Speaker #0Hello, bienvenue, chez Être F'âme, le podcast qui parle d'accomplissement autrement. Alors, autant tendre mon micro à mes invitées a été très naturel jusqu'ici, mais en revanche, me retrouver là toute seule à vous parler derrière mon micro, c'est vraiment un exercice très étrange pour moi, et si je suis très honnête, avec lequel je ne suis pas du tout à l'aise. Ça m'a valu pas mal de tracas ces derniers temps quant à la meilleure manière de procéder. Et puis, je me suis dit qu'il fallait que j'y aille, que j'accepte que ce soit complètement imparfait, que j'accepte que ce soit fait avec les moyens du bord et que ce qui comptait par-dessus tout, ce n'était pas tout ça, mais surtout de vous parler à cœur ouvert. Et ça, je crois que je sais plutôt bien faire. On est au début de l'année 2026 et si je suis très honnête avec vous, je suis très très fatiguée. Alors, paradoxalement, je suis pleine d'élan et de l'optimisme qui me caractérise de manière générale. Mais c'est vrai, je dois vous l'avouer, je suis vraiment, vraiment fatiguée. Une fatigue qui est physique, certes, mais qui est aussi psychologique, au point de me demander à peu près tous les jours, si je ne suis pas complètement folle, de nourrir les ambitions que je nourris. Si je vous confie tout ça avec autant de sincérité, c'est parce que ça me semble important dans la vie d'être transparente. Et dans ce contexte-là, je me dis... que ça peut faire du bien à d'autres d'entendre ce que je ressens. Donc, disons-le, je suis rongée par l'anxiété, ça m'asphyxie jusqu'au milieu de mes nuits. Et si je réfléchis, ça va faire un an que c'est comme ça. En tout cas, consciemment. Peut-être qu'inconsciemment, ça dure depuis plus longtemps. Mais on va dire que depuis un an, ça prend beaucoup d'espace de manière consciente. Alors, vous me direz que ce n'est pas très original en tant que jeune maman. et certes, ça compte dans l'équation. La maternité, ça redistribue toutes les cartes en termes d'organisation, en termes de priorité, en termes de gestion du temps. Et puis la maternité, chez moi, ça a aussi réveillé une petite voix qui n'était déjà pas complètement partie, mais alors là, elle est complètement de retour, qui attend de moi en permanence d'être parfaite, ce qui est absolument impossible. Et j'ai cette attente à tous les niveaux de mon existence, avec une exigence qui est absolument irréaliste et qui me donne mal à la tête. Alors paradoxalement, et je tiens vraiment beaucoup à le souligner, la maternité, c'est vraiment pour le coup profondément ce qui me donne du courage et de la force chaque jour, c'est ça qui me rappelle tous les jours la puissance que j'abrite en moi, et c'est très important pour moi de le souligner. Je crois que ce qui nourrit mon anxiété, c'est pas du tout la maternité, mais c'est plutôt une pression de résultat que je me mets en permanence. Et surtout, une pression d'un résultat immédiat. Et je crois que ça, c'est un des fléaux de notre société. Et puis, si je suis profondément transparente et sincère, peut-être l'attente d'un résultat qui soit socialement clinquant. Et ça, pour le coup... Je crois que c'est une fausse route totale, que ça me déconnecte complètement de la vie et de son cheminement. Et la vie, finalement, elle n'est faite que de cheminement. Alors, il y a tout juste un an, si on remonte en arrière, c'était les moments d'adaptation de mon tout petit bébé à la crèche. Elle n'avait alors que trois mois. Et là, aujourd'hui, quand rétrospectivement je repense à tout ça, Je ne peux pas m'empêcher de faire une corrélation entre toute cette pression qui m'habite et l'enjeu de faire cohabiter ma vie de mère, ma vie de femme, avec aussi ma vie professionnelle. Parce que la réalité, c'est qu'on nous demande, à nous, les femmes, d'être performantes de tous les côtés. On nous demande d'être une mère... Hyper présente, on augmente de réussir au travail, d'avoir de l'ambition. Et finalement, de tous les côtés, on est en permanence jugé. Et ce dont je me rends compte dans tout ça, c'est que le jugement le plus violent, en tout cas pour ma part, c'est vraiment intime ce que je vous livre, c'est celui que moi je m'inflige intérieurement. et dans le silence, parce que j'en parle pas. Donc il y a un an, j'ai repris peu à peu le travail en réfléchissant beaucoup, beaucoup, beaucoup à la direction que je désirais donner à ma vie de femme, à ma vie de mère, à ma vie professionnelle. Ça a pris du temps, un temps long. Si je suis très honnête avec vous, pas toujours reluisant, ni plaisant, mais en revanche, je suis profondément convaincue que c'était un temps nécessaire. Un temps qui m'a permis de me reconnecter à moi, à ma vie depuis le début. Et il y a un constat que j'ai fait, c'est que j'ai eu l'immense privilège d'être élevée par des parents qui n'attendaient pas de moi que je sois la meilleure, qui n'attendaient pas de moi que je sois numéro 1. Et qu'à défaut de cultiver en moi cette quelconque volonté d'être numéro 1, ils m'ont donné d'autres clés et appris que l'essentiel, il réside bien ailleurs. J'ai beaucoup repensé et je crois que c'est ça, c'est de m'avoir appris que l'essentiel il résidait ailleurs, qui m'a offert la liberté de très tôt faire mes propres choix et de faire ces choix en liberté. Je me dis que c'est fou parce que malgré ce privilège que j'ai la chance de recevoir, finalement ces dernières années je me suis beaucoup trop dénigré. C'est un dénigrement qui se fait de manière interne. C'est vraiment quelque chose qui se vit à l'intérieur. Et je me suis beaucoup trop répétée que je n'étais pas à la hauteur, que je n'étais pas à la hauteur à tous les niveaux de mon existence. Et c'est des idées qui se sont immiscées en moi lentement, pernicieusement. Et ça m'a conduit à des pensées très très dures à mon endroit quant à mes résultats. Et peu à peu, ça a pris une... telle place dans mon esprit que l'année qui vient de s'écouler, j'ai l'impression que je devenais incapable de voir tout ce que j'accomplissais. Et franchement, j'en fais plein des choses, mais mon cerveau n'était capable de ne voir que ce que je ne faisais pas. Encore une fois, comme depuis le tout début de la conversation, je vais essayer d'être honnête avec vous. J'ai terminé l'année qui vient de s'écouler en étant très triste. Alors triste pour des raisons de la vie qui méritent de la tristesse, en tout cas la tristesse elle peut s'expliquer, mais aussi triste par rapport à une déception immense envers moi-même. Et je trouve qu'on ne devrait pas se rendre triste pour des raisons comme ça. Et ce regard que je portais sur moi qui était si dur, c'était vraiment uniquement basé sur un rapport à la performance, une mesure de réussite. Je ne sais pas qui a dit que ça devait être comme ci ou comme ça, mais en tout cas, c'est ça qui me conduisait à avoir un tel regard sur moi. Et du coup, moi... Comme beaucoup d'entre nous, probablement, les dix derniers jours de l'année, j'ai décidé de ralentir. Et ralentir, c'est une chose vraiment, en 2025, que je m'étais interdite depuis des mois, par souci de performance. Je dis tant pis, parce que si je suis très honnête avec vous, le fait justement de m'être interdite de déconnecter, ça a conduit mon cerveau à avoir beaucoup, beaucoup de mal à accepter ce ralentissement et à l'embrasser. Donc c'était pas facile. Mais je crois que ça m'a fait du bien. Et même si j'étais pas en déconnexion pleine, d'avoir su quand même faire cette pause, ça m'a permis de faire un pas de côté et de réaliser que toutes ces pensées à mon endroit, c'est pas possible en fait. Que c'est d'une violence inouïe, que ça sert personne, ni moi, ni quelqu'un d'autre. Et qu'il y a une chose qui est sûre là-dedans, c'est que jamais, jamais, jamais, je n'assainerai les mots que je pouvais me dire à moi-même, à qui que ce soit d'autre. Et ce constat, il m'a conduit à une évidence, c'est qu'il fallait absolument immédiatement cesser d'être aussi virulente à mon endroit, et surtout me reconnecter à mes fondamentaux, et notamment à ce que mes parents avaient pu me transmettre. Parce que c'est une chance, en fait, d'avoir pu recevoir ça. Je me suis dit qu'il était grand temps de reprendre ma vie, une vie qui est une vie de décision, de décision prise en liberté, une vie où je décide de choisir et non pas une vie où je cherche à plaire, puisque c'est ce qui est le plus grand danger, il me semble. Et c'est fou, car ce podcast, il voit le jour pour vous aujourd'hui, mais en réalité, ça fait déjà des mois qu'il a pris vie dans ma vie. des mois qu'il m'accompagne et jamais, jamais je n'aurais imaginé que j'allais lui donner cet angle pour vous l'introduire. Mais je crois que la vie, elle sait souvent bien mieux que nous et que finalement, elle fait très bien les choses. Alors, être femme, c'est la mise en lumière des trésors que portent en elle les vies d'une multitude de femmes. C'est l'idée d'un podcast témoignant du parcours de femmes. et cette idée elle m'habite depuis début 2020 donc depuis 6 ans à l'heure où je vous parle ça s'est pas fait avant car il y a eu d'autres projets il y a eu d'autres priorités je crois qu'on peut tout simplement dire qu'il y a eu la vie et pour continuer dans la transparence j'ai débuté l'année dernière en posant la ferme intention que cette histoire de podcast mettant en avant des femmes ça prendrait vie dans l'année nous sommes en 2026 donc factuellement Il semble évident que j'ai échoué. J'ai cela dit, œuvré en ce sens, alors pas à la vitesse que je projetais, et donc c'est pas en 2025 qu'être femme aura atterri dans vos petites oreilles. Néanmoins, c'est bel et bien en 2025 qu'être femme a pris une place considérable dans ma vie. Cette nouvelle aventure, je la vis depuis des mois déjà, et ce n'est que le début. Alors je suis très émue de vous la partager aujourd'hui. Et aujourd'hui, nous sommes le mardi 13 janvier, un jour comme les autres pour beaucoup, mais pour moi, le 13 janvier, c'est l'anniversaire d'une grande sœur. Et puis le 13, il est beaucoup plus symbolique que ça, pour elle, comme pour moi. Si un jour elle écoute cet épisode, elle saura. Cette femme, elle compte parmi les êtres qui ancrent. Ces êtres qui savent qui vous êtes, qui se fichent complètement. que vous rentriez dans une quelconque case tant que vous allez bien et que vous êtes heureuse. Ces êtres auxquels la vie vous lie, aussi bien par la joie que par le chagrin. Comme je suis sensible aux dates, je trouve ça très beau que ce podcast, si cher à mon cœur, arrive dans vos petites oreilles un 13 janvier. Je vous le disais, ça fait des mois que je travaille. Et il y a déjà 12 épisodes qui ont été enregistrés. Déjà 12 femmes avec lesquelles j'ai passé un moment à chaque fois hyper singulier, hyper profond. J'ai hâte de vous partager ça. Donc c'est parti, c'est un parfait et c'est ok, on y va. Je vous partage enfin toutes ces conversations. Et puis à ce qu'il paraît, la vie récompense rarement ceux qui attendent d'être sûrs à 100%, mais souvent ceux qui osent malgré le doute. Et croyez-moi, des doutes, il y en a beaucoup. Alors bienvenue chez Être Femme, le podcast qui parle d'accomplissement autrement. Je vais vous donner rendez-vous toutes les semaines. Être Femme, je souhaite que ce soit pour vous, pour moi, pour nous, un espace où on réapprend à dicterner la réussite de la performance. Un espace où on réapprend à être, tout simplement. Pour ceux qui me connaissent, j'aime beaucoup comprendre les autres, les humains. Alors ce podcast, c'est un format long. qui invite à apprécier le temps long. Il invite à la profondeur de la conversation. Ce genre de conversation sur la vie, de la vie, qui invite à écouter, à comprendre, loin de tout jugement, sans jamais tomber dans l'enfermement. Parce qu'il faut le rappeler, la vie n'est qu'un cycle de saisons et que nous sommes tous et toutes en mouvement permanent. Être femme, c'est l'ouverture sur des vies de femmes. C'est de la profondeur, de la joie. Un espace où l'on se sent la possibilité d'être pleinement soi, un espace de partage. Ces conversations sont menées avec des femmes tout aussi différentes les unes des autres, pour ouvrir les esprits sur les nuances de la vie. Être femme, c'est des confidences, parfois intimes, parce que parfois, souvent même, l'intime cache en lui un écho profondément universel. Bref, être femme, c'est la vie. Avec ses ombres. ces orages et ces éclaircies. Et ces éclaircies, ce sont des témoignages de trajectoires fortes d'accomplissement, mais qui mènent chacune leur propre combat intérieur. Des témoignages qui peuvent donner l'élan à d'autres, à vous, moi, de mener une vie qui nous ressemble, sans jamais pour autant nous enfermer. Parce que se construire tout court, c'est le chemin d'une vie. Parce que se construire professionnellement, c'est loin d'être évident ou constant. Être F'âme diffuse la voix de femme pour vous accompagner, avec cœur et humilité, à embrasser les vagues de l'existence. Je souhaite du plus profond de mon cœur que vous y trouviez un espace pour nourrir, encourager, révéler vos ambitions. Un espace dénumé de toute injonction, un espace qui ramène à l'essentiel, être en vie. Alors je vous donne rendez-vous très vite. pour découvrir toutes ces voix de femmes aussi encourageantes, réconfortantes, inspirantes les unes que les autres. Merci à Jihed, Laury, Ania, Léna, Asmaa, Elsa, Sophie, Sybille, Malika, Clara, Thérèse et Karine de compter parmi les premières à m'avoir fait confiance. Je suis impatiente d'enfin partager ces moments à vos côtés car je sais déjà qu'ils feront du bien à de nombreuses dames. Sur ce, rendez-vous mardi prochain. 20 janvier, pour l'épisode numéro 1 d'Être F'âme. En attendant, vous pouvez me suivre sur les réseaux sociaux, via @etrefamepodcast, f'âme F-A-M-E, et via @naloudesbois. Et puis si vous avez envie de soutenir le lancement de ce format, pour qu'Être femme mette du soleil dans tous vos mardis, partagez-le à vos amis, et n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur les plateformes d'écoute, cela m'aidera beaucoup pour produire ce contenu.