Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. Je suis sûre qu'à chaque fois, vous vous en voulez. À chaque fois que vous dites oui, alors que vous mourrez d'envie de dire non. Parce que sur le coup, vous vous dites que ce n'est pas si grave, que allez, vous avez quand même un petit peu de temps, vous n'avez pas envie de décevoir, vous n'avez pas envie de créer un malaise avec l'autre personne. Et sur le moment, c'est vrai, ça passe. Alors vous dites oui. Vous souriez et vous enchaînez. Et quelques heures plus tard, ça finit toujours par vous retomber dessus. Vous avez une charge en plus, une contrainte en plus, une frustration en plus. Et même parfois, vous ressentez une forme de ressentiment. Pas contre l'autre personne, contre vous-même. Parce que vous le saviez. Vous saviez très bien que ce n'était pas le bon choix. Mais vous l'avez fait quand même. Aujourd'hui, je vous propose de faire quelque chose de très concret. On va arrêter de parler en théorie du fait de savoir dire non. Je vais vous apprendre à dire non pour de vrai. sans culpabiliser, sans pour autant être agressif, sans du tout abîmer la relation et surtout sans revenir en arrière. On pourrait croire que le problème c'est que vous ne savez pas vous affirmer. Mais en réalité c'est beaucoup plus précis que ça. Quand vous dites oui à quelqu'un, vous ne faites pas une erreur, vous faites en réalité un arbitrage. Vous arbitrez entre votre propre besoin la relation, l'image que vous renvoyez et le confort immédiat. Et dans cet arbitrage, il y a souvent une chose qui pèse beaucoup plus que tout le reste, c'est le fait d'éviter l'inconfort. Parce que c'est sûr, dire non, ce n'est pas très confortable. Parce que ça peut décevoir, ça peut frustrer, ça peut créer aussi une réaction chez l'autre ou casser une dynamique. Alors votre cerveau va faire un choix rapide. Il va privilégier le confort immédiat. au détriment du coût différé. Et ce coût, vous le connaissez parfaitement. Ce coût, c'est la surcharge, la dispersion, la frustration et la perte de clarté parfois. La question à se poser, c'est qu'est-ce que vous êtes en train de protéger quand vous dites oui alors que vous avez envie de dire non ? Parce que chacun de vos oui a un coût, même quand il paraît petit. Il va remplacer autre chose, il remplace du temps, il remplace de l'énergie, de l'attention et surtout, chaque oui prend la place d'une priorité. Dire oui à quelque chose de secondaire, c'est dire non à quelque chose d'essentiel la plupart du temps. Mais comme ce non-là est invisible, vous ne le voyez pas. Parce que dire non, en réalité, ce n'est pas compliqué du tout. Ce qui est compliqué, c'est ce que vous rajoutez autour sans même vous en rendre compte. Donc je vous propose qu'on simplifie les choses. En fait, il y a quelques étapes très simples pour apprendre à dire non. La première étape, c'est de répondre très clairement, sans détour. Ne mettez pas de flou dans votre réponse. Dites tout simplement, non, je ne vais pas pouvoir faire ça. C'est tout. Pas besoin de vous justifier. Plus vous parlez, plus vous allez affaiblir votre message. La deuxième étape, ça va être de donner un contexte peut-être, mais pas une justification. C'est hyper important. Vous pouvez expliquer le contexte sans vous justifier. Par exemple, vous pouvez dire « je suis déjà engagé sur un autre sujet en ce moment. J'ai besoin de me concentrer sur tel et tel dossier. » Vous donnez un cadre. La troisième étape, si vous souhaitez, ce n'est pas obligatoire, mais si vous avez envie, vous pouvez proposer une alternative, une option. Seulement si vous avez envie et si c'est pertinent. Par exemple, vous pouvez dire, je peux te répondre rapidement sur un point très précis ou on peut en reparler demain si tu veux. Vous restez dans votre cadre. Et enfin, la dernière étape, c'est de s'arrêter. C'est souvent l'étape la plus difficile. Ne revenez pas en arrière. Ne concluez pas votre message en disant « si jamais, peut-être que... » ou alors « peut-être qu'on peut faire ça à un autre moment, non » . Si vous dites non, c'est non. Point barre. À ce stade, vous savez quoi dire, comment le dire. Mais il reste un point clé. Et ce point, c'est le sens de culpabilité. Parce qu'on va être honnête, La plupart des personnes ne disent pas oui par simple gentillesse. Ils disent oui pour éviter de culpabiliser. Et cette culpabilité, elle vient souvent de deux croyances. La première, c'est de croire que dire non, ça correspond à être égoïste. Pas du tout. Dire non, c'est tout simplement se choisir, c'est arbitrer. Parce que si vous ne vous choisissez pas vous, personne ne le fera à votre place. La deuxième croyance, c'est de croire que dire non va abîmer la relation. En réalité, c'est l'inverse. Ce qui peut abîmer la relation, c'est par contre les non-dits ou les engagements qu'on ne tient pas, ou la frustration accubulée. Un non clair avec un cadre est beaucoup plus sain qu'un oui fragile. Apprendre à dire non, c'est un point que je travaille très régulièrement dans mes formations sur l'assertivité. Et je constate dans mes apprenants qu'il y a des erreurs qu'il faut absolument éviter parce que ce sont des réflexes. Et ces réflexes, c'est par exemple le fait de vouloir transformer un non en oui déguisé. Il y a des gens, par exemple, qui disent « Non, là, je ne peux pas, mais bon, si c'est rapide. » Ou alors « Ben, écoute, je regarde vite fait. » Si vous dites ça, vous êtes déjà dedans, vous ne dites pas non. Un autre réflexe, c'est de s'excuser de manière trop, trop, trop lourde, trop excessive. « Non, vraiment, désolé, je ne peux pas. Là, vraiment, je suis navrée, mais ça ne va pas être possible. » Ne vous excusez pas, c'est vous affaiblissez votre position et ça ne sert à rien. Dites simplement non, ce n'est pas possible. Une autre erreur aussi très fréquente, c'est de repousser au lieu de dire non. De dire on voit ça plus tard. Si vous dites ça, l'autre personne comprend que le problème est simplement déplacé mais pas réglé. Dire non, ce n'est pas un acte relationnel. C'est un acte de prise de décision envers vous-même. Si vous appliquez les différentes étapes pour dire non et que vous prenez ces automatismes, vous allez voir que très vite les choses vont changer. Votre agenda va se clarifier très très vite, votre énergie va remonter, vos priorités à vous vont devenir beaucoup plus visibles. Mais surtout, c'est votre posture qui va changer. Vous ne subissez plus les autres, vous choisissez. Et les autres, ça, vont le ressentir. Pour mon challenge cette semaine, je vous propose d'identifier une situation où vous auriez dit oui par réflexe. Je suis sûre que ça va vite arriver. Dans cette situation, où votre instinct vous pousserait à dire oui alors que vous pensez dire non, faites l'inverse. Dites un non clair. Une phrase très simple, sans justification excessive. Vous verrez, c'est très très fort et vous vous sentirez beaucoup mieux après. Vous constaterez très vite que dire non finalement, c'est pas très compliqué. Ça ne demande pas un courage exceptionnel. Ça demande simplement d'être clair avec vous-même, d'être clair sur ce que vous voulez, sur ce que vous refusez et sur ce que vous avez envie de protéger. Parce qu'au fond, chaque non que vous allez poser correctement va construire votre cadre. Et sans ce cadre, vous ne pouvez pas avoir de priorité. Et on arrive déjà à la fin de cet épisode. Merci de m'avoir accompagné aujourd'hui. J'ai vraiment hâte d'avoir vos retours sur les réseaux sociaux pour savoir à quel point ça a été beaucoup plus facile pour vous de dire non dans les prochains jours. Si vous avez trouvé l'épisode utile, bien sûr, partagez-le autour de vous. Et si vous avez envie de faire un petit veste sympa pour moi, laissez-moi un avis 5 étoiles et surtout un commentaire sympa. Si vous m'écoutez sur Apple Podcast, vous n'imaginez pas à quel point ça m'aide à me faire connaître. Quant à moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour d'autres pratiques actionnables dans votre quotidien. Ciao, ciao !