- Speaker #0
Salut à tous, ravi de vous retrouver pour une nouvelle émission d'Eplus Encore, une émission que vous pourrez retrouver sur le site d'Eplus Encore, de H24 Finance, mais également sur YouTube et LinkedIn, sans oublier les podcasts si vous aimez ça. Au sommaire de notre émission, dans quelques instants, le grand retour en plateau de Florent Vabon d'Ecofi pour le Point Eco. En duplex, on parlera avec Olivier Dagenac de Vyplus, de la loi de finances, ce sera à 18h12. Un peu plus tard, on va avoir un homme dans l'actus, c'est Xavier Hoche, le directeur général de Groupama Asset Management. Il ne viendra pas nous parler de Groupama Asset Management, mais d'Innocap Gestion qui... s'intéresse désormais au CGP avec de nouveaux produits. Dans la foulée, on aura le regard d'Hélène, on parlera pépettes, honoraires, frais et rétrocessions. Le débat, le face-à-face sera immobilier, comment être une SCPI moderne et séduisante ? Avec nous, Pierre-Antoine Burgala d'Iroco et une première pour Foulke de Sainte-Marie de Matin Capital. fidèle au poste. Ensuite, il sera 19h02, enfin un peu ouprou quoi, Georges Delataille pour son nouveau journal des réseaux sociaux. Ce ne sera pas terminé puisque juste après on retrouvera la séquence Momentum où l'on parlera Assurance et Immobilier, Fonds Noro, Unité de Compte et également SCPI avec la SCPI Eden. Avec nous, Erwan Cohen de Cédencia Patrimoine et Géraldine Plançon de Laval de Advenis. Et puis, On conclura avec un fidèle de l'émission, Vincent Courroyer, qui viendra nous parler de l'année 2025 et des projets de 2026 de Métagramme. On attaque tout de suite avec le point. C'est le grand retour de Florent Vabon, économiste chez Ecofi dans ce Point Marché. Florent, on ne va pas commenter l'actualité du jour avec la Banque Centrale Européenne, mais on va essayer de se projeter. Alors on va commencer par un petit exercice tout bête, tout simple. Si on se projette à horizon 6 mois, comment voyez-vous les taux de la BCE ? Plus haut, plus bas ou comme aujourd'hui ?
- Speaker #1
Identique, stable.
- Speaker #0
Ok. Et si ça c'est votre scénario central ? Un scénario alternatif, il dirait quoi ?
- Speaker #2
Le scénario alternatif, il se projetterait plutôt sur horizon 12 à 18 mois, où on pense qu'effectivement, le prochain mouvement sera plus une hausse qu'une baisse.
- Speaker #0
Ok, allez, on continue, on se livre au même exercice, c'est sur les taux directeurs américains.
- Speaker #2
Sur les taux directeurs américains, scénario central, d'une baisse de taux sur l'ensemble de l'année 2026, plutôt concentré sur la deuxième partie d'année, mais il y a une forte incertitude, on y reviendra peut-être.
- Speaker #0
Ok, maintenant, on passe au taux long, au niveau... européen et au niveau américain, comment on sera dans six mois par rapport à aujourd'hui ?
- Speaker #2
Alors, par rapport à aujourd'hui, dans six mois, on est plutôt sur une stabilité, voire même une tendance légèrement haussière, de part et d'autre de l'Atlantique, que ce soit en Allemagne, par exemple, ou aux Etats-Unis.
- Speaker #0
Ok, je voudrais maintenant qu'on essaie de comprendre ces anticipations. On commence par la partie européenne. Vous nous dites, donc, taux court stable avec le prochain mouvement qui serait plutôt haussier, taux américain plutôt baissier, donc on attaque sur l'Europe. la stabilité des taux courts et la légère remontée des taux longs, c'est que vous restez dans votre scénario de dire que la croissance européenne va nous réserver bonne surprise ?
- Speaker #2
Exactement, et ça a déjà commencé. On a plutôt un flux de nouvelles assez positif sur la croissance européenne, que ce soit sur les chiffres du dernier trimestre de l'année 2025 qui ont plutôt surpris à la hausse, et sur les premiers éléments conjoncturels qu'on reçoit en ce début d'année, que ce soit les enquêtes conjoncturelles sur la confiance du consommateur, le climat des affaires, les commandes dans l'industrie, etc., on a de bons signaux qui nous laissent à penser que notre scénario est en train ou va plutôt se matérialiser sur la croissance. Le bémol, c'est l'inflation. On a une inflation qui est passée en dessous de 2% en zone euro.
- Speaker #0
Oui, donc ça veut dire que c'est bien ?
- Speaker #2
Alors, oui et non. C'est-à-dire que c'est une mauvaise nouvelle d'une certaine manière pour la BCE puisque son objectif, c'est la stabilité des prix à 2%. Mais il faut bien considérer l'horizon. Dans le langage de la Banque Centrale Européenne, l'horizon est de moyen terme. Donc on va avoir une première partie de l'année, un premier trimestre où l'inflation va être en dessous de 2% parce que les effets de base énergétique sont plus favorables, c'est-à-dire que les prix de l'énergie sont aujourd'hui plus bas qu'ils ne l'étaient il y a un an, mais qu'ensuite la tendance va plutôt s'inverser. Et donc à moyen terme, on est plutôt sur une stabilité, voire une légère hausse de l'inflation, ce qui devrait pousser la Banque Centrale Européenne, à partir du moment où il y a un peu plus de croissance, à se dire on ajuste la politique monétaire, cette fois-ci non pas par le bas.
- Speaker #0
Mais par le haut.
- Speaker #2
Donc dans un horizon 12 à 18 mois.
- Speaker #0
Alors aux Etats-Unis, sur les taux longs, vous dites également potentiel de légère hausse des taux longs, mais en revanche vous prévoyez une baisse des taux courts.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
L'argumentaire économique, c'est quoi ?
- Speaker #2
Alors sur la baisse des taux courts, l'argument c'est plutôt la baisse de l'inflation. Suivre un peu la baisse de l'inflation pour réduire encore un tout petit peu le degré de restriction de la politique économique. Même si je parlais tout à l'heure d'incertitude, c'est là qu'il y a débat. Est-ce qu'aujourd'hui finalement les taux d'intérêt qui sont pratiqués aux Etats-Unis, restreignent tant que cela la croissance. On peut se permettre d'en douter. Parce qu'on voit que les chiffres de l'emploi sont en train timidement de repartir et surtout la croissance est encore très forte. Donc, peut-être même un scénario alternatif où il n'y aurait pas du tout de baisse de taux.
- Speaker #0
Ok. Alors, ça quand même, on ne va pas se voiler la face. Il y a quand même un sujet aux Etats-Unis. C'est quand même le changement de président de la Fed. Donc, Kevin Walsh a été désigné par Donald Trump et doit maintenant être validé Merci. notamment par le Sénat. Il a vocation à remplacer en mai prochain Jérôme Powell. Lorsqu'on regarde la réputation du bonhomme, c'est un gars qui a la réputation d'un point de vue... Il y a deux mandats. Il y a l'inflation et il y a le travail. On a l'impression qu'il était aussi accro à l'inflation que Yanneth Yellen était accro à l'emploi. Il a la réputation d'être un chaud con. Bref, le genre de gars qui sert la vis. Alors, Merci. Est-ce que c'en est fini des ambitions de Donald Trump sur la Fed ?
- Speaker #2
Écoutez, tout dépend de qui en aura affaire. Est-ce que c'est l'ancien Kevin ou le nouveau Kevin, si je puis dire ? Le Kevin 2.0. Dans ses récentes prises de parole dans les médias, il a plutôt eu tendance à embrasser la rhétorique de Donald Trump en argant du fait que les gains de productivité liés à l'intelligence artificielle permettraient une croissance économique sans inflation. Et donc, il milite pour que les taux... continue de baisser, les taux directeurs de la Banque centrale américaine continuent de baisser pour justement s'accommoder de ce nouvel environnement. C'est encore très débattu et on a quand même l'impression qu'il est influencé d'une certaine façon par celui qui l'a nommé. Donc on aurait tendance à penser qu'il va essayer de tout faire pour baisser les taux directeurs. Cependant les règles sont assez clairement définies à la Fed. Il y a le président de la Fed, 7 gouverneurs permanents qui ont le droit de vote. et 4 personnes qui changent tous les ans et qui ont aussi le droit de vote. Il va falloir convaincre toutes ces personnes du bien fondé de sa justification économique pour baisser les taux. On pense que ça va être assez difficile et on pense surtout, vous me posez tout à l'heure la question du taux long, on pense surtout que la variable clé à regarder s'agissant des décisions et des prises de parole de Donald Trump, c'est le taux long américain. Puisque le taux long américain conditionne un certain nombre de choses, notamment le... les taux hypothécaires dans l'économie américaine. Et on sait que c'est un des chevaux de bataille de Donald Trump. Et donc, si le marché doute, ou en tout cas se dit, la Fed est moins indépendante et par ce biais-là, exige une prime de risque supplémentaire sur les taux longs, et donc que les taux longs américains augmentent, on pourrait avoir un Donald Trump qui se dise, c'est peut-être pas la bonne stratégie à adopter. Et on va calmer le jeu un petit peu là-dessus. On va plutôt se concentrer sur la croissance. et sur le pouvoir d'achat des ménages.
- Speaker #0
Donald Trump, pragmatique. Je vous connais dans la lettre que vous publiez tous les lundis. C'était le 26 janvier, vous écriviez. En 2026, il conviendra de s'intéresser d'encore plus près aux décisions prises par la Banque du Japon. Pourquoi ?
- Speaker #2
La Banque du Japon est dans un scénario un peu différent des autres, puisqu'elle monte les taux d'intérêt, parce qu'il y a un peu d'inflation. On en a parlé à plusieurs reprises dans ses émissions. Mais surtout, ce qu'il faut essayer de comprendre, c'est pourquoi est-ce qu'on parle du Japon ? Les investisseurs japonais, que ce soit les assureurs, les fonds de pension, les investisseurs japonais institutionnels au sens large, détiennent énormément d'actifs internationaux, et notamment de la dette gouvernementale en France, aux Etats-Unis, en zone euro. Et aujourd'hui, si la banque centrale japonaise normalise un petit peu plus vite sa politique monétaire, ou en tout cas est dans l'idée de vouloir continuer sa normalisation et de voir de l'accélérer un petit peu, ça veut dire que les taux d'intérêt qui sont aujourd'hui pratiqués Merci. sur la dette gouvernementale japonaise deviennent un petit peu plus intéressants.
- Speaker #0
Donc ça va rapatrier les capitaux ?
- Speaker #2
Ça peut faire un mouvement de rapatriement des capitaux et donc créer des tensions supplémentaires. sur la partie longue des courbes des taux d'intérêt en Europe, aux Etats-Unis. Et donc, encore une fois, favoriser cet environnement de taux élevés que l'on anticipait. Il y a un autre phénomène, c'est le phénomène d'opération financière qu'on appelle le carry trade, qui consiste à emprunter en yens parce que c'est moins cher à des taux d'intérêt plus bas et investir ailleurs. Ça pourrait aussi déséquilibrer un peu ces flux de capitaux-là.
- Speaker #0
En quelques secondes, j'ai quand même une question toute bête à vous poser. Il y a un truc que je ne comprends pas. Pourquoi le yen baisse alors que les taux japonais montent ?
- Speaker #2
C'est un paradoxe, mais c'est un peu ce qui s'est passé aux Etats-Unis. À un moment donné où Donald Trump a commencé à avoir une rhétorique très dure sur les droits de douane, on a eu une défiance vis-à-vis de la monnaie américaine et une hausse des taux longs. Donc on a eu un découplage entre les taux d'intérêt et la devise. Sur la séquence japonaise, là de ce début d'année, on a eu la nouvelle première ministre, Sanae Takahichi, qui a annoncé un plan de dépense budgétaire expansionniste. Et ça a eu pour conséquence de... d'entraîner une sorte de défiance de la part des investisseurs qui ont à la fois exigé une prime de risque plus élevée et qui ont fait baisser le Yen. C'est un peu typique de ce qui se passe parfois dans les crises de dette des pays émergents. Alors depuis, on ne sait pas très bien ce qui s'est passé à vrai dire, mais le Yen est un peu remonté. Il y a sans doute eu de l'interventionnisme de la part du Japon. Mais le Yen, c'est la variable clé aussi. Si le Yen s'apprécie un peu, c'est-à-dire que les pressions inflationnistes importées auraient plutôt tendance à diminuer un peu et donc la volonté de la Banque du Japon pourrait être un petit peu calmée. de monter les taux plus loin. Mais si le Yen continue de glisser, on pourrait avoir des pressions inflationnistes.
- Speaker #0
Et donc, ça entraînerait une hausse de taux supplémentaire.
- Speaker #2
Je rajouterais une dernière chose. Il ne faut jamais considérer les choses toutes choses égales par ailleurs. C'est-à-dire que si on a des surprises de politique monétaire au Japon, tout d'un coup, la bosh devient plus faucon. Là, ça pourrait se mêler à d'autres événements qui se passent dans le monde un peu négatifs. Et c'est à ce moment-là que ça s'emballe. On se souvient, par exemple, de l'été 2024. où on a eu un sell-off sur les marchés, parce que le marché de l'emploi américain était faible, et la Boge avait commencé à monter ses taux.
- Speaker #0
Alors, l'heure est venue de passer aux recommandations. On a fait un sondage auprès de nos abonnés de la page LinkedIn entre actions, obligations et monétaires. Que préférez-vous ? La réponse a été les actions. Alors, je vais vous poser des questions très simples. Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes plutôt risk on ou risk off ?
- Speaker #2
Risk on.
- Speaker #0
OK. Action, plutôt où ?
- Speaker #2
Plutôt zone euro et en dehors des États-Unis, par rapport aux États-Unis.
- Speaker #0
Obligation, plutôt crédit, plutôt souverain ?
- Speaker #2
Plutôt crédit.
- Speaker #0
High yield ?
- Speaker #2
On s'opoudre entre l'investment grade et le high yield, mais plutôt investment grade.
- Speaker #0
Ok, donc grosso modo, vous gardez votre cap par rapport à la dernière fois où on s'est quitté l'an dernier.
- Speaker #2
Toujours favorable aux actifs risqués, c'est vraiment le message à retenir, notamment en Europe, avec la croissance économique qui repart.
- Speaker #0
Ok, donc si je résume, les taux vont rester à des niveaux globalement élevés, notamment les taux longs, mais pour autant, il faut être favorable aux risques. Merci beaucoup Florent d'avoir été avec nous. Tout de suite, solution patrimoine. Solution patrimoine. Aujourd'hui, on va parler de la loi de finances. Alors tout de suite, on va préciser les règles du jeu. La loi de finances a été adoptée par 49.3 lundi. Elle est désormais au Conseil constitutionnel pour validation. Et il y a des récriminations qui sont faites par la loi, y compris par le Premier ministre, ce qui est relativement irréessible. Donc on va aujourd'hui prendre une règle d'or qui va être de parler en fonction du texte. À date, avant vision par le Conseil constitutionnel, avec nous pour en parler Olivier Dagenac, en duplex, responsable de l'ingénierie patrimoniale et financière de Viplus, la filière CGP de Suravenir. Alors franchement Olivier, on l'attendait depuis longtemps, j'espère quand même que vous êtes content.
- Speaker #1
Bien entendu, je suis heureux. Ça fait cinq mois que je l'attendais. Et il est vrai que dans nos métiers, nous préférons avoir des textes, même si, pour être tout à fait honnête, le résultat est peut-être loin des attentes des Français.
- Speaker #0
Alors, on va quand même essayer d'avoir quelques satisfactions. On nous a parlé d'un statut du bailleur privé. Alors, ce terme a fait long feu. Désormais, on parle du Jean Brun, nom du ministre Jean Brun, Olivier Quezaco.
- Speaker #1
Alors, voici un nouveau... Merci. dispositif fiscal qui va nous permettre de relancer la construction, d'aider nos amis promoteurs avec une possibilité pour les investisseurs privés d'acquérir des logements, donc des appartements neufs ou anciens avec des travaux et de déduire l'amortissement de leurs revenus fonciers. C'est-à-dire que le législateur a indiqué que 80% du prix d'acquisition, ce serait le prix amorti et on va amortir suivant le montant de loyer qu'on veut percevoir entre 3 et 5% du bien par an qui va venir impacter nos revenus fonciers positifs.
- Speaker #0
Alors, question quand même sur cet amortissement. Est-ce qu'on en tiendra compte lors du calcul de la plus-value et la revente ?
- Speaker #1
Tout à fait, Jean-François. Comme dans le dispositif du loueur en meublé, cet amortissement réalisé viendra en déduction du prix d'acquisition. Donc, on sera taxé sur la plus-value. Malgré tout, si vous gardez votre bien 30 ans, et bien cet amortissement n'aura aucun effet parce que la plus-value étant... exonérés après 30 ans.
- Speaker #0
Olivier, question pratique sur les textes. On considère qu'on est bordé ou il y a encore des zones d'ombre ?
- Speaker #1
Il y a encore des points où il va falloir être plus précis. Le législateur nous indique qu'il y aura un doublement du plafond de déductibilité qui est actuellement 10 700 en revenus fonciers. On pourra avoir un doublement de ce plafond dans des critères que nous n'avons pas encore précisément. On attend avec impatience ce décret d'application.
- Speaker #0
Olivier, mes copains m'appellent Papy Mougeot, est-ce que ce n'est pas un peu le périsole du pauvre ?
- Speaker #1
Alors, c'est moins bien que le périsole. Maintenant, c'est un dispositif fiscal intéressant. Et moi qui suis actuellement à la rencontre des CHP partout en France, c'est vraiment un dispositif qu'ils attendaient, qu'ils vont proposer à leurs clients parce qu'il va parfaitement s'intégrer dans des stratégies patrimoniales de préparation de la retraite avec l'acquisition d'un actif immobilier. ou de diminution des autres revenus fonciers positifs.
- Speaker #0
Ok, Olivier, vous me parlez de retraite, ça m'amène à parler du plan d'épargne retraite, le PER. Il y a eu beaucoup de débats sur le sujet. Comment a-t-on atterri ?
- Speaker #1
On a atterri avec une bonne nouvelle. Nous avons une augmentation des plafonds de déductibilité, alors pas dans leur montant, mais dans leur rattrapage. Nous pouvions rattraper trois plafonds avant 2026. Maintenant, on passe à cinq plafonds non utilisés. Donc, c'est quand même une bonne nouvelle. Après, on a une nouvelle un peu moins positive avec la fin de la déductibilité pour les versements des personnes qui ont plus de 70 ans. Donc, à 69 ans, on peut encore verser sur son PER et déduire. À 70 ans, on peut encore verser, mais on ne peut plus déduire le versement.
- Speaker #0
Allez, on fait une petite parenthèse par la loi de financement de la Sécurité sociale avec une hausse de 1,4 point de la CSG. Alors, qui est concerné ? Qui ne l'est pas ? Sur quel revenu ? Expliquez-nous.
- Speaker #1
Alors, qui est concerné ? La liste est assez longue, mais on va retenir les dividendes. Nous allons retenir les revenus des LMNC. Qu'est-ce qu'il y a de concerné ? Le PER. Mais ce qui n'est pas concerné, ce qu'il faut retenir, c'est les produits contenus dans le rachat de l'assurance vie qui vont être notamment exonérés de cette hausse ou la plus-value immobilière qui ne participe pas à cette hausse de Cégep.
- Speaker #0
Il y a eu un débat sur le PER entre les comptes-titres et les PER Assurance pour savoir qui payait et qui ne payait pas ces tranchées ?
- Speaker #1
Le débat est clos chez France Assureur qui nous a dit que l'augmentation de la CSG était bien applicable sur les produits contenus dans les dénouements des PER. Maintenant, il faut savoir que certains spécialistes sont en train d'attaquer cette mesure devant le Conseil d'État, ce qui considère que le PER Assurance ne devrait pas participer de cette hausse.
- Speaker #0
Tous les sujets dont on vient de parler concernent la clientèle masse affluente. Si on regarde une clientèle... Plus haut de gamme, il nous faut parler de la contribution différentielle sur les hauts revenus. Est-ce que le gouvernement nous a livré une nouvelle interprétation d'une chanson mythique d'Alain Delon et d'Alida, c'est-à-dire « Parole, parole, parole » .
- Speaker #1
Alors, il est vrai que la contribution différentielle sur les hauts revenus nous avait été annoncée temporaire pour une année. Donc là déjà... La mauvaise nouvelle, c'est qu'elle est prorogée jusqu'à ce que le déficit des finances publiques descende en dessous des 3%. On a un horizon, mais on peut dire un horizon de long terme. La deuxième mauvaise nouvelle, c'est que l'administration nous avait dit, comme c'est une mesure temporaire, vous allez faire de la déclaration au mois de décembre sur un dispositif que nous mettons sur le site d'impots.gouv, mais Après, nous essaierons d'améliorer ce dispositif. Et là, le législateur nous annonce qu'encore une fois, au mois de décembre, les contribuables devront calculer et régler une contribution différentielle sur les revenus qui est d'une extrême complexité.
- Speaker #0
Ok, on continue notre tour de piste. On avait parlé de la taxe Zucman, qui est ensuite devenue une taxe sur les holdings. Comment a-t-on atterri ?
- Speaker #1
On atterrit sur une taxe sur les holdings, mais sur une taxe sur les biens qui sont détenus par les holdings passifs, donc des holdings qui ont un bilan à plus de 5 millions d'euros et qui vont voir ces actifs somptuaires taxés dans leur bilan. dans les actifs de sonctuaires, il y a les yachts, il y a les bijoux. Il y a des choses un peu étonnantes, comme des chevaux. Je ne pense pas que ce soit vraiment le quotidien de nos amis CGP.
- Speaker #0
Alors, un mot sur l'article 150 au BTR du Code général des impôts. C'est un article qui est utilisé en cas de cession d'entreprise pour reporter l'imposition de la plus-venue. Qu'est-ce qui change sur le 150 au BTR ?
- Speaker #1
Le législateur est revenu sur ce report d'imposition, donc le fait d'amener des actions à une ligne. se mettre sous le dispositif du 150-0-BTR. Vous aviez auparavant, donc avant cette loi de finances, l'obligation de renployer 60% du prix de cession si vous cédiez la filiale avant 3 ans. Eh bien, on passe à 70%. Donc ça, c'est plutôt une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c'est que vous aviez 2 ans pour faire ce renploi. Aujourd'hui, on passe sur 3 ans. Donc ça vous laisse un peu plus de temps pour déterminer une stratégie de renploi de cession.
- Speaker #0
Ok, je suis conseiller en gestion de patrimoine, j'ai une clientèle de chef d'entreprise, je fais parfois des montages avec Holding et 150 au BTR. Qu'est-ce que je dois faire aujourd'hui avec ces évolutions ?
- Speaker #1
Alors, à mon sens, il faut être extrêmement vigilant parce que comprenez bien que si vous avez 70% du prix de cession à re-employer dans des actifs éligibles, vous cèdez une entreprise, donc vous êtes vraiment dans l'environnement de la cession avec la garantie financière et donc un montant du prix de session qui va être bloqué pour assurer votre… garantie d'actifs passifs, ça veut dire que vous n'avez presque plus de capitaux disponibles. Donc il va vraiment falloir calibrer le pourcentage d'actions que vous apportez à la holding et le pourcentage d'actions qui ne va pas être soumis au report d'imposition. Vous avez payé l'imposition, mais qui va vous permettre d'avoir des capitaux disponibles immédiatement.
- Speaker #0
Ok, on vient de parler de la cession d'entreprise. Je vous invite maintenant qu'on parle de la transmission d'entreprise. Est-ce qu'il y a des choses qui bougent sur le pacte ?
- Speaker #1
Deux changements. Alors, de la même manière qu'il y a eu la taxe sur les actifs improductifs, les actifs somptuaires dans les holdings, il y a une partie dorénavant des actifs détenus dans les sociétés qu'on transmet et qu'on soumet à l'engagement de conservation de titre d'impact du trail qui ne rentrera pas dans ce bénéfice. C'est-à-dire que l'abattement de 75% ne concernera pas vos chevaux, Merci. de course, vos yachts, vos jets privés dans le pacte du trade. Donc ça, c'est la première modification. Il faut retravailler l'actif qui est susceptible d'avoir cet appâtement. La deuxième modification, c'est que le pacte du trade, auparavant, c'était un engagement collectif de conservation des titres de deux ans et un engagement individuel de quatre ans. Eh bien, cet engagement individuel passe à six ans. Donc, on augmente la durée globale du pacte du trade.
- Speaker #0
Allez, Olivier, je vous propose pour conclure de jouer. Je vous cite des projets dont j'ai entendu parler dans le cadre des débats et vous me dites si c'est passé ou pas. Allez, on est prêt. On commence par le gel du barème. C'est passé, c'est pas passé ?
- Speaker #1
Alors, le gel du barème n'est pas passé. On a eu une hausse du barème de 0,9%. Suppression de l'abattement de 10%
- Speaker #0
pour les retraités ?
- Speaker #1
Ah, bien sûr que non, Jean-François. Les retraités sont des gens qui votent. Ils ont conservé leur abattement.
- Speaker #0
sur la fortune improductive ?
- Speaker #1
Non, cet impôt n'est pas passé, il a été remplacé par ces actifs somptuels.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Olivier. Je rappelle, on vient donc de faire le point sur le texte de loi finance tel qu'adopté. Il est actuellement au Conseil constitutionnel, donc il pourrait changer. Et puis, Olivier, je vous fais un petit clin d'œil. J'en profite pour vous donner un scoop. L'émission qu'on avait faite sur le don manuel en juillet dernier fait un tabac sur YouTube. Et j'en rappelle que la déclaration doit désormais se faire en ligne pour les dons manuels. Voilà, tout de suite, un homme dans l'actu. L'homme dans l'actu, c'est Xavier Hoche, le directeur général de Groupama Asset Management. On va parler d'innocap gestion, mais j'ai envie de vous poser une question, Xavier, de curiosité stratégique. Lorsque j'étais à Mieux Vivre Votre Argent et que je m'occupais des corbeilles, j'avais l'image de votre maison comme étant de la gestion un site, principalement tourné vers sa maison mère. Pourquoi aujourd'hui vous vous lancez à la conquête des CGP ?
- Speaker #2
Belle question parce que... C'est vrai qu'on est très instits au départ. Ça fait 30 ans qu'on gère à peu près chez Groupama Asset Management. On gérait au départ pour que la maison m'aille. Donc on l'a fait, on l'a fait très bien. Ils étaient assez contents et puis on s'est dit tiens, on va ouvrir un peu. Puis on a ouvert sur les mutuelles, nos copains. Donc on a ouvert sur les mutuelles et puis ils étaient toujours très contents. Typiquement, on a eu 5 ans de suite le prix de la meilleure gestion en Europe. Donc on s'est dit, ça marche plutôt pas mal. On va ouvrir aux copains des mutuelles. Donc on a ouvert sur les instits. On a ouvert sur les instits et puis... Ça marchait toujours plutôt pas trop mal. Là, on a à peu près un tiers de nos encours. Il y a deux tiers sur le groupe, donc toujours très présent. Et puis un tiers sur l'extérieur, il y a les instits. Typiquement, cette année, on a 50% de nos fonds qui sont 4 étoiles Morningstar ou 5 étoiles Morningstar. Donc ça marche plutôt pas mal. Donc on a ouvert à la distrib. Et puis la distrib a plutôt bien marché. Typiquement, l'année dernière, en Espagne, on était troisième collecteur en distrib en Espagne, ce qui est plutôt étonnant. Et donc on s'est dit, pourquoi pas les CGP ? Et donc nous voilà arrivés sur le monde des CGP.
- Speaker #0
Alors, vous êtes arrivé sur le plan des CGP avec une stratégie qui a été le rachat d'un acteur qui était déjà présent auprès des CGP, une au cap gestion. Pourquoi ce choix de la croissance externe ?
- Speaker #2
Alors, croissance externe, c'est vrai qu'on aurait pu le faire en interne. On embauche des équipes, etc. Il y a plutôt une très bonne gestion, on l'a vu. Le rachat permet deux choses. Un, c'est d'avoir des expertises qu'on n'a pas et on verra ça. Et le deuxième, c'est d'aller plus vite. Globalement, on gagne entre 5 et 10 ans.
- Speaker #0
Ok, alors vous êtes allé vite parce que vous avez racheté Innocap Gestion, vous avez fusionné avec Innocap Gestion, vous en avez fait une expertise. Déjà, vous gardez le nom, ça veut dire quoi ? Vous aimez bien le concept du multimarque ?
- Speaker #2
Alors, le multiboutique, non. Par contre, le multimarque, oui. Multiboutique, il y a plein de gens qui y sont seillés, il y a beaucoup de gens qui reviennent, c'est compliqué. parce qu'il faut de RCCI, il faut de juridique, c'est un enfer. Le multimarque, c'est un... Pas le complexe à gérer, mais ça marche plutôt pas mal. Toute l'automobile, pendant des années, a fonctionné en multimarque et ça marche très très bien.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous avez trouvé chez eux qui vous a plu ?
- Speaker #2
Alors, il y a plusieurs choses. Il y a d'abord toute la gestion privée. On ne fait pas de gestion privée. On n'en faisait pas. Maintenant, on en fait. Et c'est vraiment une expertise qu'on n'avait pas. Il y avait l'expertise en gestion. Alors, on fait pas mal de trucs, parce qu'on est un peu plus gros qu'eux au départ. On faisait 110 milliards, ils en faisaient un petit. Donc, on est quand même un tout petit peu plus gros. Donc, on faisait plus de choses. Mais il y avait, par exemple, les Small Limit Cap France qu'on ne faisait pas. Donc, clairement, ça amène quelque chose. Et puis, il y a un gros truc qu'on ne faisait pas, c'est parler aux CGP. Clairement, ils sont dans le monde des CGP depuis des années. Ils sont connus. Ils n'ont rien pu être connus. Donc, clairement, ça nous intéresse aussi. Donc, c'est ces trois trucs-là.
- Speaker #0
OK. Alors, maintenant, on va regarder ce qui va se passer. On va regarder l'offre dans ce multimarque. On va regarder ce que vous proposez. Mais avant qu'on parle produit… Moi, je suis CGP et vous savez, j'ai quand même besoin, j'ai des questions, je me pose des choses sur comment connaître les produits, comprendre les produits, etc. Mon interlocuteur, ça sera qui ?
- Speaker #2
Toujours Julien Quéré. Toujours Julien Quéré, il était chez Innocap, il est maintenant chez Groupama, Innocap by Groupama, et il reste l'interlocuteur privilégié. Ensuite, il va étoffer son équipe, c'est prévu dans l'année, c'est prévu dans les trois mois qui viennent pour étoffer son équipe, mais c'est le point central, c'est l'axe central. Si vous voulez contacter quelqu'un, contactez Julien, il est très bon, il faisait un super boulot chez Innocap, il va continuer à faire un super boulot.
- Speaker #0
Alors, Julien, il va me proposer quoi ? Tout à l'heure, vous me faisiez référence, on a trouvé de la gestion privée ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Vous allez faire des mandats pour le CGP ?
- Speaker #2
Exactement. Alors, c'était quelque chose qui était développé un peu chez Innocap. On va continuer à le développer. On va continuer à le proposer soit à des particuliers, soit à des CGP, soit à des plus grands groupes. Typiquement, à Groupama. On a quelques tests sur cette partie-là. L'idée, c'est vraiment les gens qui ont un peu plus d'argent qui vont être traités de manière un petit peu différente plutôt que de rentrer dans des grilles classiques. Les grilles classiques sont très bien, Mais si on veut un peu de... où on a quelques idées un peu fortes, on vient via de la gestion privée. Le CGP amène son client, il conserve la relation. Encore une fois, très important, il conserve la relation. On ne veut pas le bypasser. C'est vraiment... Et on s'occupe de la gestion derrière, on fait de l'ignore directe. Le client nous dit, je ne veux pas de Dassault. C'est quoi ? Il n'y a pas de problème. Ce n'est pas lui qui gère. Donc, on file la gestion. Par contre, il a le droit de donner ses guidelines.
- Speaker #0
OK. Moi, je ne veux pas faire de la gestion privée et avec des mandats. Je vais choisir des produits pour mes clients. Est-ce que vous allez me présenter une offre gigantesque ou au contraire, vous avez fait le choix d'avoir une offre resserrée ? Parce que je crois que vous avez changé le nom des produits. Ce qui était Cadriche, désormais, s'appelle Innocap. L'offre, c'est quoi aujourd'hui en termes de produits ?
- Speaker #2
L'offre, c'est l'ancienne offre Innocap. Elle était un peu resserrée. Donc, c'est plutôt les small et mid-cap France ou européenne. Ça, c'est une première partie. Il y a une deuxième partie qu'on a créée, c'est les thématiques. Typiquement, on a créé deux thématiques. Il y a soit la thématique durable. Je sais que beaucoup de CGP n'aiment pas la thématique durable. Néanmoins, dans les jeunes, il reste encore des personnes qui aiment la thématique durable. Articles 9, ISR, etc. Et qui est très bien fait. Et puis, une deuxième thématique auxquelles on parle beaucoup, c'est toute la thématique de la disruption. C'est toutes les entreprises. C'est un fonds mondial. Il y a beaucoup de sites sur l'Union, on ne peut pas se cacher. C'est un fonds mondial qui fait la disruption. En ce moment, la disruption, c'est beaucoup. Typiquement, dans la santé, énorme disruption. Dans la tech, on l'imagine bien. Tech et santé, en ce moment, c'est 80%, mais à d'autres moments, ça pourrait être que 20%. Ça, c'est une deuxième part, la disruption. Et puis, troisième part, un fonds obligataire, un fonds obligataire flexible, parce qu'il y a des moments où on veut être un peu plus tranquille, dormir tranquillement la nuit, il faut pouvoir se replier.
- Speaker #0
Ok. Est-ce qu'il y a, j'ai le souvenir de ma jeunesse, il y avait un billet croissance chez vous. Il y a toujours ?
- Speaker #2
Qui existe encore dans beaucoup de fonds, parce que c'est des fonds historiques. Par contre, on... Merci. on a introduit et on a fait rentrer des gens qui avaient plutôt des ADN value, justement, pour changer ça et pour pouvoir passer d'un fond value à un fond, enfin, une dominante value, une dominante croissance, selon les différents cycles. Et là, on sent bien, typiquement, depuis un an, on est plutôt dans une... Alors, encore plus précisément, depuis 6, 9 mois, on est dans une dynamique beaucoup plus value que croissance. Et ce mouvement-là, on l'a fait il y a 4 ans, et on est content de l'avoir fait.
- Speaker #0
Alors, Question maintenant au gérant, non pas au directeur général qui fait le travail sur la stratégie de l'entreprise, mais au gérant, pour réagir à ce que disait tout à l'heure Florent Vabon et pour nous apporter un éclairage supplémentaire très rapidement. Risk on ou risk off ?
- Speaker #2
Risk on.
- Speaker #0
Est-ce que le changement de patron de la Fed montre que la Fed est encore indépendante ?
- Speaker #2
Elle a déjà perdu depuis longtemps une partie de son indépendance. C'est normal qu'il travaille main dans la main avec tout le budget. Ça remet un tout petit peu d'indépendance. Ce n'est pas totalement un FOD, mais il reste une ligne directe de téléphone.
- Speaker #0
Allez, je vais demander maintenant à la régie de remettre la liste des produits. Je vais vous poser une question tordue. J'ai huit produits dans l'offre. Je ne connais pas une Ausha gestion. Je me dis, tiens, un DG qui arrive sans cravate... ça a l'air d'être bien, ça a l'air d'être sympa, ils ont de bonnes perfs. Si je dois découvrir la gamme par un produit, vous me donneriez lequel ?
- Speaker #2
Je vous en donnerais deux. Je vous en donnerais deux, parce que c'est deux choses qu'on aime bien. Il y a d'abord les small cap françaises.
- Speaker #0
Enfin le rebond ?
- Speaker #2
Oui, parce que c'est... D'abord, la thématique de l'autonomie européenne, elle a un vrai sens. Je sais qu'il y a eu des quacks ces derniers jours, de partout. mais elle a un vrai sens et le plan allemand, même s'il met du temps à se mettre en place, il a un vrai sens.
- Speaker #0
Donc, Mid France. Small France, pardon.
- Speaker #2
Les Small France. Small France, ça c'est quelque chose. Et puis, à l'extrême inverse, c'est pour faire vraiment une sorte de barbeule, à l'extrême inverse, on a le fonds d'insruption, qui là est beaucoup plus sur les Etats-Unis. La thématique, c'est de loin pas fini. Donc, il y a plein de choses à faire. Ça va être rock'n'roll, pas de débat, mais c'est de loin pas fini.
- Speaker #0
Allez, barbel, on voit bien le gérant obligataire qui nous parle. Le barbel, on rappelle, c'est par exemple quand on cherchait à faire du 5 ans sur le marché obligataire. On faisait du court, c'est-à-dire du monétaire et du long. C'est-à-dire on prend comme les haltères, on équilibre les choses de deux côtés pour essayer d'avoir un risque médian. Merci beaucoup, Xavier Hoche, d'avoir été avec nous. Tout de suite, le regard d'Hélène.
- Speaker #3
Si vous dirigez un cabinet de gestion de patrimoine, vous savez que la question de la rémunération n'est jamais neutre. Frais d'entrée, honoraires, rétrocessions, ce n'est pas un débat technique, c'est réellement un choix stratégique qui en dit beaucoup sur votre vision et sur votre modèle. Pendant longtemps, les frais d'entrée ont structuré la rentabilité des cabinets. Mais aujourd'hui, les attentes ont évolué. Les régulateurs sont beaucoup plus exigeants en termes de communication et les clients aussi. Les dirigeants doivent maintenant piloter un modèle qui soit beaucoup plus lisible et plus robuste. Le sujet qui est fréquemment évoqué, il s'agit de la facturation d'honoraires. Ce n'est pas un effet de mode. c'est un réel levier de transformation du modèle économique. Cela permet en effet de lisser le chiffre d'affaires, par exemple avec des abonnements qui seront pris en prélèvement automatique, et également de se décorréler de la collecte, mais aussi de valoriser le cabinet dans le temps. Mais soyons clairs ! Facturer des honoraires suppose une montée en maturité du cabinet, avec à la clé de la méthodologie, des process, de la traçabilité du conseil et bien sûr de la pédagogie client. En tant que dirigeant, vous ne pouvez pas non plus faire l'impasse sur le cadre. Attention, facturer du conseil implique d'être sif et de disposer de la compétence juridique appropriée, la CJA. Ce n'est pas une contrainte administrative, c'est une protection. Pour vos équipes, pour votre cabinet et pour votre responsabilité de dirigeant. L'erreur fréquente en phase de transformation, c'est de croire qu'il faut choisir un camp. La réalité est bien plus nuancée. Un cabinet peut facturer des honoraires et continuer de percevoir des rétrocessions. La clé, ce n'est pas l'exclusivité, c'est la lisibilité du modèle et la cohérence du dit cours client. Qu'à sont d'autres idées reçues ? Peut-être craignez-vous que les frais d'entrée cassent votre dynamique de collecte ? Mon regard est clair. Ce qui freine la collecte, ce n'est pas le niveau de frais, c'est l'inconfort du dirigeant à les assumer. Des frais qui sont expliqués, intégrés dans une proposition de valeur claire. et montrant un vrai gain pour le client, ne ralentissent pas la collecte, ils la sécurisent. A l'inverse, un modèle flou fragilise la relation client et donc la croissance du cabinet. Transformer son modèle de rémunération, ce n'est pas changer une ligne de facturation, c'est repenser complètement la valeur du conseil, la relation client et la trajectoire que l'on veut donner à son cabinet. La vraie question pour un dirigeant n'est pas honoraire ou frais, mais quel est le modèle qui est aligné avec ma vision de long terme ? Voilà pour ce mois, proposez-moi d'autres sujets sur le site et plus encore pour partager vos idées au sein de cette communauté. Et tout de suite, on retrouve Jean-François pour le Face à Face.
- Speaker #0
Allez, aujourd'hui, on ne fait pas le match des SCPI jeunes contre les anciennes. On l'a déjà fait et on l'a déjà dit qu'il n'était pas très, très pertinent. Aujourd'hui, on va s'intéresser aux SCPI modernes. Avec moi, deux invités, un habitué du plateau, Pierre-Antoine Burgala, directeur général d'Iroko. Et avec nous, un petit nouveau, Foulke de Sainte-Madiérie, directeur général de Mata Capital, en charge des stratégies. Grand public, messieurs, merci d'être avec nous. va commencer... quand même par faire un petit point sur vos sociétés. Pierre-Antoine, vous êtes un habitué du plateau depuis trois ans. Finalement, si on utilise le critère jeune, vous n'êtes pas si jeune que ça ?
- Speaker #4
Effectivement, je pense qu'on peut même faire une distinction entre jeune et moderne. On est moderne, on est un peu moins jeune qu'il y a trois ans. Iroko, c'est une société de gestion qui a désormais presque six ans. On a lancé notre premier fonds qui est Irokozen, qui est notre porte-étendard, en novembre 2020. Donc on a... Un track, on a de la performance dans la durée et évidemment, on va en parler ensemble.
- Speaker #0
Tout le monde s'est marré. Alors, vous, vous avez lancé votre première SCPI, c'était en 2024, c'est Osmo Energy et pourtant, vous êtes plus vieux.
- Speaker #1
Oui, c'est bizarre que ça peut paraître, on est plus vieux. Jeune SCPI, mais société de gestion mature puisque Matacapital fête ses 10 ans cette année. On est 70 collaborateurs, on a 2,5 milliards d'encours sous gestion et c'est vrai que ça fait 10 ans qu'on structure des fonds à destination d'une clientèle institutionnelle. et depuis quelques années, des fonds à destination du grand public.
- Speaker #0
Parlons tout de suite de votre bilan 2025, de ce qui s'est passé dans vos maisons respectives, à la fois en termes de résultats, en termes de collecte, en termes de lancement de produits. Pierre-Antoine, on commence avec vous. Chez Iroko, il y avait Iroko Zen et il y a désormais Iroko Atlas. C'était un des grands enjeux de l'an dernier ?
- Speaker #4
Exactement. En fait, il y avait un double enjeu l'an dernier pour Iroko. C'était, évidemment, On a consolidé ce qu'on a pu faire sur Iroko depuis 5 ans, sur Irokozen, pardon, depuis 5 ans, et donc on continue à être performant, fiable, et donc à apporter une nouvelle empreinte à la SCPI Irokozen, c'est-à-dire qu'avant on était la SCPI jeune, désormais on est la SCPI régulière et fiable. Et l'autre enjeu, c'était de réussir notre lancement sur Iroko Atlas, qui est la petite nouvelle, qu'on a lancée à la commercialisation en septembre 2035, et qui a eu un accueil absolument excellent. Donc au final, chez Iroko on est ravis, parce que ce double enjeu a été accompli. On a collecté plus de 600 millions d'euros sur nos deux véhicules. Combien sur
- Speaker #0
Zen ? Combien sur Atlas ?
- Speaker #4
Sur Zen, on a collecté 540 millions d'euros et un peu plus de 70 millions d'euros sur Iroquois Atlas, alors que le lancement ne s'est fait qu'en septembre 2025. On a eu un accueil de nos partenaires et du marché absolument incroyable, puisqu'on a collecté 60 millions d'euros sur deux phases pont de sang en l'espace de 4 heures. Et ensuite, on a eu un très bon accueil sur le prix de part normale à 200 euros, même dès le mois de décembre.
- Speaker #0
Les performances des produits, donc avec ce nouvel indicateur qu'on doit désormais utiliser, ce qui est formidable avec la SCPI, c'est qu'on apprend des indicateurs à peu près tous les trois ans. PGA, donc les performances de ces deux produits, si on les détaille entre revenus et revendications de parts ?
- Speaker #4
Exactement. Alors donc pour Hirokozen, à nouveau une performance au-delà de son objectif non garanti de 5,50, à nouveau au-delà de 7, puisque notre PGA, c'est 8,13 sur Hirokozen, dont 7,14 en taux de distribution. Et 0,99% en revalorisation de part. Et pour Iroko Atlas, pour sa première année, parce qu'Iroko Atlas, on l'a lancé l'an dernier, c'était la petite subtilité, sur fonds propres, se faire quelques convictions sur le marché. On est déjà à 9,41% de taux de distribution et on n'a pas de revalorisation de prix de part, évidemment.
- Speaker #0
Ok, je me tourne vers vous. Je dis tout à l'heure que vous étiez directeur général en charge des stratégies grand public. Mais malgré tout, je vais vous poser une question générique sur Mata, puisque vous nous avez expliqué que... L'histoire de la maison était d'abord de s'intéresser aux institutionnels. Je regarde de manière attentive la position des institutionnels, notamment pour voir quand aura lieu le redémarrage du marché de l'immobilier. Est-ce qu'ils sont tous jours excessivement frileux et quand ils font de la demande à Matta Capital aujourd'hui, elle est plutôt dans quel créneau ?
- Speaker #1
Ils sont styleux, oui, encore, depuis maintenant deux ou trois ans. Pour autant, les volumes d'investissement à l'échelle européenne le montrent, il y a un léger frémissement à la hausse, et qui dit léger frémissement à la hausse des volumes d'investissement, dit d'une certaine manière retour de grands investisseurs sur la classe d'actifs immobilières. Donc on sent un petit retour de certains grands investisseurs institutionnels. Après, c'est toujours pareil, dans les investisseurs institutionnels, il faut... bien dissocier les très gros, les moyens et les petits investisseurs institutionnels. Ils reviennent parfois sur la classe d'actifs immobilières, notamment sur des opérations extrêmement ciblées. On parle beaucoup de club deal en ce moment. C'est une des structurations qui leur plaît actuellement. Juste pour vous donner un ou deux chiffres, chez Matacapital en 2025, la collecte institutionnelle de fonds institutionnels à représenter près de 25% de notre collecte totale chez Mata Capital. Donc oui, ils reviennent, mais avec parcimonie et sélectivité.
- Speaker #0
D'accord, sélectivité, on n'est pas encore dans une grande tendance de fonds. On regarde maintenant la partie, si vous le voulez bien, la partie... Grand public, comment s'est passé l'année 2025 pour Osmo Énergie ?
- Speaker #1
L'année 2025 s'est bien passée. Nous, on a une gamme Osmo qui est dédiée au grand public chez Matta Capital. Dans cette gamme Osmo, on a des produits de distribution. Donc Osmo Énergie, on va en parler. On a collecté 50 millions d'euros sur Osmo Énergie et on a une capitalisation qui est au-delà de 80 millions d'euros aujourd'hui sur Osmo Énergie.
- Speaker #0
Donc ça, on est d'accord, c'est une SCPI.
- Speaker #1
C'est une SCPI, mais on a aussi effectivement des produits de capitalisation des sociétés civiles en unité de compte. et des produits value-ad, donc plus agressifs en termes de stratégie immobilière et sur des durées de détention plus courtes, où là, on a collecté près de 40 millions d'euros, donc 90 millions d'euros, grosso modo, de collecte immobilière chez Matacapital.
- Speaker #0
Ok, donc trois produits grand public, Osmo Energy, une SCPI, une ESC pour la partie assurance.
- Speaker #1
Deux ESC en unité de compte, effectivement, et qui est la gamme Osmo Valeurs et la gamme Osmo Opportunités, qui sont des fonds value-ad chez nous.
- Speaker #0
On va donc se focaliser sur les SCPI. Avec cette question, c'est quoi une SCPI moderne et utile pour un conseiller en gestion patrimoine et pour ses clients ? Les chiffres de l'ASPIM seront communiqués demain sur la collecte des SCPI. Je peux vous dire qu'a priori, il n'y a pas de grand changement et on montre que l'on a à nouveau un marché qui est excessivement... Alors, j'ai interrogé quelques CGP pour préparer cette émission, pour avoir leur vision. Je vais vous donner la mienne et je vais vous faire réagir sur la mienne. La vision des choses sur les SCPI modernes, je vais même la dater, son origine, je vais la mettre en 2012, certains comprendront peut-être la référence. Et où, en fait, j'ai l'impression que la nature des produits change, c'est-à-dire qu'auparavant, on avait des produits qui, grosso modo, disaient, voilà, vous nous donnez de l'argent, on achète de l'immobilier, on perçoit des loyers et on vous les reverse. D'ailleurs, ça se voyait dans des distributions trimestrielles avec des accomptes qui étaient flats et puis on faisait un solde en fin d'année. Et qu'à partir de 2012, on a commencé à un peu changer le produit en disant, voilà, on va vous afficher un objectif de performance absolu. On ne va pas vous dire que c'est OAT plus 1,5%, on va vous dire que c'est X% par an et qu'on a l'objectif de le tenir tous les ans. Bref, pour reprendre un échange que j'avais hier avec Vincent Danis de Cévinian, on est passé quelque part d'un produit de rendement à un produit de performance. Foulk, je vois que vous vous marrez. Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?
- Speaker #1
Non, mais on rejoint l'introduction. C'est-à-dire que nous, on est une jeune SCPI, mais on a malgré tout cet ADN de mature, de gestion immobilière mature, j'allais dire de vieux, mais c'est un peu trop... Moi, la SCPI, ça reste un produit structurellement construit pour le long terme, pour passer les cycles immobiliers, pour enjamber les crises économiques et immobilières qu'on peut connaître. Donc, on ne m'enlèvera jamais de l'esprit que la SCPI est un pur produit de distribution, dont l'objectif premier. et d'offrir un complément de revenu aux épargnants qui nous font confiance. Donc maintenant, il y a effectivement, on va en parler, ce nouvel indicateur de PGA, Performance Globale Annuelle, qui ajoute la composante de la capitalisation, donc de la revalorisation du prix de part, ce qui est très bien parce que ça permet de s'étalonner sur les autres types de fonds immobiliers. Pour autant, pour moi, la SCPI, c'est là pour générer ce complément de revenu. et ensuite éventuellement une revaloration du prix de la part.
- Speaker #0
Pierre-Antoine, on revient en arrière. Lorsque vous avez travaillé sur Iroko Zen, c'était après 2012. Quelles ont été vos réflexions ?
- Speaker #2
Quand on a lancé Iroko Zen, on était encore dans le Covid. Effectivement, on voulait une SCPI moderne et qui réponde aux enjeux de l'époque. Quand on a lancé Iroko Zen, on est allé plutôt à contre-courant de ce qui se pratiquait beaucoup sur le marché de la SCPI, c'est-à-dire des SCPI monothématiques. Je fais du bureau, je fais du commerce, je fais de la logistique ou je fais de la santé et je ne fais que ça. C'est très lisible d'un point de vue commercial vis-à-vis du client, mais néanmoins, un des enseignements du Covid, c'est que ce n'est pas forcément pertinent. Pourquoi on fait des allocations en action, en allant chercher des titres à droite à gauche et différentes classes d'actifs et ne pas le faire en immobilier ? Donc ça, c'était un premier axe de modernité. Ce n'était pas le seul, parce que modernité, ce n'est pas que la jeunesse, c'est aussi la façon dont on la distribue, la façon dont on la communique. Ça a été notre transparence, je pense, sur nos acquisitions, sur la fiscalité, vous en parliez, sur pourquoi on a acheté tel actif et pourquoi il peut prendre de la valeur ou pourquoi il va générer des flux, justement.
- Speaker #0
Je vais y revenir. Je suis allé voir votre site. Vous mettez le porte-étendard d'une nouvelle génération de SCPI et dans les arguments que vous mettez, vous mettez les frais.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Alors expliquez-moi votre politique de frais.
- Speaker #2
Alors notre politique de frais, elle a été simple. effectivement plutôt différente de ce qui se pratique encore d'ailleurs puisqu'il y en a peu. On a une SCPI, on a même deux SCPI désormais avec Iroko Atlas qui n'ont pas de commission de souscription. L'idée derrière cela, c'est de se dire on est des gérants immobiliers, autant être payé pour ce que l'on fait. Donc en fait, on a supprimé cette barrière à l'entrée qui est d'à peu près 10% de frais de souscription, donc le client paie pour voir en fait, et on est payé sur notre bonne gestion, ou pas. Donc, quand on encaisse des loyers, on est rémunéré. Quand on achète de l'immobilier, on est rémunéré. Quand on fait des plus-values de cession, on est rémunéré. En revanche, on n'est pas rémunéré à la collecte.
- Speaker #0
Hulk, vous n'avez pas fait ce choix quand vous avez lancé l'Osmo Energy. Pourquoi ?
- Speaker #2
J'ai hésité.
- Speaker #0
On a hésité,
- Speaker #1
oui, oui. Pierre-Antoine a raison. On a beaucoup hésité. On a beaucoup analysé les deux modèles. On a fait le choix de partir sur un modèle de frais classique, donc avec des frais à l'entrée, comme on dit. Parce qu'on a eu un retour terrain, notamment de la part des réseaux de distribution et des CGP, qui, pour la grande majorité d'entre eux, préfèrent ce modèle, parce qu'il y a une rémunération de leur côté à l'entrée, qui leur permet également d'animer des forces commerciales, etc., de valoriser leur travail de conseil. Nous, ça nous permet aussi, il faut le dire, et être transparent vis-à-vis de ça, de nous rémunérer plus vite, plus tôt, donc dès l'entrée, dès la collecte de la SCPI, et de réinvestir cette rémunération dans des outils en termes d'accessibilité. On va parler de digitalisation, de plateforme de souscription, etc. Donc nous, on a pu réinvestir directement ces commissions de souscription à l'entrée dans les équipes, dans les outils qu'on a mis en place. et être moderne d'un point de vue accessibilité, mais on va en parler.
- Speaker #0
Est-ce que vous perdez des distributeurs sous prétexte que vous avez zéro à l'entrée ?
- Speaker #2
C'est évident. Je ne peux que rejoindre effectivement Foulk dans cette remarque. On a une SCPI qui est clivante par nature. Alors, elle a su convaincre par ses performances, même si les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Je pense qu'il y a le marché en train de basculer sur le modèle parce que... La contrepartie quand même de ne pas avoir de commission de subscription, c'est que nous, on rend une partie de nos commissions de gestion sous forme de running.
- Speaker #0
Alors, juste, je...
- Speaker #2
Mais c'est évident, on perd des distributeurs.
- Speaker #0
Je répercute mes échanges avec Vincent Danis de Savignan hier, et lui, c'est un distributeur, je suis journaliste, il est distributeur, donc c'est toujours bien d'interroger les gens à qui on s'adresse dans l'émission, qui me dit, voilà, il y a aujourd'hui une nouvelle innovation réglementaire, c'est les classes de part. pourquoi ne pas faire une classe de part avec frais d'entrée et frais de souscription, une classe de part sans frais de souscription ? C'est susceptible de vous tenter ?
- Speaker #2
Non, franchement, on l'a regardé, évidemment. Nous, on a cette conviction, justement, de ne pas avoir de commission d'inscription parce que j'ai donné la philosophie générale, mais ça a un impact. L'impact, on ne va pas avoir le temps de le décrire ici, c'est que ça nous permet de mettre plus d'argent au travail sur de l'immobilier et donc à performance immobilière équivalente, de générer plus de distribution aux clients. Donc, si on a cette philosophie-là, il est difficile pour nous...
- Speaker #0
Il est difficile de dire l'inverse. Vous avez regardé ?
- Speaker #1
On a regardé, bien sûr. Après, je rejoins ce que dit Pierre-Antoine. On ne l'a pas poussé. C'est techniquement possible. C'est réglementairement un peu compliqué, de ce que je comprends des échanges avec l'autorité des marchés financiers. Et surtout, c'est commercialement, de mon point de vue, délicat. Parce que ça va, de fait, générer des distorsions de performance entre classes de parts au sein d'un même produit. Donc, difficile. d'aller faire preuve de pédagogie pour expliquer des performances qui seraient différentes d'une classe de part à l'autre sur ce type de produit qui est très grand public par définition.
- Speaker #0
La norme aujourd'hui sur une SCPI moderne, c'est d'être transparente. Parce qu'on a eu tous les débats autour des bulletins trimestriels qui devaient passer en semestriel, que c'était emmerdant de faire ce truc, règlementaire, etc. Est-ce que finalement, ce n'est pas des débats de vieux ? Et est-ce qu'aujourd'hui, on n'a pas conscience qu'il faut dire les choses ?
- Speaker #1
Mais ce n'est même pas la norme. C'est un prérequis absolu de notre point de vue aujourd'hui. On parlait des frais à l'entrée ou pas. Pour moi, la modernité d'un véhicule ne se situe pas tant sur les frais. Elle se situe sur la manière de gérer. Pierre-Antoine en a un petit peu parlé. Mais sur la manière d'être transparent, pédagogue. d'expliquer le pourquoi du comment de la performance et aussi sur l'accessibilité du produit en tant que tel.
- Speaker #0
Antoine, j'ai lu votre communiqué de presse. J'étais surpris agréablement par une phrase à la fin. Dans la distribution, 0% de revenus non récurrents et la différence entre le brut et le net avec le pourcentage qui était lié au crédit d'impôt étranger. Pourquoi ça ?
- Speaker #2
Déjà, ça sera une obligation. Donc, il faut s'y conformer. Et ensuite, effectivement... depuis l'arrivée du taux de distribution qui est en brut, il y a un élément confusant, on l'estime en tout cas pour les épargnants et même pour les conseillers en gestion patrimoine, de ce brut qui n'est pas le même que celui qu'on reçoit sur le compte. Donc on trouvait ça plutôt normal de pouvoir le décrire directement.
- Speaker #0
Demont maintenant sur l'accessibilité. Il y a tout un débat autour de la démocratisation de la SCPI. Votre règle pour l'accessibilité, c'est quoi ?
- Speaker #1
Alors effectivement, c'est un des piliers de lancement de Osmo Energy. Notre règles, c'est accessible à partir d'une part, 300 euros, versement des dividendes qui est fait de manière mensuelle, non garantie, je le rappelle, des réinvestissements des dividendes possibles à partir de 1 euro, des versements programmés à partir de 1 euro, et une petite innovation, la récente, en démembrement, les versements programmés. possible en une propriété à partir d'un euro avec date d'échéance unique. Donc, toutes les briques qui font que c'est un produit d'épargne flexible et dynamique.
- Speaker #0
L'accessibilité, ça doit être accessible genre 300, 500, 1000 euros ? Ou vous, vous avez une approche ?
- Speaker #2
Non, alors, je rejoins beaucoup de choses de ce que Foulke dit, dans le sens où, effectivement, une SCPI moderne, elle doit être... accessible de différentes manières, donc contrat d'assurance-vie, mais également démembrement, et tout cela, effectivement, on le propose également, donc le démembrement en temps opéraire avec échéance, le réinvestissement automatique des dividendes entre 0 et 100% parce qu'on est décimalisé, donc dès le premier centime, ça c'est des choses effectivement que l'on partage grâce au digital, puisqu'on s'est consacré aussi autour du digital, et il faut que l'expérience utilisateur soit agréable, elle dure une dizaine de minutes pour faire ce genre d'opération. Néanmoins, sur le seuil d'accessibilité, on est moins convaincus, sur Iroko. Alors, il y a un débat qui est constant. On s'en reparle régulièrement. Mais on reste sur un sous-jacent immobilier, on reste sur du non-coté. Nous, notre seuil d'entrée, c'est 5 000 euros en première intention. Et on veut le garder dans ces niveaux-là. Non pas parce qu'on ne sait pas le gérer d'un point de vue back-office, parce qu'on a énormément automatisé, donc ce n'est pas tellement ça, mais plutôt pour rappeler à l'investisseur, au CGP, que le placement qui a été fait n'est pas anodin. Il faut qu'il s'en rappelle. et pour s'en rappeler, il faut que ce soit une somme qui soit suffisamment significative.
- Speaker #0
Question débat autour des distributions mensuelles. Vous avez tous les deux des produits avec des distributions mensuelles. Je me suis interrogé sur ce point-là pour savoir si la distribution mensuelle, c'était un intérêt client. d'avoir des revenus tous les mois ? Ou est-ce que c'était un truc discutieux en approche commerciale, même si c'est un peu coûteux en termes de gestion ? Je m'explique sur ce point-là. Il y a une différence majeure quand on s'intéresse au monde de l'épargne entre les banquiers et les assureurs. C'est que le banquier, il a un point de contact avec son client à minima tous les mois, parce qu'il regarde son relevé de compte. L'assureur, il a un point de contact avec son client une fois par an, au moment du paiement de la prime, et éventuellement une autre fois au moment du sinistre, mais c'est plutôt une mauvaise nouvelle. Donc, Euh... Quand vous avez fait de la distribution mensuelle, l'objectif c'était quoi ? Et est-ce que vous exploitez en termes de communication cette distribution mensuelle ?
- Speaker #1
L'objectif premier, il est simple, c'est d'avoir ce complément de revenu pour l'épargnant qui est pérenne dans le temps le plus régulier possible. Et donc la mensualisation de la distribution entre dans cet objectif-là. Donc ça rejoint ce qu'on disait au début sur la SCPI. ce complément de revenu. Après, oui, commercialement, ça permet d'évidemment marquer, toucher l'associé plus fréquemment tous les mois. Il voit de l'argent tomber sur son compte.
- Speaker #0
Vous leur envoyez un petit mot ?
- Speaker #1
On leur envoie un petit SMS tous les mois. Donc là encore, à la période de Noël, par exemple, Joyeux Noël, vous avez X euros par part qui est versé sur votre compte. Donc ça permet effectivement de tisser du lien commercial avec les clients.
- Speaker #0
Pierre-Antoine ?
- Speaker #2
On a les mêmes pratiques qu'on a depuis le début, effectivement. Donc, je pense que beaucoup s'inspirent de nous. Je plaisante. Oui, on verse les dividendes mensuellement. On accompagne ça d'un mail. Et c'est là où j'en joue un fou. C'est qu'on n'a pas cette relation qu'a le banquier, comme vous le disiez. Parce que le banquier a cette force-là énorme d'avoir tous les flux. Et le fait de rappeler au client qu'il y a ce petit quelque chose d'Iroko Zen ou d'Iroko Atlas qui tombe tous les mois, c'est un plus.
- Speaker #1
On parlait de modernité, il faut mettre au crédit à Iroko ça, c'est qu'ils ont su depuis plusieurs années maintenant créer une vraie plateforme de distribution digitalisée, accessible, moderne, etc. Et effectivement, je pense qu'il y a beaucoup d'acteurs aujourd'hui, on en fait partie, je le dis humblement, qui s'inspirent des pratiques commerciales et en termes d'accessibilité du produit d'Iroko.
- Speaker #0
Sur le sujet de la distribution, Pierre-Antoine, je reste avec vous. Il y a une variabilité de la distribution mensuelle ?
- Speaker #2
Oui, on colle au plus près des flux encaissés, donc effectivement on a une variabilité, on n'a pas ce que vous disiez sur la même chose pendant trois trimestres, et le quatrième ça change.
- Speaker #0
Vous, chez Foulk, j'ai regardé, vous avez une distribution brute qui est à peu près la même, tout au long de l'année, avec une correction à la fin. Est-ce que les conseillers comprennent bien la différence entre le brut et le net ? Parce qu'en réalité, sur le net, ça change un peu.
- Speaker #1
Il faut faire preuve de pédagogie, comme disait Pierre-Antoine, systématiquement, parce que les partenaires le comprennent parfaitement la plupart du temps. Les associés qui sont apportés par les partenaires, parfois, posent des questions qu'il faut toujours réexpliquer et faire preuve de transparence. Après, nous, on essaye d'avoir la plus grande régularité dans les distributions et de ne pas avoir d'à-coups dans l'année parce qu'on est en complément de revenu mensuel.
- Speaker #0
Je vous ai écouté tout à l'heure. Vous m'avez dit les avantages, la décimalisation, la nue propriété, la possibilité de faire des versements réguliers, etc. Donc, vous me dites si vous n'êtes pas d'accord. Mais on peut acheter des SCPI comptants pour avoir des revenus. On peut acheter des SCPI, ça c'est plutôt pour une clientèle, on va dire, de retraités. On peut acheter des revenus avec du crédit pour investir. On peut acheter avec un crédit, on peut acheter la nue propriété. On peut faire des versements réguliers sur la nue propriété. Quid de la place de l'assurance-vie ? Est-ce que finalement, d'un point de vue patrimonial, l'assurance-vie, l'ACP est pas en train de revenir à ses ambitions d'avant ? C'est-à-dire revenu avec quelques nouveautés, la nue propriété qui existait peu quand j'étais tout petit. Votre sentiment là-dessus ?
- Speaker #1
Mon sentiment ? Aujourd'hui,
- Speaker #0
vous faites de l'assurance vie ou pas ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on n'en fait pas. On est aux prémices de la réflexion. On discute avec un ou deux assureurs pour les brancher sur la SCPI, mais de manière très encadrée. Je rappelle toujours qu'il faut se méfier aussi d'intégrer des institutionnels et ou des assureurs autour de la capitalisation de la SCPI. La SCPI, ça doit... rester un produit grand public pur autant que possible. Donc si on le fait, ça sera de manière encadrée et sur des ratios d'emprise extrêmement précis.
- Speaker #0
Pierre-Antoine, l'assurance vie, vous regardez le... Parce qu'on va être très honnête, quand le marché a collecté 11 milliards, c'était l'assurance vie, c'était l'alternative au fonds en euros. Est-ce qu'aujourd'hui, on se dit que c'est fini ?
- Speaker #2
C'est probablement fini pendant un bon moment. Notre force, c'est qu'on s'est construit au nominatif, justement, hors assurance vie, puisque quand on a lancé Iroko, Iroko Zen, personne ne nous connaissait, il y avait une petite défiance. Ça se comprend. Aujourd'hui, on est dans quelques contrats d'assurance vie. avec des ratios d'emprise tout à fait modestes, puisqu'on est autour des 15-16%, ce qui est largement acceptable compte tenu de la capitalisation de la S&P Eurocosm.
- Speaker #0
Allez, une question provoque pour vous, Foulk. Vous avez lancé donc Osmo Energy, et quand vous l'avez lancé, vous avez communiqué en disant que c'était un article 9 SFDR, le truc absolument génial. On remercie la Commission européenne de nous faire des choses aussi lisibles, mais toujours est-il que c'était le net plus ultra en termes ESG. Est-ce que ça fait vendre ?
- Speaker #1
Mais... Ça dépend des réseaux de distribution, ça dépend des partenaires, ça dépend des clients. On est effectivement au plus haut degré en termes de réglementation de finances durables avec l'Europe. En l'occurrence, ça plaît aux assureurs.
- Speaker #0
Ils ont des comptes à rendre ?
- Speaker #1
Parce qu'ils ont des comptes à rendre et à respecter. Sur l'associé final, sur des petits volumes d'investissement, pas forcément. Mais on estime qu'il faut être à la pointe quoi qu'il arrive de ce point de vue-là.
- Speaker #0
Pierre-Antoine, vous confirmez, grosso modo, la demande des CGP, des distributeurs et des clients finaux ?
- Speaker #2
En tout cas, aujourd'hui, ce n'est pas leur enjeu. C'est-à-dire qu'il y a un momentum qui est tel, avec justement cette opposition vieille, jeune, etc., qui fait que ce n'est pas l'enjeu du moment. Ça reviendra peut-être ?
- Speaker #0
Allez, l'enjeu du moment, ma difficulté, je vais vous la donner. Vous m'avez dit, quand on a lancé Irokozen, on faisait des briques, etc. Donc, on a fait un produit diversifié. Moi, avant, je me disais, voilà, j'ai un marché avec des CPI santé, des trucs logistiques, des trucs bureaux. je vais faire mon allocation d'actifs pour mon client en faisant ça. Je fais comment une allocation d'actifs de produits qui, on l'a vu, sont quand même très largement diversifiés ?
- Speaker #2
La diversification peut être de fond diversifié. L'idée, c'est plutôt d'aller chercher des gérants et des talents de gestion et donc de compléter l'allocation par ces talents.
- Speaker #0
Foulk ?
- Speaker #1
Nous, il faut être le plus diversifié possible d'un point de vue typologique et géographique. Aujourd'hui, on est à plus de 70%, bientôt à 80% hors de France. Et sur l'ensemble des typologies actives, donc bureau, commerce, logistique, activité, il faut aller capter toutes les opportunités, où qu'elles soient, dans ce nouveau cycle immobilier.
- Speaker #0
Parfait. Dernière petite question, on va parler de 2026. Objectif de performance non garantie. Non garantie. On salue la place de la bourse.
- Speaker #1
C'est important de le rappeler.
- Speaker #0
Objectif, c'est combien pour vous pour l'année prochaine ?
- Speaker #1
Nous, on a fait 7% en 2025. On continue sur cette base cible de 7% pour 2026. On a un objectif long terme qui est de 6%, non garanti. Mais on souhaite poursuivre sur la dynamique de 2025.
- Speaker #0
Ça veut dire que les dividendes mensuels sont alignés sur la hausse qui avait eu lieu en milieu d'année dernière. Objectif de collecte ?
- Speaker #1
Objectif de collecte en croissance, mais de manière mesurée. On a fait 50 millions en 2025. On espère faire 60, 70 millions d'euros en 2026.
- Speaker #0
Pierre-Antoine, vous en avez deux, donc on va faire les deux ?
- Speaker #2
Exactement. D'un point de vue collecte, on fait nos meilleurs efforts pour être à la même collecte qu'en 2025. Le marché est encore très propice à l'achat, donc il faut y aller gaiement.
- Speaker #0
Est-ce que la répartition sera la même ? On rate la Cézanne, puisque si on regarde ce qui s'est passé en 2025, Atlas a fait à peu près 90% du total et Zen environ pardon, Atlas, Zen a fait 90% du total
- Speaker #2
C'est la grande inconnue parce que Hiroko Atlas a un succès encore plus franc qu'attendu donc peut-être qu'il y aura une répartition un peu plus... Mais bon, elles n'ont pas les mêmes vocations, c'est-à-dire que Hiroko Zen est devenue, malgré elle, mais c'est plutôt un point positif, une SCPI patrimoniale puisqu'elle a pu se retrouver avec beaucoup de collègues dans un momentum très favorable aux acheteurs alors qu'elle était plutôt à Ilde au début, on n'est plus à Ilde aujourd'hui, ça ne veut plus rien dire, et Iroko Atlas est plutôt cette SCPI dynamique, opportuniste, mais en tout cas d'un point de vue performance, nous on aime la régularité chez Iroko, c'est vrai qu'on a été traité de jeune pendant quelques temps, désormais on a montré notre fiabilité depuis 5 ans, l'idée c'est de continuer, donc évidemment de battre notre objectif non garanti, que ce soit sur Zen et Atlas, en étant toujours cohérent avec ce qu'on a pu faire dans le passé.
- Speaker #0
Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été avec nous. Tout de suite, le journal des réseaux sociaux de Georges Delatte.
- Speaker #3
Ce mois-ci, 5 postes ont retenu mon attention. Ils sont globalement à connotation fiscale. Ça permettra de réagir aux propos tout à l'heure d'Olivier Dagenac, de Viplus, dans Solutions Patrimoine. Pour commencer, Benoît Berchebru, le directeur de l'ingénierie patrimoniale chez Astoria, nous alerte sur un risque sur le plan d'épargne-retraite avec la loi de finances. Très concrètement, d'un côté, on ne peut plus déduire ses versements après 70 ans, et d'un autre côté, on allonge ou on augmente. Les plafonds de déductibilité. Le piège est très simple. Pendant 4-5 ans, on va faire beaucoup de collectes. Et après, on va changer les règles pour reprendre la défiscalisation des primes au décès. Et du coup, qu'est-ce qu'on a fait ? On a trouvé un super moyen de remplir les caisses de l'État. Le sujet est tellement triqui que Benoît est le seul à l'avoir remonté sur LinkedIn. Autre sujet, cette fois remonté par pas mal de postes, dont celui de Cyril Brin, qui est un CGP à Millau. et qui est le président régional de la CNCGP. Les impôts avaient compliqué la vie des CGP en mettant la double authentification avec un seul email, donc l'obligation d'appeler son client. Mais les impôts viennent de simplifier leur existence en permettant de mettre la double authentification sur deux emails, dont celui du client et celui du CGP. C'est de bonne guerre. Cyril, dans son poste, félicite la CNCGP et leur lobbyiste Céline Finon, qui a beaucoup poussé sur le sujet. Malraux, Cellier, Pinel, ce sont des mots que tous les CGP connaissent, presque des mots communs. Il va en être de même avec Jean Brun. Jean Brun, c'est le nouveau produit de déficience immobilière. Il y a énormément de postes sur ce sujet. Si je dois en retenir un, j'ai choisi celui de David Ouziou d'Eternam. Il rappelle que oui, il y a un énorme buzz sur ce produit, mais tout en appelant à la plus grande prudence. À date, les loyers sont plafonnés, la fiscalité de sortie n'est pas avantageuse et il manque... plein d'informations clés. Quel plafond réel pour les loyers ? Quel prix pour l'immobilier ? Quelle rentabilité pour les programmes ? Bref, j'attends de voir ce que vous, vous en pensez. Pour continuer, on va s'arracher quelques cheveux. Le gouvernement, dans ses lois de finances, a aussi lancé une nouvelle taxe, une taxe sur les holdings, mais cette taxe, elle est bien compliquée. Par mal de postes en parlent et ils partagent quasiment tous le même article de Marie-Ève Freinet des Echos. Le constat est bien résumé par Joseph Malfaite, par exemple, directeur général de Banker. Cette taxe a le récièmement hyper technique, très déclarative et très très piégeuse. Le périmètre des actifs n'est pas du tout intuitif ou pas du tout compréhensible. La qualification de holding patrimonial n'est pas claire et les obligations déclaratives sont encore plus complexes. Enfin, on va finir par un mot de placement. Pour alimenter le point éco avec Florent Vabon, Jean-François Filliat, vous avez proposé un petit sondage sur LinkedIn. Stéphane Vontron a fait de même lors de la dernière réunion de Lombard-Rodier. Et on peut en ressortir avec plusieurs enseignements. La croissance mondiale est attendue entre 2,5 et 3%. 3% c'est aussi le taux attendu pour la Fed alors que le statut quo est prévu en Europe. Et la dette paraît être la principale vulnérabilité des marchés. Et du coup, les allocations, elles ont quoi ? Elles ont une préférence pour les actions et des stratégies diversifiées. Le non-coté, lui, est moins prisé. Bref, des CGP plutôt confiants pour 2026. Vous souhaitez nous remonter des postes ? Vous souhaitez qu'on nous alerte sur des sujets ? N'hésitez pas à nous taguer. Et plus encore,
- Speaker #0
Jean-François Filiatre ou moi-même dans des postes LinkedIn. Et nous serons ravis d'en parler le mois prochain. Momentum avec nous aujourd'hui le responsable du développement commercial de Celencia Patrimoine, Erwan Cohen. Erwan, on va commencer par parler du fonds en euros, puisque c'est la période de publication des résultats. Fonds, ça prend un S pour des raisons d'orthographe, mais j'ai quand même une question pour vous. Chez Celencia, des fonds en euros, il y en a un ou il y en a plusieurs ?
- Speaker #4
Il y en a plusieurs chez Celencia, on en a trois.
- Speaker #0
Alors on va aller regarder les uns après les autres si vous le voulez bien. Commençons par le premier, j'imagine que c'est l'actif général, il est présent sur tous les contrats ?
- Speaker #4
L'actif général de ces lancières est effectivement présent sur l'ensemble de notre gamme, l'ensemble des contrats.
- Speaker #0
Alors Olivier Samin qui était avec nous le mois dernier, nous avait parlé de boost. C'est ce produit-là qui est boosté ?
- Speaker #4
C'est l'actif général effectivement qui est boosté et on propose jusqu'à 1,80 de boost avec des conditions. Et 1,80 de boost sur ce fond-là, sur l'actif général.
- Speaker #0
Ok, sur les versements que l'on fait et pour que ce soit cette année ou cette année, l'année prochaine ?
- Speaker #4
Non, c'est un boost qui concerne 2026 et 2027 et l'ensemble du new cash, c'est-à-dire les souscriptions, adhésions et les versements libres.
- Speaker #0
Alors, c'est l'ancien apport actionnaire à la Carac, le fonds euro de la Carac est réputé comme étant de bonne qualité, est-ce que vous le proposez ?
- Speaker #4
Alors nous le proposons, effectivement, c'est un fonds que nous proposons dans une partie de notre gamme, le contrat de capitalisation, qu'on espère pouvoir ouvrir dans d'autres conditions à d'autres produits, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui, mais on y travaille.
- Speaker #0
Ok, et puis si je refais un peu l'histoire, il y a de cela deux ans, Bertrand Ohm avait parlé, lorsqu'il était venu en plateau, d'un fonds euro un peu... Un peu dynamique, il devient quoi ce fonds ?
- Speaker #4
Alors ce fonds existe dans notre gamme MyPGA, dans le contrat MyPGA. C'est un fonds effectivement où on va miser un peu plus sur la dynamique à travers d'immobilier, chercher des opportunités de marché, de la dette privée également, enfin de nos côtés, finançant des entreprises, finançant de l'infrastructure. Et ça, ça nous permet d'avoir un moteur de performance beaucoup plus intéressant.
- Speaker #0
Détroit, c'est lui aujourd'hui qui affiche la meilleure performance ?
- Speaker #4
Il est à 3,73 net. Effectivement, c'est la meilleure performance des fonds en euros. 3,55 pour le fonds CARAC et 2 %, mais avec un boost sur notre actif général,
- Speaker #0
c'est ancien. OK, alors ça, c'est le fonds en euros. Bien évidemment, on est en train de regarder les résultats de 2025. Je vais vous demander de vous livrer un petit exercice puisque nous sommes au début février 2026. Vous avez donc les chiffres de la collecte, notamment en unité de compte chez vous. Qu'est-ce qui marche ? C'est toujours les structurés qui ont la pêche ?
- Speaker #4
Alors, en 2025, déjà, la catégorie qui a le plus performé chez Célentia, ce sont les OPCVM. Des fonds comme Airvalor, comme des fonds datés aussi de DNCA, de Carmignac, les fonds OUFI. H2O aussi, que nous proposons, que nous n'avons jamais disqualifié et qui représente une part assez significative. Et donc, ça va être plutôt la partie OPC qui aura le plus surperformé. Et dans les petits challengers, ceux qui progressent, mais il y a un effet base à prendre en compte, les ETF, le Private Equity. et l'immobilier qui revient aussi dans les allocations.
- Speaker #0
Alors Erwan, vous connaissez la règle de Momentum. Tous les mois, vous venez avec un ou une invitée qui est avec nous aujourd'hui.
- Speaker #4
Alors j'ai choisi de proposer à Géraldine Plançon de Laval, directrice des partenariats chez Advenis Partner, connaissance de longue date puisqu'on a été collègue dans une compagnie d'assurance, de se joindre à nous et de participer au jeu de questions-réponses.
- Speaker #0
Alors vous avez une question pour elle ?
- Speaker #4
Alors effectivement, compte tenu du contexte Géraldine, quel bilan tirer de 2025 chez Adventis ?
- Speaker #5
Alors déjà merci Erwann pour l'invitation, merci Jean-François, je suis ravie d'être sur cette émission ce jour. Quel bilan ? Alors 2025, ce qu'il faut dire c'est vrai que comme vous le savez, le marché immobilier il y avait deux points, une reprise un peu pancréas, encore vraiment une belle reprise, même si on a senti quand même une dynamique un peu supérieure à 2024, mais une grande concentration sur le marché, on va dire, sur le marché des SCPI. Il y a quand même 10 supports qui vont faire 90% de la collecte. Donc, on a quand même une année positive sur nos 3 SCPI avec des différences parce qu'on a 3 SCPI Merci. qui ont été lancées à des moments différents. Donc, on en a une qui a 10 ans, une qui a 6 ans, et la petite dernière qui a fêté, c'est un an. Donc, c'est vrai que chacune a un bilan différent. Donc, sur le chiffre, globalement, on fait un peu plus de 60 millions de collectes cette année.
- Speaker #0
Géraldine, vous êtes nouvelle dans la maison. Vous venez d'arriver. Pourquoi vous avez dit oui ? Qu'est-ce qui vous a plu dans le projet ?
- Speaker #5
Alors déjà, c'est vrai que le groupe Advenis est un groupe très intéressant parce que c'est une maison qui fait tous les métiers de l'immobilier, que ce soit à travers la société de gestion Advenis REM, où on a notamment nos trois SCPI. Notamment, on a des personnes à chaque fois dans les pays sur lesquels on investit. Donc, on va être à l'investissement, on va être à l'asset management, au property. Donc, c'est une maison qui est vraiment sur tous les métiers. C'est ça qui est intéressant chez Advenis.
- Speaker #0
Question sur les perspectives, après le bilan ?
- Speaker #1
Alors, les perspectives 2026, effectivement, sur les produits, et d'Advenis au sens large du terme.
- Speaker #2
Alors, pour rappeler aussi sur Advenis, point important que je n'ai pas précisé, mais que vous savez, nous avons une spécificité, nous sommes investis en Europe, nous avons une gestion pan-européenne, donc hors France, ce qui permet... effectivement d'avoir des véhicules dans des zones très dynamiques notamment les perspectives cette année, on voit qu'il y a une très grande dynamique sur l'Allemagne qui a un plan de relance notamment avec plus de 500 milliards mis sur la table avec aussi des allégements fiscaux pour les entreprises, il y a vraiment beaucoup de choses, je pourrais vous redonner tous les éléments détaillés Et donc, ça, ça va mettre un coup de projecteur quand même sur notre SCPI, qui a 10 ans, qui est Eurovalis, spécialisé sur le tertiaire en Allemagne.
- Speaker #0
Alors justement, on regarde les ponts, on va parler produits, puisqu'il y a deux règles du jeu. C'est un, on a des invités côté Célentia, et deux, on essaie de parler produits. Donc en fait, vous nous avez dit que vous aviez trois produits. Ces trois produits, c'est Eurovalis, qui est spécialisé sur l'Allemagne. C'est Elialis, qui est spécialisé sur l'Europe du Sud. Et c'est le petit dernier essai. Eden qui a été lancé en décembre 2024. Juste en 2025, quel est celui qui a le mieux fonctionné, Détroit, en collecte globale, tout réseau confondu ?
- Speaker #2
Alors en collecte, c'est Eden. Parce qu'effectivement, Eden collecte net pour l'année dernière 34 millions d'euros sur l'année avec une accélération sur le quatrième trimestre. Donc ce qui nous donne aujourd'hui une capitalisation de 42 millions. Donc, on est plutôt content de cette première année, même si on a des espérances bien au-delà. Donc, on espère confirmer l'essai sur l'année 2026.
- Speaker #0
Alors, parlez-moi de ce paradis. Eden, quel est son objectif de performance et quelle est sa stratégie ?
- Speaker #2
Alors, objectif de performance, si déjà je peux vous confirmer la performance 2025, ce qu'on a annoncé tout récemment, 8% brut. et 5,98 net de fiscalité étrangère, point important, avec un TRI cible à 10 ans de 7,44. Bien entendu, performances passées ne préjugent pas les performances à venir, ça c'est pour ma compliance, petite parenthèse. Alors aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a fait sur Eden ? On a déjà commencé à investir sur trois pays, donc on a six actifs. On a investi sur le Royaume-Uni, sur les Pays-Bas et sur l'Irlande. Et on a vocation à ouvrir d'autres pays, notamment sur 2026, aller sur les pays scandinaves. Parce qu'Eden, son positionnement, c'est les pays européens du Nord.
- Speaker #0
J'abondis sur notre débat tout à l'heure où on a parlé SCPI, sur les SCPI modernes. Accessibilité, réinvestissement du dividende, c'est quoi les règles chez vous ?
- Speaker #2
On a tout. Eden, c'est vraiment la souplesse. Alors, point important, justement, comme elle fait partie des nouvelles SCPI de cette nouvelle génération, vu qu'elle a un an, déjà, c'est une SCPI sans frais d'entrée. Bien entendu, on a des frais de gestion, bien sûr. On a fait un seuil d'accès très souple. La part est à 50 euros. Donc, premier versement en classique, c'est 20 parts. Ensuite, vous pouvez faire des versements programmés. Vous pouvez faire le réinvestissement des dividendes. Et en même temps, vous pouvez la souscrire en full digital. Donc ça, c'est hors Assurance Vie, bien entendu, parce qu'on a des particularités différentes dans le cadre de l'Assurance Vie.
- Speaker #0
Alors justement, dans le cadre de l'Assurance Vie, j'ai une question toute bête en termes d'éligibilité dans vos produits. Eden, on la retrouve dans toute la gamme chez vous. On rappelle, c'est PGA, MyPGA. Le père, donc.
- Speaker #1
Donc on retrouve Eden effectivement dans nos solutions placement. Et il y a quand même quelques contraintes, notamment sur les SCPI, puisqu'on limite à 50% de l'avocation globale le montant d'investissement sur les SCPI, donc sur Eden. Également, on limite à 100 000 euros et sur la classe d'actifs au sens large du terme, 150 000 euros.
- Speaker #0
Ok. Question quand même pratique. Si je regarde votre structure de gamme, là on est en train de parler. d'Eden disponible en assurance vie. Juste pour rebondir, Erwann vient de le dire, on est un peu vigilant pour ne pas avoir une exposition trop importante. Est-ce que vous, vous êtes vigilant sur votre exposition assureur ?
- Speaker #2
Alors, déjà, je voulais remercier Sénancia, qui est notre premier assureur, qui a référencé Eden. Moi, je partage complètement, parce que j'ai aussi un passé en assurance. Il faut de toute façon diversifier, ce qui est normal, de mettre aussi des seuils et des ratios. Nous-mêmes, on sera vigilants sur le point. Aujourd'hui, c'est vrai que c'est l'ancien et notre premier assureur. On discute avec d'autres assureurs pour la référencer, parce qu'on sait bien qu'aujourd'hui... La collecte passe en partie majoritairement par les contrats d'assurance vie aujourd'hui. Néanmoins, on ne veut pas être un placement full assureur. Donc, on mettra aussi nos critères pour respecter une proportion intéressante et qui convienne à tout le monde.
- Speaker #0
Est-ce que vous allez, entre guillemets, contraindre vos investissements sur Eden sous prétexte que vous avez un produit sur l'Allemagne et un produit sur l'Europe du Sud ? Est-ce que finalement Eden sera plutôt hors Allemagne ? Ou pas ?
- Speaker #2
Alors, aujourd'hui, c'est vrai qu'on a un positionnement très clair de notre gamme. On a une cohérence dans la gamme, comme tu as pu le rappeler. Donc, on a Eurovalis qui est 100% sur l'Allemagne. On a Elialis qui est sur les pays ibériques, donc principalement aujourd'hui l'Espagne et le Portugal. Et Eden, on est sur la partie nord de l'Europe. Donc, ça peut se combiner, même si aujourd'hui, la cible de Eden, c'est d'avoir sans doute à terme un peu d'Allemagne, puisque c'est le premier marché immobilier en Europe.
- Speaker #0
Il ne doit pas y être.
- Speaker #2
Exactement. Mais pour l'instant, ce n'est pas le focus sur les premiers investissements. Après, on sera en vitesse des croisières. Donc, effectivement, on veut avoir une répartition équilibrée entre les pays nord de l'Europe et également la typologie des actifs. Point important. Parce que si on peut reprendre sur les six premières acquisitions, on a du bureau, on a du commerce, on a de la formation et on aura peut-être, on va compléter avec d'autres choses pour avoir vraiment une SCPI diversifiée. au sens large du terme.
- Speaker #0
Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été avec nous. Tout de suite à l'affiche. À l'affiche, Vincent Couroyer, le président et fondateur de Métagramme. Vincent, ravi de vous retrouver pour ce rendez-vous annuel. Alors, je vais vous faire une confidence, Vincent. J'ai le sentiment que ma boîte mail n'a pas reçu beaucoup de communiqués de presse de votre part l'an dernier. Est-ce que la seconde année pleine de Métagramme a été plus calme que la première ?
- Speaker #3
Pas du tout. Mais le premier constat est vrai, il n'y a pas eu beaucoup de communiqués de presse, parce qu'on a travaillé sur nos pôles existants, à les consolider, à avancer avec eux, à animer la croissance organique. Donc on a beaucoup, beaucoup travaillé.
- Speaker #0
Un peu de croissance externe quand même au niveau des pôles existants ?
- Speaker #3
Exactement. Tous nos pôles ont bénéficié d'une croissance externe au moins sur l'année 2025. qui apportaient des savoir-faire, des développements, des cibles de clientèle différentes. Tous les pôles en ont profité.
- Speaker #0
Je voudrais juste qu'on fasse une petite parenthèse de marché, parce qu'on sait qu'il y a des CGP qui se disent « Tiens, pourquoi je ne cèderai pas ? Pourquoi je ne m'associerai pas ? » Comment vous trouvez le marché de la consolidation ? Est-ce que les prix baissent ? Est-ce que les transactions sont plus difficiles ? Quel est votre regard ? Évidemment, vous êtes sur des dossiers, donc vous voyez comment les choses se passent. Qu'est-ce qui se passe en réalité sur le marché ?
- Speaker #3
Le marché est toujours aussi dynamique. Ce souhait de s'adosser, de s'associer, de transmettre son activité professionnelle est toujours là. En revanche, les sujets sont plus longs, les discussions sont plus longues, les enjeux sont plus importants. Il y a eu des constructions de chiffres d'affaires et de résultats qui ont évolué sur les cinq dernières années et qui amènent à se poser des questions un peu plus importantes. Je parlerai pour Metagramme plus précisément. Aujourd'hui, on a construit Metagramme. avec des valeurs, avec une cohérence, et on tient vraiment à garder cette cohérence.
- Speaker #0
Quand vous dites ça, par exemple, les organisations de chiffre d'affaires, le sujet des structurés, on sait qu'il y a une époque où les autocolls étaient rappelés fréquemment. C'est des choses qui changent ?
- Speaker #3
Exactement. Je dirais plus largement la partie non récurrente du chiffre d'affaires qui a pris une cote-part un peu plus importante ces dernières années, et forcément, qui dit non récurrence, dit questionnement dans le futur.
- Speaker #0
Ok, je voudrais qu'on revienne, vous m'avez dit que c'est une année de consolidation, on a étoffé le pôle, on a travaillé sur les outils, sur les services. En pratique, vous avez travaillé sur quoi ?
- Speaker #3
Alors, on a regardé tous les outils de la place, tout ce qui existait, comment ça pouvait améliorer nos processus, améliorer la qualité du service rendu à nos clients. C'est un enjeu important et au-delà du réglementaire. Et puis, on a regardé les nouvelles technologies.
- Speaker #0
Alors, justement, nouvelles technologies, vous avez été président de la commission Innovation, Merci. de la CNCGP, vous êtes maintenant dans la nouvelle mandature secrétaire, vous avez annoncé un accord avec l'acteur qui intervient au niveau des CGP en termes d'intelligence artificielle. Pourquoi ?
- Speaker #3
Alors on en est très fiers de ce partenariat avec Fidgen, parce que ce travail qu'on avait fait au sein de la commission, mais aussi en regardant tout ce qui se passe dans des secteurs différents, on voit la technologie de l'IA comme un élément incontournable. C'est rapide, c'est efficace, c'est précis. C'est sécure. Et donc, pourquoi nous ne pas mettre dans notre métier de la gestion de patrimoine cette technologie au service de nos clients ?
- Speaker #0
Mais pourquoi ? Pourquoi faire en pratique ? C'est du chatbot qui va répondre ? Parce que l'IA, ça veut rien dire. Entre l'IA traditionnelle, l'IA générative, les agents IA, etc. Il y a un monde. Vous, vous faites quoi ?
- Speaker #3
Alors, chez Metagram Gestion Privée, on a pris les choses un petit peu différemment des autres. On ne l'est pas aujourd'hui. dans l'implémentation de l'IA, dans la qualité du conseil au client. On garde cette humanité, cette relation humaine, puisque c'est la base, c'est le fondement de notre activité. En revanche, il y a un certain nombre de processus, de process, de fonctions qui méritent d'être faits plus rapidement, plus sereinement, de manière à dégager du temps, toujours, dans cette relation humaine qui est essentielle.
- Speaker #0
Ok, ça pose la question toujours, on parle d'un sujet de souveraineté, on travaille sur quelles données ? vous utilisez Fijian sur... une IA sur des données extérieures, sur vos données à vous, quelle est la sécurité qui a été mise en place ?
- Speaker #3
Alors bien évidemment, ça a été un sujet essentiel dans ce partenariat. Ce sont nos données dans notre environnement fermé qui n'alimentent pas la version plus grand public que peut proposer Fidgen.
- Speaker #0
Ok, je voudrais maintenant qu'on parle un peu chiffres. On a vu qu'il y a de la croissance externe, mais que c'était plutôt pour consolider les pôles. Merci. Croissance organique, ça a donné quoi 2025 ?
- Speaker #3
C'est une année magnifique. On est vraiment très heureux de 2025. Je l'ai toujours dit, un métagramme gestion privée, c'est de la croissance externe. Aussi, c'est un projet de croissance organique. Les associés souhaitent développer avec leur ADN, avec leurs fonctions. Donc, on a dépassé le seuil de 160 millions de collectes brutes sur l'année 2025. Alors, c'est peu, mais c'est beaucoup. On faisait à peine un milliard au début de l'année. Merci. Donc il y a vraiment un gros dynamisme réparti sur l'ensemble des implantations.
- Speaker #0
Alors l'ensemble des implantations, ça m'amène à revenir sur le modèle. Vous restez toujours sur ce modèle d'implantation locale. J'ai le souvenir, la première fois que vous étiez venu nous en parler, vous avez dit qu'on intègre des gens, on leur propose de prendre ou de ne pas prendre la marque, etc. Quel pourcentage de gens l'ont pris ? Et aujourd'hui, où est-ce que vous êtes ?
- Speaker #3
Alors pour l'instant, 50% des pôles ont pris la marque Metagram Gestion Privée. 26, il y aura d'autres évolutions puisque tout le monde l'adhère et voit que c'est un vrai impact de réassurance auprès du client final. Donc on conserve ce modèle de pôles régionaux à fort ancrage, avec des leaders qui ont envie de réussir cette aventure entrepreneuriale.
- Speaker #0
Alors, est-ce que je vais recevoir plein de communiqués de presse en 2026 ? J'ai regardé la carte de France et j'ai regardé vos pôles, j'ai constaté qu'il y avait trois zones qui étaient vides. Ouest avec la Bretagne et toute la partie Est, que ce soit l'Est, Strasbourg, etc. et que ce soit le Sud-Est. L'an prochain, vous aurez rempli combien de ces cases ?
- Speaker #3
J'espère que vous aurez plein de communiqués de presse. Notre objectif, c'est d'essayer de couvrir au moins ces trois zones.
- Speaker #0
Ok. Vous savez que j'aime bien les chiffres ? En particulier les milliards. Le milliard, je retiens trois chiffres. Un milliard fin 2024. 166 millions de collectes en 2025. Dernière question, toute simple. À quand les 2 milliards ?
- Speaker #3
Écoute, on va tout faire pour, pour à la fin de l'année 2026, on soit près des 2 milliards.
- Speaker #0
Nickel. Merci beaucoup, Vincent, d'avoir répondu à mes questions. Merci à vous d'avoir regardé cette émission que vous pouvez... retrouvés à la fois sur le site et plus encore sur le site de H24, sur nos réseaux sociaux YouTube, LinkedIn, mais que vous pouvez également retrouver en podcast. Salut, bon mois, on se retrouve le mois prochain. Ciao. Merci.