Speaker #0Bienvenue sur Femmes de Lumière, le podcast qui réveille la puissance douce des femmes. Ici, nous parlons d'éveil, de féminin sacré, d'équilibre avec le masculin, d'amour, de résilience et de transformation. Parce que lorsqu'une femme s'éveille, c'est toute l'humanité qui s'illumine. Je suis Patricia Lacoma et chaque épisode est une invitation à te reconnecter à ta lumière intérieure et à marcher fièrement dans ta vérité. Aujourd'hui, j'ai envie d'aborder un thème sensible, intime et parfois silencieux, le deuil. Quand on parle de deuil, on pense spontanément à la mort. Et bien sûr, le deuil lié à la perte d'un être cher est une expérience bouleversante qui mérite un accompagnement profond et respectueux. Mais il existe d'autres formes de deuil, beaucoup plus invisibles, souvent minimisées et parfois même niées. Et pourtant, ces formes de deuil peuvent être tout aussi douloureuse. Dans cet épisode, nous allons parler des deuils invisibles, du deuil blanc, de ce que le deuil provoque psychiquement, émotionnellement et corporellement et surtout comment on peut être accompagné dans ces traversées sans les forcer, sans les nier, sans les positiver. Si tu traverses une perte, qu'elle soit visible ou invisible, sache que tu n'es pas fragile, tu es simplement humaine. et ton ressenti est totalement légitime. Tout d'abord, il nous faut comprendre ce qu'est le deuil. Le deuil, ce n'est pas un événement, c'est un processus intérieur, un processus d'adaptation profonde à une réalité qui n'existe plus ou qui n'existera jamais. Faire un deuil, ce n'est pas tourner la page, ce n'est pas passer à autre chose, c'est apprendre à vivre avec l'absence sous toutes ses formes. Donc le deuil peut concerner une personne, une relation, un rôle, une version de soi, un futur imaginé, une sécurité, voire même une illusion. Ce qui rend le deuil si difficile, c'est que quelque chose meurt en nous. Mais que le monde, par contre, autour de nous, continue de tourner comme si de rien n'était. Et très souvent, on nous demande d'aller vite dans le processus, de comprendre, de relativiser, de rester forte, alors que le deuil demande... totalement l'inverse. Ils demandent du temps, de la présence, de l'écoute et de la reconnaissance. Abordons maintenant les deuils invisibles, ceux qu'on ne reconnaît pas forcément. Les deuils invisibles sont ceux qui ne sont pas officiellement reconnus comme des pertes légitimes. Et pourtant, ils peuvent provoquer également de la tristesse profonde, une fatigue chronique, une perte de sens, de l'anxiété, de la culpabilité. Un certain isolement, des symptômes dépressifs. Voici quelques exemples très fréquents de deuil invisible. Par exemple, le deuil d'une relation suite à une séparation ou un divorce. Ça peut être aussi une rupture amicale, une relation toxique qu'on quitte, une relation qui n'a finalement jamais existé comme on l'espérait. On ne pleure pas seulement l'autre, on pleure ce qu'on projetait, ce qu'on croyait possible, la version de soi dans cette relation. Un autre deuil invisible peut être par exemple le deuil d'un projet de vie, un projet professionnel qui s'effondre, une entreprise qui échoue, une carrière rêvée inaccessible, un déménagement annulé, un projet de cœur abandonné. C'est le deuil du « j'aurais dû, ça aurait pu être » . Un autre deuil invisible est aussi le deuil d'une identité, par exemple devenir mère ou ne pas le devenir, changer de rôle social, perdre un statut. traverser une maladie, vieillir. Ça peut être la ménopause aussi, qui est une forme de deuil invisible. C'est parfois le deuil finalement le plus douloureux, celui de la femme que tu étais ou que tu pensais devenir. On parle aussi de deuil invisible pour le deuil d'une sécurité, par exemple une perte financière, une perte de stabilité, un sentiment d'effondrement intérieur, une perte de confiance aussi. Même s'il n'y a pas de mort il y a un choc, une désorientation, une peur, une perte de repère. Il existe aussi le deuil blanc qui entraîne une douleur silencieuse et profonde. Et en fait, le deuil blanc est l'un des plus complexes à traverser. Il concerne les situations où la personne est encore physiquement présente, mais psychiquement, émotionnellement ou relationnellement, elle est absente. Par exemple, un parent émotionnellement indisponible, un proche atteint d'Alzheimer ou de troubles cognitifs, un conjoint qui est devenu étranger, un enfant en situation de handicap. Une relation où l'autre n'est plus accessible. Dans le deuil blanc, il n'y a pas de fin claire, pas de rituel, pas de reconnaissance sociale. Et souvent, il y a une immense culpabilité. Je n'ai pas le droit de souffrir alors qu'il ou elle est encore là. Mais le cœur, lui, il vit vraiment une perte réelle. Et on doit faire le deuil de la relation telle qu'elle était, de ce lien nourrissant. On doit faire le deuil de l'échange, de la réciprocité. En fait, Le deuil blanc, c'est un deuil très lent, ambigu et finalement très épuisant émotionnellement. Quand on traverse un deuil, on traverse différentes étapes. On parle d'ailleurs des étapes du deuil, mais pas comme un parcours linéaire, finalement comme des vagues. Et à travers ces étapes, on peut retrouver le choc de la nouvelle, le déni, la colère, la tristesse profonde, la culpabilité aussi, le vide ressenti, puis... l'acceptation. Ces étapes peuvent revenir, se mélanger, s'intensifier, s'apaiser. Chaque deuil est différent en fonction de la personne qui le vit. Des étapes vont durer plus ou moins longtemps selon les personnes. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le deuil n'est pas un problème à résoudre en fait. C'est vraiment une expérience à traverser et chacun la traverse à son rythme et à sa manière. Et ce qui rend justement le deuil si douloureux, c'est que très souvent, on le traverse seul. Pourquoi justement il est important de se faire accompagner durant un deuil ? Un deuil non accompagné peut devenir vraiment un deuil fivé, un deuil refoulé, un deuil qui s'exprime par le corps, par la somatisation, un terrain pour l'anxiété ou la dépression. Et au contraire justement, être accompagné dans son processus de deuil permet de mettre des mots sur l'indicible, de légitimer la douleur, de sortir de la culpabilité, de recréer du sens et de se reconstruire intérieurement. Par contre, ce qu'il faut bien prendre en compte, c'est qu'accompagner un deuil, ce n'est absolument pas oublier, effacer ni même remplacer. Mais bien au contraire, c'est intégrer, transformer, redonner une place juste à ce qui a été perdu et réinvestir finalement sa propre vie autrement. Donc si tu traverses un deuil aujourd'hui, qu'il soit visible ou invisible, je veux que tu entendes ceci, tu as le droit de souffrir, tu as le droit de ralentir, tu as le droit d'être accompagné pour ne pas le traverser seul. Le deuil ce n'est absolument pas une faiblesse, c'est une preuve d'attachement, d'amour et de profondeur. Et parfois dans ces traversées, quelque chose de nouveau peut émerger, une autre relation à soi, une autre façon d'aimer, une autre manière d'habiter sa vie. J'espère que ces explications te permettront de légitimer ta douleur et de comprendre que ce que tu vis actuellement est tout à fait normal et donc légitime. Si tu sens qu'en ce moment tu as justement besoin d'être accompagné, je t'invite à me contacter via mon site internet pour m'exposer ta situation. et ensemble on va échanger justement sur l'accompagnement qu'il est possible de mettre en place pour t'aider, te soutenir, t'écouter aussi, afin que tu puisses justement... poser tout ce qui te pèse. Merci d'avoir écouté cet épisode de Femmes de Lumière. Si cet épisode t'a inspiré, n'hésite pas à le partager autour de toi pour que de plus en plus de femmes s'éveillent et rayonnent. Retrouve aussi l'univers d'Eveil et Résonance sur mon site internet avec mes accompagnements de coaching individuels et d'autres ressources pour t'aider sur ton chemin. Et surtout souviens-toi, en t'éveillant, tu éveilles le monde.