Speaker #0Bienvenue dans le podcast Fais voyager ton entreprise Écoute, cette semaine, je te raconte la suite de ma vie. En fait, on est rendu dans les 30 à 40 ans. Tu es un entrepreneur et au début, c'était le rêve de partir ton entreprise, mais maintenant, tu n'as plus de vie. Alors, ce podcast est pour toi. À chaque semaine, nous ferons voyager ton entreprise à travers le rôle d'entrepreneur au rôle d'administrateur. Tu y gagneras plus de temps, plus d'argent et plus de liberté. Merci de faire partie de mon univers et c'est parti ! Écoute, ça fait, début de quarantaine, ça fait maintenant quelques années que j'ai mon entreprise où est-ce que je n'ai plus de vie, comme je te racontais dans le podcast précédent. Et là, de plus en plus, je décide que je vais changer cette vie-là. Parce que je ne suis plus capable de ne plus vivre sur la planète Terre, d'être rendue complètement dans la planète de on travaille tout le temps, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 Donc, tu vois, à partir de là, j'ai tellement de gros clients, ce que je fais est rendu tellement gros, et je ne veux tellement pas d'associés. que c'est devenu incontrôlable et là, je décide que pendant un an, je vais me trouver un associé, ça ne fonctionne pas. Et finalement, je ferme l'entreprise. Je retourne aux études et c'est à ce moment-là que j'ai décidé que j'allais étudier en finances. Les finances, pour moi, c'était pour être capable de repartir une entreprise qui allait être plus rentable que celle que j'avais et que je n'aurais pas besoin d'y passer toute ma vie. Tu vois, quand j'étais dans mes études, je suis retournée à temps plein. J'ai décidé qu'on allait mettre mes meubles en storage, que j'allais étudier chez une madame. Et les fins de semaine, je revenais voir mes enfants. Puis je m'étais dit, Lucie, ça fait sept ans que tu es sortie de la planète. Donc... tout ce que tu peux faire maintenant, c'est d'être la meilleure dans ce que tu es en train d'apprendre. Donc, j'ai poussé mes études et je poussais mes professeurs à toujours me donner plus, plus de devoirs, plus d'examens. Oui, mais on a fait juste la moitié du livre. Moi, je veux faire tout le livre. Écoute, ils m'ont trouvé vraiment pas reposante. Je peux te le dire. Deux de mes professeurs qui étaient dans mes... cours au cégep, c'était des anciens professeurs qui avaient passé par être conseiller financier et qu'il y en avait une qui était avocate, puis ils ont décidé de retourner être avocate et d'être enseignante aussi. Donc, ils avaient passé par le chemin dans lequel je m'en allais sans le savoir. Puis, ils comprenaient que je voulais tout apprendre, que je voulais tout savoir. Puis que j'étais le genre de fille qui allait faire 200 de plus que toutes les autres faisaient. Ce n'était pas grave si les autres ne le faisaient pas. Moi, je voulais être la meilleure dans mon métier. Donc, quand je rencontrais quelqu'un, je voulais être sûre et certaine que cette personne-là ne puisse pas me poser une question que je ne pouvais pas répondre. C'est vraiment ça, mon objectif. Donc, tu vois, on est... Je suis dans ma début trentaine et ça fait déjà plusieurs années que je suis avec mon conjoint. Et là, j'apprends qu'il m'a trompée. Moi et mon conjoint, on n'était pas très compatibles. On s'estimait tout le temps. Le ton montait tout le temps. Les enfants ont grandi dans une ambiance qui n'était vraiment pas le fun. Mais j'étais mariée. Pour moi, la valeur du mariage, la valeur de ça va être ça le reste de ma vie était importante. Et il a tout cassé. Il a tout cassé. J'ai eu le culot de me dire que c'était pour moi parce qu'il m'a trompée avec un couple pour qu'on puisse éventuellement faire des échanges de couple, mais je n'étais pas d'accord avec ça. Je ne voulais pas ça. Pour moi, la valeur d'être fidèle à mon couple était beaucoup plus importante. Et là, ça leur a remis tout en question. Ça a remis ma vie au complet en question et c'est là que j'ai décidé que j'allais travailler en finance. La personne que j'ai rencontrée, qui est devenue mon directeur de division à l'époque, m'a conté une belle menterie en disant Écoute, si tu travailles fort, tu vas faire 100 000 par année. Dès en partant. La mentrise était désimportante. Parce que je savais que j'étais une fille qui était capable de travailler fort et qui allait tout faire pour réussir. Et j'avais choisi cette entreprise-là à cause de ces mots-là. Mais ce n'est pas ça qui est arrivé. Ce n'est pas ça qui est arrivé. Premièrement, mon conjoint, quand il a su que je voulais me séparer, il l'a mal pris. On est resté dans la même maison pendant deux ans jusqu'à temps que l'hypothèque... ouvre parce que je voulais qu'il se fasse à l'idée que c'était complètement terminé. Il a fini avec la femme du couple avec qui il m'avait trompée. Cette femme-là a aussi divorcé de son conjoint. Et aujourd'hui, ils sont encore ensemble. Puis, je leur souhaite plein de bonheur. Ils ont réussi à se trouver dans un moment où est-ce que moi et le père de mes enfants, on n'était plus en ligne. On n'était plus... sur la même longueur d'onde. Et aujourd'hui, je la remercie. Parce que sinon, j'aurais passé ma vie avec un homme qui n'était pas compatible, mais que pour moi, on était mariés. C'était même pas une question de changer ça. Donc, je me retrouve à commencer en finance. Et là, je fais 10, 15, 20 rendez-vous par semaine. Mais, fameux syndrome d'imposteur, je suis persuadée que je ne suis pas bonne. Je suis persuadée que ce que j'offre à mes clients, ce n'est peut-être pas le meilleur. Donc, je ne vais pas chercher la commande. Tout le monde me répond Ah oui, Lucie, ça a l'air super ce que tu me proposes. Et là, la gaffe, c'est que je leur disais Pensez-y, je vous rappelle dans deux semaines. Deux semaines après, ils avaient oublié pourquoi ils voulaient faire affaire avec moi. Ils avaient oublié le beau plan que je leur avais présenté. Et finalement, tout ce que j'ai fait durant la première année, c'est de faire une multitude de rendez-vous. À l'époque, je voulais donc faire affaire avec un comptable. Je voulais qu'un comptable réfère des clients. J'ai dû rencontrer au-dessus de 200 comptables. Et on tous dit la même chose. Lucie, oui, bien beau ce que tu as fait. Pas de problème, je vais te référer. Ce n'est jamais arrivé. Donc, les comptables ne me réfèrent pas. Je ne suis pas capable d'avoir de clients corpaux. Je commence à servir M. et Mme Tout-le-Monde. Je prends tout ce qui bouge. Bon client ou mauvais client, je ne me pose pas de questions. Je dois manger, je dois vivre, je suis tout seul. Je travaille à l'autonome, je n'ai pas de salaire fixe, j'ai deux enfants, je n'ai pas de pension. Donc, j'ai organisé ma vie en conséquence de pouvoir gagner ma vie et de que travailler. Que travailler sans regarder les chiffres parce que ça me stressait trop. Je ne voulais pas savoir combien je vendais parce que sinon j'aurais trop stressé, j'aurais trop eu peur. Je regardais juste s'il y avait assez d'argent pour payer les comptes à la fin du mois. C'est tout ce que je regardais. Et la première année, constat, c'était un flop. La première année, je suis en dette vers l'entreprise que j'ai rentrée. Et là, je dois faire quelque chose. Il y avait quelqu'un qui avait étudié en même temps que moi, qui avait 10 ans d'expérience, qui, lui, n'était pas capable de prendre un téléphone, fixer des rendez-vous, mais lui, il closait. C'est ce qu'on appelait un closer On a travaillé six mois ensemble. Au bout de six mois, je me suis rendue compte que finalement, le petit peu de travail que lui avait à faire, il ne le faisait pas. Et tout ce qu'on offrait aux clients qu'on rencontrait, c'était déjà ce que moi, j'avais mis en place. Les stratégies, les façons de faire, les étapes, c'était tout ce que j'avais déjà travaillé fort depuis un an à mettre en place. La seule chose que j'ai changée, c'est à partir du moment que je leur présentais le plan, je leur demandais est-ce qu'on y va de l'avant ? au lieu de les rappeler deux semaines plus tard et qu'ils n'avaient aucune idée de quoi je leur avais parlé. Et ça a fait toute la différence. Six mois plus tard, on est rendu à la fin de la deuxième année. J'ai battu tous les records, j'ai commencé à gagner les prix, j'ai commencé à me qualifier pour les prix de reconnaissance, pour celle qui est rendue à l'étape de grandir et d'être dans les meilleurs. Et à partir de là, j'ai toujours été dans les meilleurs. J'ai toujours grandi mon entreprise avec le cœur de donner aux gens ce que moi, je voulais donc avoir en tant qu'entrepreneur et que je n'avais pas eu. D'être le coach financier. que eux n'avaient pas et d'accompagner ces gens-là d'étape en étape. J'ai toujours travaillé à faire de la prospection. J'ai toujours fait de la prospection pendant les 18 ans que j'ai été en finance. Mais de plus en plus, j'avais aussi des références qui faisaient que mon agenda était plein 12 mois par année. 12 mois par année, je faisais 15 rendez-vous par semaine, en plus des rendez-vous déjà... planifié pour faire des formations, pour aller chercher mes unités de formation obligatoires, pour faire les suivis clients. Ça a été des années où est-ce que j'ai vraiment, vraiment fait que travailler, que perdre ma vie. Donc, ça a été des années extrêmement difficiles. À l'époque, mon directeur qui avait tellement... de membres dans son équipe, avait rien à faire d'aider une nouvelle. Une nouvelle qui venait de rentrer dans son équipe, qui avait besoin d'aide. Il se foutait de moi comme... Il n'avait vraiment pas besoin de moi pour faire plus d'argent. Il y a eu un moment donné où il y a eu un conflit entre lui et le directeur régional, où est-ce que lui disait qu'on devrait se débarrasser de lui aussi. Et le directeur régional qui disait non, on devrait la garder parce qu'elle a fait des rendez-vous. Puis un jour, elle va comprendre comment closer. Tandis que le partenaire avec qui je m'étais associée, qui lui venait du système bancaire, qui n'était pas capable de faire de rendez-vous, mais qui était capable de closer, vu qu'il n'était pas capable de faire de rendez-vous, il voulait s'en débarrasser. Donc, tu sais, quand tu sais que ton directeur, qui est censé t'aider, au final, veut que tu partes. Tu vis dans une entreprise où est-ce que tu te dis, bien, tu n'es pas ici, que je vais avoir quelqu'un qui va m'aider, qui va me pousser, qui va m'encourager. J'ai passé ces 18 ans-là vraiment seule, seule dans mon bureau. Heureusement que j'aime rire et que je riais avec mes clients et que je m'amusais avec eux parce que je ne serais pas restée. Je ne serais pas restée dans ce métier-là. À ce moment-là, je trouvais ça beaucoup trop difficile. Donc, ça a été des années où est-ce que oui, j'ai fait de l'argent, oui, j'ai eu une belle vie, où est-ce que je me promenais trois, quatre, cinq fois par année en voyage. On allait au restaurant, moi et mes enfants. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, mes enfants sont tous les deux dans le domaine. Ma fille qui est pâtissière dans une pâtisserie et qui a son traiteur, mon fils qui est gérant d'un restaurant et qui est sommelier. Parce qu'on s'est tellement promenés dans les restaurants. Puis nous, le restaurant, c'était d'aller, on voulait manger du thai, on allait dans un vrai restaurant thai. On voulait manger de l'indien, on allait dans un vrai restaurant indien. J'avais un budget restaurant. Parce que quand j'allais au restaurant avec eux, c'était le seul moment où est-ce qu'on pouvait passer deux ou trois heures à jaser ensemble. À s'amuser, à rire, à partager. Donc, pour moi, c'était des moments qui étaient privilégiés, c'était des moments qui étaient importants. La bouffe, chez nous, a toujours fait partie des moments importants que j'ai eus avec mes enfants. Et c'est encore comme ça aujourd'hui, quand on se rencontre, puis que tout ensemble, on fait de la bouffe, on prépare le souper, on est tous alentour de l'îlot, puis on est tous alentour de la table pour jaser, pour partager, pour rire, pour se taquiner. C'est ça. les moments de bonheur que j'ai eus durant ces 18 ans-là. Donc, même si je travaillais fort, même si j'étais peu présente, le temps que j'avais avec eux, c'était toujours des moments de qualité. C'était toujours des moments où est-ce qu'on appréciait d'être ensemble et qu'on échangeait beaucoup. Heureusement que j'ai eu ces années-là. Heureusement que j'avais ces moments-là. Parce que le reste de ma vie n'était pas si drôle que ça. Le reste de ma vie était toute seule avec mes clients, de plus en plus de clients, de moins en moins de vie. Au mois de juillet, les autres conseillers passaient l'été en vacances sur les terrains de golf, chez eux, à profiter des 5 à 7. Moi, je travaillais. Moi, je travaillais tout le temps, même en été, énormément. Donc, tu vois, aujourd'hui, ce que j'apprends aux gens que j'accompagne, c'est que ça ne vaut pas la peine. Même pour faire plus d'argent, même pour... se dire que Hey, on fait la bonne chose bien non, ce n'est pas tant la bonne chose à faire. On n'est pas ici que pour travailler. On n'est pas ici que pour essayer de cacher le fait que si j'avais plus de temps, je ne sais pas quoi faire avec. Vous savez, souvent, je vais poser la question à un entrepreneur qui travaille énormément. Qu'est-ce que tu ferais avec plus de liberté ? Et la réponse systématique, c'est Lucie, c'est quoi la liberté ? J'ai complètement oublié ce que c'était. Il y en a plein de gens qui sont comme ça. Et je leur apprends maintenant à regagner leur vie, gagner un équilibre, avoir plus de temps et plus de liberté, et d'apprendre comment utiliser cette liberté-là pour vivre une vie. extraordinaire. Parce que notre rôle ici, c'est de vivre une vie extraordinaire. Donc, dans le prochain podcast, je te raconte mes 40 à 50 ans. Je te remercie d'être avec moi. Je te remercie de suivre mon histoire, d'être présent, d'être là, de m'écouter. Parce que grâce à toi, ça me fait tellement du bien de pouvoir enfin Casser la coquille de la fille qui est forte, qui est capable d'être la superwoman, qui est capable de travailler 5 jours sur 7, 120 heures semaine, que tout le monde se fie sur Hey, elle là, elle est forte. Oui, je suis forte, mais oui aussi, j'ai mon côté maintenant où est-ce que je suis vulnérable, que je suis capable de dire que je ne veux plus travailler autant que ça. et que je veux profiter de la vie, je veux profiter de ma famille, je veux profiter de mes enfants, je veux profiter de mon amoureux, mais surtout, je veux profiter de me récompenser, de me considérer, et de m'aimer. Donc, aime-toi suffisamment pour faire ce choix-là, pas aussi. Je te donne un rendez-vous la semaine prochaine, et je te remercie encore. à bientôt bye bye