- Speaker #0
Extralabial, c'est l'essentiel de l'intimité à lèvres déliées. Ce qui touche toutes les lèvres, dit à brûle pour point, sans tabou, sans injonction. Des mots, des voix et des outils pour retrouver une intimité libre et parfaitement épanouie. Pourquoi ce podcast ? Pour créer un espace bienveillant où parler de sexualité sans gêne, sans vulgarité, mais avec conscience. Un échange libre avec Adnan, cofondateur d'Inti, et des invités inspirants, inspirantes, autour... du bien-être intime et des silences autour du corps.
- Speaker #1
Edwige, bonjour, merci beaucoup et bienvenue surtout dans Extralabial. Tu me fais un énorme honneur en acceptant de venir jusqu'à Bruxelles pour enregistrer ce podcast alors que tu attends un petit miracle bientôt. Donc, merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi, Adnan, de m'avoir invitée. Je suis ravie d'être ici et c'est un plaisir. Donc, voilà, pas de problème. Mon bébé et moi, on est là pour répondre à toutes tes questions.
- Speaker #1
Fantastique, merci beaucoup. Alors aujourd'hui, j'aimerais bien continuer. En fait, quand on s'est rencontrés à Paris, on a pu discuter d'Inti Essentials et j'ai pu te présenter notre marque, un peu nos valeurs, notre concept, un petit peu notre étude. Et j'aimerais bien revenir sur un point fondamental dans cette étude par rapport à l'anxiété et par rapport à l'incommunicabilité des difficultés sexuelles. J'aime bien utiliser ce terme plutôt que de parler de dysfonction. Quand quelqu'un a des difficultés dans sa vie sexuelle, dans sa vie intime, dans le sondage qu'on a réalisé avec BVA, on s'est rendu compte qu'il y avait très peu de personnes qui en référaient. Déjà un professionnel de santé, en l'occurrence une sexologue, un sexologue ou sexothérapeute. Et on s'est rendu compte que le chiffre était relativement bas, donc seulement 1% des personnes répondantes ont dit en parler et en référer. Et quand on ramène ça par exemple au partenaire, à la partenaire, On est, je crois, quelque chose comme un tiers des personnes répondantes. C'est assez faramineux, cette espèce de gap, ce silence qu'il y a autour de l'intimité. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
La communication, déjà, dans le couple, c'est déjà quelque chose qui est parfois tabou, parfois compliqué de parler des choses qui ne vont pas ou qui ne vont pas comme... Voilà, on aimerait que ça marche. Alors, quand il s'agit de la sexualité, là, on est encore sur l'ultra tabou. parce qu'on a toujours l'impression que si l'autre a des difficultés, on a une part de responsabilité. Donc il y a souvent le conjoint, la conjointe, qui n'ose pas exprimer ses difficultés, de peur peut-être de froisser l'ego de l'autre, ou de remettre en question des compétences sexuelles ou autres. Et du coup, on se tait, on garde cette... Cette douleur, cette appréhension de la sexualité, tout ce que ça peut impliquer. Alors, il y a des difficultés qui se voient plus que d'autres, évidemment. Mais on en fait un tabou. Et puis, après, on rentre dans le cercle vicieux d'une sexualité qui est peu épanouissante, voire sans aucun plaisir.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est très juste et très judicieux ce que tu dis. Mais si on devait un petit peu catégoriser toutes les formes d'appréhension. d'anxiété, d'angoisse qui sont liées à l'intime. Est-ce que tu pourrais simplement en résumer quelques-unes, quelques causes en réalité ? Qu'est-ce qui provoque tout ça, d'après toi ?
- Speaker #0
Il y a la fameuse anxiété de performance, qui est certainement la plus connue, qui est, elle, directement en lien avec la sexualité, parce qu'on manque d'éducation, on manque de connaissances, on s'imagine qu'il y a forcément des cases à cocher Euh... pour que le rapport sexuel soit considéré comme valide, bon, etc. Et donc, on se met tout de suite, bien avant d'être dans le moment intime et qui est censé être un moment de déconnexion, des objectifs qui feraient de nous un bon coup, un mauvais coup, etc. Donc, on arrive avec quand même déjà des choses à faire, des choses à cocher et on n'est pas du tout dans le moment présent. Et on va vraiment aller vers la performance plutôt que dans la connexion. l'exploration, l'intimité et la complicité qu'on peut avoir dans ces moments-là. Donc ça, c'est souvent, malheureusement, le plus grand éducateur sexuel au monde, c'est les films pornographiques.
- Speaker #1
Je savais que tu allais en parler.
- Speaker #0
C'est les films pornographiques qui nous font croire qu'il faut des sexes de 25 cm, des corps parfaitement lisses, sans poils, qu'il faut forcément jouir à chaque rapport. avoir des érections de deux heures. Tout ça biaise complètement ce qu'est le sexe de la vraie vie. Et donc, du coup, on arrive avec l'idée qu'on attend de nous plein de choses, alors qu'en fait, de base, c'est juste un moment d'exploration, où on cultive sa complicité, où on passe un bon moment. Donc, il y a cette anxiété de performance-là. Qui est ressentie par les deux sexes, j'ai l'impression.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et qui parfois, sur les personnes à pénis, est un peu plus importante, puisqu'il y aurait obligation de pénétration, dans le schéma très hétéronormé, etc. Qui dit pénétration, dit érection. Et là, tout dépend du pénis. Donc, on remarque quand même que cette anxiété de performance, elle impacte. impacte énormément la qualité de l'érection et aussi la rapidité ou d'ailleurs la lenteur de l'éjaculation.
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs, pour te permettre de t'interrompre, par rapport à cette question, je trouve que c'est assez fondamental parce qu'on a notre, justement, dans l'imaginaire collectif et dans la codification qu'on peut avoir d'un rapport sexuel, effectivement, on a ce script sexuel dominant qui est véhiculé par le porno mainstream. où le rapport sexuel commence avec des préliminaires qui sont souvent expédiés. Bon, je n'aime pas le terme préliminaire, mais c'est ce que tout le monde reconnaît comme préliminaire. Donc, sexualité non pénétrative expédiée. Puis, les positions classiques qui sont souvent à la faveur de la personne qui pénètre plutôt que de la personne qui est pénétrée. Et puis, le rapport se termine avec une éjaculation. Donc là, c'est un peu la difficulté. Et donc en fait, ce genre de script sexuel est effectivement problématique pour... les deux personnes de part et d'autre quand on parle d'un couple hétéro cisgen, mais quand on est dans une logique, en fait, ne penses-tu pas que l'information elle-même est source d'anxiété parce qu'elle est peu représentative d'une diversité ou de plusieurs, justement, de l'existence même de plusieurs scripts sexuels et de plusieurs chemins ?
- Speaker #0
En fait, ce script, c'est le script du coït de la reproduction. Ce n'est pas du tout le script du plaisir.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Pour l'autre. Il y en a un qui va se convaincre que c'est la seule façon d'avoir du plaisir et qui va donc y aller un petit peu, j'ai envie de dire bêtement, pour obtenir ce résultat qui serait l'éjaculation, qui n'est pas toujours associé à un orgasme, mais la plupart du temps quand même. Et puis l'autre qui va s'imaginer que... pour être dans le bon rôle et faire ce qu'on attend d'elle ou de nous, c'est forcément de recevoir cette pénétration. Or, il s'avère que ce n'est pas forcément ce qui est le plus jouissif, ni pour l'un ni pour l'autre. Les études le montrent, en tout cas pour les personnes qui ont un clitoris, il n'y a que 6% des personnes qui peuvent avoir un orgasme avec la pénétration seule. Donc c'est quand même vraiment peanuts.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
J'ai envie de te dire. Et donc, ça empêche, en fait, ça enferme tout le monde dans ce schéma qui n'est pas le plus intéressant. Il y a une phrase que j'adore de Martin Page qui dit « Si la sexualité est une question de plaisir, les femmes seraient moins pénétrées et les hommes le seraient davantage. » Et cette phrase, elle est telle... Enfin, moi, quand je l'ai entendue, je ne travaillais pas encore sur les réseaux sociaux, etc. Je faisais déjà de la sexo, mais... Elle a fait effraction dans ma tête. Je me suis dit, mais purée, c'est si vrai. Et on a l'impression que ce schéma qu'on nous a appris, qui est vraiment celui juste de la reproduction, il nous coupe le champ des possibles de la sexualité et il nous met dans une routine qui, en fait, fait que tout le monde se fait chier.
- Speaker #1
Oui, en réalité, moi, si je devais un peu résumer le fond de ta pensée, et je te rejoins complètement là-dessus, les scripts sexuels actuels sont anxiogènes, en fait, pour quelqu'un qui... qui est en apprentissage ou en devenir dans sa vie intime. Et en fait, l'accès à une information qui serait plus objective, plus juste, plus neutre, plus scientifique peut-être, permettrait aux personnes de déconstruire justement toutes ces idées préconçues qu'on a sur, quelque part, la finitude d'un rapport sexuel ou la complétude d'un rapport sexuel basé sur je ne sais quel type de performance. Et donc, moi, je voudrais aussi, peut-être qu'on parle de cette notion de circlusion qui, je trouve, a une dimension très, très intéressante d'empouvoirment pour les personnes, en tout cas, qui sont pénétrées. Parce qu'on n'est plus du tout dans cette logique de j'accueille passivement et j'attends.
- Speaker #0
De domination, finalement.
- Speaker #1
Oui, de rapport un peu qui est problématique et de passif actif. Et donc, c'est ce genre de choses aussi qui... qui scriptent aussi même les rapports de personnes d'autres orientations sexuelles. Cette notion même, en fait, pour moi, pourrait aider, contribuer. Donc, juste par... Pour moi, savoir, c'est pouvoir. Et en matière de sexualité, ça l'est davantage. Maintenant, on va peut-être en parler après, mais comment doser ce savoir pour ne pas justement basculer en trop de savoir ? Mais savoir, c'est pouvoir. Et donc, ne penses-tu pas que lorsqu'on est au fait de ce qui va se passer concrètement dans son corps et comment son corps fonctionne, notamment le rôle, par exemple, du clitoris dans le relâchement de la musculature lisse du vagin, pour pouvoir justement... permettre éventuellement une pénétration ou un peu plus de plaisir. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu plus de cette connexion, justement, esprit-corps dans ce sens-là ?
- Speaker #0
Pour tout, l'esprit et le corps sont liés. Et en matière de sexualité, je dis souvent que le premier organe sexuel c'est le cerveau. Si on ignore cette information... et qu'on demande juste à son corps de fonctionner comme un robot, ça ne va pas marcher. Il faut qu'il y ait une connexion entre ce qui se passe au niveau de la génitalité, où il n'y a pas que le sexe, ou des autres zones érogènes, et que le cerveau soit absolument d'accord avec ce qui se passe, et disponible aussi, parce qu'il y a aussi cette disponibilité psychique. Quand on parlait de l'anxiété, on a parlé de l'anxiété de performance, aussi. L'anxiété diffuse, qu'on peut subir au quotidien parce qu'on est une personne anxieuse, parce qu'on a une charge mentale monstrueuse, et donc il est difficile de faire abstraction de tous nos soucis du quotidien au moment où on est censé lâcher prise. Elle vient aussi parfois, cette anxiété, un peu nous embêter. Donc ce cerveau, effectivement, il va décider de notre capacité de lâcher prise, il va décider de la qualité du moment en conscience. ou non, et c'est important de savoir si déjà on est dans des bonnes dispositions psychiques pour avoir un rapport sexuel, parce que parfois, on y va de façon un petit peu mécanique, parce que peut-être on en a envie, et j'espère, évidemment, mais parce qu'il faut cocher la case du rapport sexuel hebdomadaire, parce qu'on ne sait pas communiquer avec son ou sa partenaire, cette peut-être non-envie du moment. et se dire parfois peut-être là je ne suis pas forcément disponible psychiquement et encore moins disponible pour ce schéma dont on parlait tout à l'heure, à savoir vraiment ce script des préliminaires qui seraient expédiés, rapport pénétratif, éjaculation de dodo. Alors qu'on serait plus disponible à un moment de caresse, de massage, qui serait peut-être en dehors d'un objectif sexuel. mais qui serait dans un moment quand même d'intimité importante et qualitatif. Mais ça, c'est difficile parce que, justement, on en parlait, le manque de communication qu'on peut avoir avec son, sa partenaire, pas envie de froisser l'ego de l'autre. Et donc, on va aller dans des rapports qui vont être, qu'on va vivre presque de l'extérieur, j'ai envie de te dire.
- Speaker #1
Comme dans un état dissociatif ?
- Speaker #0
Alors, on ne serait pas quand même dans un état dissociatif. souvent quand même dans l'état dissociatif il y a le trauma qui rentre mais peut-être on serait dans une semi-connexion on vit le moment et en même temps en fait notre esprit est ailleurs sur la liste de courses du lendemain les problématiques professionnelles ou autres et donc on va pas prendre vraiment de plaisir mais juste cocher la case du rapport hebdomadaire ou mensuel ou je ne sais quoi
- Speaker #1
Oui, c'est marrant que tu en parles parce que moi, on me rapporte très, très souvent ça. Donc, en 20 ans de contact de proximité avec mes clients et mes clientes en boutique, il y a énormément de personnes qui disent mais en fait, j'ai envie, mais mon corps ne suit pas. Et donc, c'est ce que tu parlais d'anxiété diffuse, de stress. Moi, c'est ce que j'ai. Il y a tellement de pseudo recettes miracles pour booster la libido. Je vous dis la première des choses à faire, c'est de déjà. Avoir conscience du stress que vous avez emmagasiné, parce que des fois, on n'en a même pas conscience. Et donc, tu parlais de cette fameuse charge mentale qui, effectivement, pèse malheureusement beaucoup plus sur les femmes et sur les personnes invulves, en règle générale, parce qu'il y a tellement de choses dont elles doivent tenir compte, parce qu'il y a aussi tellement d'injonctions. Donc, rapport, peut-être pour certaines personnes, veut dire, ah bah tiens, je dois penser à mon épilation, je dois gérer un peu la tenue. Peut-être, pourquoi pas, avoir déjà prévu. pensé à préparer le... Tu penses à...
- Speaker #0
La charge sexuelle.
- Speaker #1
Exactement. Et la charge sexuelle qui vient intervenir en plus là-dedans. Comme si c'était un dû, une espèce de dette sexuelle qu'on peut avoir vis-à-vis de l'autre. Parce qu'il y a... Mais socialement, en fait, il est quasi admis ou facilement acceptable de dire « Ah bah oui, un homme, ça a des besoins. » Et donc, tu dois quelque part un peu suivre le rythme. Ou alors, tant pis pour toi si l'autre personne va voir ailleurs ou si l'autre personne a une autre...
- Speaker #0
J'ai eu ce commentaire, d'ailleurs je vais en faire une vidéo la semaine prochaine, d'un monsieur, je ne me rappelle plus du nom, qui disait « Mais rappelez-vous quelque chose, mesdames, un homme qui est bien vidé... » ne va pas voir ailleurs.
- Speaker #1
Oh là là, c'est l'horreur.
- Speaker #0
L'horreur. J'espère que c'est quelqu'un qui s'est perdu sur mon compte, qui n'était pas abonné, en l'occurrence, mais...
- Speaker #1
Un petit troll des bois ?
- Speaker #0
Ouais, voilà, j'espère, mais je pense malheureusement que c'est encore quelque chose qui est ancré dans la tête de beaucoup de personnes, à savoir si tu n'es pas capable, alors dans les couples hétérocystes, la plupart du temps, évidemment, mais tu n'es pas capable de satisfaire Merci. ton ou ta partenaire, il ou elle, souvent il, dans l'imaginaire collectif, ira voir ailleurs et il sera bien de ta faute. Et ça, c'est des discours qu'ont encore parfois certains gynécologues, certaines sages-femmes en postpartum. Avec des femmes qui viennent de vivre un traumatisme gynécologique, parce qu'on ne peut pas le dire autrement, on sort un petit gigot quand même de notre intimité. Et donc évidemment, ça demande reconstruction. physiques et psychiques. Et en fait, on va très vite porter sur les épaules de ces femmes-là l'idée qu'il faut quand même aller s'y remettre, évidemment, sans jamais leur expliquer qu'on peut avoir une sexualité aussi non pénétrative. Parce que souvent, ce qu'il fait, alors soit c'est le désir qui fait défaut, et dans ce cas-là, on attend évidemment qu'il revienne, mais parfois on a quand même ce retour du désir pour notre partenaire, mais comme on a en tête que le schéma pénétratif et que... on a un peu d'appréhension à nouveau explorer cette pratique, eh bien du coup, on va tout mettre de côté. Alors qu'on aurait envie de reprendre des caresses, de reprendre, je ne sais pas moi, du sexe oral ou autre. Mais voilà, non, non, on va nous dire, il faut reprendre la pénétration. Tant pis, serrez les dents. Et donc, c'est terrible parce qu'il y en a beaucoup qui le font. Parce que sinon, on aurait une responsabilité dans l'infidélité. du ou de la partenaire et donc on ne pourrait s'en prendre qu'à nous-mêmes finalement Oui,
- Speaker #1
il y a même des mutilations génitales qui sont quelque part perpétrées en raison de ce genre de raisonnement donc on va parler du point du mari pendant je ne sais pas combien de temps beaucoup de personnes disent que c'est une réalité ainsi de suite alors qu'il suffit simplement d'avoir conscience de comment le corps fonctionne et comment le reconstruire
- Speaker #0
Ce point du mari, il n'est pas si on n'est pas sur l'histoire ancienne J'ai par exemple, moi je suis évidemment en plein dedans, je n'ai pas encore fait mon projet de naissance, mais j'ai une amie qui vient d'accoucher il n'y a pas longtemps. On nous demande en gros de lister ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas. Et d'elle-même, alors qu'elle est infirmière puricultrice, elle n'a mis pas de point du mari. C'est-à-dire qu'il y a quand même cette appréhension. C'est trop mal quoi. Oui, qu'on voudrait. Et moi, quand j'en parle sur mes réseaux sociaux, j'ai énormément de personnes qui viennent me dire « Mais moi, on me l'a fait. » Et on m'a dit, votre mari sera content. Et donc, c'est des mutilations, parce que c'est des points qui ne sont pas nécessaires, qui vont être douloureux, qui vont être difficiles à assouplir, qui vont, du coup, après, traumatiser la vue. Et c'est terrible. Et c'est encore, malheureusement, pratiqué.
- Speaker #1
Oui, et ça, c'est assez intéressant, parce qu'il y a encore... Moi, j'ai eu beaucoup de contacts avec des personnes en situation de postpartum qui se retrouvaient dans des situations... Pointe du mari, pointe du mari, problématique parce qu'effectivement, le tissu cicatriciel a tendance à devenir fibreux et donc à se rigidifier. Et donc, quand on a conçu notre gamme, on a pensé à 360 degrés aux besoins de toutes les personnes à vulve à différents stades de leur vie intime. Et notre huile neutre de jojoba a été vraiment pensée, optimisée pour... résoudre ce genre de problématiques aussi, pour permettre justement d'avoir quelque chose qui puisse s'introduire autant en intravaginal qu'au niveau vulvaire, pour permettre d'assouplir certaines cicatrices ou certains cordons fibreux. On a de très bons résultats d'ailleurs avec des kinés qu'il faut s'accompagner.
- Speaker #0
Même en prénatal. C'est-à-dire que nous, on nous demande, donc moi je suis à 7 mois de grossesse, on nous demande de préparer notre périnée à ce qui va se passer et donc à l'assouplir. Et votre huile, elle est parfaite pour ça. C'est-à-dire qu'on doit de nous-mêmes, en fait, assouplir ce point. Donc en fait, je rappelle que le périnée, c'est entre, pour les personnes à vulve, le bas de la vulve et l'anus, à peu près, pour que les gens arrivent à le situer. Et puis... entre les bourses et l'anus pour les personnes à pénis. Et du coup, on a besoin de préparer, en fait... ce moment, j'ai hyper hâte, d'écartement, pour limiter le risque de déchirure. Et donc, si on nous demande, nous, en prénatal, déjà d'avoir ce réflexe de se masser, d'assouplir, c'est effectivement que c'est très précieux. Ça peut justement limiter le risque de déchirure. Toutes les personnes qui souffrent de dyspareunie peuvent absolument... achetez votre huile qui est une douceur infinie en plus et justement pour se réapproprier déjà cette partie du corps qui nous est parfois un petit peu ennemie parce qu'on va voilà, on trouve un rapport conflictuel avec cette vulve qui n'est pas d'accord pour recevoir une pénétration qui est douloureuse qui a parfois fois subi des traumatismes, etc. Et voilà, qui peut être aussi inconfortable. Et donc, de se faire des automassages, soit, peu importe qu'on ait ou qu'on n'ait pas le projet d'avoir un enfant, mais juste pour avoir ce moment de reconnexion positive avec sa génitalité, il est hyper important. Et ça a des vertus, en plus, vraiment, au niveau du relâchement, de l'assouplissement du périnée, qui... permettent après une sexualité plus confortable.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord avec toi et je trouve c'est d'ailleurs quelque chose que je recommande très souvent aux personnes qui viennent, qui disent avoir justement des difficultés avec leur corps, avec par exemple l'aspect pénétratif avec les doigts, des choses comme ça et donc qui se disent non, non, non, moi j'ai un peu du mal, il faudrait que ce soit quelqu'un d'autre qui intervienne pour ça. Mais je dis mais non, comment voudriez-vous en fait faire ? enfin partager votre voiture alors que vous ne l'avez jamais conduite en fait vous-même. En réalité, c'est un peu banal comme image, mais ça parle de ça. Et pour moi, c'est tout aussi important que le fameux exercice d'observer sa vulve dans un miroir. Donc là, effectivement, c'est une connexion visuelle et donc c'est important parce que ça complète un peu le schéma corporel. Et moi, je trouve que c'est fondamental. Voilà, exactement. Mais la rencontre, elle doit passer aussi à travers le toucher, qui est quand même, je trouve, le sens. fondateur essentiel dans le plaisir.
- Speaker #0
Et puis, ça peut être aussi, en fait, il y a des personnes qui ont beaucoup de mal avec l'idée de se donner du plaisir. On n'est pas forcément dans cette idée de plaisir. On est surtout dans l'idée de découverte. Donc, on peut, moi, quand je fais mes massages pour essayer d'assouplir mon périnée, on n'est pas dans une conduite masturbatoire. On est dans quelque chose du soin. De l'ordre du soin, du conscient, etc. Je fais mon exercice un petit peu, si tu veux. Et donc, si on est mal à l'aise à l'idée de se donner du plaisir, il y a des personnes, parce que l'éducation, parce que la religion, parce que les idées reçues, enfin plein de choses, sont mal à l'aise à l'idée de se donner du plaisir seules, on peut le faire dans une démarche de bien-être et de rencontre, mais pas de plaisir.
- Speaker #1
Exactement, comme un massage. Pour détendre, on a une zone contracturée. Exactement. On va l'attendre, on va l'amasser, on va la chouchouter.
- Speaker #0
Thérapeutique.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, on peut aussi s'autoriser à penser ça et se dire, bon, j'ai une souffrance. Quand on a un petit bobo, on se soigne en général. Mais dès que ça concerne la génitalité, on laisse un peu de côté.
- Speaker #1
C'est clair. Et il y a aussi peut-être un moment de connexion qui peut être fondamental et qui est quotidien. En réalité, transformer simplement le rituel de la toilette intime en un espèce de moment... plus câlin, plus douceur, plus attentif, plus positif, plutôt que de l'expédier, ça pourrait être aussi une façon.
- Speaker #0
On a quand même aujourd'hui encore plus période de glaskin coréenne. Des routines pour la peau, du visage qui sont en cinq étapes. On est quand même capable, pour les cheveux, moi je dis ça avec mes cheveux bouclés, c'est un travail monstre. Pourquoi ? On met toujours de côté notre vulve qui, en plus, est en partie muqueuse et donc a besoin de soins. Donc, pourquoi on n'aurait pas une petite routine, une vulve caire en deux étapes ? Voilà, pour simplement avoir un confort, un bien-être intime.
- Speaker #1
Ça, je me permets de rebondir là-dessus parce qu'effectivement, il y a beaucoup, beaucoup de personnes. Quand on a en fait développé la gamme, il a été question de développer un nettoyant intime doux. et on s'est dit Est-ce qu'on le fait ou est-ce qu'on ne le fait pas ? Parce qu'on a toujours dit aux personnes qu'on pouvait utiliser amplement juste de l'eau en externe. D'ailleurs, on avait appris, par les chiffres du sondage qu'on avait réalisé, que 54% des personnes sondées continuent à pratiquer la douche vaginale. Donc, c'est quand même assez hallucinant.
- Speaker #0
Par contre, oui.
- Speaker #1
Oui, oui. Donc, moi aussi, j'étais un peu horrifié. Mais bon, c'est une réalité. Et l'autre réalité, c'est qu'il y a de plus en plus de personnes qui ont justement recours à des produits parfumants. Et donc ça, c'est une forme aussi d'anxiété, encore une fois, qui est liée à l'aspect un peu cosmétique, au-delà de l'apparence de la vulve, mais aussi de son odeur et de comment elle est censée être présentée. Donc c'est fou, quoi.
- Speaker #0
Tant qu'à stigmatiser les personnes à vulve, aussi, et véhiculer l'idée que la vulve sentirait le poisson, quoi. et que vous pouvez... carrément une marque dont je n'ai pas le nom, heureusement, qui a quand même affiché des petites sardines en rang pour dire que vous en avez marre d'avoir des sardines dans votre culotte, mangez nos gommises à l'ananas. C'est quand même terrible parce que si l'unique raison qui fait que la vulve a une odeur de poisson... ce qui est rarissime, mais c'est qu'il y a une vaginose bactérienne et que là en fait il ne faut pas manger des gummies à je ne sais quoi, il faut absolument consulter. En dehors de ça la vulve elle a une odeur de vulve tout simplement et elle n'a pas besoin d'être récurée dans tous les sens et encore moins d'être parfumée il n'y a rien de pire de toute façon que de vouloir masquer une odeur, en général vous voyez, peut-être pour le quotidien pour imager c'est très chic mais comme les gros parfums dans les toilettes. Vraiment, au final, c'est quand même terrible. Donc, s'il y a une odeur vaginale, vulvaire, particulière, inhabituelle, il faut consulter. C'est quelque chose qui destructionne. En dehors de ça, une petite toilette suffit. Parce qu'évidemment, la journée, on transpire. Ici, il y a un endroit aussi où la peau se régénère. Donc, il y a des cellules mortes, etc. Donc oui, on peut faire une toute... petite toilette intime. Et puis, c'est reparti. Mais surtout, ne jamais appliquer de parfum dans cette zone qui est particulièrement fragile, sensible, qui peut vite se déséquilibrer. Et c'est là où, heureusement, qu'on a des produits comme les vôtres qui sont complètement adaptés au pH de la zone. Et c'est quand même... Alors oui, on dit souvent que seul de l'eau suffit pour nettoyer la vulve. Malgré tout, quand on est infirmière comme moi, on sait quand même que la mousse, donc les produits moussants, ont une activité mécanique de nettoyage qui est quand même un peu plus efficace que juste de l'eau. On a aussi des petits dépôts. Le smegma, ça concerne tout le monde. Et donc, un produit en revanche adapté qui n'est pas... Le gel douche, parce qu'en fait, la plupart du temps, notre gel douche est ultra parfumé, parce qu'on adore sentir bon. D'ailleurs, on nous demande de sentir bon toute l'année. Et donc, du coup, en général, ce n'est pas adapté au pH. D'avoir un produit intime comme le vôtre, avec le bon pH, qui va pouvoir permettre d'évacuer les cellules mortes, le smegma. C'est pareil, dans la routine du quotidien, on a des produits pour les cheveux, le visage, le corps et donc l'intimité aussi.
- Speaker #1
Oui, et qui ne sont pas adaptés justement à ces zones-là, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui disent « Oui, moi j'utilise un savon naturel » , mais c'est ce que je dis toujours, les tensioactifs qui sont présents, par exemple dans le savon, dans un savon de Marseille ou dans un savon d'Alep, même naturel, sont des tensioactifs qui sont relativement forts et donc qui vont littéralement enlever... la couche s'est bassée. Certes, ils sont relipidants parce qu'ils sont souvent faits à base d'huile. Du coup, ça aide à restaurer cette couche lipidique par la suite. Mais l'étanchéactif au niveau de la vulve, ça peut être vraiment très, très... S'ils ne sont pas adaptés...
- Speaker #0
C'est quand même assez chaud.
- Speaker #1
Exactement. Donc, ça sèche. Et l'idée, c'est qu'aussi, il y a beaucoup de personnes qui sont simplement agressées parce qu'on prend des traitements médicamenteux ou parce que... On a une pratique, par exemple, sportive qui fait qu'il y a justement des traumas, des choses comme ça, qui micro-traumas, on va dire, au niveau vulvaire. Et donc, reprendre des bons gestes et donc avoir, par exemple, on a développé le baume exprès pour les personnes qui avaient des grosses problématiques d'inconfort, d'irritation, de douleur, comme le baume à lèvres du dessus, mais pour les lèvres du dessous.
- Speaker #0
J'aurais dû mettre.
- Speaker #1
Avec une formule minimaliste, ça marche très, très bien. Et ça enlève, en fait, tout. C'est un confort qui, lui-même aussi, peut être une forme d'anxiété. Parce que comme on n'a plus justement ce rapport...
- Speaker #0
On sait en général, quand il y a quelque chose qui ne va pas, c'est quand même une zone extrêmement sensible. Quand on sait qu'on manque de confort vulvaire et que du coup, possiblement, tous ces petits dépôts sont nécessaires pour la lubrification. Le smegma, il est aussi là pour aider à lubrifier, etc. ou alors tout simplement qu'on fume beaucoup on s'hydrate pas assez il y a plein de choses qui font que de toute façon on peut avoir la contraception, tout ce qui est hormonal qui est terrible et bien d'avoir un petit baume adapté qui va permettre d'avoir déjà en journée en dehors de la sexualité mais juste un confort c'est hyper important et puis après ça fait en sorte qu'on est un petit peu plus confiant, confiante Merci. Quand on va aller...
- Speaker #1
Voilà. Non, mais c'est intéressant, cette notion de confiance, parce que tu en parles à juste titre, dans la mesure où, quand on se sent bien dans son intimité, dans sa génitalité, je crois que l'assurance ou la confiance en soi est décuplée. Moi, je vois juste simplement les personnes qui sentent bien dans leur dessous, littéralement, qui ont de la super belle lingerie, pourtant personne ne la voit, vont avoir une espèce d'aura, une espèce de connexion.
- Speaker #0
Qu'elle soit utilisée, avisée de rapports intimes ou pas du tout juste pour nous, c'est un accessoire de confiance en soi. Il y a des personnes qui s'en tapent la coquillette, et puis il y a des personnes pour qui, voilà, on va juste aller travailler et personne ne va voir ce qui se passe en dessous, mais nous... On sait qu'on porte un ensemble dans lequel on se sent bien, qui nous va bien, etc. Et ça donne comme ça confiance, une certaine assurance, entre guillemets.
- Speaker #1
Pareil pour les routines bien-être intime qui permettent aussi, quelque part, d'avoir un peu ce moment de connexion, cette sensation de bien-être qui est physique, parce que si c'est réhydraté et qu'on n'a pas de zone qui tiraille, et ainsi de suite, on se sent vachement mieux. Et puis, pourquoi pas, ça peut peut-être éveiller aussi. un chemin de désir quelconque et ça peut peut-être donner envie.
- Speaker #0
Quand on est occupé avec notre sexe, tout est beaucoup plus simple.
- Speaker #1
Clairement. C'est le moment où je pose toujours la question, donc c'est un peu récurrent dans ce podcast. On demande toujours à nos invités de partager avec nous un mot. Donc, ça pourrait être une information, un fait, quelque chose que tu as pu vraiment... qui a changé justement ton rapport ? sexualité, anxiété, qui a amélioré quelque part cette dimension-là ou que tu pourrais simplement conseiller. C'est toujours plus facile si ça part d'une expérience personnelle. Une voix, donc ça c'est une personnalité ou quelqu'un qui t'a inspiré ou qui t'a aidé un peu à dépasser ces difficultés-là. Et puis enfin, une ressource. Donc ça pourrait être un produit, ça pourrait être un outil, ça pourrait être une ressource pédagogique. Enfin, voilà. qui aide dans ce contexte-là.
- Speaker #0
Je pense que ça ne va pas être du tout originel. Je me demande si tout le monde ne t'a pas déjà dit ça, mais moi, j'aurais dit apprentissage. Parce que j'aime dire que le sexe, ça s'apprend. Il n'y a que le coït qui est sur le papier inné, mais que la sexualité, ça s'apprend, ça s'apprivoie, ça se découvre, ça se cultive, au même titre qu'on va faire des cours de yoga ou prendre des cours de cuisine. Je trouve que c'est aussi intéressant d'aller explorer le champ des possibles de la sexualité. Ensuite, ensuite, ensuite... Euh... Une personne que j'aime beaucoup, c'est Esther Perel.
- Speaker #1
J'adore Esther. Elle est belge en plus.
- Speaker #0
Oui. Et elle parle beaucoup trop anglais pour moi, mais heureusement qu'on a des traductions. Qui, au-delà de la sexualité, je trouve, met de l'intelligence dans les rapports aux autres, mais aussi dans les relations interpersonnelles, c'est ce qui nous intéresse, qui va mettre du sens, qui va pointer du doigt. Aussi des choses qui font qu'on dysfonctionne, qu'on dysfonctionne de notre communication, de notre rapport à l'autre. Et donc en fait, quand on met du sens dans la relation, qu'on sait forcément mieux communiquer, ça impacte forcément extrêmement positivement l'intimité. J'aime beaucoup Esther Perel, je trouve qu'elle a une douceur, une justesse dans le rapport. Je pense à une interview d'elle qui était sur... le fait de vieillir, donc rien à voir avec la sexualité, mais qui dit que, voilà, elle disait que, bon, c'est pas getting old, mais c'était growing old. Voilà, je trouve que c'est quelqu'un quand même d'une sagesse infinie, qui met toujours beaucoup de justesse dans les propos, et donc je trouve que, voilà, pour moi c'est une référence, en tout cas.
- Speaker #1
Qui aide, ok.
- Speaker #0
Et alors, la dernière chose, bah, c'est pas... Je vais me dire, je ne suis pas originelle, mais le lubrifiant, vraiment pour moi, c'est un allié, un allié de confort, un allié de confiance, un allié de plaisir qui est en fait trop souvent dans l'imaginaire collectif lié à quelque chose qui serait une difficulté. Alors qu'en fait, c'est complémentaire de notre sexualité. Ça permet que les rapports soient plus fluides. Ça permet de faire le confortable. Ça majeure le plaisir sexuel. On dit souvent, alors c'est cru, mais il y a beaucoup de gens qui font des branlettes à sec. Mais quelle idée ! Quand on fait un massage à quelqu'un, on va toujours mettre une petite huile, un petit produit qui va rendre le geste fluide. Il faut absolument l'intégrer dans les pratiques masturbatoires. des uns et des autres, d'ailleurs, peu importe le sexe. Donc, voilà, je trouve que d'avoir son lubrifiant, évidemment, de qualité, parce qu'on sait qu'il y a beaucoup de produits qui ne sont pas qualitatifs. Et donc, votre lubrifiant dans la table de nuit, ça assure que si on n'est pas dans le moment présent, parce qu'on est un petit peu parasité, on sait que ça va parasiter la lubrification, eh bien, on sort le lubrifiant, on met deux, trois gouttes et hop ! tout de suite, on se sent plus à l'aise et le rapport est fluide et plaisant. Voilà, je trouve que ça enlève une charge mentale quelque part aussi. Tout à fait. De l'avoir toujours pas loin. Pour les premières fois, n'en parlons pas. C'est un indispensable. La contraception et le lubrifiant adaptés. Donc vraiment, je vous jure que par le lubrifiant, Et je trouve que... c'est l'accessoire qu'on doit... S'il y a un accessoire qu'on doit avoir dans la sexualité, c'est bien un lubrifiant et un bon lubrifiant.
- Speaker #1
Un bon lubrifiant, c'est important de le dire parce qu'effectivement, des fois, ça pourrait être aussi source d'autres problématiques parce que moi, j'ai beaucoup de personnes qui, justement, à un moment ou à un autre, se sont dit « Ah bah tiens, le lubrifiant, ça va être la panacée » parce que quand ils vont voir des professionnels de santé, on leur dit « Lubrifiant à base d'eau, lubrifiant à base d'eau » . Et en fait, dans la notion « lubrifiant à base d'eau » , il y a beaucoup de personnes qui ont cette espèce de... d'image où c'est à base d'eau, donc c'est naturel, donc ça ne peut pas me faire de mal. Mais ce qu'ils ignorent dans tout ça, c'est que, encore une fois, savoir ses pouvoirs, c'est qu'il y a des humectants qui ne sont pas forcément adaptés aux personnes avulves et que malheureusement, la plupart des lubrifiants ont été développés juste pour leur pouvoir lubrifiant et non pas pour leur efficacité au niveau de l'hydratation, au niveau cellulaire et surtout pour être adaptés à l'environnement vulvovaginal. La plupart des lubrifiants, maintenant, c'est un peu un scandale, mais... sont développés avec des pH qui sont bien au-delà du pH physiologique. Et puis,
- Speaker #0
il faut toujours se méfier des lubrifiants avec des parfums très forts qui sont là aussi, qui sont là pour sentir bon, ou alors d'autres lubrifiants vibrants ou autre chose. Enfin, non, ici, on est sur un produit thérapeutique qui se doit d'être de qualité et aussi, j'ai envie de dire, sans fioritures, parce que l'important, c'est justement... la qualité du pH, la qualité des produits qui sont dedans. Donc, on ne va pas chercher des gadgets. On va chercher un produit de qualité. Et en plus, je trouve que les lubrifiants de qualité durent beaucoup plus longtemps que les lubrifiants un peu gadgets qu'on peut trouver partout.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Oui, ça a juste un petit point par rapport à ça, parce qu'effectivement, un bon lubrifiant, ce n'est pas un lubrifiant qui vient se déposer par-dessus, qui vient se substituer littéralement aux sécrétions. C'est littéralement quelque chose qui devrait idéalement pénétrer à l'intérieur de la cellule et aider à avoir une forme de transsudation justement, et donc aider le corps à produire un peu plus de lubrification plus naturellement. Et donc effectivement, pour supprimer toute forme d'anxiété, ça me semble indispensable parce que souvent, le premier rapport, donc la première appréhension qu'on a, c'est la douleur. Et la douleur est engendrée par la friction. Donc si on supprime la friction, on a un effet positif domino, on va dire, mais dans le sens inverse. sur la séquence et ça peut aider énormément de personnes.
- Speaker #0
Et puis parfois aussi, on peut rappeler que le lubrifiant, on n'en a parfois pas besoin au début du rapport. Et puis, le rapport progresse et le corps ne peut pas indéfiniment produire une lubrification des deux côtés parce que les pénis mouillent, je le rappelle aussi. Et que donc, on peut aussi s'autoriser au milieu du rapport à aller chercher le lubrifiant et remettre un petit peu d'huile dans le moteur. Tout à fait.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, super. Moi, je crois qu'on a un petit peu... Je ne sais pas ce que tu en penses. Est-ce que tu avais peut-être un mot de la fin ? Quelque chose que tu souhaiterais partager, qui te semble fondamental ?
- Speaker #0
On a un peu les mêmes connexions. Le savoir, c'est le pouvoir. Le sexe, ça s'apprend. C'est des choses vraiment où j'aimerais que les gens s'autorisent comme on fait. On va aller regarder un tuto YouTube pour savoir rempoter. ces plantes, qu'on s'autorise aussi pour la sexualité, aller chercher... Non, la sexualité, c'est pas inné. On va... On peut aller chercher des ressources un peu partout, acheter des livres, regarder des vidéos, des tutos. Je dis pas ça parce que j'ai un site internet qui propose des tutos, mais voilà, s'autoriser à... à cultiver.
- Speaker #1
Voilà. C'est un joli mot de la fin. Je voulais justement faire cette transition-là parce que... Oui, Q, pour se cultiver. Je trouve que c'est hyper smart et en même temps très intéressant aussi de rappeler qu'on cultive son rapport au plaisir, qu'on cultive son intimité. Si vous voulez en savoir plus, forcément, 8Q, c'est le compte Insta à suivre. Ton livre est absolument fantastique aussi en la matière. Et puis, Vendredi Nuit, si je ne m'abuse. pour les tutos, donc pour les personnes qui ont vraiment envie et qui ont une curiosité par rapport à ça. Mille merci, Edwige, d'être venue nous voir jusqu'à Bruxelles. Ça me touche énormément. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Je suis ravie d'être là.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté Extralabial. Si ces paroles vous ont touché, éclairé ou interrogé, partagez-les pour qu'on n'ait plus jamais à la fermer sur ce qui nous concerne intimement. À très bientôt pour un nouvel épisode, tout aussi Extralabial.