourd'hui je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la Méthode de l'Ovulation Billings®.

Formée en phyto, gemmo, aromathérapie, elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leur cycle. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi du merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes.

Bonne écoute!


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je suis Cécile Albert, une enturopathe spécialisée dans l'accompagnement de la femme, et je suis très heureuse de vous partager ces discussions entre nous. On dit qu'il faut un village pour élever un an. Je crois que si aujourd'hui beaucoup de femmes veulent la maternité comme un raz-de-marée qui se submerge, c'est notamment parce que ce village a été remplacé par une grande solitude. Dans ce podcast, c'est un peu de ce village qui se tisse. J'y reçois des femmes, des mères, qui partagent leurs bons conseils pour une maternité plus apaisée, plus joyeuse et moins isolée. Si vous souhaitez soutenir ce podcast, rien de plus simple, il suffit de lui laisser un avis 5 étoiles et un commentaire et de le partager au-delà. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la méthode Billings. Formez ! en phyto, gémeaux, aromathérapie. Elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leurs filles. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi d'un merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes. Allez, c'est parti, on va poter. Bonjour Anne.

  • Speaker #1

    Bonjour Cécile. C'est un honneur de venir sur ton podcast. Merci pour ton invitation.

  • Speaker #0

    Bah écoute, merci d'y avoir répondu. Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Je préviens tout de suite qu'on a une petite assistante en plus et que si on entend des petits bruits, c'est mon bébé qui est en train de t'aider. Ça me fait rire parce que quand j'ai lancé le podcast, j'avais mon autre fille qui était toute petite et donc j'ai les premiers épisodes, on entend souvent les petits bruits comme ça. Donc c'est dans le thème.

  • Speaker #1

    Trop mignon.

  • Speaker #0

    Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Est-ce que tu veux bien commencer en nous en disant un peu plus sur toi, s'il te plaît ?

  • Speaker #1

    Alors, je m'appelle Anne Thévenon, je suis aujourd'hui maman de 4 enfants, je suis mariée à Guillaume depuis 13 ans et demi, le 19 mars 2011, le jour de la Saint-Joseph, et voilà, nous habitons en région parisienne. Donc aujourd'hui, je suis enseignante d'une méthode d'observation du cycle qui s'appelle la méthode de l'ovulation Billings. qui est tenu par la WOMB, WOMB ça veut dire Organisation Mondiale de la Méthode Billings, qui est de la maison mère en Australie, et nous avons une filiale en France, donc Méthode Billings WOMB France, dont je suis enseignante. Je suis aussi conseillère en phyto-aromathérapie, spécialisée en restauration du cycle et de la fertilité. Voilà, donc je suis les femmes de manière holistique sur leur parcours de... de fertilité et de bien-être surtout.

  • Speaker #0

    Eh bien écoute, on va rentrer un peu dans le détail de tout ça. Il y a plein de choses à aborder évidemment, mais on va essayer d'y aller étape par étape. Juste comme ça, comment tu as découvert Billings toi, au tout début du tout début ? C'était pour ton couple ? Tu l'as d'abord utilisé pour toi, pour ton couple, avant de t'y former ? Comment tu t'es plongée dedans ?

  • Speaker #1

    Exactement, c'était exactement pour nous, pour notre couple. Il se trouve que j'avais une amie dont les parents étaient enseignants Billings. Donc j'ai eu la chance d'avoir les informations au bon moment dans notre parcours de vie, puisqu'on s'est formé à la méthode quand nous étions fiancés. Donc avant notre mariage, quelques mois avant, même six mois avant à peu près. Et j'avais déjà entendu parler de l'observation du cycle depuis plusieurs années avant. Moi, je partais quand même de zéro puisque je n'ai eu aucune transmission familiale. Et ce point-là est quand même notoire dans mon parcours. Puisque je me souviens que la première fois où j'ai eu mes règles, enfin ces années-là, je ne savais pas du tout combien de temps ça saignait, de quoi il s'agissait, à quoi ça servait. Et ça a été une interrogation jusqu'à à peu près 17 ans, jusqu'à ce que j'entende parler. de l'explication de ce qui se passait au milieu de deux périodes de règles. Donc c'était une explication très succincte à cette année-là, mais ça m'avait vraiment aidée à comprendre tout ça. Et ça fait partie de mon étape indispensable pour la suite de mon parcours aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Tu dois avoir d'autant plus à cœur, effectivement, aujourd'hui, de transmettre toutes ces informations sur le cycle et d'éveiller les femmes à cette connaissance-ci. Si toi-même, effectivement, ça a été déstabilisant de ne pas savoir ce qui se passe. Mais tu n'es pas la seule dans ce cas-là, je pense, loin de là.

  • Speaker #1

    Alors oui, effectivement, je suis très, très loin d'être la seule dans ce cas-là. C'est ça qui est amusant parce qu'en tant qu'enseignante, je le sais. J'ai beaucoup de témoignages exactement identiques aux miens. Et donc... Pour moi, c'était un impératif de faire connaître mes connaissances autour de moi. Donc au départ, évidemment, quand nous nous sommes formées à la méthode, je pensais que tout le monde passait par ce même chemin et que c'était une évidence et que c'était connu par tout le monde, vraiment. J'avais cette grande naïveté-là. Et nous avons été formées de manière très très très précise, c'était très bien fait. Je remercie encore aujourd'hui le couple qui nous a formés parce que tout a été très limpide, très clair et voilà, j'ai pu utiliser la méthode jusqu'à aujourd'hui, encore aujourd'hui et jusqu'à ma ménopause je l'utiliserai. Et donc petit à petit, en maîtrisant cette méthode d'année en année, j'ai commencé à en parler autour de moi, dans mes cercles très proches d'amis au départ. en essayant d'essayer de voir un peu ce que les autres... Enfin, si les autres connaissaient au moins le vocabulaire que j'employais. Parce que quand on utilise une observation du cycle, une méthode comme ça, il y a un vocabulaire qui est attitré à ces méthodes. Et les gens en fait ne connaissaient pas. Et donc dans mes amis proches, les gens n'avaient jamais entendu parler qu'il était possible d'observer ces cycles. et de gérer sa fertilité, donc de gérer ses espacements de grossesse naturellement et facilement, je pourrais même dire. Et donc leur bébé tombait du ciel. Donc non, ces femmes-là ne savaient pas quand et comment elles étaient tombées enceintes. Donc à partir de là, je me suis dit que là, j'avais un énorme trésor à partager. et qu'il fallait que je me forme pour être enseignante parce que j'avais beau connaître cette méthode, je n'avais pas la façon d'enseigner. C'est différent de savoir l'utiliser pour soi-même et de savoir le partager aux autres. C'est de là où j'ai commencé à me dire je vais me former. J'ai passé deux ans, à l'époque ça durait deux ans, deux ans à me former et on a fait ça en couple. En couple, mon mari est aussi formé. Et c'était vraiment un projet de couple en fait d'aider les autres, enfin d'aider, d'ouvrir les yeux aux autres sur ces sujets-là qui sont complètement tabous encore aujourd'hui dans certains milieux. Donc voilà, nous aujourd'hui nous sommes formés, les gens le savent mais sans vouloir trop le savoir. Et donc quand nous allons à des dîners, les gens je pense serrent un peu les fesses en se disant pourvu qu'elle ne parle pas pas de cette méthode, ou bien au moins de l'observation du cycle ou de la fertilité de manière générale. Donc s'ils peuvent prendre une tangente, ils la prennent avec grande joie. Donc ça me fait toujours très très très rire parce que nous, on parle de glaire cervicale tous les jours. On connaît autant que moi. Et pour nous, c'est un sujet du quotidien qui est normal. Donc on voit bien avec le recul que les... Les gens ont besoin de connaître comment fonctionne un cycle, tout simplement. Je pense que 98% des femmes sur Terre ne savent pas délimiter leur phase fertile. Et ça donne envie de leur redonner le pouvoir, le savoir tout au moins. Ça donne une grande liberté de savoir gérer son cycle au quotidien. C'est très précieux.

  • Speaker #0

    Oui, je trouve que le mot liberté, il est important dans tout ça. Et effectivement, moi j'entends souvent comme critique des méthodes d'observation du cycle qu'on remet en question la liberté qu'a apportée la pilule quand elle est apparue. Mais effectivement, je trouve que pour moi, un des grands avantages des méthodes d'observation du cycle... c'est que la maîtrise de la fertilité revient complètement dans nos mains. C'est-à-dire qu'il ne dépend plus de l'ordonnance d'un médicament et donc d'une personne extérieure, à savoir la personne qui nous prescrit un contraceptif. Et donc en fait, en termes de liberté, je trouve que justement, c'est pépite, quoi, parce qu'on retrouve justement la maîtrise, je ne sais pas si c'est le terme, mais en tout cas, effectivement, une grande liberté dans l'exercice de cette fertilité, quoi.

  • Speaker #1

    et je trouve que ça a pas de prix oui c'est ça c'est une gestion au quotidien qui est réversible à tout moment on peut décider d'un cycle à l'autre de désirer lancer une grossesse tout au moins d'essayer Les antibiotiques ne sont pas facilement fertiles, mais en tout cas d'essayer ou de différer selon le souhait, le besoin du moment. Et c'est très, très facile en fait, ou précieux en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et puis comme tu le dis, c'est génial de pouvoir ouvrir les yeux des femmes qui le souhaitent sur cette connaissance hyper riche. Mais effectivement, c'est canon aussi de pouvoir transmettre ces connaissances aux hommes et aux conjoints. Et c'est canon, quand au sein du couple, il y a une connaissance aussi de l'homme, de la physiologie, du cycle de la femme, de tout ce que ça implique et une gestion de la fertilité qui se fait à deux. Et c'est quand même aussi un des chouettes plus de ces méthodes d'observation du cycle quand elles sont effectivement bien vécues en couple.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai que déjà de le faire soi-même en couple, je pense que ça apporte beaucoup de crédit aux personnes à qui... On va enseigner cette méthode parce que nous, on l'utilise depuis le début. On a toujours utilisé ça et rien d'autre encore aujourd'hui. Et pourtant, notre famille est probablement complète aujourd'hui. Et ce n'est pas pour autant que nous souhaitons changer de méthode, puisqu'on la maîtrise. Et effectivement, quand je forme, la plupart du temps, c'est moi toute seule. Quand on fait des formations à Paris en présentiel, mon mari est là. Mais sinon, je forme les couples, j'ai les couples en face en visio toute seule. Et j'ai les couples en face, c'est l'homme et la femme qui sont présents au rendez-vous. Et c'est extraordinaire de voir les coquilles qui tombent des yeux des hommes, mais autant des femmes, les deux ont des ouvertures extraordinaires en fait, parce qu'ils découvrent tout, ils découvrent la beauté de la physiologie de la femme, l'horlogerie mécanique qui est... extraordinairement pensé. Et l'homme, du coup, est parfois celui qui va être le moteur dans le quotidien, dans l'observation au quotidien et sur le long terme, qui va motiver sa femme à tenir le rythme. Parce que, mine de rien, c'est un effort à faire au quotidien d'utiliser une méthode d'observation du cycle. Donc, l'homme est très précieux. Et je dirais même indispensable, il faut que les deux soient sur la même longueur d'onde. Et en général, de suivre une formation, ça permet aux hommes d'être partie prenante. Donc c'est assez chouette. C'est très beau de faire ça. Moi, j'ai beaucoup de chance de faire ce métier.

  • Speaker #0

    Ah ouais, je viens le croire. Donc toi, tu t'es formée, vous êtes formée en couple pour utiliser cette méthode pour vous. Ensuite, toi, tu t'es formée pour... pour pouvoir l'enseigner, ça c'était au début de votre mariage ?

  • Speaker #1

    Non, on a mis 10 ans avant de se former en tant que formateur, donc le temps d'avoir plus de temps aussi, puisque nous avons eu des enfants tous les deux ans, très précisément. Pour dire qu'on maîtrisait vraiment la méthode, puisqu'on souhaitait avoir des enfants tous les deux ans, et on a eu la chance d'y arriver. Ah, quelque chose, c'est clair. Parce que j'espérais ne pas avoir plus de 3 ans d'écart ayant eu ça avec mon frère au-dessus de moi. Je trouvais ça trop large comme écart. Et puis, un an d'écart, c'était trop serré au cas où il y en ait un qui redouble. Enfin, ça aurait été un peu difficile au niveau fratrie. Donc voilà, je n'ai pas pensé à moi parce qu'enchaîner les enfants tous les deux ans, c'est pour une maman très, très fatigant physiquement. Mais pour les frères et sœurs, c'est hyper sympa.

  • Speaker #0

    Mais quelle chance d'avoir pu le réaliser comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est sûr qu'on maîtrise notre chance. On a eu la santé pour le faire. Et puis aussi, finalement, ça s'est fait naturellement. Il y a beaucoup de personnes qui ont du mal à avoir des enfants. Donc, on conscientise encore plus notre chance aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Oui, je veux bien croire. Tout à fait. Et justement, est-ce que tu veux bien, on rentrera un peu plus dans le détail de Billings après, on en reparlera évidemment, mais est-ce que tu veux bien d'abord parler un peu de ta découverte de la maternité, comment ça s'est passé pour toi ? Donc, tu es devenue maman assez vite, assez vite, et ensuite après, tu parlais avec ton conjoint, ou comment ça s'est fait ?

  • Speaker #1

    Alors non, on a choisi d'attendre une année entière sans grossesse. avant de se dire ce sera le moment dans l'idée de construire notre couple et de prendre du temps pour nous deux sachant qu'on n'avait pas on ne vivait pas ensemble avant on avait besoin de se poser après pas mal d'événements qui avaient eu lieu au moment de notre mariage parce que mon papa avait été très très malade il n'était même pas là à notre mariage il venait de se réveiller du coma donc ça avait été une période assez compliquée... Et donc, prendre le temps pour notre coup pendant un an pour fonder notre famille. Et puis ensuite, on a espacé les naissances à ce moment-là en utilisant la méthode Billings. Et ensuite, lorsque c'était l'heure, on a lancé une grossesse, qui s'est évidemment bien déroulée.

  • Speaker #0

    On a eu de la chance. Et dans ces débuts de l'utilisation de Billings, vous avez trouvé ça facile d'utilisation ?

  • Speaker #1

    Oui, très facile parce que j'avais pris le temps de me former avant. On s'était formé avant, donc j'avais eu plusieurs mois d'apprentissage pour observer mes cycles tranquillement de mon côté. Et oui, en fait, à partir du moment où on était mariés, je repérais très facilement le début de mes phases fertiles et la fin de mes phases fertiles. Je ne sais pas pour autant que j'avais des cycles très réguliers comme des horloges, mais ça, ça me... La méthode, justement, permet à toutes sortes de cycles d'être observées. Et ça n'influe pas, en fait, sur la fiabilité de la méthode. Donc, oui,

  • Speaker #0

    à chaque cycle, on recommence.

  • Speaker #1

    On recommence tout à zéro.

  • Speaker #0

    C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Et ensuite, vous avez eu la chance d'accueillir une grossesse assez vite quand vous l'avez désirée.

  • Speaker #1

    Exactement, voilà. Donc, la première grossesse s'est très bien déroulée. Avec le recul, je conseillerais à toutes les femmes qui nous entendent aujourd'hui de passer par des sages-femmes plutôt que par des gynécos. Tu n'es pas un gynéco,

  • Speaker #0

    toi ?

  • Speaker #1

    Parce que j'ai été suivie par un gynéco à l'époque, je dis à l'époque parce que notre aîné a 11 ans, donc ça commence à zéter. À l'époque, les sages-femmes n'étaient pas aussi... On entendait moins parler d'elles. Oui. Et... Et on ne savait pas, enfin personne dans mon entourage ou dans mes amis, en tout cas, me disait, les sages-femmes, c'est possible d'être suivie par une sage-femme depuis le début d'une grossesse jusqu'à la fin d'une grossesse. Et donc voilà, c'était gynéco et puis point barre. Donc voilà, mon gynéco était tout à fait gentil et efficace. Mais les rendez-vous duraient 10 minutes et les questions n'étaient pas forcément les bienvenues. Donc pour une première grossesse, ce n'était pas une super expérience. Parce qu'on découvre tout, qu'on est beau lire dans des livres, ça ne fait pas tout.

  • Speaker #0

    Ah bah oui.

  • Speaker #1

    Et voilà, donc ma grossesse s'est bien passée, j'ai eu de la chance de ne pas avoir de problème justement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Mais du coup, cette expérience, je ne la recommande pas à personne aujourd'hui. Et c'est vrai qu'à chaque fois que j'ai des couples en face de moi, je leur dis prudence, passez par des sages-femmes. Vous aurez plus de réponses à vos questions.

  • Speaker #0

    Ben oui, c'est vrai que souvent, effectivement, les sages-femmes ont plus de temps et prennent aussi plus de temps dans leur accompagnement pour accompagner et répondre à toutes les questions. Et donc ensuite, tu t'es préparée pour un accouchement avec le gynéco qui te suivait ?

  • Speaker #1

    Donc oui, c'est le gynéco qui me suivait qui m'a accouchée dans une clinique à Paris. Et l'accouchement a été très très long. Voilà, c'était le premier. Ça a été très long et très très fatigant. Voilà, donc le premier accouchement a été difficile. J'ai mis du temps à m'en remettre. Et le petit bébé, notre fils, pleurait beaucoup. Et probablement dû à cette longueur et à cette difficulté. Et à l'époque, j'étais allongée et bloquée sur ma... Comment ça s'appelle ? La table d'accouchement, là, branche partout, sans avoir le droit de bouger ou de faire quoi que ce soit. Donc, cette expérience était un peu particulière parce que la quatrième, j'ai eu quatre enfants, et effectivement, mon quatrième accouchement, même dès le troisième, dès le deuxième, a été très, très différent, puisque j'ai compris que ça n'avait pas été tout à fait normal d'avoir été accueilli comme ça sur place. Donc, pareil, je vous encourage aussi à découvrir tout. tout ce qui existe aujourd'hui avec les doulas, avec les accouchements physio, les ballons, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est sûr que les premiers, ils essuient souvent un peu les plumes.

  • Speaker #1

    Voilà, ça joue. Je pense que ça joue beaucoup sur leur sensibilité sur du long terme. Moi, je pense vraiment qu'on a un fils beaucoup plus sensible. pas fragile mais sensible au niveau émotionnel que les autres. Voilà, la rupture a été un peu bizarre. La rupture entre la grossesse et sa naissance a été un peu rude. Voilà, mis à part ça, l'accouchement, c'est normalement.

  • Speaker #0

    Et tu as découvert, après cette expérience de l'accouchement assez rude quand même, la découverte du postpartum, elle s'est faite comment ? Tu as dû trouver tes marques avec ce petit chou ?

  • Speaker #1

    Alors, ça a été aussi toute une aventure, cette histoire-là, parce que j'ai accouché au mois de février, et cette année-là, il faisait très froid. Et nous étions dans un appartement de jeunes mariés avec des courants d'air. Donc d'une part il y avait la solitude et d'autre part il y avait le froid. C'était très très spécial. Donc voilà, il y a eu mieux. Donc quand même une grande solitude, effectivement découverte de tout, atterrissage. Mais voilà, après on... Tout s'est bien déroulé. J'ai allaité plusieurs mois, pendant six mois, jusqu'à désirer... Après, j'ai repris le travail, ce qui m'a permis de me reposer au bureau. Et puis, une fois que j'étais bien reposée, on s'est dit qu'un deuxième serait le bienvenu. Oui,

  • Speaker #0

    le désir est venu assez vite du deuxième. Tu avais à peu près récupéré en termes de fatigue.

  • Speaker #1

    Oui, à peu près. Voilà, pas complètement. Je pense que ça prend...

  • Speaker #0

    Suffisamment pour que le deuxième vienne. Oui,

  • Speaker #1

    oui. J'avais toujours en tête que je ne souhaitais pas avoir trop d'écart aussi. Oui. C'est très terre-à-terre et c'est très peu romantique ce que je raconte. Mais c'est vrai que l'écart entre les enfants était important aussi dans notre famille. Sachant qu'on s'est mariés à 27 ans. J'ai dû avoir le premier vers 29 ans. Donc voilà, après, si vous ne voulez pas être aux grands-parents trop tard... Non, on n'y pense pas du tout.

  • Speaker #0

    Et vous avez eu la chance à nouveau que ce deuxième bébé arrive dès que vous le souhaitiez.

  • Speaker #1

    Oui, pareil. À un mois près. Parce que la première tentative, c'était... Il y a un cycle qui a foiré, on ne s'en a jamais su pourquoi, mais voilà, c'est comme ça effectivement, et pourtant on maîtrisait la... On savait exactement où pouvaient être positionnées les unions pour pouvoir concevoir. Ce n'était pas vraiment ça le sujet. C'est comme ça. Et donc, on a eu un mois d'attente. Donc, c'est rien par rapport à l'étude.

  • Speaker #0

    C'est rien. Même si, effectivement, quand tu es très attentif à ton cycle, que tu connais ton cycle, que tu es formé, etc., c'est sûr que les mois d'attente sont peut-être... Dans ton cas, je ne sais pas si on peut vraiment abuser ça de l'attente, mais en tout cas, quand tu connais vraiment ton cycle, tu ne vois pas les mois d'attente de la même manière que quand tu n'y connais rien, je pense. Parce que quand tu sais pertinemment que tu as eu des unions pile dans la période fertile, tu le sais, quoi, du coup, tu t'alertes plus vite, je pense, sur le fait que ça ne fonctionne pas. Et c'est un des aspects positifs, d'ailleurs. Enfin, tu vois, c'est vrai que parfois, j'ai dans mon entourage des couples pour qui c'est très compliqué de concevoir un bébé. Et c'est vrai que je vois bien que ce n'est pas du tout pareil entre les couples qui ont des unions pendant la période fertile parce qu'ils sont formés aux méthodes d'observation du cycle et d'autres couples qui ne sont pas du tout formés à ces méthodes-là. Mais effectivement, les couples formés, quand leur gynéco leur dit attendons au moins un an avant de s'inquiéter C'est vrai que je trouve que quand tu sais que les unions ont lieu pile pendant la période fertile, un an, ça paraît juste infini.

  • Speaker #1

    Oui, d'ailleurs, c'est démesuré.

  • Speaker #0

    C'est des questions.

  • Speaker #1

    Oui, justement.

  • Speaker #0

    C'est des questions un peu avant. Surtout que je ne connais pas, moi, cette attente-là, mais en tout cas, je peux imaginer que c'est des mois qu'on double quand le désir d'enfant est là.

  • Speaker #1

    Tout à fait, ce sont des mois qu'on double, et d'ailleurs les femmes et les couples qui utilisent les méthodes d'observation du cycle savent pertinemment, enfin sont alertés en tout cas par leurs enseignants, leurs moniteurs, leurs instructeurs, qu'on n'attend pas un an en fait. Bien avant, il y a des choses à faire, des prises de sang à faire, des vérifications, alors je ne parle pas d'un mois comme moi j'ai eu, qui est ridiculement normal et habituel, mais voilà. à partir de 3-6 mois moi dans mes accompagnements je n'attends pas, je leur fais faire des prises de sang et puis en fait ça se voit très rapidement s'il y a un dérèglement dans le cycle ça se voit très vite sur les tableaux justement les fameux tableaux Billings ça se voit, donc on peut voir qu'il manque des oestrogènes, on peut voir qu'il manque de la progestérone et voilà après on vient creuser, tirer des ficelles pour faire les bonnes prises de sang les bonnes analyses et puis voilà

  • Speaker #0

    Et puis trouver des solutions. Il y a un monde entre un vrai problème d'infertilité, avec la besoin d'une intervention médicale, et plein de dérèglements possibles dans le cycle, liés à de très nombreux facteurs, qui du coup peuvent passer inaperçus. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais j'ai l'impression parfois que... On attend dans un an, et puis dans un an, on fera des bilans pour voir s'il y a besoin d'une intervention médicale pour ci ou ça, ou s'il y a besoin de passer à de la procréation médicalement assistée. En fait, il y a plein d'étapes, il y a plein de subtilités entre être malade, sans avoir une pathologie, sans avoir ceci, cela. On peut malgré tout avoir des carences, avoir des dérèglements hormonaux qui peuvent passer complètement inaperçus, parce que c'est des petits symptômes par-ci, par-là, qui sont... qui ne sont pas toujours ultra handicapants et qui ne sont pas toujours manifestes.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et c'est là que c'est intéressant.

  • Speaker #1

    Exactement. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai un accompagnement à la méthode Billings, étant formée à tout le reste, en restauration du cycle et de la fertilité, j'ai un œil sur ça très, très vigilant. Et donc, dès que je vois que la femme a du mal à repérer sa glaire cervicale, qu'elle en a très peu, déjà, moi, ça m'alerte. Quand je vois que les femmes ont beaucoup de sang pendant leurs règles, ça m'alerte. Des femmes qui, au contraire, ont des règles plutôt noires et pauvres, ça m'alerte. Si la phase luthéale, post-ovulatoire, est très courte, ça m'alerte. En fait, j'ai des alertes très rapidement, au bout de 2-3 mois d'observation. Et dès lors, je peux directement leur dire, s'il vous plaît, allez vérifier telle et telle chose. Et vous me donnez les... Voilà. En fait, je ne me substitue pas aux médecins, mais... En fait, toi comme moi, nous sommes formés à ça et en fait, on est capable de lire des analyses de sang sur certains points du cycle et de pouvoir gérer au plus tôt en fait. Parce que des carences en vitamine D, ça impacte tout. Et pourtant, ça, je ne parle pas d'hormones. Enfin si, la vitamine D, c'est une hormone, mais je ne parle pas ni d'oestrogène ni de progétérone. Je parle peut-être, si elle a une grosse fatigue, ça va être un manque. plein de choses possibles. Donc, c'est l'avantage de ce qu'on a fait. C'est l'observation du cycle.

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. C'est qu'en fait, non seulement l'observation du cycle permet cette maîtrise de la fertilité, mais ça permet aussi d'apporter tellement d'informations sur notre corps, sur le fonctionnement de notre corps. Et quelle richesse. Moi, je trouve ça toujours absolument merveilleux de voir tout ce que notre cycle nous donne comme informations. Je trouve ça assez dingue, c'est un peu une vitrine de notre bien-être quelque part.

  • Speaker #1

    Oui, complètement. On peut l'utiliser,

  • Speaker #0

    mais quelle merveille.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que c'est utile de l'utiliser jusqu'à la fin de sa fertilité, jusqu'à la ménopause. Et vraiment, ces méthodes-là ont trois utilisations. La première, c'est pour suivre justement sa santé. Pas besoin d'être en couple, pas besoin de désirer une grossesse ou de désirer d'espacer les grossesses. Deuxième chose, c'est pour effectivement concevoir. Et troisième chose, pour différer naturellement sans avoir recours à des moyens mécaniques ou chimiques.

  • Speaker #0

    C'est ça, mais comme je disais, le premier usage est important aussi.

  • Speaker #1

    Le premier usage, oui. Les deux autres grossesses qui ont suivi ont été aussi... Très bien, très belle. Et j'ai jusqu'à les accoucher. Alors, j'aime bien être enceinte. Par contre, le côté début de vie du bébé, plus... Voilà, j'ai trouvé ça très fatigant. Probablement, j'ai été très carencée. Et je n'avais pas ces personnes, finalement, qui étaient formées autour de moi. Finalement, peu de monde... Enfin, même les sages-femmes qui, à la fin, me suivaient. Parce que, pour le coup, j'ai compris à un moment donné qu'il fallait que je passe par les sages-femmes. J'ai compris toute seule. Et même les sages-femmes ne sont pas toutes formées aux carences. Et c'est un peu le nerf de la guerre quand on est jeune maman. Les oméga-3, le magnésium, plein de choses qui font que pour pouvoir allaiter sereinement et avoir du lait et de la forme physique et mentale.

  • Speaker #0

    Oui, donc ça ne fait pas dormir nos bébés la nuit, mais ça permet de tenir le long cours.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Oui, donc toi, tu as trouvé que c'était plus le postpartum qui était un peu un défi que la grossesse. La grossesse, à la limite, c'est bien. Mais ensuite, après la naissance des bébés, c'est la fatigue des débuts.

  • Speaker #1

    Oui, pour moi, la grossesse se passait toujours très bien. C'était très simple. Oui,

  • Speaker #0

    c'est toujours ça. Et donc, ton premier, tu avais accouché avec le gynéco qui te suivait. Et ensuite, pour les suivants, tu as chaque fois accouché avec une sage-femme dans une maternité,

  • Speaker #1

    c'est ça ? Non, je l'ai quatre fois avec le même gynéco, par contre. Quatre fois avec le gynéco ? Ah ouais, c'est trop marrant. Oui, et à la fois c'est sympa, voilà, c'est sympa à la fois. Jusqu'à la troisième grossesse, j'ai été suivie par une sage-femme jusqu'au maximum.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Enfin, la quatrième grossesse, jusqu'au maximum. Et voilà. En fait, gynéco, parce que c'était à l'endroit où on allait accoucher, et c'était pratique, et il s'y connaissait. On avait confiance, du coup, en lui, parce qu'il maîtrisait la situation.

  • Speaker #0

    Le fait de le connaître, c'est quand même... C'est précieux, quoi. Enfin, si t'es en confiance, c'est quand même chouette de vivre ces moments si particuliers de la naissance avec un visage connu, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors, toutefois... Pour mon dernier accouchement, j'avais décidé de ne pas prendre la péridurale. Et donc, sans péridurale pour le quatrième, les autres, j'en avais, mais très, très peu. C'était vraiment une infime dose vers la fin.

  • Speaker #0

    Bien baisé, quoi. C'est chouette.

  • Speaker #1

    Oui, tout petit peu. Et là, je n'avais pas eu besoin de péridurale. Et il m'a dit, voilà, vous l'avez eu, votre accouchement naturel. Cette phrase, je m'en souviendrai toute ma vie. C'était dénigrant au possible. Oui, ça a le fait de m'y être. ça les soumet comme un caprice au lieu de me dire bravo vous êtes une warrior vous avez réussi je vois ce que tu veux dire c'est effectivement un peu dénigrant comme si c'était un

  • Speaker #0

    petit délire qu'on a comme ça très spécial on mange du quinoa au petit-déj et on peut accoucher à son père du hâte c'est ça ça nous fait rire effectivement Plus de choses que ça qui se jouent. Et tu as un bon souvenir de ce 4ème accouchement sans péridurale ?

  • Speaker #1

    Oui, ça s'est passé rapidement, hyper rapidement en fait. Hyper rapidement ? Oui, parce que je suis arrivée 30 minutes avant l'accouchement à la clinique, à la maternité. Incroyable. Donc ça a été hyper rapide.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

  • Speaker #1

    Les contractions avaient commencé à la maison plusieurs heures avant, c'était pas...

  • Speaker #0

    D'accord, c'est quand tu es arrivée, ça s'est accéléré très vite.

  • Speaker #1

    Oui, il était temps d'arriver. J'avais maîtrisé le truc jusque-là parce que j'avais des enfants, j'avais les autres enfants à gérer et j'attendais que le relais arrive pour partir. Mon mari est arrivé du bureau, c'était en fin de journée. Donc, de toute façon, je ne pouvais pas accoucher avant. Je ne pouvais pas accoucher avant. Il fallait qu'on prenne la voiture, qu'on aille… C'était pas tout près. Donc, de toute façon, non, il ne fallait pas accoucher avant. Mais j'avais pris mes petites plantes pour pouvoir préparer mon col. Voilà, j'avais bu mes tisanes toute la journée, enfin, depuis quelques jours. Donc, je savais que ça allait un jour se déclencher. Il ne fallait pas que ça aille trop vite. Il fallait que ça aille pile au bon moment. Voilà. Oui,

  • Speaker #0

    oui. Tu as un peu d'organisation en tête quand c'est le quatrième.

  • Speaker #1

    Quand c'est le quatrième, voilà.

  • Speaker #0

    Ah oui. Et ça a été cette quatrième naissance ? Après, le postpartum avec les trois grands au-dessus, ça a été ?

  • Speaker #1

    Oui, ça a été. Ça a été. Oui, oui. Ça a été. Voilà.

  • Speaker #0

    Même si on a trois au-dessus, tu as aussi l'expérience quand même de tes trois autres maternités. Il y a aussi des choses peut-être qui roulent un peu, non ?

  • Speaker #1

    Tout à fait. Et puis, c'est arrivé à peu près dans l'année scolaire qui a suivi, c'était le confinement. En fait, parce que ma fille est née, la dernière est née en 2019. Le confinement s'est fait en 2020. En 2020. et donc en fait ouais d'accord donc ça a été peut-être quelques mois après avec mon mari qui était à la maison en télétravail donc ça a tout changé, c'était pas pareil je gérais toute la journée les enfants mais je savais que j'avais un relais potentiel au-dessus qui pouvait prendre une demi-heure de temps en temps pour s'offler.

  • Speaker #0

    En cas de grosse galère de bébé qui hurle pendant qu'on bouge les autres ou quoi ou

  • Speaker #1

    Pendant qu'on apprend à lire à l'aîné qui était en CP. Et pendant que... Voilà. Puis il y avait moins de trajet d'office, il n'y avait plus d'aller à l'école, plus d'activités extrascolaires. Donc en fait, c'était une année qui a été plutôt finalement beaucoup plus simple.

  • Speaker #0

    Malgré le fait que tu avais tous tes petits à la maison.

  • Speaker #1

    Oui, mais tous les trajets en moins, ça faisait beaucoup.

  • Speaker #0

    Finalement, tu as trouvé que même si tu les avais tous les trois, c'était plus facile.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ok, tant mieux. C'est après la naissance de ce quatrième enfant que vous avez décidé de vous former ? Pour être accompagnateur Billings ? Oui,

  • Speaker #1

    effectivement. C'est même pendant la grossesse du 4e qu'on a commencé les cours. Parce que ce sont des cours en ligne pour être enseignant Billings. Il y a des modules qui se débloquent tous les mois. Il faut rendre des devoirs tous les mois. Et donc, j'avais commencé pendant ma grossesse. Et j'avais quasiment fini quand ma fille est née. Il ne restait plus que toute la partie supervision d'un couple à mener. Oui. Donc j'avais passé toute la partie intellectuelle et heureusement parce que quand on accouche, on perd la moitié de sa matière grise.

  • Speaker #0

    C'est clair !

  • Speaker #1

    Donc c'était parfait en tabling. Donc oui, on s'est formé à ce moment-là, on a passé l'examen à ce moment-là, le mémoire rendu, etc.

  • Speaker #0

    Donc on parle de Billings et donc de méthodes d'observation du cycle, mais il y en a plusieurs des méthodes d'observation du cycle. Et pourquoi toi, c'était Billings en particulier qui t'attirait ? C'est parce que c'est la méthode dont tu as entendu parler ou s'il y avait une spécificité qui te convenait particulièrement ?

  • Speaker #1

    Alors, parce que j'ai été conquise par le week-end de formation qu'on avait fait en 2010. dix ans avant qu'on commence à être formateur. Et j'avais été conquis, puisque moi-même, je maîtrisais complètement mes cycles. Enfin, je les reconnaissais parfaitement. Voilà, je savais. Donc, j'avais compris assez rapidement. Et j'avais testé. Il faut dire quand même que j'avais testé pendant très peu de temps la méthode avec la température. C'est-à-dire, un thermomètre, et essayer de comprendre ce qui se passait dans un cycle avec un thermomètre. C'était plus de... de l'essai et de l'amusement qu'autre chose parce que finalement j'ai trouvé ça très très très très contraignant au quotidien et puis en fait le fait d'avoir des enfants ça augmentait la contrainte et finalement je n'en avais absolument pas besoin c'est l'art de la méthode Béling justement c'est d'être hyper libre sur le côté observation on a besoin de rien d'autre que de notre propre corps pour pouvoir compléter des tableaux au quotidien et cette simplicité là qui est suffisante en elle-même, me suffisait. Donc, voilà. Je suis partie dans cette idée de rester sur ce que je connaissais et ce que je pratiquais.

  • Speaker #0

    Et ce qui te convainc. Est-ce que pour rappeler un peu les distinctions, donc, effectivement, dans la méthode d'observation du cycle, dans la synthothermie, on utilise effectivement l'observation de la glaire cervicale, mais aussi... l'analyse d'une courbe de température, donc on prend sa température tous les matins, on fait une courbe et on en déduit des choses. Dans le cas de Billings, effectivement, on s'appuie uniquement sur son ressenti.

  • Speaker #1

    Effectivement, sur le ressenti que la femme va avoir au niveau de sa vulve, de sa glaire cervicale, si elle est présente. Et voilà, ça se suffit en soi. L'observation visuelle aussi est un complément, puisque dans le tableau, il y a deux lignes. Il y a la ligne sensation... à la vulve au cours de la journée, et puis la ligne observation visuelle. Qui est facultative parce qu'une femme aveugle peut utiliser la méthode, et une femme analphabète aussi. Donc c'est pour ça que cette méthode est enseignée dans plus de 50 pays dans le monde, et a commencé aussi en étant diffusée dans les îles Tonga, des îles où finalement les femmes n'étaient pas du tout capables d'écrire des textes, elles mettaient des fleurs. dans leurs cheveux pour désigner la face fertile ou sur leur porte d'entrée. Et voilà, tout ça pour dire que cette méthode est accessible vraiment à tout le monde et est utilisée par toutes les cultures aussi dans le monde. Et donc,

  • Speaker #0

    pour se représenter de manière un peu schématique à quoi correspondent ces sensations à la lune, est-ce que tu peux nous décrire un peu dans le cycle comment ça se décline, ces sensations ?

  • Speaker #1

    Alors, le cycle se compose déjà de quatre parties. Première chose à savoir, vous avez les menstruations, qui sont appelées règles à condition d'avoir repéré votre ovulation dans le cycle qui précède, qui est suivie d'une phase d'infertilité pré-ovulatoire. Pendant cette phase, la femme va ressentir une sécheresse à la vulve. dans la plupart des cas, mais aussi ou alors une sensation très très faible d'humidité. Mais l'intérêt, l'idée, c'est qu'elle est constante, cette sensation. Elle n'évolue pas. Ça permet de reconnaître des profils infertiles lorsque ça n'évolue pas en termes de sensation. Et ensuite, on rentre dans cette phase fertile où justement, la glaire cervicale va être présente, va être produite en quantité croissante. au niveau du col de l'utérus et donc la femme va ressentir cette glaire qui s'écoule de plus en plus et qui va être de plus en plus aqueuse et reconnaissable au ressenti. Donc ça ce sera la période fertile qui va se terminer au moment où la femme va ressentir une rupture nette de cette sensation en passant de je suis glissante à je ne suis plus glissante et elle va pouvoir reconnaître son jour sommet, ce qu'on appelle sommet ou jour pic selon les méthodes. Et donc c'est dans 80% des cas, ce jour sommet est le jour de l'ovulation. Après, dans 19% des cas, ce sera le lendemain. Et dans 1% des cas, le surlendemain. Il faut savoir que l'ovule a une durée de vie de 24 heures. Donc voilà, c'est pour ça que ces deux jours consécutifs, ces trois jours même qui suivent le jour sommet, sont inclus dans cette phase fertile. Et ensuite vient une phase luthéale. La phase luthéale commence dès le lendemain du jour sommet. Et cette phase dure entre 11 et 16 jours, dans un cycle qui va bien. et ensuite vous recommencez à voir vos règles. Pendant cette phase luthéale, la sensation est assez faible, vous n'avez plus ni jamais ni mouillé ni glissant. Ça peut être du sec ou du humide, mais plus de sensations fortes d'écoulement. L'idée c'est de repérer ces profils fertiles et ces profils infertiles, puisqu'on peut avoir des tentatives d'ovulation en préovulatoire qui n'aboutissent pas, et à nouveau une phase fertile qui va cette fois aboutir. Donc il n'y a pas de schéma dans lequel rentrer, puisque chaque cycle d'une même femme sera différent. L'idée c'est de trouver quel est son profil d'infertilité de base en pré-ovulatoire, et à quoi ressemble sa face fertile, à quoi ressemble son jour sommet. Et tout ça en fait ça s'apprend, ça s'apprend et les formations sont très précises. Voilà on n'est pas autodidacte dans cette méthode. Malheureusement il y a beaucoup qui se disent d'utiliser cette méthode. qui n'ont jamais eu de formation très sérieuse derrière. Et c'est du coup après, comme toute méthode naturelle, on dit que ça ne marche pas, mais si, si, si, ça marche très bien à condition d'avoir été très bien formé et d'avoir bien compris en fait les directives pour reconnaître ces fameuses phases qui seront propres à chacune, comme tu disais tout à l'heure. Voilà, donc une formation à la méthode Billings dure au minimum 4 mois, il y a au minimum... 6 rendez-vous dans ces 4 mois, c'est un minimum du minimum, avec l'enseignante pour pouvoir voler de ses propres ailes. Et puis, il faudra de toute façon faire des piqûres de rappel après un accouchement, pour le postpartum, pour l'après-ménopause, etc.

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est qu'il y a des phases où, en plus, la lisibilité du cycle peut être un peu particulière, effectivement, dans le post-partum, ou effectivement, quand on se rapproche de la ménopause, ça peut être utile, effectivement, de... de se reformer pour être bien accompagnée dans ces phases spécifiques. Mais effectivement, autant, peut-être des personnes qui ne connaissent pas du tout, des femmes qui ne connaissent pas du tout l'observation du cycle, en t'entendant, peut-être qu'elles peuvent se dire Ah mais oui, mais effectivement, moi c'est très clair, je dois avoir telle phase à tel moment, telle phase à tel moment. Et c'est super, effectivement, chaque femme peut petit à petit se reconnecter à ses sensations pour essayer de lire son cycle. Mais si on veut utiliser ces observations-là pour différer une grossesse, par exemple, effectivement, c'est plus que recommandé de se faire accompagner et pas de se lancer comme ça en autodidacte, comme tu disais, puisque à la fois, c'est extrêmement simple et à la fois, c'est très précis. C'est ça. Et effectivement, comme tu dis, ce sont des méthodes d'observation du cycle et la méthode Billings. Ce sont des méthodes qui sont très efficaces dans plein de situations, mais notamment lorsqu'on veut différer une grossesse. mais sont très efficaces lorsqu'elles sont bien utilisées. C'est-à-dire utilisées avec sérieux tout simplement, et donc après un accompagnement. Ça ne veut pas dire qu'il faut être très doué ou très je ne sais pas quoi, mais c'est juste qu'il faut être bien accompagné.

  • Speaker #1

    Il faut être bien accompagné pour maîtriser les règles de la méthode, puisqu'il y a quatre phases. Je vous disais qu'il y a quatre phases, en fait il y a aussi quatre règles pour concevoir ou pour différer selon les envies du moment. Et ces quatre règles, il faut les apprendre, en fait. C'est pas inné. Et puis, la formation, se former comme ça... C'est vraiment indispensable. C'est aussi important, on disait tout à l'heure, on parlait de sa santé. Même si vous n'êtes pas en couple, prenez le temps de vous former sur votre cycle. Moi, je forme des célibataires aussi et c'est hyper sympa parce qu'il n'y a pas d'enjeu de grossesse ou de pas grossesse. En fait, c'est juste une découverte de soi qui est super précieuse. C'est vraiment comme du développement personnel. je le considère comme ça parce que ça permet de caler ses énergies en fonction de son calendrier au boulot des sorties entre copains etc même

  • Speaker #0

    en dehors d'un projet de grossesse ou de différé de grossesse comme on le disait tout à l'heure notre site nous donne des informations très précieux sur notre santé, sur notre bien-être. Et donc, c'est trop dommage de passer à côté.

  • Speaker #1

    Certaines femmes de mon entourage, par exemple, utilisent uniquement le thermomètre, parce qu'elles ont des outils super connectés en utilisant... Vraiment, elles ne se sont pas du tout formées à rien, même pas en symptômes. Je parle vraiment d'outils comme... Je ne fais même plus des noms. Des appareils où il y a un feu vert ou un feu rouge qui s'allument. Je ne sais plus comment ça s'appelle. et sans du tout se préoccuper de sa glaire cervicale ou de ses sensations. Donc surtout ne faites pas ça, n'utilisez non plus pas d'application prédictive, ça ne sert à rien parce que vous n'êtes pas un robot et l'application ne peut pas prédire votre ovulation. Ce sont que des statistiques. En fait là vous retombez si vous utilisez ça dans les méthodes ogynéo qui ne fonctionnent pas. qui ont été évidemment remplacées par des modèles modernes d'observation du cycle dont fait partie Billings, puisque au Gino, c'était l'époque de nos grands-mères en fait. Aujourd'hui, les méthodes ont bien bien évolué, ont été scientifiquement prouvées par des milliers de dosages hormonaux, par des milliers de recherches, et ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et donc toi, vous vous êtes lancée dans cette formation pour accompagner les... les couples, l'utilisation de la méthode Billings. Et toi ensuite, en parallèle, tu as développé des accompagnements de femmes. Et donc tu as fait plusieurs formations, parce que je sais que dans tes accompagnements, tu n'utilises pas uniquement Billings comme clé de lecture. Maintenant, tu accompagnes avec les plans. Comment ça s'est fait un peu tout ce cheminement, les formations que tu as faites ? Comment ça t'est venu ?

  • Speaker #1

    Avant de faire d'autres formations, j'ai suivi peut-être une centaine de couples avant en méthode juste B-Links, vraiment en observation pure. Et en regardant leur tableau, au fur et à mesure, je me disais, en fait, il y a des dérèglements sur les trois quarts. Les trois quarts des cycles avaient des dérèglements chez les trois quarts des femmes que j'aidais.

  • Speaker #0

    C'est un laboratoire d'observation de fou.

  • Speaker #1

    C'est exactement ça. Ça m'a sidéré très rapidement. Je me suis dit, mais waouh, ce n'est pas possible. Je les vois, les dérèglements. Je ne peux pas leur dire que tout va bien. Ce n'est pas possible. Donc, en fait, je me suis renseignée sur les solutions. Au départ, je les ai renvoyées vers des médecins, des gens. Je ne connaissais que ça, en fait. Et petit à petit, mes enfants ont été suivis par des pédiatres homéopathes qui connaissaient bien l'homéopathie, les plantes, la gémothérapie. Donc, j'ai commencé par me former en gémothérapie. qui était utile aux enfants, mais du coup j'ai découvert que c'était aussi utile aux femmes. Et puis petit à petit, je suis rentrée dans ce monde parallèle des plantes et des huiles essentielles. Pareil, ça a commencé par soigner mes enfants, d'abord avec ces techniques-là, et puis petit à petit, en me renseignant sur l'immunité des enfants, sur toutes les maladies qui me permettaient d'éviter d'aller chez le pédiatre toutes les semaines, je me suis rendue compte que c'était super efficace, donc en testant dans mon petit laboratoire familial. Et là, je me suis dit, ok, là, c'est pas du chéqué, c'est pas juste pour que ça sente bon, c'est hyper puissant. Donc voilà, j'ai commencé à me former comme ça, j'ai fait une formation sur l'accompagnement des femmes, spécifiquement avec les plantes, chez Althea Provence, puis j'ai continué à en faire d'autres sur les huiles essentielles, et puis voilà, aujourd'hui je suis apprentie herbaliste, donc c'est une grosse, grosse formation qui n'est pas... Ce n'est pas terminé parce que pour devenir herbaliste, il faut minimum 4 ans d'études, au moins, si ce n'est pas plus, en tout cas dans l'école que je fais. Et c'est... Après, quand on rentre dans ce milieu de la connaissance des plantes, en fait, on ne peut plus faire au hasard parce que... On se rend compte que c'est très complexe. J'ai le désir vraiment de conseiller les plantes de manière très personnalisée aux femmes qui viennent me voir. On ne peut pas calquer une consultation sur une autre. Ce n'est pas du tout possible. Il y a des choses qui reviennent à chaque fois, de faire certaines prises de sang, certaines carences. hyper régulière chez les femmes aujourd'hui. Je pense très spécifiquement à la vitamine D de nos jours, parce qu'on n'a pas eu de soleil depuis un an et demi, et on est toutes, tous, même les hommes, en carence. Et ça influe énormément sur nos hormones. Donc ça, c'est la plus simple que je puisse vous dire ici, dans ce podcast. Allez faire votre prise de sang de vitamine D pour vérifier ça.

  • Speaker #0

    J'ai rencontré une seule fois une personne qui avait trop de vitamine D. dans les dosages. Sinon, je n'ai vu que des personnes carencées. C'était une fois. Une personne sortie de nulle part. Enfin, il y avait un truc qui faisait que le taux de vitamine B était trop élevé. C'est rare.

  • Speaker #1

    C'est rare.

  • Speaker #0

    Sinon, à chaque fois dans les bilans, effectivement, il y a quasiment toujours une carence.

  • Speaker #1

    Et puis ça entraîne des cascades terribles sur la dépression, sur la fatigue morale, etc. Donc voilà, mon accompagnement est très très holistique aujourd'hui. Et c'est ce que j'aime et c'est ce que les femmes sont très heureuses d'avoir puisque tout comme toi, ça permet aux femmes qu'on rencontre d'être accompagnées sur tous les plans et d'avoir des clés de lecture ou même des professionnels vers qui orienter, chez qui on travaille en main dans la main. Moi je travaille avec des ostéopathes à Paris. qui sont indispensables au parcours dans certains cas. Donc les femmes qui ont des douleurs de règles, les femmes qui n'arrivent pas à concevoir, qui ont des blocages au niveau des ovaires, etc. En fait, les plantes ne suffisent pas. Il faut aussi passer au niveau mécanique pour débloquer la zone du petit bassin qui est engorgée, qui est coincée, etc. Donc voilà.

  • Speaker #0

    C'est tellement précieux quand tu peux recommander et rediriger. Parce que je peux imaginer, par exemple pour la fertilité, c'est usant d'aller voir une personne pour avoir un accompagnement en phyto ou poids au caisse, de se rendre compte qu'il y a aussi le côté mécanique, de ne pas savoir vers qui se tourner, de devoir chercher une personne de confiance, d'y aller mais de ne pas savoir sur qui on va tomber, de retester un autre professionnel, enfin en fait c'est usant. Donc quand on s'adresse à une personne qui ensuite peut nous rediriger vers des approches complémentaires, je pense que c'est hyper pressionnant. d'avoir dans nos carnets d'adresse effectivement un ostéopathe de confiance qui est habitué à ces problématiques ou enfin voilà il y a plein de professionnels qui peuvent travailler en synergie pour moi je trouve que c'est précieux exactement c'est très précieux je pense que ça enlève une bonne charge mentale aux personnes, aux femmes qu'on accompagne quand on peut leur donner les noms de personnes à qui s'adresser avec confiance oui et c'est un milieu qui tend à se développer aujourd'hui c'est assez nouveau

  • Speaker #1

    C'est assez nouveau cet accompagnement holistique de la femme comme ça. On est une génération qui se bouge et on a tous envie d'avoir une meilleure santé, une meilleure forme physique, d'être moins fatiguée. En fait, je suis assez sidérée des médecins qui sont très utiles, ils sont très complémentaires, c'est sûr qu'ils sont indispensables. Mais quand une femme est déprimée, est très déprimée, elle pleure beaucoup la semaine qui précède ses règles. et que le médecin vous envoie chez un psychiatre parce qu'il vous dit non, non, vous n'avez pas de carence, enfin on ne sait pas, mais peu importe, on s'en fout, allez d'abord voir un psychiatre. Ben en fait non, non, en fait non, vous essayez de suivre votre cycle, première chose. Vous vous rendez compte que votre déprime arrive toujours au même moment, et là vous venez consulter des professionnels qui savent gérer et voir. que finalement, ça peut être des grosses carences et qu'il suffit de peu, en fait, pour remonter les taux de progestérone de manière naturelle.

  • Speaker #0

    Canon. Eh bien, écoute, on va rester sur ça. Je suis hyper contente de cet échange, Anne. Merci beaucoup. Écoute, j'espère que ça donnera envie à certaines femmes ou à certains couples de découvrir la méthode Billings et ou de creuser leur connaissance de... du cycle et aussi d'aller chercher des accompagnements personnalisés pour utiliser à bon escient cette connaissance du cycle. Voilà donc écoute... encore un grand merci merci Cécile merci beaucoup et puis bonne continuation dans tous ces différents accompagnements et puis bravo pour ce que tu fais au service des femmes au service des couples mais surtout au service des femmes merci à toi merci au revoir Cécile ainsi s'achève la papote du jour je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une autre discussion entre nous

Description

Aujourd'hui je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la Méthode de l'Ovulation Billings®.

Formée en phyto, gemmo, aromathérapie, elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leur cycle. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi du merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes.

Bonne écoute!


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je suis Cécile Albert, une enturopathe spécialisée dans l'accompagnement de la femme, et je suis très heureuse de vous partager ces discussions entre nous. On dit qu'il faut un village pour élever un an. Je crois que si aujourd'hui beaucoup de femmes veulent la maternité comme un raz-de-marée qui se submerge, c'est notamment parce que ce village a été remplacé par une grande solitude. Dans ce podcast, c'est un peu de ce village qui se tisse. J'y reçois des femmes, des mères, qui partagent leurs bons conseils pour une maternité plus apaisée, plus joyeuse et moins isolée. Si vous souhaitez soutenir ce podcast, rien de plus simple, il suffit de lui laisser un avis 5 étoiles et un commentaire et de le partager au-delà. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la méthode Billings. Formez ! en phyto, gémeaux, aromathérapie. Elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leurs filles. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi d'un merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes. Allez, c'est parti, on va poter. Bonjour Anne.

  • Speaker #1

    Bonjour Cécile. C'est un honneur de venir sur ton podcast. Merci pour ton invitation.

  • Speaker #0

    Bah écoute, merci d'y avoir répondu. Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Je préviens tout de suite qu'on a une petite assistante en plus et que si on entend des petits bruits, c'est mon bébé qui est en train de t'aider. Ça me fait rire parce que quand j'ai lancé le podcast, j'avais mon autre fille qui était toute petite et donc j'ai les premiers épisodes, on entend souvent les petits bruits comme ça. Donc c'est dans le thème.

  • Speaker #1

    Trop mignon.

  • Speaker #0

    Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Est-ce que tu veux bien commencer en nous en disant un peu plus sur toi, s'il te plaît ?

  • Speaker #1

    Alors, je m'appelle Anne Thévenon, je suis aujourd'hui maman de 4 enfants, je suis mariée à Guillaume depuis 13 ans et demi, le 19 mars 2011, le jour de la Saint-Joseph, et voilà, nous habitons en région parisienne. Donc aujourd'hui, je suis enseignante d'une méthode d'observation du cycle qui s'appelle la méthode de l'ovulation Billings. qui est tenu par la WOMB, WOMB ça veut dire Organisation Mondiale de la Méthode Billings, qui est de la maison mère en Australie, et nous avons une filiale en France, donc Méthode Billings WOMB France, dont je suis enseignante. Je suis aussi conseillère en phyto-aromathérapie, spécialisée en restauration du cycle et de la fertilité. Voilà, donc je suis les femmes de manière holistique sur leur parcours de... de fertilité et de bien-être surtout.

  • Speaker #0

    Eh bien écoute, on va rentrer un peu dans le détail de tout ça. Il y a plein de choses à aborder évidemment, mais on va essayer d'y aller étape par étape. Juste comme ça, comment tu as découvert Billings toi, au tout début du tout début ? C'était pour ton couple ? Tu l'as d'abord utilisé pour toi, pour ton couple, avant de t'y former ? Comment tu t'es plongée dedans ?

  • Speaker #1

    Exactement, c'était exactement pour nous, pour notre couple. Il se trouve que j'avais une amie dont les parents étaient enseignants Billings. Donc j'ai eu la chance d'avoir les informations au bon moment dans notre parcours de vie, puisqu'on s'est formé à la méthode quand nous étions fiancés. Donc avant notre mariage, quelques mois avant, même six mois avant à peu près. Et j'avais déjà entendu parler de l'observation du cycle depuis plusieurs années avant. Moi, je partais quand même de zéro puisque je n'ai eu aucune transmission familiale. Et ce point-là est quand même notoire dans mon parcours. Puisque je me souviens que la première fois où j'ai eu mes règles, enfin ces années-là, je ne savais pas du tout combien de temps ça saignait, de quoi il s'agissait, à quoi ça servait. Et ça a été une interrogation jusqu'à à peu près 17 ans, jusqu'à ce que j'entende parler. de l'explication de ce qui se passait au milieu de deux périodes de règles. Donc c'était une explication très succincte à cette année-là, mais ça m'avait vraiment aidée à comprendre tout ça. Et ça fait partie de mon étape indispensable pour la suite de mon parcours aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Tu dois avoir d'autant plus à cœur, effectivement, aujourd'hui, de transmettre toutes ces informations sur le cycle et d'éveiller les femmes à cette connaissance-ci. Si toi-même, effectivement, ça a été déstabilisant de ne pas savoir ce qui se passe. Mais tu n'es pas la seule dans ce cas-là, je pense, loin de là.

  • Speaker #1

    Alors oui, effectivement, je suis très, très loin d'être la seule dans ce cas-là. C'est ça qui est amusant parce qu'en tant qu'enseignante, je le sais. J'ai beaucoup de témoignages exactement identiques aux miens. Et donc... Pour moi, c'était un impératif de faire connaître mes connaissances autour de moi. Donc au départ, évidemment, quand nous nous sommes formées à la méthode, je pensais que tout le monde passait par ce même chemin et que c'était une évidence et que c'était connu par tout le monde, vraiment. J'avais cette grande naïveté-là. Et nous avons été formées de manière très très très précise, c'était très bien fait. Je remercie encore aujourd'hui le couple qui nous a formés parce que tout a été très limpide, très clair et voilà, j'ai pu utiliser la méthode jusqu'à aujourd'hui, encore aujourd'hui et jusqu'à ma ménopause je l'utiliserai. Et donc petit à petit, en maîtrisant cette méthode d'année en année, j'ai commencé à en parler autour de moi, dans mes cercles très proches d'amis au départ. en essayant d'essayer de voir un peu ce que les autres... Enfin, si les autres connaissaient au moins le vocabulaire que j'employais. Parce que quand on utilise une observation du cycle, une méthode comme ça, il y a un vocabulaire qui est attitré à ces méthodes. Et les gens en fait ne connaissaient pas. Et donc dans mes amis proches, les gens n'avaient jamais entendu parler qu'il était possible d'observer ces cycles. et de gérer sa fertilité, donc de gérer ses espacements de grossesse naturellement et facilement, je pourrais même dire. Et donc leur bébé tombait du ciel. Donc non, ces femmes-là ne savaient pas quand et comment elles étaient tombées enceintes. Donc à partir de là, je me suis dit que là, j'avais un énorme trésor à partager. et qu'il fallait que je me forme pour être enseignante parce que j'avais beau connaître cette méthode, je n'avais pas la façon d'enseigner. C'est différent de savoir l'utiliser pour soi-même et de savoir le partager aux autres. C'est de là où j'ai commencé à me dire je vais me former. J'ai passé deux ans, à l'époque ça durait deux ans, deux ans à me former et on a fait ça en couple. En couple, mon mari est aussi formé. Et c'était vraiment un projet de couple en fait d'aider les autres, enfin d'aider, d'ouvrir les yeux aux autres sur ces sujets-là qui sont complètement tabous encore aujourd'hui dans certains milieux. Donc voilà, nous aujourd'hui nous sommes formés, les gens le savent mais sans vouloir trop le savoir. Et donc quand nous allons à des dîners, les gens je pense serrent un peu les fesses en se disant pourvu qu'elle ne parle pas pas de cette méthode, ou bien au moins de l'observation du cycle ou de la fertilité de manière générale. Donc s'ils peuvent prendre une tangente, ils la prennent avec grande joie. Donc ça me fait toujours très très très rire parce que nous, on parle de glaire cervicale tous les jours. On connaît autant que moi. Et pour nous, c'est un sujet du quotidien qui est normal. Donc on voit bien avec le recul que les... Les gens ont besoin de connaître comment fonctionne un cycle, tout simplement. Je pense que 98% des femmes sur Terre ne savent pas délimiter leur phase fertile. Et ça donne envie de leur redonner le pouvoir, le savoir tout au moins. Ça donne une grande liberté de savoir gérer son cycle au quotidien. C'est très précieux.

  • Speaker #0

    Oui, je trouve que le mot liberté, il est important dans tout ça. Et effectivement, moi j'entends souvent comme critique des méthodes d'observation du cycle qu'on remet en question la liberté qu'a apportée la pilule quand elle est apparue. Mais effectivement, je trouve que pour moi, un des grands avantages des méthodes d'observation du cycle... c'est que la maîtrise de la fertilité revient complètement dans nos mains. C'est-à-dire qu'il ne dépend plus de l'ordonnance d'un médicament et donc d'une personne extérieure, à savoir la personne qui nous prescrit un contraceptif. Et donc en fait, en termes de liberté, je trouve que justement, c'est pépite, quoi, parce qu'on retrouve justement la maîtrise, je ne sais pas si c'est le terme, mais en tout cas, effectivement, une grande liberté dans l'exercice de cette fertilité, quoi.

  • Speaker #1

    et je trouve que ça a pas de prix oui c'est ça c'est une gestion au quotidien qui est réversible à tout moment on peut décider d'un cycle à l'autre de désirer lancer une grossesse tout au moins d'essayer Les antibiotiques ne sont pas facilement fertiles, mais en tout cas d'essayer ou de différer selon le souhait, le besoin du moment. Et c'est très, très facile en fait, ou précieux en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et puis comme tu le dis, c'est génial de pouvoir ouvrir les yeux des femmes qui le souhaitent sur cette connaissance hyper riche. Mais effectivement, c'est canon aussi de pouvoir transmettre ces connaissances aux hommes et aux conjoints. Et c'est canon, quand au sein du couple, il y a une connaissance aussi de l'homme, de la physiologie, du cycle de la femme, de tout ce que ça implique et une gestion de la fertilité qui se fait à deux. Et c'est quand même aussi un des chouettes plus de ces méthodes d'observation du cycle quand elles sont effectivement bien vécues en couple.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai que déjà de le faire soi-même en couple, je pense que ça apporte beaucoup de crédit aux personnes à qui... On va enseigner cette méthode parce que nous, on l'utilise depuis le début. On a toujours utilisé ça et rien d'autre encore aujourd'hui. Et pourtant, notre famille est probablement complète aujourd'hui. Et ce n'est pas pour autant que nous souhaitons changer de méthode, puisqu'on la maîtrise. Et effectivement, quand je forme, la plupart du temps, c'est moi toute seule. Quand on fait des formations à Paris en présentiel, mon mari est là. Mais sinon, je forme les couples, j'ai les couples en face en visio toute seule. Et j'ai les couples en face, c'est l'homme et la femme qui sont présents au rendez-vous. Et c'est extraordinaire de voir les coquilles qui tombent des yeux des hommes, mais autant des femmes, les deux ont des ouvertures extraordinaires en fait, parce qu'ils découvrent tout, ils découvrent la beauté de la physiologie de la femme, l'horlogerie mécanique qui est... extraordinairement pensé. Et l'homme, du coup, est parfois celui qui va être le moteur dans le quotidien, dans l'observation au quotidien et sur le long terme, qui va motiver sa femme à tenir le rythme. Parce que, mine de rien, c'est un effort à faire au quotidien d'utiliser une méthode d'observation du cycle. Donc, l'homme est très précieux. Et je dirais même indispensable, il faut que les deux soient sur la même longueur d'onde. Et en général, de suivre une formation, ça permet aux hommes d'être partie prenante. Donc c'est assez chouette. C'est très beau de faire ça. Moi, j'ai beaucoup de chance de faire ce métier.

  • Speaker #0

    Ah ouais, je viens le croire. Donc toi, tu t'es formée, vous êtes formée en couple pour utiliser cette méthode pour vous. Ensuite, toi, tu t'es formée pour... pour pouvoir l'enseigner, ça c'était au début de votre mariage ?

  • Speaker #1

    Non, on a mis 10 ans avant de se former en tant que formateur, donc le temps d'avoir plus de temps aussi, puisque nous avons eu des enfants tous les deux ans, très précisément. Pour dire qu'on maîtrisait vraiment la méthode, puisqu'on souhaitait avoir des enfants tous les deux ans, et on a eu la chance d'y arriver. Ah, quelque chose, c'est clair. Parce que j'espérais ne pas avoir plus de 3 ans d'écart ayant eu ça avec mon frère au-dessus de moi. Je trouvais ça trop large comme écart. Et puis, un an d'écart, c'était trop serré au cas où il y en ait un qui redouble. Enfin, ça aurait été un peu difficile au niveau fratrie. Donc voilà, je n'ai pas pensé à moi parce qu'enchaîner les enfants tous les deux ans, c'est pour une maman très, très fatigant physiquement. Mais pour les frères et sœurs, c'est hyper sympa.

  • Speaker #0

    Mais quelle chance d'avoir pu le réaliser comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est sûr qu'on maîtrise notre chance. On a eu la santé pour le faire. Et puis aussi, finalement, ça s'est fait naturellement. Il y a beaucoup de personnes qui ont du mal à avoir des enfants. Donc, on conscientise encore plus notre chance aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Oui, je veux bien croire. Tout à fait. Et justement, est-ce que tu veux bien, on rentrera un peu plus dans le détail de Billings après, on en reparlera évidemment, mais est-ce que tu veux bien d'abord parler un peu de ta découverte de la maternité, comment ça s'est passé pour toi ? Donc, tu es devenue maman assez vite, assez vite, et ensuite après, tu parlais avec ton conjoint, ou comment ça s'est fait ?

  • Speaker #1

    Alors non, on a choisi d'attendre une année entière sans grossesse. avant de se dire ce sera le moment dans l'idée de construire notre couple et de prendre du temps pour nous deux sachant qu'on n'avait pas on ne vivait pas ensemble avant on avait besoin de se poser après pas mal d'événements qui avaient eu lieu au moment de notre mariage parce que mon papa avait été très très malade il n'était même pas là à notre mariage il venait de se réveiller du coma donc ça avait été une période assez compliquée... Et donc, prendre le temps pour notre coup pendant un an pour fonder notre famille. Et puis ensuite, on a espacé les naissances à ce moment-là en utilisant la méthode Billings. Et ensuite, lorsque c'était l'heure, on a lancé une grossesse, qui s'est évidemment bien déroulée.

  • Speaker #0

    On a eu de la chance. Et dans ces débuts de l'utilisation de Billings, vous avez trouvé ça facile d'utilisation ?

  • Speaker #1

    Oui, très facile parce que j'avais pris le temps de me former avant. On s'était formé avant, donc j'avais eu plusieurs mois d'apprentissage pour observer mes cycles tranquillement de mon côté. Et oui, en fait, à partir du moment où on était mariés, je repérais très facilement le début de mes phases fertiles et la fin de mes phases fertiles. Je ne sais pas pour autant que j'avais des cycles très réguliers comme des horloges, mais ça, ça me... La méthode, justement, permet à toutes sortes de cycles d'être observées. Et ça n'influe pas, en fait, sur la fiabilité de la méthode. Donc, oui,

  • Speaker #0

    à chaque cycle, on recommence.

  • Speaker #1

    On recommence tout à zéro.

  • Speaker #0

    C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Et ensuite, vous avez eu la chance d'accueillir une grossesse assez vite quand vous l'avez désirée.

  • Speaker #1

    Exactement, voilà. Donc, la première grossesse s'est très bien déroulée. Avec le recul, je conseillerais à toutes les femmes qui nous entendent aujourd'hui de passer par des sages-femmes plutôt que par des gynécos. Tu n'es pas un gynéco,

  • Speaker #0

    toi ?

  • Speaker #1

    Parce que j'ai été suivie par un gynéco à l'époque, je dis à l'époque parce que notre aîné a 11 ans, donc ça commence à zéter. À l'époque, les sages-femmes n'étaient pas aussi... On entendait moins parler d'elles. Oui. Et... Et on ne savait pas, enfin personne dans mon entourage ou dans mes amis, en tout cas, me disait, les sages-femmes, c'est possible d'être suivie par une sage-femme depuis le début d'une grossesse jusqu'à la fin d'une grossesse. Et donc voilà, c'était gynéco et puis point barre. Donc voilà, mon gynéco était tout à fait gentil et efficace. Mais les rendez-vous duraient 10 minutes et les questions n'étaient pas forcément les bienvenues. Donc pour une première grossesse, ce n'était pas une super expérience. Parce qu'on découvre tout, qu'on est beau lire dans des livres, ça ne fait pas tout.

  • Speaker #0

    Ah bah oui.

  • Speaker #1

    Et voilà, donc ma grossesse s'est bien passée, j'ai eu de la chance de ne pas avoir de problème justement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Mais du coup, cette expérience, je ne la recommande pas à personne aujourd'hui. Et c'est vrai qu'à chaque fois que j'ai des couples en face de moi, je leur dis prudence, passez par des sages-femmes. Vous aurez plus de réponses à vos questions.

  • Speaker #0

    Ben oui, c'est vrai que souvent, effectivement, les sages-femmes ont plus de temps et prennent aussi plus de temps dans leur accompagnement pour accompagner et répondre à toutes les questions. Et donc ensuite, tu t'es préparée pour un accouchement avec le gynéco qui te suivait ?

  • Speaker #1

    Donc oui, c'est le gynéco qui me suivait qui m'a accouchée dans une clinique à Paris. Et l'accouchement a été très très long. Voilà, c'était le premier. Ça a été très long et très très fatigant. Voilà, donc le premier accouchement a été difficile. J'ai mis du temps à m'en remettre. Et le petit bébé, notre fils, pleurait beaucoup. Et probablement dû à cette longueur et à cette difficulté. Et à l'époque, j'étais allongée et bloquée sur ma... Comment ça s'appelle ? La table d'accouchement, là, branche partout, sans avoir le droit de bouger ou de faire quoi que ce soit. Donc, cette expérience était un peu particulière parce que la quatrième, j'ai eu quatre enfants, et effectivement, mon quatrième accouchement, même dès le troisième, dès le deuxième, a été très, très différent, puisque j'ai compris que ça n'avait pas été tout à fait normal d'avoir été accueilli comme ça sur place. Donc, pareil, je vous encourage aussi à découvrir tout. tout ce qui existe aujourd'hui avec les doulas, avec les accouchements physio, les ballons, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est sûr que les premiers, ils essuient souvent un peu les plumes.

  • Speaker #1

    Voilà, ça joue. Je pense que ça joue beaucoup sur leur sensibilité sur du long terme. Moi, je pense vraiment qu'on a un fils beaucoup plus sensible. pas fragile mais sensible au niveau émotionnel que les autres. Voilà, la rupture a été un peu bizarre. La rupture entre la grossesse et sa naissance a été un peu rude. Voilà, mis à part ça, l'accouchement, c'est normalement.

  • Speaker #0

    Et tu as découvert, après cette expérience de l'accouchement assez rude quand même, la découverte du postpartum, elle s'est faite comment ? Tu as dû trouver tes marques avec ce petit chou ?

  • Speaker #1

    Alors, ça a été aussi toute une aventure, cette histoire-là, parce que j'ai accouché au mois de février, et cette année-là, il faisait très froid. Et nous étions dans un appartement de jeunes mariés avec des courants d'air. Donc d'une part il y avait la solitude et d'autre part il y avait le froid. C'était très très spécial. Donc voilà, il y a eu mieux. Donc quand même une grande solitude, effectivement découverte de tout, atterrissage. Mais voilà, après on... Tout s'est bien déroulé. J'ai allaité plusieurs mois, pendant six mois, jusqu'à désirer... Après, j'ai repris le travail, ce qui m'a permis de me reposer au bureau. Et puis, une fois que j'étais bien reposée, on s'est dit qu'un deuxième serait le bienvenu. Oui,

  • Speaker #0

    le désir est venu assez vite du deuxième. Tu avais à peu près récupéré en termes de fatigue.

  • Speaker #1

    Oui, à peu près. Voilà, pas complètement. Je pense que ça prend...

  • Speaker #0

    Suffisamment pour que le deuxième vienne. Oui,

  • Speaker #1

    oui. J'avais toujours en tête que je ne souhaitais pas avoir trop d'écart aussi. Oui. C'est très terre-à-terre et c'est très peu romantique ce que je raconte. Mais c'est vrai que l'écart entre les enfants était important aussi dans notre famille. Sachant qu'on s'est mariés à 27 ans. J'ai dû avoir le premier vers 29 ans. Donc voilà, après, si vous ne voulez pas être aux grands-parents trop tard... Non, on n'y pense pas du tout.

  • Speaker #0

    Et vous avez eu la chance à nouveau que ce deuxième bébé arrive dès que vous le souhaitiez.

  • Speaker #1

    Oui, pareil. À un mois près. Parce que la première tentative, c'était... Il y a un cycle qui a foiré, on ne s'en a jamais su pourquoi, mais voilà, c'est comme ça effectivement, et pourtant on maîtrisait la... On savait exactement où pouvaient être positionnées les unions pour pouvoir concevoir. Ce n'était pas vraiment ça le sujet. C'est comme ça. Et donc, on a eu un mois d'attente. Donc, c'est rien par rapport à l'étude.

  • Speaker #0

    C'est rien. Même si, effectivement, quand tu es très attentif à ton cycle, que tu connais ton cycle, que tu es formé, etc., c'est sûr que les mois d'attente sont peut-être... Dans ton cas, je ne sais pas si on peut vraiment abuser ça de l'attente, mais en tout cas, quand tu connais vraiment ton cycle, tu ne vois pas les mois d'attente de la même manière que quand tu n'y connais rien, je pense. Parce que quand tu sais pertinemment que tu as eu des unions pile dans la période fertile, tu le sais, quoi, du coup, tu t'alertes plus vite, je pense, sur le fait que ça ne fonctionne pas. Et c'est un des aspects positifs, d'ailleurs. Enfin, tu vois, c'est vrai que parfois, j'ai dans mon entourage des couples pour qui c'est très compliqué de concevoir un bébé. Et c'est vrai que je vois bien que ce n'est pas du tout pareil entre les couples qui ont des unions pendant la période fertile parce qu'ils sont formés aux méthodes d'observation du cycle et d'autres couples qui ne sont pas du tout formés à ces méthodes-là. Mais effectivement, les couples formés, quand leur gynéco leur dit attendons au moins un an avant de s'inquiéter C'est vrai que je trouve que quand tu sais que les unions ont lieu pile pendant la période fertile, un an, ça paraît juste infini.

  • Speaker #1

    Oui, d'ailleurs, c'est démesuré.

  • Speaker #0

    C'est des questions.

  • Speaker #1

    Oui, justement.

  • Speaker #0

    C'est des questions un peu avant. Surtout que je ne connais pas, moi, cette attente-là, mais en tout cas, je peux imaginer que c'est des mois qu'on double quand le désir d'enfant est là.

  • Speaker #1

    Tout à fait, ce sont des mois qu'on double, et d'ailleurs les femmes et les couples qui utilisent les méthodes d'observation du cycle savent pertinemment, enfin sont alertés en tout cas par leurs enseignants, leurs moniteurs, leurs instructeurs, qu'on n'attend pas un an en fait. Bien avant, il y a des choses à faire, des prises de sang à faire, des vérifications, alors je ne parle pas d'un mois comme moi j'ai eu, qui est ridiculement normal et habituel, mais voilà. à partir de 3-6 mois moi dans mes accompagnements je n'attends pas, je leur fais faire des prises de sang et puis en fait ça se voit très rapidement s'il y a un dérèglement dans le cycle ça se voit très vite sur les tableaux justement les fameux tableaux Billings ça se voit, donc on peut voir qu'il manque des oestrogènes, on peut voir qu'il manque de la progestérone et voilà après on vient creuser, tirer des ficelles pour faire les bonnes prises de sang les bonnes analyses et puis voilà

  • Speaker #0

    Et puis trouver des solutions. Il y a un monde entre un vrai problème d'infertilité, avec la besoin d'une intervention médicale, et plein de dérèglements possibles dans le cycle, liés à de très nombreux facteurs, qui du coup peuvent passer inaperçus. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais j'ai l'impression parfois que... On attend dans un an, et puis dans un an, on fera des bilans pour voir s'il y a besoin d'une intervention médicale pour ci ou ça, ou s'il y a besoin de passer à de la procréation médicalement assistée. En fait, il y a plein d'étapes, il y a plein de subtilités entre être malade, sans avoir une pathologie, sans avoir ceci, cela. On peut malgré tout avoir des carences, avoir des dérèglements hormonaux qui peuvent passer complètement inaperçus, parce que c'est des petits symptômes par-ci, par-là, qui sont... qui ne sont pas toujours ultra handicapants et qui ne sont pas toujours manifestes.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et c'est là que c'est intéressant.

  • Speaker #1

    Exactement. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai un accompagnement à la méthode Billings, étant formée à tout le reste, en restauration du cycle et de la fertilité, j'ai un œil sur ça très, très vigilant. Et donc, dès que je vois que la femme a du mal à repérer sa glaire cervicale, qu'elle en a très peu, déjà, moi, ça m'alerte. Quand je vois que les femmes ont beaucoup de sang pendant leurs règles, ça m'alerte. Des femmes qui, au contraire, ont des règles plutôt noires et pauvres, ça m'alerte. Si la phase luthéale, post-ovulatoire, est très courte, ça m'alerte. En fait, j'ai des alertes très rapidement, au bout de 2-3 mois d'observation. Et dès lors, je peux directement leur dire, s'il vous plaît, allez vérifier telle et telle chose. Et vous me donnez les... Voilà. En fait, je ne me substitue pas aux médecins, mais... En fait, toi comme moi, nous sommes formés à ça et en fait, on est capable de lire des analyses de sang sur certains points du cycle et de pouvoir gérer au plus tôt en fait. Parce que des carences en vitamine D, ça impacte tout. Et pourtant, ça, je ne parle pas d'hormones. Enfin si, la vitamine D, c'est une hormone, mais je ne parle pas ni d'oestrogène ni de progétérone. Je parle peut-être, si elle a une grosse fatigue, ça va être un manque. plein de choses possibles. Donc, c'est l'avantage de ce qu'on a fait. C'est l'observation du cycle.

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. C'est qu'en fait, non seulement l'observation du cycle permet cette maîtrise de la fertilité, mais ça permet aussi d'apporter tellement d'informations sur notre corps, sur le fonctionnement de notre corps. Et quelle richesse. Moi, je trouve ça toujours absolument merveilleux de voir tout ce que notre cycle nous donne comme informations. Je trouve ça assez dingue, c'est un peu une vitrine de notre bien-être quelque part.

  • Speaker #1

    Oui, complètement. On peut l'utiliser,

  • Speaker #0

    mais quelle merveille.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que c'est utile de l'utiliser jusqu'à la fin de sa fertilité, jusqu'à la ménopause. Et vraiment, ces méthodes-là ont trois utilisations. La première, c'est pour suivre justement sa santé. Pas besoin d'être en couple, pas besoin de désirer une grossesse ou de désirer d'espacer les grossesses. Deuxième chose, c'est pour effectivement concevoir. Et troisième chose, pour différer naturellement sans avoir recours à des moyens mécaniques ou chimiques.

  • Speaker #0

    C'est ça, mais comme je disais, le premier usage est important aussi.

  • Speaker #1

    Le premier usage, oui. Les deux autres grossesses qui ont suivi ont été aussi... Très bien, très belle. Et j'ai jusqu'à les accoucher. Alors, j'aime bien être enceinte. Par contre, le côté début de vie du bébé, plus... Voilà, j'ai trouvé ça très fatigant. Probablement, j'ai été très carencée. Et je n'avais pas ces personnes, finalement, qui étaient formées autour de moi. Finalement, peu de monde... Enfin, même les sages-femmes qui, à la fin, me suivaient. Parce que, pour le coup, j'ai compris à un moment donné qu'il fallait que je passe par les sages-femmes. J'ai compris toute seule. Et même les sages-femmes ne sont pas toutes formées aux carences. Et c'est un peu le nerf de la guerre quand on est jeune maman. Les oméga-3, le magnésium, plein de choses qui font que pour pouvoir allaiter sereinement et avoir du lait et de la forme physique et mentale.

  • Speaker #0

    Oui, donc ça ne fait pas dormir nos bébés la nuit, mais ça permet de tenir le long cours.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Oui, donc toi, tu as trouvé que c'était plus le postpartum qui était un peu un défi que la grossesse. La grossesse, à la limite, c'est bien. Mais ensuite, après la naissance des bébés, c'est la fatigue des débuts.

  • Speaker #1

    Oui, pour moi, la grossesse se passait toujours très bien. C'était très simple. Oui,

  • Speaker #0

    c'est toujours ça. Et donc, ton premier, tu avais accouché avec le gynéco qui te suivait. Et ensuite, pour les suivants, tu as chaque fois accouché avec une sage-femme dans une maternité,

  • Speaker #1

    c'est ça ? Non, je l'ai quatre fois avec le même gynéco, par contre. Quatre fois avec le gynéco ? Ah ouais, c'est trop marrant. Oui, et à la fois c'est sympa, voilà, c'est sympa à la fois. Jusqu'à la troisième grossesse, j'ai été suivie par une sage-femme jusqu'au maximum.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Enfin, la quatrième grossesse, jusqu'au maximum. Et voilà. En fait, gynéco, parce que c'était à l'endroit où on allait accoucher, et c'était pratique, et il s'y connaissait. On avait confiance, du coup, en lui, parce qu'il maîtrisait la situation.

  • Speaker #0

    Le fait de le connaître, c'est quand même... C'est précieux, quoi. Enfin, si t'es en confiance, c'est quand même chouette de vivre ces moments si particuliers de la naissance avec un visage connu, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors, toutefois... Pour mon dernier accouchement, j'avais décidé de ne pas prendre la péridurale. Et donc, sans péridurale pour le quatrième, les autres, j'en avais, mais très, très peu. C'était vraiment une infime dose vers la fin.

  • Speaker #0

    Bien baisé, quoi. C'est chouette.

  • Speaker #1

    Oui, tout petit peu. Et là, je n'avais pas eu besoin de péridurale. Et il m'a dit, voilà, vous l'avez eu, votre accouchement naturel. Cette phrase, je m'en souviendrai toute ma vie. C'était dénigrant au possible. Oui, ça a le fait de m'y être. ça les soumet comme un caprice au lieu de me dire bravo vous êtes une warrior vous avez réussi je vois ce que tu veux dire c'est effectivement un peu dénigrant comme si c'était un

  • Speaker #0

    petit délire qu'on a comme ça très spécial on mange du quinoa au petit-déj et on peut accoucher à son père du hâte c'est ça ça nous fait rire effectivement Plus de choses que ça qui se jouent. Et tu as un bon souvenir de ce 4ème accouchement sans péridurale ?

  • Speaker #1

    Oui, ça s'est passé rapidement, hyper rapidement en fait. Hyper rapidement ? Oui, parce que je suis arrivée 30 minutes avant l'accouchement à la clinique, à la maternité. Incroyable. Donc ça a été hyper rapide.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

  • Speaker #1

    Les contractions avaient commencé à la maison plusieurs heures avant, c'était pas...

  • Speaker #0

    D'accord, c'est quand tu es arrivée, ça s'est accéléré très vite.

  • Speaker #1

    Oui, il était temps d'arriver. J'avais maîtrisé le truc jusque-là parce que j'avais des enfants, j'avais les autres enfants à gérer et j'attendais que le relais arrive pour partir. Mon mari est arrivé du bureau, c'était en fin de journée. Donc, de toute façon, je ne pouvais pas accoucher avant. Je ne pouvais pas accoucher avant. Il fallait qu'on prenne la voiture, qu'on aille… C'était pas tout près. Donc, de toute façon, non, il ne fallait pas accoucher avant. Mais j'avais pris mes petites plantes pour pouvoir préparer mon col. Voilà, j'avais bu mes tisanes toute la journée, enfin, depuis quelques jours. Donc, je savais que ça allait un jour se déclencher. Il ne fallait pas que ça aille trop vite. Il fallait que ça aille pile au bon moment. Voilà. Oui,

  • Speaker #0

    oui. Tu as un peu d'organisation en tête quand c'est le quatrième.

  • Speaker #1

    Quand c'est le quatrième, voilà.

  • Speaker #0

    Ah oui. Et ça a été cette quatrième naissance ? Après, le postpartum avec les trois grands au-dessus, ça a été ?

  • Speaker #1

    Oui, ça a été. Ça a été. Oui, oui. Ça a été. Voilà.

  • Speaker #0

    Même si on a trois au-dessus, tu as aussi l'expérience quand même de tes trois autres maternités. Il y a aussi des choses peut-être qui roulent un peu, non ?

  • Speaker #1

    Tout à fait. Et puis, c'est arrivé à peu près dans l'année scolaire qui a suivi, c'était le confinement. En fait, parce que ma fille est née, la dernière est née en 2019. Le confinement s'est fait en 2020. En 2020. et donc en fait ouais d'accord donc ça a été peut-être quelques mois après avec mon mari qui était à la maison en télétravail donc ça a tout changé, c'était pas pareil je gérais toute la journée les enfants mais je savais que j'avais un relais potentiel au-dessus qui pouvait prendre une demi-heure de temps en temps pour s'offler.

  • Speaker #0

    En cas de grosse galère de bébé qui hurle pendant qu'on bouge les autres ou quoi ou

  • Speaker #1

    Pendant qu'on apprend à lire à l'aîné qui était en CP. Et pendant que... Voilà. Puis il y avait moins de trajet d'office, il n'y avait plus d'aller à l'école, plus d'activités extrascolaires. Donc en fait, c'était une année qui a été plutôt finalement beaucoup plus simple.

  • Speaker #0

    Malgré le fait que tu avais tous tes petits à la maison.

  • Speaker #1

    Oui, mais tous les trajets en moins, ça faisait beaucoup.

  • Speaker #0

    Finalement, tu as trouvé que même si tu les avais tous les trois, c'était plus facile.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ok, tant mieux. C'est après la naissance de ce quatrième enfant que vous avez décidé de vous former ? Pour être accompagnateur Billings ? Oui,

  • Speaker #1

    effectivement. C'est même pendant la grossesse du 4e qu'on a commencé les cours. Parce que ce sont des cours en ligne pour être enseignant Billings. Il y a des modules qui se débloquent tous les mois. Il faut rendre des devoirs tous les mois. Et donc, j'avais commencé pendant ma grossesse. Et j'avais quasiment fini quand ma fille est née. Il ne restait plus que toute la partie supervision d'un couple à mener. Oui. Donc j'avais passé toute la partie intellectuelle et heureusement parce que quand on accouche, on perd la moitié de sa matière grise.

  • Speaker #0

    C'est clair !

  • Speaker #1

    Donc c'était parfait en tabling. Donc oui, on s'est formé à ce moment-là, on a passé l'examen à ce moment-là, le mémoire rendu, etc.

  • Speaker #0

    Donc on parle de Billings et donc de méthodes d'observation du cycle, mais il y en a plusieurs des méthodes d'observation du cycle. Et pourquoi toi, c'était Billings en particulier qui t'attirait ? C'est parce que c'est la méthode dont tu as entendu parler ou s'il y avait une spécificité qui te convenait particulièrement ?

  • Speaker #1

    Alors, parce que j'ai été conquise par le week-end de formation qu'on avait fait en 2010. dix ans avant qu'on commence à être formateur. Et j'avais été conquis, puisque moi-même, je maîtrisais complètement mes cycles. Enfin, je les reconnaissais parfaitement. Voilà, je savais. Donc, j'avais compris assez rapidement. Et j'avais testé. Il faut dire quand même que j'avais testé pendant très peu de temps la méthode avec la température. C'est-à-dire, un thermomètre, et essayer de comprendre ce qui se passait dans un cycle avec un thermomètre. C'était plus de... de l'essai et de l'amusement qu'autre chose parce que finalement j'ai trouvé ça très très très très contraignant au quotidien et puis en fait le fait d'avoir des enfants ça augmentait la contrainte et finalement je n'en avais absolument pas besoin c'est l'art de la méthode Béling justement c'est d'être hyper libre sur le côté observation on a besoin de rien d'autre que de notre propre corps pour pouvoir compléter des tableaux au quotidien et cette simplicité là qui est suffisante en elle-même, me suffisait. Donc, voilà. Je suis partie dans cette idée de rester sur ce que je connaissais et ce que je pratiquais.

  • Speaker #0

    Et ce qui te convainc. Est-ce que pour rappeler un peu les distinctions, donc, effectivement, dans la méthode d'observation du cycle, dans la synthothermie, on utilise effectivement l'observation de la glaire cervicale, mais aussi... l'analyse d'une courbe de température, donc on prend sa température tous les matins, on fait une courbe et on en déduit des choses. Dans le cas de Billings, effectivement, on s'appuie uniquement sur son ressenti.

  • Speaker #1

    Effectivement, sur le ressenti que la femme va avoir au niveau de sa vulve, de sa glaire cervicale, si elle est présente. Et voilà, ça se suffit en soi. L'observation visuelle aussi est un complément, puisque dans le tableau, il y a deux lignes. Il y a la ligne sensation... à la vulve au cours de la journée, et puis la ligne observation visuelle. Qui est facultative parce qu'une femme aveugle peut utiliser la méthode, et une femme analphabète aussi. Donc c'est pour ça que cette méthode est enseignée dans plus de 50 pays dans le monde, et a commencé aussi en étant diffusée dans les îles Tonga, des îles où finalement les femmes n'étaient pas du tout capables d'écrire des textes, elles mettaient des fleurs. dans leurs cheveux pour désigner la face fertile ou sur leur porte d'entrée. Et voilà, tout ça pour dire que cette méthode est accessible vraiment à tout le monde et est utilisée par toutes les cultures aussi dans le monde. Et donc,

  • Speaker #0

    pour se représenter de manière un peu schématique à quoi correspondent ces sensations à la lune, est-ce que tu peux nous décrire un peu dans le cycle comment ça se décline, ces sensations ?

  • Speaker #1

    Alors, le cycle se compose déjà de quatre parties. Première chose à savoir, vous avez les menstruations, qui sont appelées règles à condition d'avoir repéré votre ovulation dans le cycle qui précède, qui est suivie d'une phase d'infertilité pré-ovulatoire. Pendant cette phase, la femme va ressentir une sécheresse à la vulve. dans la plupart des cas, mais aussi ou alors une sensation très très faible d'humidité. Mais l'intérêt, l'idée, c'est qu'elle est constante, cette sensation. Elle n'évolue pas. Ça permet de reconnaître des profils infertiles lorsque ça n'évolue pas en termes de sensation. Et ensuite, on rentre dans cette phase fertile où justement, la glaire cervicale va être présente, va être produite en quantité croissante. au niveau du col de l'utérus et donc la femme va ressentir cette glaire qui s'écoule de plus en plus et qui va être de plus en plus aqueuse et reconnaissable au ressenti. Donc ça ce sera la période fertile qui va se terminer au moment où la femme va ressentir une rupture nette de cette sensation en passant de je suis glissante à je ne suis plus glissante et elle va pouvoir reconnaître son jour sommet, ce qu'on appelle sommet ou jour pic selon les méthodes. Et donc c'est dans 80% des cas, ce jour sommet est le jour de l'ovulation. Après, dans 19% des cas, ce sera le lendemain. Et dans 1% des cas, le surlendemain. Il faut savoir que l'ovule a une durée de vie de 24 heures. Donc voilà, c'est pour ça que ces deux jours consécutifs, ces trois jours même qui suivent le jour sommet, sont inclus dans cette phase fertile. Et ensuite vient une phase luthéale. La phase luthéale commence dès le lendemain du jour sommet. Et cette phase dure entre 11 et 16 jours, dans un cycle qui va bien. et ensuite vous recommencez à voir vos règles. Pendant cette phase luthéale, la sensation est assez faible, vous n'avez plus ni jamais ni mouillé ni glissant. Ça peut être du sec ou du humide, mais plus de sensations fortes d'écoulement. L'idée c'est de repérer ces profils fertiles et ces profils infertiles, puisqu'on peut avoir des tentatives d'ovulation en préovulatoire qui n'aboutissent pas, et à nouveau une phase fertile qui va cette fois aboutir. Donc il n'y a pas de schéma dans lequel rentrer, puisque chaque cycle d'une même femme sera différent. L'idée c'est de trouver quel est son profil d'infertilité de base en pré-ovulatoire, et à quoi ressemble sa face fertile, à quoi ressemble son jour sommet. Et tout ça en fait ça s'apprend, ça s'apprend et les formations sont très précises. Voilà on n'est pas autodidacte dans cette méthode. Malheureusement il y a beaucoup qui se disent d'utiliser cette méthode. qui n'ont jamais eu de formation très sérieuse derrière. Et c'est du coup après, comme toute méthode naturelle, on dit que ça ne marche pas, mais si, si, si, ça marche très bien à condition d'avoir été très bien formé et d'avoir bien compris en fait les directives pour reconnaître ces fameuses phases qui seront propres à chacune, comme tu disais tout à l'heure. Voilà, donc une formation à la méthode Billings dure au minimum 4 mois, il y a au minimum... 6 rendez-vous dans ces 4 mois, c'est un minimum du minimum, avec l'enseignante pour pouvoir voler de ses propres ailes. Et puis, il faudra de toute façon faire des piqûres de rappel après un accouchement, pour le postpartum, pour l'après-ménopause, etc.

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est qu'il y a des phases où, en plus, la lisibilité du cycle peut être un peu particulière, effectivement, dans le post-partum, ou effectivement, quand on se rapproche de la ménopause, ça peut être utile, effectivement, de... de se reformer pour être bien accompagnée dans ces phases spécifiques. Mais effectivement, autant, peut-être des personnes qui ne connaissent pas du tout, des femmes qui ne connaissent pas du tout l'observation du cycle, en t'entendant, peut-être qu'elles peuvent se dire Ah mais oui, mais effectivement, moi c'est très clair, je dois avoir telle phase à tel moment, telle phase à tel moment. Et c'est super, effectivement, chaque femme peut petit à petit se reconnecter à ses sensations pour essayer de lire son cycle. Mais si on veut utiliser ces observations-là pour différer une grossesse, par exemple, effectivement, c'est plus que recommandé de se faire accompagner et pas de se lancer comme ça en autodidacte, comme tu disais, puisque à la fois, c'est extrêmement simple et à la fois, c'est très précis. C'est ça. Et effectivement, comme tu dis, ce sont des méthodes d'observation du cycle et la méthode Billings. Ce sont des méthodes qui sont très efficaces dans plein de situations, mais notamment lorsqu'on veut différer une grossesse. mais sont très efficaces lorsqu'elles sont bien utilisées. C'est-à-dire utilisées avec sérieux tout simplement, et donc après un accompagnement. Ça ne veut pas dire qu'il faut être très doué ou très je ne sais pas quoi, mais c'est juste qu'il faut être bien accompagné.

  • Speaker #1

    Il faut être bien accompagné pour maîtriser les règles de la méthode, puisqu'il y a quatre phases. Je vous disais qu'il y a quatre phases, en fait il y a aussi quatre règles pour concevoir ou pour différer selon les envies du moment. Et ces quatre règles, il faut les apprendre, en fait. C'est pas inné. Et puis, la formation, se former comme ça... C'est vraiment indispensable. C'est aussi important, on disait tout à l'heure, on parlait de sa santé. Même si vous n'êtes pas en couple, prenez le temps de vous former sur votre cycle. Moi, je forme des célibataires aussi et c'est hyper sympa parce qu'il n'y a pas d'enjeu de grossesse ou de pas grossesse. En fait, c'est juste une découverte de soi qui est super précieuse. C'est vraiment comme du développement personnel. je le considère comme ça parce que ça permet de caler ses énergies en fonction de son calendrier au boulot des sorties entre copains etc même

  • Speaker #0

    en dehors d'un projet de grossesse ou de différé de grossesse comme on le disait tout à l'heure notre site nous donne des informations très précieux sur notre santé, sur notre bien-être. Et donc, c'est trop dommage de passer à côté.

  • Speaker #1

    Certaines femmes de mon entourage, par exemple, utilisent uniquement le thermomètre, parce qu'elles ont des outils super connectés en utilisant... Vraiment, elles ne se sont pas du tout formées à rien, même pas en symptômes. Je parle vraiment d'outils comme... Je ne fais même plus des noms. Des appareils où il y a un feu vert ou un feu rouge qui s'allument. Je ne sais plus comment ça s'appelle. et sans du tout se préoccuper de sa glaire cervicale ou de ses sensations. Donc surtout ne faites pas ça, n'utilisez non plus pas d'application prédictive, ça ne sert à rien parce que vous n'êtes pas un robot et l'application ne peut pas prédire votre ovulation. Ce sont que des statistiques. En fait là vous retombez si vous utilisez ça dans les méthodes ogynéo qui ne fonctionnent pas. qui ont été évidemment remplacées par des modèles modernes d'observation du cycle dont fait partie Billings, puisque au Gino, c'était l'époque de nos grands-mères en fait. Aujourd'hui, les méthodes ont bien bien évolué, ont été scientifiquement prouvées par des milliers de dosages hormonaux, par des milliers de recherches, et ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et donc toi, vous vous êtes lancée dans cette formation pour accompagner les... les couples, l'utilisation de la méthode Billings. Et toi ensuite, en parallèle, tu as développé des accompagnements de femmes. Et donc tu as fait plusieurs formations, parce que je sais que dans tes accompagnements, tu n'utilises pas uniquement Billings comme clé de lecture. Maintenant, tu accompagnes avec les plans. Comment ça s'est fait un peu tout ce cheminement, les formations que tu as faites ? Comment ça t'est venu ?

  • Speaker #1

    Avant de faire d'autres formations, j'ai suivi peut-être une centaine de couples avant en méthode juste B-Links, vraiment en observation pure. Et en regardant leur tableau, au fur et à mesure, je me disais, en fait, il y a des dérèglements sur les trois quarts. Les trois quarts des cycles avaient des dérèglements chez les trois quarts des femmes que j'aidais.

  • Speaker #0

    C'est un laboratoire d'observation de fou.

  • Speaker #1

    C'est exactement ça. Ça m'a sidéré très rapidement. Je me suis dit, mais waouh, ce n'est pas possible. Je les vois, les dérèglements. Je ne peux pas leur dire que tout va bien. Ce n'est pas possible. Donc, en fait, je me suis renseignée sur les solutions. Au départ, je les ai renvoyées vers des médecins, des gens. Je ne connaissais que ça, en fait. Et petit à petit, mes enfants ont été suivis par des pédiatres homéopathes qui connaissaient bien l'homéopathie, les plantes, la gémothérapie. Donc, j'ai commencé par me former en gémothérapie. qui était utile aux enfants, mais du coup j'ai découvert que c'était aussi utile aux femmes. Et puis petit à petit, je suis rentrée dans ce monde parallèle des plantes et des huiles essentielles. Pareil, ça a commencé par soigner mes enfants, d'abord avec ces techniques-là, et puis petit à petit, en me renseignant sur l'immunité des enfants, sur toutes les maladies qui me permettaient d'éviter d'aller chez le pédiatre toutes les semaines, je me suis rendue compte que c'était super efficace, donc en testant dans mon petit laboratoire familial. Et là, je me suis dit, ok, là, c'est pas du chéqué, c'est pas juste pour que ça sente bon, c'est hyper puissant. Donc voilà, j'ai commencé à me former comme ça, j'ai fait une formation sur l'accompagnement des femmes, spécifiquement avec les plantes, chez Althea Provence, puis j'ai continué à en faire d'autres sur les huiles essentielles, et puis voilà, aujourd'hui je suis apprentie herbaliste, donc c'est une grosse, grosse formation qui n'est pas... Ce n'est pas terminé parce que pour devenir herbaliste, il faut minimum 4 ans d'études, au moins, si ce n'est pas plus, en tout cas dans l'école que je fais. Et c'est... Après, quand on rentre dans ce milieu de la connaissance des plantes, en fait, on ne peut plus faire au hasard parce que... On se rend compte que c'est très complexe. J'ai le désir vraiment de conseiller les plantes de manière très personnalisée aux femmes qui viennent me voir. On ne peut pas calquer une consultation sur une autre. Ce n'est pas du tout possible. Il y a des choses qui reviennent à chaque fois, de faire certaines prises de sang, certaines carences. hyper régulière chez les femmes aujourd'hui. Je pense très spécifiquement à la vitamine D de nos jours, parce qu'on n'a pas eu de soleil depuis un an et demi, et on est toutes, tous, même les hommes, en carence. Et ça influe énormément sur nos hormones. Donc ça, c'est la plus simple que je puisse vous dire ici, dans ce podcast. Allez faire votre prise de sang de vitamine D pour vérifier ça.

  • Speaker #0

    J'ai rencontré une seule fois une personne qui avait trop de vitamine D. dans les dosages. Sinon, je n'ai vu que des personnes carencées. C'était une fois. Une personne sortie de nulle part. Enfin, il y avait un truc qui faisait que le taux de vitamine B était trop élevé. C'est rare.

  • Speaker #1

    C'est rare.

  • Speaker #0

    Sinon, à chaque fois dans les bilans, effectivement, il y a quasiment toujours une carence.

  • Speaker #1

    Et puis ça entraîne des cascades terribles sur la dépression, sur la fatigue morale, etc. Donc voilà, mon accompagnement est très très holistique aujourd'hui. Et c'est ce que j'aime et c'est ce que les femmes sont très heureuses d'avoir puisque tout comme toi, ça permet aux femmes qu'on rencontre d'être accompagnées sur tous les plans et d'avoir des clés de lecture ou même des professionnels vers qui orienter, chez qui on travaille en main dans la main. Moi je travaille avec des ostéopathes à Paris. qui sont indispensables au parcours dans certains cas. Donc les femmes qui ont des douleurs de règles, les femmes qui n'arrivent pas à concevoir, qui ont des blocages au niveau des ovaires, etc. En fait, les plantes ne suffisent pas. Il faut aussi passer au niveau mécanique pour débloquer la zone du petit bassin qui est engorgée, qui est coincée, etc. Donc voilà.

  • Speaker #0

    C'est tellement précieux quand tu peux recommander et rediriger. Parce que je peux imaginer, par exemple pour la fertilité, c'est usant d'aller voir une personne pour avoir un accompagnement en phyto ou poids au caisse, de se rendre compte qu'il y a aussi le côté mécanique, de ne pas savoir vers qui se tourner, de devoir chercher une personne de confiance, d'y aller mais de ne pas savoir sur qui on va tomber, de retester un autre professionnel, enfin en fait c'est usant. Donc quand on s'adresse à une personne qui ensuite peut nous rediriger vers des approches complémentaires, je pense que c'est hyper pressionnant. d'avoir dans nos carnets d'adresse effectivement un ostéopathe de confiance qui est habitué à ces problématiques ou enfin voilà il y a plein de professionnels qui peuvent travailler en synergie pour moi je trouve que c'est précieux exactement c'est très précieux je pense que ça enlève une bonne charge mentale aux personnes, aux femmes qu'on accompagne quand on peut leur donner les noms de personnes à qui s'adresser avec confiance oui et c'est un milieu qui tend à se développer aujourd'hui c'est assez nouveau

  • Speaker #1

    C'est assez nouveau cet accompagnement holistique de la femme comme ça. On est une génération qui se bouge et on a tous envie d'avoir une meilleure santé, une meilleure forme physique, d'être moins fatiguée. En fait, je suis assez sidérée des médecins qui sont très utiles, ils sont très complémentaires, c'est sûr qu'ils sont indispensables. Mais quand une femme est déprimée, est très déprimée, elle pleure beaucoup la semaine qui précède ses règles. et que le médecin vous envoie chez un psychiatre parce qu'il vous dit non, non, vous n'avez pas de carence, enfin on ne sait pas, mais peu importe, on s'en fout, allez d'abord voir un psychiatre. Ben en fait non, non, en fait non, vous essayez de suivre votre cycle, première chose. Vous vous rendez compte que votre déprime arrive toujours au même moment, et là vous venez consulter des professionnels qui savent gérer et voir. que finalement, ça peut être des grosses carences et qu'il suffit de peu, en fait, pour remonter les taux de progestérone de manière naturelle.

  • Speaker #0

    Canon. Eh bien, écoute, on va rester sur ça. Je suis hyper contente de cet échange, Anne. Merci beaucoup. Écoute, j'espère que ça donnera envie à certaines femmes ou à certains couples de découvrir la méthode Billings et ou de creuser leur connaissance de... du cycle et aussi d'aller chercher des accompagnements personnalisés pour utiliser à bon escient cette connaissance du cycle. Voilà donc écoute... encore un grand merci merci Cécile merci beaucoup et puis bonne continuation dans tous ces différents accompagnements et puis bravo pour ce que tu fais au service des femmes au service des couples mais surtout au service des femmes merci à toi merci au revoir Cécile ainsi s'achève la papote du jour je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une autre discussion entre nous

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Description

Aujourd'hui je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la Méthode de l'Ovulation Billings®.

Formée en phyto, gemmo, aromathérapie, elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leur cycle. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi du merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes.

Bonne écoute!


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je suis Cécile Albert, une enturopathe spécialisée dans l'accompagnement de la femme, et je suis très heureuse de vous partager ces discussions entre nous. On dit qu'il faut un village pour élever un an. Je crois que si aujourd'hui beaucoup de femmes veulent la maternité comme un raz-de-marée qui se submerge, c'est notamment parce que ce village a été remplacé par une grande solitude. Dans ce podcast, c'est un peu de ce village qui se tisse. J'y reçois des femmes, des mères, qui partagent leurs bons conseils pour une maternité plus apaisée, plus joyeuse et moins isolée. Si vous souhaitez soutenir ce podcast, rien de plus simple, il suffit de lui laisser un avis 5 étoiles et un commentaire et de le partager au-delà. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la méthode Billings. Formez ! en phyto, gémeaux, aromathérapie. Elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leurs filles. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi d'un merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes. Allez, c'est parti, on va poter. Bonjour Anne.

  • Speaker #1

    Bonjour Cécile. C'est un honneur de venir sur ton podcast. Merci pour ton invitation.

  • Speaker #0

    Bah écoute, merci d'y avoir répondu. Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Je préviens tout de suite qu'on a une petite assistante en plus et que si on entend des petits bruits, c'est mon bébé qui est en train de t'aider. Ça me fait rire parce que quand j'ai lancé le podcast, j'avais mon autre fille qui était toute petite et donc j'ai les premiers épisodes, on entend souvent les petits bruits comme ça. Donc c'est dans le thème.

  • Speaker #1

    Trop mignon.

  • Speaker #0

    Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Est-ce que tu veux bien commencer en nous en disant un peu plus sur toi, s'il te plaît ?

  • Speaker #1

    Alors, je m'appelle Anne Thévenon, je suis aujourd'hui maman de 4 enfants, je suis mariée à Guillaume depuis 13 ans et demi, le 19 mars 2011, le jour de la Saint-Joseph, et voilà, nous habitons en région parisienne. Donc aujourd'hui, je suis enseignante d'une méthode d'observation du cycle qui s'appelle la méthode de l'ovulation Billings. qui est tenu par la WOMB, WOMB ça veut dire Organisation Mondiale de la Méthode Billings, qui est de la maison mère en Australie, et nous avons une filiale en France, donc Méthode Billings WOMB France, dont je suis enseignante. Je suis aussi conseillère en phyto-aromathérapie, spécialisée en restauration du cycle et de la fertilité. Voilà, donc je suis les femmes de manière holistique sur leur parcours de... de fertilité et de bien-être surtout.

  • Speaker #0

    Eh bien écoute, on va rentrer un peu dans le détail de tout ça. Il y a plein de choses à aborder évidemment, mais on va essayer d'y aller étape par étape. Juste comme ça, comment tu as découvert Billings toi, au tout début du tout début ? C'était pour ton couple ? Tu l'as d'abord utilisé pour toi, pour ton couple, avant de t'y former ? Comment tu t'es plongée dedans ?

  • Speaker #1

    Exactement, c'était exactement pour nous, pour notre couple. Il se trouve que j'avais une amie dont les parents étaient enseignants Billings. Donc j'ai eu la chance d'avoir les informations au bon moment dans notre parcours de vie, puisqu'on s'est formé à la méthode quand nous étions fiancés. Donc avant notre mariage, quelques mois avant, même six mois avant à peu près. Et j'avais déjà entendu parler de l'observation du cycle depuis plusieurs années avant. Moi, je partais quand même de zéro puisque je n'ai eu aucune transmission familiale. Et ce point-là est quand même notoire dans mon parcours. Puisque je me souviens que la première fois où j'ai eu mes règles, enfin ces années-là, je ne savais pas du tout combien de temps ça saignait, de quoi il s'agissait, à quoi ça servait. Et ça a été une interrogation jusqu'à à peu près 17 ans, jusqu'à ce que j'entende parler. de l'explication de ce qui se passait au milieu de deux périodes de règles. Donc c'était une explication très succincte à cette année-là, mais ça m'avait vraiment aidée à comprendre tout ça. Et ça fait partie de mon étape indispensable pour la suite de mon parcours aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Tu dois avoir d'autant plus à cœur, effectivement, aujourd'hui, de transmettre toutes ces informations sur le cycle et d'éveiller les femmes à cette connaissance-ci. Si toi-même, effectivement, ça a été déstabilisant de ne pas savoir ce qui se passe. Mais tu n'es pas la seule dans ce cas-là, je pense, loin de là.

  • Speaker #1

    Alors oui, effectivement, je suis très, très loin d'être la seule dans ce cas-là. C'est ça qui est amusant parce qu'en tant qu'enseignante, je le sais. J'ai beaucoup de témoignages exactement identiques aux miens. Et donc... Pour moi, c'était un impératif de faire connaître mes connaissances autour de moi. Donc au départ, évidemment, quand nous nous sommes formées à la méthode, je pensais que tout le monde passait par ce même chemin et que c'était une évidence et que c'était connu par tout le monde, vraiment. J'avais cette grande naïveté-là. Et nous avons été formées de manière très très très précise, c'était très bien fait. Je remercie encore aujourd'hui le couple qui nous a formés parce que tout a été très limpide, très clair et voilà, j'ai pu utiliser la méthode jusqu'à aujourd'hui, encore aujourd'hui et jusqu'à ma ménopause je l'utiliserai. Et donc petit à petit, en maîtrisant cette méthode d'année en année, j'ai commencé à en parler autour de moi, dans mes cercles très proches d'amis au départ. en essayant d'essayer de voir un peu ce que les autres... Enfin, si les autres connaissaient au moins le vocabulaire que j'employais. Parce que quand on utilise une observation du cycle, une méthode comme ça, il y a un vocabulaire qui est attitré à ces méthodes. Et les gens en fait ne connaissaient pas. Et donc dans mes amis proches, les gens n'avaient jamais entendu parler qu'il était possible d'observer ces cycles. et de gérer sa fertilité, donc de gérer ses espacements de grossesse naturellement et facilement, je pourrais même dire. Et donc leur bébé tombait du ciel. Donc non, ces femmes-là ne savaient pas quand et comment elles étaient tombées enceintes. Donc à partir de là, je me suis dit que là, j'avais un énorme trésor à partager. et qu'il fallait que je me forme pour être enseignante parce que j'avais beau connaître cette méthode, je n'avais pas la façon d'enseigner. C'est différent de savoir l'utiliser pour soi-même et de savoir le partager aux autres. C'est de là où j'ai commencé à me dire je vais me former. J'ai passé deux ans, à l'époque ça durait deux ans, deux ans à me former et on a fait ça en couple. En couple, mon mari est aussi formé. Et c'était vraiment un projet de couple en fait d'aider les autres, enfin d'aider, d'ouvrir les yeux aux autres sur ces sujets-là qui sont complètement tabous encore aujourd'hui dans certains milieux. Donc voilà, nous aujourd'hui nous sommes formés, les gens le savent mais sans vouloir trop le savoir. Et donc quand nous allons à des dîners, les gens je pense serrent un peu les fesses en se disant pourvu qu'elle ne parle pas pas de cette méthode, ou bien au moins de l'observation du cycle ou de la fertilité de manière générale. Donc s'ils peuvent prendre une tangente, ils la prennent avec grande joie. Donc ça me fait toujours très très très rire parce que nous, on parle de glaire cervicale tous les jours. On connaît autant que moi. Et pour nous, c'est un sujet du quotidien qui est normal. Donc on voit bien avec le recul que les... Les gens ont besoin de connaître comment fonctionne un cycle, tout simplement. Je pense que 98% des femmes sur Terre ne savent pas délimiter leur phase fertile. Et ça donne envie de leur redonner le pouvoir, le savoir tout au moins. Ça donne une grande liberté de savoir gérer son cycle au quotidien. C'est très précieux.

  • Speaker #0

    Oui, je trouve que le mot liberté, il est important dans tout ça. Et effectivement, moi j'entends souvent comme critique des méthodes d'observation du cycle qu'on remet en question la liberté qu'a apportée la pilule quand elle est apparue. Mais effectivement, je trouve que pour moi, un des grands avantages des méthodes d'observation du cycle... c'est que la maîtrise de la fertilité revient complètement dans nos mains. C'est-à-dire qu'il ne dépend plus de l'ordonnance d'un médicament et donc d'une personne extérieure, à savoir la personne qui nous prescrit un contraceptif. Et donc en fait, en termes de liberté, je trouve que justement, c'est pépite, quoi, parce qu'on retrouve justement la maîtrise, je ne sais pas si c'est le terme, mais en tout cas, effectivement, une grande liberté dans l'exercice de cette fertilité, quoi.

  • Speaker #1

    et je trouve que ça a pas de prix oui c'est ça c'est une gestion au quotidien qui est réversible à tout moment on peut décider d'un cycle à l'autre de désirer lancer une grossesse tout au moins d'essayer Les antibiotiques ne sont pas facilement fertiles, mais en tout cas d'essayer ou de différer selon le souhait, le besoin du moment. Et c'est très, très facile en fait, ou précieux en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et puis comme tu le dis, c'est génial de pouvoir ouvrir les yeux des femmes qui le souhaitent sur cette connaissance hyper riche. Mais effectivement, c'est canon aussi de pouvoir transmettre ces connaissances aux hommes et aux conjoints. Et c'est canon, quand au sein du couple, il y a une connaissance aussi de l'homme, de la physiologie, du cycle de la femme, de tout ce que ça implique et une gestion de la fertilité qui se fait à deux. Et c'est quand même aussi un des chouettes plus de ces méthodes d'observation du cycle quand elles sont effectivement bien vécues en couple.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai que déjà de le faire soi-même en couple, je pense que ça apporte beaucoup de crédit aux personnes à qui... On va enseigner cette méthode parce que nous, on l'utilise depuis le début. On a toujours utilisé ça et rien d'autre encore aujourd'hui. Et pourtant, notre famille est probablement complète aujourd'hui. Et ce n'est pas pour autant que nous souhaitons changer de méthode, puisqu'on la maîtrise. Et effectivement, quand je forme, la plupart du temps, c'est moi toute seule. Quand on fait des formations à Paris en présentiel, mon mari est là. Mais sinon, je forme les couples, j'ai les couples en face en visio toute seule. Et j'ai les couples en face, c'est l'homme et la femme qui sont présents au rendez-vous. Et c'est extraordinaire de voir les coquilles qui tombent des yeux des hommes, mais autant des femmes, les deux ont des ouvertures extraordinaires en fait, parce qu'ils découvrent tout, ils découvrent la beauté de la physiologie de la femme, l'horlogerie mécanique qui est... extraordinairement pensé. Et l'homme, du coup, est parfois celui qui va être le moteur dans le quotidien, dans l'observation au quotidien et sur le long terme, qui va motiver sa femme à tenir le rythme. Parce que, mine de rien, c'est un effort à faire au quotidien d'utiliser une méthode d'observation du cycle. Donc, l'homme est très précieux. Et je dirais même indispensable, il faut que les deux soient sur la même longueur d'onde. Et en général, de suivre une formation, ça permet aux hommes d'être partie prenante. Donc c'est assez chouette. C'est très beau de faire ça. Moi, j'ai beaucoup de chance de faire ce métier.

  • Speaker #0

    Ah ouais, je viens le croire. Donc toi, tu t'es formée, vous êtes formée en couple pour utiliser cette méthode pour vous. Ensuite, toi, tu t'es formée pour... pour pouvoir l'enseigner, ça c'était au début de votre mariage ?

  • Speaker #1

    Non, on a mis 10 ans avant de se former en tant que formateur, donc le temps d'avoir plus de temps aussi, puisque nous avons eu des enfants tous les deux ans, très précisément. Pour dire qu'on maîtrisait vraiment la méthode, puisqu'on souhaitait avoir des enfants tous les deux ans, et on a eu la chance d'y arriver. Ah, quelque chose, c'est clair. Parce que j'espérais ne pas avoir plus de 3 ans d'écart ayant eu ça avec mon frère au-dessus de moi. Je trouvais ça trop large comme écart. Et puis, un an d'écart, c'était trop serré au cas où il y en ait un qui redouble. Enfin, ça aurait été un peu difficile au niveau fratrie. Donc voilà, je n'ai pas pensé à moi parce qu'enchaîner les enfants tous les deux ans, c'est pour une maman très, très fatigant physiquement. Mais pour les frères et sœurs, c'est hyper sympa.

  • Speaker #0

    Mais quelle chance d'avoir pu le réaliser comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est sûr qu'on maîtrise notre chance. On a eu la santé pour le faire. Et puis aussi, finalement, ça s'est fait naturellement. Il y a beaucoup de personnes qui ont du mal à avoir des enfants. Donc, on conscientise encore plus notre chance aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Oui, je veux bien croire. Tout à fait. Et justement, est-ce que tu veux bien, on rentrera un peu plus dans le détail de Billings après, on en reparlera évidemment, mais est-ce que tu veux bien d'abord parler un peu de ta découverte de la maternité, comment ça s'est passé pour toi ? Donc, tu es devenue maman assez vite, assez vite, et ensuite après, tu parlais avec ton conjoint, ou comment ça s'est fait ?

  • Speaker #1

    Alors non, on a choisi d'attendre une année entière sans grossesse. avant de se dire ce sera le moment dans l'idée de construire notre couple et de prendre du temps pour nous deux sachant qu'on n'avait pas on ne vivait pas ensemble avant on avait besoin de se poser après pas mal d'événements qui avaient eu lieu au moment de notre mariage parce que mon papa avait été très très malade il n'était même pas là à notre mariage il venait de se réveiller du coma donc ça avait été une période assez compliquée... Et donc, prendre le temps pour notre coup pendant un an pour fonder notre famille. Et puis ensuite, on a espacé les naissances à ce moment-là en utilisant la méthode Billings. Et ensuite, lorsque c'était l'heure, on a lancé une grossesse, qui s'est évidemment bien déroulée.

  • Speaker #0

    On a eu de la chance. Et dans ces débuts de l'utilisation de Billings, vous avez trouvé ça facile d'utilisation ?

  • Speaker #1

    Oui, très facile parce que j'avais pris le temps de me former avant. On s'était formé avant, donc j'avais eu plusieurs mois d'apprentissage pour observer mes cycles tranquillement de mon côté. Et oui, en fait, à partir du moment où on était mariés, je repérais très facilement le début de mes phases fertiles et la fin de mes phases fertiles. Je ne sais pas pour autant que j'avais des cycles très réguliers comme des horloges, mais ça, ça me... La méthode, justement, permet à toutes sortes de cycles d'être observées. Et ça n'influe pas, en fait, sur la fiabilité de la méthode. Donc, oui,

  • Speaker #0

    à chaque cycle, on recommence.

  • Speaker #1

    On recommence tout à zéro.

  • Speaker #0

    C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Et ensuite, vous avez eu la chance d'accueillir une grossesse assez vite quand vous l'avez désirée.

  • Speaker #1

    Exactement, voilà. Donc, la première grossesse s'est très bien déroulée. Avec le recul, je conseillerais à toutes les femmes qui nous entendent aujourd'hui de passer par des sages-femmes plutôt que par des gynécos. Tu n'es pas un gynéco,

  • Speaker #0

    toi ?

  • Speaker #1

    Parce que j'ai été suivie par un gynéco à l'époque, je dis à l'époque parce que notre aîné a 11 ans, donc ça commence à zéter. À l'époque, les sages-femmes n'étaient pas aussi... On entendait moins parler d'elles. Oui. Et... Et on ne savait pas, enfin personne dans mon entourage ou dans mes amis, en tout cas, me disait, les sages-femmes, c'est possible d'être suivie par une sage-femme depuis le début d'une grossesse jusqu'à la fin d'une grossesse. Et donc voilà, c'était gynéco et puis point barre. Donc voilà, mon gynéco était tout à fait gentil et efficace. Mais les rendez-vous duraient 10 minutes et les questions n'étaient pas forcément les bienvenues. Donc pour une première grossesse, ce n'était pas une super expérience. Parce qu'on découvre tout, qu'on est beau lire dans des livres, ça ne fait pas tout.

  • Speaker #0

    Ah bah oui.

  • Speaker #1

    Et voilà, donc ma grossesse s'est bien passée, j'ai eu de la chance de ne pas avoir de problème justement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Mais du coup, cette expérience, je ne la recommande pas à personne aujourd'hui. Et c'est vrai qu'à chaque fois que j'ai des couples en face de moi, je leur dis prudence, passez par des sages-femmes. Vous aurez plus de réponses à vos questions.

  • Speaker #0

    Ben oui, c'est vrai que souvent, effectivement, les sages-femmes ont plus de temps et prennent aussi plus de temps dans leur accompagnement pour accompagner et répondre à toutes les questions. Et donc ensuite, tu t'es préparée pour un accouchement avec le gynéco qui te suivait ?

  • Speaker #1

    Donc oui, c'est le gynéco qui me suivait qui m'a accouchée dans une clinique à Paris. Et l'accouchement a été très très long. Voilà, c'était le premier. Ça a été très long et très très fatigant. Voilà, donc le premier accouchement a été difficile. J'ai mis du temps à m'en remettre. Et le petit bébé, notre fils, pleurait beaucoup. Et probablement dû à cette longueur et à cette difficulté. Et à l'époque, j'étais allongée et bloquée sur ma... Comment ça s'appelle ? La table d'accouchement, là, branche partout, sans avoir le droit de bouger ou de faire quoi que ce soit. Donc, cette expérience était un peu particulière parce que la quatrième, j'ai eu quatre enfants, et effectivement, mon quatrième accouchement, même dès le troisième, dès le deuxième, a été très, très différent, puisque j'ai compris que ça n'avait pas été tout à fait normal d'avoir été accueilli comme ça sur place. Donc, pareil, je vous encourage aussi à découvrir tout. tout ce qui existe aujourd'hui avec les doulas, avec les accouchements physio, les ballons, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est sûr que les premiers, ils essuient souvent un peu les plumes.

  • Speaker #1

    Voilà, ça joue. Je pense que ça joue beaucoup sur leur sensibilité sur du long terme. Moi, je pense vraiment qu'on a un fils beaucoup plus sensible. pas fragile mais sensible au niveau émotionnel que les autres. Voilà, la rupture a été un peu bizarre. La rupture entre la grossesse et sa naissance a été un peu rude. Voilà, mis à part ça, l'accouchement, c'est normalement.

  • Speaker #0

    Et tu as découvert, après cette expérience de l'accouchement assez rude quand même, la découverte du postpartum, elle s'est faite comment ? Tu as dû trouver tes marques avec ce petit chou ?

  • Speaker #1

    Alors, ça a été aussi toute une aventure, cette histoire-là, parce que j'ai accouché au mois de février, et cette année-là, il faisait très froid. Et nous étions dans un appartement de jeunes mariés avec des courants d'air. Donc d'une part il y avait la solitude et d'autre part il y avait le froid. C'était très très spécial. Donc voilà, il y a eu mieux. Donc quand même une grande solitude, effectivement découverte de tout, atterrissage. Mais voilà, après on... Tout s'est bien déroulé. J'ai allaité plusieurs mois, pendant six mois, jusqu'à désirer... Après, j'ai repris le travail, ce qui m'a permis de me reposer au bureau. Et puis, une fois que j'étais bien reposée, on s'est dit qu'un deuxième serait le bienvenu. Oui,

  • Speaker #0

    le désir est venu assez vite du deuxième. Tu avais à peu près récupéré en termes de fatigue.

  • Speaker #1

    Oui, à peu près. Voilà, pas complètement. Je pense que ça prend...

  • Speaker #0

    Suffisamment pour que le deuxième vienne. Oui,

  • Speaker #1

    oui. J'avais toujours en tête que je ne souhaitais pas avoir trop d'écart aussi. Oui. C'est très terre-à-terre et c'est très peu romantique ce que je raconte. Mais c'est vrai que l'écart entre les enfants était important aussi dans notre famille. Sachant qu'on s'est mariés à 27 ans. J'ai dû avoir le premier vers 29 ans. Donc voilà, après, si vous ne voulez pas être aux grands-parents trop tard... Non, on n'y pense pas du tout.

  • Speaker #0

    Et vous avez eu la chance à nouveau que ce deuxième bébé arrive dès que vous le souhaitiez.

  • Speaker #1

    Oui, pareil. À un mois près. Parce que la première tentative, c'était... Il y a un cycle qui a foiré, on ne s'en a jamais su pourquoi, mais voilà, c'est comme ça effectivement, et pourtant on maîtrisait la... On savait exactement où pouvaient être positionnées les unions pour pouvoir concevoir. Ce n'était pas vraiment ça le sujet. C'est comme ça. Et donc, on a eu un mois d'attente. Donc, c'est rien par rapport à l'étude.

  • Speaker #0

    C'est rien. Même si, effectivement, quand tu es très attentif à ton cycle, que tu connais ton cycle, que tu es formé, etc., c'est sûr que les mois d'attente sont peut-être... Dans ton cas, je ne sais pas si on peut vraiment abuser ça de l'attente, mais en tout cas, quand tu connais vraiment ton cycle, tu ne vois pas les mois d'attente de la même manière que quand tu n'y connais rien, je pense. Parce que quand tu sais pertinemment que tu as eu des unions pile dans la période fertile, tu le sais, quoi, du coup, tu t'alertes plus vite, je pense, sur le fait que ça ne fonctionne pas. Et c'est un des aspects positifs, d'ailleurs. Enfin, tu vois, c'est vrai que parfois, j'ai dans mon entourage des couples pour qui c'est très compliqué de concevoir un bébé. Et c'est vrai que je vois bien que ce n'est pas du tout pareil entre les couples qui ont des unions pendant la période fertile parce qu'ils sont formés aux méthodes d'observation du cycle et d'autres couples qui ne sont pas du tout formés à ces méthodes-là. Mais effectivement, les couples formés, quand leur gynéco leur dit attendons au moins un an avant de s'inquiéter C'est vrai que je trouve que quand tu sais que les unions ont lieu pile pendant la période fertile, un an, ça paraît juste infini.

  • Speaker #1

    Oui, d'ailleurs, c'est démesuré.

  • Speaker #0

    C'est des questions.

  • Speaker #1

    Oui, justement.

  • Speaker #0

    C'est des questions un peu avant. Surtout que je ne connais pas, moi, cette attente-là, mais en tout cas, je peux imaginer que c'est des mois qu'on double quand le désir d'enfant est là.

  • Speaker #1

    Tout à fait, ce sont des mois qu'on double, et d'ailleurs les femmes et les couples qui utilisent les méthodes d'observation du cycle savent pertinemment, enfin sont alertés en tout cas par leurs enseignants, leurs moniteurs, leurs instructeurs, qu'on n'attend pas un an en fait. Bien avant, il y a des choses à faire, des prises de sang à faire, des vérifications, alors je ne parle pas d'un mois comme moi j'ai eu, qui est ridiculement normal et habituel, mais voilà. à partir de 3-6 mois moi dans mes accompagnements je n'attends pas, je leur fais faire des prises de sang et puis en fait ça se voit très rapidement s'il y a un dérèglement dans le cycle ça se voit très vite sur les tableaux justement les fameux tableaux Billings ça se voit, donc on peut voir qu'il manque des oestrogènes, on peut voir qu'il manque de la progestérone et voilà après on vient creuser, tirer des ficelles pour faire les bonnes prises de sang les bonnes analyses et puis voilà

  • Speaker #0

    Et puis trouver des solutions. Il y a un monde entre un vrai problème d'infertilité, avec la besoin d'une intervention médicale, et plein de dérèglements possibles dans le cycle, liés à de très nombreux facteurs, qui du coup peuvent passer inaperçus. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais j'ai l'impression parfois que... On attend dans un an, et puis dans un an, on fera des bilans pour voir s'il y a besoin d'une intervention médicale pour ci ou ça, ou s'il y a besoin de passer à de la procréation médicalement assistée. En fait, il y a plein d'étapes, il y a plein de subtilités entre être malade, sans avoir une pathologie, sans avoir ceci, cela. On peut malgré tout avoir des carences, avoir des dérèglements hormonaux qui peuvent passer complètement inaperçus, parce que c'est des petits symptômes par-ci, par-là, qui sont... qui ne sont pas toujours ultra handicapants et qui ne sont pas toujours manifestes.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et c'est là que c'est intéressant.

  • Speaker #1

    Exactement. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai un accompagnement à la méthode Billings, étant formée à tout le reste, en restauration du cycle et de la fertilité, j'ai un œil sur ça très, très vigilant. Et donc, dès que je vois que la femme a du mal à repérer sa glaire cervicale, qu'elle en a très peu, déjà, moi, ça m'alerte. Quand je vois que les femmes ont beaucoup de sang pendant leurs règles, ça m'alerte. Des femmes qui, au contraire, ont des règles plutôt noires et pauvres, ça m'alerte. Si la phase luthéale, post-ovulatoire, est très courte, ça m'alerte. En fait, j'ai des alertes très rapidement, au bout de 2-3 mois d'observation. Et dès lors, je peux directement leur dire, s'il vous plaît, allez vérifier telle et telle chose. Et vous me donnez les... Voilà. En fait, je ne me substitue pas aux médecins, mais... En fait, toi comme moi, nous sommes formés à ça et en fait, on est capable de lire des analyses de sang sur certains points du cycle et de pouvoir gérer au plus tôt en fait. Parce que des carences en vitamine D, ça impacte tout. Et pourtant, ça, je ne parle pas d'hormones. Enfin si, la vitamine D, c'est une hormone, mais je ne parle pas ni d'oestrogène ni de progétérone. Je parle peut-être, si elle a une grosse fatigue, ça va être un manque. plein de choses possibles. Donc, c'est l'avantage de ce qu'on a fait. C'est l'observation du cycle.

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. C'est qu'en fait, non seulement l'observation du cycle permet cette maîtrise de la fertilité, mais ça permet aussi d'apporter tellement d'informations sur notre corps, sur le fonctionnement de notre corps. Et quelle richesse. Moi, je trouve ça toujours absolument merveilleux de voir tout ce que notre cycle nous donne comme informations. Je trouve ça assez dingue, c'est un peu une vitrine de notre bien-être quelque part.

  • Speaker #1

    Oui, complètement. On peut l'utiliser,

  • Speaker #0

    mais quelle merveille.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que c'est utile de l'utiliser jusqu'à la fin de sa fertilité, jusqu'à la ménopause. Et vraiment, ces méthodes-là ont trois utilisations. La première, c'est pour suivre justement sa santé. Pas besoin d'être en couple, pas besoin de désirer une grossesse ou de désirer d'espacer les grossesses. Deuxième chose, c'est pour effectivement concevoir. Et troisième chose, pour différer naturellement sans avoir recours à des moyens mécaniques ou chimiques.

  • Speaker #0

    C'est ça, mais comme je disais, le premier usage est important aussi.

  • Speaker #1

    Le premier usage, oui. Les deux autres grossesses qui ont suivi ont été aussi... Très bien, très belle. Et j'ai jusqu'à les accoucher. Alors, j'aime bien être enceinte. Par contre, le côté début de vie du bébé, plus... Voilà, j'ai trouvé ça très fatigant. Probablement, j'ai été très carencée. Et je n'avais pas ces personnes, finalement, qui étaient formées autour de moi. Finalement, peu de monde... Enfin, même les sages-femmes qui, à la fin, me suivaient. Parce que, pour le coup, j'ai compris à un moment donné qu'il fallait que je passe par les sages-femmes. J'ai compris toute seule. Et même les sages-femmes ne sont pas toutes formées aux carences. Et c'est un peu le nerf de la guerre quand on est jeune maman. Les oméga-3, le magnésium, plein de choses qui font que pour pouvoir allaiter sereinement et avoir du lait et de la forme physique et mentale.

  • Speaker #0

    Oui, donc ça ne fait pas dormir nos bébés la nuit, mais ça permet de tenir le long cours.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Oui, donc toi, tu as trouvé que c'était plus le postpartum qui était un peu un défi que la grossesse. La grossesse, à la limite, c'est bien. Mais ensuite, après la naissance des bébés, c'est la fatigue des débuts.

  • Speaker #1

    Oui, pour moi, la grossesse se passait toujours très bien. C'était très simple. Oui,

  • Speaker #0

    c'est toujours ça. Et donc, ton premier, tu avais accouché avec le gynéco qui te suivait. Et ensuite, pour les suivants, tu as chaque fois accouché avec une sage-femme dans une maternité,

  • Speaker #1

    c'est ça ? Non, je l'ai quatre fois avec le même gynéco, par contre. Quatre fois avec le gynéco ? Ah ouais, c'est trop marrant. Oui, et à la fois c'est sympa, voilà, c'est sympa à la fois. Jusqu'à la troisième grossesse, j'ai été suivie par une sage-femme jusqu'au maximum.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Enfin, la quatrième grossesse, jusqu'au maximum. Et voilà. En fait, gynéco, parce que c'était à l'endroit où on allait accoucher, et c'était pratique, et il s'y connaissait. On avait confiance, du coup, en lui, parce qu'il maîtrisait la situation.

  • Speaker #0

    Le fait de le connaître, c'est quand même... C'est précieux, quoi. Enfin, si t'es en confiance, c'est quand même chouette de vivre ces moments si particuliers de la naissance avec un visage connu, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors, toutefois... Pour mon dernier accouchement, j'avais décidé de ne pas prendre la péridurale. Et donc, sans péridurale pour le quatrième, les autres, j'en avais, mais très, très peu. C'était vraiment une infime dose vers la fin.

  • Speaker #0

    Bien baisé, quoi. C'est chouette.

  • Speaker #1

    Oui, tout petit peu. Et là, je n'avais pas eu besoin de péridurale. Et il m'a dit, voilà, vous l'avez eu, votre accouchement naturel. Cette phrase, je m'en souviendrai toute ma vie. C'était dénigrant au possible. Oui, ça a le fait de m'y être. ça les soumet comme un caprice au lieu de me dire bravo vous êtes une warrior vous avez réussi je vois ce que tu veux dire c'est effectivement un peu dénigrant comme si c'était un

  • Speaker #0

    petit délire qu'on a comme ça très spécial on mange du quinoa au petit-déj et on peut accoucher à son père du hâte c'est ça ça nous fait rire effectivement Plus de choses que ça qui se jouent. Et tu as un bon souvenir de ce 4ème accouchement sans péridurale ?

  • Speaker #1

    Oui, ça s'est passé rapidement, hyper rapidement en fait. Hyper rapidement ? Oui, parce que je suis arrivée 30 minutes avant l'accouchement à la clinique, à la maternité. Incroyable. Donc ça a été hyper rapide.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

  • Speaker #1

    Les contractions avaient commencé à la maison plusieurs heures avant, c'était pas...

  • Speaker #0

    D'accord, c'est quand tu es arrivée, ça s'est accéléré très vite.

  • Speaker #1

    Oui, il était temps d'arriver. J'avais maîtrisé le truc jusque-là parce que j'avais des enfants, j'avais les autres enfants à gérer et j'attendais que le relais arrive pour partir. Mon mari est arrivé du bureau, c'était en fin de journée. Donc, de toute façon, je ne pouvais pas accoucher avant. Je ne pouvais pas accoucher avant. Il fallait qu'on prenne la voiture, qu'on aille… C'était pas tout près. Donc, de toute façon, non, il ne fallait pas accoucher avant. Mais j'avais pris mes petites plantes pour pouvoir préparer mon col. Voilà, j'avais bu mes tisanes toute la journée, enfin, depuis quelques jours. Donc, je savais que ça allait un jour se déclencher. Il ne fallait pas que ça aille trop vite. Il fallait que ça aille pile au bon moment. Voilà. Oui,

  • Speaker #0

    oui. Tu as un peu d'organisation en tête quand c'est le quatrième.

  • Speaker #1

    Quand c'est le quatrième, voilà.

  • Speaker #0

    Ah oui. Et ça a été cette quatrième naissance ? Après, le postpartum avec les trois grands au-dessus, ça a été ?

  • Speaker #1

    Oui, ça a été. Ça a été. Oui, oui. Ça a été. Voilà.

  • Speaker #0

    Même si on a trois au-dessus, tu as aussi l'expérience quand même de tes trois autres maternités. Il y a aussi des choses peut-être qui roulent un peu, non ?

  • Speaker #1

    Tout à fait. Et puis, c'est arrivé à peu près dans l'année scolaire qui a suivi, c'était le confinement. En fait, parce que ma fille est née, la dernière est née en 2019. Le confinement s'est fait en 2020. En 2020. et donc en fait ouais d'accord donc ça a été peut-être quelques mois après avec mon mari qui était à la maison en télétravail donc ça a tout changé, c'était pas pareil je gérais toute la journée les enfants mais je savais que j'avais un relais potentiel au-dessus qui pouvait prendre une demi-heure de temps en temps pour s'offler.

  • Speaker #0

    En cas de grosse galère de bébé qui hurle pendant qu'on bouge les autres ou quoi ou

  • Speaker #1

    Pendant qu'on apprend à lire à l'aîné qui était en CP. Et pendant que... Voilà. Puis il y avait moins de trajet d'office, il n'y avait plus d'aller à l'école, plus d'activités extrascolaires. Donc en fait, c'était une année qui a été plutôt finalement beaucoup plus simple.

  • Speaker #0

    Malgré le fait que tu avais tous tes petits à la maison.

  • Speaker #1

    Oui, mais tous les trajets en moins, ça faisait beaucoup.

  • Speaker #0

    Finalement, tu as trouvé que même si tu les avais tous les trois, c'était plus facile.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ok, tant mieux. C'est après la naissance de ce quatrième enfant que vous avez décidé de vous former ? Pour être accompagnateur Billings ? Oui,

  • Speaker #1

    effectivement. C'est même pendant la grossesse du 4e qu'on a commencé les cours. Parce que ce sont des cours en ligne pour être enseignant Billings. Il y a des modules qui se débloquent tous les mois. Il faut rendre des devoirs tous les mois. Et donc, j'avais commencé pendant ma grossesse. Et j'avais quasiment fini quand ma fille est née. Il ne restait plus que toute la partie supervision d'un couple à mener. Oui. Donc j'avais passé toute la partie intellectuelle et heureusement parce que quand on accouche, on perd la moitié de sa matière grise.

  • Speaker #0

    C'est clair !

  • Speaker #1

    Donc c'était parfait en tabling. Donc oui, on s'est formé à ce moment-là, on a passé l'examen à ce moment-là, le mémoire rendu, etc.

  • Speaker #0

    Donc on parle de Billings et donc de méthodes d'observation du cycle, mais il y en a plusieurs des méthodes d'observation du cycle. Et pourquoi toi, c'était Billings en particulier qui t'attirait ? C'est parce que c'est la méthode dont tu as entendu parler ou s'il y avait une spécificité qui te convenait particulièrement ?

  • Speaker #1

    Alors, parce que j'ai été conquise par le week-end de formation qu'on avait fait en 2010. dix ans avant qu'on commence à être formateur. Et j'avais été conquis, puisque moi-même, je maîtrisais complètement mes cycles. Enfin, je les reconnaissais parfaitement. Voilà, je savais. Donc, j'avais compris assez rapidement. Et j'avais testé. Il faut dire quand même que j'avais testé pendant très peu de temps la méthode avec la température. C'est-à-dire, un thermomètre, et essayer de comprendre ce qui se passait dans un cycle avec un thermomètre. C'était plus de... de l'essai et de l'amusement qu'autre chose parce que finalement j'ai trouvé ça très très très très contraignant au quotidien et puis en fait le fait d'avoir des enfants ça augmentait la contrainte et finalement je n'en avais absolument pas besoin c'est l'art de la méthode Béling justement c'est d'être hyper libre sur le côté observation on a besoin de rien d'autre que de notre propre corps pour pouvoir compléter des tableaux au quotidien et cette simplicité là qui est suffisante en elle-même, me suffisait. Donc, voilà. Je suis partie dans cette idée de rester sur ce que je connaissais et ce que je pratiquais.

  • Speaker #0

    Et ce qui te convainc. Est-ce que pour rappeler un peu les distinctions, donc, effectivement, dans la méthode d'observation du cycle, dans la synthothermie, on utilise effectivement l'observation de la glaire cervicale, mais aussi... l'analyse d'une courbe de température, donc on prend sa température tous les matins, on fait une courbe et on en déduit des choses. Dans le cas de Billings, effectivement, on s'appuie uniquement sur son ressenti.

  • Speaker #1

    Effectivement, sur le ressenti que la femme va avoir au niveau de sa vulve, de sa glaire cervicale, si elle est présente. Et voilà, ça se suffit en soi. L'observation visuelle aussi est un complément, puisque dans le tableau, il y a deux lignes. Il y a la ligne sensation... à la vulve au cours de la journée, et puis la ligne observation visuelle. Qui est facultative parce qu'une femme aveugle peut utiliser la méthode, et une femme analphabète aussi. Donc c'est pour ça que cette méthode est enseignée dans plus de 50 pays dans le monde, et a commencé aussi en étant diffusée dans les îles Tonga, des îles où finalement les femmes n'étaient pas du tout capables d'écrire des textes, elles mettaient des fleurs. dans leurs cheveux pour désigner la face fertile ou sur leur porte d'entrée. Et voilà, tout ça pour dire que cette méthode est accessible vraiment à tout le monde et est utilisée par toutes les cultures aussi dans le monde. Et donc,

  • Speaker #0

    pour se représenter de manière un peu schématique à quoi correspondent ces sensations à la lune, est-ce que tu peux nous décrire un peu dans le cycle comment ça se décline, ces sensations ?

  • Speaker #1

    Alors, le cycle se compose déjà de quatre parties. Première chose à savoir, vous avez les menstruations, qui sont appelées règles à condition d'avoir repéré votre ovulation dans le cycle qui précède, qui est suivie d'une phase d'infertilité pré-ovulatoire. Pendant cette phase, la femme va ressentir une sécheresse à la vulve. dans la plupart des cas, mais aussi ou alors une sensation très très faible d'humidité. Mais l'intérêt, l'idée, c'est qu'elle est constante, cette sensation. Elle n'évolue pas. Ça permet de reconnaître des profils infertiles lorsque ça n'évolue pas en termes de sensation. Et ensuite, on rentre dans cette phase fertile où justement, la glaire cervicale va être présente, va être produite en quantité croissante. au niveau du col de l'utérus et donc la femme va ressentir cette glaire qui s'écoule de plus en plus et qui va être de plus en plus aqueuse et reconnaissable au ressenti. Donc ça ce sera la période fertile qui va se terminer au moment où la femme va ressentir une rupture nette de cette sensation en passant de je suis glissante à je ne suis plus glissante et elle va pouvoir reconnaître son jour sommet, ce qu'on appelle sommet ou jour pic selon les méthodes. Et donc c'est dans 80% des cas, ce jour sommet est le jour de l'ovulation. Après, dans 19% des cas, ce sera le lendemain. Et dans 1% des cas, le surlendemain. Il faut savoir que l'ovule a une durée de vie de 24 heures. Donc voilà, c'est pour ça que ces deux jours consécutifs, ces trois jours même qui suivent le jour sommet, sont inclus dans cette phase fertile. Et ensuite vient une phase luthéale. La phase luthéale commence dès le lendemain du jour sommet. Et cette phase dure entre 11 et 16 jours, dans un cycle qui va bien. et ensuite vous recommencez à voir vos règles. Pendant cette phase luthéale, la sensation est assez faible, vous n'avez plus ni jamais ni mouillé ni glissant. Ça peut être du sec ou du humide, mais plus de sensations fortes d'écoulement. L'idée c'est de repérer ces profils fertiles et ces profils infertiles, puisqu'on peut avoir des tentatives d'ovulation en préovulatoire qui n'aboutissent pas, et à nouveau une phase fertile qui va cette fois aboutir. Donc il n'y a pas de schéma dans lequel rentrer, puisque chaque cycle d'une même femme sera différent. L'idée c'est de trouver quel est son profil d'infertilité de base en pré-ovulatoire, et à quoi ressemble sa face fertile, à quoi ressemble son jour sommet. Et tout ça en fait ça s'apprend, ça s'apprend et les formations sont très précises. Voilà on n'est pas autodidacte dans cette méthode. Malheureusement il y a beaucoup qui se disent d'utiliser cette méthode. qui n'ont jamais eu de formation très sérieuse derrière. Et c'est du coup après, comme toute méthode naturelle, on dit que ça ne marche pas, mais si, si, si, ça marche très bien à condition d'avoir été très bien formé et d'avoir bien compris en fait les directives pour reconnaître ces fameuses phases qui seront propres à chacune, comme tu disais tout à l'heure. Voilà, donc une formation à la méthode Billings dure au minimum 4 mois, il y a au minimum... 6 rendez-vous dans ces 4 mois, c'est un minimum du minimum, avec l'enseignante pour pouvoir voler de ses propres ailes. Et puis, il faudra de toute façon faire des piqûres de rappel après un accouchement, pour le postpartum, pour l'après-ménopause, etc.

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est qu'il y a des phases où, en plus, la lisibilité du cycle peut être un peu particulière, effectivement, dans le post-partum, ou effectivement, quand on se rapproche de la ménopause, ça peut être utile, effectivement, de... de se reformer pour être bien accompagnée dans ces phases spécifiques. Mais effectivement, autant, peut-être des personnes qui ne connaissent pas du tout, des femmes qui ne connaissent pas du tout l'observation du cycle, en t'entendant, peut-être qu'elles peuvent se dire Ah mais oui, mais effectivement, moi c'est très clair, je dois avoir telle phase à tel moment, telle phase à tel moment. Et c'est super, effectivement, chaque femme peut petit à petit se reconnecter à ses sensations pour essayer de lire son cycle. Mais si on veut utiliser ces observations-là pour différer une grossesse, par exemple, effectivement, c'est plus que recommandé de se faire accompagner et pas de se lancer comme ça en autodidacte, comme tu disais, puisque à la fois, c'est extrêmement simple et à la fois, c'est très précis. C'est ça. Et effectivement, comme tu dis, ce sont des méthodes d'observation du cycle et la méthode Billings. Ce sont des méthodes qui sont très efficaces dans plein de situations, mais notamment lorsqu'on veut différer une grossesse. mais sont très efficaces lorsqu'elles sont bien utilisées. C'est-à-dire utilisées avec sérieux tout simplement, et donc après un accompagnement. Ça ne veut pas dire qu'il faut être très doué ou très je ne sais pas quoi, mais c'est juste qu'il faut être bien accompagné.

  • Speaker #1

    Il faut être bien accompagné pour maîtriser les règles de la méthode, puisqu'il y a quatre phases. Je vous disais qu'il y a quatre phases, en fait il y a aussi quatre règles pour concevoir ou pour différer selon les envies du moment. Et ces quatre règles, il faut les apprendre, en fait. C'est pas inné. Et puis, la formation, se former comme ça... C'est vraiment indispensable. C'est aussi important, on disait tout à l'heure, on parlait de sa santé. Même si vous n'êtes pas en couple, prenez le temps de vous former sur votre cycle. Moi, je forme des célibataires aussi et c'est hyper sympa parce qu'il n'y a pas d'enjeu de grossesse ou de pas grossesse. En fait, c'est juste une découverte de soi qui est super précieuse. C'est vraiment comme du développement personnel. je le considère comme ça parce que ça permet de caler ses énergies en fonction de son calendrier au boulot des sorties entre copains etc même

  • Speaker #0

    en dehors d'un projet de grossesse ou de différé de grossesse comme on le disait tout à l'heure notre site nous donne des informations très précieux sur notre santé, sur notre bien-être. Et donc, c'est trop dommage de passer à côté.

  • Speaker #1

    Certaines femmes de mon entourage, par exemple, utilisent uniquement le thermomètre, parce qu'elles ont des outils super connectés en utilisant... Vraiment, elles ne se sont pas du tout formées à rien, même pas en symptômes. Je parle vraiment d'outils comme... Je ne fais même plus des noms. Des appareils où il y a un feu vert ou un feu rouge qui s'allument. Je ne sais plus comment ça s'appelle. et sans du tout se préoccuper de sa glaire cervicale ou de ses sensations. Donc surtout ne faites pas ça, n'utilisez non plus pas d'application prédictive, ça ne sert à rien parce que vous n'êtes pas un robot et l'application ne peut pas prédire votre ovulation. Ce sont que des statistiques. En fait là vous retombez si vous utilisez ça dans les méthodes ogynéo qui ne fonctionnent pas. qui ont été évidemment remplacées par des modèles modernes d'observation du cycle dont fait partie Billings, puisque au Gino, c'était l'époque de nos grands-mères en fait. Aujourd'hui, les méthodes ont bien bien évolué, ont été scientifiquement prouvées par des milliers de dosages hormonaux, par des milliers de recherches, et ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et donc toi, vous vous êtes lancée dans cette formation pour accompagner les... les couples, l'utilisation de la méthode Billings. Et toi ensuite, en parallèle, tu as développé des accompagnements de femmes. Et donc tu as fait plusieurs formations, parce que je sais que dans tes accompagnements, tu n'utilises pas uniquement Billings comme clé de lecture. Maintenant, tu accompagnes avec les plans. Comment ça s'est fait un peu tout ce cheminement, les formations que tu as faites ? Comment ça t'est venu ?

  • Speaker #1

    Avant de faire d'autres formations, j'ai suivi peut-être une centaine de couples avant en méthode juste B-Links, vraiment en observation pure. Et en regardant leur tableau, au fur et à mesure, je me disais, en fait, il y a des dérèglements sur les trois quarts. Les trois quarts des cycles avaient des dérèglements chez les trois quarts des femmes que j'aidais.

  • Speaker #0

    C'est un laboratoire d'observation de fou.

  • Speaker #1

    C'est exactement ça. Ça m'a sidéré très rapidement. Je me suis dit, mais waouh, ce n'est pas possible. Je les vois, les dérèglements. Je ne peux pas leur dire que tout va bien. Ce n'est pas possible. Donc, en fait, je me suis renseignée sur les solutions. Au départ, je les ai renvoyées vers des médecins, des gens. Je ne connaissais que ça, en fait. Et petit à petit, mes enfants ont été suivis par des pédiatres homéopathes qui connaissaient bien l'homéopathie, les plantes, la gémothérapie. Donc, j'ai commencé par me former en gémothérapie. qui était utile aux enfants, mais du coup j'ai découvert que c'était aussi utile aux femmes. Et puis petit à petit, je suis rentrée dans ce monde parallèle des plantes et des huiles essentielles. Pareil, ça a commencé par soigner mes enfants, d'abord avec ces techniques-là, et puis petit à petit, en me renseignant sur l'immunité des enfants, sur toutes les maladies qui me permettaient d'éviter d'aller chez le pédiatre toutes les semaines, je me suis rendue compte que c'était super efficace, donc en testant dans mon petit laboratoire familial. Et là, je me suis dit, ok, là, c'est pas du chéqué, c'est pas juste pour que ça sente bon, c'est hyper puissant. Donc voilà, j'ai commencé à me former comme ça, j'ai fait une formation sur l'accompagnement des femmes, spécifiquement avec les plantes, chez Althea Provence, puis j'ai continué à en faire d'autres sur les huiles essentielles, et puis voilà, aujourd'hui je suis apprentie herbaliste, donc c'est une grosse, grosse formation qui n'est pas... Ce n'est pas terminé parce que pour devenir herbaliste, il faut minimum 4 ans d'études, au moins, si ce n'est pas plus, en tout cas dans l'école que je fais. Et c'est... Après, quand on rentre dans ce milieu de la connaissance des plantes, en fait, on ne peut plus faire au hasard parce que... On se rend compte que c'est très complexe. J'ai le désir vraiment de conseiller les plantes de manière très personnalisée aux femmes qui viennent me voir. On ne peut pas calquer une consultation sur une autre. Ce n'est pas du tout possible. Il y a des choses qui reviennent à chaque fois, de faire certaines prises de sang, certaines carences. hyper régulière chez les femmes aujourd'hui. Je pense très spécifiquement à la vitamine D de nos jours, parce qu'on n'a pas eu de soleil depuis un an et demi, et on est toutes, tous, même les hommes, en carence. Et ça influe énormément sur nos hormones. Donc ça, c'est la plus simple que je puisse vous dire ici, dans ce podcast. Allez faire votre prise de sang de vitamine D pour vérifier ça.

  • Speaker #0

    J'ai rencontré une seule fois une personne qui avait trop de vitamine D. dans les dosages. Sinon, je n'ai vu que des personnes carencées. C'était une fois. Une personne sortie de nulle part. Enfin, il y avait un truc qui faisait que le taux de vitamine B était trop élevé. C'est rare.

  • Speaker #1

    C'est rare.

  • Speaker #0

    Sinon, à chaque fois dans les bilans, effectivement, il y a quasiment toujours une carence.

  • Speaker #1

    Et puis ça entraîne des cascades terribles sur la dépression, sur la fatigue morale, etc. Donc voilà, mon accompagnement est très très holistique aujourd'hui. Et c'est ce que j'aime et c'est ce que les femmes sont très heureuses d'avoir puisque tout comme toi, ça permet aux femmes qu'on rencontre d'être accompagnées sur tous les plans et d'avoir des clés de lecture ou même des professionnels vers qui orienter, chez qui on travaille en main dans la main. Moi je travaille avec des ostéopathes à Paris. qui sont indispensables au parcours dans certains cas. Donc les femmes qui ont des douleurs de règles, les femmes qui n'arrivent pas à concevoir, qui ont des blocages au niveau des ovaires, etc. En fait, les plantes ne suffisent pas. Il faut aussi passer au niveau mécanique pour débloquer la zone du petit bassin qui est engorgée, qui est coincée, etc. Donc voilà.

  • Speaker #0

    C'est tellement précieux quand tu peux recommander et rediriger. Parce que je peux imaginer, par exemple pour la fertilité, c'est usant d'aller voir une personne pour avoir un accompagnement en phyto ou poids au caisse, de se rendre compte qu'il y a aussi le côté mécanique, de ne pas savoir vers qui se tourner, de devoir chercher une personne de confiance, d'y aller mais de ne pas savoir sur qui on va tomber, de retester un autre professionnel, enfin en fait c'est usant. Donc quand on s'adresse à une personne qui ensuite peut nous rediriger vers des approches complémentaires, je pense que c'est hyper pressionnant. d'avoir dans nos carnets d'adresse effectivement un ostéopathe de confiance qui est habitué à ces problématiques ou enfin voilà il y a plein de professionnels qui peuvent travailler en synergie pour moi je trouve que c'est précieux exactement c'est très précieux je pense que ça enlève une bonne charge mentale aux personnes, aux femmes qu'on accompagne quand on peut leur donner les noms de personnes à qui s'adresser avec confiance oui et c'est un milieu qui tend à se développer aujourd'hui c'est assez nouveau

  • Speaker #1

    C'est assez nouveau cet accompagnement holistique de la femme comme ça. On est une génération qui se bouge et on a tous envie d'avoir une meilleure santé, une meilleure forme physique, d'être moins fatiguée. En fait, je suis assez sidérée des médecins qui sont très utiles, ils sont très complémentaires, c'est sûr qu'ils sont indispensables. Mais quand une femme est déprimée, est très déprimée, elle pleure beaucoup la semaine qui précède ses règles. et que le médecin vous envoie chez un psychiatre parce qu'il vous dit non, non, vous n'avez pas de carence, enfin on ne sait pas, mais peu importe, on s'en fout, allez d'abord voir un psychiatre. Ben en fait non, non, en fait non, vous essayez de suivre votre cycle, première chose. Vous vous rendez compte que votre déprime arrive toujours au même moment, et là vous venez consulter des professionnels qui savent gérer et voir. que finalement, ça peut être des grosses carences et qu'il suffit de peu, en fait, pour remonter les taux de progestérone de manière naturelle.

  • Speaker #0

    Canon. Eh bien, écoute, on va rester sur ça. Je suis hyper contente de cet échange, Anne. Merci beaucoup. Écoute, j'espère que ça donnera envie à certaines femmes ou à certains couples de découvrir la méthode Billings et ou de creuser leur connaissance de... du cycle et aussi d'aller chercher des accompagnements personnalisés pour utiliser à bon escient cette connaissance du cycle. Voilà donc écoute... encore un grand merci merci Cécile merci beaucoup et puis bonne continuation dans tous ces différents accompagnements et puis bravo pour ce que tu fais au service des femmes au service des couples mais surtout au service des femmes merci à toi merci au revoir Cécile ainsi s'achève la papote du jour je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une autre discussion entre nous

Description

Aujourd'hui je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la Méthode de l'Ovulation Billings®.

Formée en phyto, gemmo, aromathérapie, elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leur cycle. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi du merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes.

Bonne écoute!


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je suis Cécile Albert, une enturopathe spécialisée dans l'accompagnement de la femme, et je suis très heureuse de vous partager ces discussions entre nous. On dit qu'il faut un village pour élever un an. Je crois que si aujourd'hui beaucoup de femmes veulent la maternité comme un raz-de-marée qui se submerge, c'est notamment parce que ce village a été remplacé par une grande solitude. Dans ce podcast, c'est un peu de ce village qui se tisse. J'y reçois des femmes, des mères, qui partagent leurs bons conseils pour une maternité plus apaisée, plus joyeuse et moins isolée. Si vous souhaitez soutenir ce podcast, rien de plus simple, il suffit de lui laisser un avis 5 étoiles et un commentaire et de le partager au-delà. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager mon échange avec Anne, qui forme les femmes et les couples à l'observation du cycle menstruel via la méthode Billings. Formez ! en phyto, gémeaux, aromathérapie. Elle aide les femmes à vivre en harmonie avec leurs filles. Nous avons parlé de maternité, Anne étant mère de 4 enfants, mais aussi d'un merveilleux outil qu'est le cycle féminin et son observation, quelle que soit l'étape de nos vies de femmes. Allez, c'est parti, on va poter. Bonjour Anne.

  • Speaker #1

    Bonjour Cécile. C'est un honneur de venir sur ton podcast. Merci pour ton invitation.

  • Speaker #0

    Bah écoute, merci d'y avoir répondu. Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Je préviens tout de suite qu'on a une petite assistante en plus et que si on entend des petits bruits, c'est mon bébé qui est en train de t'aider. Ça me fait rire parce que quand j'ai lancé le podcast, j'avais mon autre fille qui était toute petite et donc j'ai les premiers épisodes, on entend souvent les petits bruits comme ça. Donc c'est dans le thème.

  • Speaker #1

    Trop mignon.

  • Speaker #0

    Je suis ravie qu'on puisse échanger cet après-midi. Est-ce que tu veux bien commencer en nous en disant un peu plus sur toi, s'il te plaît ?

  • Speaker #1

    Alors, je m'appelle Anne Thévenon, je suis aujourd'hui maman de 4 enfants, je suis mariée à Guillaume depuis 13 ans et demi, le 19 mars 2011, le jour de la Saint-Joseph, et voilà, nous habitons en région parisienne. Donc aujourd'hui, je suis enseignante d'une méthode d'observation du cycle qui s'appelle la méthode de l'ovulation Billings. qui est tenu par la WOMB, WOMB ça veut dire Organisation Mondiale de la Méthode Billings, qui est de la maison mère en Australie, et nous avons une filiale en France, donc Méthode Billings WOMB France, dont je suis enseignante. Je suis aussi conseillère en phyto-aromathérapie, spécialisée en restauration du cycle et de la fertilité. Voilà, donc je suis les femmes de manière holistique sur leur parcours de... de fertilité et de bien-être surtout.

  • Speaker #0

    Eh bien écoute, on va rentrer un peu dans le détail de tout ça. Il y a plein de choses à aborder évidemment, mais on va essayer d'y aller étape par étape. Juste comme ça, comment tu as découvert Billings toi, au tout début du tout début ? C'était pour ton couple ? Tu l'as d'abord utilisé pour toi, pour ton couple, avant de t'y former ? Comment tu t'es plongée dedans ?

  • Speaker #1

    Exactement, c'était exactement pour nous, pour notre couple. Il se trouve que j'avais une amie dont les parents étaient enseignants Billings. Donc j'ai eu la chance d'avoir les informations au bon moment dans notre parcours de vie, puisqu'on s'est formé à la méthode quand nous étions fiancés. Donc avant notre mariage, quelques mois avant, même six mois avant à peu près. Et j'avais déjà entendu parler de l'observation du cycle depuis plusieurs années avant. Moi, je partais quand même de zéro puisque je n'ai eu aucune transmission familiale. Et ce point-là est quand même notoire dans mon parcours. Puisque je me souviens que la première fois où j'ai eu mes règles, enfin ces années-là, je ne savais pas du tout combien de temps ça saignait, de quoi il s'agissait, à quoi ça servait. Et ça a été une interrogation jusqu'à à peu près 17 ans, jusqu'à ce que j'entende parler. de l'explication de ce qui se passait au milieu de deux périodes de règles. Donc c'était une explication très succincte à cette année-là, mais ça m'avait vraiment aidée à comprendre tout ça. Et ça fait partie de mon étape indispensable pour la suite de mon parcours aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Tu dois avoir d'autant plus à cœur, effectivement, aujourd'hui, de transmettre toutes ces informations sur le cycle et d'éveiller les femmes à cette connaissance-ci. Si toi-même, effectivement, ça a été déstabilisant de ne pas savoir ce qui se passe. Mais tu n'es pas la seule dans ce cas-là, je pense, loin de là.

  • Speaker #1

    Alors oui, effectivement, je suis très, très loin d'être la seule dans ce cas-là. C'est ça qui est amusant parce qu'en tant qu'enseignante, je le sais. J'ai beaucoup de témoignages exactement identiques aux miens. Et donc... Pour moi, c'était un impératif de faire connaître mes connaissances autour de moi. Donc au départ, évidemment, quand nous nous sommes formées à la méthode, je pensais que tout le monde passait par ce même chemin et que c'était une évidence et que c'était connu par tout le monde, vraiment. J'avais cette grande naïveté-là. Et nous avons été formées de manière très très très précise, c'était très bien fait. Je remercie encore aujourd'hui le couple qui nous a formés parce que tout a été très limpide, très clair et voilà, j'ai pu utiliser la méthode jusqu'à aujourd'hui, encore aujourd'hui et jusqu'à ma ménopause je l'utiliserai. Et donc petit à petit, en maîtrisant cette méthode d'année en année, j'ai commencé à en parler autour de moi, dans mes cercles très proches d'amis au départ. en essayant d'essayer de voir un peu ce que les autres... Enfin, si les autres connaissaient au moins le vocabulaire que j'employais. Parce que quand on utilise une observation du cycle, une méthode comme ça, il y a un vocabulaire qui est attitré à ces méthodes. Et les gens en fait ne connaissaient pas. Et donc dans mes amis proches, les gens n'avaient jamais entendu parler qu'il était possible d'observer ces cycles. et de gérer sa fertilité, donc de gérer ses espacements de grossesse naturellement et facilement, je pourrais même dire. Et donc leur bébé tombait du ciel. Donc non, ces femmes-là ne savaient pas quand et comment elles étaient tombées enceintes. Donc à partir de là, je me suis dit que là, j'avais un énorme trésor à partager. et qu'il fallait que je me forme pour être enseignante parce que j'avais beau connaître cette méthode, je n'avais pas la façon d'enseigner. C'est différent de savoir l'utiliser pour soi-même et de savoir le partager aux autres. C'est de là où j'ai commencé à me dire je vais me former. J'ai passé deux ans, à l'époque ça durait deux ans, deux ans à me former et on a fait ça en couple. En couple, mon mari est aussi formé. Et c'était vraiment un projet de couple en fait d'aider les autres, enfin d'aider, d'ouvrir les yeux aux autres sur ces sujets-là qui sont complètement tabous encore aujourd'hui dans certains milieux. Donc voilà, nous aujourd'hui nous sommes formés, les gens le savent mais sans vouloir trop le savoir. Et donc quand nous allons à des dîners, les gens je pense serrent un peu les fesses en se disant pourvu qu'elle ne parle pas pas de cette méthode, ou bien au moins de l'observation du cycle ou de la fertilité de manière générale. Donc s'ils peuvent prendre une tangente, ils la prennent avec grande joie. Donc ça me fait toujours très très très rire parce que nous, on parle de glaire cervicale tous les jours. On connaît autant que moi. Et pour nous, c'est un sujet du quotidien qui est normal. Donc on voit bien avec le recul que les... Les gens ont besoin de connaître comment fonctionne un cycle, tout simplement. Je pense que 98% des femmes sur Terre ne savent pas délimiter leur phase fertile. Et ça donne envie de leur redonner le pouvoir, le savoir tout au moins. Ça donne une grande liberté de savoir gérer son cycle au quotidien. C'est très précieux.

  • Speaker #0

    Oui, je trouve que le mot liberté, il est important dans tout ça. Et effectivement, moi j'entends souvent comme critique des méthodes d'observation du cycle qu'on remet en question la liberté qu'a apportée la pilule quand elle est apparue. Mais effectivement, je trouve que pour moi, un des grands avantages des méthodes d'observation du cycle... c'est que la maîtrise de la fertilité revient complètement dans nos mains. C'est-à-dire qu'il ne dépend plus de l'ordonnance d'un médicament et donc d'une personne extérieure, à savoir la personne qui nous prescrit un contraceptif. Et donc en fait, en termes de liberté, je trouve que justement, c'est pépite, quoi, parce qu'on retrouve justement la maîtrise, je ne sais pas si c'est le terme, mais en tout cas, effectivement, une grande liberté dans l'exercice de cette fertilité, quoi.

  • Speaker #1

    et je trouve que ça a pas de prix oui c'est ça c'est une gestion au quotidien qui est réversible à tout moment on peut décider d'un cycle à l'autre de désirer lancer une grossesse tout au moins d'essayer Les antibiotiques ne sont pas facilement fertiles, mais en tout cas d'essayer ou de différer selon le souhait, le besoin du moment. Et c'est très, très facile en fait, ou précieux en tout cas.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et puis comme tu le dis, c'est génial de pouvoir ouvrir les yeux des femmes qui le souhaitent sur cette connaissance hyper riche. Mais effectivement, c'est canon aussi de pouvoir transmettre ces connaissances aux hommes et aux conjoints. Et c'est canon, quand au sein du couple, il y a une connaissance aussi de l'homme, de la physiologie, du cycle de la femme, de tout ce que ça implique et une gestion de la fertilité qui se fait à deux. Et c'est quand même aussi un des chouettes plus de ces méthodes d'observation du cycle quand elles sont effectivement bien vécues en couple.

  • Speaker #1

    Oui, c'est vrai que déjà de le faire soi-même en couple, je pense que ça apporte beaucoup de crédit aux personnes à qui... On va enseigner cette méthode parce que nous, on l'utilise depuis le début. On a toujours utilisé ça et rien d'autre encore aujourd'hui. Et pourtant, notre famille est probablement complète aujourd'hui. Et ce n'est pas pour autant que nous souhaitons changer de méthode, puisqu'on la maîtrise. Et effectivement, quand je forme, la plupart du temps, c'est moi toute seule. Quand on fait des formations à Paris en présentiel, mon mari est là. Mais sinon, je forme les couples, j'ai les couples en face en visio toute seule. Et j'ai les couples en face, c'est l'homme et la femme qui sont présents au rendez-vous. Et c'est extraordinaire de voir les coquilles qui tombent des yeux des hommes, mais autant des femmes, les deux ont des ouvertures extraordinaires en fait, parce qu'ils découvrent tout, ils découvrent la beauté de la physiologie de la femme, l'horlogerie mécanique qui est... extraordinairement pensé. Et l'homme, du coup, est parfois celui qui va être le moteur dans le quotidien, dans l'observation au quotidien et sur le long terme, qui va motiver sa femme à tenir le rythme. Parce que, mine de rien, c'est un effort à faire au quotidien d'utiliser une méthode d'observation du cycle. Donc, l'homme est très précieux. Et je dirais même indispensable, il faut que les deux soient sur la même longueur d'onde. Et en général, de suivre une formation, ça permet aux hommes d'être partie prenante. Donc c'est assez chouette. C'est très beau de faire ça. Moi, j'ai beaucoup de chance de faire ce métier.

  • Speaker #0

    Ah ouais, je viens le croire. Donc toi, tu t'es formée, vous êtes formée en couple pour utiliser cette méthode pour vous. Ensuite, toi, tu t'es formée pour... pour pouvoir l'enseigner, ça c'était au début de votre mariage ?

  • Speaker #1

    Non, on a mis 10 ans avant de se former en tant que formateur, donc le temps d'avoir plus de temps aussi, puisque nous avons eu des enfants tous les deux ans, très précisément. Pour dire qu'on maîtrisait vraiment la méthode, puisqu'on souhaitait avoir des enfants tous les deux ans, et on a eu la chance d'y arriver. Ah, quelque chose, c'est clair. Parce que j'espérais ne pas avoir plus de 3 ans d'écart ayant eu ça avec mon frère au-dessus de moi. Je trouvais ça trop large comme écart. Et puis, un an d'écart, c'était trop serré au cas où il y en ait un qui redouble. Enfin, ça aurait été un peu difficile au niveau fratrie. Donc voilà, je n'ai pas pensé à moi parce qu'enchaîner les enfants tous les deux ans, c'est pour une maman très, très fatigant physiquement. Mais pour les frères et sœurs, c'est hyper sympa.

  • Speaker #0

    Mais quelle chance d'avoir pu le réaliser comme ça.

  • Speaker #1

    Oui, c'est sûr qu'on maîtrise notre chance. On a eu la santé pour le faire. Et puis aussi, finalement, ça s'est fait naturellement. Il y a beaucoup de personnes qui ont du mal à avoir des enfants. Donc, on conscientise encore plus notre chance aujourd'hui.

  • Speaker #0

    Oui, je veux bien croire. Tout à fait. Et justement, est-ce que tu veux bien, on rentrera un peu plus dans le détail de Billings après, on en reparlera évidemment, mais est-ce que tu veux bien d'abord parler un peu de ta découverte de la maternité, comment ça s'est passé pour toi ? Donc, tu es devenue maman assez vite, assez vite, et ensuite après, tu parlais avec ton conjoint, ou comment ça s'est fait ?

  • Speaker #1

    Alors non, on a choisi d'attendre une année entière sans grossesse. avant de se dire ce sera le moment dans l'idée de construire notre couple et de prendre du temps pour nous deux sachant qu'on n'avait pas on ne vivait pas ensemble avant on avait besoin de se poser après pas mal d'événements qui avaient eu lieu au moment de notre mariage parce que mon papa avait été très très malade il n'était même pas là à notre mariage il venait de se réveiller du coma donc ça avait été une période assez compliquée... Et donc, prendre le temps pour notre coup pendant un an pour fonder notre famille. Et puis ensuite, on a espacé les naissances à ce moment-là en utilisant la méthode Billings. Et ensuite, lorsque c'était l'heure, on a lancé une grossesse, qui s'est évidemment bien déroulée.

  • Speaker #0

    On a eu de la chance. Et dans ces débuts de l'utilisation de Billings, vous avez trouvé ça facile d'utilisation ?

  • Speaker #1

    Oui, très facile parce que j'avais pris le temps de me former avant. On s'était formé avant, donc j'avais eu plusieurs mois d'apprentissage pour observer mes cycles tranquillement de mon côté. Et oui, en fait, à partir du moment où on était mariés, je repérais très facilement le début de mes phases fertiles et la fin de mes phases fertiles. Je ne sais pas pour autant que j'avais des cycles très réguliers comme des horloges, mais ça, ça me... La méthode, justement, permet à toutes sortes de cycles d'être observées. Et ça n'influe pas, en fait, sur la fiabilité de la méthode. Donc, oui,

  • Speaker #0

    à chaque cycle, on recommence.

  • Speaker #1

    On recommence tout à zéro.

  • Speaker #0

    C'est ça,

  • Speaker #1

    exactement.

  • Speaker #0

    Et ensuite, vous avez eu la chance d'accueillir une grossesse assez vite quand vous l'avez désirée.

  • Speaker #1

    Exactement, voilà. Donc, la première grossesse s'est très bien déroulée. Avec le recul, je conseillerais à toutes les femmes qui nous entendent aujourd'hui de passer par des sages-femmes plutôt que par des gynécos. Tu n'es pas un gynéco,

  • Speaker #0

    toi ?

  • Speaker #1

    Parce que j'ai été suivie par un gynéco à l'époque, je dis à l'époque parce que notre aîné a 11 ans, donc ça commence à zéter. À l'époque, les sages-femmes n'étaient pas aussi... On entendait moins parler d'elles. Oui. Et... Et on ne savait pas, enfin personne dans mon entourage ou dans mes amis, en tout cas, me disait, les sages-femmes, c'est possible d'être suivie par une sage-femme depuis le début d'une grossesse jusqu'à la fin d'une grossesse. Et donc voilà, c'était gynéco et puis point barre. Donc voilà, mon gynéco était tout à fait gentil et efficace. Mais les rendez-vous duraient 10 minutes et les questions n'étaient pas forcément les bienvenues. Donc pour une première grossesse, ce n'était pas une super expérience. Parce qu'on découvre tout, qu'on est beau lire dans des livres, ça ne fait pas tout.

  • Speaker #0

    Ah bah oui.

  • Speaker #1

    Et voilà, donc ma grossesse s'est bien passée, j'ai eu de la chance de ne pas avoir de problème justement.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Mais du coup, cette expérience, je ne la recommande pas à personne aujourd'hui. Et c'est vrai qu'à chaque fois que j'ai des couples en face de moi, je leur dis prudence, passez par des sages-femmes. Vous aurez plus de réponses à vos questions.

  • Speaker #0

    Ben oui, c'est vrai que souvent, effectivement, les sages-femmes ont plus de temps et prennent aussi plus de temps dans leur accompagnement pour accompagner et répondre à toutes les questions. Et donc ensuite, tu t'es préparée pour un accouchement avec le gynéco qui te suivait ?

  • Speaker #1

    Donc oui, c'est le gynéco qui me suivait qui m'a accouchée dans une clinique à Paris. Et l'accouchement a été très très long. Voilà, c'était le premier. Ça a été très long et très très fatigant. Voilà, donc le premier accouchement a été difficile. J'ai mis du temps à m'en remettre. Et le petit bébé, notre fils, pleurait beaucoup. Et probablement dû à cette longueur et à cette difficulté. Et à l'époque, j'étais allongée et bloquée sur ma... Comment ça s'appelle ? La table d'accouchement, là, branche partout, sans avoir le droit de bouger ou de faire quoi que ce soit. Donc, cette expérience était un peu particulière parce que la quatrième, j'ai eu quatre enfants, et effectivement, mon quatrième accouchement, même dès le troisième, dès le deuxième, a été très, très différent, puisque j'ai compris que ça n'avait pas été tout à fait normal d'avoir été accueilli comme ça sur place. Donc, pareil, je vous encourage aussi à découvrir tout. tout ce qui existe aujourd'hui avec les doulas, avec les accouchements physio, les ballons, tout ça.

  • Speaker #0

    C'est sûr que les premiers, ils essuient souvent un peu les plumes.

  • Speaker #1

    Voilà, ça joue. Je pense que ça joue beaucoup sur leur sensibilité sur du long terme. Moi, je pense vraiment qu'on a un fils beaucoup plus sensible. pas fragile mais sensible au niveau émotionnel que les autres. Voilà, la rupture a été un peu bizarre. La rupture entre la grossesse et sa naissance a été un peu rude. Voilà, mis à part ça, l'accouchement, c'est normalement.

  • Speaker #0

    Et tu as découvert, après cette expérience de l'accouchement assez rude quand même, la découverte du postpartum, elle s'est faite comment ? Tu as dû trouver tes marques avec ce petit chou ?

  • Speaker #1

    Alors, ça a été aussi toute une aventure, cette histoire-là, parce que j'ai accouché au mois de février, et cette année-là, il faisait très froid. Et nous étions dans un appartement de jeunes mariés avec des courants d'air. Donc d'une part il y avait la solitude et d'autre part il y avait le froid. C'était très très spécial. Donc voilà, il y a eu mieux. Donc quand même une grande solitude, effectivement découverte de tout, atterrissage. Mais voilà, après on... Tout s'est bien déroulé. J'ai allaité plusieurs mois, pendant six mois, jusqu'à désirer... Après, j'ai repris le travail, ce qui m'a permis de me reposer au bureau. Et puis, une fois que j'étais bien reposée, on s'est dit qu'un deuxième serait le bienvenu. Oui,

  • Speaker #0

    le désir est venu assez vite du deuxième. Tu avais à peu près récupéré en termes de fatigue.

  • Speaker #1

    Oui, à peu près. Voilà, pas complètement. Je pense que ça prend...

  • Speaker #0

    Suffisamment pour que le deuxième vienne. Oui,

  • Speaker #1

    oui. J'avais toujours en tête que je ne souhaitais pas avoir trop d'écart aussi. Oui. C'est très terre-à-terre et c'est très peu romantique ce que je raconte. Mais c'est vrai que l'écart entre les enfants était important aussi dans notre famille. Sachant qu'on s'est mariés à 27 ans. J'ai dû avoir le premier vers 29 ans. Donc voilà, après, si vous ne voulez pas être aux grands-parents trop tard... Non, on n'y pense pas du tout.

  • Speaker #0

    Et vous avez eu la chance à nouveau que ce deuxième bébé arrive dès que vous le souhaitiez.

  • Speaker #1

    Oui, pareil. À un mois près. Parce que la première tentative, c'était... Il y a un cycle qui a foiré, on ne s'en a jamais su pourquoi, mais voilà, c'est comme ça effectivement, et pourtant on maîtrisait la... On savait exactement où pouvaient être positionnées les unions pour pouvoir concevoir. Ce n'était pas vraiment ça le sujet. C'est comme ça. Et donc, on a eu un mois d'attente. Donc, c'est rien par rapport à l'étude.

  • Speaker #0

    C'est rien. Même si, effectivement, quand tu es très attentif à ton cycle, que tu connais ton cycle, que tu es formé, etc., c'est sûr que les mois d'attente sont peut-être... Dans ton cas, je ne sais pas si on peut vraiment abuser ça de l'attente, mais en tout cas, quand tu connais vraiment ton cycle, tu ne vois pas les mois d'attente de la même manière que quand tu n'y connais rien, je pense. Parce que quand tu sais pertinemment que tu as eu des unions pile dans la période fertile, tu le sais, quoi, du coup, tu t'alertes plus vite, je pense, sur le fait que ça ne fonctionne pas. Et c'est un des aspects positifs, d'ailleurs. Enfin, tu vois, c'est vrai que parfois, j'ai dans mon entourage des couples pour qui c'est très compliqué de concevoir un bébé. Et c'est vrai que je vois bien que ce n'est pas du tout pareil entre les couples qui ont des unions pendant la période fertile parce qu'ils sont formés aux méthodes d'observation du cycle et d'autres couples qui ne sont pas du tout formés à ces méthodes-là. Mais effectivement, les couples formés, quand leur gynéco leur dit attendons au moins un an avant de s'inquiéter C'est vrai que je trouve que quand tu sais que les unions ont lieu pile pendant la période fertile, un an, ça paraît juste infini.

  • Speaker #1

    Oui, d'ailleurs, c'est démesuré.

  • Speaker #0

    C'est des questions.

  • Speaker #1

    Oui, justement.

  • Speaker #0

    C'est des questions un peu avant. Surtout que je ne connais pas, moi, cette attente-là, mais en tout cas, je peux imaginer que c'est des mois qu'on double quand le désir d'enfant est là.

  • Speaker #1

    Tout à fait, ce sont des mois qu'on double, et d'ailleurs les femmes et les couples qui utilisent les méthodes d'observation du cycle savent pertinemment, enfin sont alertés en tout cas par leurs enseignants, leurs moniteurs, leurs instructeurs, qu'on n'attend pas un an en fait. Bien avant, il y a des choses à faire, des prises de sang à faire, des vérifications, alors je ne parle pas d'un mois comme moi j'ai eu, qui est ridiculement normal et habituel, mais voilà. à partir de 3-6 mois moi dans mes accompagnements je n'attends pas, je leur fais faire des prises de sang et puis en fait ça se voit très rapidement s'il y a un dérèglement dans le cycle ça se voit très vite sur les tableaux justement les fameux tableaux Billings ça se voit, donc on peut voir qu'il manque des oestrogènes, on peut voir qu'il manque de la progestérone et voilà après on vient creuser, tirer des ficelles pour faire les bonnes prises de sang les bonnes analyses et puis voilà

  • Speaker #0

    Et puis trouver des solutions. Il y a un monde entre un vrai problème d'infertilité, avec la besoin d'une intervention médicale, et plein de dérèglements possibles dans le cycle, liés à de très nombreux facteurs, qui du coup peuvent passer inaperçus. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais j'ai l'impression parfois que... On attend dans un an, et puis dans un an, on fera des bilans pour voir s'il y a besoin d'une intervention médicale pour ci ou ça, ou s'il y a besoin de passer à de la procréation médicalement assistée. En fait, il y a plein d'étapes, il y a plein de subtilités entre être malade, sans avoir une pathologie, sans avoir ceci, cela. On peut malgré tout avoir des carences, avoir des dérèglements hormonaux qui peuvent passer complètement inaperçus, parce que c'est des petits symptômes par-ci, par-là, qui sont... qui ne sont pas toujours ultra handicapants et qui ne sont pas toujours manifestes.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et c'est là que c'est intéressant.

  • Speaker #1

    Exactement. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai un accompagnement à la méthode Billings, étant formée à tout le reste, en restauration du cycle et de la fertilité, j'ai un œil sur ça très, très vigilant. Et donc, dès que je vois que la femme a du mal à repérer sa glaire cervicale, qu'elle en a très peu, déjà, moi, ça m'alerte. Quand je vois que les femmes ont beaucoup de sang pendant leurs règles, ça m'alerte. Des femmes qui, au contraire, ont des règles plutôt noires et pauvres, ça m'alerte. Si la phase luthéale, post-ovulatoire, est très courte, ça m'alerte. En fait, j'ai des alertes très rapidement, au bout de 2-3 mois d'observation. Et dès lors, je peux directement leur dire, s'il vous plaît, allez vérifier telle et telle chose. Et vous me donnez les... Voilà. En fait, je ne me substitue pas aux médecins, mais... En fait, toi comme moi, nous sommes formés à ça et en fait, on est capable de lire des analyses de sang sur certains points du cycle et de pouvoir gérer au plus tôt en fait. Parce que des carences en vitamine D, ça impacte tout. Et pourtant, ça, je ne parle pas d'hormones. Enfin si, la vitamine D, c'est une hormone, mais je ne parle pas ni d'oestrogène ni de progétérone. Je parle peut-être, si elle a une grosse fatigue, ça va être un manque. plein de choses possibles. Donc, c'est l'avantage de ce qu'on a fait. C'est l'observation du cycle.

  • Speaker #0

    Oui, c'est ça. C'est qu'en fait, non seulement l'observation du cycle permet cette maîtrise de la fertilité, mais ça permet aussi d'apporter tellement d'informations sur notre corps, sur le fonctionnement de notre corps. Et quelle richesse. Moi, je trouve ça toujours absolument merveilleux de voir tout ce que notre cycle nous donne comme informations. Je trouve ça assez dingue, c'est un peu une vitrine de notre bien-être quelque part.

  • Speaker #1

    Oui, complètement. On peut l'utiliser,

  • Speaker #0

    mais quelle merveille.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que c'est utile de l'utiliser jusqu'à la fin de sa fertilité, jusqu'à la ménopause. Et vraiment, ces méthodes-là ont trois utilisations. La première, c'est pour suivre justement sa santé. Pas besoin d'être en couple, pas besoin de désirer une grossesse ou de désirer d'espacer les grossesses. Deuxième chose, c'est pour effectivement concevoir. Et troisième chose, pour différer naturellement sans avoir recours à des moyens mécaniques ou chimiques.

  • Speaker #0

    C'est ça, mais comme je disais, le premier usage est important aussi.

  • Speaker #1

    Le premier usage, oui. Les deux autres grossesses qui ont suivi ont été aussi... Très bien, très belle. Et j'ai jusqu'à les accoucher. Alors, j'aime bien être enceinte. Par contre, le côté début de vie du bébé, plus... Voilà, j'ai trouvé ça très fatigant. Probablement, j'ai été très carencée. Et je n'avais pas ces personnes, finalement, qui étaient formées autour de moi. Finalement, peu de monde... Enfin, même les sages-femmes qui, à la fin, me suivaient. Parce que, pour le coup, j'ai compris à un moment donné qu'il fallait que je passe par les sages-femmes. J'ai compris toute seule. Et même les sages-femmes ne sont pas toutes formées aux carences. Et c'est un peu le nerf de la guerre quand on est jeune maman. Les oméga-3, le magnésium, plein de choses qui font que pour pouvoir allaiter sereinement et avoir du lait et de la forme physique et mentale.

  • Speaker #0

    Oui, donc ça ne fait pas dormir nos bébés la nuit, mais ça permet de tenir le long cours.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Oui, donc toi, tu as trouvé que c'était plus le postpartum qui était un peu un défi que la grossesse. La grossesse, à la limite, c'est bien. Mais ensuite, après la naissance des bébés, c'est la fatigue des débuts.

  • Speaker #1

    Oui, pour moi, la grossesse se passait toujours très bien. C'était très simple. Oui,

  • Speaker #0

    c'est toujours ça. Et donc, ton premier, tu avais accouché avec le gynéco qui te suivait. Et ensuite, pour les suivants, tu as chaque fois accouché avec une sage-femme dans une maternité,

  • Speaker #1

    c'est ça ? Non, je l'ai quatre fois avec le même gynéco, par contre. Quatre fois avec le gynéco ? Ah ouais, c'est trop marrant. Oui, et à la fois c'est sympa, voilà, c'est sympa à la fois. Jusqu'à la troisième grossesse, j'ai été suivie par une sage-femme jusqu'au maximum.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Enfin, la quatrième grossesse, jusqu'au maximum. Et voilà. En fait, gynéco, parce que c'était à l'endroit où on allait accoucher, et c'était pratique, et il s'y connaissait. On avait confiance, du coup, en lui, parce qu'il maîtrisait la situation.

  • Speaker #0

    Le fait de le connaître, c'est quand même... C'est précieux, quoi. Enfin, si t'es en confiance, c'est quand même chouette de vivre ces moments si particuliers de la naissance avec un visage connu, quoi.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça. Alors, toutefois... Pour mon dernier accouchement, j'avais décidé de ne pas prendre la péridurale. Et donc, sans péridurale pour le quatrième, les autres, j'en avais, mais très, très peu. C'était vraiment une infime dose vers la fin.

  • Speaker #0

    Bien baisé, quoi. C'est chouette.

  • Speaker #1

    Oui, tout petit peu. Et là, je n'avais pas eu besoin de péridurale. Et il m'a dit, voilà, vous l'avez eu, votre accouchement naturel. Cette phrase, je m'en souviendrai toute ma vie. C'était dénigrant au possible. Oui, ça a le fait de m'y être. ça les soumet comme un caprice au lieu de me dire bravo vous êtes une warrior vous avez réussi je vois ce que tu veux dire c'est effectivement un peu dénigrant comme si c'était un

  • Speaker #0

    petit délire qu'on a comme ça très spécial on mange du quinoa au petit-déj et on peut accoucher à son père du hâte c'est ça ça nous fait rire effectivement Plus de choses que ça qui se jouent. Et tu as un bon souvenir de ce 4ème accouchement sans péridurale ?

  • Speaker #1

    Oui, ça s'est passé rapidement, hyper rapidement en fait. Hyper rapidement ? Oui, parce que je suis arrivée 30 minutes avant l'accouchement à la clinique, à la maternité. Incroyable. Donc ça a été hyper rapide.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

  • Speaker #1

    Les contractions avaient commencé à la maison plusieurs heures avant, c'était pas...

  • Speaker #0

    D'accord, c'est quand tu es arrivée, ça s'est accéléré très vite.

  • Speaker #1

    Oui, il était temps d'arriver. J'avais maîtrisé le truc jusque-là parce que j'avais des enfants, j'avais les autres enfants à gérer et j'attendais que le relais arrive pour partir. Mon mari est arrivé du bureau, c'était en fin de journée. Donc, de toute façon, je ne pouvais pas accoucher avant. Je ne pouvais pas accoucher avant. Il fallait qu'on prenne la voiture, qu'on aille… C'était pas tout près. Donc, de toute façon, non, il ne fallait pas accoucher avant. Mais j'avais pris mes petites plantes pour pouvoir préparer mon col. Voilà, j'avais bu mes tisanes toute la journée, enfin, depuis quelques jours. Donc, je savais que ça allait un jour se déclencher. Il ne fallait pas que ça aille trop vite. Il fallait que ça aille pile au bon moment. Voilà. Oui,

  • Speaker #0

    oui. Tu as un peu d'organisation en tête quand c'est le quatrième.

  • Speaker #1

    Quand c'est le quatrième, voilà.

  • Speaker #0

    Ah oui. Et ça a été cette quatrième naissance ? Après, le postpartum avec les trois grands au-dessus, ça a été ?

  • Speaker #1

    Oui, ça a été. Ça a été. Oui, oui. Ça a été. Voilà.

  • Speaker #0

    Même si on a trois au-dessus, tu as aussi l'expérience quand même de tes trois autres maternités. Il y a aussi des choses peut-être qui roulent un peu, non ?

  • Speaker #1

    Tout à fait. Et puis, c'est arrivé à peu près dans l'année scolaire qui a suivi, c'était le confinement. En fait, parce que ma fille est née, la dernière est née en 2019. Le confinement s'est fait en 2020. En 2020. et donc en fait ouais d'accord donc ça a été peut-être quelques mois après avec mon mari qui était à la maison en télétravail donc ça a tout changé, c'était pas pareil je gérais toute la journée les enfants mais je savais que j'avais un relais potentiel au-dessus qui pouvait prendre une demi-heure de temps en temps pour s'offler.

  • Speaker #0

    En cas de grosse galère de bébé qui hurle pendant qu'on bouge les autres ou quoi ou

  • Speaker #1

    Pendant qu'on apprend à lire à l'aîné qui était en CP. Et pendant que... Voilà. Puis il y avait moins de trajet d'office, il n'y avait plus d'aller à l'école, plus d'activités extrascolaires. Donc en fait, c'était une année qui a été plutôt finalement beaucoup plus simple.

  • Speaker #0

    Malgré le fait que tu avais tous tes petits à la maison.

  • Speaker #1

    Oui, mais tous les trajets en moins, ça faisait beaucoup.

  • Speaker #0

    Finalement, tu as trouvé que même si tu les avais tous les trois, c'était plus facile.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ok, tant mieux. C'est après la naissance de ce quatrième enfant que vous avez décidé de vous former ? Pour être accompagnateur Billings ? Oui,

  • Speaker #1

    effectivement. C'est même pendant la grossesse du 4e qu'on a commencé les cours. Parce que ce sont des cours en ligne pour être enseignant Billings. Il y a des modules qui se débloquent tous les mois. Il faut rendre des devoirs tous les mois. Et donc, j'avais commencé pendant ma grossesse. Et j'avais quasiment fini quand ma fille est née. Il ne restait plus que toute la partie supervision d'un couple à mener. Oui. Donc j'avais passé toute la partie intellectuelle et heureusement parce que quand on accouche, on perd la moitié de sa matière grise.

  • Speaker #0

    C'est clair !

  • Speaker #1

    Donc c'était parfait en tabling. Donc oui, on s'est formé à ce moment-là, on a passé l'examen à ce moment-là, le mémoire rendu, etc.

  • Speaker #0

    Donc on parle de Billings et donc de méthodes d'observation du cycle, mais il y en a plusieurs des méthodes d'observation du cycle. Et pourquoi toi, c'était Billings en particulier qui t'attirait ? C'est parce que c'est la méthode dont tu as entendu parler ou s'il y avait une spécificité qui te convenait particulièrement ?

  • Speaker #1

    Alors, parce que j'ai été conquise par le week-end de formation qu'on avait fait en 2010. dix ans avant qu'on commence à être formateur. Et j'avais été conquis, puisque moi-même, je maîtrisais complètement mes cycles. Enfin, je les reconnaissais parfaitement. Voilà, je savais. Donc, j'avais compris assez rapidement. Et j'avais testé. Il faut dire quand même que j'avais testé pendant très peu de temps la méthode avec la température. C'est-à-dire, un thermomètre, et essayer de comprendre ce qui se passait dans un cycle avec un thermomètre. C'était plus de... de l'essai et de l'amusement qu'autre chose parce que finalement j'ai trouvé ça très très très très contraignant au quotidien et puis en fait le fait d'avoir des enfants ça augmentait la contrainte et finalement je n'en avais absolument pas besoin c'est l'art de la méthode Béling justement c'est d'être hyper libre sur le côté observation on a besoin de rien d'autre que de notre propre corps pour pouvoir compléter des tableaux au quotidien et cette simplicité là qui est suffisante en elle-même, me suffisait. Donc, voilà. Je suis partie dans cette idée de rester sur ce que je connaissais et ce que je pratiquais.

  • Speaker #0

    Et ce qui te convainc. Est-ce que pour rappeler un peu les distinctions, donc, effectivement, dans la méthode d'observation du cycle, dans la synthothermie, on utilise effectivement l'observation de la glaire cervicale, mais aussi... l'analyse d'une courbe de température, donc on prend sa température tous les matins, on fait une courbe et on en déduit des choses. Dans le cas de Billings, effectivement, on s'appuie uniquement sur son ressenti.

  • Speaker #1

    Effectivement, sur le ressenti que la femme va avoir au niveau de sa vulve, de sa glaire cervicale, si elle est présente. Et voilà, ça se suffit en soi. L'observation visuelle aussi est un complément, puisque dans le tableau, il y a deux lignes. Il y a la ligne sensation... à la vulve au cours de la journée, et puis la ligne observation visuelle. Qui est facultative parce qu'une femme aveugle peut utiliser la méthode, et une femme analphabète aussi. Donc c'est pour ça que cette méthode est enseignée dans plus de 50 pays dans le monde, et a commencé aussi en étant diffusée dans les îles Tonga, des îles où finalement les femmes n'étaient pas du tout capables d'écrire des textes, elles mettaient des fleurs. dans leurs cheveux pour désigner la face fertile ou sur leur porte d'entrée. Et voilà, tout ça pour dire que cette méthode est accessible vraiment à tout le monde et est utilisée par toutes les cultures aussi dans le monde. Et donc,

  • Speaker #0

    pour se représenter de manière un peu schématique à quoi correspondent ces sensations à la lune, est-ce que tu peux nous décrire un peu dans le cycle comment ça se décline, ces sensations ?

  • Speaker #1

    Alors, le cycle se compose déjà de quatre parties. Première chose à savoir, vous avez les menstruations, qui sont appelées règles à condition d'avoir repéré votre ovulation dans le cycle qui précède, qui est suivie d'une phase d'infertilité pré-ovulatoire. Pendant cette phase, la femme va ressentir une sécheresse à la vulve. dans la plupart des cas, mais aussi ou alors une sensation très très faible d'humidité. Mais l'intérêt, l'idée, c'est qu'elle est constante, cette sensation. Elle n'évolue pas. Ça permet de reconnaître des profils infertiles lorsque ça n'évolue pas en termes de sensation. Et ensuite, on rentre dans cette phase fertile où justement, la glaire cervicale va être présente, va être produite en quantité croissante. au niveau du col de l'utérus et donc la femme va ressentir cette glaire qui s'écoule de plus en plus et qui va être de plus en plus aqueuse et reconnaissable au ressenti. Donc ça ce sera la période fertile qui va se terminer au moment où la femme va ressentir une rupture nette de cette sensation en passant de je suis glissante à je ne suis plus glissante et elle va pouvoir reconnaître son jour sommet, ce qu'on appelle sommet ou jour pic selon les méthodes. Et donc c'est dans 80% des cas, ce jour sommet est le jour de l'ovulation. Après, dans 19% des cas, ce sera le lendemain. Et dans 1% des cas, le surlendemain. Il faut savoir que l'ovule a une durée de vie de 24 heures. Donc voilà, c'est pour ça que ces deux jours consécutifs, ces trois jours même qui suivent le jour sommet, sont inclus dans cette phase fertile. Et ensuite vient une phase luthéale. La phase luthéale commence dès le lendemain du jour sommet. Et cette phase dure entre 11 et 16 jours, dans un cycle qui va bien. et ensuite vous recommencez à voir vos règles. Pendant cette phase luthéale, la sensation est assez faible, vous n'avez plus ni jamais ni mouillé ni glissant. Ça peut être du sec ou du humide, mais plus de sensations fortes d'écoulement. L'idée c'est de repérer ces profils fertiles et ces profils infertiles, puisqu'on peut avoir des tentatives d'ovulation en préovulatoire qui n'aboutissent pas, et à nouveau une phase fertile qui va cette fois aboutir. Donc il n'y a pas de schéma dans lequel rentrer, puisque chaque cycle d'une même femme sera différent. L'idée c'est de trouver quel est son profil d'infertilité de base en pré-ovulatoire, et à quoi ressemble sa face fertile, à quoi ressemble son jour sommet. Et tout ça en fait ça s'apprend, ça s'apprend et les formations sont très précises. Voilà on n'est pas autodidacte dans cette méthode. Malheureusement il y a beaucoup qui se disent d'utiliser cette méthode. qui n'ont jamais eu de formation très sérieuse derrière. Et c'est du coup après, comme toute méthode naturelle, on dit que ça ne marche pas, mais si, si, si, ça marche très bien à condition d'avoir été très bien formé et d'avoir bien compris en fait les directives pour reconnaître ces fameuses phases qui seront propres à chacune, comme tu disais tout à l'heure. Voilà, donc une formation à la méthode Billings dure au minimum 4 mois, il y a au minimum... 6 rendez-vous dans ces 4 mois, c'est un minimum du minimum, avec l'enseignante pour pouvoir voler de ses propres ailes. Et puis, il faudra de toute façon faire des piqûres de rappel après un accouchement, pour le postpartum, pour l'après-ménopause, etc.

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est qu'il y a des phases où, en plus, la lisibilité du cycle peut être un peu particulière, effectivement, dans le post-partum, ou effectivement, quand on se rapproche de la ménopause, ça peut être utile, effectivement, de... de se reformer pour être bien accompagnée dans ces phases spécifiques. Mais effectivement, autant, peut-être des personnes qui ne connaissent pas du tout, des femmes qui ne connaissent pas du tout l'observation du cycle, en t'entendant, peut-être qu'elles peuvent se dire Ah mais oui, mais effectivement, moi c'est très clair, je dois avoir telle phase à tel moment, telle phase à tel moment. Et c'est super, effectivement, chaque femme peut petit à petit se reconnecter à ses sensations pour essayer de lire son cycle. Mais si on veut utiliser ces observations-là pour différer une grossesse, par exemple, effectivement, c'est plus que recommandé de se faire accompagner et pas de se lancer comme ça en autodidacte, comme tu disais, puisque à la fois, c'est extrêmement simple et à la fois, c'est très précis. C'est ça. Et effectivement, comme tu dis, ce sont des méthodes d'observation du cycle et la méthode Billings. Ce sont des méthodes qui sont très efficaces dans plein de situations, mais notamment lorsqu'on veut différer une grossesse. mais sont très efficaces lorsqu'elles sont bien utilisées. C'est-à-dire utilisées avec sérieux tout simplement, et donc après un accompagnement. Ça ne veut pas dire qu'il faut être très doué ou très je ne sais pas quoi, mais c'est juste qu'il faut être bien accompagné.

  • Speaker #1

    Il faut être bien accompagné pour maîtriser les règles de la méthode, puisqu'il y a quatre phases. Je vous disais qu'il y a quatre phases, en fait il y a aussi quatre règles pour concevoir ou pour différer selon les envies du moment. Et ces quatre règles, il faut les apprendre, en fait. C'est pas inné. Et puis, la formation, se former comme ça... C'est vraiment indispensable. C'est aussi important, on disait tout à l'heure, on parlait de sa santé. Même si vous n'êtes pas en couple, prenez le temps de vous former sur votre cycle. Moi, je forme des célibataires aussi et c'est hyper sympa parce qu'il n'y a pas d'enjeu de grossesse ou de pas grossesse. En fait, c'est juste une découverte de soi qui est super précieuse. C'est vraiment comme du développement personnel. je le considère comme ça parce que ça permet de caler ses énergies en fonction de son calendrier au boulot des sorties entre copains etc même

  • Speaker #0

    en dehors d'un projet de grossesse ou de différé de grossesse comme on le disait tout à l'heure notre site nous donne des informations très précieux sur notre santé, sur notre bien-être. Et donc, c'est trop dommage de passer à côté.

  • Speaker #1

    Certaines femmes de mon entourage, par exemple, utilisent uniquement le thermomètre, parce qu'elles ont des outils super connectés en utilisant... Vraiment, elles ne se sont pas du tout formées à rien, même pas en symptômes. Je parle vraiment d'outils comme... Je ne fais même plus des noms. Des appareils où il y a un feu vert ou un feu rouge qui s'allument. Je ne sais plus comment ça s'appelle. et sans du tout se préoccuper de sa glaire cervicale ou de ses sensations. Donc surtout ne faites pas ça, n'utilisez non plus pas d'application prédictive, ça ne sert à rien parce que vous n'êtes pas un robot et l'application ne peut pas prédire votre ovulation. Ce sont que des statistiques. En fait là vous retombez si vous utilisez ça dans les méthodes ogynéo qui ne fonctionnent pas. qui ont été évidemment remplacées par des modèles modernes d'observation du cycle dont fait partie Billings, puisque au Gino, c'était l'époque de nos grands-mères en fait. Aujourd'hui, les méthodes ont bien bien évolué, ont été scientifiquement prouvées par des milliers de dosages hormonaux, par des milliers de recherches, et ça n'a rien à voir.

  • Speaker #0

    Oui, carrément. Et donc toi, vous vous êtes lancée dans cette formation pour accompagner les... les couples, l'utilisation de la méthode Billings. Et toi ensuite, en parallèle, tu as développé des accompagnements de femmes. Et donc tu as fait plusieurs formations, parce que je sais que dans tes accompagnements, tu n'utilises pas uniquement Billings comme clé de lecture. Maintenant, tu accompagnes avec les plans. Comment ça s'est fait un peu tout ce cheminement, les formations que tu as faites ? Comment ça t'est venu ?

  • Speaker #1

    Avant de faire d'autres formations, j'ai suivi peut-être une centaine de couples avant en méthode juste B-Links, vraiment en observation pure. Et en regardant leur tableau, au fur et à mesure, je me disais, en fait, il y a des dérèglements sur les trois quarts. Les trois quarts des cycles avaient des dérèglements chez les trois quarts des femmes que j'aidais.

  • Speaker #0

    C'est un laboratoire d'observation de fou.

  • Speaker #1

    C'est exactement ça. Ça m'a sidéré très rapidement. Je me suis dit, mais waouh, ce n'est pas possible. Je les vois, les dérèglements. Je ne peux pas leur dire que tout va bien. Ce n'est pas possible. Donc, en fait, je me suis renseignée sur les solutions. Au départ, je les ai renvoyées vers des médecins, des gens. Je ne connaissais que ça, en fait. Et petit à petit, mes enfants ont été suivis par des pédiatres homéopathes qui connaissaient bien l'homéopathie, les plantes, la gémothérapie. Donc, j'ai commencé par me former en gémothérapie. qui était utile aux enfants, mais du coup j'ai découvert que c'était aussi utile aux femmes. Et puis petit à petit, je suis rentrée dans ce monde parallèle des plantes et des huiles essentielles. Pareil, ça a commencé par soigner mes enfants, d'abord avec ces techniques-là, et puis petit à petit, en me renseignant sur l'immunité des enfants, sur toutes les maladies qui me permettaient d'éviter d'aller chez le pédiatre toutes les semaines, je me suis rendue compte que c'était super efficace, donc en testant dans mon petit laboratoire familial. Et là, je me suis dit, ok, là, c'est pas du chéqué, c'est pas juste pour que ça sente bon, c'est hyper puissant. Donc voilà, j'ai commencé à me former comme ça, j'ai fait une formation sur l'accompagnement des femmes, spécifiquement avec les plantes, chez Althea Provence, puis j'ai continué à en faire d'autres sur les huiles essentielles, et puis voilà, aujourd'hui je suis apprentie herbaliste, donc c'est une grosse, grosse formation qui n'est pas... Ce n'est pas terminé parce que pour devenir herbaliste, il faut minimum 4 ans d'études, au moins, si ce n'est pas plus, en tout cas dans l'école que je fais. Et c'est... Après, quand on rentre dans ce milieu de la connaissance des plantes, en fait, on ne peut plus faire au hasard parce que... On se rend compte que c'est très complexe. J'ai le désir vraiment de conseiller les plantes de manière très personnalisée aux femmes qui viennent me voir. On ne peut pas calquer une consultation sur une autre. Ce n'est pas du tout possible. Il y a des choses qui reviennent à chaque fois, de faire certaines prises de sang, certaines carences. hyper régulière chez les femmes aujourd'hui. Je pense très spécifiquement à la vitamine D de nos jours, parce qu'on n'a pas eu de soleil depuis un an et demi, et on est toutes, tous, même les hommes, en carence. Et ça influe énormément sur nos hormones. Donc ça, c'est la plus simple que je puisse vous dire ici, dans ce podcast. Allez faire votre prise de sang de vitamine D pour vérifier ça.

  • Speaker #0

    J'ai rencontré une seule fois une personne qui avait trop de vitamine D. dans les dosages. Sinon, je n'ai vu que des personnes carencées. C'était une fois. Une personne sortie de nulle part. Enfin, il y avait un truc qui faisait que le taux de vitamine B était trop élevé. C'est rare.

  • Speaker #1

    C'est rare.

  • Speaker #0

    Sinon, à chaque fois dans les bilans, effectivement, il y a quasiment toujours une carence.

  • Speaker #1

    Et puis ça entraîne des cascades terribles sur la dépression, sur la fatigue morale, etc. Donc voilà, mon accompagnement est très très holistique aujourd'hui. Et c'est ce que j'aime et c'est ce que les femmes sont très heureuses d'avoir puisque tout comme toi, ça permet aux femmes qu'on rencontre d'être accompagnées sur tous les plans et d'avoir des clés de lecture ou même des professionnels vers qui orienter, chez qui on travaille en main dans la main. Moi je travaille avec des ostéopathes à Paris. qui sont indispensables au parcours dans certains cas. Donc les femmes qui ont des douleurs de règles, les femmes qui n'arrivent pas à concevoir, qui ont des blocages au niveau des ovaires, etc. En fait, les plantes ne suffisent pas. Il faut aussi passer au niveau mécanique pour débloquer la zone du petit bassin qui est engorgée, qui est coincée, etc. Donc voilà.

  • Speaker #0

    C'est tellement précieux quand tu peux recommander et rediriger. Parce que je peux imaginer, par exemple pour la fertilité, c'est usant d'aller voir une personne pour avoir un accompagnement en phyto ou poids au caisse, de se rendre compte qu'il y a aussi le côté mécanique, de ne pas savoir vers qui se tourner, de devoir chercher une personne de confiance, d'y aller mais de ne pas savoir sur qui on va tomber, de retester un autre professionnel, enfin en fait c'est usant. Donc quand on s'adresse à une personne qui ensuite peut nous rediriger vers des approches complémentaires, je pense que c'est hyper pressionnant. d'avoir dans nos carnets d'adresse effectivement un ostéopathe de confiance qui est habitué à ces problématiques ou enfin voilà il y a plein de professionnels qui peuvent travailler en synergie pour moi je trouve que c'est précieux exactement c'est très précieux je pense que ça enlève une bonne charge mentale aux personnes, aux femmes qu'on accompagne quand on peut leur donner les noms de personnes à qui s'adresser avec confiance oui et c'est un milieu qui tend à se développer aujourd'hui c'est assez nouveau

  • Speaker #1

    C'est assez nouveau cet accompagnement holistique de la femme comme ça. On est une génération qui se bouge et on a tous envie d'avoir une meilleure santé, une meilleure forme physique, d'être moins fatiguée. En fait, je suis assez sidérée des médecins qui sont très utiles, ils sont très complémentaires, c'est sûr qu'ils sont indispensables. Mais quand une femme est déprimée, est très déprimée, elle pleure beaucoup la semaine qui précède ses règles. et que le médecin vous envoie chez un psychiatre parce qu'il vous dit non, non, vous n'avez pas de carence, enfin on ne sait pas, mais peu importe, on s'en fout, allez d'abord voir un psychiatre. Ben en fait non, non, en fait non, vous essayez de suivre votre cycle, première chose. Vous vous rendez compte que votre déprime arrive toujours au même moment, et là vous venez consulter des professionnels qui savent gérer et voir. que finalement, ça peut être des grosses carences et qu'il suffit de peu, en fait, pour remonter les taux de progestérone de manière naturelle.

  • Speaker #0

    Canon. Eh bien, écoute, on va rester sur ça. Je suis hyper contente de cet échange, Anne. Merci beaucoup. Écoute, j'espère que ça donnera envie à certaines femmes ou à certains couples de découvrir la méthode Billings et ou de creuser leur connaissance de... du cycle et aussi d'aller chercher des accompagnements personnalisés pour utiliser à bon escient cette connaissance du cycle. Voilà donc écoute... encore un grand merci merci Cécile merci beaucoup et puis bonne continuation dans tous ces différents accompagnements et puis bravo pour ce que tu fais au service des femmes au service des couples mais surtout au service des femmes merci à toi merci au revoir Cécile ainsi s'achève la papote du jour je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une autre discussion entre nous

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