Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. Peut-être ? qu'au moment où vous écoutez cet épisode, vous venez de terminer votre journée. Et objectivement, ce n'était pas forcément une journée particulièrement infernale. Vous n'avez pas enchaîné 12 heures de travail, vous n'avez pas traversé de crises existentielles majeures, vous n'avez pas eu une to-do list monstrueuse, et pourtant, pourtant, vous êtes vidé. Mais vraiment vidé. Le genre de fatigue où vous rentrez et vous avez juste envie de silence. Vous avez juste envie de personne. aucun message, aucune sollicitation. Et même quelqu'un qui vous demanderait ce que vous voulez dîner, ça va vous agacer légèrement. Et quand on regarde un peu honnêtement ce qui s'est passé dans la journée, parfois, le constat est assez surprenant, parce que le problème, ce n'était pas forcément votre journée de travail, le problème, c'était une interaction, un échange, une discussion que vous avez eue avec quelqu'un, ou un vocal WhatsApp de 7 minutes. Déjà, rien que ça, c'est insupportable. Ou cette fameuse personne aussi qui commence avec « tiens, juste une petite question vite fait » alors que vous savez très bien que dans son référentiel spatio-temporel, ce « vite fait » signifie à peu près 25 minutes avec 3 détours émotionnels. Je trouve ce sujet passionnant parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, on parle énormément de fatigue mentale, de charge de travail, de surcharge numérique, d'hyperconnexion, mais très peu de cette réalité pourtant vraiment concrète. de ces relations qui nous coûtent énormément d'énergie. Et parfois, beaucoup plus que le travail en lui-même. Parce qu'il y a des gens avec qui vous passez une heure et vous repartez plutôt bien, vous êtes même de bonne humeur, remplis d'énergie. Et puis, il y a les autres. Ces personnes après qui vous ressentez une espèce de brouillard intérieur, comme si quelqu'un avait discrètement siphonné votre batterie. Et le plus intéressant, c'est que ce n'est pas forcément lié à des gens qu'on déteste. Parfois, ce sont même des gens qu'on aime bien, des proches, des collègues, des amis. Alors pourquoi ? Pourquoi certaines personnes nous épuisent autant ? Et surtout, pourquoi certaines personnes nous épuisent, nous, alors qu'elles ressemblent glisser complètement sur les autres ? Parce que je crois que le sujet est plus subtil qu'il y a des gens compliqués, en fait. Et certains comportements sont objectivement énergivores, c'est vrai, mais il y a aussi quelque chose qui se joue chez nous. Et c'est ce que je vous propose. d'explorer aujourd'hui. A première vue, on peut trouver ça complètement irrationnel. Comment une discussion de 30 minutes avec quelqu'un, ça peut me fatiguer plus qu'une matinée de travail concentrée ? Et en réalité, la réponse est assez simple. Parce que travailler, même de manière très concentrée, ça fatigue votre cerveau, oui c'est vrai, mais un échange compliqué avec quelqu'un, ça va fatiguer votre cerveau et vos émotions. Votre cerveau, vos émotions et votre niveau de vigilance sociale. Imaginons, vous avez trois heures de boulot devant vous pour avancer sur un projet. Ce n'est pas forcément un sujet facile, il va falloir produire beaucoup, prendre des décisions, mais il y a un cadre, il y a un objectif. Votre cerveau sait exactement ce qu'il doit faire. Une autre situation, quelqu'un vous appelle et très vite vous sentez un truc étrange. La personne vous parle d'un problème, mais vous ne comprenez pas tout, ce n'est pas très clair. Vous sentez qu'elle attend quelque chose, mais quoi exactement ? Merci. mystère. Et là, votre cerveau va commencer à travailler en arrière-plan. Vous vous dites, qu'est-ce qu'elle attend de moi au fait ? Est-ce que je suis censée faire quelque chose ? Est-ce que j'ai oublié quelque chose, un truc ? Est-ce qu'elle me reproche quelque chose sans le dire ? Vous n'êtes plus juste là en train de l'écouter, vous êtes déjà en train d'essayer de décoder, d'interpréter, d'anticiper, de réguler émotionnellement la situation et la discussion. Et c'est ça qui est épuisant. Ajoutez à ça la culpabilité, la tension, l'agacement, parfois même l'obligation implicite de bien réagir. Et vous comprenez pourquoi une simple discussion avec quelqu'un peut vous mettre plus à plat qu'une vraie session de travail. D'ailleurs, je pense qu'on sous-estime complètement ce qu'on pourrait appeler le coup caché des interactions qu'on a. Parce qu'il n'y a pas juste la conversation en elle-même, il y a tout l'après. Il y a tout ce replay mental qu'on fait. Vous savez, ce fameux moment merveilleux. où votre corps est sorti de la discussion, mais votre cerveau, lui, continue à écouter le podcast. J'aurais dû dire ça. Pourquoi elle a dit ça comme ça ? Je crois qu'en fait, elle voulait dire autre chose. Est-ce que j'ai mal répondu ? Alors évidemment, toutes les relations ne font pas ça, et heureusement d'ailleurs. Mais il y a quand même des profils qui nous coûtent objectivement très cher. Je vais éviter de dire le grand mot magique « toxique » parce que je trouve qu'il est devenu tellement utilisé qu'il ne veut plus dire grand-chose. Mais c'est vrai que certains comportements sont vraiment très énergivores. Et vous voyez exactement de qui je parle. Vous savez, cette personne à qui vous dites de manière très innocente « Salut, ça va ? » Erreur stratégique. Parce que vous venez, sans le savoir, d'ouvrir chez elle une faille interdimensionnelle. Et là, tout sort. Le collègue, la belle-sœur, le voisin, le médecin, la fatigue, l'injustice cosmique, la météo, tout. Encore une fois, attention. Bien sûr qu'écouter quelqu'un de manière ponctuelle quand ça ne va pas, c'est tout à fait normal. Le problème, c'est quand ça devient un mode de relation, un mode relationnel. Quand chaque échange avec cette personne va ressembler à une décharge émotionnelle. Et là, il faut être lucide. Au bout d'un moment, vous n'écoutez plus la personne, vous absorbez ses émotions. Alors on pourrait se dire que le problème, c'est les autres. Mais non, beaucoup trop facile. Parce qu'on n'arrive jamais dans une relation de manière neutre. On arrive avec nos propres schémas, nos réflexes, notre sensibilité. Par exemple, le besoin d'être apprécié. Si inconsciemment vous aimez être perçu comme quelqu'un de fiable, de disponible, vous allez probablement laisser entrer beaucoup plus de choses. Vous allez y répondre vite, dire oui plus facilement. Prendre émotionnellement beaucoup plus de place que nécessaire. Parce que ça va activer chez vous quelque chose. Un autre grand classique, c'est aussi le syndrome de la sauveuse. Vous savez, quelqu'un vous parle d'un problème et votre cerveau passe instantanément en mode « Ok, comment je règle ça ? Qu'est-ce que je peux faire pour elle ? » Sauf que parfois, personne ne vous a rien demandé. Et pourtant, vous êtes déjà monté dans le train. Autre cas très fréquent, l'hyperempathie. Quand vous ressentez très fort ce que vivent les autres, c'est une qualité magnifique, jusqu'au moment où vous commencez à porter des émotions qui ne sont pas les vôtres. Et enfin, probablement le mode le plus coûteux, quand vous évitez les conflits, alors vous préférez encaisser, et encaisser, et encaisser, jusqu'au jour où on dit « je ne comprends pas pourquoi cette personne m'épuise autant » . Ben si, on comprend, parce qu'on a laissé en fait la dynamique s'installer. Alors comment on fait pour sortir de ces schémas relationnels ? Il faut tout simplement changer de réflexe. Par exemple, quand quelqu'un commence à vous déverser son chaos émotionnel et que votre ancien réflexe était Ausha la tête pendant 25 minutes en absorbant tout comme une éponge humaine, j'ai une phrase magique pour vous. Vous allez lui dire « j'ai une vraie question pour toi. Est-ce que tu as besoin que je t'écoute ou qu'on cherche une solution ? » En disant ça, ça vous fait éviter de faire le mauvais job. Parce que certaines personnes veulent juste être entendues et d'autres veulent une solution. Mais tant que vous ne savez pas, tant que ce n'est pas clair, vous vous épuisez. Un autre réflexe que vous pouvez adopter, c'est de demander « qu'est-ce que tu attends exactement de moi ? » C'est direct, mais ce n'est pas agressif. Et pour cette personne qui vous interpelle avec son « t'as deux minutes » qui se transforme en épisode de Netflix, dites-lui très clairement « oui, mais j'ai juste deux minutes, pas plus » . Ou alors « non, là je ne peux pas » . C'est tout. Vous n'avez pas besoin de vous justifier avec un roman. Cette semaine, votre challenge va être ultra simple. Vous allez tout simplement tester une phrase de recadrage. Par exemple, tu as besoin que je t'écoute ou qu'on cherche une solution ? Ou, qu'est-ce que tu attends de moi exactement ? Ou alors, ok, je peux t'écouter mais juste 5 minutes. Testez une fois. Et observez ce qui va se passer, parce que parfois, ce qui change tout, c'est juste le cadre que vous arrivez à poser. Je crois qu'un des pièges les plus fréquents, c'est de croire que notre fatigue vient uniquement de ce qu'on fait, alors qu'en réalité, elle vient aussi énormément de tout ce qu'on laisse entrer en nous. Certaines conversations, les émotions qu'on absorbe, des dynamiques qu'on subit au lieu de les recadrer. Et la bonne nouvelle, c'est que tout ça, ça se travaille. parce que franchement, dans un monde déjà suffisamment bruyant, Protéger son énergie relationnelle, c'est vraiment une vraie compétence. Et on arrive à la fin de cet épisode. Merci d'avoir pris le temps de m'écouter aujourd'hui. Si vous avez trouvé tout ça utile, partagez l'épisode autour de vous bien sûr. Et pour faire un petit geste sympa pour moi, laissez-moi un avis 5 étoiles et surtout un commentaire sympa si vous m'écoutez sur Apple Podcast. Ça m'aide énormément à me faire connaître. Et il est temps pour moi de vous donner rendez-vous la semaine prochaine. pour d'autres pratiques actionnables dans votre quotidien. Ciao, ciao !