- Speaker #0
Salut, moi c'est Oihana et je suis ravie de t'accueillir sur ce podcast. J'ai créé cet espace pour toutes les femmes, celles qui osent déjà, celles qui sont en chemin et celles qui ressentent simplement qu'il existe une autre manière de vivre, plus alignée, plus consciente et plus choisie. Toutes les deux semaines, je donne la parole à des femmes inspirantes et audacieuses qui partagent leur parcours avec sincérité, leurs déclics, leurs doutes, leurs prises de risques, leurs apprentissages. Des conversations qui inspirent, qui boostent et qui ouvrent le champ des possibles. Ici, je te propose des épisodes pour prendre du recul, pour nourrir ta réflexion et pour avancer avec plus de clarté. L'intention est simple, ouvrir des discussions sincères, mettre des mots sur ce que l'on vit vraiment et donner l'élan d'oser entreprendre sa vie de manière plus consciente, plus alignée et plus humaine. Que tu sois en pleine évolution, En transition ou simplement en quête d'inspiration, tu es au bon endroit. Alors je te souhaite la bienvenue et bonne écoute sur Entreprendre sa vie, le podcast des femmes inspirantes qui entreprennent leur vie. Et si le vrai pouvoir n'était pas d'attendre que la vie nous apporte ce que l'on désire, mais de la créer consciemment. Dans cet épisode, je reçois Véronique Duard, créatrice de l'hémopédagogie, Une méthode qui nous aide à mieux nous connaître, à comprendre notre propre mode d'emploi et à avancer avec plus de justesse dans notre vie comme dans nos relations. Ensemble,
- Speaker #1
nous explorons comment devenir pleinement créateur de sa vie en passant du mental au cœur et de l'intention à l'incarnation.
- Speaker #0
Merci beaucoup Véronique.
- Speaker #2
Avec plaisir, Oihana. Merci à toi de m'avoir choisi.
- Speaker #0
Et donc, comme je le disais, effectivement, je suis déjà venue plusieurs fois ici pour que tu m'accompagnes pendant une transition de vie, si je puis dire. Même si on peut être accompagnée à tout moment de sa vie, je pense, à plusieurs reprises. Et avant de commencer, Véronique, est-ce que tu pourrais te présenter avec tes mots de la manière dont tu souhaites ?
- Speaker #2
Alors, je suis Véronique Duart et j'ai 55 et demi, ça se dit ça ? Un peu. J'ai 55 ans et demi, j'ai deux enfants, 25 et 23. Et toute ma vie, je crois que je me suis occupée de l'humain. Depuis très très tôt, je me suis occupée des gens. Déjà j'étais dans des colos, directrice de colo, après j'étais éduque. Je n'ai fait que m'occuper de l'humain. On en reviendra peut-être tout à l'heure, mais depuis l'âge de 16 ans, j'ai un truc qui m'anime. très très tôt et du coup j'ai toujours écouté cet appel là.
- Speaker #0
Toujours dans le social ?
- Speaker #2
C'est pas... ouais... C'était faire ma part pour aider l'humanité à évoluer quoi. Aider à ce que les gens et moi aussi, parce que c'est moi que j'ai dû changer en premier et que de participer à changer quelque chose dans le monde.
- Speaker #0
Et tu penses que t'es partie dans cela pour changer quelque chose dans toi ?
- Speaker #2
Alors en fait au départ, au tout départ quand j'avais 16 ans je voulais Participer à aider l'humanité à évoluer. Et en fait, c'est ça. Et je me suis rendue compte que c'est moi que je devais aider d'abord sur la route.
- Speaker #0
C'est fou à cet âge-là d'avoir conscience.
- Speaker #2
J'avais conscience que le monde tournait mal, n'allait pas rond, n'allait pas dans le bon sens. Et je ne sais pas, je le savais, je le sentais, je le percevais. Et donc j'ai fait plein de trucs. Du coup, c'est pour ça que je me suis occupée. J'ai fait le BAFA, le BAFD, donc j'étais directrice. Je me suis occupée de l'humain pendant longtemps, longtemps. Après, je me suis trouvée moi et du coup, après, j'ai pris un autre chemin avec l'hémopédagogie.
- Speaker #0
Comment étais-tu donc enfant, vraiment, peut-être avant 16 ans du coup ? Est-ce que tu as des souvenirs, bien sûr, d'être enfant à l'école primaire, au collège ? Et quels étaient tes rêves à ce moment-là ?
- Speaker #2
Alors, enfant, je pense que j'étais comme j'étais déjà, ingérable. Enfin, pas ingérable, mais difficile à contenir, puisque déjà, ma mère me racontait qu'à trois mois, j'étais... À trois mois, j'étais... Donc elle me mène à la... Voilà, ou un mois, ou trois mois, je sais plus. Bref, à l'époque, un mois, je crois. Elle nous déposait à la crèche. Et à la crèche, ma mère a dit, attention, elle se lève, il faut la surveiller comme elle est sur le feu. Et la dame lui a dit, oui, on a l'habitude, avec les enfants d'éducateurs, tout ça, c'est les plus beaux enfants du monde. Et le soir, elle lui a dit, quand même, il faut faire très attention, parce qu'elle se retourne, elle sort du landau. Et donc, c'est un petit peu ça. Huit mois, je marchais. J'ai été très précoce sur plein de trucs, je fais partie de ces gens atypiques et hypersensibles, mais avant ça ne se parlait pas, ça ne se disait pas. Donc j'ai toujours eu l'impression d'être un peu à part. Maintenant, on se rappelle atypique, mais j'ai toujours eu l'impression d'être un peu à part. Je me suis dit à 16 ans, j'avais cette intime conviction que je devais faire ma part pour faire quelque chose dans ce monde. Donc j'avais 16 ans, je faisais partie de ce populaire quand j'avais 16 ans. J'étais déjà animée d'un truc très profond. Donc mes rêves, je me suis rendue compte très tôt, aussi à 18 ans, que j'avais envie de rêve, qui était très facile, très accessible et que du coup on pouvait faire tout ce qu'on voulait. Et qu'une fois que je l'avais, ce truc-là, j'avais envie d'autre chose. Et que le genre de truc un peu insatiable. Il fallait toujours faire de nouveaux trucs, Voilà, tout ce qu'on connaît de l'hypersensibilité. Je fais un truc, je me fatigue vite, j'en fais un autre. J'ai le cerveau qui va vite. Donc quand j'étais enfant, j'ai le souvenir de ça. D'être une enfant tonique.
- Speaker #0
Tu te souviens de ce moment-là ou non ? C'était juste que tu le savais,
- Speaker #2
tu avais une différence. Non, avant, je ne me rendais pas compte que c'était une vraie différence. Je savais juste que j'étais différente. Et mes copains m'appelaient Alcaline. Oui, j'étais une pile. Voilà, infatigable. Et j'ai toujours eu cette énergie-là. Et c'est après, après adolescence, que je me suis rendue compte que les autres n'étaient pas pareils. Et que là, il fallait que je me planque, que je me cache pour montrer que j'étais comme tout le monde.
- Speaker #0
Oui, surtout à l'adolescence,
- Speaker #2
où on a envie de rentrer dans le boulot. C'est ça et voilà et après aussi un peu je la dos tout ça ou en fait il faut pas trop montrer qu'on est différent parce que on est on est stigmatisé on est estampillé tout ça c'est compliqué et puis je me suis rendu compte quand même que j'étais pas pareil parce que tout le monde me disait non mais ça c'est normal c'est Véronique c'est la réponse de tout le monde, tout le monde faisait un truc et moi j'en faisais un autre et la réponse à chaque fois c'était non mais ça c'est normal c'est Véronique
- Speaker #0
Et ça te faisait rire ?
- Speaker #2
Non, j'en savais rien. C'est qu'après, dans cette période-là, où tu commences à regarder les autres, et tu te dis, ah oui, les autres ne font pas, le retour des autres, et que là, le cerveau commence à se dire, ah ok, vraiment, je suis différente. Mais on continue à me le dire. Ce week-end, j'ai des copines qui m'ont dit que j'étais chelou. Les deux. Et j'ai dit, tu sais dire quoi, chelou ? Non, non, mais t'es atypique. Ah oui, je suis atypique. Il y a peu de gens qui pensent comme toi, qui font des trucs comme toi. T'es atypique. Bon, voilà. J'ai toujours été...
- Speaker #0
Ensuite, quelle est la différence entre une psychologue ou une thérapeute et une coach ? Si c'est différent, et qu'est-ce qui fait que c'est différent ?
- Speaker #2
Oui, c'est un peu... Alors, moi, dans mon idée, mais je vais faire rire des psys, je vais faire rire des coachs, mais moi, dans mon idée, les psys, même s'il y en a qui font de l'EMDR, pour moi, les psys, c'est ressasser l'histoire du passé. Et alors, c'est nécessaire pour des gens qui ont besoin de comprendre le pourquoi, du comment, les tenants, les aboutissants. Donc, les psys, pour moi, ça raconte son histoire, mais ça ne donne pas forcément de sortie. Le coach ou une coach, elle, elle va aider la personne à révéler ses propres solutions. Et moi, là-dedans, je suis un petit peu au cœur de... Pas au... Je suis un petit peu à la fois pareille et à la fois différente. C'est qu'en fait, je vais aider les gens à comprendre qui ils sont. Donc, je vais les aider à comprendre la structure. C'est-à-dire qu'une fois qu'on sait qu'on fonctionne comme ça, qu'est-ce qu'on en fait ? Voilà. Donc moi, mon travail, souvent je dis que je suis une mécanicienne. J'aide les gens à comprendre leur propre mécanique, à comprendre les mécaniques relationnelles et comment du coup on peut s'articuler avec sa propre mécanique et les mécaniques des autres. Et moi, il me semble que quand on connaît son mode d'emploi, c'est beaucoup plus facile de s'articuler avec les autres parce qu'on a une meilleure communication, on arrête de dire à l'autre quelque chose qu'en fait on pourrait gérer soi-même, on arrête d'avoir des attentes sans dire les choses, on communique mieux. On sait qui on est, on sait là où on veut aller, et du coup, tout est plus simple. Donc c'est pour ça que je ne suis pas une psy, parce que moi, ça ne m'intéresse pas de raconter, d'entendre, d'écouter ce que les gens me disent. Bien sûr, c'est leur histoire, mais on va passer des heures sur des trucs sur lesquels les gens ont déjà souffert. Surtout qu'en plus, le travail qu'on fait, et tu l'as expérimenté, le travail qu'on fait, c'est qu'on crée une structure, on s'appuie sur soi, pour trouver des solutions pour en sortir. Donc on n'a pas besoin de passer des heures à raconter. Et je me rappelle d'une femme qui est venue et qui a eu l'habitude de beaucoup, beaucoup, beaucoup de rencontres, beaucoup de psy et je me rappelle très bien de lui dire non ça pour l'instant on n'en parle pas, vous l'avez largement évoqué avec d'autres gens, moi ce qui m'intéresse c'est la solution, c'est comment on en sort, comment on sort de ce sentiment d'être victime de soi-même, de sa famille et de ses schémas. Ce qui m'intéresse c'est le mode solution, pas le mode problème.
- Speaker #0
Et du coup très dans le présent, il faut être à l'aise dans son futur mais du coup on laisse le passé un peu de côté.
- Speaker #2
Le problème du passé, c'est qu'à force de ressasser le passé, on a un pied dans le passé et un pied dans le présent. À force de s'inquiéter du futur, on a un pied dans le futur et un pied dans le passé. Du coup, on oublie le présent. On fait des grands écarts comme ça. Et j'aime bien ancrer ça dans la réalité parce qu'on fait avec ce qu'on est. Et que le passé nous a permis de développer des qualités, de nous a permis de développer des adaptations, qui fait qu'on est ce qu'on est aujourd'hui, et plus on met de la valeur sur ce qu'on est aujourd'hui, moins on a besoin de s'inquiéter du futur, parce qu'on pourra toujours compter sur soi, et moins on a besoin de repenser ou de repasser par le passé, parce que c'est réglé, c'est cicatrisé. C'est de se permettre à soi d'aller voir la petite fille ou le petit garçon à l'intérieur et de lui dire « je prends le relais, je prends le relais, arrête de t'inquiéter, c'est terminé, maintenant je prends le relais, j'ai les outils pour le faire, je peux compter sur moi, donc forcément je peux compter sur moi maintenant » . Et ça est ancré dans le présent,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #2
Ça permet, il me semble, d'aller plus vite. Ce n'est pas l'idée de la rapidité, c'est l'idée d'efficacité. Oui, ça permet d'aller direct. En fait, on est… comme telle personne vient de me voir, j'ai l'impression qu'en fait c'est comme une maison qui a été, voilà, il y a eu des fissures, toute la maison s'est cassée un peu la gueule comme ça, et en fait nous ce qu'on fait, l'humain, on met des étayages, c'est des étés pour tenir les poutres, les machins, les trucs. Et moi j'aime bien, avant même de m'occuper des étayages, de comment on tient tout ça, de m'occuper de la structure. Qui on est ? Son estime de soi. Le travail transgénérationnel, donc qu'est-ce qui est à nous, qu'est-ce qui n'est pas à nous. L'estime de soi. comment je peux compter sur moi et comment je transforme mon regard sur moi. Et à partir de là, pour moi, c'est la structure. Et une fois que la structure est posée, on peut enlever les étayages. Donc on peut enlever les chocs, les blessures et tout ce qui nous a abîmés.
- Speaker #0
Et donc dans ta méthode, dans l'émo-pédagogie, il y a cette idée forte de savoir qui je suis, donc de se connaître, comme tu le disais à l'instant. Et pourquoi est-ce si fondamental selon toi et pourquoi est-ce difficile pour beaucoup de personnes de faire ce travail-là ?
- Speaker #2
Alors, si tu veux bien, je te réponds après à cette question. Je vais d'abord t'expliquer comment je suis arrivée à créer cette méthode-là. Comme je t'ai dit qu'à 16 ans, j'avais cet appel important de comprendre comment on fonctionne, ce qui fait que, comment est-ce que non ? Comment est-ce que je peux, moi, aider les gens, le monde, moi ? Il a fallu que j'observe. Donc j'ai observé comment fonctionnent les gens, j'ai observé comment fonctionnent les relations. Donc à l'époque, j'étais dans une... sous-populaire, après j'étais éduque, donc en fait j'ai beaucoup observé, regardé les relations, et du coup moi dans les relations, et progressivement je me suis rendue compte de beaucoup de choses. Donc j'ai observé, ce qu'on appelle la méthode expérientielle, j'observe, j'en chie en gros, je subis, et après je trouve des solutions pour en sortir. Ça c'était mon histoire. Et au fur et à mesure, je recevais déjà des gens, donc ça fait plus de 26 ans que je reçois des gens en individuel. Et au tout début, c'était très instinctif tout cet accompagnement-là. Et en 2012, il y a deux filles qui ne se connaissaient pas et qui m'ont demandé de les former. Et je leur disais que c'était impossible pour moi parce que tout était très instinctif depuis de nombreuses années. Et comme elles m'avaient demandé, j'ai structuré. Et je me suis rendu compte que c'était hyper structuré, que c'était hyper en place, et qu'il y avait des étapes par lesquelles on passait. Et du coup, c'est devenu l'hémopédagogie. Et depuis 2012, je forme. Depuis 2012, elle est super structurée et on passe par des étapes, tout le parcours que tu as fait. Donc c'est ça en fait qui fait que c'est devenu une méthode parce que ça ne ressemble à rien d'autre. Et c'était, je n'ai pas appris, je n'ai pas fait de formation, mais j'ai juste observé, j'en ai chié, j'ai trouvé des solutions pour en sortir. Donc pourquoi est-ce que la connaissance de soi, c'est si important ? Pourquoi la connaissance de soi, c'est si important ? C'est qu'en fait, je crois que nous sommes sur Terre pour créer. pas créer des bijoux, pas que créer des trucs, c'est créer notre vie, créer la vie qu'on veut avoir, professionnelle, affective, tout ça. Et qu'on a tous et toutes ces capacités de création. Seulement, on est très englué et enfermé dans des croyances monumentales, dans des injonctions monumentales, dans des schémas familiaux qu'on reproduit, qui sont aussi monumentaux. Donc en fait, on est enfermé dans plein, plein, plein, plein de trucs. Et le fait de se connaître permet d'aller... faire péter tous ces trucs-là pour venir révéler ce qu'on est. Mais Sartre nous dit, enfin disait, nous sommes ce que nous avons fait de ce que les autres ont fait de nous. Donc en fait, d'abord, il y a besoin de déconstruire, on parle des hommes déconstruits, mais nous aussi, les femmes, on a besoin de déconstruire ce dans quoi et comment on a été élevés, des trucs qui ne nous conviennent plus, pour venir révéler ce qu'on est. Donc la connaissance de soi, elle vient au cœur de tout ça. Et la connaissance de soi, c'est qui je suis, vraiment, sans qu'il y ait tout ça. Et quand je sais qui je suis, je peux être dans le respect de qui je suis et créer la vie que je veux avoir. Donc c'est pour ça que pour moi le cœur de la connaissance de soi, il est si important. Parce que ça permet vraiment de pouvoir ensuite toujours compter sur soi. Je sais que j'ai ces capacités, je sais que j'ai ces fragilités. Et quand je sais qui je suis, je communique mieux avec le monde, je peux me mettre dans le respect de moi de créer une vie qui m'ensemble. Et tout ça, c'est la base, c'est la connaissance de soi.
- Speaker #0
Tu dis que les mots pédagogie apprennent avant tout à s'aimer aussi. Donc l'amour de soi, à s'écouter, à se respecter. Et à quel moment dans nos vies tu penses qu'on perd peut-être cette notion-là ?
- Speaker #2
Très tôt. Mange pour faire plaisir à papa, mange pour faire plaisir à maman. Toutes les injonctions des enfants, toutes les contraintes dans lesquelles on est élevé, on ne peut pas être un enfant qui est lui-même ou qui est elle-même quand on est dans un système scolaire dans lequel on est. On ne peut pas, ce n'est pas possible. Donc c'est bien qu'il y ait des gens comme moi, comme des psys ou des coachs qui à un moment donné sont là pour venir aider les gens à révéler qui ils sont. Parce qu'on le perd très tôt pour moi. C'est très difficile et si on n'a pas ces codes-là, on est hors société, on est hors cadre. Donc il y a besoin de cadres pour être structurés, même si c'est chiant. Et puis après de savoir qu'on peut les faire péter ces cadres.
- Speaker #0
Après il y a des écoles qui existent, je ne sais pas...
- Speaker #2
Montessori, oui alors... Oui, j'en ai connu, mais là, c'est pareil. C'est que les gamins, c'est génial parce qu'ils peuvent évoluer jusqu'en troisième ou même plus tôt. Et après, quand ils veulent rentrer dans le système scolaire classique, ils n'ont plus les codes. Ils sont verrouillés dans leur liberté, les pauvres. Mais du coup, c'est difficile d'avoir les codes. Alors, il y en a qui y arrivent certainement, mais je n'ai pas de solution par rapport à ça. Je sais juste que l'un ou l'autre, peu importe, tant qu'à un moment donné... On peut créer et on peut aller vers qui on est et être dans le respect de qui on est, professionnellement, effectivement, et tout ça.
- Speaker #0
Pour qu'on aille à l'école, finalement, il y a peut-être des fois où on n'a rien besoin d'avoir un soutien, ensuite, il y a des consultations.
- Speaker #2
Alors, ce n'est pas obligatoire parce qu'il y a des personnes qui vont être artistes et qui vont faire leur travail par elles-mêmes. Et puis, on est dans une société où, en fait, moi j'hallucine sur cette génération, la génération de mes enfants et leurs copains, ils ont une conscience de malade, de tout. Mais de tout, de l'alimentation, du sens, de la relation. Alors peut-être pas tout le monde, mais en tout cas les miens, ils ont tout ce univers-là, même mes neveux et nièces, tout ça, j'hallucine. Ils ne sont pas du tout verrouillés comme nous. Donc du coup, ils sauront se sortir de n'importe quelle situation, quels que soient les chemins par lesquels ils passent, je crois.
- Speaker #0
Et ça, tu penses que c'est dû à quoi ?
- Speaker #2
Déjà nous, les parents ! On a permis à ce que tout ça, ça s'ouvre. Et puis après le Covid, j'ai eu une explosion de conscience. Les gens se sont posé vraiment des questions. Ils ont eu le temps. Si l'autre disparaît et qu'il n'y aurait plus que moi, qui je suis ? Et qui je suis, qu'est-ce que je veux faire ? Bon, là, on est en train de revenir un peu en arrière. Ça a duré que 4-5 ans. Mais il y a eu une grosse ouverture pour moi à ce moment-là. Une grosse ouverture de sens. Et du coup, je trouve que cette génération-là, elle met au cœur, elle vient poser des questions de fond. Donc, peu importe le chemin par lequel ils vont passer, ils vont s'en sortir.
- Speaker #0
Ils sont beaucoup moins, j'ai l'impression aussi, quand il y a une prise de conscience, consulter quelqu'un, si on en a besoin, c'est complètement normal et même c'est valorisé. Alors que les générations d'avant, c'est bizarre, ben non, je ne vais pas aller voir un psy.
- Speaker #2
C'est parce que j'ai une faille. Et les failles, ça se cache. C'est l'ego, ça. Alors que pour eux, ils sont nés avec... J'aime pas trop parler de développement personnel, mais c'est comme ça que ça s'appelle. Ils sont nés avec une certaine conscience, ou en tout cas ils entendent des choses, et ils trouvent que c'est juste du bon sens, au-delà du développement personnel. Donc j'ai besoin d'un coup de pouce, j'y vais. Ma fille, elle a mal au genou, elle me dit « bon, je vais aller en ostéo » . C'est obligatoire. Ça fait partie d'une hygiène. Oui, c'est vrai. C'est d'une… C'est une coupe de soi-même. Oui, oui, oui. Et ils ont beaucoup plus de facilité, ils voient les effets tout de suite. En même temps, c'est vrai, un gamin ou quelqu'un qui vient me voir à 20 ans, je vais aller très très vite, alors que quelqu'un qui vient me voir et qui est un peu plus englué ou enquisté dans ses certitudes, ça ne prend pas plus de temps. Mais c'est vrai que ça fait partie du... C'est devenu... Oui, voilà, c'est devenu habituel.
- Speaker #0
Tu le sens ça des fois avec certaines...
- Speaker #2
Différents âges ?
- Speaker #0
Est-ce qu'on dit patients, clients ?
- Speaker #2
Ou les gens avec lesquels je travaille. C'est un peu long.
- Speaker #0
Est-ce que tu le sens à des fois qu'il y a des résistances ? Alors tu veux y aller, tu sais où aller,
- Speaker #2
tu sais qu'elles sont associées Et puis en fait ça résiste Oui mais c'est parce que les gens viennent me voir qu'ils sont tous prêts Parce que ça résiste Parce que non j'ai fonctionné comme ça et j'ai du mal à lâcher C'est l'ego L'ego c'est toutes nos peurs Toutes nos inquiétudes, toutes nos fragilités Les trucs que je veux cacher Dès qu'on veut cacher un truc, on se dit que c'est l'ego Et l'ego est partout. Et ça nous a protégés. Parce que ça nous a permis d'être comme tout le monde. Et être comme tout le monde, c'est... Voilà, on est en sécurité.
- Speaker #0
Ensuite, s'écouter et se respecter. Donc, dit comme ça, ça paraît très simple. Mais concrètement, comment on fait quand on est pris dans le quotidien ? Justement, tout ce qu'on disait, dans le quotidien de plusieurs années, des obligations et des injonctions. Comment on fait donc pour se respecter et vraiment rester tout le temps aligné ? avec ses besoins et pas y déroger.
- Speaker #2
Ça c'est un travail qu'on peut faire quand on n'a pas d'enfant. Ou quand les enfants sont grands. C'est quand même beaucoup plus difficile quand on a un job à gérer, la charge mentale du quotidien, autant homme que femme, parce que parfois on n'a pas envie, mais quand il faut faire à bouffer aux gamins, il faut faire à bouffer aux gamins. Donc du coup cet alignement il est possible à partir du moment où le couple entend qu'il y a besoin de tant de couples, que chacun a besoin de tant de couples. pour lui-même, il y a besoin d'avoir du temps de famille, du coup c'est une grosse organisation pour que tous les besoins soient posés, et dans une famille avec un couple qui s'entend bien, c'est plus facile. Ça ne veut pas dire que c'est plus évident parce qu'il y a le rythme du quotidien, mais en tout cas c'est plus facile quand tout le monde est d'accord et que tout le monde a compris l'intérêt, et puis que tout le monde le comprenne, parce que souvent l'ego dans le couple fait que parfois on a besoin que l'autre remplisse nos failles. ou nous remplissent alors que nous, on n'a pas vraiment travaillé là-dessus ou on ne s'aime pas trop, donc du coup, on a besoin que l'autre nous aime plus. Bref, il y a toutes ces logiques relationnelles. Mais ce qui fait que rester aligné, déjà, si on est aligné, quand on se connaît un peu et on sait que là-dessus, je lâche, j'y reviendrai plus tard, ce n'est pas très grave. Quand on se connaît, c'est plus facile de déroger, de lâcher des trucs et de se dire, OK, très bien, pendant une semaine, de toute façon, je ne pourrai pas m'occuper de moi, mais la semaine prochaine. prochaine je fais ceci ou je fais cela. Quand on se connaît c'est plus facile de prendre des rendez-vous avec soi. Par contre quand on ne se connaît pas, moi j'ai beaucoup de gens qui disent je veux lâcher prise, ça ne veut rien dire pour moi, je prends du temps pour moi, ça ne veut rien dire pour moi. Parce que souvent le temps pour moi c'est que je me prends un planning, mais dans ce planning, en fait j'ai une machine à laver, j'ai machin à aller chercher à l'école, etc. Et du coup c'est du temps qui est du temps accordéon, ce n'est pas forcément du temps pour soi. Après, le temps pour soi, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire faire de la cuisine parce que j'aime cuisiner ? Est-ce que ça veut dire aller marcher ? Est-ce que ça veut dire prendre du temps avec les copines ? Est-ce que ça veut dire...
- Speaker #0
L'importance de se décoder.
- Speaker #2
Exactement. Quand je sais ce qui me fait du bien, je peux me le donner. Moi, j'ai des gens qui me disent « je prends du temps pour moi » , mais je sais que ce n'est pas du temps de qualité. Parce que ce sont des personnes qui ne savent pas ce qui vraiment les nourrissent. D'où l'importance, je reviens sur ce que tu dis, de se décoder, de se comprendre, de se connaître. Parce que du coup, là, je peux me dire « ok, là, je prends vraiment une heure » . Et là, cette heure-là, elle est vraiment pour moi. Donc je me repose, je fais de la peinture, je fais ça, et du coup, là, on est sur de la vraie nourriture.
- Speaker #0
Et tu parlais des familles, des couples. Est-ce que des fois, tu accompagnes aussi, pas que en individuel, des fois, il y a des couples, tu peux pas vivre avec les deux ? Ou est-ce que non, tu préfères vraiment voir chaque personne tout seul ?
- Speaker #2
Alors, quand j'ai accompagné des couples, je les ai vus chacun séparément, pour qu'ils gèrent leur égo avec moi. Voilà, toutes les failles, les blessures, bref, tout ça. Et après je les vois quand on fait la communication, le dernier rendez-vous, le fameux dernier rendez-vous, où là en fait c'est en couple, et là on voit où est-ce qu'ils en sont, et qu'est-ce qui va mieux, et comment on peut mieux communiquer ensemble.
- Speaker #0
Et les enfants ont même chose ?
- Speaker #2
Les enfants c'est beaucoup plus rapide, parce qu'en général ils ont le transgénérationnel qui vient les embêter, donc on fait le transgénérationnel et puis après c'est plus rapide avec les enfants.
- Speaker #0
Ensuite, à quel moment devient-on vraiment acteur ou actrice de sa vie ? plutôt de la subir.
- Speaker #2
Déjà, savoir que ce n'est pas nous qui la créons, c'est une première étape. De se rendre compte comment on est englué dans certains trucs. Et puis après, de commencer à être acteur et actrice de sa vie, c'est déjà commencer par des toutes petites choses. J'aime bien la théorie des petits pas, parce que vraiment créer le chemin, c'est parce que je fais des petits pas l'un après l'autre et ça crée un chemin. Donc être créateur, c'est petit à petit se rendre compte que... qu'on avance et qu'on est vraiment sur son... De pouvoir se dire, je finis ma phrase, qu'on est sur son chemin, de pouvoir se dire « Ah, là, je suis contente de ce que j'ai fait. Ah, là, j'aime ce que j'ai fait. » Et du coup, ça va me donner envie d'aller plus loin et de continuer. « Ah, voilà, là, j'ai vraiment fait quelque chose qui me plaît. » Par exemple, si on est sur l'histoire de créateur de sa vie, j'ai une de mes amies avec qui j'ai passé du temps ce week-end et qui me disait qu'en fait, elle s'était rendue compte que dans ses rêves, elle n'était pas si loin de ses rêves. Eh bien, c'est ça, par exemple. Déjà, il y a une...
- Speaker #0
qu'elle a vraiment fait du chien.
- Speaker #2
Oui, et que si vraiment professionnellement elle veut faire quelque chose qu'elle aime, elle n'est pas si loin. Il y a quelques étapes encore à faire, mais du coup elle n'est pas si loin de ce qu'elle voulait faire. Parce qu'elle avait déjà développé ce qu'elle voulait être.
- Speaker #0
C'est ça, il y a eu conscience, je suis la précise, c'est chouette aussi. Donc finalement, il ne faut pas être précisé.
- Speaker #2
Ah non, non. Et puis c'est un long chemin. Je pense que déjà, avant de savoir ce qu'on veut faire, il y a qui c'est qu'on a envie d'être. Donc une fois qu'on sait qui on a envie d'être, c'est beaucoup plus facile pour s'organiser matériellement, pour faire. Mais développer qui on a envie d'être, c'est un vrai chemin. Hors de ce qu'on nous a imposé, ou de comment on a dû être pour faire plaisir aux uns aux autres.
- Speaker #0
Toi, dans tes accompagnements, tu t'es rendu compte que des fois, certaines personnes, quand tu les accompagnes, elles se sont trouvées vraiment, trouvées entre guillemets, tardivement ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Ça arrive ?
- Speaker #2
Oui, oui. Après, une fois qu'on a travaillé ensemble, oui. Mais il y en a qui ont fait du lierre, mais il y en a qui ont enché toute leur vie. Avec des psys, des coachs, plein d'accompagnements, gna Et puis, à un moment donné... On fait... Alors je ne veux pas dire que ma méthode est la meilleure, parce que ce n'est pas du tout ce que je suis en train de dire. Il y a plein, plein, plein de méthodes. Elles arrivent à un moment où elles n'en peuvent plus. Il y en a plusieurs qui m'ont dit de toute façon, vous serez la dernière que je viens voir. Après, je ne vois plus personne, j'en ai marre. Ah ben oui, fatiguée de faire 20 ans de travail sur soi, ça use. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #2
Et du coup, ça peut être des personnes qui se trouvent tard, comme il y a des personnes qui arrivent et qui ont 20 ans et 22 ans. Et moi, je suis jaloux. Je me dis, si jamais tu es comme toi et que j'avais rencontré quelqu'un comme moi... Eh ben, ça m'aurait évité des galères. Oui, bon, après, le chemin de l'adversaire, du coup, ça t'a amené à créer tout ça.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. C'est vrai que c'est bien qu'il y ait plus de jeunes personnes. Parce que je dis jeunes personnes, parce qu'il y a autant de filles que de garçons qui viennent t'insulter.
- Speaker #2
Non, il y a pas mal de... Plus de filles. Les garçons viennent, mais eux, ils font leur chemin autrement. Oui, j'ai eu une époque, j'avais moitié, Ça dépend.
- Speaker #0
Donc on parlait tout à l'heure de vivre dans le présent,
- Speaker #2
plus que dans son passé.
- Speaker #0
Pourquoi c'est si important pour son propre équilibre émotionnel ?
- Speaker #2
Le problème, c'est que dans notre communication, par exemple, je vais prendre le couple. Le problème du couple, c'est qu'on va se rappeler, on va avoir fait des listes, des listes de rendez-vous manqués avec l'autre. Et donc, quand tu parles ou que ton compagnon te parle, ou peu importe qui, en général, ça peut très bien être avec des genres, des voix. Je te parle avec les dents serrées, parce qu'en fait je me rappelle qu'il y a dix ans, tu n'as pas voulu faire un détour pour aller voir ma mère, et là en fait tu me fais chier pour faire un truc que je n'ai pas envie de faire, alors que tu n'as pas voulu faire ce que je voulais il y a dix ans. Et donc on a des listes de rendez-vous manqués comme ça, et ça c'est le passé. Donc quand on parle dans le présent, on peut parler dans le présent avec la personne, interagir, mais il y a toutes les vieilles parties de soi, des différents rendez-vous manqués du passé. qui interagissent dans la communication et qui viennent foutre le bordel. C'est la même chose avec soi. C'est-à-dire que moi, si par exemple il y a quelqu'un qui m'a fait du mal quand j'étais petite ou quand j'étais grande, bref, moyenne, en fait c'est toutes ces parts de moi qui, sans s'en rendre compte, sans qu'on s'en rende compte, agissent à travers moi. Donc quand je suis vexée parce que quelqu'un m'a dit un truc, ce n'est pas la véro de maintenant qui réagit, c'est la véro du passé. Mais comme c'est la véro de maintenant qui interagit, on pense que c'est moi maintenant. Mais c'est tout le passé qui vient interagir. Par exemple, on ouvre un tiroir et en fait, il y a toute la commode qui arrive en même temps. Et ça, on ne s'en rend pas compte. Donc c'est pour ça que vivre dans le passé, c'est... On fait tout ça sans s'en rendre compte. Et du coup, forcément, comme j'ai souffert de mon passé, je m'inquiète de mon futur. Donc je ne suis pas dans le présent parce que je vais me protéger pour que jamais plus il ne se passe ça. Donc on n'est pas dans le présent. On est où dans le passé ? ou dans le futur, mais rarement dans le présent, parce que le présent, ça suppose, peu importe ce qui va m'arriver, j'aurai toujours des solutions pour en sortir, je suis OK avec mon passé, c'est pas mon passé qui tire les ficelles, parce que sinon je suis une marionnette de mon passé, c'est pas mon passé qui tire les ficelles, c'est moi, parce que je sais qui je suis.
- Speaker #0
Et c'est comme ça qu'on peut être créateur. Et du coup, c'est pas non plus l'inquiétude du futur, parce que quoi qu'il arrive, je pourrais toujours compter sur moi et je trouverais des solutions. Et du coup, c'est ça le présent pour moi.
- Speaker #1
D'où l'importance de dénouer les nœuds dans le présent pour pas qu'ensuite ça soit des...
- Speaker #0
Des fringues, c'est des boulets en fait, tu traînes des boulets là. Du passé quoi.
- Speaker #1
Dans une relation, il faut que ce soit saine.
- Speaker #0
Ah bah ça c'est sûr. Et les dénouer, c'est pas forcément les repenser, les reminer. Pour moi, les dénouer, c'est comprendre sa part de responsabilité là où on a merdé, dans des relations plus adultes. Parce que quand il s'est passé des trucs avec les enfants, les enfants, ils y sont pour rien dans ce qui s'est passé. C'est juste dans des relations où on est un peu plus grand, et donc on ne s'est pas rendu compte que nous aussi, on avait une part de responsabilité parce qu'on a été élevés comme ça, parce qu'on a vu tout notre écosystème religieux, social, parental, qui en fait nous a inculqué une manière de réagir. Nous, on ne fait que... continuer ce truc-là. Donc, parfois, on n'est pas... Quand on est enfant, en fait, on ne fait que reproduire. Mais après, quand on devient un peu plus grand, on a une part de responsabilité. Quand on voit sa part de responsabilité, eh bien, on peut décoder les trucs et ce n'est plus le passé qui agit à notre place. On n'est plus à la marionnette de notre passé,
- Speaker #1
en fait. C'est ça. Et jusqu'à quel âge, tu penses que... Alors, je ne dis pas de l'âge précis, mais... Comment on devient plus conscient de ça, où on n'est pas...
- Speaker #0
Je n'ai pas de réponse à te donner parce que ça dépend de... Moi, j'ai des gamines à 8 ans. À 8 ans, 8 ans, 10 ans, à qui j'ai expliqué des trucs extrêmement complexes, que j'explique à des adultes de comment fonctionnent les relations, et à 8 ans, 10 ans, une clairvoyance de malade, bon ben, tu vois, il n'y a pas d'âge, ça dépend de... La sensibilité. Ouais, la sensibilité, comment ils ont été élevés, et comment, ce qu'ils ont vécu aussi.
- Speaker #1
Et du coup, cet enfant à 8 ans, il écoutait moins... Les parents, s'ils n'étaient pas d'accord, par exemple ?
- Speaker #0
Non, ce n'est pas ça. C'est que c'était généralement des enfants dont les parents étaient divorcés et qu'il y avait une version d'une mère ou d'un père et qu'il y en avait un des deux qui se fonctionnait énormément. Du coup, la gamine ou le gamin se rend compte des relations. Même l'un qui revient et qui avait des parents qui étaient encore ensemble, il a vu comment interagissaient les autres copains avec lui. Et donc une conscience de malade. Donc je n'ai pas d'âge à donner parce que ça dépend du niveau de conscience qu'ont les gens et comment ils sont élevés. Et à un moment donné, s'ils ont envie d'ouvrir les yeux ou pas. Parce qu'il y en a qui ne veulent pas voir. Mais quand on est grand, c'est souvent quand on en a chié un petit peu. Quand on en a marre d'en chier, du coup on se dit « Bon alors, qu'est-ce que je pourrais faire ? » « Je pourrais arrêter de souffrir. » Parce que la souffrance, elle aide à ça. La souffrance aide à un moment donné à chercher les solutions.
- Speaker #1
Est-ce que tout le monde a envie d'aller mieux ?
- Speaker #0
Non ! Ah non, il y en a qui pensent qu'ils vont bien comme ils sont. Ou il y en a qui vont te dire aussi « je ne changerai jamais » . Mais après, ils sont dans leur écosystème et certainement ils ont d'autres personnes qui sont comme eux dans leur écosystème. Il n'y a pas de remise en question, il n'y a pas de prise de conscience, de rien du tout et ça leur convient.
- Speaker #1
Ça sort comme si ça les rassurait de rester…
- Speaker #0
C'est un autre écosystème. C'est des écosystèmes qui peuvent moins bien communiquer ensemble. Quand tu commences à te poser des questions, tu vas voir que tous les gens avec qui tu interagis vont aussi se poser des questions. Par exemple, je ne sais pas, admettons que tu as une copine qui a fait un burn-out, tu vas te rendre compte qu'après son burn-out, elle va se poser des questions de fond. Donc elle va interagir différemment avec les gens, donc il y a des gens qu'elle ne verra plus, et d'autres personnes qui vont être... Tout ça, c'est des écosystèmes, c'est en mouvance en fait. Ça bouge. Donc il y en a qui resteront toujours dans leur certitude et qui ne bougeront jamais. Il y en a qui vont souffrir, qui vont rester dans leur certitude même en souffrant. Il y a tous les cas de figure.
- Speaker #1
Et du coup, dans ces différents écosystèmes, comme tu disais, toutes les personnes qui ont cette conscience de soi, qui ont envie d'aller mieux, qui travaillent sur eux, et puis les autres qui n'ont pas forcément conscience, et qui, même si on le voit, ils ne veulent rien faire, comme on le disait tout à l'heure, est-ce que ces deux écosystèmes peuvent quand même matcher ?
- Speaker #0
Moi j'interagis avec des gens qui ne se remettent pas en question. Et ça ne me pose pas de problème parce que je sais pourquoi j'ai interagi avec eux. Mais ça ne va pas être dans ma sphère privée. Mais parce que je sais trier. Donc je pense qu'on sait faire avec les codes sociaux. Donc il y a des personnes qui peuvent interagir. Seulement il y a des endroits où il y a un moment où on ne va plus. Dans l'intime ou dans le partage.
- Speaker #1
C'est important de se mettre des limites.
- Speaker #0
Il n'y a pas besoin de se protéger. C'est juste savoir qui on est. Quand tu sais qui ont quitté, tu sais où sont les limites de fait ? les trucs pour lesquels tu vas adhérer à ces trucs et d'autres tu ne vas pas. Mais quand tu te connais, c'est plus facile.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #0
Et de savoir aussi pourquoi tu y vas ou pourquoi tu n'y vas pas.
- Speaker #1
Lors de tes séances d'accompagnement, j'ai beaucoup aimé l'idée de valoriser les succès faciles du quotidien. Parce que ça, je me disais, attendez, pas forcément, mais j'ai trouvé ça chouette parce que du coup, ça met en valeur ce qu'on fait naturellement et qu'on n'est pas obligé de toujours faire des choses extraordinaires pour se valoriser soi. Pourquoi a-t-on tendance à les minimiser et en quoi les connaître change notre rapport à nous-même ? Alors pourquoi les minimiser ? Parce qu'on est dans une société dans laquelle on nous dit ce qui ne va pas. Le rouge à l'école,
- Speaker #0
moi je suis encore traumatisée du rouge et du vert. Le rouge c'est ça ne va pas. Donc on ne va pas marquer une note de vert avec tout ce qui va, qui va équilibrer ce qui ne va pas. On est dans des nouvelles, on nous raconte des nouvelles, il y a très peu de journal de bonnes nouvelles. Donc on a l'habitude de voir ce qui ne va pas, on a l'habitude de pointer ce qui ne va pas. Donc nous, enfants, qu'est-ce qu'on fait ? En fait, forcément, on va faire pareil. Et que pour correspondre à ce que les autres attendent de nous, on a intérêt à être comme eux, ils veulent qu'on soit. Donc du coup, on se contraint, on s'empêche, on lutte contre soi de manière à pouvoir être sûr qu'on est bien aimé des autres. Donc on ne sait pas faire. Et puis il y a aussi cette histoire-là de Narcisse. Narcisse, quand même, c'est dans la mythologie grecque, c'est qu'en fait cet enfant vivra longtemps s'il ne s'aime pas ou s'il ne se connaît pas. Donc ça veut dire que déjà dans la mythologie, si tu te connais, tu meurs jeune. Si tu t'aimes, tu meurs jeune. Donc on a déjà ça à l'intérieur de soi. Donc on porte tous ces vestiges-là de ces cultures-là, mais même... Dans la religion chrétienne, on se mortifie, on n'a pas le droit au plaisir. Alors que les juifs sont éduqués comme des demi-dieux, comme des rois. Donc forcément, l'éducation, ça compte, ça. Donc on ne sait pas s'aimer. Et puis, on regarde comment ils se la pètent, s'ils s'aiment trop. On est quand même vachement dans le regard de l'autre. Donc, on ne sait pas faire. Ça doit s'apprendre. Les succès faciles du quotidien, pour moi, c'est voir des choses faciles. simples pour lesquels on pourrait dire c'est rien à faire. Non mais c'est pas grand chose à faire. Le c'est rien, rien c'est égal à zéro. C'est pas grand chose, ça veut dire qu'on n'a aucune valeur sur un gâteau au chocolat, mais pourtant il a fallu cuisiner, mettre un minuteur, cuisiner des trucs, les amener, les sortir, les mettre dans un joli pas, les emmener, enfin il faut penser à faire les courses, il faut penser à faire le truc, il faut penser à l'amener, c'est pas rien à faire. C'est pas vrai ? C'est vrai. C'est pas vrai ? Mais c'est tellement facile de dire ça. Tu vois, justement, cet après-midi, il y avait une dame avec laquelle... Voilà, qui vient me voir et, bon, elle fait un travail de dingue, elle est très en gratitude avec mon travail. Et donc, je lui disais, c'est comme si ce que je fais, je pourrais vous dire, non, mais c'est rien à faire. Et donc là, elle me regarde et elle me dit, ah oui, je vois ce que vous voulez dire. Vous avez une prise de conscience. Oui, parce que c'est facile pour moi, mais ce n'est pas parce que c'est facile que je vais vous dire que c'est rien à faire. Non, c'est ça. Je ne vais pas dire que c'est rien à faire. Par contre, quand on me dit, voilà, merci du travail. Et que vous faites, je peux répondre merci parce que je sais. Je mets de la valeur sur ce que je fais. Mais c'est pareil, tu arrives à l'heure. Personne ne met de la valeur sur le fait d'arriver à l'heure. Parce que ça demande l'organisation, ça demande d'anticiper, ça demande de prévoir, ça demande tout un écosystème pour arriver à l'heure. Mais seulement, oui, merci d'arriver à l'heure, oui, c'est normal. Non, ben non, d'où c'est que c'est normal ? En fait, on n'a pas l'habitude de valoriser ce qui est facile pour nous. Parce que c'est normal, selon nos valeurs ou comment on a été élevé. C'est pas si normal que ça. C'est pour ça que ça demande un temps pour s'observer.
- Speaker #1
Tu penses que c'est très français dans la société française ? Ou est-ce que c'est un peu partout pareil ?
- Speaker #0
Latin peut-être. Mais les anglo-saxons ne sont pas du tout comme ça. It's amazing ! Oh, you're wonderful ! Non, c'est pas du tout la même chose. En France, on est très très très très anglué.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'ici, par exemple, l'échec est très mal vu. Alors qu'il y a d'autres pays, ils entreprennent aux Etats-Unis très jeunes. pleines d'entreprises, ça marche pas, c'est pas grave, on en fait une autre. Oui, oui. Ils sont dans un petit peu d'amor avec vous ici. En France, ce n'est pas du tout dans cette dynamique.
- Speaker #0
Non, pas du tout. Et en plus, les scolairiennes, il y avait un proverbe, je m'en bats du... Mais en fait, le proverbe, il dit... Je m'en bats juste de ce qu'il voulait dire. Le proverbe, il dit qu'en fait, il vaut mieux être une bonne vieille herbe plutôt qu'une herbe tendre parce que l'herbe tendre, elle se fait manger. Alors que la vieille bonne herbe drue et dure, au moins, elle, elle tient. Tu vois, donc ça raconte qu'on n'a pas le droit à la fragilité, à la faiblesse, à la tendresse non plus. Donc ça c'est valable chez nous, je ne connais rien, mais c'est un peu valable un peu partout aussi. Il ne faut pas montrer qu'on est faible, il faut montrer qu'on est dur. Donc forcément on va contraindre des aspects de soi pour vraiment être comme on attend que ce soit. Et là, on ne peut pas s'aimer. Parce que du coup on va lutter contre soi.
- Speaker #1
Au tout début on parlait des croyances limitantes, comme des plafonds de verre consommés. Donc c'est quand même au cœur de l'hémopédagogie. Comment naissent-elles et comment peut-on commencer à s'en libérer ? Des croyances ? Oui. Mais très très tôt. Un garçon ça ne pleure pas. Tu n'as pas le droit de faire ceci, tu n'as pas le droit de faire cela. Il y a un prof qui un jour te dit « de toute façon,
- Speaker #0
tu n'es pas capable de le faire » . Et ça reste. C'est toutes ces petites phrases comme ça qui font qu'en fait, on pense à force, à force, à force qu'on n'est pas capable. Donc ces croyances, elles s'installent très, très, très, très tôt. Très, très tôt.
- Speaker #1
Tout le temps.
- Speaker #0
Éducation sociale. Je me rappelle un jour, ma fille, pour moi, c'est l'école. Quand tu étais petite, tu n'étais pas obligée d'y aller tous les jours. Je me rappelle un jour où elle était venue avec moi et il y a une caissière qui dit à ma fille « t'es pas à l'école aujourd'hui ? » C'est mort. Elle n'a plus jamais voulu louper l'école. Terminé. Alors que nous on a été élevés avec nos parents, on partait régulièrement, parce qu'on est nombreux dans la famille. On partait en dehors des vacances scolaires pour aller faire du ski, et donc mes parents n'ont eu aucun problème de nous déscolariser, enfin, pas déscolariser, mais sortir de l'école. Moi, pour moi, c'était normal de le faire, mais ce jour-là, c'était terminé. On n'a plus jamais voulu louper l'école. Voilà, la croyance, comment elle s'installe, une croyance. Elle venait pas de chez nous, hein ? Je prends une phrase. Comme mon fils qui me dit qu'il y a son prof de maths quand il était au collège, qui dit à une des filles, « Eh ben, toi, t'auras jamais tant de bacs si tu continues. » Voilà, c'est mort. Une phrase. Et il y a tellement de professeurs qui ont ce genre de discours. Profs, des gens dans les familles, ces phrases-là, elles sont tout le temps là, comme ça. On jette des phrases comme ça, comme on jette des mégots dans la rue, comme si c'était facile et en fait on ne se rend pas compte de l'impact que ça a derrière.
- Speaker #1
C'est vrai que les professeurs, je ne sais pas s'ils ont des cours de pédagogie.
- Speaker #0
Oui, de pédagogie, de comment apprendre quelque chose, mais pas de savoir-être, non. Il y en a qui l'ont, bien sûr, il y en a qui ont cette conscience-là, mais il y en a d'autres qui ont juste pensé qu'ils doivent transmettre un cours, alors que derrière, c'est de l'humain.
- Speaker #1
Oui, et de s'adapter à chaque élève.
- Speaker #0
Oui, alors là, tu parles d'un truc... Là, c'est Montessori, là, du coup, tu vois. Donc, les croyances, elles naissent très très tôt. Elles sont là très très tôt.
- Speaker #1
Je pense que les mots pédagogiques sont obligatoires, avant de passer l'examen de professeur.
- Speaker #0
Oui, déjà juste de prendre conscience de soi ou d'apprendre à communiquer, ce serait pas mal. Parce qu'il y a un peu de boulot. Mais c'est sûr que si l'éducation nationale apprenait aux enfants à s'aimer un petit peu et puis à aider les parents à faire des exercices à la maison, il y aurait des choses qui seraient différentes. C'est sûr.
- Speaker #1
Il y a des moments où ils mettent vachement en avant ce que les pays du Nord qui font ça. Je crois que c'était la Norvège, j'ai vachement vu ça récemment. C'est quoi ? en avant les... Ils ont des cours pour connaître les émotions.
- Speaker #0
Oui, des cours d'empathie et tout ça. Oui, mais il y a des systèmes... Oui, il y a des profs. Moi, j'ai eu pas mal d'instits qui mettaient des choses en place. Il y a plein d'instits qui mettent des choses en place pour faire bouger un petit peu les choses. C'est pour ça aussi que quand tu me dis pourquoi est-ce que cette génération-là, elle arrive et qu'eux aussi, ils ont évolué. Ils ont aussi des profs, des parents certes, mais ils ont eu aussi des profs qui les ont aidés à évoluer et qui ont transmis des messages, je crois.
- Speaker #1
On parlait de communication, donc communiquer en conscience et créer des relations saines, selon toi, qu'est-ce qui fait la différence entre une relation qui nous nourrit, au bon sens du terme bien sûr, et une relation qui nous épuise ? Alors des fois on n'en a pas forcément conscience, mais quand on en a conscience, selon toi, qu'est-ce qui fait la différence ?
- Speaker #0
L'ego. Et comment gérer l'ego ? L'ego dans le couple, il est très fort. Je ne veux pas lâcher. Ah non, mais puisqu'elle m'a parlé comme ça, je vais lui parler comme ça. Et pourquoi ça serait un moi de lâcher ? Pourquoi c'est pas à l'autre ? Et puis, il y a aussi beaucoup dans les couples, pas que, mais beaucoup de sous-entendus. Je veux que l'autre devine sans le lui dire. Bah du coup, l'autre peut pas deviner si on lui dit pas. Donc ça fait qu'on se comprend pas. Pour moi, c'est l'ego. C'est à partir du moment où tu comprends et que tu peux juste te dire, excuse-moi, je me suis trompée. Moi, excuse-moi, j'ai réagi comme ça parce qu'il y a eu ça qui m'a blessée. À partir du moment où tu acceptes ton égo, tu acceptes ta fragilité, tu acceptes d'être blessée, tu acceptes que l'autre peut avoir raison et que chacun peut avoir raison même si on n'est pas d'accord. Déjà, on simplifie pas mal de trucs.
- Speaker #1
Mais au-delà des relations en couple aussi, avec un peu comme notre entourage, un collègue, enceinte, ça nous fatigue. Parce qu'en face, il y a peut-être de l'ego ou autre chose qui fait que ça bloque, ça ne veut pas écouter. Quelle est la solution ? Qu'est-ce qu'il faut faire à ce moment-là ?
- Speaker #0
Il n'y a pas une seule solution, parce que ça dépend de la situation, ça dépend des gens. Si ça bloque, on arrête et on revient après. Ouais, voilà, parfois, il n'y a pas besoin de... Si l'autre ne veut rien entendre, on tourne en rond. Donc, ce n'est pas la peine de répéter les trucs qu'on a dit. Donc là, du coup, on arrête, on reprend la discussion. Écoute, tu réfléchis de ton côté quelles propositions tu peux donner. Je réfléchis du mien pour savoir quelles sont les propositions que je peux donner, quelles sont les solutions, comment on peut trouver du commun. Mais il n'y a pas une seule réponse à ça. Il y en a plusieurs, mais c'est souvent l'ego qui vient bloquer. C'est « je ne veux pas lâcher » , « mais pourquoi ce serait moi ? » « Mais moi, je vais avoir raison » . Enfin, tous ces trucs-là, quoi.
- Speaker #1
Il y a tout le monde qui veut montrer qu'il sait peut-être plus que l'autre.
- Speaker #0
Mais c'est évidemment. Évidemment, évidemment. Moi, je sais mieux que l'autre. Évidemment.
- Speaker #1
Voilà. On parle souvent de passer à l'action. En tout cas, moi, je suis très dans tout ça. Pas attendre trop longtemps. On se pose 10 000 questions. Il faut essayer. Il faut... Voilà. Alors, j'allais dire pas avoir peur, mais quelque part, ben si. Même si on a peur d'y aller. Donc, ce truc-là de passer à l'action. Mais beaucoup de personnes restent bloquées. Et non pas cette envie de « qu'est-ce qui les empêche vraiment d'agir ? » et « comment dépasser ça ? » Est-ce qu'il y a effectivement une solution, mais est-ce que tu en aurais une ?
- Speaker #0
Alors, une ou plusieurs. Déjà, je veux commencer. Est-ce que tu as la ref ? « J'y vais, mais j'ai peur ! » Tu l'as ou pas la ref ? Oui, oui. Oui, ça va. Bon, eh bien, c'est un peu ça, tu vois. C'est de pouvoir aussi arriver à se marrer de soi-même. « Bon, j'y vais, mais j'ai peur ! » C'est normal d'être bloqué parce que c'est l'action qui va faire qu'on est créateur de notre réalité. C'est de se mettre en action. Ce n'est pas juste la pensée, c'est se mettre en action. Je t'ai parlé plusieurs fois des petits pas, ou une fois en tout cas aujourd'hui, des petits pas. Si je mets un petit pas, quel est le plus petit pas qui peut me rapprocher de là où je veux aller, de mon objectif ? Déjà, faire des tout petits pas. Moi, je me rappelle une période où j'étais en plein divorce. Très très très compliqué. Je me levais le matin pour amener les enfants à l'école et je pense que, histoire de ne pas avoir l'impression de rien foutre de ma vie, je regardais des vidéos. C'était il y a longtemps, mais à l'époque il y a eu streaming et tout ça, tout en anglais parce qu'au moins j'avais l'impression que je « practice my English » et en fait j'ai envoyé une lettre, c'était très compliqué. Donc je préparais l'enveloppe, je préparais le timbre. Le lendemain, je collais le timbre sur l'enveloppe. Après je remplissais l'enveloppe. Une fois que l'enveloppe et des fêtes, je remplissais. Et je pouvais faire, tous les jours, je me faisais au moins une petite action. Et ce qui fait qu'à la fin de la semaine, au moins ma lettre était postée. Mais pour te dire que même dans n'importe quel état, de toute façon, l'action est difficile. Et d'aller vers ce qui est bon pour soi, parce qu'on a quand même une résistance au bonheur, on a une résistance à être heureux, on a une résistance à être lumineux, on a une résistance à être… Parce qu'en fait, on connaît parfaitement le malheur, mais le bonheur, on le connaît moins bien. on prend une résistance. Donc du coup, toutes ces petites, ces mini-actions vont nous ramener progressivement vers là où on veut aller. Donc moi, je ne suis pas pour se forcer à faire les choses, parce que ce n'est pas ma vision des choses. Je suis pour respecter la procrastination. Parce que la procrastination, je ne l'appelle jamais procrastination, mais c'est ou du temps de repos, ou du temps de réflexion, de comment je vais me prendre pour faire les choses, et plutôt que de culpabiliser quand on procrastine. Essayons juste d'organiser notre procrastination. Là je m'accorde 40 minutes, je regarde une série, et dans 40 minutes ou une heure, j'en sais pas, mais quand même le temps ça dure, et du coup je me fais telle action. Et là en fait je sais que je me repose pour me mettre en action. Et un autre conseil que je peux donner, c'est quand on est fatigué, on fait des choses faciles. Et quand on a beaucoup d'énergie, on fait des choses difficiles. Parce que le problème c'est que souvent on décide dans notre planning de faire des trucs par exemple de telle heure à telle heure, mais si mon niveau d'énergie n'est pas suffisamment fort, je ne peux pas faire un truc difficile. Donc si on réorganise, à partir du moment où on réorganise sa vie et sa semaine par exemple, pour pouvoir permettre de gérer son rythme, en général c'est plus facile. Et vous allez vous rendre compte, tu l'as déjà certainement expérimenté, mais quand tu sais que tu vas devoir le faire et que tu as l'énergie pour le faire, tu ne le vois pas passer. C'est facile. Tu le fais en 10 minutes, un quart d'heure ou 20 minutes. Parce que c'est fait au bon moment, avec la bonne préparation. Par contre, souvent, je me retrouve face à des gens qui ont envie de mettre des choses en place, mais au mauvais moment. Ils n'ont pas l'énergie pour le faire. Donc c'est une mauvaise organisation du temps. C'est connaître son rythme, c'est toujours pareil. Se connaître, connaître son rythme et respecter son rythme.
- Speaker #1
Mais quand même, tu disais que tu étais pour la procrastination.
- Speaker #0
Et pour l'organiser.
- Speaker #1
Voilà. Mais quand même dans ce sens où on ne fait pas rien, mais on fait un petit peu selon son énergie.
- Speaker #0
On fait un petit peu selon son énergie, et la procrastination pour moi, elle sert à se reposer souvent. Elle sert à se reposer. à récupérer de l'énergie pour pouvoir faire quelque chose de difficile. Elle sert parfois au cerveau à réfléchir, sans se rendre compte à comment je vais faire pour m'y mettre. Et très souvent, après un temps de rien, du coup on arrive à se mettre, parce que le cerveau, là derrière, le cerveau, il réfléchit à comment faire, et du coup on trouve la solution après. C'est pour ça que les gens, trois jours avant de rendre un truc, ils ont plein d'idées, parce qu'en fait non seulement c'est créatif, mais c'est qu'avant ils ont laissé le cerveau se reposer. et à trouver des solutions. Donc un, pour moi, c'est organiser la procrastination. C'est-à-dire se dire qu'en fait on se repose, ou qu'on prépare. Se dire quand je sortirai, je ferai ça. Et en fonction de son énergie, si on a de l'énergie, ou on fait un truc facile si on n'a pas beaucoup d'énergie, ou on fait un truc difficile si on n'a plus d'énergie.
- Speaker #1
On va arriver à la fin de l'épisode. Mais avant, j'ai quelques questions que j'aime bien poser régulièrement. Juste avant de terminer, en ce moment, Non, je... Je lis un livre sur la haute attraction, on en a parlé un petit peu tout à l'heure, et je trouve cette méthode fascinante et assez puissante. Est-ce que selon toi, tout le monde peut pratiquer cette méthode ? Est-ce qu'il y a des limites et peut-être même des risques à pratiquer cela ? Ou même des dérives pour certaines personnes qui auraient lu trop de choses à ce sujet ?
- Speaker #0
Alors, est-ce que je peux te dire que je n'y crois pas à moi, ça ? Bien sûr. En fait, j'ai un problème avec cette loi d'attraction parce que c'est très dans le mental. C'est très dans le mental et du coup, c'est tellement dans le cerveau que ce n'est pas au bon endroit. La loi d'attraction, elle se crée dans le corps. Elle se crée dans le corps parce que c'est vibratoire. Et souvent, on est dans le cerveau. Et dans le cerveau, en fait, on crée du manque parce qu'on crée des choses que l'on n'a pas. Donc c'est pour ça que j'ai un peu de mal avec ça, parce que si tu veux, les dérives, je pense qu'il y en a comme partout, mais moi ce que je vois surtout, c'est qu'après ça culpabilise les personnes qui le font, parce qu'elles se disent « moi j'y arrive pas » . Les autres y arrivent et moi j'y arrive pas. Donc si tu veux, c'est tout un phénomène, cette loi d'attraction, qui est très vendeur, c'est indéniable, parce que forcément tout le monde a envie d'abondance, tout le monde a envie d'être heureux, tout le monde a envie d'avoir de la thune, tout le monde a envie d'avoir un mec ou une meuf avec laquelle on est gêné, c'est génial. Ok, très bien. On est dans un monde de communication. Donc en fait, on voit les autres, on voit ce qu'on voit, mais on ne voit pas tout ce qu'on ne voit pas. Donc on est dans une illusion comme ça. Et pour moi, la loi d'attraction, à partir du moment… Alors il y a des gens qui me l'ont dit que c'était vibratoire et qu'ils l'avaient compris, mais quand même, pour moi, la loi d'attraction, c'est l'illusion d'attirer, d'attirer à soi. Alors que moi je le vois différemment, et nous on est des créateurs. Donc en fait ça crée à partir de nous. Il y a des gens qui bataillent avec lesquels j'ai interagi, et qui m'ont dit que c'est la même chose. Pour moi c'est pas la même chose. C'est où je m'en réfère, et je dis ok j'envoie ça, comme si j'envoyais un message à l'univers, pour qu'il m'envoie en retour un truc que j'ai demandé à Noël. Et ça, ça me pose un problème, parce qu'en fait c'est pas comme ça que ça marche. Parce que je vais le réfléchir à partir de mes manques. Et ça, ça me pose un problème. Donc moi, je préfère œuvrer pour comprendre que c'est un truc à partir de soi. C'est moi qui crée. C'est moi qui crée la vibration de ce que je suis pour le respect de moi-même et en écologie avec le monde. Donc pour moi, la loi d'attraction, c'est vraiment être dans le corps de ce que je suis, d'enlever autour de moi ce qui m'empêche d'y arriver. Ça peut être juste que je me rends compte que je n'y crois pas à mon rêve. Si je me dis, ok, très bien, est-ce que je me sens vivre ce truc-là ? Ah ben non, ça répond non dedans. Je ne vais pas aller demander à l'univers de m'envoyer un truc alors que je n'y crois pas. Tu vois ?
- Speaker #1
Donc c'est pour ça que ça reste complètement, profondément ancré en nous, par rapport à nos besoins, nos envies et à ce qu'on peut faire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça part de nous.
- Speaker #0
Pour moi, ça part de nous. Et ça ne part pas du cerveau. Ça part du corps, ça part du cœur, ça part de... Alors c'est très désuet ce que je veux dire parce que... Le mot est très très faible par rapport à ce que je veux dire, mais cet amour-là, cet amour du respect de sa nature profonde. du respect de qui on est, mais pas estime de soi, confiance en soi, c'est au-delà de ça. C'est vraiment le respect du vivant, de ce que l'on est au fond de soi. Et pour moi, c'est ça la loi de création. Et cette… tu vois, je l'appelle la loi de création, et du coup non pas la loi d'attraction, parce que pour moi, on va chercher à l'extérieur. J'ai un peu de mal, moi je suis déspiritualisée depuis plusieurs années. parce que le problème de la spiritualité, c'est qu'on demande à l'extérieur de nous donner des trucs, alors qu'on pourrait les créer de l'intérieur. Donc c'est pour ça que j'ai un peu de mal avec le fait de demander à l'extérieur. Non, je ne crois pas, c'est que c'est nous qui créons. Et c'est très bien qu'il y ait de la spiritualité, parce que ça permet à des gens de pouvoir, si on ne croit pas en soi, on peut croire à l'extérieur. Mais seulement pour moi, à un moment donné... C'est que j'arrête de faire que ce soit les autres à l'extérieur qui créent pour moi, et c'est à moi de le créer. Après, la vie nous amène effectivement, elle nous apporte. Et c'est comme si on était sur une note de musique, sur une partition de musique, on se met sur la bonne fréquence et du coup ça joue une mélodie. Ça n'a rien à voir avec le fait d'attirer un truc. Donc en fait pour moi c'est créer la mélodie, je suis dans la mélodie, donc en fait les choses se vivent, mais parce qu'en fait c'est mélodieux, c'est dedans. C'est pas j'attire. attire à partir de mon manque.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que du coup, on peut attirer quand on parle de cette fréquence vibratoire ? On dit que certains, ils ont cette aura qui fait qu'on a envie d'aller leur parler. Et du coup, dans ce sens-là, tu trouves que c'est juste parce qu'on dégage quelque chose de nous-mêmes ?
- Speaker #0
Exactement, c'est exactement ça. C'est que comme tu dégages quelque chose, tu as une vibration, ce qu'on appelle une vibration, c'est un peu comme des chants Comme avant la modulation de fréquence avec la radio qu'on tournait, c'est des fréquences vibratoires. Toi, tu le sens, sans appeler ça des fréquences vibratoires, mais toi, tu dois le sentir. Il y a des gens avec lesquels tu interagis, tu n'as pas envie de rester avec eux. Je ne sais pas, ça pique, ce n'est pas agréable. Et au contraire, il y a des gens qui disent « Ah, c'est confortable, c'est vachement sympa d'être à côté. » Tu vois, de passer du temps avec cette personne, tu dis « Qu'est-ce que c'est qui nous… » Dans la relation, parfois on dépense de l'énergie et tout, il y a des gens avec lesquels on va interagir et des personnes avec lesquelles il y a une énergie qui n'est pas agréable. Il y a des blocages, ça coince. Ça coince. On ne va pas parler de ce fameux truc vibratoire. Comme quand tu vas voir des gens qui tu trouves qui sont lumineux, ils sont rayonnants. Il y a un truc très solaire chez ces gens-là. Et chez ces gens-là, pourquoi ? Ils ont toujours tout ce qu'ils veulent. En tout cas, leur manière de gérer les trucs va être différente. Moi, ma fille, elle a une façon de gérer la vie où, en fait, son ex-compagne disait « Toi, t'as la vie en mode facile » . Et en fait, c'est pas forcément qu'elle a une vie plus facile que les autres, mais c'est qu'elle a décidé de le transformer pour que ça soit une vie facile. Et en fait, elle vit des trucs géniaux. Mais parce qu'elle s'est mise dans un mode de construction comme ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Elle voit plutôt le verre à moitié plein.
- Speaker #0
Voilà, elle voit le verre à moitié plein et elle n'a pas demandé à l'univers de lui envoyer un truc. C'est-à-dire qu'en fait, si elle veut un truc, elle sait qu'elle l'aura. Et ce n'est pas l'extérieur qui va lui envoyer. Enfin, pareil pour moi. Je ne vais pas demander à l'extérieur, parce que l'extérieur, je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui c'est. Par contre, moi, je me connais, je sais qui je suis, et je connais ma capacité de création. Donc, on va revenir sur toutes les questions que tu m'as posées, sur le fait de mettre en action des choses, parce que je connais mon rythme, je connais ma façon de faire, je sais où sont mes forces, où sont mes faiblesses, parce que je me connais. Donc sur mes faiblesses, je vais demander de l'aide, je vais payer les prestataires pour m'aider. Et du coup, on est dans une logique comme ça, où comme je suis actrice de ma réalité, je vais organiser ma procrastination, je vais organiser mes actions, je vais mieux communiquer avec mes forces et avec mes faiblesses. Et du coup, je me mets dans une action comme ça, où c'est parce qu'au départ, je me connais.
- Speaker #1
Du coup, on a dit, donc ce n'est pas la loi de l'attraction, c'est la loi de ?
- Speaker #0
Je ne sais bien plus ce que je disais. La loi de création, certainement. La loi de création. Oui.
- Speaker #1
Ça pourrait faire un super livre.
- Speaker #0
Exactement, tu as raison. Tu as raison, la loi des créations. Il faudrait voir déjà si ça existe. Mais pour moi, c'est ça la création. C'est arrêter de demander à l'extérieur, arrêter d'être victime de soi-même, arrêter d'être victime de n'importe quoi, de n'importe qui. Être dans un mode, je trouve des solutions quand il arrive, je peux toujours compter sur moi quoi qu'il arrive. Et si je n'ai pas fait l'action que j'avais décidée aujourd'hui, je la ferais demain. Parce qu'aujourd'hui j'ai mes règles, et quand j'ai mes règles, je suis bonne à rien ! Donc c'est pas la peine ! C'est-à-dire que le contrôle, là tu fais référence au contrôle, voilà. C'est-à-dire, hein, j'ai lu, j'ai compris. En fait, cette histoire de contrôle, pour moi, ce que j'ai observé, c'est que c'est souvent, on a besoin de contrôler quand on s'est senti à un moment donné impuissant ou impuissante, quand on était plus jeune, et qu'on s'est dit je ne serai plus jamais impuissante. Donc du coup... très souvent les hypersensibles, les sensibles, passent sur un mode cerveau, analyse, compréhension, et du coup pour ne plus jamais être surpris par rien, vont être dans le contrôle. Donc c'est vrai que quand il y a de l'imprévu pour des femmes ou des hommes contrôlants, c'est un peu compliqué à gérer, parce que ce n'est pas ce que j'avais prévu. Alors ce n'est pas d'être psychorigide, c'est juste un instrument de protection pour moi ce truc-là. Donc plus tu vas compter sur toi, plus tu pourras faire face à cet imprévu, parce que de toute façon... tu pourras toujours trouver des solutions puisque tu peux compter sur toi.
- Speaker #1
Est-ce qu'on pourrait revenir peut-être un petit peu, enfin revenir, arriver à tes fameuses offres dans le français que tu as créé, cette méthode énon-pédagogie ? J'aimerais qu'on parle un petit peu de ce que tu... Quelles sont tes offres ? Qu'est-ce que tu proposes ? Je fais de la visio, mais en fait, l'individuel, je vais le laisser... C'est très prenant,
- Speaker #0
les mots. C'est surtout que ça fait très longtemps que je fais ça et que j'ai envie de passer au collectif. Je vais faire des groupes en collectif, je vais organiser des week-ends, je pense que je vais organiser des semaines aussi d'immersive, on va se retrouver en week-end, en semaine, je vais faire du distanciel avec tout le programme que je mets en place avec Instagram et tout ça. Je forme des gens pour prendre mon relais. Je voudrais créer une communauté pour que les gens se retrouvent, interagissent ensemble. J'ai pas mal de choses en tête. pour les prochains mois, oui. Faire des conférences, d'aller vraiment à la rencontre du groupe. J'ai aussi, il me semble,
- Speaker #1
un sorti à l'horreur ou pas encore ?
- Speaker #0
Non, j'ai deux jeux de cartes qui sont derrière toi. Ah oui, déjà depuis plusieurs années. Donc il y en a un qui c'est des jeux du quotidien.
- Speaker #1
Il y en a deux depuis plusieurs années ?
- Speaker #0
Ah oui. Ah,
- Speaker #1
je croyais qu'il y en avait un,
- Speaker #0
c'était un temps. Non, les deux sont sortis. Non, j'en ai encore un autre en tête, mais je n'ai pas fait. Il y en a un qui explique son mode d'emploi. En fait, il y a quatre jeux de cartes. Et le jeu répond à « qu'est-ce qui m'empêche de… » Il est très efficace. Et le deuxième ? Alors, c'est des pensées quotidiennes. C'est celle que je mets sur mon Insta. Exact,
- Speaker #1
c'est celle-là que je vois.
- Speaker #0
Voilà, et j'en mets une tous les jours. Oui,
- Speaker #1
c'est bien.
- Speaker #0
D'ailleurs, il y a une copine de ma sœur qui me disait, qui a dit à ma fille, « au début, je likais parce que c'était ta mère. » Mais maintenant, en fait, j'aime bien. Je vois tous les jours mon petit message. Ensuite,
- Speaker #1
est-ce que tu as d'autres accompagnements ou des projets à vous que tu voudrais peut-être vous parler ?
- Speaker #0
Alors, je travaille pas mal en entreprise en ce moment. Je fais déjà des entreprises quand il y a des conflits dans les entreprises. Donc là, je fais audit relationnel, tout ce qui est team building, intelligence collective, construction de... de chartes communes, tout ça. Et j'apprends souvent dans les entreprises à communiquer. À communiquer ou à mieux interagir avec les uns et avec les autres. Donc ça, c'est les choses que je fais. Et puis, je suis quand même pas mal prise par mon Instagram et par les offres que je suis en train de développer en distanciel. Et puis, c'est plus tout ce que je te dis là, que je vais mettre en place les groupes et tout ça. Donc ça, ça sera à partir d'avril. Tu vois, ça va vite. Je m'étais dit mars, non. Mais avril, ouais.
- Speaker #1
Pour terminer, est-ce qu'il y aurait une femme ? que tu trouves inspirante et ambitieuse et que tu aimerais me voir recevoir dans ce podcast et pourquoi ?
- Speaker #0
Il y a une femme qui s'appelle Baldu, c'est elle qui a monté la Maison Lédéra. La Maison Lédéra, c'est une maison qui parle essentiellement de l'endométriose. C'est une maison qui est à Biarritz et c'est une maison autour des problématiques d'endométriose. Donc c'est un très beau projet et c'est une femme qui est elle aussi malade. Donc d'endométriose. Elle a été très abîmée par l'endométriose, mais elle m'impressionne parce qu'elle est très soutenue par son mari. Elle est une petite bonne femme, là, comme ça. Et en même temps, elle porte un projet énorme et qui est très soutenue et qui est très force de proposition. Et même si, tu vois, on parlait de l'action, et même si elle est malade et que c'est difficile, elle est vraiment animée par un truc fort.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux parler de tes projets One Woman Show ?
- Speaker #0
C'est comme ça qu'on dit ? Eh oui ! Ah oui, je vais en parler. Alors, je fais de l'impro, tu sais, avec la malice. D'ailleurs, on a un festival qu'on organise pour nos 10 ans. Ça fait un peu plus de temps que je fais de l'impro, mais avec eux, on a construit cette troupe-là il y a 10 ans. Ça s'appelle La Malice, mais à côté de ça, je fais du stand-up. En fait, ce n'est pas vraiment du stand-up, parce que je déteste vanner les gens. Ce n'est pas du tout ma sensibilité. Par contre, c'est un sketch qui est très écrit sur la sensibilité. Je me moque de moi, évidemment. autour de la sensibilité. Donc, j'ai déjà écrit deux sketchs et j'ai bien envie l'année prochaine, tu vois, je me laisse le temps, l'année prochaine, de faire un one woman avec quand j'aurai quatre ou cinq sketchs. Donc, j'ai écrit les deux autres là et je voudrais un truc cohérent pour faire un spectacle sur l'hypersensibilité. À 55 ans, j'ai les cheveux blancs, je monte sur scène, j'ai des trucs à dire. Alors qu'ils ont tous quand même beaucoup plus jeunes que moi. Oui, oui, oui. Je sais qu'il y a des gens qui souvent viennent me voir à la fin en me disant qu'ils ont appris des trucs ou alors qu'ils sont heureux de ne pas être tous les seuls. Parce que même si on en parle beaucoup, c'est quand même un sujet un peu tabou. Oui, oui, c'est vrai. Donc, j'ai prévu pour l'année prochaine. Pas moi, on pourrait dire de l'ego, mais ce n'est pas vraiment ça. C'est que, voilà, non, j'ai envie d'être sur scène et faire des trucs parce que ça m'amuse, quoi. Je pense que ça fait partie... J'ai toujours voulu être sur scène. Je voulais faire du théâtre. Quand j'étais jeune, je voulais partir à Paris faire une école de théâtre. Et mes parents m'ont dit que ce n'était pas un métier. Du coup, j'ai fait un métier pendant 26 ans qui n'est pour eux toujours pas un métier. Et ce n'est pas très grave. Donc bon, à un moment donné, je vais quand même y aller sur les planches. C'est bon ? Merci,
- Speaker #1
Léonide. On arrive à la fin.
- Speaker #0
Merci, Léonide.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi pour ton temps, ta patience.
- Speaker #1
Il y a un cœur ouvert.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
merci. Et je suis certaine que ça va éduquer les consciences, comme je le disais, vraiment servir et plaire.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si cette conversation t'a parlé, le plus beau soutien que tu puisses apporter au podcast, c'est de laisser 5 étoiles et un commentaire écrit sur la plateforme d'écoute de ton choix. Ça prend quelques secondes, mais ça permet vraiment de faire découvrir et soutenir mon travail. Tu peux aussi partager l'épisode en story sur Instagram en me taguant moi ainsi que mon invité. J'adore voir vos partages, vos prises de conscience, vos déclics et ça permet vraiment de faire grandir cette communauté consciente et engagée. Et si cet épisode peut aider une amie, alors envoie-lui le lien car un déclic peut tout changer. On se retrouve dans 15 jours pour un nouvel épisode. Merci d'être là et surtout n'oublie pas, entreprendre sa vie. Ce n'est pas attendre que tout soit parfait, c'est commencer.