Speaker #1Coucou Stéphanie, c'est Elsa pour une petite galère de voyage. Alors, galère de voyage, c'est un bien grand mot parce que... Pour cette anecdote rigolote, pas de drama, pas de soucis de santé, rien de très grave. Et donc, c'est plutôt une anecdote rigolote qu'une galère de voyage. Mais je te la raconte quand même parce qu'elle nous a fait beaucoup rire après coup. Pour te resituer un petit peu, nous étions l'été dernier au Brésil pour un peu plus d'un mois. Et dans ce cadre, on avait décidé de partir en immersion. dans une tribu au cœur de l'Amazonie. Donc, confort plus que rudimentaire. C'était nuit en hamac, etc. Randonnée au cœur de la forêt amazonienne, etc. Et la nuit, c'est là qu'on entend toutes les petites bébêtes, petites ou grosses d'ailleurs. Et c'est là qu'il faut être prudent, en fait. Donc, on se couvre, pas un bout de peau qui dépasse pour éviter... éviter les piqûres, de quoi que ce soit d'ailleurs, moustiquaires, etc. Et malgré toutes nos précautions, je me suis fait piquer à travers mes vêtements sur la fesse. Je ne sais pas quel insecte m'a piqué, mais ça me brûle. Ça me brûle, bon voilà, c'est pas insupportable, mais c'est assez désagréable et ça chauffe. Évidemment, au cœur de l'Amazonie, pas de médecin, pas de pharmacien, on n'a que notre antiseptique et un peu de... un peu de paracétamol pour faire passer la douleur. Donc ça fait le job. On finit notre séjour en Amazonie et puis on retourne en fin de voyage sur Rio où je suis inscrite à une course. Et donc je prends le départ du semi-marathon de Rio. Donc tout se passe bien, mais pendant la course, je sens ma piqûre me brûle, ça chauffe, alors sûrement la chaleur, la transpiration, le frottement du short. Bref, ça me fait mal. Donc je passe la ligne d'arrivée et je dis tout de suite aux enfants et à Fabrice, il faut qu'on repasse à l'appartement, il faut que je me rince à l'eau fraîche, ma piqûre me brûle. J'avais l'impression d'avoir un truc énorme sur la fesse. Au final, je sors de la douche, je dis à mon mari, prends une photo, ça doit être un truc énorme. Est-ce que c'est des dégâts et qu'est-ce qui se passe ? Ça me brûle trop. Il prend la photo, il me dit, mais il n'y a presque rien, quoi, vraiment. Mais moi, ça me paraît être un truc de fou. Je regarde la photo, effectivement, la piqûre est ridicule par rapport à la douleur. Bon, je me dis, bon, effectivement, c'est un peu ridicule. Il n'y a presque rien, mais on va voir si ça passe. Et on continue le fil de notre journée. On a prévu d'aller en randonnée en haut d'une montagne, d'arriver en haut d'une montagne pour voir le coucher du soleil et la vue sur la baie de Rio, qui est dingue. Et donc, on doit passer pour commencer cette randonnée, on doit passer au cœur d'une favela. Et on est au courant des consignes de sécurité. On nous dit qu'il ne nous arrivera rien, mais que par contre, il y a des choses à respecter. On ne prend pas de photos, on ne prend pas de vidéos. Et si on respecte ça, il ne se passera rien. Donc on traverse la favela. On arrive à l'endroit où se trouve le début du sentier de la randonnée. Et l'endroit est assez dingue parce qu'on est vraiment au cœur de la favela. Il y a toutes les petites maisons en tôle en hauteur. Et nous, on est encaissés au bas de la montagne. à côté d'un stade de foot, et on a vraiment l'impression que c'est un décor de film. Et d'ailleurs, ce stade de foot, je crois qu'il apparaît dans certains films, je ne sais plus exactement où, mais en tout cas, effectivement, ça a servi de décor à un moment donné. Et je prends une photo, en fait, je ne me rappelle plus les règles. J'oublie, en fait, machinalement, je prends mon téléphone, je prends une photo, et on commence la randonnée. Et un monsieur vient me taper sur l'épaule. Et il me parle en portugais et vraiment, je comprends trois mots, mais je comprends un appareil photo et je ne sais pas trop ce qu'il me veut. Et je me dis mais attends, il n'est pas en train de me braquer là, il a le sourire, il a l'air plutôt sympa et je n'arrive pas à savoir ce qu'il veut. Et en fait, je me dis peut-être qu'il veut mon téléphone, mais la façon dont il demande avec le sourire, c'est un peu bizarre, ça ne va pas, il y a quelque chose qui ne va pas. Et donc Fabrice, qui est un peu plus haut avec les enfants, me dit, entend la même chose, il a l'impression de là où il est qu'on me demande mon téléphone. Et il me dit, mais Elsa, arrête de négocier, file-lui ton téléphone, regarde ce qu'il a dans les mains. Et donc, le mec a une Kalashnikov dans les mains, quoi, et un truc énorme que j'avais pas vu, mais bon, plus c'est gros, plus ça passe, visiblement, parce que j'avais pas du tout fait attention à ça. Et là, je vois le truc, et là, je me dis, ah, ok, donc là, on est face à un dealer, il a pas l'air... il a pas l'air commode, il a beau avoir le sourire, il a quand même une arme énorme entre les mains. Je lui tends mon téléphone, il ne le prend pas, il me redit et j'entends « photo » . Je me dis « ah » . Et là, je connecte un peu et je me dis « ah putain, c'est la photo qu'il veut en fait. C'est ça qu'il veut voir » . Et donc, je lui dis « je vais l'effacer » . Il me dit « non, non, non » . Et donc, il prend le téléphone, il regarde la photo, il zoome. Il regarde en fait s'il n'est pas dessus parce que c'est un dealer et qu'il ne peut pas apparaître comme ça sur les photos de vacances des gens. Et donc, il zoome partout sur la photo et il me dit « ah, c'est bon » . Et donc, je lui dis, mais je peux l'effacer, vraiment. Ça ne m'embête pas de l'effacer. Il me dit, non, non, c'est bon. Et donc, il me dit, toujours en portugais, mais je comprends un mot sur deux, qu'il va regarder les autres photos. Et donc, il switch avec son doigt et il passe pour regarder les photos d'avant. Et les photos d'avant, qu'est-ce que c'est ? Ben, c'est mes fesses, voilà. Donc, il se marre, il me sourit, il me fait un clin d'œil, il me check et il me souhaite une bonne soirée. Et puis, il me dit que je peux continuer tranquillement ma randonnée, que tout va bien et tout va bien se passer pour nous. voilà donc c'était la petite anecdote voilà j'aurais j'aurais pris quelques photos dans les favelas mais j'aurais en contrepartie montré mes fesses aux dealers du coin voilà pour l'anecdote rigolote et