Speaker #0Hello et bienvenue sur Facteur X, le podcast qui réveille vos soft skills. Je suis Anna Martino et je suis convaincue qu'on peut devenir de meilleurs managers, de meilleurs vendeurs, de meilleurs communicants ou encore mieux collaborer au sein d'une équipe si on décide d'investir dans notre savoir-être. J'ai donné vie à ces convictions en fondant My Learning Store, un organisme de formation spécialisé dans le développement des soft skills en entreprise. Ma vision, c'est d'inspirer un maximum de personnes à développer leurs soft skills parce que je sais que c'est la garantie de l'employabilité, du bien-être et de l'équilibre. Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé Facteur X, le podcast qui va littéralement réveiller vos soft skills. Ici, je vous livre des pratiques qui marchent pour réveiller votre truc en plus, libérer votre potentiel et devenir une meilleure version de vous-même. Cette conversation, elle n'aura duré que 5 minutes. Mais dans votre tête, elle continue à tourner en boucle depuis 3 heures. Vous repensez à cette remarque, à ce que vous avez répondu, et surtout à ce que vous auriez dû répondre. Vous imaginez même la prochaine conversation, celle où, cette fois, vous aurez la répartie parfaite. Sauf que cette conversation-là, elle n'aura peut-être jamais lieu. Et pendant ce temps, vous êtes toujours en train de discuter avec quelqu'un qui, lui, Merci. et probablement déjà passé à autre chose depuis longtemps. Ça vous parle ? Alors, dans ce cas, cet épisode est pour vous. Aujourd'hui, on va parler d'un phénomène que vous connaissez peut-être très bien, la rumination mentale. Cette fameuse tendance à repasser en boucle une conversation, une remarque ou une situation qui a été désagréable. Et surtout, on va voir comment interrompre ce mécanisme en fait. Parce que réfléchir à une situation peut être utile, c'est vrai, mais la rejouer 50 fois dans votre tête, eh bien ça ne va rien vous apporter, et surtout pas une meilleure réponse. Mais c'est vrai, au fond, pourquoi est-ce que certaines conversations restent coincées pendant des heures dans notre tête ? Imaginez ce genre de situation, vous l'avez d'ailleurs peut-être déjà vécue. Vous êtes en réunion, vous présentez une idée, et tout d'un coup un collègue vous répond devant tout le monde « Oui, enfin, ça on l'a déjà essayé » . Vous le regardez, vous souriez, vous ne dites rien. vous faites comme si vous passiez à autre chose et la réunion continue. Mais plus tard, peut-être dans l'après-midi ou le soir en rentrant chez vous, vous n'arrêtez pas de repenser à cette phrase. Est-ce qu'il cherchait à vous déstabiliser ? Est-ce que peut-être que votre idée était vraiment mauvaise ? Est-ce que vous auriez dû lui répondre et en fait vous n'avez pas osé ? Et vous voilà en train de rejouer cette scène qui s'est terminée 6 heures plus tôt. Mais pourquoi est-ce que notre cerveau fait ça ? Tout simplement parce qu'il essaye de comprendre ce qui s'est passé, d'anticiper une situation qui sera peut-être similaire, ou de trouver une meilleure réponse. Après une discussion que le cerveau perçoit comme menaçante ou peut-être désagréable, on a, c'est vrai, facilement tendance à focaliser sur ce qui nous a perturbés. Et le problème, il commence dès que cette réflexion, dès que ces pensées, ça devient répétitif. Comment ça ne nous apporte aucune information nouvelle, et ça ne débouche sur aucune action. C'est ce qu'on appelle la rumination. Il y a une distinction vraiment importante à comprendre. Réfléchir à une situation, évidemment, ça vous aide à avancer. Mais ruminer, ça vous fait tourner en rond. Prenons un exemple. Vous vous dites, la prochaine fois qu'on critique mon idée, je demanderai ce qui pose précisément un problème. Là, vous préparez une réponse utile. Mais si vous vous demandez pour la quinzième fois, mais pourquoi est-ce qu'il m'a parlé comme ça ? Pourquoi est-ce qu'il en a après moi ? sans pouvoir obtenir de réponse en fait, parce que vous vous parlez à vous-même dans votre coin, eh bien vous êtes évidemment en train de ruminer et ça ne sert à rien. Alors du coup, comment est-ce qu'on sort de cette boucle ? Je vous propose trois techniques. La première technique, c'est d'apprendre à séparer les faits de ce que vous interprétez. Reprenons l'exemple de notre réunion. Le fait, c'est que votre collègue dit « on a déjà essayé » . Et peut-être que vous, vous interprétez « il avait envie de me ridiculiser » . Vous voyez la différence ? Le premier élément, c'est de l'observation. Le second, c'est juste une hypothèse. Et notre cerveau peut facilement transformer une hypothèse en certitude, en particulier quand on est contrarié, par exemple. Donc la prochaine fois qu'une conversation tourne en boucle dans votre tête, posez-vous deux secondes et essayez de vous poser ces questions. La première, c'est qu'est-ce qui a réellement été dit ou qu'est-ce qui a réellement été fait ? Et ensuite ? Eh bien, de ça, qu'est-ce que je suis en train d'en déduire ? Vous pouvez même écrire les réponses, ça facilite sûrement les choses. Ça ne veut pas dire que votre interprétation est forcément fausse, mais peut-être que votre collègue cherchait effectivement à vous déstabiliser, ça c'est sûr. Mais tant que vous n'avez pas d'éléments supplémentaires, vous n'en savez rien. Et reconnaître le fait que ce n'est pas sûr, ça peut déjà vous aider à prendre du recul. La deuxième technique que je vous propose, c'est tout simplement de décider si cette situation mérite que vous fassiez quelque chose de concret. Il y a une conversation qui vous dérange depuis des heures ? Eh bien, posez-vous tout simplement la question « Est-ce qu'il y a quelque chose d'utile que vous pouvez faire maintenant ? » Si la réponse est oui, eh bien, tout simplement, identifiez l'action en question et faites-le. Vous pouvez aller demander à la personne un éclaircissement, revenir sur un malentendu ou préparer une réponse pour une prochaine fois. C'est concret, vous passez de la rumination à une démarche qui est constructive. Sauf que parfois, eh bien, il n'y a rien de spécial à faire. La personne a tout simplement exprimé une opinion, vous ne pourrez pas revenir sur chaque mot qu'elle a prononcé et vous n'obtiendrez pas forcément les explications que vous aimeriez avoir. Donc dans ce cas, continuez à chercher une réponse, et bien ça ne fait pas avancer le schmilblick comme on dit. Vous pouvez vous dire j'ai examiné cette situation et pour l'instant je n'ai tout simplement pas d'action à entreprendre. C'est pas une formule magique qui fera disparaître vos pensées c'est sûr, mais c'est peut-être une façon de cesser de traiter chaque retour de la pensée. comme un nouveau problème à résoudre et d'essayer de boucler la boucle en fait. La troisième technique que je vous propose, c'est de faire en sorte de sortir de la boucle plutôt que de continuer à lutter contre elle. Parce que c'est vrai que c'est un réflexe qu'on a tous. Essayez de ne plus penser à quelque chose. Et ça ne marche pas en fait. Vous savez, quand vous vous dites, allez, j'arrête d'y penser et je passe à autre chose. Et bizarrement, quelques secondes plus tard, qu'est-ce que vous faites ? Vous y repensez. C'est très classique. Essayer de supprimer volontairement une pensée, ça peut parfois la rendre encore plus persistante. Moi, je vais vous proposer une autre approche. Quand vous remarquez qu'une conversation recommence dans votre tête, nommez simplement ce qui se passe. Dites-vous par exemple, tiens, je suis déjà en train de ruminer la conversation. Et puis, ramenez volontairement votre attention vers autre chose, vers une autre activité. Pas forcément quelque chose de compliqué, mais vous pouvez par exemple reprendre quelque chose que vous étiez en train de faire, une tâche qui vous demande de la concentration. Vous pouvez aller marcher quelques minutes ou vous concentrer sur ce que vous êtes en train de faire. L'objectif c'est de ne pas fuir vos émotions, mais plutôt de consacrer toute votre attention à une conversation qui n'est plus en train de se produire. Et si la pensée revient, tout simplement recommencez. Sans vous agacer contre vous-même, ça ne sert à rien. plus vous allez vous agacer, plus ça va revenir. L'objectif, c'est pas de ne plus jamais ruminer, mais c'est d'apprendre à reconnaître plus rapidement ce moment où vous commencez à tourner en rond. Et pour conclure, je vous dirais qu'une conversation difficile, évidemment, elle peut continuer à occuper votre esprit longtemps après qu'elle soit terminée. Mais vous n'êtes pas obligé de lui consacrer toute votre soirée. Donc la prochaine fois que vous sentez une discussion tourner en boucle, rappelez-vous ces trois réflexes. D'abord... distinguer les faits de ce que vous interprétez. Ensuite, demandez-vous si vous pouvez faire quelque chose d'utile, si une action est possible. Et enfin, si vous n'avez rien à résoudre dans l'immédiat, ramenez votre attention vers ce que vous êtes en train de vivre. Ce n'est pas forcément toujours facile, c'est vrai, mais c'est une compétence qui se travaille. Pour le challenge cette semaine, je vous propose un exercice très simple. Tout simplement, vous allez mettre en place le process qu'on vient de voir aujourd'hui. Donc la prochaine fois qu'une conversation vous reste en tête, vous allez tout simplement prendre une feuille ou ouvrir une note peut-être sur votre téléphone si vous préférez et vous notez ces trois phrases. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et vous allez décrire les faits sans interpréter quoi que ce soit. Ensuite, vous notez ce que j'en pense. Vous allez noter l'interprétation ou l'inquiétude qui revient avec cette conversation. Et enfin, ce que je décide de faire. Merci. Vous allez indiquer une action concrète. Ou alors, vous allez choisir de ne rien entreprendre pour le moment parce qu'il n'y a rien de spécial à faire. Donc, trois phrases. Ce qui s'est passé, ce que j'en pense et ce que je décide. L'idée, c'est de donner une suite à votre réflexion plutôt que de la laisser tourner en boucle sans fin. Et si la pensée revient plus tard, vous pourrez vous rappeler que vous avez déjà pris le temps de l'examiner. Alors évidemment, vous ne pourrez pas contrôler ce que les autres disent. Vous ne pourrez pas non plus empêcher toutes les pensées désagréables de revenir dans votre tête. Par contre, vous pouvez apprendre à décider ce que vous en faites. Et parfois, prendre une longueur d'avance, c'est tout simplement arrêter de consacrer autant d'énergie à une conversation qui est déjà terminée. Et on arrive déjà à la fin de cet épisode. Comme d'habitude, si vous l'avez trouvé utile, partagez-le un max autour de vous. Et si vous avez envie de faire quelque chose de sympa pour moi, laissez-moi... un avis 5 étoiles et surtout un commentaire sympa pour tous ceux qui m'écoutent sur Apple Podcast. Je compte sur vous parce que c'est vraiment ce qui m'aide à me faire connaître. Quant à moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour d'autres pratiques actionnables dans votre quotidien. Ciao, ciao !