- Speaker #0
Le match entre le rationnel et la finance comportementale a quasiment toujours le même vainqueur, c'est la finance comportementale. Un exemple tout bête, en juin nous avons voté pour des élections et puis nous avons un résultat qui nous a surpris et on a vu plein de personnes commencer à s'interroger pour savoir s'il fallait quitter la France pour d'autres cieux sous prétexte que la fiscalité allait augmenter. Assurément, voilà la victoire. de la finance comportementale, de la dernière information disponible dans la mise en place de la stratégie. Car naturellement, si on avait été rationnel, le fait de savoir si la fiscalité française ne pouvait qu'aller dans le même sens, la réponse était évidente, non. Et si des stratégies devaient être mises en place, il fallait naturellement le faire avant. Pourquoi dire ça ? Tout simplement pour constater ce résultat systématique et dire également que la rationalité... et naturellement bien plus performante. On va donc essayer, avec cette émission, de faire preuve de rationalité. allez je vous donne tout de suite le sommaire de cette émission qui s'annonce chargé on a prévu de faire une heure et demie mais je pense qu'on va déborder donc je vais tenter de vous donner les horaires à peu près de passage on commencera donc dans quelques instants avec le point à écho de florent va bon économiste chez ecofi dans environ dix minutes vers 18h10 nadine trémolière sera avec nous directeur de primonial portfolio solution Pour le point marché, ça sera donc notre partie qui sera consacrée au marché financier. 18h20 environ, il rentrera sur le cours, c'est l'homme dans l'actu, Hugo Brie, membre du comité exécutif de Generali France. Il viendra nous parler de Generali Patrimoine. Environ 10 minutes plus tard, nous devrions donc être vers 18h30. Ce sera le journal décalé de Georges Delataille, toujours fidèle au poste. 18h40, Hugo Brou. Je vous dis ça, on va être à 5 ou 6 minutes près. Le débat, vous l'attendez, l'édition spéciale avec nos invités Rémi Bourgeon d'Aldéran, Guillaume Arnaud de Sofidi, Yann Vidécocq de Arkea, Rem et Marc-Olivier Penin de Altarea Investment Managers. Et puis on clore notre émission aux alentours de 19h30 ou 19h35 avec à l'affiche, nous resterons dans l'univers du non-coté, mais cette fois-ci nous passerons dans la partie financière avec Paul Moreno-Blois-Seville, qui est président d'Opal Capital. Allez, c'est parti, on attaque tout de suite avec le Point Éco. Le Point Éco avec Florent Vabon, économiste chez Ecofi. Florent, avant de faire le point sur ce qui s'est passé sur l'actualité cet été, je vous propose tout de suite de repartir en arrière. C'était sur ce plateau, c'était dans votre intervention dans l'émission du mois d'avril. On écoute.
- Speaker #1
Cela étant dit, et je termine juste là-dessus, nous ce qu'on surveille vraiment c'est l'emploi. Et sur l'emploi, on a une lecture assez différente du consensus, c'est qu'on ne dit pas qu'on est à l'aube d'une action massive sur le marché de l'emploi, mais on constate des irrégularités. Toutes les enquêtes en termes d'emploi, tous les indicateurs ne donnent pas le même message, et d'autre part il y a aussi un problème de fiabilité dans les données.
- Speaker #0
Vous attendiez des chiffres importants cet été, ils sont tombés au mois d'août, que disent-ils ?
- Speaker #1
Alors, ils disent deux choses. La première chose, c'est que l'emploi aux Etats-Unis ralentit. L'emploi privé, je dirais même. Donc ça, c'est désormais une certitude pour tout le monde, sachant qu'au mois d'avril, comme on l'a vu sur la vidéo, il y avait une petite crainte dans le marché de réaccélération du marché de l'emploi. Ça, nous, on n'y a jamais cru. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'effectivement, il y a eu une révision assez forte des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. En l'occurrence, quasiment 800 000 emplois en moins. sur la période avril 2023-mars 2024. Donc on voit bien ici, ça illustre le problème de fiabilité.
- Speaker #0
Et ces chiffres-là, ils sont définitifs ?
- Speaker #1
Ces chiffres-là sont quasi définitifs.
- Speaker #0
Je voudrais juste qu'on fasse un peu de pédagogie. J'entends des choses, quand j'entends le bruit médiatique, j'essaie de comprendre. Dites-moi en deux mots comment c'est calculé. On me parle de création d'emplois aux États-Unis.
- Speaker #1
Les créations d'emplois, c'est une enquête soumise aux entreprises.
- Speaker #0
Ok, donc c'est une enquête.
- Speaker #1
Premier panel.
- Speaker #0
C'est un sondage. On me parle de taux de chômage.
- Speaker #1
Taux de chômage, c'est une enquête soumise aux ménages. Deuxième panel. Ok,
- Speaker #0
donc ça, c'est là encore un critère qui est un critère de sondage. On me parle d'offre d'emploi non pourvue. C'est quoi ça ?
- Speaker #1
Encore un autre sondage.
- Speaker #0
Ok, donc en fait, toutes les stats qu'on a, qu'on commente tous les mois, et on en entend de manière importante vendredi, c'est du sondage.
- Speaker #1
Exactement, et en plus, ce qui est incroyable aujourd'hui, c'est que la différence entre le sondage soumis aux ménages et le sondage soumis aux entreprises est très importante. C'est-à-dire qu'il y a un écart entre la perception du marché de l'emploi par les ménages et la perception du marché de l'emploi par les entreprises. Dans tous les cas, ça ralentit.
- Speaker #0
Alors, j'ai bien compris que vous m'aviez expliqué que ce n'était pas très fiable. Juste, qu'est-ce que vous trouvez plus fiable ? Les ménages ou les entreprises ? Habituellement,
- Speaker #1
c'est plutôt les entreprises qui sont les plus fiables.
- Speaker #0
OK. Tant qu'on est dans la pédagogie, Florent, on va continuer. Début août, on découvre dans l'actualité, parce qu'il se passe des choses et qu'on a des chiffres qui tombent sur le taux de chômage, on découvre un truc, ça s'appelle la règle de Sam. Alors, ce n'est pas la règle de l'oncle, puisque Sam, ça s'écrit avec un H entre le A et le M. La règle de Sam, c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est la règle de Claudia Sam. qui est une économiste qui a développé une règle au Brookings Institute en 2019 qui consistait à essayer d'identifier, évaluer les récessions en temps réel en réalité. Pourquoi ? Parce que le but du jeu c'était de lisser le cycle et que quand elle identifie une récession, elle puisse verser des aides aux ménages. Lisser le cycle, éviter qu'il y ait une grosse récession. Donc ça c'est le premier point. Le deuxième point c'est comment est-ce que c'est calculé ? On prend la moyenne des trois derniers mois du taux de chômage, on regarde sur cette série statistique le point le plus bas des douze derniers mois. On retranche le premier au second et on obtient la série. Lorsque ça dépasse 0,5, on est techniquement en récession. Ok,
- Speaker #0
donc techniquement en récession. En moins d'où, c'est ce que ça nous dit. Est-ce que vous pensez que l'économie américaine est en récession ?
- Speaker #1
Alors, deux points. Le premier, c'est que que dit la recherche académique ? Et donc, j'ai reconstitué des données depuis 1930 à l'aide de cette recherche. Et j'ai recalculé la règle de Sam depuis 1930. Il y a déjà eu des faux signaux. Ça reste très fiable. Mais il y a déjà eu des faux signaux, notamment dans les années 30, dans les années 45, dans les années 60, même au début des années 2000. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, pourquoi est-ce que le taux de chômage augmente ? C'est parce qu'il n'y a pas de licenciement, il y a plutôt des entrées de travailleurs sur le marché de l'emploi qui sont en demande de travail. Donc, ce n'est pas nécessairement cohérent avec l'idée de...
- Speaker #0
D'accord, donc vous dites que la règle n'est pas infaillible.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, il y en a plein d'autres des règles qui n'ont pas fonctionné. L'inversion de la courbe des taux, ça n'a pas fonctionné. La récession technique en 2022, ça n'a pas fonctionné.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi la récession technique ? Ça n'a pas fonctionné ?
- Speaker #1
Quand on a deux trimestres de baisse quantitative ?
- Speaker #0
C'est une récession, voilà.
- Speaker #1
Technique. Pourquoi ? Parce qu'en fait, aux États-Unis, une récession, ça a une définition bien précise. Ce sont des gens qui se réunissent autour du table, un comité, le NBER, et qui dit, OK, la dynamique de la consommation, de la production industrielle, de l'emploi, c'est ça. Il y a une récession, on la date très précisément, elle a eu lieu de temps à temps, donc c'est postérieur à la... à l'identification d'une récession. Et donc, on n'y est pas du tout encore, pour le moment. En tout cas, ce n'est pas mon sentiment. Cela dit, le risque a augmenté parce que le marché de l'emploi se ralentit, ralentit très fortement, et le taux de chômage augmente aussi un peu.
- Speaker #0
Taylor, Sam et Touti Quanti, c'est quoi votre règle préférée ?
- Speaker #1
Moi, je pense que vous commencez à me connaître maintenant. Ma règle, c'est qu'il n'y a pas de règle. Et donc, voilà, j'ai des méthodes un peu peu orthodoxes.
- Speaker #0
Minsky, c'est quoi ?
- Speaker #1
Minsky, c'est lorsque... Tout va bien, entre guillemets, les investisseurs, je schématise, prennent du levier, c'est-à-dire s'endettent fortement, donc on a une augmentation du crédit, et puis il y a une mauvaise nouvelle et tout s'effondre.
- Speaker #0
Ok, vous avez trouvé comment Jérôme Powell à Jackson Hole ?
- Speaker #1
Plutôt bon, je n'ai pas envie de le bonneter. Il manquait de nuance quand même, c'est-à-dire que j'ai retrouvé un peu le Jérôme Powell de fin 2023, celui qui avait fait pousser des ailes au marché en anticipant des baisses de taux dès le début de l'année. Pourquoi manque de nuance ? Parce qu'il n'a vraiment identifié qu'un seul scénario, le scénario du pire en quelque sorte, puisqu'il a quand même prononcé une phrase très forte, il a dit qu'il ne tolérerait aucune dégradation supplémentaire du marché de l'emploi. Et donc forcément, les marchés financiers qui anticipaient déjà quasiment 0,50% de baisse en septembre, ça les a effectivement renforcés dans cette idée. Et je pense que c'est un peu maladroit, parce qu'en tout cas c'est ma lecture des choses. alors même que j'avais identifié le fait que le marché de l'emploi ralentissait, à mon sens, on n'est pas encore à l'aube d'une récession. Cela étant dit, comme le marché de l'emploi s'est largement détendu, que le taux de chômage augmente un peu, que l'emploi pluriel ralentit, que la consommation des ménages aussi ralentit, c'est le moment de baisser les taux. Mais pourquoi toujours la même marotte, si je puis dire, ajustement de politique monétaire, ce que je dis depuis des mois ?
- Speaker #0
Ce que vous êtes en train de me lire, ça veut dire qu'on a un risque de déception au vu de la conférence de presse et du discours du 18 septembre ?
- Speaker #1
Alors, il peut y avoir un risque de déception, en effet, ne serait-ce que par l'ampleur de la baisse. Moi, j'anticipe 25 points de base et le marché en anticipe un peu plus. Et dans la communication qui peut être faite par rapport aux dots. Vous vous souvenez, on en avait déjà parlé dans les précédentes émissions. Les dots, c'est la manière qu'ont les membres de la Fed d'indiquer leur perspective de baisse de taux. 2024, 2025 et long terme. Et donc, s'il ne les bouge pas ou s'il ne les bouge que très peu, sachant que le marché anticipe de nombreuses baisses de taux d'ici la fin 2025, ça pourrait recalibrer les anticipations, en effet.
- Speaker #0
Ok, il est clair que la Fed a un impact sur les marchés, ça a un impact également sur l'économie américaine. On parle également souvent de la BCE dans cette émission, qui a un impact sur l'économie assurément, sur les marchés, c'est peut-être un peu moins évident. Est-ce que finalement, la Banque centrale... qui a le plus d'impact sur les marchés, ce n'est pas la Banque du Japon.
- Speaker #1
En ce moment, oui. On se souvient de cet été, donc du 5 août. La Banque du Japon, on en a parlé aussi à très nombreuses reprises dans cette émission, elle a augmenté ses taux durant l'été. Ce n'est pas nécessairement le mouvement de hausse de taux qui était inattendu, mais plutôt l'ampleur. Ça a été un tout petit peu plus que ce qu'on attendait. Et cette décision d'augmenter les taux d'intérêt a débouclé ce qu'on appelle des positions de carry trade. Je voudrais dire très simplement, c'est qu'il est peu coûteux d'emprunter en Yen et d'investir ailleurs, parce qu'il y a des différentiels de taux d'intérêt qui sont énormes. Et donc, le taux d'intérêt au Japon ayant augmenté, le Yen s'étant renforcé par la même occasion, ça a créé de la volatilité, des remous, des débouclages de positions, et dans le même temps, les investisseurs se sont fait peur en se disant que les États-Unis étaient peut-être à l'aube d'une récession. Ces deux éléments mis bout à bout ont fait que les marchés financiers ont fortement baissé. Nous sommes mercredi. Hier, on a eu les chiffres manufacturiers aux États-Unis. Et on a vu aussi le Yen se renforcer. Donc on retrouve un peu, c'est une réminiscence du 5 août, ce qui s'est passé hier soir, où on a des chiffres aux États-Unis qui sont moins pires, mais qui ne sont quand même pas terribles. Des débouclages de positions potentiellement. Les marchés d'actions japonaises ont baissé, les marchés d'actions américaines ont baissé aussi.
- Speaker #0
Donc il va falloir qu'on apprenne à parler japonais pour décrypter le gouverneur de la Banque du Japon.
- Speaker #1
C'est déjà fait.
- Speaker #0
Ok, parfait. Dernière petite question. Le 12, la BCE va parler. Christine Lagarde parlera donc avant Jérôme Powell. Est-ce qu'elle est royale au bar, au Bessicetto ?
- Speaker #1
Elle est royale au bar, oui. Christine Lagarde. La dernière fois que je suis venu dans cette émission, j'avais dit... Baisse de taux en juin, ça c'était très facile. Pause en juillet, baisse de taux en septembre.
- Speaker #0
Vous étiez le plus, entre nous vous aviez annoncé 4, vous étiez à 5 et vous étiez passé à 4. Vous étiez le plus baisse de taux de la place.
- Speaker #1
Et d'ailleurs le marché nous a rejoint sur les 4, puisque désormais il voit une probabilité plus importante qu'il y ait une succession de baisse de taux à chacune des 3 réunions qui arrivent. Ça c'est le premier point, je n'ai pas changé mon scénario de ce point de vue là. Donc j'anticipe toujours une baisse de taux en septembre, octobre, décembre. Pourquoi ? Parce que la désinflation... suit une bonne tendance, donc c'est la bonne tendance et la bonne direction, même s'il y a des soubresauts, je pense que la thématique de la désinflation est intacte. Et puis, un autre élément sur lequel je suis un peu moins confiant, c'est que jusqu'à présent, je disais qu'il allait y avoir un rattrapage de l'économie au second semestre pour la zone euro, et ça n'a pas été le cas, c'est-à-dire qu'on commence à avoir une économie européenne qui s'englue. Et ça, c'est un élément supplémentaire pour baisser les taux. Et donc, je continue de penser qu'effectivement, on va vers trois baisses de taux.
- Speaker #0
Il y aura trois baisses de taux, c'est-à-dire aux trois prochaines réunions. Très bien, on suivra ça. Et puisqu'on a le calendrier qui est actuellement affiché, on notera quelque chose, mais on en parlera plus tard. Ça ne concerne pas 2024, mais 2025, où une fois, ce sera à la FED qui parlera avant la BCE. Ce sera fin janvier et il y aura un jour d'écart. Je pense qu'à ce moment-là, ce sera chaud. Merci beaucoup, Florent. On parle tout de suite de l'état des marchés. Le Point Marché avec Nadine Prémolière, directeur chez Primonial Portfolio Solutions. Nadine, je vous propose de commencer tout de suite en regardant les tableaux des actions depuis notre dernière rencontre, c'était donc au mois de juillet, donc on a la performance cumulée sur la période juillet-août. On constate que globalement c'est positif sur les marchés actions. Moi, il y a un chiffre que j'aimerais bien vous voir commenter, c'est le plus zéro du Nasdaq. La techno n'a rien fait, c'est pas ça.
- Speaker #2
Non, effectivement, le Nasdaq est en baisse en euros, parce que là, on a les performances en devise locale, donc en dollars. Le dollar s'est un petit peu dépressé au cours de l'été, donc pour un investisseur européen, on a un Nasdaq qui est quand même en baisse. Qu'est-ce qui se passe ? Je pense un peu à des prises de profit. Rappelez-vous, Nvidia, on parle toujours d'Nvidia parce que c'est devenu presque la première capitalisation mondiale. Elle a gagné 120 depuis le début de l'année. Il y a de la prise de profit. En fait, il y a de la rotation sectorielle aux États-Unis. C'est un phénomène que l'on ne voit pas forcément sur notre tableau parce qu'on ne regarde pas les indices small cap américains, l'euro sale 2000, qui fait plus 8 sur la période, alors que le Nasdaq, donc les très grandes capitalisations plutôt à vision technologique, fait zéro. Donc, on sent qu'il y a quand même un petit peu de, à la fois de prise de profit sur la partie techno et à la fois une volonté de remettre peut-être un peu plus de small cap dans le marché américain.
- Speaker #0
Nadine, j'aimerais maintenant, si vous voulez bien, qu'on zoome. non pas sur la période juillet-août, mais sur début août, et avec un événement majeur qui a été à deux doigts, je ne vous cache pas, de gâcher le début de mes vacances, parce qu'à peine je pars, je vois que le Nikkei baisse de plus de 12% dans une séance, et je me dis, tiens, ils vont me pourrir mes vacances. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #2
Ce qui s'est passé avant tout, ce n'est pas un phénomène japonais, c'est avant tout un phénomène américain. On a eu les chiffres du chômage qui sont sortis début août. Le chômage est ressorti en hausse, forte hausse, 4,3 Donc, quelque part, ça a un peu déstabilisé les intervenants qui partaient du principe que si les États-Unis étaient en train d'avoir un chômage qui remonte, ça entraînerait la Fed à baisser ses taux. Et au même moment, la Banque du Japon a monté ses taux. Donc en fait, cet écart de taux entre le Yen et le dollar s'est mis à se réduire. Et ça a déclenché plein d'ordres de rachat du Yen, parce que tous les gens, encore une fois, on va rentrer un peu dans une partie technique, tous les intervenants faisaient ce qu'on appelle du carry trade, empruntaient le Yen pour placer, entre guillemets, sur du dollar, parce qu'ils avaient une rémunération qui était plus importante. Dans la mesure où la rémunération de cet écart de taux s'est réduite, eh bien, tout le monde s'est mis à racheter le Yen. Ça a entraîné une baisse de la bourse parce que forcément, les entreprises japonaises étant exportatrices, lorsque le Yen se valorise, ça a entraîné quelque part cette prise de profit après un marché qui était très bon. N'oubliez pas ça, le marché japonais était quand même en forte hausse depuis le début de l'année. Juste,
- Speaker #0
on oublie deux secondes notre tableau et on revient dans l'actualité. C'est un peu ce qui est en train de se passer aujourd'hui ? Entre hier et aujourd'hui ? Oui. où on a vu le Yen remonter, on a vu Wall Street décrocher ?
- Speaker #2
Non, je ne pense pas que ce soit exactement la même problématique. La problématique d'aujourd'hui, entre guillemets, c'est effectivement, comme vous le disiez très justement, un peu de prise de profit, peut-être un petit peu trop violente sur les technologiques. L'affaire du Yen, quelque part, ça a été très... Aussi, ça a été amplifié par le fait qu'on était le 5 août, et que le 5 août, il y a moins d'intervenantes, on était en train de partir en vacances. Et comme d'habitude, chaque fois qu'il y a un événement un petit peu marquant au mois d'août, ça amplifie les performances. Et d'ailleurs, on s'est aperçu que le marché est revenu relativement rapidement à de meilleures performances.
- Speaker #0
OK. Justement, si on regarde, on va regarder maintenant, on va rechanger notre focale pour revenir en séparant sur juillet-août. Vous nous disiez qu'il y avait une rotation sectorielle aux États-Unis sur les small caps. Sur les small caps européennes, au mois d'août, elles n'ont pas fait un bon mois. Non.
- Speaker #2
Voilà. On sent que quelque part, c'est vraiment un phénomène plus américain. Il a eu lieu petit... temps, on va dire, sur la fin du premier semestre, donc plutôt en mai-juin, un petit peu au mois de juillet, au mois d'août. Bon, voilà, le marché, c'est pas forcément polarisé sur cet aspect-là.
- Speaker #0
Août est quand même beaucoup dans le vert. Moi, j'ai toujours eu le sentiment que août, c'est un mois pourri, parce que vous aviez, il y a ce que vous évoquiez, c'est-à-dire le fait qu'il y ait peu de liquidités. J'ai le souvenir d'un mois d'août catastrophique à cause de la Chine. Je sais plus, il y a combien de temps il y a de ça. Pour vous, c'est une bonne surprise ?
- Speaker #2
Oui, parce qu'en fait, on n'a pas eu de mauvaise surprise. Souvent, Jackson Hole, vous savez, c'est la fameuse réunion de tous les banquiers privés, de tous les banquiers centraux qui vont parler un petit peu de ce qu'ils vont faire à la rentrée. Ils ont été très en ligne. Donc, il n'y a pas eu de mauvaise surprise. Souvent, c'est un déclencheur d'une petite phrase qui peut faire monter l'angoisse des marchés. Pour l'instant, on ne l'a pas eu. Donc, mois d'août a été plutôt un bon mois. Est-ce que septembre sera aussi bon ? Ce n'est peut-être pas forcément évident.
- Speaker #0
Pourquoi ce n'est pas forcément évident ? D'un point de vue stat, septembre, c'est un bon mois ou ce n'est pas un bon mois ? Non.
- Speaker #2
Voilà. pire des mois. Souvent, on parle de mai, d'août, éventuellement d'octobre, mais statistiquement, septembre est le mois qui, sur les 40 ou 50 dernières années, est plus souvent en baisse qu'en hausse.
- Speaker #0
Est-ce que pour vous, le niveau d'inquiétude augmente ? Notamment, on discutait tout à l'heure avec Florence sur les anticipations enthousiastes, on va dire, des marchés sur les baisses de taux. Est-ce que vous craignez un risque de déception ?
- Speaker #2
Pas forcément de déception, mais souvent, on a tendance à acheter la rumeur et vendre la news. Or, effectivement, on va avoir cette baisse des taux de la part de la Fed le 18. Je pense que ça, personne ne le remet en cause. 0,50, je serais étonné. Je pense qu'ils vont plutôt faire 0,25. À partir de ce moment-là, on est dans un marché haussier depuis le début de l'année. On a regardé les indices, on est autour de 16, 17 Donc, quelque part, avoir un peu de prise de profit, ce n'est pas complètement aberrant. Alors,
- Speaker #0
on regarde tout de suite le tableau sur les taux. Sur la partie européenne, les taux directeurs, ça a commencé à bouger puisque la première baisse a été de 0,25. a eu lieu en juin. Je voudrais qu'on s'interroge sur la partie taux long. Parce que si on regarde entre juin et fin août, 50 centimes, on perd sur le marché américain, 20 centimes sur le marché allemand. C'est quand même des mouvements qui sont absolument gigantesques. Oui,
- Speaker #2
je pense que ça explique aussi la bonne tenue du marché actions. C'est-à-dire cette baisse des taux qu'on a eue aux États-Unis, qui est quand même relativement forte. On revient sur pratiquement les niveaux de début d'année, 3,90, alors qu'on a dû tutoyer au plus haut, 4,10 ou 4,80. Donc on a vraiment... cette baisse des taux qui est actée aux États-Unis. En Europe, c'est moins le cas. Quelque part, la situation française n'est pas complètement étrangère à cela. Et puis, peut-être que le marché américain est en train d'anticiper peut-être un peu plus de baisse des taux de la part de la Fed. Moi, je pense que le phénomène qui est le plus marquant sur cette période, c'est la baisse du 2 ans. On a, là, sur nos tableaux, on montre effectivement le 10 ans. Mais quand on regarde le 2 ans, on a une baisse de pratiquement 80 BP. C'est-à-dire que le 2 ans est revenu presque au même niveau que le 10 ans. qui montrent que les courbes sont en train de se désinverser. On a le même phénomène en Europe, mais effectivement, c'est cette partie court terme. Et c'est un peu ce qu'on avait prévu. Rappelez-vous, on en parlait, notamment quand on parlera des fonds datés. On pense que c'est effectivement ce point de courbe qui a eu le plus d'infections vers le bas. OK,
- Speaker #0
je voudrais qu'on revienne. Là, on voit que les spreads ont légèrement baissé sur la partie européenne. Est-ce que c'est le cas aussi aux États-Unis ? Oui,
- Speaker #2
oui, oui. C'est un phénomène à peu près... Alors, ce n'est pas énorme, mais c'est à peu près un phénomène un peu de tout l'esprit de crédit. Il y a une telle demande. pour, quelque part, ce marché obligataire, qui continue à rémunérer quand même de façon importante, surtout dans une période peut-être un peu plus d'incertitude, que, effectivement, cette baisse des spreads est à peu près similaire dans tous les pays. Ok.
- Speaker #0
On regarde tout de suite les résultats du portefeuille, qui, on le rappelle, avait été un peu restructuré la fois précédente, avec notamment l'intégration d'aides privées. Léger recul en juillet, légère hausse en août, les deux se compensant, grosso modo, ça fait zéro. Juillet, c'est quoi ? C'est l'effet techno ?
- Speaker #2
Oui, c'est l'effet techno, c'est l'effet dollar. Il y a un effet dollar parce que foncièrement, on est quand même des investisseurs en euros avec des tenants des actifs américains lorsque le dollar baisse. Forcément, ça nous affecte un petit peu. Et notamment, c'était le cas sur les marchés émergents. Donc, les marchés émergents ont quand même, visuellement, ont perdu, ont gagné légèrement sur la période. mais exprimés en euros, ils sont quand même en baisse.
- Speaker #0
Je voudrais qu'on s'arrête deux secondes sur les 15% de fonds obligataires datés. Pourquoi ? Parce que les taux longs, je l'ai dit, ont baissé, les spreads ont baissé, on évoque le fait qu'on pourrait avoir peut-être des surprises, effectivement, sur les politiques des banques centrales. Est-ce que ça vaut le coup de tenir ces positions sur les fonds datés, vu les prix actuels ?
- Speaker #2
Oui, parce qu'on a toujours des performances qui sont peu ou prou, celles qui sont autour de... 3,5, 4, 4,5, 5. Donc, je veux dire, on est à peu près au niveau des fonds en euros, dans une perspective pas forcément très brillante sur la partie action. C'est toujours pareil, c'est qu'est-ce qu'on a d'autre à mettre ? Je veux dire, quels sont les investissements alternatifs qu'on pourrait mettre, sachant qu'on a déjà mis de la dette privée, qu'on a mis du private equity ? Pour moi, c'est effectivement un complément intéressant, toujours attractif, parce qu'il y a... taux courant, taux actuariel, qui est toujours quand même relativement intéressant.
- Speaker #0
Merci beaucoup Nadine de ce point marché. Et tout de suite, c'est l'Homme dans l'actu. L'Homme dans l'actu, avec nous, c'est Hugo Brie, membre du comité exécutif de Générali France, directeur de l'épargne et de la gestion de patrimoine. Hugues, merci d'être avec nous. On va parler de Générali Patrimoine. Générali Patrimoine, qu'est-ce qu'il y a de court ?
- Speaker #3
Alors, Générali Patrimoine, c'est 80 milliards de stocks, sans compter les fonds propres. qui se divise entre des tiers distributeurs, marché sur lequel on est leader. Donc sur les tiers distributeurs, ce sont les indépendants, Internet, banque privée, banque régionale, et puis des réseaux internes pour à peu près 10% de notre stock. Ensuite, c'est 500 personnes, généralement patrimoine, 250 qui ont pour mission au quotidien de traiter les opérations, tout ça adossé à une plateforme de traitement d'opérations digitale. Et là, on est... C'est belle lurette qu'on est sur ce sujet-là, c'est le fameux nominéo qu'on ne cesse d'améliorer de jour en jour. Donc j'utiliserai le mot figital, même si je n'aime pas trop ce mot-là. Mais enfin, ce sont 250 personnes qui traitent au quotidien plus de 2 millions d'opérations. Et puis, ce sont aussi deux filiales. Une filiale en France s'appelle Generally Well Solutions, qui a vocation à faire du conseil, de l'advisory, de l'accompagnement, de la gestion pilotée, de la gestion dédiée, même si nous sommes en architecture ouverte. De l'autre côté, une filiale au Luxembourg, Generali Luxembourg, qui décline. des produits luxembourgeois pour les marchés français et italien. Et enfin, en termes de produits, marque rouge, marque blanche, multisupport qui intègre dedans à la fois de l'euro, croissance. produits structurés, non cotés. C'est une plateforme dédiée au patrimonial.
- Speaker #0
Alors, l'assurance vie, c'est de l'épargne de long terme. Si vous me permettez, j'aimerais faire une interview temps long, temps court. On va commencer, si vous le voulez bien, par le temps long. Generali France avait un plan stratégique qui était 2022-2024. Grosso modo, sur la partie patrimoine, vous tirez quel bilan ?
- Speaker #3
Alors, un excellent bilan. On avait pour objectif de renforcer nos positions de leadership, notamment la tiers distribution. se développer bien sûr sur nos propres réseaux, mais vous l'avez compris, 90% de notre business se fait sur la tiers distribution. Donc avec nos deux gros moteurs que sont les CGPI et Internet, donc mission accomplie. Aujourd'hui, ça représente à peu près les CGPI, c'est 20 milliards de stocks et une collecte en gros autour de 2,5 milliards, 2,5 milliards, 2,6 milliards. Et puis de l'autre côté, Internet, 16 milliards de stocks et en gros une collecte qui représente à peu près 10% de nos stocks. Donc se renforcer sur cette partie-là, garder notre position de leadership. Et puis, dans la foulée de la fameuse fin du fonds Euro-Roi, c'était là aussi transformer le stock, faire ce qu'on appelle de l'in-force. Et donc, là aussi, mission accomplie, puisqu'on s'était fixé comme objectif d'être à fin 2024 autour de 50% Euro, 50% UC. Nous serons 45, 47%. Donc là aussi, mission accomplie.
- Speaker #0
Je vous donne ma lecture de l'extérieur de votre offre, notamment si je rentre dans le détail des supports. J'aurais tendance à dire que je vois deux caractéristiques et deux marqueurs forts chez vous. C'est un, l'euro-croissance, et deux, les UC globalement, mais potentiellement plus spécifiquement, le non-coté. J'ai une bonne lecture de votre offre ou pas ?
- Speaker #3
Vous êtes un expert. Vous avez la bonne lecture. C'est ce que nous avons essayé de faire dans la foulée de la loi Pacte. Je vous rappelle que la loi Pacte a ouvert quand même très largement la palette du spectre des unités de compte. Et nous, nous avions... on a une sorte de mantra, de leitmotiv, c'est le fameux un tiers, un tiers, un tiers, un tiers de fonds euros, un tiers d'unités de compte traditionnelles que l'on connaît, cotés, les OPCVM et tout ce qui est coté. Et puis il y a ce tiers du milieu que nous sommes attachés à développer, autour, vous l'avez évoqué, du non-coté, puisqu'on a lancé une gamme au lendemain de 2019, on a lancé une gamme autour de l'infrastructure, autour du private equity, on est en train d'avancer sur la dette privée, on a mis de l'immobilier, donc il y a toute cette partie-là. Les fonds de croissance, puisque les fonds de croissance dans le cadre de la loi Pacte ont été très largement simplifiés, on arrive à mieux les lire et donc on a des fonds de croissance qui se sont bien développés. Et puis, il ne faut pas oublier aussi là-dedans toute la partie produits structurés, même si certains peuvent imaginer que c'est le champ du cygne. Il y a aussi toute cette partie-là, c'est-à-dire cette poche, le tiers de ces unités de compte, qui permettent d'avoir des produits qui ont une volatilité relativement maîtrisée et des performances qui se cliquettent au fur et à mesure.
- Speaker #0
Ok, je voudrais maintenant qu'on parle un peu d'actualité. On va commencer par les chiffres. 2023, vous avez fait combien de collègues ? Vous nous avez donné les chiffres tout à l'heure, un peu plus de 2 milliards sur la partie CGP indépendance, sur Generali, patrimoine, distribution tiers, c'est grosso modo ?
- Speaker #3
Au global, c'est l'année dernière, en 2023, toute l'année, 6 milliards et demi. Ok,
- Speaker #0
6 milliards et demi avec pas mal d'Uc ?
- Speaker #3
Oui, on était autour de 60-65% d'Uc.
- Speaker #0
Ok, je vais faire le relevé des compteurs, on est au mois d'août. Aujourd'hui, vous en êtes où sur l'année 2024 ?
- Speaker #3
Fin août, 7 milliards.
- Speaker #0
Autrement dit, vous avez fait en 8 mois toute l'année dernière ?
- Speaker #3
C'était l'objectif que nous étions fixés. Alors, on s'était moins fixé un objectif du type je ferai ce qu'on avait fait l'année dernière en six mois mais plus de se dire les anticipations de ralentissement de l'inflation amènent des questions sur, là aussi, la baisse des taux et notamment le travail que doivent faire les autorités monétaires Et donc, du coup, on s'était dit c'est astucieux d'être assez agressif en début d'année et donc d'être capable d'aller se reluer de manière à créer de la valeur à la fois pour nos clients et pour l'ensemble du fonds Euro-Roi. Et donc, du coup, on a eu un début d'année assez agressif en termes commercial, ce qui fait que les résultats sont là. On a levé, 5 août, on est à 7 milliards avec à peu près du 50-50, 50 euros, 50 UC.
- Speaker #0
Agressif, ça veut dire offre boostée, beaucoup ?
- Speaker #3
Oui, ça veut dire offre boostée. Il y a du boost sur le stock et du boost sur la collecte. Mais là aussi, j'insiste, l'intérêt du boost... Ce n'est pas simplement de faire de la collecte. Ça n'a aucun intérêt, et on l'avait vu quand les taux étaient bas. Faire de la collecte quand les taux sont bas nous dilue, et dilue donc les performances. Faire de la collecte quand les taux sont à ce niveau-là et qu'on anticipe éventuellement un retournement, c'est la stratégie qui prédomine chez Generali. On s'est dit que c'était astucieux d'aller faire de la collecte pour reluer les cantons, pour recréer de la richesse. Et donc, c'est ce qui s'est passé. C'est un bon premier semestre.
- Speaker #0
Est-ce que vous commencez à avoir un peu de visibilité sur les taux 2024 qui seront servis ? On se rapproche de l'an dernier ? Le mercato n'a pas encore commencé. À mon sens, dans le meilleur des cas, on sera sur ce qui s'est fait l'année dernière. Mais là aussi, nous, on évoquait tout à l'heure les boosts. La deuxième partie de l'année, on ralentit tout ça. On a appliqué la stratégie qu'on s'était fixée. Maintenant, on ralentit et on déroule tranquillement jusqu'à la fin de l'année avec ce qu'on sait faire très bien, c'est toute la partie manufacture unité de compte.
- Speaker #1
Je reviens sur la loi Industrie Verte, Private Equity dans les mandats d'arbitrage, bonne ou mauvaise chose ?
- Speaker #0
Le Private Equity globalement dans l'assurance vie, c'est une excellente chose. C'est congruent avec le fait que l'assurance vie est un outil de gestion de l'épargne à moyen long terme. Le Private Equity est un support de moyen long terme. Donc c'est intelligent et congruent. Après, comment ça se met en œuvre, c'est plus compliqué, c'est ça la difficulté. Mais pour moi, oui c'est intelligent, on l'avait déjà fait dans la folie de la loi Pacte. La loi Industrie Verte vient enfoncer le clou. Dans la gestion pilotée, c'est intelligent aussi. Après, encore une fois, c'est la mise en œuvre, le traitement, point 1. Et deuxième point, c'est la pédagogie qu'on doit avoir vis-à-vis des partenaires et des clients. Donc là, c'est encore un peu le flou de la loi Industrie Verte nous concernant.
- Speaker #1
Ça, ça m'amène à la question. Quid de la problématique pour les assureurs de mettre beaucoup de non-cotés, soit private equity, soit immobilier, alors qu'ils doivent assurer la liquidité ?
- Speaker #0
Alors... Nous, j'ai envie de dire, ce qui est bon pour un assureur doit être bon pour ses clients, ou en tout cas les clients de ses partenaires. Donc, a priori, quand on regarde comment on gère, on a bien sûr des actifs du type les dettes d'État, du corporate, des actions, de l'immobilier et du non-coté. Donc, ce qui est bon pour nous et bon pour les clients, le traitement de ça, c'est que c'est toujours pareil. C'est-à-dire, si jamais je mets 50% de non-coté dans le total, je n'arriverai pas à le tenir. Donc, c'est la mesure qui compte, premier point. Et deuxième point. C'est ce qu'on doit mettre en place et c'est là où les pouvoirs publics doivent nous accompagner. C'est les problématiques, éviter, avoir des mesures qui permettent d'éviter ce qu'on a connu sur certains supports où tout d'un coup, on rentre dans des zones où la liquidité est bloquée par le gérant et nous, de notre côté, on est obligé de l'assurer. Donc, il faut qu'on traite ça intelligemment. C'est vraiment le problème qu'il faut traiter actuellement.
- Speaker #1
Je ne vais pas vous demander de me présenter le prochain plan stratégique qui est en cours d'élaboration. J'imagine que puisque les personnes ne changent pas, il ne va pas fondamentalement évoluer. Je voudrais en revanche vous interroger sur le monde de l'assurance. Et vous, vous avez subi une très forte concurrence bancaire dans l'environnement où les taux courts étaient relativement élevés. Est-ce que ça, ça peut vous inciter à faire évoluer votre offre et ne pas vous limiter à proposer des produits assuranciels ? que ce soit sous forme de contrat d'assurance-vie ou de contrat de capitalisation, mais d'aller vers d'autres territoires ?
- Speaker #0
Si la question c'est d'aller sur le territoire bancaire, c'est non. Si la question c'est, est-ce que vous pensez que dans la plateforme Generali Patrimoine, il y a la possibilité d'apporter là aussi des services complémentaires à ce que l'on fait actuellement, c'est oui. Typiquement, le crédit lombard, pour moi, est un service. patrimonial, ce n'est pas une activité bancaire, c'est dans le monde bancaire, mais je ne considère pas ça comme une activité bancaire, je considère ça comme un outil bancaire. Est-ce que c'est un rêve ? Oui, j'en rêve, j'ai déjà évoqué ça à plusieurs reprises depuis belle durée. Est-ce que ce sera fait ? Pourquoi pas ? En tout cas, moi j'y aspire et je pense que ce serait assez congruent et assez cohérent à l'intérieur de cette plateforme d'avoir cette possibilité de faire du crédit d'ombar, voire des comptes-titres. Mais encore une fois, c'est un service. pour faire de l'assurance vie, puisque moi, mon métier, c'est de faire de l'assurance vie et du traitement des unités de compte à l'intérieur des contrats d'assurance vie. Ce n'est pas de faire du bancaire, c'est un service à donne pour permettre d'avoir une offre qui est meilleure chaque année.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Hugo Brie, d'être aujourd'hui venu nous voir pour nous parler de la stratégie de Generali Patrimoine. Tout de suite, le journal décalé de Georges Delatay. La France S, concepteur de solutions d'investissement alliant performance et durabilité présentes présentes journal,
- Speaker #2
bk.com. Pour commencer, on va passer la frontière en finances et particulièrement en assurance-vie. Il y a un pays qu'on aime beaucoup, c'est le Luxembourg. Pourquoi ? Parce qu'il permet d'échapper à la loi Sapin 2, il permet une portabilité fiscale, il permet d'avoir beaucoup plus de supports, bref, il a beaucoup d'avantages. Et pourtant, tout n'est pas si beau au Luxembourg. Il y a 30 000 Français qui, en ce moment, n'aiment pas du tout l'assurance-vie luxembourgeoise. Pourquoi ? Parce que leur épargne est totalement bloquée. Très concrètement, il y a un assureur-vie, FWU Life Insurance, qui n'est pas encore en faillite, mais qui n'a plus les exigences. de capitaux en solvabilité. Ils ont six mois pour les retrouver, mais en attendant, il n'y a plus aucun retrait de possible. S'ils n'y arrivent pas, c'est la faillite. Et du coup, on peut se demander qu'est-ce qui se passe en cas de faillite ? En France, c'est assez simple. Chaque assuré a une garantie de 70 000 euros. Au Luxembourg, c'est très différent. Pas de garantie, mais ils sont créanciers prioritaires. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on vend tous les actifs de la compagnie. Et c'est eux en premier qui touchent. On peut donc imaginer que les sommes seraient beaucoup plus conséquentes, mais personne ne sait combien. Du coup, finalement, ça a beaucoup fait parler. On a beaucoup parlé cet été. On verra l'impact de cette faillite potentielle, mais je l'imagine assez faible.
- Speaker #1
Oui, une réaction. Déjà, je suis sur un site, c'est assez drôle parce qu'ils vendent surtout des unités de compte. Donc, faire faillite quand on a des unités de compte, alors que les garanties, c'est quand même l'endroit aussi le plus faible, c'est quand même pas mal. Deuxièmement, on vend toujours la sécurité du Luxembourg. On rappelle juste la chose suivante à tout le monde. Quand on travaille avec quelqu'un, on prend un risque sur l'émetteur. Et donc, il faut toujours être vigilant. D'ailleurs, ça m'amène dans le grand public à dire qu'il ne faut jamais avoir son épingle dans sa banque quand on a son compte courant. Quoi d'autre ?
- Speaker #2
Alors, j'ai regardé les chiffres. Au premier semestre 2022, il y avait eu 529 nouveaux fonds USG. Même période en 2023, 325. Même période en 2024, 170. Si on tire le trait, on se dit, finalement, il n'y aura plus de nouveaux fonds USG. Est-ce que c'est la fin de l'ESG ? Est-ce que ça n'intéresse personne ? Eh bien, non. C'est simplement l'offre. qui devient suffisante pour la demande. C'est assez logique, tout le monde s'est lancé pour arriver à avoir ça. La demande, elle repart à la hausse, mais il ne faut pas oublier qu'elle avait pris un sacré coup de frein, entre autres parce qu'en 2022, il n'y a pas eu des bonnes perfs, et il y a beaucoup de moteurs de performance qui n'étaient pas du tout ESG, type la guerre en Ukraine a beaucoup poussé dans une société qui ne sont pas du tout ESG. Du coup, on s'est retrouvé un peu bloqué, et en plus, se rire sur le gâteau, on a un vrai sujet d'attentisme réglementaire. Cette gestion se dise, la réglementation... elle n'est pas stabilisée. Est-ce qu'on a intérêt à lancer un fonds aujourd'hui qui, selon nous, est ESG, mais qui ne le sera peut-être pas dans un an, dans deux ans ? Du coup, qu'est-ce qu'on voit ? Oui, l'ESG va continuer à se développer. Oui, l'ESG deviendra certainement très fortement majoritaire. Mais on ne sait pas encore exactement où, quand, comment, d'autant plus que, Jean-François, j'ai un nouveau petit nuage à l'horizon. Pour faire un bon ESG, il faut avoir une bonne qualité d'information. Une information, elle est bonne quand elle est fiable et elle est indépendante. Or, en ESG, on a deux gros fonds de ces informations qui sont Moody's et MSCI. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils font un partenariat ensemble. Ils vont devenir joints. Donc, est-ce que la qualité restera bonne ? De l'info à voir.
- Speaker #1
Deux remarques. Un, déjà, les chiffres que vous sortez, donc Morningstar notamment, évoquent les chiffres de collecte en disant que le marché européen continue de collecter, mais ce qui n'est pas le cas du marché américain. Et juste, je vais faire une remarque un peu politique. A priori, l'ESG, ça fonctionne en Europe parce que l'Europe est championne là-dessus. du point de vue stratégique et souveraineté économique, d'avoir été capable de laisser filer les agences de notation sur un truc qu'on voulait développer pour être le nôtre, je ne suis pas sûr que c'était très finot.
- Speaker #2
Autre sujet, ça fait très longtemps qu'on n'en a pas parlé, et pourtant on en avait beaucoup parlé, H2O, Asset Management. Le feuilleton des fonds cantonnés n'est pas terminé. Pour mémoire, les investisseurs lésés réclament à peu près 750 millions d'euros d'indemnisation. H2O a déjà fait deux remboursements, un de 144 millions, un de 85 millions, donc bon an mal an, il reste 500 millions. Surprise, on apprend en juillet que H2O a conclu un accord avec le FCA, Financial Conduct Authority, qui est l'organisme anglais, pour un remboursement de 250 millions d'euros qui permettrait de clôturer le sujet. Et à côté de ça, on apprend quoi ? Qu'un certain nombre des investissements ont disparu. Jérôme François, vous connaissez certainement très bien la marque La Perla. La Perla, qu'est-ce que c'est ? C'est une marque de lingerie. Vous allez me dire, Georges, vous êtes bien mignon, mais pourquoi vous me parlez de lingerie ? Eh bien, parce que H2O était un gros investisseur chez La Perla parce qu'ils avaient à la fois 53 millions d'euros d'actions et à la fois 346 millions de dettes. Et La Perla était en cessation de paiement. Tout ça pour vous dire quoi ? Pour la part là, je n'ai pas beaucoup d'avis sur eux, mais en revanche, le montant réel de combien il est, c'est très compliqué à savoir. Je voudrais du coup avoir une petite pensée pour les assureurs, parce que finalement, eux, on ne parle pas beaucoup d'eux, mais ils se retrouvent complètement bloqués au milieu du combat, dans une position très compliquée. Comment gérer les remboursements ? Comment tenir compte des différentes actions en justice ? Comment gérer les décès ? Comment informer les porteurs ? Comment faire tout ça ? Aujourd'hui, ils se retrouvent comment ? À chaque sujet, à chaque... Ils doivent tout traiter à la main, tout recalculer à la main. Chaque remboursement, tout recalculer à la main, leurs récits ne sont pas du tout faits pour. Cette affaire doit donc leur coûter très cher en frais d'avocat, en réunion, en juré, etc. Donc, ils sont aussi les gros perdants de l'histoire.
- Speaker #1
Cette affaire, c'est aussi un gros sujet de com'. Moi, juste, je voudrais, en réagissant à ce que vous dites, faire une remarque. En termes de régulation et de surveillance, la France et l'autorité des marchés financiers ont fait le choix de sanctionner H2O par une sanction qui était d'un montant important, et une sanction de l'AMF, ça file dans les caisses du trésor public, et on n'avait pas traité le sujet de la remédiation. La FCA britannique, elle... dit peu ou prou que H2O n'a plus le droit d'exercer en Bretagne. Et elle négocie avec H2O des solutions de remédiation avec ce remboursement de 250 millions. Donc on voit bien que quelque part, sur le traitement du porteur, les deux autorités ne font pas la même chose. Je fais juste cette remarque puisque l'autorité des marchés financiers a pour principale fonction la protection des expérients. Et quand il y a un problème, ça serait bien qu'on arrive à les dommager. Et sur les sujets que vous abordez, il y a quand même aussi un deuxième sujet. C'est quelle est la position des régulateurs, que ce soit l'AMF ou que ce soit la CPR, sur le traitement ? Qui est porteur des fonds ? Est-ce que c'est les assureurs ? Est-ce que ce sont les clients au final ? On voit bien que ça serait bien pour que ce dossier avance, que les régulateurs s'expriment aussi un tout petit peu.
- Speaker #2
Je pense que ça rendrait service à beaucoup de monde. Autre sujet, on va parler de l'État français. Ils ont un souhait, dehors d'avoir un gouvernement, c'est de simplifier la vie des Français. et le Trésor public nous dit maintenant que vous déclarez vos impôts en ligne, ça fonctionne plutôt bien. Et si vous êtes planté, vous inquiétez pas, vous avez un petit délai, en gros, de fin juillet à l'automne pour modifier vous-même en ligne vos déclarations de revenus. Ça vous évite de faire une réclamation. Trésor public, soit il valide la modification, pas de sujet, vous avez un nouvel avis d'imposition, aucun frais supplémentaire, soit il la refuse et là vous avez deux mois pour la contester auprès du tribunal administratif. Ça semble hyper limpide, hyper simple, et pourtant c'est un peu le bordel. Excusez-moi du terme, mais en dehors de tout cadre, souvent l'administration fiscale demande des documents pour valider ces modifications. Officiellement, elle n'a pas le droit de faire. Vous allez me dire, c'est pas grave, ça simplifie. Et pourtant si, c'est grave, parce qu'une récente décision de la Cour administrative d'appel indique qu'une administration ne peut pas refuser des modifications, même si elle les sait erronées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en gros, elle donne le go pour une déclaration de revenu, et elle donne le goût pour, in fine, déclencher quelques mois après une rectification, bref, le serpent qui se mord la queue, et qui en plus rajoute beaucoup de travail à l'administration fiscale. Heureusement, l'administration, il est peu probable qu'elle en reste là, et on espère que le Conseil d'État va prendre le sujet en main et intervenir pour corriger cette mauvaise jurisprudence, sinon tout le monde est perdant.
- Speaker #1
Merci beaucoup Georges, prochain rendez-vous le mois prochain, sauf si on se voit...
- Speaker #2
On se voit à Patrimonia avant Jean-François, bien entendu, nous sommes tous les deux présents.
- Speaker #1
Donc on se voit et on se retrouve à Patrimonia le 25 et le 26 septembre, comme promis, je vous l'avais annoncé, l'émission va être longue, parce qu'elle aura déjà pas mal tourné. On passe maintenant à notre débat sur l'immobilier. Allez, vous l'attendez tous, ce grand débat à nouveau. On parle d'immobilier dans cette émission, dans une édition spéciale, édition spéciale avec de nouveaux acteurs qui sont autour de la table. On ne les a pas entendus ici cette année et on les accueille donc avec plaisir. Ils ont un point commun, ils ont affiché au second trimestre de l'exercice 2024 une collecte nette positive, 11 millions. pour Altarea IM et son premier produit, Alta Conviction. Avec nous aujourd'hui, Marc-Olivier Penin, le directeur général d'Altarea Investment Manager. 24 millions pour Sofidi, acteur historique qui a une gamme étoffée avec plus d'une douzaine de produits. Avec nous aujourd'hui, le président du directoire de Sofidi, Guillaume Arnoux. Aldérant 54 millions avec vous. Deux produits, un tout neuf et un plus ancien sur la logistique. Avec nous, le président d'Aldéran, Rémi Bourgeon. Et enfin, 112 millions pour Altarea, Rémi. 112 millions avec sa première SCPI, dans une maison qui avait une culture de SC avec l'assurance-vie. Avec nous, le directeur général d'Arkea, Rémi, Yann Vidococ. Messieurs, bonjour. J'ai commencé par les points communs. Vous avez... collecté en ce deuxième trimestre 2024. Je voudrais maintenant qu'on attaque par les différences parce qu'en préparant cette émission, j'ai regardé l'histoire de vos sociétés de gestion et je me suis rendu compte que vous aviez des actionnariats très différents. Il y en a qui ont des actionnariats qui viennent du monde de l'immobilier, il y en a qui sont des émanations de familier office, il y en a qui ont des actionnariats qui viennent de banques, il y en a qui ont des fonds d'investissement. Ma question c'est donc quelle est votre situation ? Et est-ce que l'actionnariat est le... peut-être un critère de choix d'une SCPI. Marc-Olivier Penin, je commence avec vous. Altarea IM, donc filiale de Altarea, groupe immobilier. Vous avez un passé qui vous a fait plutôt travailler dans des groupes où il y avait des profils financiers. Qu'est-ce que ça change ?
- Speaker #3
Ça change clairement la vision et l'ADN immobilier de l'actionnaire. Dans le cas de Altarea IM, on est effectivement filiale à 100% du groupe Altarea. Altarea, c'est un groupe qui a été créé en 1994 par Alain Taravella et qui s'est très vite, en quelques décennies, imposé comme un des leaders de l'immobilier en France qui pèse aujourd'hui 3 milliards d'euros de capitaux propres, 2000 collaborateurs qui ne font que de l'immobilier sur toutes les classes d'actifs. On connaît les marques de promotion en résidentiel, Cogidim ou Deumpitch, une grosse foncière commerce de 6 milliards d'euros et puis des équipes dans toutes les autres stratégies. Et donc... un background et des collègues qui font tous de l'immobilier et qui ont une expertise très puissante.
- Speaker #1
Donc une vision plus immobilière des choses, alors que l'immobilier, sur le fond, c'est quand même très largement financiarisé ?
- Speaker #3
Pour moi, deux avantages. Effectivement, cette connaissance technique de toutes les classes d'actifs en détail et le maillage territorial, notamment français, du groupe est très important. On sort d'une période où la financiarisation, la baisse des taux... un bon effet de levier suffisait à créer de la valeur, demain, ça va être clairement un travail immobilier.
- Speaker #1
Guillaume Arnaud, Sofidi, désormais filiale de Ticcio.
- Speaker #4
Exactement. Je pense que le monde de la SCP et de l'immobilier, c'est le monde du temps long. Ce qui est important, c'est aussi de regarder l'actionnaire. Parce que quand vous confiez votre argent pour 10, 20, 30 ans à un gérant immobilier, vous aimeriez bien savoir ce qui va se passer dans une trentaine d'années. L'avantage qu'on a, nous, aujourd'hui, C'est dans une société qui a maintenant près de 40 ans et qui est détenue par une société cotée qui a 4 milliards de fonds propres. Et donc, je pense qu'avoir une société qui a des fonds propres stables et permanents, c'est une chose très importante parce que c'est rassurant pour le porteur des
- Speaker #1
SCPI. Il y a une vie de coq. Arkea R.M., Arkea, Crédit Mutuel de Bretagne historiquement. Donc, vous êtes le seul autour de la table qui est filial d'un groupe bancaire.
- Speaker #5
Oui, mais on a un modèle très original, c'est-à-dire qu'on est à la fois filial de groupe bancaire, le groupe Crédit Média de l'Arcade détient 75%, mais il y a 25% qui sont détenus par les managers. Et donc ça nous fait une originalité qui fait qu'on est en mode très entrepreneur, et le groupe a cette intelligence de nous laisser une liberté totale de développement. On est supervisé par le groupe, par l'inspection, par tout ce qui est compliance, c'est une évidence. On est filial bancaire, donc c'est un devoir, mais on est à une totale liberté dans notre développement.
- Speaker #1
Je vais juste vous poser une question, filial bancaire à 100% ou pas ?
- Speaker #5
Non, 75%.
- Speaker #1
75%, donc les managers ?
- Speaker #5
75% par les managers. Et ce qu'on voit sur notre collecte, sur les 178 millions qu'on fait au premier semestre de collecte sur notre SCPI, 95% de la collecte,
- Speaker #1
c'est hors groupe.
- Speaker #5
Les gens ont l'impression qu'on fait notre collecte dans le réseau Crédit Mutuel de Bretagne et Crédit Mutuel du Sud-Ouest, qui est le Crédit Mutuel d'Arkea. Un petit peu, mais vraiment un petit peu.
- Speaker #1
Ok, donc en mode start-up dans un groupe bancaire. Rémi Bourgeon, je me tourne vers vous. Vous, Alderans, à l'origine, il y avait un familier office. Quand vous avez créé Alderans, qu'est-ce que ça impacte ? Dans la stratégie ?
- Speaker #6
Une démarche strictement entrepreneuriale, c'est-à-dire qu'en fait, vraiment, moi je viens du monde de l'immobilier à la base, promoteur, directeur de groupe industriel, enfin directeur immobilier de groupe industriel, dans les années 90, investisseur dans les années 2010, et j'ai trouvé que c'était intéressant de faire profiter le grand public de ma propre expérience, et donc j'ai créé Alderan en 2015, Agrément en 2017, et Premier SCPI en 2019, avec le succès qu'on connaît chez Activimo. Je pense que c'est un... Je ne sais pas si c'est un argument suffisant pour obtenir des souscripteurs, mais c'est un argument, je pense, de professionnalisme qu'on met évidemment en avant.
- Speaker #1
Juste aujourd'hui, vous travaillez plus avec des clients professionnels qu'avec des clients grand public, même s'ils sont intermédiés par des distributeurs ?
- Speaker #6
Non, le navire amiral Active Imo est évidemment notre plus gros vaisseau, si j'ose dire, mais on a toutes les classes d'actifs travaillées, y compris sur des clubs d'îles professionnels. Bien sûr, la majeure partie de notre encoche sous gestion est auprès du grand public.
- Speaker #1
Et juste, si je refais l'histoire, là encore, pour bien comprendre, entre guillemets, avec qui je travaille et les produits que je vais proposer, vous me parlez d'Activimo. Qu'est-ce qui fait que, quand on crée une société de gestion, qu'on couvre toutes les classes d'actifs, sa première SCPI qu'on lance, on la met sur le secteur de la logistique ?
- Speaker #6
Ça vient de mon expérience personnelle, puisque j'ai été directeur immobilier de groupe de transport et de logistique dans les années 90. Donc je pense que... un grand connaisseur de cette classe d'actifs. Je suis assez fier finalement que cette classe d'actifs soit devenue une classe d'actifs à part entière, alors qu'elle était relativement... Une péjoration, on va dire, auparavant.
- Speaker #1
Allez, messieurs, je vais relever les compteurs. J'ai donné les chiffres pour le second trimestre. Je voudrais qu'on regarde un peu vos chiffres sur la vision que vous avez depuis le début de l'année, puisque vous avez des chiffres qui, pour l'instant, ne sont pas publics, c'est-à-dire ceux de juillet et ceux d'août. Où est-ce que vous en êtes et quels étaient vos objectifs ? Je commence avec vous, Yann Ville de Coq.
- Speaker #5
Nous, au 31 août, on a eu le chiffre hier, on est à 252 millions d'euros de collecte depuis le début de l'année. Donc très très content parce que bien évidemment on n'avait pas mis ça dans nos objectifs, on avait mis plutôt à peu près 150 millions sur l'année. Très content parce que pour nous c'est le moment où il faut collecter en fait, puisqu'on en parlera sur le marché IMO, on est sur, à nos chances, un plancher de valeur et un plateau de rendement. ça asseoira la performance de la SCPI à moyen terme. Plus je peux collecter aujourd'hui, plus je collecte.
- Speaker #1
Question pour savoir s'il y a des arbitrages ou pas. Je lisais tout à l'heure en introduction, chez vous, il y avait des SC, la culture à l'origine où vous aviez lancé les SC. On voit que les SC aujourd'hui souffrent quand même pas mal. Quid de la situation de Maudvois C ?
- Speaker #5
Aujourd'hui, si on regarde les chiffres de la SPIM, on est les deux seuls SC qui faisons plus de 10 millions de collectes nettes. Puisque je n'ai plus les chiffres en tête exacts, mais on doit être au total à 30-40 millions sur Silver Avenir et 60-70 millions sur Territoire Avenir. Donc non, ça marche encore plutôt bien.
- Speaker #1
Donc là, aujourd'hui, les chiffres que vous nous avez donnés, les 250 millions, c'est sur la partie SCPI. Il n'y en a qu'une et elle est nouvelle. Rémi Bourgeon, je viens vers vous pour savoir ce qui se passe chez Alneran ou l'offre de SCPI. C'est donc... deux SCPI, les Active Imo, l'historique sur la logistique, et Comet, la dernière que vous avez lancée. Ça donne quoi depuis le début de l'année ?
- Speaker #6
Depuis le début de l'année, à fin août, sur Active Imo, on est à 140 millions d'euros de collecte.
- Speaker #1
Net ? Net. D'accord.
- Speaker #6
Toujours net, parce qu'on a très peu de retraits chez nous, puisqu'on a énormément de grands publics. On a un coefficient d'emprise chez les institutionnels extrêmement faible. C'était une volonté dès le départ. Et puis sur Comet, on a dépassé 50 millions d'euros de collecte pour une SCPI en lancement. Donc on est assez contents également.
- Speaker #1
C'est au-dessus de vos objets ? Vous allez revoir vos objets ?
- Speaker #6
Oui, on va les revoir. On avait prévu 150 millions, peu comme Yann, sur Activimo et 50 sur Comet, en étant prudent compte tenu du marché. Et je pense qu'on sera à 80 millions sur Comet et 180 sur Activimo en fin d'année.
- Speaker #1
Ok, Marc-Olivier Ponnard, la situation chez vous. Donc vous, vous n'aviez pas l'ancienneté puisque vous, la société de gestion a été créée récemment. Comment se passe et quels sont les chiffres pour Alta Conviction, qui est donc votre première SCPI ?
- Speaker #2
Nous,
- Speaker #3
on est au début de l'histoire, au début de la collecte. Très bonne acceptation et très bon référencement du marché sur cette nouvelle histoire. Je pense que le point d'entrée est très important et je partage l'avis de Diane sur le momentum de marché. Nous, on est en train d'installer la collecte. On a un premier objectif, c'est d'arriver à 100 millions d'euros. On est schématiquement à peu près à la moitié de cet objectif à mi-année. Est-ce qu'on l'attendra fin d'année ou début 2025 ? Mais on est dans cette installation et dans une progression, mois après mois, de la collecte avec les réseaux qui démarrent progressivement.
- Speaker #1
Ok. Guillaume, je me tourne vers vous avec un dossier qui est un peu plus, je ne vais pas dire plus compliqué, mais comme vous avez vu, une gamme plus importante. On va regarder non seulement la collecte au niveau global, mais également un peu dans le détail. Déjà, juste, tous vos petits camarades qui ont répondu à mes questions m'ont donné des chiffres de collecte nettes. Moi, je me pose une question. Aujourd'hui, quand on regarde le marché, est-ce qu'il faut raisonner en collecte nette ou est-ce qu'il faut raisonner en collecte brute ?
- Speaker #4
Je pense que les deux informations sont importantes, mais je pense que c'est aussi important dans une collecte brute, parce que c'est bien le montant qu'ont souscrit nos associés et le montant qui, quelque part, montre la confiance des gens dans nos produits. Et puis, effectivement, nous, on a un peu plus de... de vie, donc on a plus de 30 ans, donc effectivement il y a des gens aujourd'hui qui ont fait des plus-values, qui les réalisent, etc. Donc oui, il y a les deux chiffres, il y a collecte nette et collecte brute, mais c'est bien aussi de savoir faire sortir les gens des fonds. Je prends l'exemple par exemple d'Immorante, qui est certainement une SCPI qui a aujourd'hui un peu de part en attente encore. Si vous voulez un scoop, en tout cas, le stock de part en attente d'Immorante diminue en août, c'était la première fois depuis le début de l'année, donc ça c'est plutôt une très bonne nouvelle. c'est la SCPI qui collecte le plus, malgré un peu de part en attente. Donc voilà, ça je pense que c'est important.
- Speaker #1
Ok, j'en profite, Guillaume, si vous le permettez, j'en profite pour lancer un message à Frédéric Boll et à la SPIM. Ça serait bien qu'on rajoute les chiffres de collecte brut, qui aujourd'hui ne sont plus communiqués. Donc ça serait bien pour des sujets de transparence qu'on les remette. On revient avec la situation de la collecte. Donc, vous nous dites, immorante... collecte le plus, même si elle n'est pas en collecte nette ?
- Speaker #4
Pour donner des ordres de grandeur, il me rentre sa collecte en brut à peu près 8 à 9 millions par mois. Et globalement, sur le premier semestre, et si j'y inclue juillet-août, mais là, moi j'ai beaucoup de choses, donc oui, je suis plutôt à 200 millions de collecte brute. Et savoir combien j'ai en collecte nette, pour être franc, je regarde moins ce chiffre parce que j'ai des fonds des sociétés civiles qui peuvent être en décollecte. C'est positif, ça veut dire que je suis capable de rendre de l'argent. aussi. Donc ça, je pense que c'est important.
- Speaker #1
Il y a une différence quand même de dynamique entre les produits. Dans ce que vous voyez aujourd'hui, les produits qui ont tendance à mieux fonctionner, c'est quoi ?
- Speaker #4
Il y a deux choses. Il y a à la fois les nouveaux produits, je pense qu'on y reviendra, et il y a un vrai engouement sur les nouveaux produits. Je pense que les produits diversifiés aussi aujourd'hui ont plus le vent en poupe. Et de l'autre côté, deux produits souffrent, notamment les SCPI spécialisés dans le bureau. et puis aussi effectivement les sociétés civiles globalement, donc peut-être pas celles d'Arka, mais globalement le monde de la société civile souffre.
- Speaker #1
Restons sur les SCPI, je vais commencer avec vous Marc-Olivier, les clés du succès aujourd'hui ?
- Speaker #0
Est-ce que pour réussir aujourd'hui, il faut être diversifié ?
- Speaker #1
Nous, c'est le choix qu'on a fait avec Alta Conviction. On l'a appelé multithématique. Ce qui est bien quand on lance un produit, c'est qu'on peut l'adapter à la situation exacte du marché. On a choisi d'être multithématique, donc potentiellement diversifié à terme.
- Speaker #0
Juste, pardon, quand on dit multithématique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est opportuniste en disant, on va aller chercher... Parce que, pardon, dans le wording diversifié, aujourd'hui, ça ne veut tout et rien dire. Il y a des gens qui disent, moi, je vais me donner toutes les opportunités, et je fais ce que je veux, et je peux passer de l'un à l'autre, du coq à l'âne, sans la moindre difficulté. Il y a des gens qui disent, non, moi, je bâtis une allocation où je vais mettre différentes classes d'actifs parce que je pense qu'elles sont complémentaires, etc. et que je vais plutôt traverser le temps long, mais avec une structure qui est plus stratégique que tactique. Vous, votre approche, c'est quoi ?
- Speaker #1
Notre approche, elle est très claire, c'est de choisir d'abord les secteurs dans lesquels on investit. Clairement, nous, on est allé sur le commerce, on est allé sur les locaux d'activité, et on n'est pas allé, et on n'ira pas encore pendant quelques trimestres, sur le bureau. Et donc, on choisit les... Mais pour autant, on ne s'enferme pas dans une spécialité, puisque le moment de marché nous permet d'avoir des opportunités qui ne sont pas toutes exactement en même temps sur les différents secteurs, et donc on les commence quand on estime que c'est le bon moment. Donc on a fait... Ce choix-là, clairement. Plutôt France, parce que le groupe a cette implantation et je pense qu'il faut jouer sur les qualités intrinsèques de chaque groupe et les compétences qu'il y a autour de la table. Voilà, donc c'est un facteur clé. Il faut être nécessairement avec des niveaux de performance dans le marché, je sais qu'on y reviendra. Donc là aussi, il faut avoir un produit qui soit répond aux attentes et puis il faut savoir expliquer à quel point le moment de marché, le fait de lancer une SCPI maintenant, est très intéressant.
- Speaker #0
Ok, vous vous avez lancé une SCPI, c'était il y a quelques mois, c'est Sophie Dynamique, chez Sophie D. J'aurais presque envie de vous dire pourquoi. Est-ce que c'est que vous aviez senti la crise venir et que vous vous êtes dit, tiens, ça serait pas mal d'avoir une idée neuve, ça permettra de motiver les réseaux et les distributeurs ? Et quelle est la spécificité de cette SCPI par rapport à une SCPI diversifiée traditionnelle ?
- Speaker #2
C'est un point important. On avait cette idée dans les cartons depuis longtemps. Et c'est vrai que c'est effectivement une de mes marottes. C'est que dans une SCPI, vous pouvez faire de l'immobilier, mais vous pouvez prendre des risques assez différents. C'est-à-dire que c'est comme quand vous achetez un portefeuille obligataire. C'est plus simple, vous avez des notations, vous avez des portefeuilles obligataires investment grade et des portefeuilles à yield. Et aujourd'hui... Une de mes frustrations, c'est que vous avez des noms de SCPI, mais vous ne savez pas exactement, quand vous achetez la SCPI, quel est le degré de risque qui est pris par le gérant. Et donc, effectivement, on a plutôt une gamme historique, père de famille, immorante, très diversifiée, etc. Là, ce qu'on a voulu dire, on a voulu faire un petit pas de côté et se dire, voilà, Sophie Dynamique, c'est dans le nom, ça va être dynamique. On va prendre un peu plus de risques, mais ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que ça ne sera peut-être pas... des emplacements prime, ça ne sera peut-être pas des locataires prime, il y aura peut-être des baux un peu moins solides, mais il y aura plus de rendement. Donc c'est ça l'idée, c'est de créer un produit différent, que j'appelle un peu high yield, c'est-à-dire un peu plus risqué, qui est dans une allocation immobilière. Vous pouvez avoir des SCPI plutôt père de famille, chez nous c'est Imorent, vous en avez d'autres. Et si vous voulez un peu plus de risque, un peu plus d'épices, un peu plus de tabasco, vous avez Sophie Dynamique, mais c'est très différent.
- Speaker #0
Je voudrais qu'on ouvre un peu ce débat parce qu'il y a tout un sujet autour de la classification des SCPI. On va être clair, les indicateurs qu'on a dans les dits ne servent à peu près à rien tellement tout le monde a pour la même chose. D'une segmentation du marché entre effectivement... Pour la référence obligataire, elle est relativement simple. On a des agences de notation qui disent ça c'est triple A, ça c'est triple B, ça c'est parité. Donc il y a un agent externe qui donne un avis. Est-ce qu'il faut orienter l'immobilier dans ce sens-là ? Et je vais être un peu provoque, est-ce qu'on n'a pas une difficulté pédagogique aujourd'hui si on veut aller dans cette voie-là ? C'est qu'en pratique, les plus grosses claques, on se les ait quand même prises sur le plus corps.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #4
Et c'est très compliqué aujourd'hui de le faire parce qu'en fait, on a des véhicules qui ont été lancés à des moments différents. Donc, les véhicules qui ont plus de 5 à 10 ans d'année, je pense qu'on peut les noter en fonction parce qu'ils ont vécu au moins un cycle immobilier, on va dire. Mais nous, par exemple, qui achetons à 7,90 depuis le lancement de la SCPI, normalement, la rémunération du risque, c'est le rendement. Je suis d'accord là-dessus, on a fait des cours de finance, plus il y a de risques,
- Speaker #0
plus la performance est élevée.
- Speaker #4
C'est ça. Mais quand on achète à des instants de marché différents, ça ne marche plus exactement pareil. Parce que nous, ce 7,90, il est équivalent à peut-être un 5,5 il y a 4 ans sur le marché, au pic du marché. Donc c'est ça qui est compliqué aujourd'hui pour comparer des véhicules.
- Speaker #0
Ok, donc Guillaume nous dit, la stratégie c'est du diversifié, mais avec une typologie de beaux et d'actifs différents de ce que l'on fait dans le reste de notre gamme, avec une prise de risque plus importante. Rémi Bourgeon, vous nous avez expliqué tout à l'heure qu'Activimont, c'était votre passé professionnel qui faisait que votre connaissance de la logistique faisait que c'était naturel de lancer un truc sur la logistique. Comet, création récente, produit diversifié. Quand vous avez fait l'analyse de marché pour vous dire on en lance une deuxième ?
- Speaker #3
Évidemment, on ne va pas lancer une deuxième CPI purement thématique, puisqu'on en avait déjà une. Donc, il était logique de se tourner vers la diversification. Qu'est-ce qu'on a cherché aussi, et comme toujours, à se différencier par rapport à nos concurrents ? On a choisi d'être totalement international sur la SCPI Comet. C'est-à-dire qu'on n'achète rien en France avec cette SCPI.
- Speaker #0
Pourquoi la France, ce n'est pas bien ?
- Speaker #3
Il faut être différenciant. La France, c'est bien. On peut trouver des très beaux produits en France, bien évidemment. Mais ça a été un choix, je dirais, marketing et stratégique que d'aller sur le marché européen.
- Speaker #0
Est-ce que vous aimez la fiscalité immobilière en France ?
- Speaker #3
C'est pourquoi on le fait. Mais aussi, c'est une demande de nos souscripteurs, clairement. Nos souscripteurs, pas l'intermédiaire de notre réseau de distribution intermédiaire que sont les CGP, nous disent, nous, on est trop taxés en France sur les revenus fonciers. Moi, c'est un peu ma marotte. Chaque fois que je vois un élu, je lui dis pourquoi on traite différemment un investisseur immobilier qui prend des risques en rentrant dans une SCPI ou dans d'autres structures de pierre-papier, d'un investisseur industriel qui achète des blue chips comme EDF, Total, etc., qui ne fait rien, qui est un sleeping total, et qui bénéficie d'une flat tax alors que les autres, c'est du revenu foncier avec une tranche marginale d'imposition, plus la CSG, CRDS. Il se trouve que quand on va à l'étranger, qu'on étudie bien les pays que l'on a en face de nous, les conventions fiscales permettent évidemment déjà de supprimer pratiquement, ou presque systématiquement, le volet prélèvements sociaux.
- Speaker #0
Donc on règle déjà 17-2.
- Speaker #3
Oui, c'est ce qui n'est pas rien. Et ensuite, on travaille la fiscalité de chaque pays par rapport à la convention fiscale, avec les crédits d'impôt que nos souscripteurs peuvent récupérer. Donc c'est forcément un avantage et c'est une demande. Voilà, c'est pour ça qu'on a fait ce choix. massif, je dirais, et qu'on s'est mobilisés depuis le début de l'année sur ce sujet.
- Speaker #0
Yann Vidocop, quelle a été votre réflexion ? Diversifier, impérativement, c'était votre logique quand vous avez fait Transition Europe ?
- Speaker #4
Oui, quand j'ai monté Arkea RM, mon objectif, c'était de lancer une SCPI diversifiée, parce que pour le gérant, ça lui permet effectivement d'être opportuniste. Et en plus, il se trouve qu'on arrivait à un moment... On a eu de la chance sur le moment de notre arrivée sur le marché, on va être clair, ce n'était pas prévu au moment de la montée de la société de gestion qu'on ait cette opportunité de lancer une SCPI pendant la crise, parce que c'est vraiment une opportunité. Et donc la diversification, elle permet vraiment diversification géographique, parce qu'effectivement, comme Rémi, notre SCPI, elle n'investit pas en France, elle n'investit qu'hors de France. Et donc on peut choisir les marchés. On sait que les marchés anglo-saxons ont décroché plus vite, et donc ça nous a permis... d'aller chercher du taux en Irlande, aux Pays-Bas, qui est quand même un marché de nature anglo-saxonne. Et puis après, aller sur l'Espagne, aller sur des marchés qu'on met un peu plus de temps. Et puis ça permettra le jour venu, effectivement, ce que vous disiez tout à l'heure sur est-ce que c'est stratégique ou est-ce que c'est tactique. On peut faire les deux, en fait. C'est-à-dire qu'on a une vision stratégique à long terme en disant que notre allocation doit être à peu près celle-là. Mais n'empêche que si on se retrouve face à un phénomène de marché où un secteur décroche parce qu'il y a une demande énorme et qu'on se retrouve avec des taux beaucoup plus bas, on peut aller sur un autre secteur et modifier quand même cette vision.
- Speaker #3
Je crois que la diversification, pour rejoindre ce que disait Marc-Olivier, c'est aussi un moyen de réagir à toutes les opportunités qui se présentent. Si vous êtes enfermé dans un thème purement... Il faut compenser la thématique à ce moment-là par une utilisation géographique et une granulométrie des actifs.
- Speaker #0
Je vous entends, mais puisque vous me dites ça et que vous avez de la logistique, est-ce qu'il n'y a pas aussi autre chose, notamment par rapport au côté commercial et par rapport au côté distribution, qu'on a l'image que l'immobilier, c'est un placement sûr et que plus on va vers de la thématique... plus on risque de subir des aléas d'un marché spécifique que le client n'est pas forcément prêt à porter. C'est-à-dire que le client est prêt à porter le surcroît de performance du marché spécifique, mais il n'est pas forcément prêt à porter le surcroît de risque du marché spécifique.
- Speaker #3
Je ne suis pas tout à fait d'accord parce que même la thématique peut permettre une diversification, une utilisation du risque. Vous faites une utilisation du risque géographique par le nombre de locataires, par le nombre d'immeubles, par le nombre de baux. Vous connaissez bien votre produit. Vous répondez à cette demande de mutualisation.
- Speaker #0
Marc-Olivier.
- Speaker #1
Peut-être rappeler aussi qu'originellement, la plupart des SCPI étaient diversifiées. Et que c'est dans les années 2000 et un peu plus qu'on a commencé à avoir des véhicules spécialisés arrivés, répondant à une demande qui était souvent des CGP, de pouvoir faire une allocation pour leurs clients, en donnant une couleur et en complétant justement ces SCPI diversifiées. Là, nouveau. nouveau cycle immobilier, et on revoit ces pays diversifiés se lancer.
- Speaker #0
En moyenne, le taux de rendement de la place, vous avez un taux de 4,5. Je voudrais regarder vos objectifs. Alors, si vous me permettez, on va faire deux choses. Ma question, on va regarder à la fois l'objectif à terme, et ce que vous avez prévu de faire en 2024, et on doit savoir si ça a bougé au vu des dernières informations que vous avez, pour essayer de voir. où il faut se positionner, parce que vous collectez tous, où il faut se positionner à peu près pour arriver à collecter. Marc-Olivier Penin, parce que j'étais avec vous, je continue avec vous. Alta Conviction ?
- Speaker #1
Alors, sur l'objectif de distribution, on a annoncé au moins 6%. On a lancé la SAP avec cette distribution-là. On est aujourd'hui en capacité potentiellement de faire mieux, puisqu'on a quasiment six mois de réserve distribuable. On attend effectivement de voir comment évolue le marché. Donc, avant ça, on est aussi très attentif à la qualité des actifs qu'on achète. On surveille surtout que les loyers ne soient pas au tendu.
- Speaker #0
D'accord. Donc, pour répondre au côté high yield qui a été évoqué tout à l'heure, vous vous dites qu'on n'est pas du tout en train de vouloir aller chercher du high yield. On garde une culture core.
- Speaker #1
En plus, c'est déjà très bien. Et après, on est plutôt à avoir idéalement une annonce à 6% et pouvoir faire un peu mieux dans le temps.
- Speaker #0
Rémi Bourgeon, sur Comet, quid de l'objectif affiché ?
- Speaker #3
Nous, on l'a clairement indiqué dans la note d'information, c'est-à-dire sur le long terme, c'est assurer un objectif non garanti, naturellement, de 6% sur la durée avec un TRI de 6,5%, ce qui veut dire une valorisation de la part pour permettre cette amélioration. Sur la première année, on sera forcément à plus que ça, puisqu'on a beaucoup collecté et on a surtout, je pense que... Yann pourra le confirmer, on achète plus vite aussi à l'étranger, c'est l'une des raisons pour lesquelles on y va. Et donc on a un des effets relutifs sur la collecte, que vous avez un délai de jouissance qui n'est pas complètement écoulé lorsque vous rendez de l'argent. Donc sur cette année, je pense qu'on proposera certainement un rendement de 8%.
- Speaker #0
Yann, expliquez-moi, comment on fait pour avoir une performance la première année quand on est gérant de la CPI ?
- Speaker #4
Comme Rémi l'a expliqué, c'est ce qu'on explique dans nos reporting, on essaie d'être très transparent là-dessus et de ne pas tromper le public en leur disant Nous, notre objectif long terme, c'est d'être entre 6 et 6,5% Mais quand on lance en SCPI, on a une opportunité, c'est d'acheter plus vite que ce délai de jouissance. L'UNESCO européenne nous aide beaucoup là-dessus. Aux Pays-Bas, on met moins de deux mois à closer notre libre-action, ce qui est impensable en France. En France, le délai moyen, depuis que je fais de l'immobilier, ça fait plus de 20 ans. Il est toujours entre 5 et 6 mois en France. Et parfois, ça va plutôt vers les 7 mois. Mais en Irlande, aux Pays-Bas, on est capable d'acheter beaucoup plus vite. Un exemple, au 30 juin, j'avais investi 100% de ma collecte jusqu'au 15 juin. Donc, il me restait mes 15 derniers jours que je n'avais pas investi. Et ça, ça permet de créer de la perf. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, nous, on avait objectif 7 cette année. On l'a revu, puisqu'on a investi beaucoup plus vite que ce qu'on pensait. Et donc, aujourd'hui, on est sur un objectif entre 7,5 et 8%. sur cette année, sur cette SCPI. Et voilà. Mais toujours garder en tête, effectivement, que quand on achète à 7,90 moyens, en gros, on enlève 150 points de base de prêts divers et variés. Et ça fait un rendement long terme, si on ne comprend pas en le long de la jouissance, qu'autour des... entre 6 et 6,50.
- Speaker #0
Ok. Donc, ça veut dire qu'il faut acheter peu au pro à 8 pour sortir du 6,50 au final. Alors, vous m'avez dit que vous alliez faire du rendement avec Sophie Dynamique. Au rendement, ça donne quoi comme objectif de performance ?
- Speaker #2
Il y a les deux mondes. Le monde classique de Sophie D, où là, on va avoir des rendements, la borne basse à 4,75 jusqu'à 5,40. Je pense que c'est long terme, nos objectifs autour de 5. Évidemment, non garanti, je suis tout à fait d'accord avec... Juste,
- Speaker #0
Guillaume, je peux vous poser une question ? Est-ce qu'on a des contraintes d'avoir une plus forte rentabilité quand on n'a pas de réseau de distribution ?
- Speaker #2
Je ne sais pas si on a des... En tout cas, on a une contrainte d'être plus transparent, exigeant dans la gestion, parce qu'il faut montrer qu'on est meilleur et on est tous autour de la table. Je pense qu'on a tous ce point commun. On n'a pas de réseau de distribution captif et donc ça nous oblige à être encore meilleurs pour montrer aux indépendants qu'on a des produits de qualité. Et donc, le rendement en fait partie. Ce n'est qu'un dépend, mais il en fait partie. Donc, le monde, j'ai envie de dire, classique. tourne autour de 5%, ce que je trouve plutôt positif. Et en tout cas, sur le long terme, c'est notre objectif. Et sur la partie plus à yield, effectivement, on a un objectif long terme de faire 7%. Et cette année, on a annoncé un 8 minimum. Et voilà,
- Speaker #0
8 minimum. Je reste avec vous. On a parlé des SCPI, on a parlé des objectifs, etc. Je voudrais qu'on parle un peu du marché immobilier, parce que c'est quand même ça. C'est quand même ça la base de tout. Alors, vous êtes acheteur aujourd'hui sur le marché immobilier, donc vous voyez un peu la situation. Comment vous le voyez ? Je vais rester avec vous, tiens, Guillaume Arnault, parce que vous avez été un de ceux qui a un peu animé le marché, avec une très grosse opération.
- Speaker #2
Oui, effectivement, un peu plus de 200 millions. Donc, on a effectivement acheté un très gros centre commercial en début d'année. Alors, sur le marché aujourd'hui, la bonne nouvelle, c'est qu'ici, on est tous acheteurs. Et être acheteur dans un marché structurellement vendeur, c'est assez agréable. Donc, on en profite tous et tant mieux. Et effectivement, quand en plus, on a la chance, comme nous, d'avoir su garder son cash et d'avoir une réserve très importante, ça nous a permis... non seulement de faire des très bonnes opérations, puisque mettre 200 millions d'euros sur la table, c'est un très gros montant. Et à un moment du marché ou de la crise, on peut le dire, personne ne voulait faire ce type d'opération. Donc là, ça vous permet d'atteindre des niveaux de rendement, des niveaux de prix qui s'éloignent de la valeur intrinsèque du bien, mais de manière très positive. On parle de rendement à deux chiffres. Et donc, effectivement, quand vous faites des opérations de cette sorte, je parle du site Au Paris Nord, Vous avez quand même un site qui a 50 ans, qui a 200 locataires, qui a 11 millions de visiteurs.
- Speaker #0
Donc, c'est du commerce.
- Speaker #2
C'est du commerce, effectivement. Et donc, moi, je suis, si on parle un tout petit peu du marché immobilier, on reste, et je sais que c'est un peu contrariant, mais on aime toujours beaucoup le commerce, qui est une classe d'actifs qui n'est pas simple à travailler, mais qu'on aime beaucoup. Et voilà, on trouve des bonnes opérations en ce moment. Donc, commerce. On peut rentrer dans les centres-villes. On a pu acheter Place du Capitole à Toulouse, une boutique magnifique. Et puis, moi, je pense que le bureau en centre-ville a tout à fait son avenir. Et on peut acheter dans Paris, dans le 17e arrondissement, à plus de 6%. Et je pense que c'est bon pour les rendements futurs de nos SCPI.
- Speaker #0
Yannick, question sur le commerce. Est-ce que ce n'est pas le marché qui doit redémarrer le premier ? Parce que c'est lui qui s'est voté le premier. On rappelle que le commerce est quand même en difficulté depuis le Covid. il n'a pas attendu la hausse des taux avant de commencer à souffrir.
- Speaker #4
Oui, mais c'est compliqué. Nous, par exemple, on n'a pas fait de commerce. Tout le monde nous dit, mais vous n'aimez pas le commerce. Nous, on adore le commerce. Le problème, c'est ce qu'on nous a montré pour l'instant. Soit on a perdu des deals, on a vu un très beau portefeuille en Irlande qui est de commerce alimentaire et ça, on l'aime beaucoup, avec un locataire solide. Nous, ce qui nous pose problème dans les deals qu'on a vus dans le commerce, c'est souvent la solidité du locataire, en fait. Et on est quand même dans une économie européenne qui souffre, où les taux de faillite... augmentent fortement et tout ce qui est commerce textile notamment, mais pas que, c'est compliqué. Et donc, on n'a pas eu l'opportunité d'en acheter, on en cherche, mais c'est vrai qu'on est très sélectif sur le commerce à cause vraiment de cette solidité des locataires.
- Speaker #0
Donc, vous achetez quoi ? Parce que les bureaux, vous les aimez ?
- Speaker #4
Oui, on achète un peu de bureaux. Il y aura toujours du bureau, on achète. Si vous regardez notre dernier reporting qui est sorti au 30 juin sur la SCPI, on fait un reportage photo dans un immeuble de bureau des Pays-Bas qui est magnifique en termes de service. Et on explique ce que c'est qu'un immeuble serviciel. Parce que souvent, on nous demande, mais c'est quoi un immeuble de bureau serviciel ? Allez voir notre reporting, vous verrez ce que c'est un immeuble serviciel, ce qu'on propose aux locataires, etc. Et donc, on fait toujours un peu de bureau. On aime beaucoup tout ce qui est logistique, bien évidemment. Et tout ce que nous, on appelle le life science, donc autour des laboratoires. Ça participe à cette notion de réindustrialisation de l'Europe. Et on a vu, aux crises du Covid, qu'on avait un vrai sujet autour des laboratoires, autour de tout ce qui est pharmaceutique.
- Speaker #3
On voit bien,
- Speaker #4
si vous avez des enfants malades aujourd'hui, le médecin vous met trois antibiotiques parce qu'il sait qu'en pharmacie, vous n'allez pas être capable de trouver peut-être deux, voire peut-être les trois. Et donc, c'est une classe active qu'on aime beaucoup. On a fait pas mal de life science récemment.
- Speaker #0
Rémi Bourgeon, sur Recommet, aujourd'hui, les premières acquisitions, quels sont les marchés qui vous intéressent ?
- Speaker #4
Alors,
- Speaker #3
on a acheté en Espagne, aux Pays-Bas et en Italie sur le deuxième trimestre, donc assez diversifié déjà, sur des classes d'actifs lifestyle, pour le coup, plutôt des hôtels, loisirs. On a acheté un centre de padel, notamment à Madrid. Mais on a acheté aussi des studios de... Là, on est dans un très joli studio, mais il faut aller voir les studios d'endemol à... à Amsterdam qu'on a acheté fin du mois de juin. Et donc, c'est une très belle activité.
- Speaker #0
On y tourne la prochaine émission. Voilà,
- Speaker #3
on pourrait imaginer ça. Non, puis aussi du bureau. On a acheté du bureau à Milan. Moi, je suis d'accord avec Yann. Il ne faut pas négliger. Il faut simplement, évidemment, être très sélectif sur le choix d'actifs. C'est évident.
- Speaker #0
Je voudrais quand même vous poser une question. Vous qui connaissez bien la logistique. Franchement, à une certaine époque, ça s'achetait avec des taux de rendement à deux chiffres, largement. on s'est retrouvé à Gento qui est quasiment du bureau parisien.
- Speaker #3
Je freinais des cas de fer pour ça mais bon.
- Speaker #0
La logistique, on est revenu au prix ?
- Speaker #3
C'est probablement la classe d'actifs qui s'est déjà repraissée le plus vite. Mais c'est clair, Yann le dit pour le commerce, quand vous allez au UK aujourd'hui, vous avez un taux de pénétration du e-commerce à 28% quand nous on est à peine à 15%. Donc vous voyez qu'il y a Il y a encore de la marge à faire. Et c'est vrai que le e-commerce, ça entraîne la nécessité d'une chaîne logistique efficace. Et une chaîne logistique, c'est souvent des ruptures de charges et donc des enveloppes immobilières. C'est pour ça qu'Activimo et toutes les sociétés derrière qui achètent de la logistique ou des locaux d'activité performent. Parce que les gens ont bien compris que c'était résilient.
- Speaker #0
Marc-Olivier Penna, je me tourne vers vous. Donc, on revient sur la France. Le commerce, ça vous plaît ?
- Speaker #1
Je pense que le Altarea, comme Sophie dit, a une longue expérience du commerce. Je suis d'accord sur le fait que c'est un métier de spécialiste. L'animation d'un mix commercial, c'est un travail continu. Les enseignes évoluent, certaines s'arrêtent, d'autres naissent. Et en permanence, il faut avoir un mix qui attire en permanence les gens. On est revenu à des fréquentations et un pouvoir d'achat qui se maintient bien. On est revenu. aux fréquentations d'avant le Covid sur la classe d'actifs. Donc là-dessus, on est très confiants et on est très bien équipés surtout.
- Speaker #0
Paris ou région ?
- Speaker #1
Plutôt région, plutôt région pour les premiers, parce qu'aussi on cherche du taux et qu'on arrive à trouver de très bons programmes, à 7+, ce qu'on cherche pour faire nos performances. Peut-être parce qu'on n'en a pas parlé, locaux d'activité, intéressant aussi, parce que c'est des PME, c'est leur outil de production, ils y sont attachés. Ils sont souvent fidèles et on peut comme ça avoir aussi des accompagnés dans le temps. Pour les SCP, c'est important.
- Speaker #0
Ça fait 35 minutes qu'on est ensemble. On se pose tous une question. J'imagine que vous avez fait des évaluations en milieu d'année. On ne sait pas d'ailleurs si c'était officiellement demandé ou pas. Et on parlera dans quelques instants de l'ordonnance de juillet qui pourrait changer les règles. Qu'est-ce que ça a donné ? Déjà, je vais commencer avec vous, Yann, parce que vous, vous avez... fait le choix d'avoir des méthodes d'évaluation un peu différentes de ce qui se passe ? Pourquoi ?
- Speaker #4
Il y a un timing, des méthodes qui sont identiques à tout le monde. On passe par des experts immobiliers indépendants. Juste le timing, en fait, on ne fait pas l'ensemble de nos expertises à fin d'année. On les fait à date anniversaire d'acquisition. Donc, on fait au moins une expertise par an, comme le demande la réglementation. Cette année, on a décidé même d'en faire deux. Donc, on fait à J plus 6 mois l'acquisition et à 1 an. Ça nous permet d'avoir un lissage, et pas d'avoir ce pic que l'AMF reprochait aux sociétés de gestion. que le prix de part était souvent déconnecté de la valeur des actifs. Nous, on estime qu'en utilisant cette manière-là, on est plus proche. Et puis, ça nous permet, on est les seuls aujourd'hui à faire ça, à publier une valeur de reconstitution trimestrielle. Tous les trimestres, on publie une valeur de reconstitution. Aujourd'hui, on n'a pas de sujet, parce qu'on a acheté dans les 18 derniers mois. Notre valeur, on est dans la partie très positive de ce fameux tunnel de valeur de reconstitution. On est autour de 205 euros de valeur de reconstitution, alors que notre valeur de part est à 200 euros. Donc pas de sujet pour le moment.
- Speaker #0
Juste, quand on est neuf, si on regarde les sujets techniques, le coût des frais, ça a un impact sur les valeurs ou pas ? C'est quand on achète...
- Speaker #4
Des frais d'expertise ?
- Speaker #0
Non, pas des frais d'expertise, des frais du fait qu'on achète des immeubles. Ça coûte des frais. Et donc, a priori, les frais, on ne les retrouve pas dans la valeur de réalisation.
- Speaker #4
Oui, bien sûr. Oui, c'est un impact, mais pas plus que quand on est plus...
- Speaker #0
OK. Donc, grosso modo, vous, vous avez une situation particulière sur la méthodologie. Vous, chez Sofidi, valeur de réalisation, reconstitution au milieu d'année, ça donnait quoi ? Alors,
- Speaker #2
nous, on a une méthode classique. ça a donné plutôt globalement une forme d'atterrissage des valorisations, donc assez proche de ce qu'étaient les valorisations du 31 décembre, avec un peu de dispersion, c'est-à-dire encore des mauvaises nouvelles, notamment j'ai en tête le bureau de périphérie et le bureau allemand. En revanche, comme les taux se sont un peu décompressés, on en reparlera, les valorisations parisiennes ont plutôt augmenté. Et le commerce s'est plutôt bien tenu, voire amélioré. N'oublions pas que le commerce, c'est quand même 15% de hausse de loyer ces trois dernières années. Donc, avec l'effet de l'inflation, globalement, vous avez des loyers qui ont augmenté et qui ont compensé des taux de capitalisation, qui fait qu'aujourd'hui, chez nous, on est globalement en très légère hausse, avec une hausse immorante sur les valeurs de reconstitution, une légère baisse sur le bureau, sur FIMO, mais évidemment, on ne bouge pas nos prix de part qui restent stables.
- Speaker #0
Prix de part inchangé, si on regarde...
- Speaker #4
C'est la même chose chez nous,
- Speaker #3
légère même amélioration des valeurs de reconstitution par rapport au 31 décembre. Donc c'est plutôt intéressant, on ne va rien changer au niveau du prix des parts.
- Speaker #0
Marc-Olivier Penin ?
- Speaker #1
Moins d'actifs que mes confrères pour l'instant, on pourrait être transparent. Après on a fait effectivement des valeurs à mi-année, on y est fortement assisté. Je pense que c'est la transparence qu'on doit en ce moment sur le marché qui se pose des questions, avec des résultats très positifs puisqu'on est... avec une valeur de reconstitution qui progresse de 6-60%, et une valeur de réalisation qui progresse de 2%. Donc on retrouve les conditions très favorables à l'acquisition en ce moment.
- Speaker #0
Ok, mais pas d'évolution du prix de part ?
- Speaker #1
Jusqu'à maintenant.
- Speaker #0
Ok, j'entends ce que vous dites tout en précisant que... Quand on regarde les communications qui existent sur la place, on n'a pas forcément le sentiment que ce soit la même vision. C'est d'ailleurs assez rigolo de voir les différences de vision qu'il peut y avoir entre les experts, puisque certains ont annoncé des valeurs de réalisation et des valeurs de reconstitution en baisse importante. L'actualité, nous sommes au mois de septembre. L'actualité, c'est la semaine prochaine ou la semaine d'après, d'ailleurs. Réunion des banques centrales. On a quand même le sentiment, j'ai entendu, il y a des marchés qui se... portent mieux que d'autres, les locaux d'activité, la logistique, etc. Mais sur le fond, quand je regarde les stats, et notamment sur le marché principal, c'est-à-dire le bureau, on a quand même l'impression que tout est totalement au point mort. Donc, ma question, elle va être relativement simple. A priori, il va y avoir baisse des taux en septembre. A votre avis, quel va être l'impact de cette baisse de taux ? Je vous donne... deux possibilités. Est-ce que ça va relancer les transactions, en imaginant que certains vendeurs se disent qu'ils vont revenir, parce qu'ils vont peut-être trouver des acquéreurs ? Est-ce que ça va faire remonter les prix ? Et question subsidiaire, j'avais le sentiment que dans un marché bloqué, il y avait une sorte de prime de liquidité, c'est-à-dire celui qui avait de l'argent et qui était prêt à payer, il pouvait écraser le prix parce qu'il avait l'argent. Est-ce que cette prime de liquidité, elle existe encore ? elle s'est réduite ou est-ce qu'elle est supprimée ? Yann Vite de Coq, votre sentiment aujourd'hui sur les perspectives du marché ?
- Speaker #1
Elle existe encore. Après, ça dépend des classes d'actifs. On parle de la logistique. Sur la logistique, c'est devenu un peu plus compétitif. Mais elle existe encore, clairement. Nous, notre sentiment, c'est que cette baisse des taux aujourd'hui, elle va s'accompagner effectivement d'une augmentation des valeurs. C'est automatique. Ça va dépendre de son ampleur, de sa rapidité. Mais on sait qu'en immobilier, il y a toujours un décalage. Comme il y a eu un décalage, on a vu que les valeurs d'expertise n'avaient pas décroché aussi rapidement. Là, c'est pareil, elles ne remontent pas aussi rapidement. Donc, pour nous, on va rester sur ce palier encore au moins jusqu'à la mi-2025, fin 2025.
- Speaker #0
Rémi ? Moi,
- Speaker #2
je voudrais parler des souscripteurs. Parce que s'il y a une détente des taux, la première chose qui va se produire, c'est une baisse du coût des crédits immobiliers, une resolvabilisation. Et donc la possibilité pour certains souscripteurs de retourner voir leur banque pour acheter des ACPI à crédit. Et donc ça, ça peut être intéressant pour nous, mais c'est surtout intéressant pour chaque souscripteur et chaque Français. Le marché résidentiel a été totalement, enfin même, catastrophique sur la dernière année. Je ne comprends même pas qu'au gouvernement on ne se soit pas penché sur ce sujet. J'espère que cette baisse des taux qui est partie permettra de refluidifier le marché résidentiel. Et si on refluxifie le marché résidentiel, il y aura évidemment des impacts très positifs sur le marché de l'immobilier tertiaire. Mais ça veut dire de nouvelles compétitions, puisqu'il y aura des nouveaux acteurs qui, eux, vont pouvoir aussi aller chercher des leviers bancaires. Jusqu'à présent, depuis un an pratiquement, nous tous autour de la table avons bénéficié justement du cash que nous avions dans nos poches pour pouvoir bien négocier.
- Speaker #0
Marc-Olivier Penin, votre sentiment sur l'impact de la baisse des taux sur le marché immobilier ?
- Speaker #3
Je pense que quand on dit que le marché des transactions est bloqué, on est à moins 50% et même un peu plus, donc il est vraiment bon jeu, c'est qu'on a des vendeurs et des investisseurs qui ne se trouvent pas, qui ne sont pas d'accord sur les prix. Aujourd'hui, on est sortis de la grande inquiétude de l'augmentation des taux. On se demandait à l'époque, il y a quelques mois, où est-ce qu'elle s'arrêtait ? On est arrivé à ce palier dont on parle, avec des taux qui yoyotent autour de 2-3%. Les gens recommencent à pouvoir avoir une stratégie. Si je vends, combien vend mon immeuble ? J'achète avec mon produit, je suis prêt à payer jusqu'à combien ? J'emprunte, a priori, on peut... On peut refaire des calculs et les gens se reparlent. Et je pense que déjà ça, ça aide, ça aidera à un début de décongestionnement du marché. Après, si les taux baissent, d'ici, parce qu'on en parle depuis longtemps, ça a commencé et effectivement ça devrait s'accélérer, je pense que ce sera très positif pour les fonds immobiliers existants. et donc pour le produit SCPI dans son ensemble. Sur les nouveaux fonds, on aura aussi une appréciation tendancielle des valeurs mécaniques, puisqu'on aura acheté tout dans le bon... Donc on est gagnant, je dirais, que les taux se maintiennent, que les taux baissent.
- Speaker #0
Guillaume Arnaud, est-ce que finalement dans le marché, il y a eu beaucoup de vendeurs forcés ?
- Speaker #4
Non, il n'y a pas eu tant que ça de vendeurs forcés, parce que le marché français en tout cas... Il y en a eu plutôt, notamment en Angleterre et dans les pays anglo-saxons, qui ont une réactivité différente. En revanche, en France, les produits sont faits pour éviter, heureusement, les ventes forcées. Donc ça, c'est plutôt assez positif. Et les rares où il y a pu y avoir des ventes forcées, il y a eu des très bonnes opérations. Mais je reviens sur les taux, parce que je pense qu'il y a quelque chose d'important. Il y a vraiment deux types de taux. Il y a les taux longs et les taux courts. Sur les taux longs, je veux dire, aujourd'hui, à 10 ans, l'État français s'endette à 3 Si on ne sait pas gérer de l'immobilier avec des taux longs à 3 il faut qu'on change de métier. Donc, j'ai envie de dire, sur la partie longue, tout va bien. Sur la partie courte, le vrai sujet en ce moment, en termes de flux sur nos produits, c'est que vous gagnez plus d'argent à mettre votre argent sur un compte à terme qu'à le placer à long terme. Donc le jour où vous allez avoir cette baisse de taux court, je pense que c'est extrêmement favorable pour nos produits parce que pendant des années, on n'a pas eu de concurrence. Vous aviez votre SCPI qui servait du 5, vous aviez... des comptes courants qui rapportaient rien, vous aviez un fonds en euros qui rapportait à peine 2, c'était la seule alternative pour avoir un rendement autour de 5 avec un risque mesuré qui était du risque immobilier.
- Speaker #0
D'où le fait qu'on ait eu sur la SCPI des touristes, c'est-à-dire des gens qui n'avaient rien à y faire, en pensant que c'était un compte à terme et qu'ils pouvaient obtenir du 5 en sortant du jour au lendemain.
- Speaker #4
Donc là, on est là sur du long terme et le jour où ces taux courts vont baisser, moi je pense que ça va être à la fois favorable, comme vous le dites, sur le marché de la... je veux dire... Les marchands qui achètent à taux variable vont revenir sur ce marché puisque ça leur coûtera moins cher de faire des financements. Et vraiment, la chose la plus importante, c'est qu'enfin, la SCPI, avec nos rendements collectifs entre 5 et 7 va retrouver un couple rendement risque qui va la remettre en haut de la pile et sera beaucoup plus, j'ai envie de dire, un vrai produit dans une allocation. Il y aura beaucoup plus, je pense, de pierre-papier dans les allocations au moment de la baisse des taux courts.
- Speaker #0
D'accord. Plus dans ce cas-là, dans une approche directe qu'intermédiaire par l'assurance vie ?
- Speaker #4
Non, les deux, parce que les fonds, les fameux taux boostés que vous avez chez un assureur, si vous avez aujourd'hui un contrat d'assurance vie qui vous assure du 4,5% sur deux ans capital garanti, allez-y. Ce que je peux vous dire, c'est que ça ne va pas durer. Et donc, quand ça s'arrêtera, vous savez quoi ? On retrouvera à la fois de la collecte sur les sociétés civiles, sur les EPC et les grands publics et les SCPI de qualité.
- Speaker #0
Allez ! Rapidement, on regarde maintenant, parce que le temps tourne, on regarde ce qui s'est passé début juillet, publication d'une ordonnance dans le cadre de la loi Industrie Verte avec un certain nombre de modifications sur les textes. Donc, on passe très vite à savoir s'il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles. Double expertise, donc deux fois par an, ça coûte de l'argent. Ça apporte plus de transparence.
- Speaker #2
Oui, mais ça apporte de la transparence.
- Speaker #0
Bien, donc bien.
- Speaker #5
C'est favorable.
- Speaker #3
Bien,
- Speaker #2
bien sûr.
- Speaker #5
Neutre.
- Speaker #1
Neutre aussi, parce que c'est bien en temps de crise, tout le reste du temps ça coûte au départ. Ça coûte,
- Speaker #2
bien sûr.
- Speaker #1
C'est très bien en temps de crise. Et donc, moi je trouve que la méthodologie de l'AMF de dire faites-en, c'est pas mal en fait puisque l'AMF nous dit pendant le temps de crise, vous en faites deux fois par an Nous obliger à en faire deux fois par an, la plupart du temps, ça ne servira pas.
- Speaker #0
Vous ne voulez pas, vous savez que la seule chance, c'est qu'il n'y ait pas de gouvernement et que cette ordonnance ne soit pas ratifiée d'ici le 3 octobre, puisque, par définition, ce texte, pour rentrer en application, doit être ratifié.
- Speaker #2
C'est fort dommage pour le deuxième volet, qui est la possibilité pour les SCPI d'acquérir, par exemple, à titre d'exemple, et ça, évidemment, pour les entrepôts, ça a beaucoup d'importance, les installations énergétiques, on nous impose un décret tertiaire et on ne nous permet même pas d'acquérir des centrales photovoltaïques. Juste,
- Speaker #0
on explique. Désormais, vous avez le droit d'investir dans autre chose que des immeubles. Absolument. Et donc, le photovoltaïque. Est-ce que ça sera toujours bien ? Ou est-ce que finalement, il faut faire un calcul économique en disant combien ça coûte d'avoir ce machin-là et d'en être propriétaire ?
- Speaker #2
Ça simplifie beaucoup le travail de gestion. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est obligé de créer des centrales photovoltaïques, mais on est obligé de les donner en exploitation à quelqu'un d'autre en mettant des usines à gaz en place, en faisant un démembrement de toiture, en créant un bail amphithéotique. sur une durée très longue. Enfin, c'est objectivement très compliqué. Et donc, franchement, si on va jusqu'au bout de ça, c'est très bien. Mais ça peut aller, là, je rejoins ce que disait Yann tout à l'heure, sur les bureaux serviciels, il faut se poser la question pour ces immeubles.
- Speaker #1
Il n'y a pas que les centrales photovoltaïques. Il n'y a pas que les centrales photovoltaïques. Et ça,
- Speaker #2
ça peut être beau, bien entendu,
- Speaker #1
sur l'immobilier d'exploitation, notamment les résidences-service, ce genre de choses, en fait.
- Speaker #0
D'accord, mais je reviens sur votre... Je répondis sur ce que dit Rémi, sur votre sujet des services. Est-ce que finalement, parce qu'aujourd'hui, on ne cesse de dire la révolution du bureau, il faut qu'on vende du service à côté des trucs, mais enfin, officiellement, le service, c'est une activité commerciale, on n'a pas le droit à la SCPI, on n'a pas le droit d'en faire. Est-ce que finalement, le législateur ne devait pas aller plus loin ?
- Speaker #1
Non, je pense qu'il faut que la SCPI reste pure et qu'elle reste pure et bon. Avoir des meubles bleu, c'est très différent d'aller faire une activité commerciale. Moi, ma conviction, c'est que la SCPI, elle est très bien comme elle est, et il faut la laisser être puriment.
- Speaker #0
Les autres innovations ? Nominal, pas de minimum à 150 euros ?
- Speaker #4
Oui, moi je pense que les vraies bonnes nouvelles sont effectivement sur les meubles blancs, sur les autres revenus. Laissons les gérants gérer, l'immobilier évolue, accompagnons ces évolutions et donc ça c'est très positif. Sur le reste, j'ai envie de dire, c'est assez technique.
- Speaker #0
Alors, le sujet technique quand même, les classes de part ?
- Speaker #3
Ça pourrait effectivement être une révolution. On connaît ça sur les OPCI. au grand public ou non d'ailleurs, avoir la même chose sur la possibilité d'avoir plusieurs parts sur un même patrimoine immobilier, puisque c'est ça, ça pourrait être une innovation très intéressante. Tout dépend de ce qu'en font les gérants. Il y a des fonds qui ont des parts en attente, qui peuvent imaginer des parts plus retail, plus institutionnelles. On pourrait aussi avoir... La possibilité d'offrir à un investisseur une part avec un chargement de frais à l'entrée, une autre part sans frais d'entrée mais avec plus de frais de gestion.
- Speaker #0
Est-ce qu'on pourrait avoir une part où on peut sortir de suite et une part où on ne peut pas sortir de suite ? Notamment pour régler le problème qu'on a eu dans la file d'attente. Parce que là, on voit bien quand le dossier est complètement coincé, vous avez les pofs particuliers qui sont en fin de file. Et puis, vous avez les bons zinzins qui sont devant et qui disent, nous, on prend d'abord.
- Speaker #3
La loi donne le principe, il n'y a pas le décret. Donc, c'est toute la question, c'est que dira le décret et comment on gère une file d'attente unique, a priori, pour un multipart.
- Speaker #2
L'idée est bonne, comme toujours, la mise en application peut... Voilà,
- Speaker #3
et ma dernière observation sur ce point-là, mais qui serait une vraie innovation, c'est qu'on a déjà 220 SCPI sur la place. S'il y a deux ou trois parts... par SCPI, ça va être assez compliqué à expliquer aux réseaux.
- Speaker #0
Ça sera comme dans la gestion collective, on finira par ne plus rien y comprendre. Parce que par définition, tout le monde se dira qu'il va faire des classements avec toutes les parts et on demandera une part auxquelles on n'a pas le droit, donc ça sera formidable. Dernière question, ça fait 50 minutes qu'on est ensemble, j'avais dit qu'on ferait plus, vraisemblablement, une demi-émission, je confirme. Vous avez de la chance, vous vous portez bien. le marché, lui, ne se porte pas bien, de manière globale. Il y a eu un bruit médiatique fort, ça s'est un peu calmé, ça pourrait potentiellement repartir. Pour vous, quand est-ce qu'on va voir le bout du tunnel sur le marché ? Et je vais vous donner un chiffre pour définir ce que je verrais, le bout du tunnel. Le bout du tunnel, ça serait pour... Pour rebondir sur ce que disait Guillaume tout à l'heure en disant, mais finalement, la collecte brute, c'est quand même un sujet important parce que c'est l'attirance des clients pour le produit.
- Speaker #2
C'est la vraie.
- Speaker #0
Quand est-ce qu'on pourrait retrouver globalement sur le marché des 4, on va dire 4-5 milliards de collectes brutes qui permettraient potentiellement à la fois à certains de se développer et à certains d'éponger les problèmes ?
- Speaker #2
Je me lance. Allez. Mi-2025. Je veux dire que 2025, on sera déjà à 5 milliards.
- Speaker #4
Je vais vous faire une réponse de guescon. Je pense qu'il y a des marchés qui vont repartir plus vite et des marchés qui vont repartir moins vite. Je ne suis pas sûr que les SCPI de bureau collectent beaucoup en 2025. En revanche, je pense que les SCPI diversifiés, nouvelles, vont remporter le marché en 2025 et collecteront bien. Donc, deux vitesses.
- Speaker #3
Marc-Olivier ? Je partage la chose. Avec une observation, c'est que l'immobilier est toujours un peu plus long que les calculs qu'on fait en zone régression. Si les taux courts, effectivement, baissent rapidement, ça va redonner clairement de la vitalité au secteur. Et ça commencera par les SCPI récentes, je pense.
- Speaker #0
Yann Vidécoq, votre sentiment ?
- Speaker #1
2026, pour moi, c'est le point central, ce que disait Guillaume tout à l'heure, c'est les taux courts. Ici, on est confrères, on n'est pas concurrents. Nos concurrents, c'est les autres produits. C'est vraiment, il faut comprendre ça. On vend de l'épargne. L'épargne immobilière fait partie de l'épargne. Et aujourd'hui, nos concurrents, c'est les comptes à terme, c'est les produits structurés. Il y a une vague de produits structurés. Là, ça va s'arrêter avec la baisse des taux. Mais avant que c'est au cours de la descente, pour moi, 2025, c'est encore un peu tôt.
- Speaker #2
Je vais juste terminer, c'est que si on a une aggravation de la fiscalité, ça sera plus que 2025 me concernant.
- Speaker #0
C'est dimanche.
- Speaker #4
Moi, je peux aussi donner une note positive. Ce qu'on aime bien chez Sofidi, c'est qu'effectivement, on a une gamme assez importante. Mais en plus, on gère un fonds de foncière coté. Moi, j'aime beaucoup regarder le marché de la foncière coté parce que le marché liquide, les marchés d'action, c'est toujours dans l'anticipation. Et voir aujourd'hui le marché de la foncière coté frémir, voir ce point bas de novembre l'année dernière. Donc, ça va plus vite que la SCPI, c'est sûr. Mais en tout cas, la bonne nouvelle, c'est qu'il y a eu un vrai rebond depuis au moins un an et que vous voyez ce marché tenir et avoir touché son point bas clairement. Donc ça, pour moi, c'est plutôt... Je vais vous dire, la SCPI, c'est un an après. Et donc, c'est plutôt des signes très positifs pour notre marché.
- Speaker #0
Ok, merci beaucoup. Je fais une référence à l'introduction que j'avais faite lors de l'émission précédente où j'avais dit que on n'avait pas abordé un scénario extrême et qu'on n'a pas abordé non plus aujourd'hui. C'est l'impact potentiel de la bordélisation politique en France sur les taux français. Mais bon, on espère que ça va se calmer. C'est la rentrée, on va essayer de voir les choses de manière positive. Merci en tout cas à tous les quatre d'avoir été avec nous. On continue dans le non-coté, mais cette fois, on revient du côté financier à l'affiche avec Opal Capital. À l'affiche, Opal Capital et son président Paul Moreno, bleu séville, fidèle au poste, qui vient nous voir tous les ans pour faire un point sur la structure créée il y a quelques années. On va donc faire ce point-là. Déjà, petit souvenir, on avait évoqué la dernière fois l'objectif... de 100 millions d'encours, vous en êtes où ?
- Speaker #5
Alors aujourd'hui, on a dépassé ça, on a plus de 140 millions d'encours et ça continue sur une dynamique très positive.
- Speaker #0
Et alors en termes de partenaires, puisque votre logique c'est de distribuer du private equity via des réseaux de distribution externe, vous bossez avec combien de CGP,
- Speaker #5
combien de clients ? Aujourd'hui, on a discuté avec beaucoup de partenaires, c'est 300 CGP ou structures de family office qui distribuent nos produits aujourd'hui, qui ont été convaincus par... la qualité de notre sélection et de la conception de notre offre.
- Speaker #0
Et au final, combien de clients ?
- Speaker #5
Aujourd'hui, on a plus de 1000 clients qui ont souscrit à des produits Opal Capital.
- Speaker #0
Alors la conception de votre offre, pourquoi bosser avec vous ? Vous m'apportez quoi ?
- Speaker #5
Alors c'est très simple Jean-François, si vous regardez ce qui s'est passé, mettons entre 2005 et 2022, où que vous investissiez, ça marchait. Pourquoi ça marchait ? C'est parce qu'en fait, les taux baissaient, les banques centrales étaient en train d'injecter des liquidités, la croissance était relativement stable, enfin, disons que tous les indicateurs étaient ouverts. Dans ce cas-là, effectivement, tout le monde a bien marché. Donc,
- Speaker #0
vous nous affirmez en tout cas déjà que les résultats passés ne préjugent en rien des résultats futurs.
- Speaker #5
Et c'est absolument notre test central qui est, aujourd'hui, l'environnement est complètement différent. Et donc, pour pouvoir détecter... qui sont les fonds qui ont des chances de faire des performances intéressantes à l'avenir ? En fait, la grille d'analyse est beaucoup plus complexe que juste regarder le passé et se dire Ah, ils ont été bons Et donc là-dessus, c'est là la valeur ajoutée d'Opal, c'est de se dire En fait, nous, on est des experts dans cette sélection à la fois de stratégies et de fonds qui sont actifs dans les stratégies qu'on a sélectionnées. C'est un boulot colossal. Aujourd'hui, on a regardé 1 800 fonds, on n'en a sélectionné que 21. Donc ça vous dit 1% de... de taux de sélectivité. Et en fait, ce boulot est nécessaire pour être pertinent dans la façon d'investir dans les actifs privés.
- Speaker #0
OK. Dans la sélection que vous faites, vous me dites qu'on n'en a pris que 21 dans 1800 analysés. Il n'y en a que 21 parce qu'il n'y en a que 21 qui sont bons ou il n'y en a que 21 parce que finalement, vous faites aussi un choix de stratégie que vous proposez au client. Autrement dit, est-ce que vous êtes sélectif ou est-ce que vous êtes une plateforme qui dit, nous, on sélectionne des bons fonds et puis derrière, vous choisissez ce que vous voulez ?
- Speaker #5
Non, les étapes logiques de création d'un fonds opal, c'est qu'on commence par regarder le contexte économique et les perspectives. À partir de ça, on se dit comment est-ce qu'il est pertinent d'investir dans ce contexte économique. Est-ce que c'est des stratégies actions, des stratégies de dette ? Et si oui, lesquelles ? Parce qu'en fait, toutes ne sont pas identiques. Et une fois qu'on a détecté la stratégie qui nous plaît, on va sélectionner... 3 à 5 fonds parmi les centaines de fonds qui sont présents sur cette stratégie.
- Speaker #0
Historiquement, depuis le début, vous avez créé combien de fonds ?
- Speaker #5
Alors, on en a lancé 5.
- Speaker #0
Ok, 5. Donc, je me rappelle, les premiers, c'était du private equity, entre guillemets, de manière traditionnelle. Aujourd'hui, puisque vous me dites qu'il y a une sélectivité des stratégies en fonction de l'environnement, aujourd'hui, vous avez combien d'offres disponibles et sur quoi ?
- Speaker #5
Alors, aujourd'hui, on a, donc sur les 5, on en a 3 qui sont sur étagère aujourd'hui. On a... un fonds qui n'investit que dans des stratégies de secondaire.
- Speaker #0
Alors, on va commencer par celui-là, si vous voulez bien, parce que vous m'en aviez parlé la fois précédente, et vous m'avez dit, mais on lance parce qu'il y a un phénomène d'opportunité avec les évolutions sur les marchés, la baisse des marchés, donc il y a des institutionnels qui sont contraints de vendre parce qu'ils font exploser leur ration, et donc on arrive à racheter des participations à des prix intéressants. C'est toujours le cas aujourd'hui ?
- Speaker #5
Alors, c'est toujours le cas. C'est drivé en premier lieu par le fait que les fonds de private equity sont depuis deux ans dans une panne relative de transactions, c'est-à-dire qu'ils vendent peu les participations qu'ils ont en portefeuille. Ça met une contrainte très forte sur les institutionnels qui doivent gérer leur portefeuille de façon dynamique, alors qu'avant, cet aspect dynamique se faisait tout seul. Donc là, aujourd'hui, il faut qu'ils soient actifs sur leur portefeuille et donc doivent vendre certaines de leurs positions. C'est là que le marché de secondaire prend tout son intérêt. Ok,
- Speaker #0
donc ça, cette stratégie, vous m'en aviez parlé la dernière fois que vous étiez venu. Il y en a donc deux nouvelles. Quelles sont-elles ?
- Speaker #5
Alors, nous avons aussi lancé un fonds de dette. qui investit dans des fonds de crédit tactique, qui vise à trouver des niches parmi les sociétés qui ont besoin de financement, où la complexité est telle qu'ils ont peu d'options sur la table pour se financer. Et le fait d'avoir peu de concurrence, de pouvoir créer une offre très sur-mesure, qui épouse cette complexité, se rémunèrent et en fait ici on a des couples rendement risque qui sont anormalement attractifs.
- Speaker #0
Anormalement attractifs, ça veut dire quoi ?
- Speaker #5
Ça veut dire que vous avez une stratégie de dette avec beaucoup de protection, mais que c'est une stratégie qui va viser entre 13 et 15% de TRI. Donc on est proche du private equity, mais avec un risque de dette.
- Speaker #0
Troisième offre, on est sur l'étagère.
- Speaker #5
Troisième offre sur l'étagère, c'est une stratégie de buy-out qui va investir sur 5 fonds. Et ici on a choisi 3 verticales. Et comme je le disais tout à l'heure... On a vraiment choisi les verticales avant les fonds. Première verticale, c'est la verticale de la santé, qui s'appuie sur le thème du vieillissement, donc qui est vraiment un thème de long terme. Deuxième verticale, c'est la verticale des logiciels SaaS. Pareil, en fait, on s'appuie sur les thèmes de la numérisation de l'économie qui est grimpante. Et le troisième thème, c'est un thème de décarbonation, de solution de décarbonation. Et donc, pareil, on a pris cette approche, on a regardé... des centaines de fonds avant d'en sélectionner cinq qui collent exactement à nos critères.
- Speaker #0
Objectif de théorie sur ce produit ?
- Speaker #5
Celui-là, on va viser plus de 20% de théorie. Alors c'est effectivement un produit qui a un risque d'équité et qui est un peu plus concentré.
- Speaker #0
Juste, vos stratégies, elles sont européennes ou elles sont internationales ? J'ai du risque de change ?
- Speaker #5
C'est mondial. Tous les fonds qu'on va regarder, ça peut être vraiment des fonds qui sont nord-américains, européens ou même asiatiques. et on va investir via notre fonds, effectivement, dans les fonds directement. Et donc, il y a effectivement de l'exposition au dollar.
- Speaker #0
Ok. Je voudrais qu'on regarde aujourd'hui, vous m'avez dit que les chiffres étaient bons en termes d'encoût. Dans ces trois stratégies aujourd'hui, on voit la dette, c'est la moins risquée, le buy-out, c'est le plus risqué. Aujourd'hui, les gens ont plutôt tendance à se tourner vers quel type de stratégie ?
- Speaker #5
Alors, on voit vraiment des comportements très polarisés. On a vraiment cette approche de dire, si je suis dans une approche où mon portefeuille, j'ai vraiment une poche dans laquelle je veux prendre du risque, je vais prendre la stratégie qui rapporte a priori le plus. Si je veux au contraire être dans une approche assez défensive, c'est vrai qu'on voit les gens investir dans le fonds de dette ou le fonds de secondaire. On a vraiment les deux populations, elles sont très disjointes.
- Speaker #0
Moi, je suis d'un profil à aimer le risque. Je voudrais qu'on s'arrête deux secondes sur le sujet du buy-out. parce que je veux bien prendre du risque, mais j'essaie non plus de ne pas être fou, et pas simplement me laisser attirer par des rendements qui sont des rendements importants. J'ai une question sur la dernière fois qu'on s'est vu, on n'était pas tout à fait dans nos niveaux de taux d'intérêt. L'environnement a quand même pas mal changé. Je voudrais m'interroger sur les valorisations. Et pour vous interroger sur les valorisations, je propose tout de suite qu'on regarde un graphique. Ce graphique, c'est l'indice Argos, qui... publient différents types de graphiques. J'ai retenu celui-là. C'est les valorisations des entreprises et le constat, je le constate, qu'elles ont baissé, ce qui est à peu près cohérent dans un environnement où les taux d'intérêt ont remonté. Mais moi, surtout, le truc qui me surprend quand je vois le graphe, c'est que je vois la courbe bleue, les fonds d'investissement qui payent depuis plusieurs années plus cher que les acteurs stratégiques. Moi, je veux bien, mais je veux bien espérer faire des bonnes performances, mais est-ce que je suis pas en train de surpayer les actifs ?
- Speaker #5
Il y a peut-être deux choses à faire avant de commenter ces chiffres. C'est de savoir comment est bâti cet indice Argos et quels sont les risques d'interprétation qu'on prend. Comment il est bâti ? On prend un échantillon des transactions qui ont été faites dans le mid-market européen et on va regarder les valorisations de cet échantillon. L'indice Argos, c'est la médiane de cet échantillon. Comme pour toute approche statistique où on fonctionne sur un échantillon, en fait vous avez un niveau d'erreur qui est relativement important en fonction de la taille de l'échantillon. Et donc il ne faut surtout pas regarder l'indice Argos comme un point, mais plutôt comme une fourchette. Et de ce point de vue-là, interpréter le fait qu'une courbe est au-dessus d'une autre, c'est aller trop loin. Donc il faut plutôt regarder les tendances. Et là-dessus, en fait, ce qu'on voit comme tendance, c'est un léger tassement des valorisations payées par à la fois les stratégiques et les fonds d'investissement, mais une remontée des fonds d'investissement sur les derniers mois.
- Speaker #0
Est-ce que le marché se réanime un peu ?
- Speaker #5
Exactement. Et en fait, c'est l'indice qu'on tire de cet indice Argos. C'est le fait que cette remontée des fonds d'investissement, elle n'est non pas tirée par le fait qu'en moyenne, on paye plus ou on paye moins. Alors ? elle est tirée par le fait qu'il y a plus de transactions qui sont dans des valorisations dites élevées par la catégorisation Argos, c'est-à-dire à plus de 15 fois les bits d'un. C'est un indice hyper intéressant parce que quand vous regardez vraiment la composition des transactions, les fonds d'investissement achètent des sociétés qui sont leurs sociétés de portefeuille, et ces sociétés vont avoir une activité d'acquisition. Les petites acquisitions dans les grosses sociétés de portefeuille, elles ont des multiples relativement faibles. Là, le fait qu'on ait des transactions qui viennent à nouveau sur les multiples élevés, ça veut dire que les fonds d'investissement sont à nouveau acheteurs et recommencent à acheter des sociétés en portefeuille.
- Speaker #0
Ok, donc vous nous dites qu'il faut être vigilant sur la méthodologie de construction des indices, comme ce n'est pas toujours très astucieux de comparer le CAC 40 avec le Nasdaq. Dernier point que je voudrais aborder avec vous. J'ai vu dans l'actualité que Opal Capital devenait société de gestion et avait obtenu son agrément AMF. Qu'est-ce que ça change ?
- Speaker #5
Le but d'Opal, c'est vraiment de proposer ce qu'on estime être la meilleure sélection à un instant donné.
- Speaker #0
Avec quel ticket d'entrée ?
- Speaker #5
Avec 100 000 euros. On crée des fonds professionnels, donc c'est accessible à partir de 100 000 euros. Et pour faire la meilleure sélection, vous avez deux composantes importantes. C'est de partir de l'échantillon le plus large possible. et de faire le boulot de sélection le plus discipliné possible. Le boulot de sélection de discipline est possible, on le fait. On fait de l'alignement d'intérêt, c'est-à-dire qu'on investit nos fonds propres dans les fonds qu'on crée. Donc ça montre cette discipline. Mais le fait d'être société de gestion nous permet d'ouvrir le chantillon encore de façon plus large. Il y a certaines stratégies dont on n'aurait pas pu prétendre les regarder. Et c'est désormais chose faite avec notre réglement société de gestion. La deuxième chose que ça change, c'est que notre clientèle qui était exclusivement française jusqu'à maintenant, on va pouvoir ouvrir les frontières et s'adresser à une clientèle aussi internationale.
- Speaker #0
Merci beaucoup Paul Moreno-Bloceville d'avoir été avec nous pour ce point annuel sur l'activité d'Opal Capital. Merci à vous d'avoir suivi cette émission. Je vous avais annoncé qu'on serait long parce que c'était la rentrée et qu'on vous retrouve avec plaisir. Rendez-vous le mois prochain, sauf naturellement, si on se croise dans les couloirs de Patrimonia. Ciao !