Speaker #0Aujourd'hui, je vais te raconter mes zéros à 10 ans. Qu'est-ce qui a fait que durant ces années-là, ça a créé la superwoman que je suis aujourd'hui ? Qu'est-ce qui est arrivé dans ces années-là pour que je sois comme je suis aujourd'hui ? Grâce à ça ou à cause de ça ? Il y a beaucoup d'histoires. Mais où est-ce que je veux t'amener ? C'est que j'ai réalisé à travers les années que ma vie a été dessinée bien avant que je n'arrive. Et que tout ce qui s'est passé depuis ce temps a façonné ce que je suis. Tu vas me dire, oui, mais Lucie, on a un libre-arbitre, on a un choix dans la vie qu'on peut faire. Oui, tout à fait. Je suis d'accord avec toi. Mais il y a des multitudes de choix qui peuvent se faire et qui peuvent amener à la vie qui avait déjà été dessinée dans les multitudes de choix qui avaient été décis. Donc, moi, c'est comme ça que je vois les choses. Aujourd'hui, je viens te raconter une parcelle de ma vie qui a créé la Superman ou la Super-Uni. Donc, est-ce que toi aussi, tu te sens comme ça ? Est-ce que toi aussi, tu sens que la vie a été dessinée bien avant que tu arrives ici, qu'elle a été déjà planifiée, que tu as peu de contrôle sur ce qui se passe et que, dans le fond, tu fais juste passer les jours comme elle sait ? Ce que je te dis ce matin, c'est que c'est possible. de changer. C'est possible de changer ça. Par contre, il faut prendre conscience de ce qu'on a créé, de ce qu'on est et de dire merci à la vie, même si c'est un peu difficile. Puis ensuite, de pouvoir faire des choix différents et de pouvoir apprendre comment faire des choix différents. Donc, ce matin, je t'invite à t'abonner à mon podcast Fais voyager ton entreprise parce que mon histoire sera racontée seulement sur le podcast. Je te souhaite... une belle journée et si tu veux avoir la suite, va t'abonner. Dans les prochaines semaines, tu auras tout ce qui a créé la Lucie que je suis aujourd'hui, les pourquoi, les à cause, mais surtout les grâce. Grâce à ce qui est arrivé, je suis ce que je suis. Bienvenue au podcast Fais voyager ton entreprise. Tu es un entrepreneur et au début c'était le rêve de partir ton entreprise. mais maintenant, tu n'as plus de vie, alors ce podcast est pour toi. À chaque semaine, nous ferons voyager ton entreprise à travers le rôle d'entrepreneur au rôle d'administrateur. Tu y gagneras plus de temps, plus d'argent et plus de liberté. Merci de faire partie de mon univers et c'est parti ! Aujourd'hui, je te parle de mes zéros à 10 ans. Avant même que je naisse, on est... Aujourd'hui, je te parle, mais zéro à dix ans. Avant même ma naissance, nous sommes en 1967. Et à cette époque, mon père, qui est un très beau garçon... En fait, mon père a souvent été... On a souvent mentionné de lui qu'il ressemblait à Elvis. Donc, il était vraiment un bel homme. Et toutes les femmes tombaient amoureuses de cet homme. Ma mère n'a pas passé à côté. Mais tu vois, ma mère a connu mon père. Elle avait 19 ans. Mais si je te raconte la vie de ma mère avant, à l'âge de 16 ans, ma mère est tombée enceinte. Elle a caché sa grossesse à sa mère, qui elle-même était aussi enceinte en même temps. Donc, ma mère, elle a fait sa grossesse tout au long de ses 40 semaines en cachant à tout le monde qu'elle était enceinte jusqu'au jour où elle doit accoucher. Et que ma grand-mère, qui est elle-même enceinte et qui n'est pas due pour accoucher, pas du tout, est complètement désarçonnée. Sa fille de 16 ans est enceinte, elle ne le sait pas, elle ne l'a pas vue. Il faut comprendre que ma mère a à peu près la même forme que moi, donc elle a remplacé du gras par le bébé, donc ça ne paraissait pas du tout. Au jour de l'accouchement, ma grand-mère a décidé qu'elle allait donner le bébé sans le consentement de ma mère, mais à cette époque-là, à 16 ans, ce n'est pas toi qui choisis, c'est tes parents. Moi, ce qui m'a été raconté, c'est que ma mère a donné son bébé aux médecins. qui l'a accouchée. Et elle n'a jamais revu cet enfant. Donc, ça a été une grosse perte pour elle parce qu'elle voulait le garder. Mais c'était impossible puisqu'elle restait chez ses parents. Et c'est ses parents qui allaient décider du sort de ce bébé. Donc, quelques années plus tard, on est en 1967, et ma mère rencontre mon père, qui est un bel homme, et qui fait tomber toutes les femmes à ses pieds. Puis, évidemment qu'elle tombe en amoureuse folle de cet homme. ne veut pas revivre le fait qu'elle va tomber enceinte et que ma grand-mère va donner le bébé parce qu'elle a 19 ans. Donc, elle s'en va vivre avec mon père. Le cauchemar commence. Cet homme est un homme qui n'est pas bon, qui n'est pas gentil, qui bat les femmes, qui se prend pour Dieu. En fait, il se prend pour l'homme qui a le droit de tout faire et qui a le droit de le faire comme il veut. Le plus vieux d'une famille de dix enfants, protégé par sa mère, qui l'a toujours couvé en dessous de ses couverts. Donc, tout ce qu'il faisait dans la vie, sa mère lui disait toujours que c'était bien, que c'était correct. Donc, renforçait le fait qu'il se prenait pour Dieu et qu'il pouvait tout faire dans la vie. Donc, ma mère, évidemment, que durant sa grossesse, se fait battre et veut me protéger. Quand elle a accouché de moi, j'ai à peine dix jours qu'elle me met déjà dans une famille qui va s'occuper de moi. Elle ne veut pas me garder près d'elle parce qu'elle a peur que mon père me batte moi aussi et que je ne puisse pas vivre. Donc, je me retrouve rapidement séparée de mes parents, élevée par une famille que je ne connais pas. Écoutez. Je ne sais pas combien d'années je suis restée dans cette famille-là, mais le dernier souvenir que j'en ai, c'est que je me suis faite opérer pour les yeux parce que j'avais un oeil, j'avais du strabisme, j'avais un oeil croche quand j'étais jeune. Je me suis faite opérer dans environ de l'âge de peut-être 6 ans, peut-être 5, je ne me souviens pas trop. Et j'étais encore dans cette famille-là à faire des exercices avec une balle au bout d'une corde, couché par terre, puis à suivre la balle avec mes yeux pour que... pour faire des exercices avec mes yeux. Donc, j'ai resté pendant plusieurs années dans cette famille. Notre famille avait un cheval. Je me souviens aussi du cheval. Je me souviens aussi que le cheval, j'avais essayé de lui donner une carotte puis qu'il avait mordu ma main. C'est le peu de souvenirs que j'ai de mon enfant. Ma mère, rapidement, elle a arrêté de vivre avec mon père. Ils se sont séparés. Et à cette époque-là, c'était l'argent qui décidait où allait l'enfant. Donc, étant donné que mon père avait de l'argent et que ma mère avait un métier, elle travaillait dans un nettoyeur, elle n'avait pas un gros salaire, elle n'avait pas un gros métier, elle n'avait pas l'argent pour se battre contre cet homme. Donc, c'est mon père qui a eu la garde et j'allais voir ma mère à tous les étés. Tout l'été, ma mère, évidemment, travaillait et c'est ma grand-mère et une de mes tantes qui me gardaient parce que ma tante, elle avait un camping. Donc, je restais au camping et c'est ma grand-mère et ma tante qui me gardaient et ma mère venait me rejoindre. les week-ends. Évidemment, jeune fille qui n'a pas de parents et que sa mère n'est pas là et qui ne veut pas écouter sa tante ni sa grand-mère, je n'ai pas été un enfant facile. Et au final, ça a créé une dispute entre ma mère, ma grand-mère et ma tante. Et à ce moment-là, j'ai sept ans. La dispute a fait que ma mère, elle a arrêté de me faire venir l'été. En fait, elle a arrêté de me voir complètement. Et je suis devenue fille unique avec son père, qui est un père complètement maladif, complètement fou. Et à ce moment-là, ça a commencé à dégénérer. Mon père a décidé de déménager. À chaque fois que la soupe venait trop chaude, on déménageait de ville. Vous allez me dire, Lucie, c'est quoi la soupe qui était trop chaude ? Écoutez, j'ai sept ans. Je me souviens que mes activités du samedi soir, c'était de m'asseoir dans les marches, d'écouter mon père battre ses femmes qu'il avait avec lui ou la femme qui vivait avec lui à ce moment-là. Et qu'elle, femme battue, qui avait peur de l'homme, avait peur de se sauver, avait peur de le quitter. Sauf que quand il n'y avait pas de femme, c'est moi qui battais. Quand il me disait Va chercher un 2x4, il faut qu'il soit assez gros, parce que sinon je vais en prendre un plus gros et tu vas avoir encore plus mal. Donc, mon père me battait à coups de 2x4, ce qui a fait qu'il a cassé ma colonne. Et mon bassin a soudé avec ma colonne, j'avais environ 7 ans. Voilà, vous allez le dire. Lucie, c'est impossible de t'asseoir effectivement. J'allais à l'école à ce moment-là et je restais debout en arrière parce que les professeurs savaient que je ne pouvais pas m'asseoir. Et ce qu'il faut comprendre, c'est qu'au Lac-Saint-Jean, si vous connaissez le film Aurore, l'enfant martyre il y en avait beaucoup d'aurores. C'était commun. Et ce n'était pas commun pour les professeurs de dénoncer ce genre. de ce genre de choses. Et quand mon père sentait que la soupe était trop chaude et que quelqu'un allait dénoncer, on déménageait. Donc, j'ai passé mon primaire au Lac-Saint-Jean. J'ai passé mon secondaire 1 à Montréal-Nord. J'ai passé mon secondaire 2... Non, mon secondaire 1, excusez-moi, était aux Ursulines de Québec. Mon secondaire 2 était rendu à Montréal-Nord. Et rendu en secondaire 3, ma mère est réapparue dans ma vie. Donc, pendant cinq ans, j'ai vécu l'enfer avec mon père. C'est ce qui a bâti la famille forte que je suis aujourd'hui. Et quand je vous dis l'enfer, ça a été à plusieurs niveaux. Ça a été au niveau aussi qu'il disait toujours, un jour, on va avoir un fils. Puis quand ça va arriver, je vais être obligée de t'enfermer dans une pièce pour pas que personne le sache. Pour pas qu'on me l'enlève. Mais ça sera notre fils. Donc j'ai grandi avec la crainte, avec la peur, avec le fait d'un jour, j'allais me retrouver enfermée dans une pièce, la porte barrée. enceinte de bébé, que je ne voulais pas et que je ne voulais donc pas vivre ce que j'étais en train de vivre à ce moment-là. Tu sais, j'étais tout seule parce qu'on déménageait tout le temps. Je n'avais pas le droit de me faire d'amis, évidemment. Donc, mes passe-temps, c'était de regarder la télé et de dire, aujourd'hui, je vais essayer de passer ma journée sans mon bras droit. Le lendemain, sans ma jambe gauche. Donc, si un jour, je n'ai plus de bras ou de jambes, je ne saurais quoi faire, je ne serais pas désarçonnée. Plusieurs années plus tard, une psychologue m'a dit, Lucie, en fait, ce que tu faisais, c'est que tu t'imaginais ne plus avoir de bras, ne plus avoir de yeux ou ne plus parler. Ça faisait moins mal que la situation que tu vivais à ce moment-là. Donc, tu faisais ce qu'on appelle une dissociation. Tu te défaisais du moment présent pour vivre dans un autre moment qui était moins douloureux pour toi. Et à ce moment-là, ce qui était moins douloureux pour moi était d'imaginer que je n'avais plus de bras ou je n'avais plus de jambes. Ma mère est réapparue, comme je vous l'ai dit, j'avais 12 ans. Je vous le raconterai la semaine prochaine. Qu'est-ce qui a changé ? dans mes 10 à 12 ans. Aujourd'hui, pourquoi je vous raconte ça ? Parce que c'est une partie de ces événements-là qui ont créé la femme forte que je suis aujourd'hui, qui a fait la femme qui a voulu se battre continuellement et qui a eu une urgence de vivre à tous les jours, qui a réalisé qu'à tous les jours, c'était tellement important. la journée que je suis en train de vivre maintenant, qu'il fallait que je la vive pleinement, que je devais en profiter à son maximum, que je devais apprécier ce qui se passait aujourd'hui parce qu'aujourd'hui, c'est beaucoup mieux que ce qui s'est passé à ce moment-là. Donc, aujourd'hui, je peux dire grâce à mes zéros à 10 ans. Je suis la femme que je suis et que je profite pleinement de ce que la vie me donne, mais surtout ce qu'elle me donne de nous. de facile et de tout ce qui est heureux dans ma vie maintenant. J'avais le goût de te partager ces moments de ma vie pour que tu comprennes qui je suis, que tu comprennes que, oui, on a plein de choses qui nous arrivent dans la vie et qu'on pourrait passer notre vie à dire à cause. À cause de ça, je suis. Moi, j'ai préféré dire grâce. Grâce à ça, je suis. Et te dire que grâce à ça, j'ai fait des choix dans ma vie qui font que maintenant, je contrôle ma vie. Je ne suis plus la superwoman que j'ai été pendant tant d'années. Et que toi aussi, tu peux décider que grâce à ta vie, tu vas choisir ce chemin-là qui est beaucoup plus facile et beaucoup plus heureux. Donc, j'espère que dans mon parcours, tu retrouves un espoir, un espoir qui te permet de changer ta situation à partir de maintenant, aujourd'hui et pour le reste de ta vie. Je t'embrasse. Je te remercie de passer ces moments avec moi. Et chaque semaine, je vais te raconter un petit bout, grâce à ma vie, je suis comme je suis. Là, c'est pour que j'ai le temps. Bye.