- Speaker #0
La Française, pôle d'expertise multispécialiste de gestion d'actifs du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, représente le journal Buccalé.
- Speaker #1
Jean-François, on va commencer par une question. Où sont les femmes ? Vous allez vous dire quel rapport avec la gestion de patrimoine. J'ai passé la dernière semaine pas mal de temps sur le terrain à la rencontre des CGP et j'ai été étonné par le peu de femmes dans les différentes audiences. Je l'ai constaté, la CNCGP le confirme. Dans leur dernier baromètre, ils annoncent qu'il y a seulement 20% de femmes dirigeantes de cabinets de gestion de patrimoine. Ce chiffre est aussi confirmé par une habitue de ce plateau, Hélène Lamont de CGP Entrepreneur. Elle a aussi seulement 20% de femmes à la tête de ces 250 cabinets adhérents à son regroupement. Et pourtant, les femmes sont bien présentes. Quand on regarde l'ensemble des collaborateurs et collaboratrices des cabinets de gestion de patrimoine, il y a plus de 50% de femmes. Il y a même des fonctions. où elles sont surreprésentées. Du coup, on peut se poser une question, à quand une vague féminine ? Hélène Lamond nous suggère une piste. Les femmes ne sont pas encore suffisamment prêtes à se faire confiance pour devenir entrepreneur et à se lancer. Ça ne devrait pas durer longtemps.
- Speaker #2
Cela dit, si vous permettez Georges, on peut quand même donner quelques noms. Il y en a beaucoup, mais... Sandrine Jeunet, Hélène Barreau-Housset, Pascal Bossan, Géraldine Métifeux, Anne-Laure Bocourgibaud. Si je continue, il y avait Anne-Laure Marcy qui était venue ici en plateau. Anne-Laure Demourgue. Je peux vous citer également Roselyne Lebas, Christine Picasso, Armel Gadan, Florence Babot. Si je continue dans les Florence, j'ai Florence Thor. Il y en a, quoi.
- Speaker #1
Petit défi, une Delphine ?
- Speaker #2
Delphine Serrière.
- Speaker #1
Bravo. Chapeau. En gestion de patrimoine, par définition, il y a des mouvements financiers, donc il peut y avoir des erreurs ou des arnaques, et entre autres des problèmes de RIB avec les fameuses usurpations. Dans ce cas, le plus simple, c'est d'essayer de faire porter le chapeau à la banque, on se dit que la banque est riche, donc la banque, elle va rembourser. Et la Cour de cassation nous aide là-dedans, avec un arrêt qui a été rendu le 15 janvier 2025. Elle indique que l'obligation pour les banques de rembourser des victimes d'escroquerie n'est pas absolue. Qu'est-ce qu'elle nous dit ? Elle nous rappelle que la banque a l'obligation de rembourser ses clients victimes d'escroquerie, mais que cette obligation est levée si le client a commis une négligence grave qui l'a conduit à se faire escroquer. Donc, énorme vigilance.
- Speaker #2
Je vais vous embaucher pour faire des papiers pour revue de Banque Groupe, je sens.
- Speaker #1
Pourquoi pas, hein ?
- Speaker #2
On continue.
- Speaker #1
Nortia a sorti son observatoire trimestriel. Dans le dernier, il y a plein d'infos intéressantes et surtout les grandes tendances à suivre pour 2025. On en retient quatre. La première, on va parler de fonds actions et de gestion alternative en 2025. Les marchés actions vont risquer d'être assez chamboulés. On a beaucoup de sujets de géopolitique. On a un sujet Trump. On a des marchés américains très résilients. On a des marchés européens qui sont sous-cotés. donc potentiellement avec un concept de rattrapage. On a des marchés émergents où il y en a qui sont plutôt très porteurs, type l'Inde avec un marché intérieur fort, des marchés plus compliqués comme la Chine. Bref, un vrai sujet à regarder. Autre sujet à regarder, le private equity. Il a été très présent en 2024, il pourrait être encore plus présent en 2025. Pourquoi ? Parce que d'un côté, les voyants sont au vert dans le sens où ça rapporte, les performances sont bonnes et ça rémunère bien le CGP. Et d'un autre côté, c'est quelque chose qui a été fortement démocratisé. C'est un produit qui est de plus en plus accessible, entre autres avec des tickets maintenant relativement faibles dans l'assurance vie. Troisième sujet, un peu plus lointain, les cryptoactifs. Ils sont un tel dynamisme qu'ils attirent les investisseurs institutionnels comme les investisseurs particuliers. Le Bitcoin a eu une croissance exceptionnelle. Il a même dépassé la barre des 100 000 dollars en décembre 2024. En plus, ça devient presque une valeur refuge. Les investisseurs ont envie d'aller dessus. Trump a même lancé son propre Bitcoin et sa femme Melania aussi, donc là, c'est peut-être plutôt un coût financier pour lui. Mais soit, mais en tout cas, Trump pourrait mettre en place des réglementations favorables qui vont aider sur ces Bitcoins. Ces Bitcoins pourraient aussi se retrouver dans des ETF. Donc, bref, l'année du Bitcoin. Dernier sujet, certainement l'année du retour de l'immobilier, une valeur refuge qui demande une sélection de plus en plus rigoureuse. Mais sur ce point-là, nous avons en plateau dans quelques minutes nos experts du club Experts Immobiliers. Ils sont bien meilleurs que moi, donc je leur laisse ma place.
- Speaker #2
C'est super. En plus, vous me faites mes relances. Juste un petit point sur le sujet du private equity. Je rappelle la sortie d'une étude de l'Autorité des marchés financiers sur les performances du private equity pour les fonds qui ont été distribués auprès de la clientèle du retail et qui sont un peu moins bons. que les chiffres indiqués par la profession.
- Speaker #1
Jean-François, avant de finir, je voudrais vous féliciter. J'ai vu que vous avez été nommé membre de la commission consultative des pratiques commerciales de la CPR. J'aurais pu l'annoncer dans le Mercato, mais ça me faisait plaisir de vous en parler.
- Speaker #2
Eh bien, écoutez, vous ne l'avez pas annoncé dans le Mercato, mais ce n'est pas grave. Vous pouvez malgré tout regarder le Mercato de Georges sur la chaîne YouTube de Et Plus Encore. Vous y verrez les principaux mouvements de marché. que ce soit en termes de personnes ou que ce soit en termes de rapprochement capitalistique. Merci Georges, et puisque vous m'avez fait ma transition, on passe tout de suite à notre débat sur l'immobilier.