Speaker #0Hello ! Bon lundi ! Je suis vraiment heureuse d'être là aujourd'hui parce que ça fait longtemps que je n'avais pas pris le micro. J'ai pensé revenir sur ce podcast avec un épisode très structuré, très enseignement, mais plus les semaines passaient, plus je réalisais que Dieu m'invitait à revenir autrement. Finalement, comme au début, en fait, avec davantage d'authenticité, avec davantage de vulnérabilité. Et surtout en vous laissant entrer dans ce qu'il est en train de faire dans ma propre vie. Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que mon histoire avec mon rapport au corps et les troubles du comportement alimentaire ont profondément marqué ma vie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'avais lancé le podcast en octobre 2023 lorsque j'étais en Suède. En 2021, j'étais en plein burn-out, j'étais prisonnière de ma relation avec la nourriture, de mon image corporelle et sans vraiment savoir pourquoi, j'ai commencé à écrire. J'écrivais tout, mes pensées, mes émotions, mes peurs, mes questions, mes incompréhensions, les mensonges que je croyais, tout ce qui se passait à l'intérieur de moi. C'était comme une forme de thérapie, ça me faisait du bien, j'avais besoin de déposer quelque part ce que je n'arrivais pas à porter. À cette époque-là, je ne marchais pas encore avec Jésus, je ne lui ouvrais pas encore mon cœur, je ne l'invitais pas dans mes réflexions. Mais aujourd'hui, avec le recul, je réalise quelque chose qui me bouleverse profondément. De mon côté, je ne lui avais pas encore ouvert la porte, mais lui, il était déjà là. Il était déjà à mes côtés, il voyait vraiment chacune de mes larmes, chacune de mes luttes, chacune de mes questions et il attendait, il attendait patiemment, il attendait que je revienne à la maison, que je lui fasse enfin une vraie place dans ma vie, que je découvre qu'il ne voulait pas simplement résoudre mes problèmes mais marcher avec moi dans chacun d'eux. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Au début de l'année 2023, cette année-là, ma vie a pris un tournant. Jésus n'est plus seulement devenu quelqu'un dont j'entendais parler depuis toute petite, il est devenu mon Sauveur, mon Seigneur et surtout celui avec qui je marche chaque jour. Depuis, mes temps d'écriture ont changé aussi. Je continue d'écrire mes pensées, surtout ces dernières semaines, je me suis remise à l'écriture. J'écris mes questions, mes réflexions, mais désormais je ne les traverse plus seule en fait. J'invite Jésus au milieu de chacune d'elles. Je laisse vraiment le Saint-Esprit mettre de la lumière sur les blessures que je ne vois pas, révéler les systèmes de croyances qui dirigent encore ma vie, me conduire dans la repentance lorsqu'elle est nécessaire et puis aussi remplacer petit à petit les mensonges par la vérité de la parole. Et avec le recul, je trouve ça vraiment magnifique parce que tout ce chemin n'a pas en fait été perdu. Dieu s'est servi de chacune de ces saisons. Toutes ces pages, toutes ces réflexions, toutes ces prises de conscience, toutes ces larmes, toutes ces victoires, eh bien, sont progressivement devenues la matière première du parcours thérapeutique Appelée & Libre. J'aime souvent dire que ce parcours est comme le jus d'un citron. Le citron, c'est tout ce que j'ai vécu. Mes combats, mes erreurs, mes apprentissages, mes temps de repentance, les outils que Dieu m'a permis de découvrir, notamment ces derniers mois, les connaissances que j'ai acquises, les accompagnements que j'ai suivis. Et le jus, c'est l'essentiel. C'est tout ce que Dieu a pressé de cette histoire pour aujourd'hui accompagner d'autres femmes à retrouver la liberté dans leur relation avec la nourriture, leur corps et leur identité avec Jésus. D'ailleurs, petit coup de pub, les inscriptions de la nouvelle édition 2026-2027 du parcours Appelée & Libes sont maintenant ouvertes. Cette nouvelle édition est différente des précédentes. Le format a évolué pour vraiment permettre à davantage de femmes d'entrer dans ce chemin de guérison et de restauration tout en gardant la profondeur du parcours. Pendant 6 mois de septembre 2026 à mars 2027, tu avanceras vraiment à travers un parcours thérapeutique guidé avec chaque mois une rencontre Zoom d'enseignement et d'activation pour approfondir les étapes de restauration. Donc tu trouves toutes les informations sur le site internet salomedilullo.ch ou si tu cliques simplement sur le lien en description de ce podcast. Et si tu as des questions, n'hésite vraiment pas à venir m'écrire que ce soit via ma messagerie Instagram ou par email. Voilà, ça c'est dit ! Mais avec tout ça, je voulais vraiment venir au fait que Dieu n'a pas terminé son œuvre. Et je crois que ce podcast retrouve aujourd'hui son ADN. Au début, je n'ai pas pris le micro parce que j'avais toutes les réponses. Je le prenais parce que Dieu me rencontrait au milieu de mes questions. J'ai le sentiment qu'il me ramène à ça. Donc ces prochains épisodes ne seront pas seulement des enseignements, ils seront le reflet de ce que Dieu est en train de transformer en moi, je vais vous partager mes réflexions, mes temps d'introspection, les questions que je pose à Dieu, les réponses qu'il m'apporte aussi au travers de Sa Parole, les mensonges qu'il est en train de déconstruire, les vérités qu'il est en train d'enraciner dans mon cœur parce que je crois qu'on ne cesse jamais d'être transformé. Je ne suis plus la Salomé de 2021 mais aujourd'hui Dieu ouvre un nouveau chantié et j'ai envie de vous y inviter. Donc aujourd'hui, j'aimerais vous partager une prise de conscience qui a complètement bouleversé ma manière de comprendre la discipline, la santé et finalement même la vie chrétienne. Une prise de conscience qui est née au milieu de ma propre saison. Depuis plusieurs mois, je me pose la même question : Comment retrouver de l'élan ? Comment retrouver cette énergie qui me permettait autrefois de passer à l'action avec joie. Parce que si je suis vraiment honnête avec vous, ces derniers mois, je me suis souvent retrouvée face à cette sensation vraiment bizarre. J'ai des choses à faire en fait. J'ai vraiment des projets qui me tiennent profondément à cœur et je crois que Dieu m'a confié quelque chose en particulier. Et pourtant, je n'ai plus la motivation. Comme si quelque chose en moi m'arrêtait. Et ces derniers mois, je suis arrivée à un point où... Mon corps ne suit plus. Ça fait plus d'un an que je n'ai plus de pratiques sportives régulières. Je commence aussi finalement à ressentir des douleurs physiques, à ressentir mon corps moins fort. Je vois aussi que je perds davantage mes cheveux. J'ai aussi constaté que mes règles sont devenues plus douloureuses. Je suis en fait constamment fatiguée et ce qui est le plus étonnant, moi qui ai toujours été très disciplinée, je n'ai plus de motivation en fait. Et au début je me suis dit mais tu dois te reprendre en main, tu dois être plus disciplinée encore, tu dois mettre plus de structure, remettre un cadre. Et rien que vendredi, il y a deux semaines, j'ai passé la soirée à remettre de l'ordre dans mon planning des prochaines semaines et à les planifier avec un cadre. Mais arrivée lundi, je n'ai déjà pas réussi à suivre ce que je m'étais fixé. Et il y a quelques jours, une participante du parcours Appelée & Libre a exprimé une autre facette de cette réalité. Elle m'a dit, Salomé, je suis fatiguée, je n'ai plus de motivation, je fais moins, je culpabilise, j'ai l'impression d'être paresseuse, comment savoir si je dois écouter mon corps ? Ou si c'est simplement ma nature humaine, ma chair qui cherche le confort ? Est-ce que je dois pousser mon corps ou est-ce que j'ai besoin de me reposer ? Et en l'écoutant, je me suis vraiment rendu compte que ce n'était pas seulement sa question, c'est aussi la mienne. Et peut-être même celle de beaucoup d'entre nous, parce que lorsqu'on est épuisé, il devient très difficile de discerner. Est-ce que je manque de discipline ? Est-ce que je manque simplement de volonté ? Ou est-ce que mon corps est en train de me dire qu'il n'a plus les ressources nécessaires pour continuer au même rythme ? Parce que pendant longtemps, j'ai cru que mon problème était un manque de motivation ou de discipline. Mais plus je prie, plus j'avance, plus j'observe ce qui se passe en moi et plus je réalise que le problème est beaucoup plus profond. La motivation n'est pas le problème, la discipline n'est pas le problème. Elles ne sont en fait que les symptômes de quelque chose de plus profond et c'est là que Dieu a commencé à mettre le doigt sur quelque chose que je n'avais pas encore vu, c'est-à-dire sur la racine. Et cette racine, c'est l'insécurité, la peur de manquer, notamment financièrement chez moi, la peur de ne pas être assez, la peur de ne pas aller assez vite, le besoin de tout contrôler, la performance. Et c'est à partir de là que j'ai commencé à comprendre que les différentes boucles dans lesquelles j'étais enfermée m'oppressent jusqu'à me ralentir et finalement enfin m'arrêter. Et en fait, en prenant du recul... Je réalise que je ne vis pas un seul problème, je vis plusieurs boucles qui s'alimentent les unes les autres et tant que je m'attaque uniquement aux symptômes, c'est-à-dire le manque de motivation ou le manque de discipline, je passe complètement à côté de la racine. La première boucle que j'ai identifiée, c'est le stress chronique. Il faut savoir que je vis depuis longtemps... avec plusieurs peurs, donc cette peur de manquer, surtout financière, la peur de ne pas aller assez vite, la peur de manquer quelque chose, de perdre ma place, la peur de ne pas faire assez bien, la croyance plutôt que tout repose sur moi. Et toutes ces peurs maintiennent mon système nerveux en état d'alerte et sans m'en rendre compte, mon cerveau recevait en permanence le même message qui dit : Attention tu ne peux pas relâcher. Et le problème, c'est que notre corps n'a pas été créé pour vivre constamment dans cet état. Dieu, il a créé notre corps pour être habité avec paix et sécurité. Et pendant un temps, notre corps, il tient. Et puis ensuite, il commence à économiser son énergie et la fatigue s'installe. La deuxième boucle, c'est la fatigue. Quand on est fatigué depuis longtemps, On pense souvent qu'on manque de volonté, mais la fatigue chronique change réellement notre capacité à agir. Notre cerveau cherche naturellement à préserver l'énergie qui lui reste. Alors les choses les plus simples deviennent difficiles. Faire du sport demande un effort immense. Préparer un bon repas devient compliqué. Même répondre à un message paraît insurmontable. Et on interprète ça comme de la paresse. On nous dit aussi, mais fais un effort, et puis finalement on se sent mal comprise. Alors que ce n'est pas forcément de la paresse, c'est parfois en fait un organisme qui essaie simplement de survivre. La troisième boucle, c'est la culpabilité. Comme on ne comprend pas ce qui se passe, on se condamne. On se dit, mais pourquoi je n'arrive plus à faire ce que je faisais avant ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Je suis moins disciplinée. Cette culpabilité-là ajoute encore plus de stress, donc le système nerveux reste en alerte, la fatigue augmente et le cercle recommence. Mais la quatrième boucle, c'est ce qui m'a le plus bousculée. Quand je me sens fatiguée, je force. Je me dis, allez, fais un effort, travaille encore, réponds encore à ce message. Et je fonctionne comme si mon problème justement était un manque de discipline. Mais en faisant ça... J'envoie un message à mon cerveau : Le danger continue. Nous ne pouvons toujours pas nous reposer. Mon système nerveux reste donc en mode survie et je m'épuise encore davantage. Et en prenant du recul, je comprends quelque chose. L'épuisement n'est pas mon problème, il est le résultat. Et le vrai moteur de tout ça, c'est la peur. La peur de manquer, la peur de ne pas être assez ou de ne faire pas assez et cette croyance que tout repose sur moi. Et cette peur et ce système de pensées produisent un sentiment permanence d'urgence. L'urgence nous fait courir, courir toujours plus vite, faire davantage, dormir moins, vouloir produire toujours plus. Et je pensais vraiment que la discipline était mon moteur. Je croyais que mes efforts venaient de ma détermination, de ma volonté, mais en réalité, la peur était devenue mon carburant. Et c'est là que quelque chose a profondément changé en moi. Pendant longtemps, je pensais que la discipline était la solution et aujourd'hui, je crois qu'elle n'est jamais la solution lorsque elle est construite sur un mauvais moteur. Tu vois, la discipline, c'est un amplificateur. Si ton moteur est la paix, elle amplifie la paix. Par contre, si ton moteur est la peur, elle te permettra simplement de courir plus vite... vers ton propre épuisement. Tu peux donc être extrêmement discipliné comme je l'ai été et pourtant profondément esclave de la peur. Je me rends compte que je vis encore comme si... Tout dépendait de moi, comme si Dieu m'avait confié quelque chose, puis m'avait laissé seule pour la porter. Et pourtant, ce n'est pas l'Evangile. Jésus ne dit pas, je vous confie une mission, je vous confie quelque chose et débrouillez-vous. Il dit, je suis avec vous tous les jours. Ça c'est dans Matthieu 28:20. Et en réalité, c'est une promesse que Dieu répète tout au long de l'histoire biblique. Si on regarde, il l'a promis à Jacob. C'est dans Genèse 28:15. Il dit je ne t'abandonnerai pas tant que je n'ai pas exécuté ce que je t'ai dit. À Josué aussi, dans 1 Josué 6, enfin même verset 5 jusqu'à 9. Dieu il dit je serai avec toi, je ne te délaisserai pas, je ne t'abandonnerai pas. Et à Salomon aussi. Dans 1 Chroniques 28-20, il le dit aussi, je ne te délaisserai pas, je ne t'abandonnerai pas jusqu'à ce que tout l'ouvrage soit terminé. En fait, Dieu promet d'être avec eux où qu'ils aillent. Il promet de ne pas les abandonner tant qu'il n'aura pas accompli ce qu'il leur a dit. Et je crois profondément, et c'est ce que la Bible dit, Dieu connaît chacun d'entre nous. Ça c'est dans Jérémie 1:5, je vous laisserai vraiment lire ces versets. Il t'a choisi, ça c'est dans Ephésiens 1:4 -5. Il t'appelle, il prépare une œuvre pour toi, ça c'est notamment dans Ephésiens 2:10. Et Dieu y promet sa présence pour te permettre de l'accomplir. Et je crois que je connais cette promesse de sa présence et de sa protection avec ma tête. Mais que Mon corps vit parfois comme si elle était fausse. Et depuis quelques semaines, il y a vraiment une parole qui me poursuit. C'est celle où Jésus dit « Mon joug est doux et mon fardeau léger » . C'est dans Matthieu 11:29. Cette phrase me poursuit parce que je me suis demandé « Mais pourquoi est-ce que tout est devenu si lourd ? » Je ne crois pas que Dieu m'appelle à moins d'obéissance parce que comme avec Josué, il dit que la fidélité à Dieu, une conduite fidèle dans l'obéissance est une des conditions même pour que Ses promesses s'accomplissent, pour avoir du succès dans nos entreprises. Mais je crois qu'il m'appelle à changer le moteur, à arrêter d'être poussé pour commencer à être conduite. Et je crois que ces deux rythmes sont très différents. Être poussé, c'est vivre dans l'urgence constante, dans la peur. Être conduite, c'est marcher au rythme de Dieu, c'est être conduite sous sa protection, c'est aussi d'ailleurs justement l'une des conditions de la réussite déclarée à Josué. Dieu dit, et on le voit vraiment dans l'histoire de la Bible, notamment à Josué, à Salomon, il dit « fortifie-toi et prends courage » . Et ce n'est pas seulement un conseil passager, mais une condition impérative pour que... Josué accomplisse pleinement sa tâche et ce double commandement de fortifie-toi et prends courage, ça souligne que la force ne vient pas uniquement de l'homme mais d'une disposition vraiment ferme et volontaire, d'une détermination enracinée dans la confiance en Dieu. Ça nous rappelle en fait que la force humaine est insuffisante sans la présence constante de Dieu. Donc en fait, cette présence sur tous les lieux où que tu ailles... Ou cette promesse, je ne te délaisserai pas tant que je n'aurai pas accompli ce que j'ai dit, eh bien, ça établit une sécurité, une protection pour notre âme. Et quand Jésus, il dit, venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, chargés, et je vous donnerai du repos, ça c'est dans Matthieu 11:29. Ici, Jésus s'adresse à des personnes écrasées par des fardeaux qu'elles n'étaient pas faites pour porter. Et quand on met notre confiance en lui, en Dieu, on place notre conduite sous sa protection, là on trouve la sécurité et le repos. Je continue vraiment de croire profondément que l'identité est le fondement de la discipline, mais je réalise aujourd'hui que cette identité ne produit pas seulement une meilleure discipline, elle produit d'abord une sécurité, parce qu'au fond, la question n'est pas seulement: qui suis-je. La question est aussi: sur qui est-ce que je m'appuie ? Pendant longtemps, j'ai vécu dans un système, dans ce système que j'appelle faire, avoir, être. Je fais, alors j'espère obtenir des résultats, et grâce à ces résultats, je me sens enfin bien, je me sens suffisamment légitime, suffisamment aimée, suffisamment en sécurité. Et sans mon rend-compte, je vivais comme si ma valeur et ma sécurité dépendaient de ce que je produisais. Comme si pour être aimée... reconnue ou être en sécurité, je devais constamment prouver que je méritais ma place. Et je crois qu'au fond, c'est là que l'insécurité a commencé à diriger ma vie. Parce que lorsque je ne crois pas profondément que Dieu est mon Père et qu'il prend soin de moi, je cherche naturellement à devenir ma propre source de sécurité. Je cherche à assurer moi-même mon avenir. Je cherche à contrôler les résultats. Je cherche à produire davantage. Je cherche à aller plus vite. Je cherche à ne jamais relâcher et la performance devient alors une manière de me rassurer, une manière de me dire si je travaille assez, je serai en sécurité. Si je réussis assez, je ne manquerai de rien. Si je fais suffisamment bien les choses, je serai enfin tranquille. Mais le problème, c'est que cette sécurité-là n'arrive jamais vraiment parce qu'il y a toujours quelque chose de plus à faire, toujours un objectif supplémentaire, toujours une nouvelle chose à prouver. C'est un peu comme vivre chaque jour dans un stade olympique. On court, on performe, on compare, on cherche à être la meilleure, on se demande si l'on en a fait assez. Et puis surtout, on a cette peur de perdre sa place, on a peur de manquer, on a peur de ne pas être à la hauteur. Mais Jésus ne nous appelle pas, ne m'appelle pas dans un stade olympique. Il m'appelle dans la maison du Père. Et dans la maison du Père Je n'ai plus besoin de prouver que je suis Sa fille, je le suis déjà. Je n'ai plus besoin de produire pour être aimée, je le suis déjà. Je n'ai plus besoin de me battre pour avoir une place, j'ai déjà été choisie. Donc je peux respirer. Je n'ai plus besoin de vivre dans la compétition pour assurer mon avenir parce que mon père connaît mes besoins et il est celui qui pourvoit. Donc ma sécurité ne repose plus sur ma capacité à tout portée, elle repose sur Sa fidélité. Parce que mon identité ne dépend plus de mes performances, elle dépend de celui qui m'a adoptée et je crois que c'est précisément à partir de cet endroit que naît la véritable discipline. Non plus une discipline qui cherche à gagner l'amour, mais une discipline qui répond à un amour déjà reçu. Et non plus une discipline alimentée par la peur, conduite par la peur, mais une discipline fondée sur la sécurité. Et c'est là que j'ai vraiment compris quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant. Quand notre sécurité est constamment menacée intérieurement, notre corps reste en état d'alerte. Il mobilise toute son énergie pour tenir, anticiper, contrôler, performer, survivre et à force, les réserves s'épuisent. Alors le problème n'est plus simplement... la discipline, le problème c'est qu'il n'y a plus assez de ressources pour vivre cette discipline. Quand les réserves sont vides, le corps ne dit pas forcément je ne veux pas, parfois il dit simplement je n'en peux plus. Et autrement dit , je crois que Dieu ne veut pas seulement reconstruire mes habitudes, il veut restaurer ce qui alimente ma vie. Je crois que Dieu m'invite à une repentance profonde, À me repentir d'avoir cru que tout reposait sur moi, d'avoir placé ma sécurité dans mes résultats, d'avoir trouvé ma confiance dans mes finances plutôt qu'en Lui, d'avoir fait de la performance une preuve de ma valeur, d'avoir traité mon corps comme un outil de production plutôt que comme un sanctuaire, d'avoir cru que ralentir était dangereux. Pour mon impatience, mon incrédulité. Ma peur de manquer et les péchés que ça a généré, les mensonges que ça a engendré. Et comment en fait ça a orienté aussi mes choix de vie et notamment professionnels. Et aujourd'hui je renonce vraiment aussi à ces accords intérieurs, je renonce à ces vœux silencieux qui disent je dois toujours être forte, je dois toujours produire. Je ne peux jamais ralentir, je ne peux compter que sur moi-même, je ne veux plus dépendre de personne, je dois me débrouiller seule. Tous ces vœux, toutes ces déclarations qui nous lient finalement avec la mort, avec l'indépendance, la performance, le burn-out et qui nous privent de Jésus, qui empêche Jésus de venir nous rencontrer dans ces moments-là d'insécurité, dans ces blessures et de venir guérir nos cœurs. Et je veux vraiment réapprendre à vivre comme une fille avant d'être une bâtisseuse. Donc je ne sais pas encore exactement comment Dieu va restaurer mon énergie, je suis encore en chemin, mais je sais une chose, je ne veux plus construire ce qu'il m'a confié avec la peur comme carburant. Je veux apprendre à bâtir dans la paix. Lentement s'il le faut, différemment s'il le faut. Mais avec lui parce qu'au fond, je crois que Dieu est davantage vraiment intéressé par la femme que je deviens, par ma transformation que par la vitesse à laquelle j'accomplis ce qu'il m'a demandé. Alors voilà ce que je voulais vraiment te partager à travers cet épisode. Si toi, aujourd'hui aussi, tu es fatigué, peut-être que tu culpabilises, peut-être que tu te sens, tu te dis que tu manques de discipline, j'aimerais simplement te poser cette question : Et si le problème n'était pas ta discipline, et si Dieu voulait d'abord guérir le moteur qui te fait avancer. Parce que je crois aujourd'hui, que Dieu ne veut pas seulement accomplir sa mission à travers nous, il veut aussi que nous ressemblions de plus en plus à Jésus pendant que nous la vivons. Et je crois que ça inclut aussi notre manière de travailler, notre manière de nous reposer, notre manière de prendre soin de notre corps. La paix ne vient pas d'une... d'une vie parfaitement ordonnée, sous contrôle ou d'une charge plus légère. Elle grandit lorsque on saisit que Dieu est présent, que notre marche est sous sa protection et que notre sécurité est en lui. Voilà, donc je te donne rendez-vous bientôt pour un autre épisode. En attendant, j'aimerais beaucoup connaître tes réflexions. Est-ce que cet épisode a fait écho à quelque chose dans ta vie ? Est-ce que Dieu... t'as montré quelque chose ou t'as donné une nouvelle compréhension. Donc n'hésite pas à me le partager en commentaire sur ta plateforme d'écoute ou à venir m'écrire sur Instagram j'aime vraiment profondément lire vos retours et ils m'encouragent toujours. Donc je te dis à très vite . Sois béni. Bye