Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. Il y a un moment très précis que je trouve fascinant quand on a une décision à prendre. Ce moment où vous savez déjà. Pas à 100%, vous ne savez pas tout dans les détails, mais vous en savez suffisamment pour avancer. Et à ce moment-là, normalement, vous pourriez agir. Mais c'est là que quelque chose bascule. Vous ralentissez, vous hésitez. Vous vous dites que c'est peut-être pas encore le bon timing. Et alors, vous réfléchissez encore un peu. Rien de spectaculaire, juste quelques minutes de plus, et puis plusieurs heures, parfois quelques jours. Et sans vraiment vous en rendre compte, vous venez de transformer une évidence en un problème. Ce qui pouvait paraître simple devient flou. Ce qui était clair devient beaucoup plus discutable. Et vous vous retrouvez à chercher une meilleure réponse, alors que peut-être vous aviez déjà la bonne réponse. Et c'est ça, le piège. Quand on a une décision à prendre, le piège, c'est pas de ne pas savoir quoi faire, c'est de ne pas se faire assez confiance et de ne pas faire confiance à ce que vous savez déjà. Alors aujourd'hui, on va parler de ce moment précis, celui où il faut arrêter de réfléchir et décider d'avancer. évidemment, je ne suis pas en train de vous dire qu'il faut arrêter de réfléchir. Réfléchir, se poser des questions sur une situation, évidemment, c'est utile. Mais jusqu'à un certain point, par contre. Parce qu'après ça, ça tourne en boucle. Vous allez ajouter des éléments, vous allez envisager des scénarios, vous allez imaginer des choses qui peut-être n'existeront jamais, et vous ne progressez plus du tout. Vous restez au même endroit. Et ce qui est trompeur, c'est que ça vous donne une sensation de contrôle, alors que c'est tout le contraire. Donc le problème, ce n'est pas que vous réfléchissiez ou vous posiez des questions. C'est que vous ne savez pas quand vous arrêter. Parce qu'il y a un moment très précis où vous avez déjà assez d'informations pour prendre une décision, mais vous continuez quand même à vous poser des questions. Parce que vous cherchez à éliminer tous les risques. Vous cherchez à être sûr du résultat. Ce n'est pas possible. Vous cherchez à éviter de vous tromper. Mais ça, bien sûr, vous ne pouvez pas. Au fond, pourquoi est-ce que vous réfléchissez autant ? Je vais vous dire, vous attendez le 100%, vous attendez d'être prêt, d'être sûr, d'être aligné, d'être suffisamment confiant. Mais dans la réalité, ces états viennent après l'action, pas avant. Donc ce que je vous propose, c'est qu'on va changer complètement de logique, on va basculer. La nouvelle logique, c'est de passer du réfléchir à décider d'agir. Donc prenez une situation très concrète, une action que vous repoussez depuis un moment. Posez-vous simplement cette question. Est-ce que j'ai assez d'éléments pour commencer ? Pas est-ce que j'ai assez d'éléments pour réussir, pas est-ce que ce sera parfait, mais est-ce que j'ai assez d'éléments pour commencer ? Et si la réponse est oui, eh bien stop, vous n'avez plus besoin de réfléchir. Ok, donc à ce stade, vous avez compris le piège. Maintenant, la vraie question c'est qu'est-ce que vous faites concrètement la prochaine fois que ça arrive ? Parce que ce moment... celui où vous allez commencer à trop réfléchir, il va arriver demain, peut-être même dans quelques heures. Donc l'idée, ce n'est pas de l'éviter, c'est de savoir ce que vous devez faire pile à ce moment-là. Et pour ça, je vous propose un protocole très simple. La première étape de mon protocole, j'appelle ça couper la boucle. Parce que le premier signal, c'est quand vous sentez que ça tourne en boucle. Vous relisez, vous reconsidérez les choses, vous réouvrez le sujet encore et encore. Et à ce moment-là, vous faites une chose, c'est que vous arrêtez volontairement. Vous fermez le document, vous quittez la note, vous sortez de votre réflexion. Parce que tant que vous restez dedans, vous alimentez cette boucle. Ensuite, en deuxième étape, je vous propose de transformer ça en action visible. Vous allez vous poser une seule question. C'est quoi l'action la plus simple que je peux faire là, tout de suite ? Pas la meilleure action, ni la plus stratégique. L'action la plus simple que je peux faire là, tout de suite. Ça peut être d'envoyer un message, de prendre un rendez-vous, d'écrire un premier jet, un brouillon, de tester une version, même si ce n'est pas parfait. L'objectif, ce n'est pas d'avancer parfaitement, c'est de rendre l'action possible. Ensuite, on va réduire l'engagement. Parce que ce qui bloque la plupart du temps, ce n'est pas l'action elle-même, c'est ce que vous imaginez autour, tous les films que vous faites. Donc, on va simplifier. Vous ne dites plus « je lance le projet » , mais vous dites « j'écris les trois premières lignes » , par exemple. Vous ne dites pas « je prends une grande décision » , mais plutôt vous pensez que vous faites un premier pas. Vous baissez votre niveau, votre seuil d'entrée. Et enfin, la dernière étape de mon protocole, ça va être de verrouiller le passage à l'action. C'est le point clé. Vous décidez quand, maintenant, ou juste après cet épisode, ou demain matin, mais un moment précis. Pas plus tard, il ne faut pas que ce soit vague. C'est exactement là où le fait de réfléchir va revenir. Décidez d'un moment très précis, daté, timé. Et ce qui est intéressant, c'est que dès que vous faites ça, quelque chose va changer immédiatement. Vous sortez de votre mental et surtout, vous allez enfin avoir un point d'appui. Parce que tant que vous restez dans votre tête, vous manipulez en fait des hypothèses, des peut-être que, des et si, mille scénarios. Mais dès que vous agissez, même un tout petit peu, vous remplacez tout ça par du concret. Et ce concret, il est beaucoup plus puissant que toutes vos réflexions. Parce qu'il vous répond. Vous voyez ce qui marche, vous voyez ce qui bloque, vous voyez que vous n'aviez pas anticipé. Et du coup, la décision suivante devient beaucoup plus simple. Pas parce que vous avez mieux réfléchi, non, du tout, mais parce que vous avez appris à avancer. Alors une question que vous vous posez peut-être à ce stade, c'est « Ok, mais si c'était aussi simple, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas tous ? » Souvent, ce n'est pas forcément un problème de méthode, c'est un problème de posture. On nous a appris à valoriser le fait que c'est bien de réfléchir, qu'il faut prendre le temps, qu'il faut ne pas se tromper. Alors tout ça, bien sûr, c'est vrai, c'est utile, mais jusqu'à un certain point, je vous l'assure. Parce qu'à force de vouloir être parfait, à force de vouloir bien faire, on finit par ne plus faire du tout. Il y a aussi autre chose d'un petit peu plus subtile. Réfléchir, c'est très confortable. Réfléchir, Quand vous réfléchissez, vous êtes en sécurité en fait. Vous ne prenez aucun risque, vous ne pouvez pas vous tromper, vous ne vous exposez pas. Alors que dès que vous agissez, il peut se passer quelque chose. Ça peut ne pas marcher, ça peut être imparfait, ça peut être jugé par les autres. Et ça forcément, ça crée chez nous une forme de résistance. Donc le vrai changement, il est là. Arrêtez de voir l'action comme un test final. et commencez à la voir comme un outil de clarification. Parce que le fait d'agir, ce n'est pas là pour valider que vous avez raison, c'est là pour vous aider à comprendre. Et ça change tout. Parce que du coup, vous n'avez plus besoin d'être sûr avant d'agir, vous utilisez l'action pour devenir plus sûr, pour avoir confiance en vous. Et ça, c'est un renversement très puissant. Et quand vous allez commencer à fonctionner comme ça, il y a plusieurs choses qui vont évoluer très vite. Déjà, vous allez passer beaucoup moins de temps bloqué. Ces moments où vous tournez en rond, ils vont raccourcir vraiment. Ensuite, vous allez avancer beaucoup plus souvent. Pas forcément plus vite au départ, mais de manière beaucoup plus régulière. Et surtout, vous allez accumuler de l'expérience. Et c'est ça qui va vous faire progresser dans le temps. Pas le fait de réfléchir encore une fois de plus. Pour mon challenge cette semaine, on va rester très simple. Vous allez repérer un moment. où vous sentez que vous êtes en train de tourner en rond. Pas besoin d'attendre un très gros sujet, ça peut être aussi quelque chose de très banal. Et à ce moment-là, vous coupez la boucle, vous choisissez une action simple, et vous la faites immédiatement. Ce ne sera pas parfait, ce ne sera peut-être pas le bon moment. L'objectif, ce n'est pas du tout de réussir ça de manière parfaite, c'est de vous entraîner à passer l'action plus vite. Réfléchir est une compétence. Agir. c'en est une autre. Ce qui va faire la différence, ce n'est pas d'être excellent dans l'une ou dans l'autre, c'est de savoir à quel moment passer de l'une à l'autre. Merci de m'avoir écouté aujourd'hui. On arrive déjà à la fin de cet épisode. Si vous l'avez trouvé utile, bien sûr, partagez-le autour de vous et pratiquez, pratiquez. Si vous avez envie aussi de faire un petit geste sympa pour moi, laissez-moi un avis 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée et surtout, pour ceux qui m'écoutent sur Apple Podcast, un commentaire sympa, ça m'aide énormément à me faire connaître et à booster le podcast sur la plateforme. Quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous donner rendez-vous la semaine prochaine pour d'autres pratiques actionnables dans votre quotidien. Ciao, ciao !