- Speaker #0
Hello Mathie, je suis très heureuse de t'accueillir dans cet épisode de podcast.
- Speaker #1
Ah, un plaisir partagé !
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu vas nous partager ton parcours et nous allons découvrir les étincelles justement de ton parcours.
- Speaker #1
Oula !
- Speaker #0
Mathie, tu es conseillère en communication par l'image, ou autrement dit conseillère en image. Est-ce que tu peux nous partager... Plus précisément, ce que tu fais aujourd'hui en tant qu'entrepreneur ?
- Speaker #1
Mon travail en tant que conseillère en communication par l'image, c'est d'accompagner mes clients aux clientes. J'ai plus de clientes que de clients, d'ailleurs, on ne va pas se mentir. Et dans cet accompagnement, mon objectif, c'est de les aider à valoriser leur apparence. Mais il faut que cette valorisation de l'apparence soit vraiment cohérente par rapport à leur personnalité, à leur objectif visuel. et surtout à leur mode de vie. Je le dis souvent lorsque je rencontre ces gens, je le précise, je ne suis pas une relookeuse. Ce n'est pas mon travail de relooker les gens. Mon travail, c'est d'accompagner les gens pour qu'ils puissent faire matcher l'identité qu'ils ont d'eux, et que ça puisse se retranscrire par leur style vestimentaire.
- Speaker #0
Finalement, ce qu'ils sont à l'intérieur va se refléter complètement à l'extérieur. Et toi, tu les aides à révéler vraiment cela.
- Speaker #1
Exactement. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Pourquoi en fait tu as choisi de devenir conseillère en images ?
- Speaker #1
J'ai fait de brillantes études dans le domaine juridique en fait. Moi de base, je suis une juriste et j'ai aussi fait des études en traduction juridique. C'est vraiment deux domaines qui me passionnent, me passionnaient plutôt, puisque là je me suis orientée vers le jaune, pas tout à fait à cause, mais c'est vraiment deux domaines qui me passionnent. Et j'ai exercé dans le domaine juridique pendant de nombreuses années. Mais je suis arrivée à un stade, j'étais arrivée à un stade de ma vie où j'avais fait le tour du juridique. Je n'avais plus cette étincelle qui m'animait lorsque j'allais au travail. Je n'avais plus cet engouement pour même traiter les dossiers ou autre. En revanche, pour tout ce qui est côté traduction, j'exerce encore ce métier plutôt par le biais d'associations. Donc là, c'est plus en support. Et j'ai toujours aimé le domaine de... de la mode. Ce n'est pas la mode comme on l'entend aujourd'hui avec tous les défilés, les fashion week et compagnie. Ce n'est pas quelque chose qui me passionne en tant que telle. C'est vraiment la mode dans sa globalité, avec toute son histoire, toute sa richesse, toute l'évolution aussi du vêtement, toutes les origines du vêtement, pourquoi on les porte de telle et telle manière, pourquoi de voir aussi comment socialement on attribue telle et telle pièce à certains genres, alors que peut-être qu'initialement ça avait été créé. pour l'autre genre et vice-versa. Du coup, je me suis dit, mais pourquoi ne pas faire aussi quelque chose qui t'aime, que tu aimes sincèrement ? Je côtoie différents groupes sociaux et dans certains d'entre eux, j'ai vu des femmes brillantes, magnifiques, splendides même, pour qui j'avais vraiment une admiration, mais que j'estimais énormément et que j'avais vraiment beaucoup de plaisir à voir. et qui après un mariage, après des enfants, après un nouveau travail, après peut-être une maladie aussi, se font laisser un peu submerger, je ne sais pas, par leur nouveau statut ou par les gros changements physiques qu'elles ont pu subir. Et je me suis dit que c'est dommage de se laisser aller parce qu'elles ne reflétaient plus ce qu'elles étaient. Et justement, moi, mon travail, c'est de pouvoir les aider à se reconnecter à elles-mêmes, à reprendre confiance en elles, à reprendre le contrôle aussi de leur corps, qui a peut-être beaucoup changé, de cette image qui a beaucoup évolué, peut-être pas forcément dans le sens dans lequel elles l'espéraient, pour leur montrer que ce n'est pas parce qu'il y a eu un changement qu'elles ne sont plus belles, bien au contraire.
- Speaker #0
C'est vraiment très important ce que tu dis. J'ai eu l'occasion aussi de l'observer. Mais c'est vrai qu'à ce moment-là, je ne m'étais pas... pas rendu compte qu'on pouvait se faire accompagner pour pouvoir se retrouver à travers son image extérieure qui finalement reflète un peu notre état intérieur ?
- Speaker #1
Alors c'est assez paradoxal. C'est un métier qui est très récent, qui a une toute petite vingtaine d'années en France, mais qui malheureusement, du fait des médias, des médias même de la télé, parce qu'à l'époque où ça a commencé à vraiment se populariser, c'est par le biais de la télé, est assimilé à du relooking. la grosse différence qu'il y a entre le relooking et le conseil en images, le relooking je vais t'habiller comme moi je le veux comme moi j'aime, avec mes goûts mes orientations de mode mais voilà, alors que le conseil en images c'est vraiment accompagner la personne pour qu'elle puisse déjà bien définir ce qu'elle aime Parce que des fois, oui, j'aime bien, oui, je n'aime pas. Et puis finalement, on se rend compte que j'aime sur les autres, mais ça ne me correspond pas. Et ça, c'est très important. Il y a énormément de choses que j'aime voir sur autrui, énormément de vêtements que j'aime vraiment, mais à voir, je trouve ça magnifique. Par contre, est-ce que ça me correspond ? Est-ce que c'est moi ? Non. Et c'est ça, mon travail, c'est accompagner mes clients, mes clientes, pour qu'ils puissent découvrir leur... une entité profonde et le retranscrire à travers le vêtement.
- Speaker #0
C'est super d'avoir fait justement cette différence entre ce relooking et ce conseil en images. Parce qu'effectivement, à première vue, quand je pense conseil en images, sans connaître le métier, j'aurais pensé effectivement relooking. Mais maintenant que tu l'expliques, je vois bien la différence et je trouve ça tellement plus important. Et pour un métier aussi, finalement, tu l'as dit, qui existe depuis une vingtaine d'années, qui n'est pas connu comme ce que tu viens de l'expliquer, en tout cas avec cette importance. Qu'est-ce qui t'a poussé à te dire, ok, ça y est, je vais me lancer en tant qu'entrepreneur, je vais me lancer en tant que conseillère en communication, en images. Quelle a été cette étincelle, en fait, qui t'a poussé à te lancer ?
- Speaker #1
Il y a deux choses qui m'ont poussé à me lancer, pas nécessairement dans cet ordre-là, mais je vais les citer dans cet ordre-là. La première, c'est qu'une personne proche de mon entourage, très proche de mon entourage, s'est lancée dans l'entrepreneuriat. Et j'ai vu l'évolution qu'il y a eu chez cette personne. C'était une personne qui était salariée, qui avait un métier vraiment très stable, en CDI, je tiens à le préciser. Vraiment la stabilité parfaite, j'ai envie de dire, pour les banques, pour le mode de vie francophone, français. Mais je voyais au quotidien cette personne dépérir. se lever le matin... pour aller travailler, bon, très motivé. Rentrer le soir, après la journée de travail. Au-delà de la fatigue, je sentais qu'émotionnellement, on n'y était pas. Voilà, c'était pas là. Alors oui, chaque travail a son lot de problèmes, a son quotidien. Il y a des choses qu'on aime moins faire que d'autres, c'est normal. Mais à partir du moment où on tombe dans cette espèce de micro-dépression, je me dis, bon, il va peut-être falloir réfléchir à la carrière qu'on est en train d'embrasser, parce qu'il y a peut-être des choses à... corriger. Et finalement, il y a eu des projets qui se sont montés de son côté. Bref, et puis cette personne me dit un jour, écoute, mon travail, vas-y, c'est bon, j'ai fait le tour. Ce n'est pas moi, je me lance en entrepreneuriat. OK, d'accord, dis-moi en plus. Et alors, il y avait toujours la fatigue, il y avait toujours les scènes, il y avait toujours les horaires, je me lève tôt, je me couche tard parce que voilà, quand on est entrepreneur, il y a un demi-milliard de choses à faire. Mais ce n'était pas le même état d'esprit. Ce n'était pas la même... façon d'agir. Je voyais l'engouement, je voyais le sourire, je voyais la fierté, je voyais l'accomplissement aussi. Et puis ce côté je suis contente du travail qui a été accompli. Ça, ça a déjà été un premier déclencheur pour moi parce que je me suis dit, ok, d'accord, je fais un travail dans le juridique qui était parfait, qui était très bien sous rapport. D'ailleurs, le dernier métier dans lequel j'ai exercé, on m'avait proposé un CDI, ce qui aurait été vraiment une véritable aubaine pour moi parce que du tout. Toutes les conditions extérieures, on va dire, étaient réunies. Le travail était à une heure de porte à porte de chez moi. Et j'avais trois jours de télétravail par semaine. Et j'avais une équipe de collègues, mais d'enfer au top, vraiment les meilleurs collègues de la Terre. Et le salaire était plus que correct. Donc vraiment, je veux dire, sur ce point-là, j'aurais pu garder ma sécurité et me dire, je reste là, non ? On y va. On garde cette sécurité financière et cette stabilité de l'emploi. Mais quand on est face à ce témoignage où quelqu'un de notre entourage prend ce risque et puis s'éveille et vraiment épanouit, on se dit « Ah, bon, ouais, le travail, il est qu'il est fort, mais je suis épanouie genre à 30 ou 40 %, quoi. » Donc, on commence à réfléchir. Et puis, la deuxième chose, c'est que moi, je suis quelqu'un qui est plutôt du genre, dans mon mode de fonctionnement, à dire « Ah ben, je l'ai fait, ça n'a pas fonctionné » . Plutôt que « Ah, j'aurais dû, j'aurais dû, j'aurais dû, vas-y, j'aurais dû me lancer et tout » . Et donc, finalement, quand j'ai réfléchi à ça, je me suis dit « Non, mais en fait, Mathie, tu ne peux pas rester là. Ce ne serait pas juste ni pour toi, ni pour le travail, déjà, parce que… » Tu ne seras pas épanoui à 100%, donc tu ne vas pas te donner à fond. Et je traitais des dossiers, enfin, les dossiers que je traitais, c'était quand même en rapport avec... D'une certaine manière, je déterminais un peu l'avenir des personnes que... dont je veux traiter le dossier. Donc, si tu n'y vas pas à fond, tu peux mettre des gens financièrement dans l'embarras, tu peux mettre des gens qui sont peut-être dans une situation précaire, encore plus en difficulté. Ce n'est pas n'importe quoi. Et puis, il y avait toujours cette phrase de « il vaut mieux que tu te lances, que tu n'y arrives pas, que tu y ailles à fond et que tu te loupes. Si ça ne marche pas, ce n'est pas grave. Il y a toujours d'autres options. J'ai des diplômes, je ne suis pas... » plus bête qu'une autre, il y a toujours une solution de repli où on peut toujours se retourner. Plutôt que de ne jamais se lancer et puis d'arriver à 80-90 ans, quand tu es seule avec tes pensées, à te dire j'aurais dû faire ça. Donc je me suis lancée.
- Speaker #0
Tu t'es lancée. Tu n'as sauté pas. Et comment tu t'es sentie à ce moment-là ?
- Speaker #1
Sur le coup, quand je me suis lancée, il y a eu une période, un moment où tu stresses quand même, parce que tu te dis... Enfin, tu stresses. Non, je vais le reformuler. Je veux dire, j'ai eu un petit coup d'adrénaline. Voilà, l'adrénaline, elle est montée. Un petit pic. Parce que tu... C'est l'inconnu. Alors, je ne vais pas... On ne va pas échanger pendant 350 heures sur les effets du cerveau et la réaction du cerveau et les effets qu'a l'inconnu sur le cerveau. Mais ça reste l'inconnu. Ça reste imprévisible. Il n'y a pas de plan. Il n'y a rien. Jusqu'à preuve du contraire, l'argent ne pousse pas sur les arbres. Donc, il y a aussi tout ça à prendre en compte. Mais après, on s'est lancé. Une fois qu'on a sauté, qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est trop tard, on a sauté, donc on y va à fond. On se donne les moyens, on y va à fond. Et puis, advienne que pourra.
- Speaker #0
J'aime bien la façon dont tu as dit que tu as sauté. Ça me rappelle, une fois, j'avais posé la question pour vous. Qu'est-ce que l'entrepreneur ? Et une personne m'a répondu, un entrepreneur, c'est quelqu'un qui saute dans le vide et qui construit son avion pendant sa chute.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Franchement, superbe la météorologie, c'est exactement ça.
- Speaker #0
Pendant ta chute où tu construisais ton avion, est-ce qu'il y a des choses que tu as apprises, qui t'ont marquées, des leçons qui t'ont marquées ou que tu aimerais partager ? Et que tu penses qu'ils sont importants à savoir quand on se lance ?
- Speaker #1
Je pense que la première chose à savoir, c'est que on en déplaise à ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Vous tapez coach, mysandcoach, ou je ne sais pas quoi, coach de vie, ou n'importe quel truc, ou coach business, ou je ne sais pas quoi. Voilà, il y a déjà 80% d'imbécilité, 10% de menteurs, et le reste fait à peu près son travail correctement. Donc ça, il faut le savoir. Et parmi tout, ce qu'on entend, c'est surtout que tout le monde peut être entrepreneur. Oui, mais non. Tout le monde, si tant est qu'on n'ait pas de maladies particulières ou de difficultés particulières, tout le monde a la capacité intellectuelle. Pour être entrepreneur, c'est une réalité. En revanche, est-ce que tout le monde est fait pour l'entrepreneuriat ? La réponse est non. On nous vend du rêve, on nous vend du mensonge, on nous vend du... toutes sortes de bêtises sur les réseaux, que l'entrepreneur c'est celui qui se lève à 10h, qui fait 3h de travail par jour, qui est libre financièrement, si tes salariés étaient dans la radzone et compagnie, que le salariat c'est rater sa vie, je ne sais pas quel... C'est faux, c'est faux, c'est archi-faux, il n'y a pas plus beau, il n'y a pas plus beau mensonge qui se vend d'ailleurs à des milliards de dollars ou d'euros, comme vous voulez. qui est sorti. Être entrepreneur, c'est être DRH, DAF, PDG, vice-président, secrétaire général, secrétaire adjointe, assistante de communication, acheteuse, responsable du pôle commerce et je ne sais pas quoi de l'entreprise. En une journée, tu passes sous toutes ces casquettes-là. Je t'assure qu'à la fin, il y a de quoi devenir schizophrène. D'ailleurs, en cherchant bien, je rigole. C'est une boutade, mais je suis sûre que c'est une porte de schizophrénie. Tout le monde ne peut pas être entrepreneur. Tout le monde n'a pas le tempérament pour être entrepreneur. Être entrepreneur, c'est avant tout un tempérament. Après, il y a des choses qui vont se construire, il y a des choses qu'on va apprendre sur le plan et il y a des choses qu'on va découvrir. Bref, mais ça, c'est quelque chose que j'ai découvert. C'est quelque chose que j'apprends encore aujourd'hui, d'ailleurs. Et c'est quelque chose que je dis aux gens que je rencontre quand ils me disent « Ah, mais c'est bien, tu peux t'organiser comme tu veux. » Oui, d'une certaine manière, mais alors le salarié, quand il a fait son 8-16 ou 8-17 ou son 9-18, ce que tu veux, quand il a claqué la porte du travail et qu'il rentre chez lui, c'est la journée n'a peut-être pas été mauvaise, il est chez lui, il fait ce qu'il veut. Il a décroché de son bureau. Il a décroché de ses dossiers, de sa chef qui lui a pris la tête toute la journée et compagnie. L'entrepreneur, quand il se lève le matin, quelle que soit l'heure à laquelle il se lève, si la journée n'a pas été programmée en avant, ça va être compliqué. Tu manges l'entrepreneuriat, tu dors l'entrepreneuriat, tu rêves l'entrepreneuriat. Même quand tu prends ta douche, c'est ton moment, voilà, c'est ça. Ton cerveau fonctionne non-stop sur ton business. Est-ce que tu sais décrocher ? Ça, c'est une autre question. Est-ce qu'il faut décrocher ? Oui, il faut savoir décrocher. Est-ce que tu y arrives ? Voilà. Mais tu es 100% de ton temps sur ton business. Et tu rêves de ça, c'est une réalité.
- Speaker #0
Je partage ce que tu dis, surtout au début. C'est vrai que quand je me suis lancée à 100%, les premières années, je décrochais difficilement. Matin, midi, soir, je mangeais, je dormais, entrepreneuriat. Aujourd'hui, ça va. Maintenant, j'arrive à faire la part des choses, à décrocher, à profiter du reste de ma vie. mais c'est vrai qu'au début Il y a cette phase qui demande énormément d'énergie, énormément d'efforts. J'aime bien le parallèle un peu avec une fusée. Lorsque la fusée, elle est au sol, prête à décoller, elle a besoin d'énormément d'énergie pour pouvoir décoller. Et ensuite, quand elle arrive un peu plus haut, on va dire, dans le ciel, dans l'espace, elle va lâcher les moteurs, enfin, elle va lâcher des composants et ensuite elle va pouvoir s'alléger jusqu'à arriver à une phase d'orbite. C'est un peu comme ça, je vois, c'est nos phases, en tout cas, d'entrepreneuriat, où au début, on doit donner énormément d'énergie à consacrer énormément de temps à notre business. Mais après, on peut s'alléger jusqu'à trouver cette phase de stabilisation.
- Speaker #1
Exactement ça. C'est vraiment exact. C'est parfait. T'as tout dit.
- Speaker #0
Et justement, tu vois, dans cette phase où on a besoin... de donner autant d'énergie, autant de temps. Est-ce qu'il y a des moments où tu as eu envie d'abandonner ?
- Speaker #1
Ah ben oui, bien sûr. Mais bien sûr, plus d'une fois, je me suis réveillée le matin, je me suis dit, mais quel démon m'a envoyé faire ça ? Bien sûr. Mais qui m'a envoyé ?
- Speaker #0
J'étais pas bien là où j'étais.
- Speaker #1
Surtout, je le répète, comme je l'ai dit tout à l'heure, j'avais vraiment un travail, mais Parfait, donc voilà. Bien sûr que je me suis réveillée plusieurs fois, même endormie, pas que le réveil, endormie, me dire, mais qui m'a envoyée ? Pourquoi ? Pourquoi faire ?
- Speaker #0
Et malgré ça, qu'est-ce qui t'a poussée à continuer jusqu'à aujourd'hui ?
- Speaker #1
Comme je l'ai dit tout à l'heure, quand je fais quelque chose, j'y vais à fond. Ces histoires de travail à moitié ou compagnie, ça, ça m'aurait pile. Il y a des fois où, clairement, ça ne me plaît pas, mais même si la tâche me déplait, j'y vais à fond. et je le ferai bien jusqu'au bout. Comme ça, c'est fait une bonne fois pour toutes et on n'en parle plus. Donc, j'y vais à fond. Oui, il y a des moments où je suis dans le creux de la vague. Je suis même en train de creuser le sol de l'océan. Mais comme j'estime que je ne suis pas encore allée au bout de ma démarche, donc malgré la fatigue, malgré les coups de mou, malgré les vicissitudes de la vie, je continue. Si un jour, je me réveille et je me rends compte que j'ai tout donné, que je suis allée au bout de ma démarche, que ça ne fonctionne pas, que je suis fatiguée ou quoi au casse, je m'arrêterai, ce n'est pas grave. Je n'ai aucun souci avec ça. Mais pour le moment, j'estime que je n'ai pas encore tout donné. Donc, je continue.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu es concierge en communication par l'image. Qu'est-ce qui te donne le sourire ? Qu'est-ce qui te donne la pêche de te lever le matin ? Qu'est-ce qui te rend heureuse ?
- Speaker #1
Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est que dans ce métier-là, il ne faut pas croire que c'est 90% de mon temps avec mes clients, clientes, à faire du shopping, à leur dire quoi porter, quoi ne pas porter. Ce n'est pas du tout ça. J'ai une grosse part de travail qui se passe. toute seule, avec moi-même, mon écran d'ordinateur. Je ne veux pas dire que ce n'est pas gratifiant, mais c'est la partie que je préfère. Par contre, ce qui va vraiment me redonner le sourire et me dire, bon, on continue, c'est quand je fais un accompagnement et que la personne me regarde avec un grand sourire jusqu'aux oreilles et me dit, mais oui, mais voilà, ça, c'est moi, regarde, ça y est. Mais c'est vraiment moi, tu as vraiment réussi à traduire mon identité, je me sens trop bien, je me trouve trop belle. Voilà. Là, tu te dis, ah ouais. Mission accomplie. On a réussi. Bravo.
- Speaker #0
C'est là où tu vois vraiment que ça a du sens, en fait, ce que tu fais et que ça aide vraiment.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est dommage parce que c'est vraiment une partie, l'image qui est négligée. C'est vraiment triste alors que tout le monde se met d'accord sur le fait de dire que la communication, c'est aussi une attitude, c'est comment se présenter en compagnie, que 70 de la 30... 70% de la communication est non-verbale. Si cette grosse part de communication est non-verbale, pourquoi on ne tient pas compte de ça et pourquoi on ne le travaille pas ? Et moi, mon job, justement, c'est de travailler sur cette communication qui est non verbale pour accompagner les gens et leur donner des tips pour justement mieux communiquer avec, entre guillemets, moins d'efforts.
- Speaker #0
Donc, tu es en train de nous dire que par l'apparence physique, on communique quelque chose et qu'on est capable de communiquer différemment simplement en étant physiquement différent.
- Speaker #1
Alors, c'était pas très correct. Alors, c'était... Où il y a de ça ? On va dire comme ça. C'est pas qu'une question d'apparence physique. C'est vraiment une question de... C'est une posture générale. C'est une posture générale. Et en fait, les vêtements ont un double impact. Ça aussi, on en parle très peu. Il y a l'impact personnel qui va te concerner que toi. Regarde, fais le test chez toi. Amuse-toi avec une veste tailleur et une jupe. une jupe cintrée, crayon, ce que tu veux, ou un pantalon tailleur, un petit chemisier et tout, une paire de talons, tu vas voir comment naturellement ta posture va être beaucoup plus droite, beaucoup plus ferme, beaucoup plus assurée, beaucoup plus CEO. Mets ton jogging ou pyjama, pilou-pilou, ce que tu veux, tu vas voir comment naturellement tu vas commencer à traîner des pieds, te jouter un peu sur toi-même, et puis... Être en mode, je me mangerais bien un petit chocolat avec ma couverture ou je me boirais bien un petit chocolat chaud allongé devant la télé. Ça, c'est le premier impact psychologique qu'est le vêtement. Et justement parce que c'est un impact psychologique, ce que toi tu vas refléter, ça va être retranscrit par les autres. Ça va être retranscrit et les autres vont le voir. Alors ils ne vont peut-être pas pouvoir l'exprimer verbalement, mais les yeux vont le percevoir, le cerveau va analyser l'information et va faire un shift. et Un concernement pour beaucoup de personnes va guider ta réaction et ta posture par rapport aux autres. Et ça, c'est de la communication non-verbale.
- Speaker #0
Finalement, on peut utiliser aussi cet aspect vestimentaire par rapport à ce qu'on a besoin d'accomplir ?
- Speaker #1
Bien sûr, ce n'est pas on peut, c'est qu'il faut l'utiliser. Il faut utiliser l'aspect vestimentaire, même pas que vestimentaire, visuel de manière générale pour pouvoir accomplir nos objectifs quels qu'ils soient. Et c'est quelque chose qu'on a beaucoup... beaucoup de mal à comprendre et intégrer en France, et surtout pour nos femmes, où une femme trop apprêtée, elle porte des noms divers et variés, pas assez apprêtée, elle se laisse aller, trop ceci, trop cela. Alors que pas du tout dans d'autres pays, ça fait même partie intégrante de la société. Je pense notamment aux pays asiatiques, où l'aspect visuel est très important, pour la façon dont tu seras perçu par les gens qui t'entourent. Et aux États-Unis, ou ce qu'ils appellent le Prattie Privilege, d'ailleurs qu'on revoit très bien dans les films, où le stéréotype du beau gosse ou de la belle gosse qui va devant quelqu'un, qui demande un service ou une faveur ou qu'on encaisse, qui n'a absolument rien à poche et qui l'obtient. Et il y a eu énormément d'études sociales, psychologiques, qui ont été faites par de grandes universités, qui expliquent ce phénomène. Mais il a été tellement sous-estimé, tellement dénaturé, tellement dénigré, que nous, on en vient à le minimiser et à croire. que la seule compétence suffit. C'est faux, c'est archi faux. Tes compétences ne suffiront jamais. Et en tant que femme, ça, il faut bien qu'on se l'intègre. Nos compétences ne seront jamais suffisantes. Parce que malheureusement, ou heureusement, je ne sais pas, mais ça, c'est un fait, la première chose que l'on voit chez toi, c'est ton visage et ta façon de t'habiller, pas ta compétence. Après, tu peux parler, là, on verra tes compétences, mais avant...
- Speaker #0
Donc, l'aspect visuel extérieur, ce qu'on projette, ce n'est rien de superficiel.
- Speaker #1
Absolument pas. C'est un message que tu fais passer, au même titre que la conversation qu'on a là.
- Speaker #0
Tu disais précédemment, à juste titre, qu'un entrepreneur doit avoir plusieurs casquettes. CEO, DAF, communicant, exécutant. Finalement, on peut utiliser l'aspect vestimentaire pour performer différemment selon la casquette qu'on a besoin d'avoir.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Si aujourd'hui j'ai besoin d'avoir une posture de CEO, parce que j'ai des décisions importantes à prendre, que j'ai des réunions... Avec des acteurs importants, je mets une tenue vestimentaire, je me coiffe, je me chausse d'une façon qui me permettra de me sentir CEO. Et ça influencera le comportement et les décisions que j'aurai à prendre.
- Speaker #1
Exactement, c'est exactement ça. C'est marrant parce que dans d'autres domaines, c'est quelque chose d'assez évident, mais on le cantonne à un seul domaine. Je prends un exemple concret pour bien exprimer et illustrer mon propos. Je suis d'origine guadeloupéenne. Ma grand-mère est de confession catholique. Elle vit d'ailleurs encore en Guadeloupe. Ma grand-mère ? à trois types de tenues. Un premier style vestimentaire pour rester chez elle, faire son ménage ou pas ce que vous voulez. Une tenue lorsqu'elle sort, lorsqu'elle doit aller faire ses courses chez le médecin ou quand qu'est-ce. Et lorsqu'elle allait encore à l'église, ses tenues d'église. Jamais au grand, jamais. Vous l'auriez vu interchanger pour une situation, l'une de ses tenues. Jamais. À l'époque, ça ne s'expliquait pas. Oui, chaque tenue doit être appropriée aux circonstances, de temps, de lieu et compagnie. Oui, ça, c'est vrai. Je n'en dis ce qu'on ne vient pas, c'est factuel. Par contre, ce qui n'a jamais été dit à l'époque, c'est que l'image qu'elle renvoyait, vous la voyez sortir en fond de nous. Comment elle est habillée ? On pouvait dire où est-ce qu'elle allait. Ah, là, elle va à l'église. Ah, là, elle va faire ses courses. Ah, là, elle va attacher des cabris ou quoi au caisse. Pourquoi on dit que ce ne serait pas vrai ? En quoi est-ce que ce serait différent aujourd'hui ? Le monde a évolué. Oui, c'est une réalité. Mais en quoi la tenue vestimentaire que vous portez ne doit pas traduire la tâche que vous allez avoir à accomplir ou l'endroit dans lequel vous vous rendez ?
- Speaker #0
Et même sans sortir.
- Speaker #1
Même sans sortir, bien sûr.
- Speaker #0
Même en travaillant chez soi, on peut s'habiller de façon à performer, en tout cas dans la tâche qu'on veut accomplir.
- Speaker #1
En tout cas, moi, c'est un conseil que je donne parce que c'est d'autant plus vrai lorsqu'on est peut-être un peu fatigué le matin ou que la nuit a été catastrophique ou qu'on est au caisse, ou qu'on doit échanger sur un sujet qu'on ne... qu'on ne maîtrise pas. Ça arrive, des fois, il y a des sujets sur lesquels on n'est pas spécialement à l'aise. Mais c'est justement là où il faut jouer avec le visuel. C'est là où il faut y aller à fond et se dire, écoute, je ne me sens pas spécialement à l'aise, donc on va endosser la cape de Wonder Woman pour pouvoir tout cartonner.
- Speaker #0
En fait, c'est super intéressant ce que tu dis et tellement sous-côté. Parce qu'on a beaucoup aussi l'image de l'entrepreneur qui travaille en pyjama, chaussette, alors que finalement, La tenue vestimentaire et tout l'aspect visuel travaillent aussi et font travailler le cerveau différemment. Et par rapport à ce que tu disais sur une tenue pour aller dans tel lieu, une autre tenue, est-ce qu'il n'y a pas aussi des codes par lieu ? C'est-à-dire que moi, j'ai travaillé longtemps dans un secteur, un groupe bancaire, je voyais qu'il y avait un type de tenue pour ce secteur. Et quand j'ai travaillé en start-up, c'était autre chose. Et même au sein ! Du groupe, selon les services, il y avait un type de tenue aussi. Et selon le métier aussi. Est-ce que l'identité profonde et la façon dont on voudrait se vêtir peut être compatible à tous les lieux dans lesquels on va se trouver ?
- Speaker #1
Ah, ça c'est une question piège ! Ça c'est une question piège ! Tu m'aurais posé la question il y a 20, 30, 40 ans, en arrière je t'aurais dit non, que effectivement... même il y a 15 ans, 15-20 ans, je leur ai dit non, qu'effectivement, il ne faut pas parfois faire la part des choses. D'ailleurs, je me souviens, quand on regarde des films, des fois, quand tout le monde décède d'entretien d'embauche, il y a la fameuse question qui revient, pourquoi est-ce que vous voulez travailler chez nous ? Et puis, le candidat qui se doit de sortir toutes les valeurs que l'entreprise défend, et implicitement, le code vestimentaire qu'il est prêt à endosser. Aujourd'hui, j'aurais tendance à dire non. Alors, je m'explique. Oui, certains secteurs d'activité ont un code vestimentaire. Et l'une des raisons pour lesquelles ils ont un code vestimentaire, c'est qu'ils veulent dégager et faire passer certains messages. Dégager certaines choses et faire passer certains messages. Exactement ce que je disais tout à l'heure. Si tu dois aller négocier un contrat à 300 millions d'euros, il y a très peu de chances que tu débarques devant la personne avec qui tu veux négocier en jogging basket et t-shirt loose. Tu ne sors pas faire ton jogging, coco. Donc oui, c'est vrai que dans le secteur bancaire, souvent c'est… costard-cravate de rigueur, tenue très... Je n'aime pas dire formelle, mais tenue qui, visuellement, renvoie la notion de quelqu'un qui est sérieux, stable, fiable, peut-être même un requin qui sera prêt à défendre tous tes intérêts. La start-up, on estime que c'est un peu plus cool. Allez, tu peux venir en jean-basket, bermuda-tongue, ce n'est pas grave, c'est free Mandela, les gars, on y va, venez comme vous êtes. Moi, mon travail, j'aime à croire en tout cas que c'est possible. Moi, mon travail, c'est de faire coller justement ton identité et ton style vestimentaire à n'importe quelle circonstance. Ça ne veut pas dire qu'il ne sera pas adapté. Ça veut dire que, quoi qu'il arrive, tu vas passer et tu te retrouveras, tu te sentiras toujours toi. Et pas avoir un style pour le travail, un style pour la maison, un style pour, je ne sais pas, m'assortir avec tes potes ou quoi que ce soit. C'est de faire en sorte que, quel que soit l'endroit où tu ailles, quelles que soient les circonstances, Ton style vestimentaire restera le tien, mais sera adapté à la circonstance extérieure.
- Speaker #0
Ça, c'est une belle nuance. On sera toujours nous-mêmes.
- Speaker #1
Je vais te prendre un exemple très concret. On va dire que tu aimes énormément porter les couleurs et que tu es le genre à porter tes babars. T'es Elmer éléphant. Je ne sais pas si tu connais cette histoire. C'est un éléphant qui n'est pas gris, qui est multicolore. C'est toi, Elmer. Tous les jours, tu portes du jaune, du violet, du rouge, du vert, du marron. On s'en moque, les gars, on y va, c'est parti. Sauf que le domaine de ton domaine d'activité professionnelle, on te dit que c'est plutôt nuance, sombre, donc du noir, du gris et du blanc. éviter les... de couleur fluo et compagnie. Ok. Mais qu'est-ce qui t'empêche d'avoir, je ne sais pas moi, si tu es un homme, une cravate colorée, une paire de chaussettes colorées, si tu es une femme, une paire de lunettes.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Ce n'est pas parce que tu es dans un environnement qui prône la sobriété que tu ne peux pas avoir ce petit twist qui te caractérise. Et c'est là que j'interviens en fait. C'est là où justement je dois t'accompagner pour t'apporter ce petit twist. Ton travail t'impose d'avoir, je ne sais pas moi, des tailleurs noirs, gris toute la semaine. Ben... Très bien, on va porter du noir, du gris et du bleu marine. Est-ce qu'il t'empêche d'avoir une pochette de couleur sur l'avant, d'avoir une doublure un peu faible, d'avoir peut-être un collant qui sorte un petit peu plus de l'ordinaire, donc qui ne soit pas uni, qui peut être un peu texturé ou autre ? Ou alors tes chaussures qui font un petit talon coloré ou un bout, ton sac à main, ton manteau, n'importe quoi. Et tu te retrouveras toujours parce que tu te diras, ah oui, c'est bon, il y a cet élément-là qui me définit, qui me caractérise, je n'ai pas l'impression de porter un déguisement. Au final, c'est ce qui se passe. Quand tu n'es pas habillé comme toi, quand tu ne te sens pas toi dans tes vêtements, tu as le sentiment de porter un déguisement et de jouer un rôle.
- Speaker #0
Quand on se lance dans l'entrepreneuriat, quand on quitte, après des années d'expérience, le salariat où justement les tenues étaient très codifiées, on ne peut plus savoir en fait qu'est-ce qu'on aime porter ou penser que la tenue qu'on a portée des années, c'est notre style vestimentaire, c'est comme ça qu'on s'habille et penser que c'est naturel. Et là, je pense que c'est à ce moment-là où, toi, ce serait bien de te voir pour pouvoir se retrouver. Et savoir, finalement, en fait, on n'est pas cantonné au style vestimentaire et au code vestimentaire qu'on a porté pendant des années quand on était salarié.
- Speaker #1
Oui, en fait, on a toujours tendance à croire qu'on est le poste qu'on occupe. Et pendant des années, d'ailleurs, ça, c'est encore aujourd'hui, bien que la tendance soit un petit peu au changement, quand on se présente, bonjour, je suis monsieur ou madame, je vais faire ça dans la vie. En fait, ce n'est pas ce que je t'ai demandé. Quand je te rencontre dans la rue, je ne suis pas avocat, médecin, légiste ou bouleur. Ça ne me concerne pas. Moi, ce que je veux savoir, c'est qui tu es en tant que personne. Qui tu es intrinsèquement ? Quelles sont les valeurs que tu défends ? Ce en quoi tu crois au quotidien ? Est-ce que tu penses que... Je ne sais pas, moi, c'est... Enfin, ça peut être n'importe quoi, mais moi, c'est ce qui m'intéresse quand je rencontre quelqu'un. Après que tu aies exercé tel et tel métier, c'est souvent pour en savoir, parce que tu peux demander des conseils sur telle et telle chose. Et justement, le souci, c'est qu'à force de se... de s'identifier et de se définir surtout par son travail, on en vient à cette espèce d'incompréhension et justement on se perd. On se perd et on ne sait plus qui on est, on se perd et on n'arrive plus à se retrouver, à s'identifier, on se perd, on ne sait même plus ce qu'on aime, des choses de base, on n'arrive même plus à les déterminer. Est-ce que j'aime, est-ce que je n'aime pas, je ne sais pas. Alors que si au contraire tu gardes ton identité propre et que tu dis exerce tel métier, ce n'est pas la première chose que tu mets en avant quand tu échanges avec quelqu'un. tu arrives à évoluer sur toi, tu arrives à travailler sur toi et à évoluer et à te dire, ok, d'accord, je suis un tel, donc même s'il y a un code qui m'est imposé, je vais jouer avec ce code-là. Je vais jouer avec les interdits, avec les restrictions. Je vais jouer avec tout ça pour que je puisse quand même garder mon identité mais refléter les valeurs de l'entreprise pour laquelle je travaille.
- Speaker #0
Là, c'est... dans le cas où la personne travaille pour un environnement codifié. Et pour l'autre cas où un entrepreneur travaille pour lui-même, son entreprise, ça peut être son bureau, son coworking, sa chambre, son bureau chez lui, là pour le coup il n'y a plus de code. Mais il y a aussi un troisième élément que je voudrais rajouter. L'entrepreneur, il ou elle est entrepreneur, il peut aussi faire plusieurs activités qui n'ont rien à voir parce que finalement il est libre de faire ce qu'il veut. Comment là, on peut s'y retrouver ?
- Speaker #1
C'est ça la beauté de la chose. C'est qu'entrepreneur, c'est à toi de définir ton environnement. Et ce sera à toi de le construire puisque ton entreprise, alors elle va naître et après, elle est censée grandir, elle est censée évoluer, elle est censée prospérer. Donc, tu vas construire tes propres codes, que ce soit ta marque, ton visuel, mais toi, après, tu vas définir tes codes. Peut-être que toi, par la suite, tu en trouveras des gens, tu auras des salariés. Ce sera à toi de définir qu'est-ce que tu veux que tes salariés reflètent et comment. Il y a aussi deux travails qui vont se faire. Le premier qui fera sur le visuel propre de la personne, ce qu'elle veut dégager, faire passer comme message si elle vient à croiser des gens ou à faire des rencontres. Mais il y a aussi le visuel propre de l'entreprise qui là est un autre métier. Les deux peuvent être en concordance, c'est même mieux. Mais si déjà tu arrives à travailler sur toi. ta posture. Le reste suivra naturellement.
- Speaker #0
L'entrepreneur se retrouve lui-même, retrouve son identité profonde et cela va se refléter sur son entreprise, sur son apparence extérieure. Son extérieur, à travers ses tenues vestimentaires, sa coiffure, ses habits, vont impacter aussi la façon dont son travail va se faire, va évoluer. En fait, tout est lié.
- Speaker #1
Exactement. Après, il peut exercer plusieurs métiers, ça ne change pas. Il aura des tenues adaptées à chaque circonstance, mais des tenues qui... seront lui ou elle, qui seront le reflet de son identité.
- Speaker #0
Et je suis contente en fait que tu aies partagé cet aspect et montré à quel point c'est important l'image, tant sur la communication extérieure qui est non-verbale, mais l'impact aussi que ça a sur le cerveau et le travail même interne à l'entreprise, mais aussi interne à l'entrepreneur dans son état d'esprit et dans son développement. S'il y a une idée clé que tu voudrais que l'on retienne, quelle serait-elle ?
- Speaker #1
Sur l'entrepreneuriat, à supposer que le projet mené n'est pas réussi et qu'il nous faille retourner au salariat, ne pas le voir comme un échec. Ce n'est pas un échec, c'est peut-être bifurquer pour mieux sauter, je vais le dire comme ça. Sur le conseil en images, l'idée clé, ne négligez pas votre apparence extérieure. Parce que malheureusement, vous êtes les seuls à savoir qui vous êtes réellement et nous qui sommes à l'extérieur, on ne peut le savoir qu'après échange. Mais si votre apparence extérieure ne donne pas envie d'être approchée, ce sera difficile de découvrir qui vous êtes réellement. Donc n'hésitez pas à aller voir des conseillers et conseillères en images, n'hésitez pas à travailler sur votre expérience et surtout, je sais que c'est très dur, mais faites-le avec quelqu'un qui vraiment saura vous écouter et retranscrire ce que vous avez dans votre tête et dans votre cœur.
- Speaker #0
Merci. Et si quelqu'un justement a saisi cette idée clé et qu'elle veut te contacter, comment peut-elle faire ? Où peut-on te retrouver ?
- Speaker #1
On se retrouve avec mon compte Instagram qui est mati.conseilestyle. On peut échanger par DM. Et puis voilà, je suis disponible et à votre disposition, surtout à votre écoute, pour vous aider, vous accompagner dans cette transformation.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci à toi de m'avoir reçu. Merci pour cet échange très riche et très dense.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté l'invitation et de nous avoir partagé tes étincelles et tes pépites.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
plaisir. A bientôt. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu es salarié ou en transition professionnelle et que tu réfléchis à entreprendre, je t'invite à t'abonner au podcast pour ne pas manquer les prochains épisodes. Si cet épisode t'a aidé ou t'a fait réfléchir, n'hésite pas à le partager autour de toi. Il pourrait aider quelqu'un d'autre à oser passer le cap de l'entrepreneuriat. A très vite au prochain épisode. Ciao !