Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. On vit dans un monde où tout va vite, où du moins tout est censé aller vite, très vite. Les mails, les projets, les livrables, les promotions, les likes, les résultats. Et quand ça ne va pas assez vite, eh bien on panique, on doute, on pense qu'on est à la traîne, qu'on n'est pas assez bon, qu'on devrait faire plus, plus vite, tout de suite. Mais si la clé justement, parfois, c'était la patience. Une patience active, lucide et confiante. Celle qui permet de s'ancrer dans le temps long, de construire durablement les choses, de laisser mûrir ce qui en a besoin. Dans cet épisode aujourd'hui, je vous propose d'explorer ce que j'estime être une soft skill sous-estimée, la patience productive. Celle qui permet de traverser les zones floues, les transitions, les projets longs, sans perdre cap sur l'estime de soi. On va parler de frustration, d'impatience, de résultats qui tardent. Deux périodes creuses, bien sûr, et on va voir surtout comment faire de la patience un levier de puissance et pas une source de faiblesse. Alors, allez-y, appuyez sur pause, pas ici, mais dans ce que vous êtes en train de faire, et on va prendre le temps ensemble. Évidemment, vous avez déjà remarqué, tout aujourd'hui nous pousse à l'immédiat. Tout nous pousse aux réponses instantanées. On a des deadlines ultra serrés. des notifications qui exigent de nous une réaction dans la minute. On vit tout simplement dans une économie de l'urgence. Et petit à petit, ça éteint notre manière de penser, je trouve. On attend des résultats rapides, des évolutions visibles, des feedbacks immédiats. Et dès que le temps s'étire, on s'impatiente. On se remet en question et on a l'impression qu'on fait quelque chose de travers. Ou qu'on va peut-être être oublié. Mais la vérité... c'est que certains processus, eh bien, ils prennent du temps. Et c'est normal. Ce n'est pas un bug, c'est même souvent un signe de profondeur. Pensez à l'apprentissage d'une langue, à un changement culturel dans une équipe, à une reconversion. Ce sont des dynamiques lentes par nature, parce qu'elles transforment en profondeur. Et c'est là, justement, tout le paradoxe. On veut du changement profond, mais on estime qu'il faut le faire à la vitesse d'un clic. Ça ne marche pas. Ça peut paraître contre-intuitif, mais la patience est une posture active. Parce qu'on confond souvent patience et inaction. Comme si attendre, c'était de ne rien faire. Pas du tout. Être patient, c'est pas rester à attendre les bras croisés. Être patient, c'est continuer à avancer sans avoir toutes les réponses. C'est tenir un cap, tenir une direction, même quand les résultats ne sont pas encore là. La patience productive C'est en gros cette capacité à cultiver dans l'ombre, à semer, à arroser, à entretenir, même si la plante ne sort pas encore de terre. Alors ça veut dire quoi au travail ? C'est tout simplement le fait de continuer à produire, à structurer, à apprendre, même quand il n'y a pas encore de résultats visibles, de reconnaissance ni de validation. C'est le développeur qui construit une architecture invisible. C'est l'entrepreneur qui bâtit sa crédibilité petit à petit. C'est le manager qui investit dans les liens humains sans garantie immédiate. La patience, en fait, c'est une forme de foi active et ça change tout. Si on a du mal aujourd'hui avec la patience, c'est pas qu'on est capricieux, c'est tout simplement qu'on est conditionné à l'instantanéité. On est conditionné par les applis, les process, les feedbacks en temps réel. Les outils nous ont habitués à la gratification immédiate. On veut des formations en ligne en deux heures top chrono. On veut des dashboards qui mesurent tout, des réseaux où une action entraîne une réaction. Et du coup, notre cerveau s'habitue à ces récompenses rapides, il devient accro au court terme, et il panique quand il n'y a pas de réponse immédiate. Sauf que notre cerveau va apprendre à le rééduquer comme un muscle, en l'habituant à des délais plus longs, à des objectifs étalés, à des phases sans résultats visibles, mais pleines de constructions souterraines. Un moyen très simple pour ça. C'est par exemple de se fixer des projets à 3 à 6 mois, avec des points d'étape, mais sans chercher un retour immédiat. Juste être là, avancer et observer ce que ça fait. Un projet long, par nature, ça passe par des hauts et des bas, et surtout ça passe par des plateaux. Des moments où rien semble avancer, où on bosse, mais on ne voit pas de résultat, on ne voit pas des effets. Et c'est là que la patience devient une vraie stratégie. Parce qu'on peut fractionner. On peut fractionner en célébrant les micro-avancées, en documentant ce qui progresse, notre manière invisible d'avancer dans les choses, dans le projet. On peut créer par exemple un journal de progression, ça peut aider. C'est par exemple le fait, chaque semaine, de noter ce qui a évolué, ce qui a un peu bougé, même une petite prise de contact, une décision posée, un petit livrable. Et aussi le fait de travailler en mode sprint et pas en tunnel. de donner un rythme, une respiration et un cadre. Tout ça pour éviter la sensation de dérive. Les relations professionnelles, elles aussi, elles prennent du temps. La confiance, ça ne se décrète pas. L'alignement ne se force pas. Et parfois, il faut laisser les choses mûrir. Un collègue peut-être est en train de résister, vous avez l'impression, à un projet. Un manager est un peu distant. Un collaborateur est peu engagé. Avant de conclure qu'il faut forcer ou couper les choses, peut-être qu'il faut tout simplement juste laisser du temps au lien. Créer de la régularité, de la clarté et de l'espace. Laisser l'autre respirer et revenir. Souvenez-vous que certaines des meilleures collaborations parfois commencent mal, je l'ai vécu. Et elles se construisent en réalité avec le temps, par couche, par petits ajustements et par respect du tempo de l'autre. Quand on ne voit pas de résultat immédiatement, notre réflexe c'est de douter. Douter de notre stratégie, douter de notre valeur, douter peut-être même parfois de notre place. Mais si on revient au process, à ce qu'on peut contrôler au quotidien, alors là, on peut reprendre la main. Quels gestes repérer, quelles intentions garder, quels cadres se fixer ? Se concentrer sur la qualité du process, c'est ce qui va vous permettre de tenir. même quand vous ne voyez pas de résultat, même quand le succès vous semble loin. Et au fond, ce process, c'est ce qui vous transforme, beaucoup plus encore que le résultat lui-même. Ce qu'il faut vraiment avoir en tête, c'est qu'être patient, ça ne veut pas dire ralentir sur tout. Être patient, c'est tout simplement ajuster le tempo. Parce qu'il y a des moments où il faut accélérer, et d'autres où il va falloir tenir sur du long terme, où il va falloir persister. même lentement. La patience, c'est savoir en gros danser avec le temps un petit peu. C'est accélérer quand c'est juste et attendre quand c'est nécessaire. Ne confondez pas vitesse et efficacité. C'est la différence entre agir dans l'urgence et agir avec urgence. L'un est paniqué et l'autre est engagé. Pour mon challenge cette semaine, je vous propose... tous les jours en fin de journée, de prendre trois minutes pour répondre à cette question. Qu'est-ce que j'apprends à travers ce qui prend du temps en ce moment ? Ça peut être un projet, une relation, un choix à clarifier peut-être. Notez une ligne sur ce que vous apprenez. Et si vous avez envie d'aller plus loin peut-être, vous pouvez aussi identifier une chose que vous pouvez continuer à faire, même sans résultat visible pour l'instant. Et faites-le. Ce petit rituel, simple, vous aidera à voir la patience autrement. Pas comme une attente stérile, mais au contraire, comme un apprentissage discret. Comme une forme d'évolution. Dans un monde où tout va vite, choisir la patience, c'est presque un acte de rébellion. Vous n'avez pas besoin que tout aille vite pour que ce soit bien. Vous avez juste besoin que ça avance à votre rythme. Et au bon rythme pour ce que vous êtes en train de construire. Alors cette semaine, offrez-vous du temps et de l'espace et un peu de confiance dans ce qui vous prend plus de temps que prévu. Et on arrive déjà à la fin de cet épisode. Si vous l'avez trouvé utile et s'il vous a aidé, bien sûr, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Je suis sûre qu'il y a plein plein de personnes dans votre entourage qui peuvent en avoir besoin. Pensez aussi à vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait. Et comme toujours, ma demande de me laisser un avis 5 étoiles et surtout, s'il vous plaît, si vous m'écoutez sur Apple Podcast, laissez-moi un commentaire sympa. Vous n'imaginez pas à quel point ça m'aide à me faire connaître. Quant à moi, je vous donne maintenant rendez-vous la semaine prochaine pour d'autres pratiques actionnables dans votre quotidien. Ciao, ciao !