Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. On en parle peu. Mais décembre, c'est pas seulement le mois des décorations, des lumières et du chocolat chaud. C'est aussi un mois où on doit gérer nos obligations familiales, les attentes implicites des autres, les discussions sensibles, la charge mentale, les dynamiques émotionnelles parfois compliquées en famille, et ce fameux « il faut faire plaisir » qui nous épuise beaucoup plus qu'on le dit. Et on se retrouve avec des repas interminables, des sollicitations de tout genre toutes les semaines, des réunions de famille pas toujours simples à gérer, un rythme bousculé et un niveau de disponibilité émotionnelle qu'on vous demande de maintenir à 200%. Et résultat, beaucoup de personnes passent les fêtes dans un état de fatigue émotionnelle sans oser le dire et en fait sans même le gérer. Alors aujourd'hui, parce que je connais tout ça aussi, j'aimerais vous donner exactement ce qui vous manque le plus en ce moment, c'est-à-dire 4 limites concrètes et réalistes pour protéger votre énergie émotionnelle et éviter les débordements. Si les fêtes vous stimulent autant qu'elles vous fatiguent, alors cet épisode va vous faire un bien fou, vous verrez. Les fêtes, c'est souvent émotionnellement beaucoup plus exigeant qu'on a envie de le reconnaître. On se retrouve à enchaîner parfois 5 repas de famille, des discussions où chacun va régler à moitié ses comptes, mille petites attentes, des « tu pourrais faire un effort » ou alors « allez viens, ça frappait, plaisir à mamie » . et cette impression d'être tiraillé dans tous les sens, et à la fin, on est vidé. Parce qu'on doit souvent être disponible pour tout le monde, être bien sûr tout le monde souriant, gérer les mille susceptibilités des uns et des autres, écouter les histoires familiales de tonton dont on n'a rien à faire, absorber les émotions des autres, faire parfois semblant que tout va bien, et se suradapter. Et ça nous demande une quantité d'énergie émotionnelle énorme. La fatigue émotionnelle, elle apparaît quand vous dépensez plus d'énergie en termes d'émotion que ce que vous êtes capable de générer. Et elle se manifeste pour trois raisons principales. La première, c'est les interactions sociales forcées. Parce que pendant les fêtes, vous voyez des personnes que vous n'avez peut-être pas envie de voir, des personnes que vous n'avez pas choisies. Mais vous devez vous adapter. Ensuite, le devoir de faire plaisir, parce que même si vous êtes fatigué, vous vous sentez obligé de dire oui. Et bien sûr, il y a aussi nos émotions qu'on n'exprime pas. Les fêtes réveillent souvent des manques, des comparaisons entre frères et sœurs, des blessures anciennes, des tensions familiales ou des souvenirs qu'on n'a pas envie de revoir. Et votre système nerveux est sollicité autrement que d'habitude. C'est normal. Ce n'est pas vous le problème, c'est l'environnement. Plus la pression qu'on vous met, plus les attentes des autres. Et la meilleure façon de protéger votre énergie, et bien comme d'habitude, ça va être de poser des limites simples, claires et réalistes. Des limites qui vont vous permettre de participer sans vous oublier. Et c'est ce que je vous propose de voir maintenant. La première des limites à poser pour traverser les fêtes sans vous épuiser, c'est la limite du temps. Vous décidez à l'avance combien de temps vous donner. Parce que le piège, c'est de se laisser embarquer dans les « Allez, on est bien là, reste encore un peu, tu ne vas pas déjà partir ? » Donc la première limite émotionnelle, c'est le temps. Donc avant chaque événement, posez-vous la question de « Combien de temps est-ce que j'ai vraiment envie de donner ? » « Combien de temps je suis capable peut-être de me donner sans me vider ? » Et vous décidez à l'avance. vous pouvez très bien arriver plus tard ou partir plus tôt ou sortir faire une pause aller marcher un quart d'heure 20 minutes pendant que tout le monde est en train de s'étirper à l'intérieur Et vous pouvez dire très calmement, simplement, je reste jusqu'à telle heure, je passerai mais juste une heure et demie, ou j'ai prévu de partir juste après le café. Ne vous justifiez pas, votre énergie est votre responsabilité. Si vous limitez le temps, et bien vous vous respectez. La deuxième limite, c'est celle de la disponibilité émotionnelle. Parce que pendant les fêtes, il y a celui qui se plaint tout le temps, celle qui raconte ses soucis au travail, celui qui provoque en permanence, celle qui est susceptible, celui qui relance les vieux conflits familiaux, ou celle qui critique tout le monde. Et si vous avez tout ça à absorber, et bien vous terminez vidé. Vous avez tout simplement le droit de dire intérieurement « c'est pas à moi de porter tout ça » . Vous pouvez choisir de ne pas entrer dans certaines conversations. Vous pouvez détourner, vous pouvez mettre fin à un échange avant qu'il vous épuise. Voici des phrases simples qui peuvent vous protéger énormément. Vous pouvez dire par exemple « je préfère ne pas entrer dans ce sujet, parlons d'autre chose » . « Je t'écoute, mais là, je ne peux pas t'aider. Je comprends que ce soit important pour toi, mais j'ai besoin de préserver mon énergie ce soir. Ou alors, je te propose qu'on en parle une autre fois. Ce n'est pas à vous de faire le médiateur, le psy, ou d'être la solution à tout pendant les fêtes. Votre limite, c'est donc « je peux écouter, mais je ne porterai pas ce qui ne m'appartient pas » . Il y a aussi la limite des sujets qu'on a envie d'aborder. Il faut tout faire pour éviter les terrains glissants. Parce que les fêtes ont un incroyable talent pour faire ressortir des sujets qui créent des tensions dans les familles. L'éducation des enfants, l'argent, la politique, les habitudes alimentaires, les choix de carrière ou les choix de vie, la parentalité. Bref, vous pouvez décider à l'avance quels sujets je n'ai pas envie d'aborder cette année. Et si quelqu'un insiste ? Vous pouvez dire, j'ai pas envie de parler de ça aujourd'hui. Je préfère qu'on profite du moment. Encore une fois, ne vous justifiez pas. Et la quatrième limite, peut-être même la plus importante, c'est la limite de choisir vos priorités. Choisir ce qui compte pour vous et laisser le reste aux autres. C'est la limite qui change tout. Parce que pendant les fêtes, on vous demande souvent d'être partout. On va faire le marché de Noël, il y a les deux dîners et puis les trois autres de la semaine d'après, le repas du 24, le déj du 25, celui du 26 quand on est en Alsace par exemple pour moi, passer voir les cousins, aller chez les amis, récupérer les cadeaux, faire plaisir à tout le monde, c'est impossible. La vraie question à vous poser, c'est qu'est-ce qui compte vraiment pour moi ? Et vous définissez votre priorité émotionnelle. votre intention pendant les fêtes, ce que vous voulez absolument faire et ce que vous acceptez de laisser de côté. Vous n'avez pas besoin de tout faire, vous avez juste besoin de faire ce qui vous fait du bien à vous. Ça ne vous fait pas de vous quelqu'un d'égoliste, mais quelqu'un de responsable, parce que si vous vous épuisez, personne n'en profite, ni vous, ni les autres. Mais mettre des limites, ça peut faire peur, je sais. Peut-être que vous vous dites qu'on va croire que je fais des histoires. Les gens vont penser que je suis compliquée. Ma mère va encore me dire que je ne fais jamais d'efforts. Alors voici deux clés que je vous propose de tester pour éviter les tensions. La première, c'est d'annoncer tout simplement, à l'avance, calmement. Vous pouvez tout à fait dire « Je préfère éviter certains sujets aujourd'hui, j'ai envie qu'on passe un moment agréable » ou alors « Cette année, j'ai besoin d'un rythme un peu plus simple, je resterai donc simplement jusqu'au café » . Et puis aussi, soyez le plus factuel possible, ne vous justifiez pas, vous n'avez pas besoin de vous justifier émotionnellement. Posez simplement le cadre de manière la plus factuelle possible. Pour mon challenge de la semaine, je vous propose d'anticiper justement cette période de fête pour poser votre limite. Prenez trois minutes et demandez-vous quelle est la limite qui me ferait le plus de bien cette année. Notez-la et visualisez une phrase simple pour l'exprimer. Engagez-vous à la tenir, même si peut-être ça vous paraît inconfortable. Ça peut vraiment changer la façon dont vous allez traverser les fêtes. On arrive déjà à la fin de cet épisode qui marque la fin d'année. C'est fou comme ça passe vite. A partir de la semaine prochaine, je prendrai aussi quelques jours de vacances nécessaires pour affronter les fêtes en famille moi aussi et surtout pour recharger les batteries. Mais pas d'inquiétude évidemment, Factor X ne vous laisse pas tomber. Je vous ai préparé pendant ce temps-là une petite sélection de best-of pour vous accompagner calmement jusqu'en 2026. Et nous, on se retrouve à partir du 8 janvier avec les épisodes inédits que je vais vous concocter d'ici là. Et d'ici là, bien sûr, prenez soin de vous, ménagez votre énergie, posez les limites dont vous avez besoin et surtout, profitez à fond de cette période. Merci beaucoup pour votre écoute, pour votre fidélité et très bonne fête à vous. Et bien sûr, si cet épisode vous a plu, partagez-le autour de vous et n'oubliez pas de vous abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait et de me laisser surtout un avis 5 étoiles et un commentaire sympa si vous m'écoutez sur Apple Podcast. Bonne fête, ciao ciao !