Speaker #0Bienvenue dans le podcast Fais voyager ton entreprise. Écoute, cette semaine, je continue de te raconter mon histoire. Dans les deux dernières semaines, je t'ai raconté mes 0-10 ans, où est-ce que j'ai été donnée à l'âge de 10 ans pour pas que mon père me batte. Dans mes 10 à 20 ans, je t'ai raconté la vie de marde que j'ai eue. Et cette semaine, je te raconte mes 20 attentes. Bienvenue au podcast Fais voyager ton entreprise. Tu es un entrepreneur et au début, c'était le rêve de partir ton entreprise, mais maintenant, tu n'as plus de vie. Alors, ce podcast est pour toi. À chaque semaine, nous ferons voyager ton entreprise à travers le rôle d'entrepreneur au rôle d'administrateur. Tu gagneras plus de temps, plus d'argent et plus de liberté. Merci. de faire partie de mon univers. Et c'est parti ! Qu'est-ce qui est arrivé dans ma début vingtaine ? Écoute, on a moi et le père de mes enfants, deux bons travails, enfin on fait de l'argent et on commence à profiter de la vie. Je ne peux pas vous dire, ce début vingtaine, pendant quelques années, on a vu à peu près tous les spectacles d'humoristes qui existaient au Québec. on s'est amusé puis en plus on allait dans les théâtres donc on allait voir un spectacle dans les théâtres avec le souper, on passait des journées à aller dans l'église à dos à Saint-Sauveur, là on a vraiment vraiment trippé pendant quelques années parce qu'on avait eu beaucoup d'années difficiles avant, donc dans mes 15 à 20 ans que je vous ai raconté et là enfin on a de l'argent on est libre, on peut en profiter. Fait que pendant quelques années, on en a profité. Vous vous souvenez, j'avais demandé à mon conjoint de l'époque, si tu veux te marier et avoir des enfants, regarde ailleurs. Mais là, ça va faire presque dix ans que je suis avec lui et je me rends compte que c'est un homme qui ne fera pas de mal à personne. C'est un homme qui me suit dans mes folies. qui me suit dans ma rage et qui me suit aussi dans mon bonheur. Et à ce moment-là, un jour, on est dans la voiture, tout bonnement, et je le regarde, puis je lui dis, Et pourquoi on se marierait pas ? Écoutez, il m'a regardée, puis il a fait comme, Euh, ok. Et là, je lui dis, Ben écoute, c'est parce que si on veut des enfants, Il va falloir se marier. Et là, il tombe des nues parce que vous comprenez que j'avais toujours dit que je ne me marierais pas et que je n'aurais pas d'enfant. Et tout d'un coup, je lui demande, veux-tu te marier ? Donc, on est dans la voiture et je ne me souviens pas où est-ce qu'on allait, mais je peux vous dire que la destination a changé. On s'est arrêté dans une bijouterie et on est allé acheter nos bagues de fiançailles et de mariage. Donc, j'avais à ce moment-là décidé d'avoir des enfants avec lui parce que j'étais persuadée à 200% que jamais il ferait mal à mes enfants et que jamais il en abuserait. C'est ce qui m'a permis, grâce à cet homme, d'avoir deux enfants. Donc, j'ai eu mes enfants à l'âge de 24 et... 25 ans et demi, mais ils ont dit 7 mois de différence, donc on va dire 24 et 26 ans. Écoutez, quand j'étais enceinte, il faut comprendre que premièrement, j'étais retirée du travail rapidement parce qu'à cette époque-là, je me promenais sur la route et c'était dangereux. Je faisais beaucoup trop de kilométrages dans une semaine. Donc, j'étais retirée du travail rapidement et je tombais en CSST. Donc, je tombais d'une fille qui travaillait et qui montait des marches constamment à je suis assise chez nous à rien faire J'ai engraissé énormément, 45 livres à chacun de mes enfants. Et tout au long de ma première grossesse, j'étais persuadée que j'aurais un fils. Demandez-moi pourquoi, aucune idée. J'étais persuadée que j'aurais un fils, j'avais même jamais, jamais envisagé d'avoir une fille. Pourquoi, aucune idée. Mais, quand j'ai accouché... J'ai accouché d'une fille, et là, je la regarde. Et je dis à tout le monde qui est dans la salle d'accouchement, mais elle me ressemble. Puis je suis comme toute émue de voir ce bébé qui me ressemble, qui a mon visage, qui est tout petit. Puis que là, je me dis, mais mon Dieu, que je vais donc devoir te protéger. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais envisagé d'avoir une fille, parce que... Et inconsciemment, probablement, j'avais une peur d'être obligée de faire mère et monde pour la protéger. Et dix-sept mois plus tard, je tombais enceinte de mon garçon. Et quand mon garçon est né, il était beaucoup plus grand, beaucoup plus gros que ma fille, et que j'avais donc le sentiment que, mon Dieu, lui va être notre homme. Homme fort. Notre homme protecteur. J'ai élevé mes enfants dans cette optique-là. Et j'ai élevé mes enfants, effectivement, ma fille, à avoir peur des étrangers, malheureusement. Aussitôt qu'un étranger lui parlait, elle partait à courir, elle se reculait en arrière de moi, puis elle se cachait. Finalement, elle en avait peur. Mais dans le fond, c'était mes peurs à moi que je lui avais transmises. Parce que j'avais peur que les étrangers viennent... En fait, on va dire les étrangers, mais à ce moment-là, j'avais peur que mon père vienne voler mes enfants. C'est de ça que j'avais peur. Je vous raconte une fois, disons environ... 3-4 ans, ma fille a 3-4 ans, donc mon fils a à peu près 3 ans, donc ma fille devait avoir 4 ans, 4 ans et demi. Et à un moment donné, on est dans la maison que j'ai construite, que je vais vous raconter tantôt. On est dans la maison que j'ai construite, je suis au deuxième étage en haut, mes enfants jouent dehors parce que c'était vraiment pas inquiétant, où est-ce qu'on était, où est-ce qu'on restait, ils pouvaient jouer dehors. Et j'entends une voiture passer. inconsciemment, puis inconsciemment, deux minutes après, je n'entends plus les enfants jouer. J'ai eu une panique, mais une panique totale. Je me suis en allée vers la fenêtre, j'ai crié, j'ai crié le long de mes enfants, puis je... Je leur demandais Mais où êtes-vous ? Où êtes-vous ? Puis je suis partie à courir, je suis allée en bas, je suis allée dehors. Je fais le tour de la maison, je ne les vois pas, je ne les trouve pas. Et là, je me mets à shaker et à pleurer parce que je suis persuadée que mon père nous a retrouvés et qu'il a volé mes enfants à ce moment-là. Et ma fille s'était cachée dans notre camionnette pour me faire une face, pour jouer à cache-cache. Je peux vous dire que je l'ai chicanée de ne plus jamais, jamais faire ça à maman. C'est à ce moment-là que je me suis rendue compte à quel point la peur qui m'habitait à ce moment-là était intense. C'était invivable, mais inconsciemment. À ce moment-là, j'ai décidé d'aller voir une psychologue. Je l'ai vue une fois. Je lui raconte mon histoire, je lui raconte la peur que je vis, puis je lui raconte comment j'étais en train d'élever mes enfants, puis que ça n'a pas de bon sens. Puis elle me regarde, puis elle me répond, Ben Lucie, c'est comme si t'étais assise sur une bombe à retardement, puis t'attends qu'elle saute. Il n'y a rien à faire. Vous allez me dire... C'était peut-être pas une bonne psychologue. Effectivement, je suis partie de ce bureau-là, puis j'ai dit, ben, regarde, c'est ça ma vie. C'est ça ma vie, ma vie, c'est d'être assise sur une bombe à retardement, puis d'attendre que je vais ouvrir la porte un jour, je vais avoir mon père devant moi, puis je vais perdre le contrôle. Et à ce moment-là, j'ai regardé mon ex, puis je lui ai dit, un jour, tu vas venir me retrouver. en prison parce que je vais avoir tué un homme. Et lui, dans toute son innocence, son inconscience et sa façon d'être qui me répond, ben non. Ben non, tu t'en fais pas rien. Ben non, c'est pas grave. Il n'a jamais compris, en fait, ma détresse. Il n'a jamais compris la douleur que j'avais à ce moment-là. Et je ne la montrais pas non plus. J'étais la femme superwoman qui est capable de tout faire. Donc, à ce moment-là, j'ai commencé à être entrepreneur. J'ai commencé à avoir une entreprise avec ma mère et quelques années plus tard, ma mère est partie avec la compagnie et m'a laissé les dettes. J'ai compris à ce moment-là que... Un, je restais dans le même domaine que ma mère, qu'il fallait que je l'aiménais. Deux, qu'il fallait que je sorte mes parents de ma vie. Donc, c'est là que j'ai décidé de construire ma maison, qu'on est allé construire à ce moment-là à Sainte-Julienne. Puis, on décide de construire une maison canadienne. Les plans sont faits. Mon ex, qui travaille dans la construction à ce moment-là, C'est lui qui est censé la construire, mais de fil en aiguille, on reçoit les permis de construction au mois de juin et mon ex qui travaille sur l'asphalte travaille 7 jours sur 7 ou presque parce qu'il travaillait juste l'été. Donc, c'est moi qui entreprend la construction de la maison. On a un oncle qui a été super gentil, qui m'a appris, qui est venu à tous les week-ends pour m'apprendre qu'est-ce que je devais faire la semaine suivante. Je vous raconte une anecdote. À un moment donné, il me montre clouer des entretoises. Des entretoises. En tout cas, c'est des morceaux de bois entre deux, deux par quatre pour que les deux par quatre se tordent. Je ne me souviens plus comment ça s'appelle, mais quelque chose genre. À un moment donné, je suis en train de clouer ces morceaux de bois-là. J'ai des gens qu'on avait engagés pour faire le toit. Parce que là, évidemment, je ne trouvais pas le toit tout seul. Je ne connaissais pas ça. Fait qu'on a engagé des gens, pis à un moment donné, moi j'étais en train de clouer, la gang est en train de faire le toit en haut, pis là, y'en a un qui crie Claude, tu veux-tu avoir une pelle au bout de ton marteau à force de clouer à côté du clou ? Pis là, ils pensaient qu'ils étaient en train de dire ça aux nouveaux qui venaient de rentrer dans leur équipe, pis là que moi j'ai répond Écoute, je m'excuse ! Je ne sais pas clouer, je l'ai appris cette semaine, ça se peut que je cloue à côté du clou. Là, il était tout mal pour se rendre compte qu'il était en train de dire à la cliente que ça lui prenait une pelle au bout de son marteau. Mais quand je l'ai rencontré après, j'ai dit, écoute, peut-être qu'effectivement, je ne suis pas bonne, mais j'ai au moins le cœur de le faire. Puis je peux te dire une affaire, j'ai bien des ampoules dans la main, OK ? Fait que peut-être que d'ici quelques mois, je vais savoir comment clouer. Je vais l'avoir après la dure, mais je vais savoir comment clouer. Donc, écoutez, à ce moment-là, quand ma mère est partie avec l'entreprise, je me retrouve avec une construction de maison à faire, plus d'entreprise, plus de job, des dettes parce qu'elle m'a laissé les dettes, puis deux jeunes enfants sur les bras. Qu'est-ce que je fais ? Et là, une de mes amies qui me dit Lucie, j'ai une compagnie qui donne du travail à domicile, fait qu'avec tes bébés, avec tes enfants, ça serait pratique, tu pourrais travailler à la maison. Et de là que je viens de partir mon autre entreprise qui était une entreprise de travaux manuels. Fait que donc, je m'en vais, je reste à Saint-Julien et je m'en vais chercher du travail à Laval, je le ramène chez moi. À ce moment-là, pour rentabiliser le tout, parce que moi j'ai une petite vanne, je vais emmener du travail et je vais le partager avec des amis qui, eux, vont le faire avec moi. Et là, après quelques semaines, mes amis, eux, finalement, Ah, mais là, Lucie, j'ai reçu du monde en fin de semaine, je n'ai pas eu le temps de faire le travail, tiens, voici, il n'est pas fait. envers l'entreprise que ça serait complété. Donc, je n'aime pas ça. Puis, je décide qu'au final, ce que je vais faire, c'est que je vais passer une petite annonce pour engager du monde, pour engager des personnes qui vont venir travailler chez moi puis qui vont venir le faire avec moi dans la semaine. le lundi, j'ai reçu 200 appels. Le mardi, j'ai reçu 200 appels. Le mercredi, j'ai reçu 200 appels. Et là, je me dis, écoute, j'ai une entreprise à Laval qui veut donner du travail. Puis moi, dans la région de Chelsea, Radon, Saint-Julien, j'ai plein de monde qui veulent travailler. Puis ils ne demandent que ça, leur fournir du travail. Donc, je décide de partir. Mon entreprise, affaire du transport de matériel, où je vais chercher à Laval, je ramène dans ma région, je fais travailler des gens dans ma région, je vais rechercher à Laval, je ramène dans ma région et ainsi de suite. Donc, moi, je garde une cote sur ce que les gens vont faire à domicile. Et de là est partie une nouvelle entreprise de travaux manuels qui aura duré sept ans. Pendant sept ans de temps, je suis partie d'une vanne. à une vanne, un trailer ouvert. Il y a eu de la pluie sur mes boîtes, fait que j'ai acheté un trailer fermé. Dans mon trailer fermé, j'étais rendue, je mettais deux palettes de stock, c'était dangereux en hiver, parce que je rasais de prendre le décor à chaque fois qu'il y avait une tempête de neige. Donc, j'ai décidé d'acheter un six-roues. Jusqu'au moment où est-ce que j'étais rendue, que je faisais cinq voyages par jour avec mon six-roues, décider d'aller suivre mes cours de classe 1 que j'ai encore sur mon permis de conduire, pour vous le prouver. Et j'ai décidé d'acheter un 12 roues pour pouvoir traîner 6 palettes du voyage. Et je fais ça pendant 7 ans. Pendant 7 ans, je n'ai pas eu de vie. Pendant 7 ans, tout ce que j'ai fait de ma vie, c'est de travailler. Et je partais du travail parce que, oui, j'ai eu un garage de... 32 par 36 où est-ce que les filles travaillaient sur place et mes filles qui travaillaient à domicile. Et pendant ces 7 ans-là, j'ai ensuite transféré dans un 15 000 pieds carrés à Laval parce que là, j'avais des grosses entreprises comme Québécois, Transcontinental, Disque Amérique. Écoutez, j'avais plein d'entreprises qui faisaient faire des travaux manuels par mois parce que c'était beaucoup moins cher que leur employé syndiqué. Donc, à ce moment-là, je ne faisais que travailler. Et je partais du travail pour aller souper avec mes enfants, mais je ne mangeais pas. J'allais m'amuser avec eux. Je prenais une tranche de fromage et je retournais au bureau. À ce moment-là, j'avais un différent lit. Je couchais au bureau. Parce qu'on avait une machine pour l'Oréal qui faisait de l'emballage sous vide. Et cette machine-là était toujours brisée. J'étais la seule qui pouvait la réparer. Donc, je couchais au bureau quand on avait des contrats d'emballage sous vide. Je n'ai pas eu de vie. Les enfants, quand ils me voyaient, c'était Maman, quand est-ce qu'on va travailler ? Je n'ai pas eu de vie. J'ai été complètement déconnectée de la réalité. Je n'ai pas regardé la télé pendant sept ans. J'écoutais rarement la radio seulement quand j'allais souper et que je revenais. Parce que ça, c'était dans le temps où j'avais mon usine à Laval et que moi, je restais à Saint-Julien. Donc, je faisais le transport. Et je n'ai pas fait d'enfants. Pour me rendre compte, après six ans, de dire, OK, là, il faut changer les choses, il faut que je m'associe, il faut que je trouve quelqu'un, une vendeuse qui va être bonne. Écoutez, j'ai engagé une vendeuse qui venait de Québec, qui est venue travailler avec moi, puis au bout de trois mois, elle m'a regardée et elle a dit, Lucie, je ne suis pas capable. Je ne suis pas capable de cette pression-là. Regarde, je vais retourner travailler pour une grande entreprise parce que d'être dans une petite entreprise, je ne suis pas capable. Donc, au bout de sept ans, j'ai décidé que je fermais mon entreprise. Là, de toute façon, c'était des travaux manuels. Fait que moi, je n'avais pas d'inventaire. Donc, j'ai décidé que je retournais sur les bancs d'école et que j'allais étudier la seule chose que je ne connaissais pas de mon entreprise, qui était les finances. Fait que j'ai dit comme ça, que je reparte à une nouvelle entreprise, je vais être beaucoup plus compétente, parce que je vais savoir au moins comment faire de l'argent. Fait que... C'était le but qui m'emmenait sur les bancs d'école. Donc, à ce moment-là, on a décidé qu'on fermait l'entreprise, qu'on mettait nos meubles dans un endroit chauffé et que je m'en allais retourner aux études à temps plein. À ce moment-là, on avait un chalet à Chelsea, sur le terrain de mon beau-père. Donc, les fins de semaine, on se retrouvait au chalet, mais la semaine, je restais chez une madame. qui était près de l'école à Répentigny. Et j'étudiais là-bas, puis je revenais les week-ends pour voir mes enfants, puis j'étais avec mes enfants. Donc, je suis retournée à l'école à temps plein. Pendant les études, j'ai été voir toutes les places qui offraient du travail en finance. Donc, à ce moment-là, je suis allée voir Desjardins, qui m'ont répondu que j'étais beaucoup trop autonome pour eux. Quelques années plus tard, ils se sont rendus compte que finalement, ceux qui avaient engagé n'étaient pas assez autonomes. Mais bon, c'est un autre sujet. Écoutez, j'étais allée voir à ce moment-là Liberté 55, Great West. toutes les banques, j'étais allée voir tout le monde, et je m'étais décidée d'aller dans une compagnie d'assurance. Donc, je m'inscris à l'université pour continuer mes études, et durant mes cours d'université, je rencontre des gens qui travaillaient dans une industrie, et à ce moment-là, ils me disent Pourquoi tu n'es pas venue chez nous ? Puis là, je le regarde, puis je lui dis Je ne sais pas, parce que je ne vous connais pas. Bien, il dit Écoute, viens voir mon directeur. Et finalement, ce qui a fait que je suis allée dans cette entreprise-là pendant plusieurs années, c'est que le directeur, à l'époque, m'avait compté mes montrées. Il m'avait dit, tu sais, chez nous, tu vas devenir riche. Chez nous, tu vas faire le plus gros salaire que tu n'auras jamais eu. Puis chez nous, tu vas voir que ce ne sera pas difficile et tu auras de l'aide. En fait, la première année que je suis rentrée là, j'ai été pourrie. La première année que je suis rentrée là, je n'en ai pas eu d'aide. Et la première année que j'étais là, j'étais à moins, je ne vous dirai pas le montant, mais à moins quelques milliers de dollars de dette envers l'entreprise. Parce qu'à ce moment-là, heureusement pour moi... il y avait un entente qu'il nous donnait les avances de commission. Fait que je devais mes avances de commission. Et c'est ça qui a fait que je m'étais ramassée là, parce qu'il m'avait promis des choses qui finalement, c'était pas ça, pas du tout. Donc, au final, ce qui est arrivé, c'est que je me suis associée avec quelqu'un pendant six mois qui, lui, venait du domaine mancaire. Et pour me rendre compte, six mois plus tard, que tout ce qu'on offrait aux clients qu'on rencontrait ensemble, c'était toutes les stratégies que moi, j'avais mises en place et que moi, je faisais et que lui ne faisait pas le peu de travail que j'avais demandé à faire. Donc, on s'est désassociés. Et six mois plus tard, je me retrouve tout seul avec, bon, enfin fini le sentiment de l'imposteur, avec la certitude que je pouvais aider les gens et les six mois qui ont suivi. Donc, si vous me suivez, on est rendu de un an et demi à deux ans. Les six mois qui ont suivi, j'avais tout remboursé et j'avais fait le revenu que je devais faire la deuxième année. Et c'est ce qui a fait que j'ai resté. Et je m'étais donnée comme mandat quand j'avais commencé dans cette entreprise-là. Je m'étais donnée comme mandat. Après deux ans, tu te poseras la question, Lucie, est-ce que tu es dans le bon métier ? Est-ce que tu aimes ça ? Est-ce que tu veux continuer ? Pourquoi j'ai continué dans ce métier-là pendant 18 ans ? Parce que... Mon désir était d'aider les entrepreneurs. Je ne voulais donc pas qu'ils passent à travers ce que moi j'avais passé. Je ne voulais donc pas qu'ils travaillent 7 jours sur 7 et qu'ils ne fassent pas d'argent. Et que je voulais les accompagner. Ça a été difficile, ça a été long avant que je sois capable d'accompagner les entrepreneurs. Parce qu'écoutez, je viens de commencer en finance. Fait que quand tu viens de commencer et que tu es un entrepreneur, tu ne veux pas avoir de l'outil nouveau. Donc, je me suis rapatriée sur Monsieur, Madame, tout le monde pour être capable d'aider les gens. Et ça a pris des années avant que je me fasse une clientèle d'entrepreneurs, mais pas assez à mon goût. Et c'est ce qui a fait que 18 ans plus tard, j'ai vendu ma clientèle en 2018 et de dire là, là maintenant, c'est le moment. C'est le moment où est-ce que je vais pouvoir aider les entrepreneurs avec toutes les connaissances que j'ai et toute l'expérience que j'ai. Et vous voyez aujourd'hui, dans mes cohorts, c'est ce que je fais. J'accompagne mes entrepreneurs à ne pas vivre la vie que j'ai eue, à ne pas perdre leur vie à travailler des 12 heures par jour, puis des 7 jours par semaine, puis à apprendre comment faire pour gagner une vie. J'ai le privilège de les accompagner, de les voir grandir, de les voir évoluer et de regagner leur vie avec leur famille, leurs enfants. et de regagner un bonheur, le bonheur de vivre. Parce que ces entrepreneurs-là, quand ils ont voulu partir leur entreprise, ils avaient ce que moi j'appelle l'énergie de la start-up. Ils avaient l'énergie de dire, Moi, c'est là-dedans que je suis bon. C'est ça que je vais faire. Puis finalement, l'entreprise les a avalés. Et finalement, ils ne font absolument pas leur zoom de génie. Ils ne font pas ce à quoi ils avaient pensé faire. Ils font toutes les autres choses où est-ce qu'ils ne devraient pas être là. Puis au final, ce n'est pas payant. Puis ils perdent. La majorité des entrepreneurs que j'ai rencontrés dans mes 18 ans de finance, on disait en joke, on a... Un conjoint et une conjointe avant d'avoir une entreprise, puis on a un conjoint et une conjointe après avoir une entreprise. Mais ce n'est pas nécessaire. Aujourd'hui, je réalise qu'on peut avoir une entreprise et continuer notre vie avec notre conjoint et conjointe et nous en faisons ce qu'on a actuellement. Donc, je l'ai eu à la dure, puis je ne veux pas que mon client aille à la dure. J'ai continué d'apprendre, j'ai continué d'étudier. J'ai étudié 20 ans pour avoir mes titres de planificateur financier d'assureur vie agréée parce que j'étudiais à temps partiel avec mes deux enfants, monoparental, avec mon ex qui ne me donnait rien. Mais ça, je vous le raconterai dans mes 30 à 40 ans. Donc, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de mon histoire. Et si toi, aujourd'hui, tu es dans cette situation-là, tu as une entreprise, tu es en pleine expansion, tu travailles tout le temps, ce n'est pas la vie que tu voulais, ben sache que je peux t'accompagner et ça va me faire tellement plaisir de te faire regagner. Parce que personnellement, pendant plusieurs années, j'en ai plus. Les enfants, un jour, m'ont dit, toi, maman, t'es pas de ma poule. T'es une bonne maman, mais t'es pas de ma poule. J'avais pas de poule. Donc, voilà. C'était mon 20 à 30 ans. Aujourd'hui, je sais que j'aurais pu avoir... Plus de temps, plus d'argent, plus de liberté, parce qu'aujourd'hui, j'ai des connaissances. Est-ce que je regrette ce que j'ai fait ? Non. Parce que c'est ça qui a amené la superwoman que je suis. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi. Je t'apprécie tellement. Que tu prennes le temps de m'écouter. C'est avec un grand plaisir que je te partage. À la semaine prochaine. Bye bye.