Speaker #0Bienvenue dans Fait voyager ton entreprise. Écoute, cette semaine, je suis à t'expliquer ma vie de mes 40 à 50 ans. Mais avant, j'aimerais ça t'expliquer qu'est-ce qui s'est passé ce soir. Tu es un entrepreneur et au début, c'était le rêve de partir ton entreprise. Mais maintenant, tu n'as plus de vie. Alors, ce podcast est pour toi. À chaque semaine, nous ferons voyager ton entreprise à travers le rôle d'entrepreneur au rôle d'administrateur. Tu y gagneras plus de temps, plus d'argent et plus de liberté. Merci de faire partie de mon univers. Et c'est parti ! En fait, j'ai travaillé pendant une année avec quelqu'un qui a travaillé sur mon identité d'entreprise qui s'appelle Jean-Philippe. Avec Jean-Philippe, on a trouvé le nom. l'Académie de l'inclusion. On a trouvé mon pourquoi. Mais pendant un an et demi, je disais à tout le monde, oui, je donne plus de temps, oui, je donne plus de liberté à mes clients, mais enlevez le mot argent. Le mot argent ne va pas là. Puis tout le monde disait, bien oui, mais Lucie, tu as travaillé dans les finances pendant 18 ans, donc c'est sûr que le mot argent va là. Non ! Ce n'est pas ça que je fais aujourd'hui. Oui, je vais aider mes clients à faire plus d'argent, mais ce n'est pas ça. Donc, mon nouveau coach que j'ai engagé me demande, Lucie, c'est quoi que tu veux faire ? C'est quoi que tu fais en fait ? Je lui explique, je lui dis, Écoute, moi, ce que je veux faire, c'est de faire une différence pour l'humanité. OK, comment tu vas faire ça ? Bien, j'ai dit avec mes clients. J'ai dit, Moi, je pense que si moi et tous mes clients ont fait une petite goutte dans la mer, bien, cette petite goutte-là, au bout du monde, va pouvoir être une grande vague. Tu sais, je pense qu'on peut faire une différence à tous les niveaux. Et là, Kyn me dit, en fait, si je comprends bien, tu donnes plus de temps, plus de liberté pour que les gens aient un impact sur plusieurs générations. Et là, je suis comme, oui, exact, c'est ça, c'est ça que je cherche depuis trois ans. Écoute, ce que je veux te raconter, c'est que là, ce que je vais faire à partir de 2022, et abonne-toi à mon podcast parce que je vais t'en donner plus de nouvelles un petit peu plus tard, mais ce que je veux faire, c'est de faire un mouvement pour avoir de l'impact sur plusieurs générations. Donc, comment ça va se faire, de quelle façon, reste là, reste avec moi, et je viendrai te raconter en début 2022 de quelle façon on va le faire. Mais j'ai tellement de belles idées. Alors, si toi aussi, tu veux avoir un impact sur plusieurs générations, tu es à la bonne place. Donc, cette semaine, je te parle de mes 40 à 50 ans. Je t'ai raconté la semaine dernière qu'à l'âge de 33 ans, je suis retournée aux études. J'ai décidé de rester dans le domaine financier. J'ai essayé d'aider des entrepreneurs, mais j'en fais de moins en moins. Ça fait maintenant... huit ans que je suis dans le domaine financier, dans mes débuts quarantaine, et que là, j'ai de plus en plus de clients, j'ai de plus en plus de monsieur, madame, tout le monde que j'aide. Tout le monde aime ce que je fais parce que je leur explique simplement quelque chose de compliqué. Je leur explique pourquoi on doit le faire et je prends le temps avec eux. Tu sais, je n'ai pas toujours été performante dans les premières années, mais à partir du moment où est-ce que j'ai commencé à faire de la performance, Ça ne l'a jamais arrêté. J'ai toujours été dans les meilleures, je me suis toujours qualifiée pour les prix qui étaient tirés, mais pour moi, ce n'était pas important. Pour moi, ce qui était important, c'était le fait que je puisse continuer d'aller souper avec mes enfants, le fait que je puisse continuer de voyager avec eux, même si c'était très difficile. Ma fille qui était en pleine crise d'adolescence, qui a duré... de 12 à 22 ans. Mon fils, qui lui aussi a eu sa crise d'adolescence, je vous raconte. Un jour, mon fils a 16 ans, et je lui dis, Hey, j'ai regardé ton horaire la semaine prochaine. Je suis très fatiguée, donc j'ai décidé de prendre une semaine de vacances, puis j'aimerais ça que tu viennes avec moi. Puis là, il me dit, Bien voyons, pas de même que ça marche, là. Moi, j'ai des affaires à faire la semaine prochaine. Bien, j'ai dit, Oui, j'ai regardé ton horaire. Puis j'ai dit, Il n'y a pas de... Il n'y a pas de game de basket importante, il n'y a pas de game de football important. C'est des matchs ordinaires, ça fait que tu ne perds rien. À l'école, une semaine, tu vas être capable de le reprendre. Mais là, c'est pas comme ça que ça marche, moi je peux pas y aller. C'est comme si je te disais, regarde, la semaine prochaine, on s'en va au camping. Fait que lâche tout, puis viens au camping, ça marche pas. Et là, écoute, je suis comme tout découragée. Je pensais à lui faire plaisir. Je pensais, puis là, je fais comme, ben, OK, tout seule. Et que le lendemain, il me revient, puis il dit, Ouais. Ma blonde m'a dit que peut-être qu'elle n'avait pas été bien fin. Fait que là, c'est encore possible la place que tu m'as dit pour qu'on aille ensemble en vacances. Je dis, oui, je te l'ai offert. C'est parce que je voulais y aller avec toi. Puis ma fille, à ce moment-là, ne pouvait pas. Elle était à Trois-Rivières. Elle étudiait à Trois-Rivières. Donc, elle ne pouvait pas venir avec nous. Donc, une semaine plus tard, on embarque dans l'avion et mon fils me regarde. Puis il me dit, Bien là, j'espère que tu ne penseras pas que je vais passer la semaine avec toi, là. Ah, OK. Donc, j'ai le droit à quoi ? Bien, il dit, Qu'est-ce que tu veux ? Parce qu'il dit, Moi, je dors le matin, toi, tu te lèves de bonne heure. Puis, toi, tu te lèves du coup de bonne heure le soir. Puis, dis-moi, je sors. Fait que, non. Bien, j'ai dit, On peut-tu se prendre ensemble ? Bien, il dit, En fait, je ne suis pas avec toi, là. Je vais juste passer une heure avec toi le temps que tu manges. Puis, dis-moi, après ça, je vais continuer avec mes amis. Fait que je vais jouer constamment avec mes amis, pis c'est ça. Ah, OK. Ben écoute, on va faire ça comme ça. Donc toute la semaine, tu comprends que j'ai pas été souper dans les restaurants à la carte. J'allais souper au buffet, à 5h. Mon fils est en s'asseoir avec moi. J'essayais de lui faire parler pour qu'il m'explique sa journée. Pis je mangeais. rapidement. Ah ben, t'as fini là ? Je peux y aller ? Oui, oui, tu peux y aller. Je n'ai pas vu mon fils de la semaine, à part ces petites heures-là que j'avais pour le souper. Et on est sur le départ, donc là, on est tous à attendre l'autobus qui arrive pour nous emmener à l'aéroport. Puis il y a une madame qui dit Ah ! C'est vous la mère à Mathieu ? Écoutez, il est tellement fin, votre fils s'est occupé de mes filles toute la semaine. Je n'étais vraiment pas inquiète. Je savais que c'était un bon garçon. En tout cas, vous êtes vraiment chanceuse, vous avez un bon fils. Et je le regarde et je lui dis Ah, vous l'avez vu mon fils cette semaine, pas moi. Et quand on est revenu dans l'avion, j'ai regardé mon fils. Puis je lui ai dit, c'était les dernières vacances que tu passes avec ta mère. À partir de maintenant, c'est terminé. Mon fils est revenu en vacances avec moi à l'âge de 18 ans pour un voyage de quatre jours avec mon amoureux que j'ai maintenant à New York. On est... pas retourner en vacances ensemble dans le sud. C'était la fin parce que ça ne me donnait plus rien. Parce que la proximité que je voulais avec mes enfants, je ne l'avais plus. Causée, vous allez dire, peut-être par des années d'avoir trop travaillé, d'avoir été peu présente, probablement. Causé par le fait que mes enfants me disaient que je ne les comprenais pas, probablement. Causé par le fait que j'essayais d'être une bonne mère, d'amener suffisamment d'argent pour leur payer l'école privée, les voyages, les bons amis, le faire faire du sport, de la musique. Ma fille qui a fait des cours de saxophone, qui est allée à Trois-Rivières étudier la musique en même temps que son DEC. faisais un double déc. J'ai... Est-ce que j'ai été une bonne mère ? Est-ce que j'ai été une mauvaise mère ? J'ai été ce que j'ai été. J'ai été avec les moyens que j'avais, avec les contraintes que j'avais. avec la vie de fou que j'avais, qui était que de... Ça, ça s'est calmé avec les années. Aujourd'hui, j'ai une belle relation avec mes enfants. Elle n'est pas parfaite encore, mais j'ai une belle relation avec mes enfants et je les adore, ils le savent. J'ai fait ce que j'ai pu. avec ce que j'avais. À 40 à 50 ans, pas grand-chose à dire autre que j'ai travaillé. J'ai encore travaillé. Et j'ai encore travaillé. Ce qui a fait qu'un jour, je me suis regardée dans le miroir, et quelqu'un m'avait posé la question. Lucie, qu'est-ce que t'aimes-tu ? Et que j'étais incapable de répondre. Je me suis regardée dans le miroir et j'ai dit, C'est quoi tes passions ? À part travailler. Incapable de répondre. Tu sais, quand à l'entreprise où est-ce que j'étais, quand tu étais conseiller, tu voulais devenir directeur de division. Donc, avoir des conseillers avec toi que tu allais former et qui allaient performer comme toi. Donc, j'ai décidé pendant quelques années de devenir directrice de division. J'ai eu jusqu'à 10 conseillers qui ont été avec moi, qui se sont classés parmi les plus performants. Par contre, à cette époque-là, j'avais... j'avais deux adjoints, un adjoint qui s'occupait du recrutement, un adjoint qui travaillait pour mes clients, travaillait ce que j'avais besoin de faire faire pour mes clients. Et après deux ans, je me rends compte que pour 25 de ma paye, je passe 50 de mon temps avec mon équipe. Donc, je demande à mon conseiller, pas mon conseiller, mais mon conseiller, mais à mon adjoint qui s'occupait du recrutement. On va arrêter pendant six mois. Je vais recommencer à m'occuper de la clientèle, à faire de l'expansion et tout ça, pour retrouver un équilibre financier. et ensuite on recommencera à recruter après six mois. Le directeur régional que j'avais à l'époque était en beau fusil après moi parce que eux, ils restaient en place si ils pouvaient continuer de recruter. C'était ça le job, le recrutement. Quand tu trouvais une poule aux yeux d'or comme moi qui était en train de recruter cinq, six, sept... conseiller par année. C'est extraordinaire pour lui parce qu'il remplissait les quotas qu'il avait à remplir. Et si tu étais un directeur de division qui n'était pas capable de recruter, tu étais sur un siège éjectable et next suivant. C'était avec le siège éjectable qu'il disait à la haute direction, ce n'est pas de ma faute, c'est le directeur que j'ai engagé qui n'a pas fait de la job. Donc, quand j'ai décidé d'arrêter de recruter, écoute, il me fait rentrer dans le bureau et il me ramasse. mais il me ramasse. Tu n'as pas le droit, ta joie de directrice est engagée. Écoutez, je ne peux pas vous dire tous les mots qu'il a dit. Parce que là, à un moment donné, il dit, Tu n'as pas le droit de dire à ton adjoint d'arrêter de recruter. Là, je le regarde et je fais comme... Ben, écoute, si tu veux l'engager, mon adjoint, pour qu'il recrute pour tout le monde, t'as pas de problème. Paye-le. Ben là, mais c'est pas comme ça. T'as accepté la job de directrice, fait que c'est ta job de faire ça. Ben, j'ai dit, écoute, je dépense 25 de ma paye pour 50 de mon temps, fait que ça marche pas. Donc, je vais remonter ma paye, puis après ça, je vais retrouver un équilibre. Puis je te le dis, là, j'engagerai plus cinq conseillers par année parce que c'est beaucoup trop de temps. M'en engager, peut-être... être d'eux, puis je vais bien les former, puis je vais bien les accompagner. Parce que, vous vous souvenez, dans le podcast précédent, je vous disais que moi, je n'en avais pas eu d'aide. Et ce n'est pas le genre de directrice que je voulais être. Je voulais leur donner de l'aide pour qu'ils réussissent bien. Donc, six mois plus tard, je demande à mon adjoint de recommencer le recrutement et pour plein de raisons, ça n'a pas fonctionné. Donc, cette année-là, je n'ai pas recruté personne, même si j'avais des gens qui étaient dans le pipeline. Je n'ai pas réussi à engager personne. parce que la conjoncture économique, ça ne donnait pas. L'endroit où j'étais avait changé leur façon de rémunérer et ça ne convenait pas. Il y avait plein de choses qui avaient changé qui faisaient que c'était beaucoup plus difficile maintenant de recruter. Et bien, le siège d'éjecteur est arrivé et il m'a fait perdre mon poste de directrice de division. en disant à tout le monde que je ne remplissais pas la tâche et que je ne faisais pas la job. Il a envoyé un beau courriel à tout le monde, c'est comme ça que je l'ai appris en passant. Et là, l'enfer a commencé. L'enfer a commencé parce que là, il a décidé que... Il voulait me faire perdre ma job de conseillère. Il est allé jusqu'au point où il faisait retenir mes payes. Il faisait retenir mes commissions. Puis tellement longtemps que je ne savais même plus si j'étais capable de payer ma maison. Donc, je vivais un stress énorme. Je vivais aussi... Les gens me regardaient, puis... T'es pointé du doigt, t'es tout seul dans ton coin, t'es isolé. Tu sais... Personne ne veut prendre pour toi, tout le monde va prendre pour le boss, évidemment. Et là, le seul moyen que j'ai eu pour me défendre à ce moment-là, pour conserver ce que je faisais, puis mes clients qui étaient contents, j'ai décidé de prendre rendez-vous avec le directeur vice-président de la compagnie à Montréal. Je suis allée le rencontrer et je lui ai expliqué ce qui s'est passé. Il lui a expliqué toute l'histoire. Et quand j'ai eu fini l'histoire, il me pose la question, il dit, Est-ce que tout le monde a été avisé que tu avais perdu ton poste de directrice de division ? Je le regarde et j'ai dit, Oui, même moi, je l'ai appris par courriel. Puis là, je lui demande, Pourquoi ? Bien, il dit, Parce que j'aurais fait autrement. Si personne ne le savait, tu aurais gardé ton poste. Mais là, je ne peux pas rien faire. Par contre, je lui explique que le directeur régional, à l'époque, il n'y a personne qui le vérifie, lui. Il n'y a personne qui regarde, effectivement, que ça fait peut-être 15 conseillers dans les cinq dernières années qui ont perdu leur poste de directeur de division. Parce que lui n'a pas rempli son rôle. Parce que lui ne nous a pas accompagnés. Parce que lui ne nous a pas aidés. Parce que lui nous a laissés tout seuls dans ce rôle-là. Puis qu'il fallait se débrouiller tant bien que mal pour recruter nous-mêmes. En ne sachant pas comment faire. Et le directeur de vice-président de la compagnie s'est organisé premièrement pour que j'aie ma paye deux jours plus tard, puis que ma paye n'aurait plus jamais été arrêtée pour la suite, et que finalement, dans l'année qui a suivi, les choses ont changé. J'avais dit à mon directeur au VP, j'avais dit, tu sais, moi, si je n'ai plus rien à perdre, si la paie ne rentre plus, je perds mon travail, je perds mes clients, je perds ce que je viens de bâtir depuis plusieurs années. Si je n'ai plus rien à perdre, je vais écrire un livre. Puis dans mon livre, je vais expliquer comment vous fonctionnez. Puis vous n'aimerez pas ça. Vous n'aimerez vraiment pas ça. Je l'ai regardé et j'ai dit, je te souhaite que j'écrive mon livre à l'âge de 85 ans. Et que tu ne sois plus là quand je vais le faire. Parce que ce métier-là de finance, qui est tellement inhumain. Inhumain, le conseiller qui ne peut rien dire à son client. Inhumain, du conseiller qui n'est pas aidé. Inhumain, du conseiller qui est directeur de division, mais qui est laissé tout seul. Et plein d'autres choses qu'un jour j'écris. Ce n'est pas le moment, maintenant. Mais je lui ai dit, si tu ne règles pas la situation, c'est tout ce qui me laisse. D'écrire ce livre. Et il a tenu parole, il a réglé la situation, mais je me suis retrouvée seule dans mon coin, pointée du doigt, jugée. Pas le droit de parler à personne, parce que personne ne voulait prendre ma défense, évidemment. Donc, à cette époque-là, je me suis dit, si je pouvais changer de bureau, je le ferais. Et quelques années plus tard, je reçois un courriel qui m'avise qu'il y a un bureau sur la Rive-Nord qui va ouvrir. Oh ! Écoute, ça n'a pas pris deux minutes. Le courriel était parti, puis moi j'applique. Moi, je vais aller dans le nouveau bureau. Moi, je veux changer de place. Il était accepté. Mais quelle surprise ! Tu sais, mon directeur de division, c'était lui, le nouveau directeur régional du nouveau bureau. Tu sais, celui qui ne croyait pas en moi, celui qui voulait me mettre dehors, c'était lui. le nouveau directeur du bureau. Et là, je lui dis, OK, je vais prendre rendez-vous avec, puis je ne veux plus vivre ce que je suis en train de vivre là, puis on va enterrer les haches de garde. Fait que j'ai envoyé un courriel. Je lui ai dit, écoute, tu es mon nouveau directeur, après ça, il faut que tu aies rendez-vous avec toi. Ah ouais, pourquoi ? Oh, ok. Bien, c'est parce que j'aimerais ça qu'on revance sur des bonnes bases. Bien, qui finit par accepter le rendez-vous. Ça ne fait pas deux secondes que je suis rentrée dans le bureau. Je m'assois, qui me dit. Bon, moi, il y a 93 des gens qui m'aiment dans le nouveau bureau. Il y en a 7 qui ne m'aiment pas. Puis, tu fais partie de ceux qui ne m'aiment pas. Fait que, pis je m'en fous. Ah ! OK, j'ai changé de bureau, mais ça aura pas changé en rose, je crois, hein, dans ma tête. C'est ça que je me dis. Et là, je le regarde, pis je lui dis, écoute bien. J'ai dit, j'ai appris à être autonome à travers les années. J'ai appris à me débrouiller tout seul. Les seules fois où est-ce que je vais avoir besoin de toi, j'ai besoin de ton aide. Réponds, présent. Puis si j'en échange, je ne te ferai pas chier. En échange, je ne ferai rien contre toi. En échange, je ne dirai rien contre toi. C'est tout ce que je te demande. Je te demande de m'aider si jamais je lève la main. Puis, je vais rester dans mon coin et je ne te dérangerai pas. Et ça a été comme ça pendant plusieurs années. Après quelques années, on a appris à se respecter parce que c'était un excellent directeur régional qui faisait une excellente job. Et je pense qu'il avait appris à reconnaître que j'étais une excellente conseillère qui faisait une excellente job. une excellente job avec mes clients. Donc, par respect, on a appris à se tolérer, à s'accepter, à collaborer. Quand je levais la main, je ne l'ai pas levée souvent. Je peux vous le dire, je peux compter ça sur mes deux mains. Le nombre de fois que j'ai levé la main où j'avais des problématiques, des problèmes et que j'avais besoin de lui, il s'est montré présent et je l'en remercie. Mais je me retrouvais quand même isolée, dans mon coin, bureau fermé. Et tout le monde disait à Lucie, elle, voilà, c'est ça, je ne la connais pas. Ben non, je n'avais pas le droit. Parce que c'était un entente qu'on avait. Je ne me mêle pas de ton bureau. Je ne suis pas là. Je ne suis pas présente. Fait que demandez-moi, Lucie, tu as une belle job. Tu es dans les 200 meilleures performantes. Es-tu heureuse ? La réponse était non. Ah oui, je faisais de l'argent. Ah oui, j'étais heureuse avec mes clients, ça c'est vrai. Est-ce que j'étais heureuse de l'emploi que j'avais, de ce que je faisais dans la vie, à part d'aider mes clients, puis de travailler, puis de travailler, puis de travailler ? La réponse est non. Et c'est pour ça que je vous dis qu'un jour, je me suis regardée dans le miroir, puis je me suis dit, qu'est-ce que t'aimes ? Qu'est-ce que t'aimes faire ? T'es qui, toi ? Aucune réponse. Ça m'a repris deux ans à trouver une partie de cette réponse-là. Et heureusement, dans mes 40 à 50 ans, j'ai rencontré l'amoureux que j'ai maintenant dans ma vie. Ah, ça n'a pas été facile. Moi, je suis un lion et lui, c'est un scorpion. Ça a pas été facile d'apprendre à se comprendre. Mais vous savez quoi ? On a beaucoup, beaucoup de communication. Je l'accepte comme il est, avec ses qualités et ses défauts. Il m'accepte comme je suis, avec mes qualités et mes défauts. Et on a appris à danser dans la vie ensemble. Aujourd'hui, je vais te raconter dans mon prochain podcast mes 50 ans et plus. Parce que ma vie a vraiment changé à partir de mes 50 ans. Quand mon amoureux est arrivé dans ma vie, j'avais deux jeunes adultes. Mon fils qui me dit, quelques années plus tard, Maman, quand tu es arrivé, j'ai perdu ma place. Ma place, c'était la place d'homme qui protégeait sa mère. Et sa soeur. Donc, j'ai perdu ma place et je n'avais plus de place. Parce que mon fils n'a jamais eu la place de fils. Ça a toujours été mon homme. Mon homme qui est né grand et fort. Et j'ai dit, lui va nous protéger. Et ma fille, heureusement, s'entend très bien avec mon amour. Ça l'a aidé. Ça l'a aidé la relation que j'ai avec elle aujourd'hui. Et mon amoureux, j'ai fait un deal avec quand je l'ai rencontré. J'ai dit, écoute, je te demande une chose. À tous les jours, tu dois me faire rire. Des fois, il oublie une couple de choses. Et quand tu oublies, je lui rappelle. Tu écoutes, tu as oublié de me faire rire. Et moi, je suis un très bon public. Il faut que vous le sachiez. J'adore rire sur n'importe quoi. Je ris à n'importe quoi. Des fois, je fais juste regarder ses cheveux, puis je pars, je crampe et j'en pleure. Puis, bien, son égo est un petit peu touché, parce que je ris un peu de ses cheveux, mais c'est parce qu'il a les cheveux de croche ou il est en train de faire des rénaux, puis il y a la... l'air de Tintin. Je trouve ça drôle. Donc, je n'ai pas besoin de grand-chose pour rire, mais il trouve toujours le moyen de me faire rire. Et ça, ça, c'est le secret de notre couple. Le fait qu'il me fait rire, on s'amuse. Et vous savez, la plus belle chose que ma fille m'a dit, parce que quand je lui ai demandé son amoureux qu'elle a maintenant, il vit 20 ans. qu'on d'autre, ils sont heureux. Je lui ai dit, qu'est-ce que tu aimes de ce jeune homme ? Et elle me répond, il me fait rire comme ton amoureux te fait rire. Et ça, ça m'a rendu tellement fière de lui avoir donné cette façon d'être là, de dire la vie c'est ça, la vie c'est de s'amuser, c'est de ne pas se prendre au sérieux, mais de vivre une vie. extraordinaire. C'est ça, la vie. Donc, je te raconterai dans le prochain podcast qu'à mes 50 ans, j'ai commencé à vivre une vie extraordinaire. Est-ce que c'est facile ? Pas toujours. Mais est-ce qu'aujourd'hui... Je suis capable de te raconter ma vie grâce à ça ? Oui. Est-ce qu'aujourd'hui, ça me fait du bien de te raconter ma vie pour être celle qui veut vivre une vie extraordinaire, toute en légèreté, toute en transparence ? Oui. Et c'est pour ça que je suis avec toi et que je te raconte mon histoire. Ne fais pas ce que j'ai fait. Ne vis pas les erreurs que j'ai vécues. Et si tu ne sais pas comment, ça va tellement me faire plaisir de t'accompagner. Donc, je te donne rendez-vous la semaine prochaine. Je te raconte ce qu'est une vie. Merci d'être là. Merci de m'écouter. Je l'apprécie. Grâce. À la semaine prochaine.