Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. Vous avez déjà remarqué comme on peut apprendre énormément sans même avoir l'impression d'apprendre dans une réunion qui se passe mal, avec un feedback un peu difficile à entendre peut-être, un outil qu'on va découvrir dans l'urgence, une erreur qu'on n'a pas envie de refaire, une personne peut-être aussi qu'on observe et qui fait des choses différemment de nous. Tout ça, ce sont plein d'occasions d'apprendre. Sauf que très souvent, on les traverse trop vite. On passe à la réunion suivante, au mail suivant, au dossier suivant, à l'urgence suivante. Et au fond, on accumule des expériences sans toujours les transformer en apprentissage. Et c'est là que la notion d'apprentissage continu devient une compétence essentielle. Pas parce qu'il faut passer sa vie en formation, évidemment que non. Pas parce qu'il faudrait lire trois livres par semaine. Mais parce que dans un monde du travail qui change vite, la vraie sécurité ne vient plus seulement de ce que vous savez déjà faire. Elle vient aussi de votre capacité à apprendre ce que vous ne savez pas encore faire, à ajuster vos méthodes, à remettre en question vos automatismes, à désapprendre ce qui ne fonctionne pas, à rester curieux sans vous disperser. Et c'est ce que je vous propose de voir ensemble aujourd'hui. Comment faire de l'apprentissage continu une pratique simple, concrète, réaliste et pas une énième injonction à ajouter des journées déjà pleines. Quand je parle d'apprentissage continu, il y a un malentendu qui, je trouve, revient très souvent. C'est celui de croire qu'apprendre, ça veut forcément dire partir en formation. Alors évidemment, la formation est utile, c'est pas moi qui vais vous dire le contraire, c'est mon job de tous les jours. Une bonne formation, ça peut faire gagner du temps, ça peut structurer les apprentissages, elle va pouvoir créer un déclic, elle peut permettre de s'entraîner dans un cadre sécurisé, elle peut vous aider à prendre du recul. mais apprendre C'est pas uniquement s'inscrire à un programme, écouter un formateur, recevoir un support et repartir avec votre attestation de formation. Apprendre, c'est beaucoup plus que ça. Vous apprenez quand vous demandez un feedback. Vous apprenez quand vous analysez ce qui n'a pas fonctionné. Vous apprenez quand vous observez quelqu'un faire différemment de vous. Vous apprenez quand vous testez une nouvelle méthode, quand vous préparez une prise de parole, quand vous relisez une situation difficile avec un peu de recul. Ou encore... Quand vous transformez une erreur en information. Si on réduit l'apprentissage à la formation formelle, c'est vrai qu'on peut avoir vite l'impression de jamais avoir le temps. J'ai pas le temps de me former, j'ai pas le temps de lire, j'ai pas le temps de suivre un module, j'ai pas le temps de prendre une journée pour monter en compétences. Ça, je l'entends tous les jours. Mais si on comprend que l'apprentissage, il peut se glisser dans la vie de tous les jours, alors ça devient beaucoup plus accessible. Le but, ce n'est pas forcément de trouver trois heures de temps libre dans votre agenda pour vous former, mais de changer votre manière de regarder ce qui vous arrive. Une difficulté que vous traversez en ce moment, ça peut devenir un apprentissage. Un feedback peut devenir un entraînement. Une erreur peut devenir une nouvelle donnée. Une nouvelle mission peut devenir un terrain de progression, à condition de ne pas avancer en pilote automatique. Et puis, il y a aussi souvent un gros malentendu par rapport au fait d'apprendre en continu, c'est qu'on croit que le fait d'apprendre, c'est faire toujours plus. Ajouter, ajouter des connaissances, ajouter des outils, des méthodes, ajouter des livres en plus, des formations, ajouter des compétences sur son CV. Mais apprendre, parfois, c'est aussi enlever. Enlever une vieille habitude qui ne sert plus. Enlever peut-être une croyance qui vous limite. Supprimer une méthode qui a fonctionné hier, mais qui n'est plus du tout adaptée aujourd'hui. Supprimer un automatisme qui vous met en réalité aujourd'hui en difficulté. Ou supprimer une manière de travailler qui fatigue tout le monde. C'est ce qu'on appelle souvent désapprendre. Et c'est parfois beaucoup plus difficile qu'apprendre. Parce qu'apprendre quelque chose de nouveau, Ça peut être stimulant, c'est vrai. Alors que désapprendre, ça demande de reconnaître que ce qu'on faisait avant n'est peut-être pas la meilleure option. Et ça, allez, avouez, c'est assez inconfortable. Par exemple, si vous avez toujours été reconnu pour votre capacité à tout gérer tout seul, apprendre à demander de l'aide, c'est sûr, ça peut être difficile. Si vous avez toujours réussi grâce à votre niveau d'exigence, apprendre à livrer une première version imparfaite, évidemment, ça ne va pas être évident. Si vous avez toujours tout contrôlé et si vous avez été maître des choses, apprendre à déléguer, bien sûr, ce sera difficile. Dans tous les cas, il ne s'agit pas seulement d'ajouter une compétence, mais de modifier un comportement. Et c'est pour ça que les soft skills demandent de l'entraînement, parce qu'elles viennent toucher nos réflexes, nos habitudes, nos protections, nos façons de faire les choses, nos automatismes. Apprendre au continu, ce n'est donc pas juste consommer du contenu. Ça n'a rien à voir. Apprendre en continu, c'est accepter de se demander régulièrement est-ce que ce que je fais, c'est encore adapté ? Est-ce que ma manière de faire, surtout, est encore adaptée ? Parfois, la réponse sera oui, alors très bien. Mais parfois, la réponse sera pas complètement. Et c'est là qu'il va falloir ajuster les choses. Pour rendre tout ça très concret, on va raisonner en trois temps. Avant, pendant et après. Parce que l'apprentissage, ça se joue. pas seulement une fois que l'action est terminée. Il peut se préparer, il se vit évidemment, et il peut se consolider. Avant l'action, la bonne question, c'est pas seulement de se dire qu'est-ce que je dois réussir, mais c'est de se dire surtout qu'est-ce que je veux entraîner. Et cette question, elle est très puissante parce qu'elle transforme une situation ordinaire en terrain de progression. Par exemple, avant une réunion, vous pouvez vous dire « aujourd'hui, j'ai envie de travailler ma capacité à clarifier les décisions » . ou avant un rendez-vous client, je veux travailler mon écoute active. Avant une conversation difficile, je veux travailler mon assertivité. Ça ne veut pas dire que vous allez tout réussir parfaitement, mais ça vous donne une intention. Et c'est cette intention d'apprentissage qui change complètement votre posture. Vous arrêtez de subir la situation et vous vous en servez pour progresser. Pendant l'action, l'enjeu, ça va être de garder un tout petit point de conscience. Pas de vous analyser en permanence, évidemment, parce que sinon vous allez vous crisper, mais comme de vous regarder faire. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous pouvez garder une question en arrière-plan. Par exemple, est-ce que je suis en train de travailler ce que j'avais choisi d'entraîner ? Si vous travaillez votre écoute active, est-ce que vous laissez vraiment l'autre finir ce qu'il est en train de dire ? Si vous aviez décidé de travailler votre assertivité, est-ce que vous formulez clairement votre besoin ? Ce petit point de conscience, il va vous permettre d'ajuster en direct. Ce ne sera pas parfait, mais ce sera suffisant pour ne pas retomber complètement dans vos automatismes. Et parfois, un seul petit ajustement suffit. Poser une question au lieu de répondre trop vite. Reformuler au lieu de supposer. Dire « je ne peux pas m'engager sans arbitrage » au lieu de dire « oui » de manière automatisme. Ce sont des petites choses, des petits gestes, mais ce sont ces gestes qui vont construire votre compétence. Et après l'action... il y a ce moment que quasiment tout le monde néglige, c'est le retour d'expérience. Et pourtant, c'est souvent là que ça se joue. On vit beaucoup d'expériences, mais on n'en tire pas toujours de l'apprentissage. Or, l'expérience seule ne fait pas forcément progresser. C'est l'expérience qui est analysée qui va faire progresser. Deux personnes peuvent vivre exactement la même situation. L'une passe à autre chose, et l'autre, elle va prendre peut-être trois minutes pour comprendre ce qui s'est joué. Au bout de six mois, Elles n'auront pas progressé de la même manière, je vous assure. Alors, après une situation, même très rapidement, vous pouvez vous poser trois questions. Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce que j'ai appris ? Et qu'est-ce que je teste la prochaine fois ? Vous n'avez pas besoin de faire un bilan de 4 pages, mais juste 2-3 minutes suffisent. Ces quelques minutes, elles peuvent changer beaucoup de choses. Elles vous évitent de repartir immédiatement dans le flux. Elles vous permettent de capitaliser au fur et à mesure. Elles vous aident à transformer une expérience isolée en apprentissage durable. Et surtout, elles vous permettent de voir votre progression. Et ça, c'est hyper important. On voit les erreurs, les manques, les retards, ça on est très fort là-dessus. Mais on ne voit pas toujours ce qui est en train de se construire. Ce retour d'expérience, il va vous permettre de regarder ça. Ce que vous avez tenté, ce que vous avez mieux réussi, ce que vous avez osé, ce que vous avez compris, c'est précieux. Il y a une dimension qu'on sous-estime beaucoup aussi dans l'apprentissage continu, c'est l'humilité. Parce que pour apprendre, il faut accepter de ne pas savoir. Il faut accepter de ne pas maîtriser parfaitement, ni immédiatement. Il faut accepter de demander ou de recevoir un feedback. Il faut accepter d'être débutant. Et ce n'est pas toujours facile, surtout quand on est expérimenté. Parce qu'avec l'expérience, on se construit une identité professionnelle. On se dit, moi, je sais gérer, je suis quelqu'un de compétent, je suis reconnu dans mon métier, j'ai l'habitude. Et c'est vrai. Mais l'expérience peut devenir un piège, surtout si elle nous empêche d'apprendre. Quand on commence à se dire, on a toujours fait comme ça. Oui, oui, je sais déjà. C'est pas pour moi, ça marchera jamais ici, là on ferme la porte. L'apprentissage continu demande une posture très particulière, celle d'être solide dans ce qu'on sait déjà, mais de rester ouvert à ce qu'on ne sait pas encore. Et pour moi, c'est l'une des postures professionnelles les plus puissantes. Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas sûr de soi, ça ne veut pas dire qu'on se dévalorise, c'est de se dire, je suis compétent et je peux encore plus progresser. Les deux peuvent coexister. Et c'est même souvent ça, la vraie maturité professionnelle. Alors bien sûr, on ne peut pas tout apprendre. L'apprentissage continu, ça ne veut pas dire être en veille permanente sur tout. Sinon, on sature. Mais bon, force est de constater que dans la vie aujourd'hui, c'est ce qui se passe. On va lire trois newsletters par jour. On enregistre dix podcasts. On achète quatre livres. On suit un milliard de comptes LinkedIn. On commence une formation. On garde trente onglets ouverts. Et à la fin, on a surtout appris une chose, je vais vous dire, c'est qu'on est débordé. Donc la clé, c'est qu'il faut choisir. L'apprentissage continu efficace, ça ne veut pas dire accumuler des choses. C'est une stratégie. Donc demandez-vous, quelle compétence aura le plus d'impact sur mon quotidien ? Qu'est-ce qui revient souvent dans mes difficultés ? Qu'est-ce qui pourrait me faire gagner en efficacité ou en sérénité ? Quelle compétence va devenir importante dans mon job dans les prochains mois ? Parfois, ce sera une compétence technique, un outil, une méthode. Parfois, ce sera une soft skills, savoir dire non, mieux décider, gérer son stress, prendre la parole, donner un feedback. L'idée n'est pas du tout de tout travailler, mais de choisir une compétence qui va être prioritaire aujourd'hui et de l'entraîner dans la durée. Parce qu'on progresse rarement en dispersant son attention partout, on progresse au contraire en concentrant son énergie sur un seul sujet. Alors comment faire pour installer cette culture d'apprentissage continu ? sans se rajouter une pression énorme. Je vous propose trois micro-pratiques très très simples. La première, c'est de choisir une compétence, par exemple une compétence du mois. Juste une. Pendant par exemple un mois, vous allez choisir la compétence à observer et que vous avez envie d'entraîner. Ça peut être ce que vous voulez, par exemple l'écoute active, la prise de parole, l'assertivité, la délégation, peu importe. Ensuite, chaque semaine, vous allez vous demander dans quelle situation je peux la pratiquer. Très simple et efficace. Parce que la compétence sort du concept. Elle entre dans votre agenda. Elle devient concrète, observable et entraînable. La deuxième micro-pratique que je vous propose, c'est de transformer un feedback que vous recevez en plan d'action. Quand quelqu'un va vous faire un retour, même si parfois ça peut être inconfortable, essayez de ne pas rester uniquement sur l'émotion, mais demandez-vous plutôt, qu'est-ce que je peux en faire ? Qu'est-ce que je peux en tirer ? Qu'est-ce que je peux en faire concrètement ? Par exemple, si on vous dit Ton message n'était pas clair, je n'ai pas tout compris. Transformer ça en La prochaine fois, je commence par l'objectif avant de donner les détails. Si on vous dit Tu prends beaucoup trop de place en réunion. Transformer ça en La prochaine fois, je parle en dernier sur le premier tour de table. Ou si on vous dit Tu attends trop avant de signaler des problèmes. Transformer ça en La prochaine fois, j'alerte dès que je vois un risque possible. Un feedback va être utile seulement si vous arrivez à le transformer en plan d'action. Et la troisième micro-pratique, ça va être de faire un mini-retour d'expérience chaque vendredi. Juste 5 minutes, pas plus. Posez-vous les questions suivantes. Qu'est-ce que j'ai appris cette semaine ? Qu'est-ce que je veux garder ? Et qu'est-ce que je veux ajuster la semaine prochaine ? Et si vous faites ça chaque semaine, vous allez commencer à créer comme un espèce de fil de progression. et parfois, c'est là que vous allez réaliser qu'on avance. beaucoup plus qu'on ne le croit. Parce qu'au quotidien, on voit surtout ce qu'il reste à faire. Le retour d'expérience, il va vous permettre aussi de voir tout ce que vous êtes en train de construire. Pour résumer, pour moi, l'apprentissage continu, ce n'est pas une espèce d'option sympathique pour des gens qui auraient du temps et que ça a à faire. C'est une vraie compétence professionnelle qui devient essentielle aujourd'hui. Parce que le monde du travail évolue et que notre capacité à progresser devient le vrai facteur de sécurité, d'agilité et d'opportunité. Apprendre en continu, ça ne veut pas dire suivre une formation, c'est transformer son quotidien en terrain d'apprentissage. Avant l'action, demandez-vous qu'est-ce que je veux travailler. Pendant l'action, demandez-vous qu'est-ce que j'observe par rapport à ce que je suis en train de faire. Et après l'action, demandez-vous qu'est-ce que j'ai appris et qu'est-ce que je teste pour la suite. Et on passe évidemment à mon challenge de la semaine. Et du coup, vous allez choisir une compétence que vous avez envie d'entraîner ce mois-ci. Une compétence qui aurait un vrai impact sur votre quotidien. Vous allez identifier une situation dans laquelle vous allez pouvoir pratiquer cette semaine. Par exemple, si vous avez envie de travailler votre écoute active, choisissez une réunion ou un échange où vous allez pouvoir vraiment laisser l'autre finir, reformuler puis poser une question. Si vous voulez travailler votre gestion du temps, choisissez une journée où vous allez décider de vos trois vraies priorités avant d'ouvrir vos mails. ou encore sur Si vous voulez travailler la prise de parole en public, choisissez une réunion où vous allez intervenir au moins une fois avec une idée préparée. L'objectif, ce n'est pas d'apprendre dans la théorie, mais justement de pratiquer dans votre vraie vie, dans le réel. Et en fin de semaine, faites un REX. Prenez cinq minutes et notez. Ce que j'ai testé, ce que j'ai appris et ce que je veux ajuster. C'est comme ça que l'apprentissage continu va devenir concret. Et on arrive à la fin de cet épisode. Merci de m'avoir suivi aujourd'hui, encore une fois. Si vous l'avez trouvé utile, eh bien, évidemment, partagez-le autour de vous. Et pour faire un petit truc sympa pour moi, vous pouvez me laisser un avis 5 étoiles. Et si vous faites partie de ceux qui m'écoutent sur Apple Podcast, laissez-moi un commentaire sympa, s'il vous plaît. Ça m'aide énormément à faire connaître Factor X. Quant à moi, eh bien, il ne me reste plus qu'à vous donner rendez-vous la semaine prochaine pour d'autres pratiques actionnables. dans votre quotidien. Ciao, ciao !