- Speaker #0
Hello hello, bienvenue dans Famille et Voyage, le podcast. Le podcast qui donne envie aux parents de faire leur valise. Ici, pas de discours parfait, on parle de vrais voyages avec de vrais parents et de vrais enfants. Oui, ceux qui sont trop fatigués pour marcher une heure alors qu'ils peuvent sauter pendant trois heures dans la piscine sans s'arrêter. Parce que voyager en famille, c'est possible et même pas. fun, que ce soit à l'autre bout du monde ou à deux heures de chez nous. Moi, c'est Stéphanie, maman de deux grands ados. J'ai survécu aux crises dans l'avion ou dans les musées, aux négociations dignes du GIGN pour avancer de 3 mètres et aux sandwiches oubliés dans le sac à dos. Pour cette saison 7, cap sur de nouvelles destinations, des reportages, des familles qui voyagent avec leurs chiens et leurs doudous et des récits sans filtre où les galères rivalisent avec les couchers de soleil. Attention, votre liste d'envie va s'allonger ! Si vous aimez le podcast, abonnez-vous, mettez 5 étoiles, laissez un petit mot ou partagez-le vos proches. Salut, Ramp. plus visible et inspire encore plus de parents. Vous le savez, les voyages en famille ne durent qu'un temps, alors profitons-en ! Je reçois aujourd'hui Stéphanie, une grande voyageuse partie un an autour du monde avec son conjoint Greg et leurs deux enfants, Adrien, 10 ans, et Mila, 7 ans. La Mongolie, c'était la dernière étape de leur tour du monde. Pendant 20 jours, ils ont traversé le pays en road trip de Ourland-Bator au désert de Gobi, en passant par les steppes immenses et la vallée de Lorcon, dormant chaque soir dans une yurte différente. Ils ont assisté à la fête du Nadam, grimpé les dunes du Gobi, partagé le quotidien des familles nomades et découvert que le lait de jument fermenté, c'est pas forcément au goût de tout le monde. Si vous rêvez d'un voyage qui décoiffe un peu entre nature brute, rencontres et quelques surprises culinaires, cet épisode est fait pour vous. Allez, c'est parti pour le carnet de voyage de Stéphanie en Mongolie. Hello Stéphanie !
- Speaker #1
Salut Stéphanie aussi !
- Speaker #0
Ce prénom-là, en général, je le retire.
- Speaker #1
Oui, oui. Comment ça va ? Écoute, ça va super bien. Vraiment, je suis très contente d'avoir cette discussion avec toi pour parler d'un voyage qu'on a adoré. Je suis ravie en tout cas d'intervenir dans ton podcast.
- Speaker #0
Écoute, avec plaisir. Je suis ravie de découvrir un peu plus ce pays que je ne connais pas, qui est quand même très, très loin de ce qu'on connaît. C'est un peu sortir sa zone de confort, j'ai l'impression, quand on va en Mongolie. Mais avant ça... Est-ce que tu peux te présenter, présenter ta famille et le type de voyageur que vous êtes, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Bien sûr, avec plaisir. Donc, moi, je suis Stéphanie, j'ai 41 ans. J'adore les voyages depuis toujours, donc j'ai toujours voyagé depuis très, très jeune. C'est une passion pour moi. Et donc, ma famille est composée de mon conjoint, Greg, et puis de mes deux enfants qui ont 7 et 10 ans, donc Mila qui a 7 ans et Adriane qui a 10 ans.
- Speaker #0
Et vous êtes quel type de voyageur ? Plutôt route ou plutôt confortable ?
- Speaker #1
Ah non, nous, on est plutôt en mode aventurier. C'est ce qu'on aime. En fait, si on voyage, c'est justement pour vivre des aventures. Donc, pour nous, le voyage, ce n'est pas des vacances. Tu vois, on le voit vraiment comme quelque chose où on va sortir de notre zone de confort, où on va aller rencontrer l'autre, où on va se challenger, vivre des expériences qu'on n'a jamais vécues. Donc, je pense que la famille, on est un peu tous les quatre pareils. Et ça, c'est vraiment chouette parce qu'on prend du plaisir, tous les quatre, dans ces voyages qu'on peut faire ensemble.
- Speaker #0
Et tu l'as dit, toi, tu as commencé à voyager. Voyager jeune, pardon. Est-ce que tu as aussi emmené tes enfants depuis tout petit ?
- Speaker #1
Alors oui, clairement, depuis tout petit, ça ne nous a jamais freiné de voyager. Quand ils étaient petits, on a plutôt été peut-être dans les voyages en Europe, donc dans des destinations assez proches, type la Grèce, tu vois, le Lanzarote, l'Espagne, Minorque. La Thaïlande, quand même, on était allés aussi un petit peu plus loin. Et puis, on a surtout fait un voyage avec eux quand ils avaient, Mila avait 4 ans et Adrène 7 ans, qui était la Tanzanie. Donc là, c'était le premier safari qu'on vivait en famille. Tanzanie-Zanzibar. Et d'ailleurs, ça a été le déclencheur pour nous de ce long voyage qu'on vient de terminer d'un an à travers le monde. Donc, ça a été pour nous un vrai déclic, la Tanzanie. Et puis, ça a mené effectivement tous les pays qu'on a pu voir cette année. Donc, ça n'a jamais été un problème de voyager pour nous avec les enfants, en tout cas.
- Speaker #0
Pas trop dur, le retour ?
- Speaker #1
Si. Ah là, je suis en plein dedans. Ça fait seulement un mois et demi qu'on est rentrés et franchement, rien ne nous prépare au retour. Et c'est un peu une grosse claque. Donc, on passe cette phase-là. Elle fait partie aussi du jeu. Et puis, on essaye d'aller de l'avant et de commencer à penser au prochain rêve, au prochain projet. Parce qu'on ne va pas s'arrêter là. Donc, les aventures vont continuer pour nous. Donc, on est un peu dans cette dynamique. Mais ouais, ce n'est pas fastoche.
- Speaker #0
Oui, ça ne peut pas être que génial. Non, c'est ça. Il faut bien qu'il y ait des mauvais côtés. c'est pas ce qu'on souhaite évidemment mais c'est en tout cas le retour de tous les tours du mondiste le retour est un peu hard oui non non c'est certain il est pas facile bon On rembobine, on part en Mongolie. Est-ce que tu peux nous dire quand est-ce que vous y êtes allé, à quelle période et pourquoi cette destination ?
- Speaker #1
La Mongolie, c'était quand même le dernier pays de notre voyage d'un an, donc en tour du monde. C'est vrai que c'est un pays, comme tu l'as dit tout à l'heure, qui sort sa zone de confort. Et d'ailleurs, pendant ce tour du monde, on s'est dit, est-ce qu'on a fait le bon choix de terminer ces un an de voyage par la Mongolie ? Donc, on a toujours été un peu moyennement confort avec cette idée-là, même si en revanche la Mongolie est un pays qui nous attend toujours attiré avec Greg. C'est un pays qu'on a vraiment rêvé de visiter depuis toujours. Donc, quand on a choisi nos pays en tour du monde, la Mongolie, c'était une évidence. Moi, je veux dire, c'était dans mon top 3 des pays que j'avais envie de faire. Donc, c'était sûr qu'on allait le faire. Et puis, évidemment, par rapport à l'organisation de l'itinéraire, il s'est retrouvé à la fin. Donc, on y est allé en juillet 2025 de cette année. On y est resté une vingtaine de jours. vraiment on a été plus qu'enchanté par ce voyage qui a toujours été un rêve parce que je pense qu'on est des fans de l'émission Rendez-vous en Terre inconnue il y a eu beaucoup beaucoup d'émissions en fait en Mongolie, avec les nomades dans différents endroits de la Mongolie et je crois qu'on était déjà tombé sous le charme de ces paysages et surtout aussi attiré la curiosité de découvrir un peuple qui vit complètement différemment de nous et avec cette vie nomade qui n'est pas une vie commune, je veux dire et On peut se rendre compte que dans beaucoup de pays, les gens ne sont pas nomades. C'est vraiment très propre à la Mongolie. Donc vraiment, ce mode de vie si particulier, on avait envie de s'en approcher pour mieux comprendre pourquoi ils vivaient comme ça, qu'est-ce que ça représentait pour eux et comment ça se passait. Et vraiment, on n'a pas été déçus une minute.
- Speaker #0
Comment tu l'as organisé, votre itinéraire en Mongolie ?
- Speaker #1
C'est un pays tout de même qui n'est pas forcément simple à organiser seul. Moi, je ne suis quand même pas du tout la team voyage organisé, je déteste ça. J'adore organiser mes propres voyages parce que déjà, pour moi, c'est une manière de voyager avant d'y aller. Et puis déjà, de commencer un peu à connaître différents aspects du pays avant d'y aller. Là, je me suis retrouvée quand même face à un pays où je me suis dit, ça va être compliqué quand même d'y aller seule. Parce que d'une part, les routes, elles sont vraiment complexes. Il y a très peu de panneaux. Même quand il y en a, ça reste compliqué à trouver les routes. Il y a beaucoup de pistes. Donc vraiment, il faut être hyper bon, je pense, aussi conducteur, avoir les bons véhicules. Puis la langue, en fait, évidemment, les Mongols, alors si on va au Landbator, ils parlent anglais peut-être, mais pas au niveau des peuples nomades. Et nous, ce qui nous intéressait, c'était d'être en road trip, de vraiment visiter différentes régions et d'aller à la rencontre des peuples. Donc on s'est dit, OK, je pense qu'il faut quand même qu'on passe par un voyage organisé, mais un voyage organisé qui nous ressemble. Donc du coup, j'ai contacté en fait une Mongole qui était donc guide, en plus équipe en français. Donc ça, c'était quand même un gros plus parce que ce qu'on voulait, c'était quand même que le guide interprète parle français pour au moins que les enfants comprennent. On a réussi à trouver effectivement quelqu'un qui était super, qui avait une petite agence, donc qui a permis de faire du sur-mesure pour notre voyage. Donc, on n'était que tous les quatre pendant ces 20 jours. Et puis, avec elle, on a discuté de ce que nous, on avait envie, de ce qu'on avait envie de découvrir, de ce qu'elle, elle préconisait, le fait d'être aussi avec des enfants, ce que ça impliquait, etc. Et puis, du coup, on a réussi à construire effectivement un peu le voyage que nous, on avait envie de faire avec elle. Et ça s'est hyper bien passé.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux commencer par nous décrire justement cet itinéraire qu'on essaye de se repérer ? Alors, je n'ai pas du tout la géographie de la Mongolie en tête, pour qu'on se le dise, mais qu'on comprenne le nombre d'étapes, peut-être les highlights, mais sans développer, parce qu'on y reviendra après. Mais voilà, pour nous donner une idée de ce voyage.
- Speaker #1
Du coup, en fait, pendant ces 20 jours, on est donc partis avec une voiture, avec notre guide et notre chauffeur. Donc voilà, tous les six. Et on a parcouru, je dirais, cinq régions de la Mongolie, parce que la Mongolie, en fait, c'est immense. Les routes, vu qu'elles ne sont pas très goudronnées, beaucoup de pistes, évidemment, le moindre parcours, même s'ils te disent que tu fais 200 kilomètres, en fait, ça va durer cinq, six heures de route. Donc, les kilomètres, ce n'est pas vraiment ce qu'il faut prendre en compte. À chaque fois, ils te disent, ça va à peu près prendre sept heures. Donc, on a quand même fait un bon tour, je dirais, de la Mongolie. Et on a visité, par exemple, le désert de Gobi, la vallée de l'Orcon, le mini Gobi. Donc, on a vraiment visité des régions assez emblématiques du pays. Et ce qui correspond au fait d'avoir quand même fait beaucoup de voitures tous les jours. Et finalement, on était vraiment hyper itinérants parce qu'on a bougé tous les jours. C'est-à-dire qu'on dormait à chaque fois dans un endroit différent, dans une famille différente. Et tous les jours, on changeait d'endroit et on avançait comme ça dans notre parcours.
- Speaker #0
Hyper fatigant.
- Speaker #1
Alors oui, un peu fatigant. mais finalement, ce n'était pas si fatigant qu'on peut l'imaginer quand je le décris comme ça. Parce qu'effectivement, tu as tes heures de route souvent la matinée. Donc là, tu admires les paysages, tu te laisses transporter un petit peu dans tout ça. Tu dors un tout petit peu, tu lis, tu bookings, tu t'occupes. Et puis après, tu as tout le reste de la journée pour faire tes activités, échanger évidemment avec les familles nomades dans lesquelles on est restés, se reposer aussi, se ressourcer tout simplement dans la nature. Et puis, finalement, le fait de dormir. pas au même endroit. C'est vrai que ça implique de toujours bouger et pas vraiment de se poser. Mais ça nous a permis effectivement de voir aussi beaucoup, beaucoup de choses en si peu de temps. Et ça, ça nous allait bien.
- Speaker #0
On rembobine, on part au début, vous arrivez, c'est quoi votre première impression quand vous débarquez en Mongolie ?
- Speaker #1
La première impression, je veux te dire qu'elle était assez déroutante parce qu'on venait quand même du Japon. Donc Japon-Mongolie, tu as quand même deux mondes. D'un côté, tu as la modernité, le confort plus plus. Et de l'autre côté, effectivement, tu as un pays qui est immense, avec une densité très faible. Donc finalement, peu de gens au kilomètre carré, tu as plus d'animaux que de gens. une très grande capitale, alors la capitale où l'on bat tort. elle est aussi impressionnante parce que finalement, c'est là que tout se fait dans le pays. C'est là qu'on retrouve tout finalement le développement économique et concentré à ce niveau-là. Donc, elle est quand même aussi impressionnante par sa modernité d'une certaine manière. Et puis après, tu as tout le reste du pays qui est plutôt la nature, l'immensité, les grandes étendues, les steppes. Donc, première impression, c'était à Ulaanbaatar. Et en plus, on a eu beaucoup de chance parce qu'on est arrivé pendant la fête nationale du Nadam. Cette fête a lieu une seule fois. par an. C'est la fête la plus importante des Mongols. Elle allait en juillet donc chaque année et finalement, c'est une super entrée en matière parce qu'on a découvert du coup à la fois les coutumes, les traditions, les gens qui étaient dans leur tenue assez traditionnelle en fait, comme on peut l'imaginer dans tous les reportages qu'on voit et on a été du coup projetés dans ce monde-là qui est effectivement tellement différent du nôtre et vraiment, on était déjà, tu vois, partis dans le voyage. en un claquement de doigts, on était passé du Japon au Mongolie et là ça y est on était parti dans notre voyage avec une envie de voir beaucoup plus donc il y a eu cette première réaction de découvrir Ulaanbaatar et puis après quand on a commencé à partir en road trip là tout de suite ce qui te gagne c'est vraiment ce côté ok c'est immense, en fait on est juste en pleine nature, il y a juste des steps devant nous, comme je le disais tu croises très peu de gens, finalement tu vois plus d'animaux que de gens quand tu marches, quand tu es en voiture, etc. Et pendant des kilomètres carrés et des heures de route, tu n'as rien, tu n'as personne, tu n'as pas de bâtiment, tu n'as pas de building. Donc vraiment, ce qui est frappant, c'est la nature qui t'entoure. Et toi, tu te retrouves là et tu te dis, mais ce n'est pas possible, je suis dans un décor, je suis dans un autre monde. J'ai l'impression d'avoir été projetée dans une autre époque. Donc très, très, très dépaysant rapidement, très ressourçant aussi, parce que très calme, très vert. Donc vraiment, cette impression de ressourcement et de nature plus plus. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose que j'ai toujours dit, c'est que j'ai trouvé que la Mongolie, c'est un pays qui en lui tout seul, si tu veux, décrit le mot voyage. Le mot voyage, comme on peut l'entendre, par la découverte, le dépaysement, le ressourcement. Et là, ce pays-là, il t'offre tout ça.
- Speaker #0
Ok, on a envie d'en savoir plus. Alors procédons, j'allais dire étape par étape, peut-être qu'il y en a qui sont moins intéressantes que d'autres. J'ai vraiment envie d'avoir un maximum d'informations. Donc, c'est toi qui donne le tempo. Tu pars sur les étapes qui te font plaisir. Et en tout cas, moi, je te suis.
- Speaker #1
Donc, comme je te disais, on est arrivé par Ulaanbaatar avec ces deux jours de fête du Nadam. Là, ça a été génial parce qu'on a pu effectivement observer, participer aux différents sports que les Mongols font et qui sont très importants pour eux. Il y en a trois. Tu vois, il y a la lutte. il y a les courses de chevaux et puis il y a le tir à l'arc. Donc on a pu participer, il y avait une ambiance, c'était génial. Et notamment, ce qui nous a énormément marqués, c'est la course des chevaux, qui est l'événement mais vraiment national du pays. Tout est rediffusé à la télé, les gens se déplacent, il y a un monde pas possible, c'est en pleine steppe, donc dans des endroits magnifiques. Et là, en fait, ce sont des enfants qui ont à partir de 5 ans jusqu'à peu près 10 ans au maximum. et qui vont, mais qui se lancent sur une course de 20 kilomètres, c'est-à-dire qu'ils doivent courir avec leurs chevaux 20 kilomètres pour arriver au point d'arrivée. Donc, ils partent très, très loin. Toi, tu ne les vois pas parce que quand ils partent, ils sont en plein step et tu es au niveau de l'arrivée. Et là, tu les vois débarquer. Ils sont si jeunes, si petits, à fond sur des chevaux, mais à pleine vitesse. Les chevaux, les pommes, ils sont morts de fatigue. Et il y a une ambiance. Mais là, si tu veux, on a été projeté dans un truc que tu ne vois qu'à la télé. et là, on était dedans. Donc ça, ça a été très très fort pour nous, ça a été un des plus grands souvenirs qu'on ait eu d'assister à cette course de cheval, parce que le cheval c'est un animal hyper important pour les Mongols, qui leur sert énormément pour beaucoup de choses, mais il y a aussi ce sport-là qui est important pour eux, et les Mongols savent tous monter à cheval. Depuis tout petit, on a croisé plein de bébés qui étaient avec leurs parents dessus, donc pour te dire à quel point dès qu'ils sont petits, ils montent dessus. Donc il y a eu ça qui a été très marquant. Et puis ensuite, on a commencé notre trip. Donc là, ça y est, l'excitation était à son comble. On s'est dit, ça y est, on part sur les routes de Mongolie en plein step. La première étape, c'était le désert de Gobi. Donc désert de Gobi, évidemment, ça nous fait aussi tous rêver. Et là, on a dû rester. Oui, le désert de Gobi, je pense, ça a été à peu près une bonne semaine où on a été dans différents endroits de ce désert. Et ce qui est frappant, c'est que tu peux avoir une image du désert de Gobi comme étant effectivement très sec, très désertique. Et en fait, pas du tout. Le désert de Gobi, c'est une panoplie de paysages. Tu as aussi des endroits où, je me souviens, le canyon de Yolin Am, qui est un très bel endroit, très, très vert, et où, à l'époque, maintenant, malheureusement, ça n'y est plus, tu avais une montagne éternelle de neige, c'est-à-dire qu'il y avait de la neige qui ne fondait jamais. Mais avec le réfléchissement climatique, maintenant, malheureusement, tu vois, on n'avait plus de neige, mais on avait un très beau canyon qu'on a pu apercevoir. Et donc, tu as à la fois du vert avec vraiment des jolies collines, steppes, etc. Mais tu as aussi des parties beaucoup plus sèches, beaucoup plus secs comme le désert. Donc ça, on a pu aller voir des endroits comme les Toupas de Sagan de Souvarga. Et là, je t'avoue que c'est un des plus beaux sites qu'on a vus pendant ce tour du monde-là. Vraiment inattendu, c'est-à-dire qu'en Mongolie, nous, c'est vrai qu'on avait des paysages de steppes, etc. Moins les sites touristiques un peu différents. Et là, on a eu, mais on est tombé sous le charme de ce site. qui était magnifique. C'est, en fait, je pense que c'est un genre de grand canyon. On pourrait, tu vois, l'approprier à ça avec des couleurs, mais du rouge, du orange, du vert, enfin, un mélange de couleurs, mais vraiment une œuvre de la nature. Tu te dis, mais ce n'est pas possible d'avoir pu créer quelque chose d'aussi joli que ça. Donc, on a adoré cet endroit aussi qui était dans le désert de Gobi. Et puis, tu as aussi, en fait, les dunes de Congorine qui sont des magnifiques dunes qui s'étalent sur à peu près 180 km² sur 20 km de large. Et ces dunes, elles font à peu près 200 à 300 mètres de haut. Donc, elles sont assez immenses, donc magnifiques. Et là, on a pu faire une randonnée à chameau. On a surtout grimpé ces fameuses dunes. Donc, c'était un instant très difficile parce que, dis-toi que pour aller jusqu'en haut, on a quand même mis une heure et demie. Donc, on a galéré à monter jusqu'à là-haut. Mais alors, par contre, le panorama, il était dingue. Donc, ça, on a adoré vraiment le désert de Gobi. Et puis, en fait, aussi, on avait tous ces moments d'échange avec les familles, c'est-à-dire qu'on arrivait dans une famille à chaque fois, une nouvelle famille. On dormait en yurte. Donc, la particularité, c'est que les familles, en fait, sont des familles d'accueil. Donc, tu as quand même ta yurte pour toi, donc pour ta famille. Donc, tu ne dors pas avec les nomades dans leur propre yurte parce qu'elles sont quand même très petites et déjà, elles sont très complètes par les membres de la famille. Mais on a toujours... eu des moments de partage avec eux où on a pu goûter à leur tradition culinaire, à leur boisson. Culinaire ? Ouais, je t'en dirai plus après, t'inquiète.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais on a toujours été accueillis effectivement avec beaucoup de générosité. On a pu effectivement échanger avec eux, d'où l'importance d'avoir un interprète. Parce que si tu n'as pas un interprète, malheureusement, les échanges vont s'arrêter au sourire, à un geste, mais ça va être compliqué de pouvoir échanger avec eux. Donc ça, c'était super d'avoir notre interprète. interprète français qui parle extrêmement bien. Et puis, on avait des moments d'échange, de jeu, de partage avec eux. Et puis, aussi, ces moments de découverte des sites d'aventures en Mongolie.
- Speaker #0
Comment ça s'est passé avec les enfants ces premiers jours ? Parce que tu l'as dit et je le sais, même sans y avoir été, que culinairement, c'est un concept. Mais justement, ces échanges, c'était la fin de votre... autour du monde. Donc, ils ont eu l'habitude de voir des gens qui ne parlaient pas leur langue et de jouer avec des enfants de toute nationalité. Mais voilà, c'est quoi leur impression après, justement, déjà toute cette année de découverte ? Ils sont comment, Mongolie ? Est-ce que tu trouves qu'ils sont différents ? Ils ont tellement évolué, j'imagine, depuis le début de votre voyage. Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Ils ne sont pas plus différents des autres pays. Ils ont toujours été très curieux, en fait, d'arriver dans un nouveau pays. Il y a beaucoup d'excitation, d'envie de découvrir, voilà. quel est ce pays, quels sont les paysages, quels sont les gens, quelles sont leurs cultures, quelles sont leurs langues, etc. Donc il y a toujours un peu beaucoup d'excitation pour eux. Et puis, c'est vrai que très vite, ils ont quand même été confrontés aux difficultés culinaires, c'est vrai, parce que ce qu'on leur dit toujours, évidemment par respect pour les gens qui nous accueillent, c'est de goûter. Et on est là, de toute façon, pour vivre des choses, pour vivre des aventures, donc il est hors de question de dire « moi j'aime pas, je ne veux pas goûter, alors je ne connais pas » . Même si, évidemment, on a tous des appréhensions de goûter du lait de jument fermenté, par exemple. Mais c'est la politesse aussi de goûter et c'est les coutumes. Donc, on teste. Donc, tu vois, à chaque fois, ils ont été hyper volontaires de tester. Adrien, mon grand, est un peu plus, je dirais, lui, aventurier dans le côté culinaire. Donc, il va tout goûter. Bon, il ne va pas aimer parce que, clairement, c'est quand même compliqué d'aimer. Mais au moins, il goûte, il s'aventure, il teste, etc. Mila, elle, c'est plus dans la difficulté qu'elle fait ça. elle va être à peine goûté du bout des lèvres, elle va dire « je n'aime pas, non, c'est affreux » , etc. Elle, elle est un peu moins aventurière dans le culinaire, mais elle est quand même aventurière sur autre chose. Mais si tu veux, en tout cas, il y avait une envie pour eux de goûter. C'est vrai que très vite, on a beaucoup rigolé aussi, parce que même si, je veux dire, les yourdes dans l'ensemble, ça reste quand même assez sympa de dormir dedans, il ne fait quand même pas trop froid. tu es dans un petit cocon. Mais en revanche, si tu veux, le confort, il est ultra sommaire. Tu n'as vraiment rien dedans, ni pour te brosser les dents, tu n'as pas un évier, il faut aller dehors. Les toilettes, c'est un concept qui est hyper difficile. Les lits, autant te dire que tu n'as pas de matelas, c'est dur comme de la pierre. Tu n'as pas de coussin, donc tu as juste ton petit duvet que tu as emporté avec toi et heureusement. Donc, tout de suite, on a rigolé par ce confort qui, effectivement, dénotait complet avec le Japon. Mais, comme quoi, il s'habitue à tous les enfants parce qu'au bout d'une nuit ou deux, franchement, il dormait trop bien. Ils étaient trop contents de se mettre dans leur duvet, trop contents d'être dans leur petite yurte. Donc finalement, tu vois, l'adaptation s'est faite assez bien. Après, je pense quand même qu'à la fin du voyage, ils nous ont dit « Bon, maman, là, j'avoue qu'on n'en peut plus de la nourriture. Vivement qu'on remange des choses agréables et bonnes, avec du goût qui nous plaise, etc. » Donc je pense que, tu vois, niveau nourriture, c'était le plus dur pour eux. Mais après, voilà, le reste, ça allait. Ils étaient très contents. Ils ont toujours aussi réussi à nouer des liens. avec les enfants des familles. Et tu vois, même avec la barrière de la langue, en fait, ce qui est drôle avec les enfants, c'est vraiment ça. C'est que par le jeu, par un sourire, par une main tendue, ils courent, ils jouent. Enfin, ils se sont vraiment fait des petits copains mongols. Et même sans la langue, en fait, ça marchait très bien et ils se sont vraiment amusés avec eux. Et puis alors, en plus, autant te dire qu'en Mongolie, ce qui est agréable, c'est que le terrain de jeu est immense. Et puis, en termes de surveillance, bon, tu les surveilles un tout petit peu quand même. pour pas qu'ils partent très loin. Mais il n'y a pas de danger. Donc, eux, ils se sont régalés à être dans cette immensité de steppes, à courir, à sauter, à jouer. Donc, non, c'était vraiment chouette.
- Speaker #0
Et ce n'était pas trop dur, la montée de la dune pendant une heure et demie ?
- Speaker #1
Oh, si ! Franchement, c'était dur. Et surtout que, tu vois, on a fait beaucoup de randonnées pendant cette année-là. Donc on est quand même assez aguerris et même les enfants, notamment Mila qui a 7 ans et qui n'est pas du tout une marcheuse à la base, on a toujours eu un peu peur dans les randos de se dire « elle va craquer, elle ne va pas y arriver » . Puis finalement, elle a fait des trucs extraordinaires. Et puis là, quand même, on a été confrontés à cette montée d'une heure et demie. Mais dans le sable, tout est plus difficile. C'est hyper difficile. On y était allés en fin de matinée pour pas qu'il fasse trop chaud, mais il faisait quand même très chaud quand même. Et non, l'effort a été difficile, mais écoute, voilà, avec la patience, la persévérance, on y est tous arrivés et on était super contents d'être au-dessus de ces dunes avec une superbe vue.
- Speaker #0
Oui, c'est la récompense. Mais déjà, la dune du Pila, c'est compliqué. Alors, une heure et demie de montée, waouh !
- Speaker #1
C'est ça. On aime bien les défis dans la famille.
- Speaker #0
Oui, puis de toute façon, après, c'était fini. Donc, il fallait y aller.
- Speaker #1
Exactement. C'est ça.
- Speaker #0
Bon, on continue. Après, il se passe quoi ?
- Speaker #1
Alors après le désert de Gobi, du coup, on part dans la vallée de l'Orkone. Et là, effectivement, les paysages, pour moi, ça a été vraiment les plus beaux paysages qu'on ait vus de Mongolie. La vallée de l'Orkone, ce qu'il faut savoir, c'est quand même une vallée qui est ancestrale. C'est un peu le berceau du nomadisme mongol. Il y a beaucoup de vestiges anciens, antiques dans cette vallée-là. Et d'ailleurs, c'est une vallée qui est aujourd'hui au patrimoine de l'UNESCO. Donc, elle est protégée. Il y a beaucoup de familles nomades qui y habitent aussi parce qu'elles offrent... Je veux dire un confort, je dirais, un peu plus que dans le désert de Gobi, par le fait qu'il y a quand même pas mal d'eau, pas mal d'animaux pour se nourrir, etc. C'est un peu plus confort pour les nomades. Et donc, tu as beaucoup de familles mongoles qui habitent aussi dans la vallée de l'Orkone. Et là, les paysages sont beaucoup, beaucoup plus verts. Tu as beaucoup de rivières, de coins d'eau. Et du coup, ça, c'était un peu différent de ce qu'on avait vu. Donc, on a été séduit, mais tout de suite, par cette vallée. Vraiment, ça représentait la Mongolie qu'on pouvait imaginer dans nos rêves. dans les reportages qu'on avait vus par ces paysages. Et ce qui est frappant aussi, c'est vraiment de voir vivre tous ces animaux, des yaks, des vaches, des chèvres, des moutons, des chevaux, qui sont en pleine nature, qui sont libres, qui paraissent tellement heureux de vivre comme ça, parce qu'ils sont juste dans leur environnement naturel. Et tu en as tout le temps, tout le temps, partout. Et ça, moi, ça m'a vraiment frappé dans le bon sens. Je trouvais ça magnifique de les voir évoluer en liberté. Donc, on a passé, je dirais, à peu près cinq jours dans la vallée de l'Orconne. et notamment ce qui a été... était, je dirais, un des points forts de cette partie-là, c'est qu'on est restés, pour le coup, cette fois-là, deux jours en immersion dans une famille nomade où, là, pour le coup, on a dormi à peu près deux nuits dans cette famille. Donc, on a pu passer vraiment deux jours pleins avec eux et on a participé à toutes les tâches du quotidien pour mieux comprendre leur vie, qu'est-ce qu'ils devaient faire la journée. Tu te rends compte qu'effectivement, ce sont des gens qui n'arrêtent pas. du matin au soir. Et quand je dis du matin, c'est déjà 5h-6h pétantes, ils sont à la traite des vaches. Mais ensuite, il faut couper du bois parce que dans cette partie-là, il faisait beaucoup plus frais que dans la partie de désert de Gobi. Donc le soir, on avait quand même assez froid dans la yurte et on a dû faire des feux qui se font au poil. mais du coup tes feux se consomment très vite donc il faut couper beaucoup de bois. Donc, on les a aidés à couper du bois, on a rameuté les vaches, on a fait des traites de yaks et de vaches, on a appris ça. On a passé nos journées aussi avec eux, à essayer de cuisiner, de jouer avec les enfants. Donc, on a été beaucoup immergés dans cette famille-là. Et ça, ça reste un des plus beaux souvenirs de notre voyage parce que tu te rends compte qu'un voyage, ce n'est pas que des paysages, ce n'est pas qu'un pays, une langue, une culture, c'est surtout les rencontres que tu en fais. Et tu vois, ce genre de rencontre, ça restera gravé. Ces gens nous ont beaucoup émus. Donc, on a passé deux jours merveilleux avec eux. Et puis, il y a aussi un moment fort de ce voyage qui a été la fête du yak. On a eu la chance de participer à une autre fête. Donc, culturellement, tu vois, on a été extrêmement chanceux parce qu'on a vraiment pu s'immerger dans leurs fêtes traditionnelles. Et il faut savoir qu'effectivement, en Mongolie, une fois par an aussi, dans la vallée de l'Orkhan, il y a cette fête du yak où les Mongols célèbrent en fait le yak, qui est un animal aussi très important pour eux, par en fait le lait qu'il donne, par sa... peau parce que du coup, ils en font aussi de la laine, des vêtements. Et puis pareil, ils l'utilisent aussi pour transporter des choses. Donc le yak est vraiment important. Et la fête du yak, c'est quoi ? La barre Mongolie, en fait, c'est une fête où tu as plein de jeux. Tu as aussi des petits stands pour te nourrir, pour manger.
- Speaker #0
Du yak ?
- Speaker #1
Un peu, ouais. Mais il y avait quand même des petites glaces, tu vois. Pour une fois, on était contents. On s'est dit, waouh, des glaces géniales. Même si ce n'était pas les meilleures.
- Speaker #0
Au lait de yak ?
- Speaker #1
Non, alors pour le coup, non, ça allait. À la vanille. Heureusement pour nous, tu vois. Et puis, pendant cette journée, ils célèbrent le YAC, c'est-à-dire qu'ils font des rodéos de YAC. Ils font du polo de YAC. C'était la première fois qu'on voyait du polo sur du YAC. Très drôle, très, très, très drôle. Il y a des défilés de YAC. donc ils sont voilà ils les font beaux ils les courent coiffes, les habits, donc c'était drôle. Et puis, il y avait aussi de la lutte, parce que la lutte, c'est toujours important et toujours un des sports qui le mettent en avant. Donc, on a vu des lutteurs. On a vu, tu vois, une yurte se monter. Donc, on a vu comment une yurte se montait. C'est très marrant parce que c'est hyper rapide, en fait. Et ce qui est drôle, c'est que tout le monde s'y met. Donc, c'est un vrai travail collectif de monter une yurte. Donc, on a participé à ça. Et donc, c'était une belle journée où on a été dans cette ambiance. Et vraiment, à ce Au moment-là, on s'est sentis hors du temps. On avait vraiment l'impression d'être projeté, comme je te disais encore tout à l'heure, mais dans un décor de film et d'être là, mais se dire mince, qu'est-ce qu'on fait là ? C'est très particulier. On a adoré en tout cas cette journée-là. Donc ça, c'était vraiment la vallée de l'Orcon. Et puis ensuite, on a continué dans ce qu'ils appellent eux le mini Gobi, qui doit son nom au fait que ça ressemble au grand désert de Gobi, mais en plus petit. Donc avec des paysages très arides, des falaises, vraiment des paysages encore magnifiques. On m'engolit ce qui est incroyable, ce sont les couchers de soleil. parce que si tu veux, tu n'as rien. Tu n'as rien qui cache le soleil. Donc en fait, le soleil se couche et c'est des couleurs incroyables. Donc on s'est toujours régalé de ces couchers de soleil en fin de journée, à admirer le panorama qu'on avait en sortant de notre yurte. Et en fait, ce qu'il faut aussi savoir, c'est que la Mongolie, c'est le pays du ciel bleu. C'est un pays où il ne pleut pas beaucoup. Donc le ciel est toujours bleu. Tu as quand même un temps qui est très agréable parce qu'il fait très bon la journée où tu es en t-shirt, tu n'as pas de souci. Il ne fait pas non plus trop chaud, mais il fait bon. Et le soir, il fait plus frais, donc tu n'as jamais très chaud pour dormir, même parfois quand même un peu froid. Mais je trouve que c'est un pays qui est toujours dans ce ciel bleu, donc c'est très beau. Tu vois, nous, pendant nos 20 jours, on a dû avoir peut-être trois jours de grisaille, donc pas énorme non plus, mais c'était très rare. Et donc, voilà, des aires de Minigobi, on a fait aussi des visites culturelles. On est allé visiter des monastères, l'ancienne capitale de Caracorum. Et puis, on est allé aussi dans des... parcs nationaux. On a pu voir ce qu'ils appellent, eux, les chevaux. J'ai oublié le nom, mais ce sont des chevaux particuliers qui sont vraiment l'ancêtre du cheval sauvage. Et il y en a très peu, tu vois, il y en a très peu, donc il faut les chercher. C'est un peu comme un safari, il faut les voir avec les jumelles. Donc c'était super sympa. Et puis, voilà, on a terminé par cette partie-là du voyage. Donc c'était magnifique, encore une fois. On a terminé sur une bonne note.
- Speaker #0
Donc vous avez fait trois régions.
- Speaker #1
Cinq régions. Le désert de Gobi s'étale sur au moins deux régions, deux, trois régions. La vallée de l'Orkone, c'est pareil, tu vois, c'est double région. Et le mini Gobi qui est un tout petit peu plus petit et qui se rapproche de Ouland-Bator.
- Speaker #0
Mais comme quoi, je suis.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est juste que je n'avais pas compris qu'il y avait deux régions en une.
- Speaker #1
En fait, ça s'étale tellement que du coup, voilà, en gros, c'est cinq régions. Mais voilà, je parle effectivement du désert de Gobi parce que c'est quand même quelque chose qu'on connaît tous, mais qui est tellement grand qu'effectivement, ça s'étale sur plusieurs régions. et puis après la vallée de l'Orcon et le Minigobi et dans ces parties-là, évidemment, tu as plein de petites choses à voir. Comme je disais, que ce soit des paysages naturels, des monastères, l'ancienne capitale, des fêtes qu'on a pu faire, etc.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est hyper chouette d'avoir eu deux fêtes locales.
- Speaker #1
Tellement !
- Speaker #0
Qui te montrent vraiment comment ça se passe en Mogolli dans ces moments-là parce que les moments de fête, ce n'est pas si souvent. Ouais, 20 jours, là on a l'impression que finalement il ne s'est pas passé tant que ça, parce que tu ne nous as pas raconté jour par jour. Ça a été quoi votre coup de cœur, vous et les enfants ? Est-ce que tu saurais me dire si c'était les mêmes ou pas ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a eu, tu vois, deux instants forts, si on peut parler de coup de cœur. Je pense qu'il y a eu l'instant fort des fêtes, vraiment que ça, ça a été incroyable, ces fêtes culturelles. Et puis il y a eu notre coup de cœur en fait avec l'immersion en famille nomade dans la vallée de l'Orcon. Et là, c'est coûteux. de cœur un peu général, c'est-à-dire à la fois dans le lien qu'on a créé, l'échange, la rencontre, et puis dans le lieu parce que la vallée de l'Orconne, c'est merveilleux. Donc, tu vois, c'est le double coup de cœur des rencontres et du paysage. Donc, je pense que c'est vraiment ça qui a été pour nous quatre l'instant le plus fort du voyage.
- Speaker #0
Et c'est le seul moment où vous êtes resté deux jours. Tous les autres, c'était juste une nuit. Une nuit plus une journée en fonction de votre programme.
- Speaker #1
En fait, en gros, le road trip sur 20 jours, On partait le matin vers 8h30-9h, on prenait la route. Là, tu avais en moyenne, je dirais bien quand même, 4 à 5 heures de route à chaque fois. Donc quand même, c'est certain que, heureusement que nous, les enfants, sur la route, ils sont plutôt cools et plutôt pas malades en voiture ou en transport. Parce que c'est vrai que là, les routes, autant te dire que tu es secoué. pas de l'autoroute tranquille. Donc, ça secoue pas mal. Donc, 4-5 heures de route. On arrivait, on déjeunait. Soit, tu vois, on faisait une pause pendant notre route. C'était, on faisait des petits piquenics en pleine steppe, au milieu de rien. Parfois, il nous arrivait, en fait, parce que la Mongolie, en fait, effectivement, est organisée de cette manière. C'est-à-dire que tu as Ulaanbaatar, qui est la capitale économique et qui est vraiment le centre économique du pays. Tu as après, effectivement, toute la partie steppe, grands espaces, mais tout de même... Dans chaque région, tu as des capitales de région. Donc, ces capitales de région, ce sont des petites villes avec un petit peu quelques commerces, quelques restos et qui se situent à quelques kilomètres à chaque fois des villages nomades, de ce genre de choses. Et donc, parfois, ça nous arrivait de tomber à pic, d'arriver dans une capitale de région et de pouvoir manger dans un endroit type restaurant, même si les restaurants en Mongolie, c'est relatif. Mais en tout cas, on s'arrêtait dans un endroit pour manger. Et puis après, on repartait. On arrivait en général 14 heures là où on devait dormir. Là, du coup, on était avec la famille, on était un petit peu à échanger avec eux. Et puis ensuite, on partait pour nos excursions jusqu'à la fin de journée. Puis après, on mangeait dans la famille, on allait se coucher. Enfin, tu vois, se coucher pas très tard parce que les journées étaient assez denses. Donc finalement, à 21h, 21h, t'as pas grand-chose aussi à faire. La nuit tombe, donc tu te couches. Donc voilà un petit peu, tu vois, le type de journée qu'on avait. Et tous les jours, effectivement, on roulait, on arrivait, on faisait nos visites, etc.
- Speaker #0
Et quand tu dis excursion tous les jours, est-ce que c'était systématiquement ? un lieu précis ou ça pouvait être juste de rester dans les steppes autour de la famille et participer ?
- Speaker #1
Il y avait à chaque fois un lieu précis qu'on allait visiter. On arrivait, on savait qu'il y avait une randonnée à faire pour aller voir un monastère qui était sur les hauteurs. Notre foi, effectivement, c'était l'ancienne capitale avec vraiment tous les sites archéologiques qu'on est allés voir, donc ça c'était prévu. Une autre fois, c'était plus une activité type randonnée en cheval. Donc là, tu te balades avec les chevaux et puis tu arrives à une jolie cascade, tu fais le tour, tu te balades, etc. Pareil, ou alors activité de faire du chameau, tu vois, dans le désert, dans les dunes. Ça nous prenait une heure, deux heures, on se baladait. Donc, tu allais voir aussi des paysages et puis tu faisais une activité type chameau. C'était à chaque fois quand même assez, je dirais, cranté. assez organisé avec peu de temps mort et puis parfois effectivement on avait un petit heure ou deux où on pouvait flâner rester un petit peu dans l'aïour peut-être avec la famille les enfants jouaient avec les enfants de la famille et ça nous occupait bien aussi ouais c'est dense quand même comme programme ouais franchement non non le programme était dense c'est pour ça que nous on a été quand même assez inquiet à se dire mais est-ce qu'on aura encore l'énergie en fin de voyage après 12 mois sur les routes du monde. Est-ce qu'on aura encore assez d'énergie pour vivre cette Mongolie comme on aimerait la vivre ? Et finalement, on a été transportés très vite par ce voyage. Et peut-être aussi que même si je ne suis pas fan des voyages organisés, mine de rien, là, tu sais, on a été pris en main. Donc, ça permettait aussi un peu de poser ton cerveau, de te laisser porter, de ne pas être réfléchi sur qu'est-ce qu'on doit faire. C'était organisé, c'était bien. Et puis, si on trouvait qu'on était un peu fatigué sur une journée, Je disais au guide que le lendemain, on se lèverait peut-être un petit peu plus tôt pour faire la visite plutôt que le faire dans l'après-midi. Tu vois, on pouvait s'organiser comme ça aussi. c'est l'avantage du sur-mesure
- Speaker #0
Et vu la densité, encore une fois, si tu avais dû le faire toi-même, ça aurait été compliqué.
- Speaker #1
Oui, je pense que j'ai beaucoup de gens qui m'ont demandé justement mon avis sur la question de se dire « est-ce que vous pensez que la Mongolie, ça peut se faire tout seul ? » Je pense que plus ou moins, oui, tout peut se faire plus ou moins tout seul. Moi, j'ai quand même vu, il y avait quelques voyageurs qui essayaient de faire la Mongolie seule. Mais si tu veux, tu te confrontes à beaucoup de galères parce que les routes, tu te perds, parce que tu ne parles pas la langue, parce que tu dois atteindre un transport. mais en fait il n'y a pas peu de transports en commun, du type train, bus, donc en fait, il faut louer une voiture, mais finalement, parfois, louer une voiture, c'est plus cher que prendre un guide qui a sa propre voiture. Donc, organiser ça seul, moi, ça me paraît un peu compliqué, et je pense que tu perds en plaisir, en efficacité, parce que tu te retrouves vite dans des galères. La galère, elle fait partie du voyage, je suis d'accord aussi. Pour moi, un voyage sans galère, limite, c'est pas un voyage, mais là, si c'est tous les jours, tu vois se galérer, etc., et perdre du temps aussi, de ne pas faire ce que tu aurais envie de faire, je pense que... C'est plus sage de se dire, OK, on passe par un truc organisé, on fait du sur-mesure, ça le fera bien aussi.
- Speaker #0
Comment tu l'avais trouvé, cette agence ?
- Speaker #1
Sur les réseaux, en fait. C'est vrai que finalement, les réseaux, c'est super bien pour ça, parce que tu tombes toujours sur des conseils, des recommandations, que ce soit Insta, Facebook, les différents groupes. de Facebook qui existent à l'étranger, tu vois, les Français au Mongolie, les Français au Japon, etc. Donc là-dessus, tu arrives à vraiment avoir des contacts et des recommandations, parce que c'est vrai que t'as pas envie de te tromper. Et donc, c'est important d'avoir un petit peu des retours. Et c'est comme ça, tu vois, que j'ai trouvé notre guide qui m'avait été recommandé, notamment par des familles qui l'avaient prise. Et puis du coup, on s'est dit, écoute, on va lui faire confiance, ça a l'air bien et effectivement, ça s'est bien passé.
- Speaker #0
Et bien écoute, on va passer au guide pratique ?
- Speaker #1
Oui !
- Speaker #0
Comme tu ne venais pas de France, tu n'as peut-être pas le nombre d'heures d'avion au départ de chez nous. C'est quel type de décalage ?
- Speaker #1
Alors, le décalage, on est sur 6 heures à peu près, en plus de la France. Et effectivement, sur les heures d'avion, vu qu'on l'a fait au retour, puisqu'on a fait du coup l'an de Bator, le retour à Lyon, là, on a mis, c'était à peu près 15 heures de voyage. Donc, on avait deux vols, tu vois. Un vol qui s'arrêtait à Istanbul et on a dû mettre 12 heures et 3 heures, quoi. peut-être... 10 heures de vol et 3 heures de vol.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des formalités pour aller en Mongolie ?
- Speaker #1
Non, pas plus que ça. Il n'y a pas besoin de visa, pas plus de formalité d'avoir, évidemment, comme d'habitude, un passeport qui soit valable moins de plus de 6 mois. Donc non, c'est assez simple, pas de problème en tout cas pour y rentrer.
- Speaker #0
Des vaccins, des trucs à prévoir pour la santé ?
- Speaker #1
Alors nous, évidemment, on avait fait la totale par rapport au tour du monde. Exactement. Donc ça, c'est vrai qu'on n'avait pas lésiné là-dessus, mais à mon sens, non.
- Speaker #0
tu n'as pas besoin de vaccins particuliers pour aller en Mongolie il n'y a pas de souci il faut juste peut-être j'allais dire des pansements gastriques au cas où la nourriture ne passe pas ouais
- Speaker #1
Voilà, exactement. Toujours avoir sa petite ou sa pharmacie, même si, comme je le dis toujours, honnêtement, tu trouves tout partout, même au fin fond de la Bolivie et de la Mongolie. Mais oui, peut-être avoir des petites choses pour les maux de ventre, tout ce qui est digestif. Et puis sur la santé, non, franchement, je ne vois pas d'autre chose. Voilà, du Doliprane pour la fièvre, ce genre de trucs très pratico-pratiques, mais rien de spécial.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il ne faut surtout pas oublier quand on va en Mongolie ?
- Speaker #1
Moi, je pense qu'il faut quand même se prendre toujours une petite affaire, genre une polaire. Parce que le soir, il fait quand même assez frais. Donc, bien prévoir sa petite tenue, je dirais chaude. Et puis, vraiment prévoir des vêtements où tu es à l'aise. Ce n'est effectivement pas le défilé de mode. On n'est pas là pour ça. Donc, tu vois, vraiment plutôt prévoir des vêtements confortables, dans lesquels tu es bien, tu es à l'aise. Alors nous, le guide avait prévu des duvets pour nous. Mais parfois, ça se paye en plus. Donc, ça peut être aussi une option, une idée pour les familles qui veulent peut-être parfois économiser sur certaines choses. Tu peux emmener ton propre duvet. Parce qu'évidemment, c'est quand même mieux. parce que vu qu'en yourte Tu dors sur des matelas qui n'ont pas de draps, rien, etc. Toujours très propre. C'est pas mal d'avoir son propre duvet.
- Speaker #0
Avant, je disais l'activité à faire absolument avec les enfants. Mais en fait, c'est plus l'activité que les enfants ont préférée de toute cette aventure en Mongolie.
- Speaker #1
Alors, ils ont adoré les balades en chameau et en cheval parce que faire du cheval en Mongolie, c'est quand même un rêve. On est à 10 000 lieux de pouvoir savoir monter un cheval comme eux. Donc, tu les regardes faire du galop, c'est magnifique. Et puis, toi, tu es un petit peu plus en mode touriste avec ton petit trou et encore en mode vraiment balade. Mais c'était super. Ils ont adoré ça. Et je pense aussi qu'ils ont vraiment adhéré le côté immersion dans la famille. Ça a été un moment aussi qu'ils ont vraiment adoré.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a eu des loupés, des endroits ou des activités que vous avez moins aimées ?
- Speaker #1
Oui, il y a notamment un endroit. qu'on a moins aimé. C'est un endroit qui se situe dans la vallée de l'Arc-en-Gaille. L'Arc-en-Gaille en Mongolie, c'est l'ancienne région à volcans. Il y a beaucoup de volcans éteints. C'est très joli, par contre, il n'y a pas de souci. Mais on est allé dans ce qu'ils appellent les sources chaudes de Senker. Pourquoi sources chaudes ? Parce que les anciens volcans ont donné lieu à des rivières, à des endroits où il y a des sources très chaudes. Et donc, il y a des sites... touristiques qui ont profité de ça pour en fait... faire un petit peu des endroits avec des piscines brûlantes, chaudes, qui sont très agréables cependant. Mais nous, on a trouvé que c'était beaucoup trop touristique et ce n'était pas du tout ce qu'on cherchait. Donc ça, tu vois, je l'avais dit à la guide en disant, nous, cette partie-là, on a moins été fan, parce que ça manquait d'authenticité. C'était beaucoup trop touriste et tout ça. Donc, tu vois, pour moi, c'est vraiment une des choses qu'on a fait et qui m'a moins emballée.
- Speaker #0
Et vous en avez vu des touristes ?
- Speaker #1
Alors, les touristes, quand même, t'en as pas tant que ça. C'est quand même un pays qui est très peu touristique. Et d'ailleurs, les gens avec qui on a discuté, les Mongols ou les guides touristiques, nous l'ont dit, ils souffrent quand même beaucoup du fait que le tourisme n'est pas assez développé encore pour eux. Et alors, tu en croises parfois quand tu es dans les capitales de région pour faire tes courses dans les supermarchés. Donc, tu vois qu'il y a quelques touristes aussi qui font des courses avec leurs guides, etc. On en a vu, bien sûr, pendant les fêtes du Nadam et la fête du Yac. parce que ça reste des endroits aussi très appréciés par ceux qui font leur voyage comme nous. Et puis après, tu as quand même des camps qui sont touristiques. Nous, on avait vraiment demandé à dormir chez les familles nomades. On ne voulait pas dormir dans des camps de yurts hyper touristiques, avec trop de confort, avec un super matelas, un super truc. Ce n'était pas ce qu'on recherchait, mais ça existe. Donc, tu peux aussi voyager en Mongolie. On est dans des endroits beaucoup plus, on va dire, confort et luxe, mais forcément plus touristiques. mais en tout cas c'est vrai que D'ailleurs, nous, ça nous a vraiment frappé. Si tu veux, la différence, on venait du Japon, où il y a clairement un tourisme de masse de plus en plus au Japon, et la Mongolie, où tu es toujours tout seul.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Donc, l'avantage.
- Speaker #0
Côté sécurité, il n'y a pas de sujet ?
- Speaker #1
Aucun sujet, vraiment, mais RAS complet là-dessus.
- Speaker #0
Tu peux te faire attaquer par un yak, à la limite.
- Speaker #1
Oui, à la limite, mais ils ont plus peur de toi que de quoi que tu vois. Dès que tu t'approches, ils s'éloignent, donc en fait, tu ne risques même rien.
- Speaker #0
Votre hébergement préféré, tu nous l'as dit, c'est... Oui, la famille au Magre. Alors, sauf si je me trompe, mais c'est deux jours avec la famille.
- Speaker #1
Ah oui, oui, oui.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a eu un endroit où vraiment c'était vraiment pas terrible et vous avez moins apprécié, justement ?
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est le premier endroit qu'on a fait à Oulant-Bator, qui était vraiment un hôtel vétuste, je te dirais même miteux, dans lequel on a été. Mauvais choix de la guide, pour le coup, là. Donc là, j'avoue, quand on a démarré, on s'est dit « ouais, super » . Enfin, c'était pas terrible, quoi. Donc, celui-là, on n'en garde pas un bon souvenir.
- Speaker #0
Il n'y en a eu qu'un ?
- Speaker #1
Ouais, il n'y en a eu qu'un. Après, le fait de dormir dans des yours, ça fait partie de l'aventure. Et tu vois que ce ne soit pas très confort, pas très propre, on l'accepte. Ce n'est pas pareil, c'est différent. Mais non, vraiment, après, à chaque fois, on a toujours été très bien accueillis. Et même si c'est très sommaire en termes de confort, ça reste largement vivable, quoi.
- Speaker #0
Alors, les spécialités culinaires ?
- Speaker #1
Ah oui, alors ça ! C'est marrant parce que je veux te dire, les spécialités culinaires, c'est certain que ça ne sera pas ce qu'on gardera en meilleur souvenir, même si c'est rigolo parce qu'on y réfléchit. Parfois, on voit des vidéos qu'on a prises et on se dit « Oh là là, c'était horrible, c'était horrible » . Mais là-bas, ce qu'il faut savoir, c'est qu'effectivement, ils font beaucoup de lait, mais ils font du lait fermenté. Donc, ça n'a pas du tout le même goût que ce qu'on peut connaître, du lait fermenté de jument, du lait fermenté d'yak ou du lait de yak, ce genre de choses. Donc, en fait, ils boivent du lait comme ils boivent du thé ou de l'eau, en fait, tout. la journée. Et même les yourtes, en fait, sentent le lait. Mais si tu veux, c'est pas le lait qu'on connaît. Ça a une odeur très, très, très, très forte. De lait caillé. C'est vraiment ce goût et cette odeur. Donc déjà, tu débarques, tu sens l'odeur, tu dis « Ok, ça va être dur de goûter au truc. » On l'a évidemment fait à chaque fois en arrivant dans les familles par politesse. Donc on a toujours goûté.
- Speaker #0
20 fois ?
- Speaker #1
Par politesse, tu vois.
- Speaker #0
Et je le ferais aussi si j'y allais parce que c'est impensable de ne pas le faire, mais l'angoisse !
- Speaker #1
Donc l'angoisse, en effet, tu vois, mais bon, on l'a fait, c'est vrai que c'est vraiment pas bon, c'est vraiment loin de tout ce que nous, on peut aimer comme goût, c'est vraiment très particulier, et puis après, ils déclinent ça, tu vois, t'as des yaourts de yac, t'as des crèmes de yac, donc la crème de yac, c'est très bizarre, la texture, parce qu'en fait, c'est limite de la peau de lait, donc ça a une texture très particulière, et ça, tu vois, dans toutes les yaourts, t'as de la peau de lait, comme ça qui font revenir à... au chaud et qui gardent et qui conservent. Donc, tu as beaucoup ça. Et puis après, au-delà de ça, sinon, ils mangent évidemment beaucoup de riz, beaucoup de légumes, mais type carottes, pommes de terre. On n'a pas goûté bien plus d'autres légumes. Tu vois, c'est quand même assez restreint. Et puis, en fait, ce n'est pas très goûteux parce que c'est souvent très sec. Vraiment, je trouve qu'ils ont un rapport à la nourriture qui est complètement opposé au nôtre. Nous, on est dans le plaisir, dans le partage. Eux, si tu veux, tu vois, les familles mongoles ne mangent pas ensemble. Elles vont grignoter un petit truc. Nous, on n'a jamais mangé vraiment avec eux. On a mangé dans leur yurte, à côté d'eux, nous regarder. Mais ils ne mangent pas avec nous, en fait. Parce qu'il n'y a pas de temps de repas où on se pose, on s'assoit, où on mange. Donc voilà, ils vont manger deux, trois trucs comme ça. Et puis donc, ce n'est pas dans le côté plaisir aussi. C'est vraiment dans le côté, il faut se nourrir.
- Speaker #0
Ils ont besoin de manger pour se... Voilà, ils se nourrissent.
- Speaker #1
Ils se nourrissent. Et puis surtout, nous, on y était pendant une... une période estivale. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'il fait très froid dans ce pays d'hiver. Il y a la neige, les températures avoisines, vraiment des moins 15, etc. Donc, ils ont besoin de beaucoup de viande. C'est pour ça qu'ils mangent beaucoup de viande. Et puis, évidemment, la viande, c'est ce qu'ils ont de plus disponible avec tous les animaux qu'ils ont. Mais ils mangent toute la viande, le gras, les os. Enfin, il n'y a rien qui est laissé. Et voilà, ils vont, tu vois, constituer du coup leurs réserves pour l'hiver un peu de cette manière-là. Donc, les spécialités culinaires, ce n'est pas en Mongolie.
- Speaker #0
Je crois que je ne suis pas prête, moi, pour ce pays parce que je suis végétarienne, comme je te l'ai dit. Donc déjà, la viande, tu ne me la feras pas goûter. C'est impossible pour moi. Et le lait, ça fait déjà mille ans que je n'en bois plus. Donc le lait diac, ça serait trop compliqué. Donc je pense que j'aime le côté aventurier. Et je sais que je ferai tout pour m'acclimater si j'y allais. Mais il n'est pas en numéro un de ma liste.
- Speaker #1
Non, mais la nourriture, c'était dur. C'était dur. Franchement, on avait vraiment faim parfois. Tu vois, parce que tu mangeais à ta faim, mais ce n'est pas dans le plaisir. Donc, on en avait marre, tu vois. On se dit, encore du riz carotte, super. Et puis le matin, ils te servent du yak et du yak, alors que toi, tu rêverais d'une bonne brioche.
- Speaker #0
Ce n'est pas pareil.
- Speaker #1
Non, non, ce n'est pas pareil. Écoute, c'est l'aventure.
- Speaker #0
Tu le sais quand tu y vas. Exactement. Donc, tu dois faire avec. Côté budget, on s'attend à quoi ?
- Speaker #1
C'est pas non plus pas cher. Clairement, la Mongolie, parce que comme effectivement, il vaut mieux essayer de faire un voyage organisé, tout de suite, quand tu tombes dans le voyage organisé, c'est toujours un peu plus cher. Donc nous, tu vois, en toute transparence, on a eu un budget tout compris à peu près de 5000 euros et je ne compte pas le billet d'avion, parce que ça, il est un peu inclus dans notre tarif TDM, tour du monde. Mais vu que tu as un chauffeur, un guide interprète, voilà, les coûts, ça va très vite. Ouais, tout à fait.
- Speaker #0
Pour manger du yak.
- Speaker #1
En plus, tu te dis, c'est sûr, pour manger ça, bon, et dormir dans une yourte.
- Speaker #0
c'est pas donné l'aventure ça m'étonne pas et en plus ils en ont besoin de ce tourisme là pour développer sans doute plein de choses tu participes à ça et ça c'est bien on part de la Mongolie pour mes petites dernières questions est-ce que tu aurais et je suis sûre que tu en as une anecdote un truc qui t'est arrivé lors d'un de tes voyages et dont tu te serais bien
- Speaker #1
passé toujours c'est vrai que mais quand même on en a pas eu tant que ça, tu vois, sur notre année, mais on en a eu, et j'en ai une en tête, qui est, on était en fait aux Marquises, donc en Polynésie française. Moi, la Polynésie, ça a été, le rêve absolu, un coup de cœur immense pour ce pays. Je pense que je ne voulais absolument pas partir de cette Polynésie. Et si tu veux, du coup, on avait notre avant-dernier vol entre Marquises et Papeete à Tahiti, pour ensuite prendre notre vol pour la Nouvelle-Zélande, pour Auckland. On arrive en fait à l'aéroport des Marquises, on était sur Nuku'iva, qui est une magnifique île de là-bas. Et là, on voit un avion qui part, qui vole. Et là, en fait, en une minute, je me dis, mais parce qu'au fait, dans ces îles-là, tu vois, tu as un vol par jour, tu n'as pas 10 millions de vols. Donc là, je vois l'avion qui part. Je vois tous les quatre, on arrive, fleur bleue. Et là, je comprends qu'en fait, on a raté notre vol. Parce que dans ma mémoire, j'avais reçu un mail à l'époque, en fait, de Air Tahiti qui m'avait dit, votre vol est décalé d'une heure avant. À l'heure à laquelle on est arrivé, le vol partait. Mais sauf que nous, on était arrivé une heure avant le décollage. Pensons qu'on avait de la marge. Donc là, je me dis, punaise, je l'ai complètement zappé. Mais je suis sûre que c'est mon inconscient qui m'a joué des tours parce que je ne voulais tellement pas partir de ce pays qu'il a même oublié, tu vois, les vols qu'on avait à prendre. Et donc là, galère, parce que quand tu es aux marquises, que le vol est parti, en fait, tu n'as plus personne à l'aéroport. Donc nous, on n'avait plus de véhicules, on avait rendu notre logement. C'est quand même assez galère, ces pays-là, parce que tu n'as pas beaucoup d'offres pour le logement, etc. Donc, il faut quand même s'organiser avant. Et là, tu vois, finalement, ça a été effectivement une galère, mais qui nous a permis de faire une merveilleuse rencontre, puisqu'on est tombé sur une franco-marquisienne qui nous a aidé, qui nous a pris en charge, qui a été adorable. Et en fait, elle nous a ramené dans le centre de Lille, parce que c'est quand même à 50 minutes de l'aéroport. Elle nous a logé chez sa maman, qui avait une petite guest house. Donc, elle n'était pas là. Donc, elle m'a dit, moi, je vous loge gratuitement. Vous pouvez dormir là ce soir. Et puis finalement, tant bien que mal, on a réussi à décaler le vol du lendemain sans payer quoi que ce soit avec Air Tahiti. Ils ont été très sympas. Et on a pu prendre notre avion qui était presque pas modifiable. C'était surtout ça, de ne pas louper le vol pour la Nouvelle-Zélande. Surtout qu'après, on avait les locations de Vannes et tout le tintouin. Donc, on aurait perdu de l'argent. Et donc, une galère est devenue quelque chose qui ne s'est pas si mal goupillée. Et en plus, on a fait une rencontre d'une jeune femme qui nous a vraiment sauvé la mise sur le coup. Et c'était une belle rencontre.
- Speaker #0
Prochaine destination en famille ?
- Speaker #1
En fait, je pense un peu dans le mood de la Mongolie. J'ai vraiment très envie de visiter l'Asie centrale et notamment tous les pays qui finissent en « an » . Tu sais qu'on ne connaît jamais le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, l'Ouzbékistan. Donc, je pense que l'Asie centrale sera notre prochaine destination. Je suis très attirée par ces pays. Donc, tu vois, je te dirais bien l'Ouzbékistan ou le
- Speaker #0
Kyrgyzstan. Quelle destination aimerais-tu découvrir sur le podcast ?
- Speaker #1
Pareil, les mêmes pays. Les mêmes pays.
- Speaker #0
Il faut que j'en refasse un. sur la destination, le Kyrgyzstan, qui se dit Kyrgyzstan aussi. J'en avais fait un avec ceux qui avaient gagné ou qui étaient deuxième, je ne me souviens plus, de Pékin Express quand ils étaient là-bas. Ah oui ! Mais oui ! Mais donc, tu vois, ce n'est pas vraiment un voyage en famille. Donc, c'est un peu, on survole le truc. C'est plus le contexte qui est rigolo.
- Speaker #1
L'aventure du jeu, ouais.
- Speaker #0
Mais j'ai vu que, alors c'est très tendance en ce moment. Donc, enfin, quand je dis tendance, j'ai vu plusieurs fois sur Instagram. Donc, écoute, lance l'appel et on verra qui pourra nous raconter ça.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Pour finir, ma dernière question, celle que j'aime beaucoup, c'est quoi pour toi, surtout après un tour du monde, voyager en famille ? Ça veut dire quoi ?
- Speaker #1
Voyager en famille, pour moi, c'est l'aventure. C'est vraiment ce qu'on va chercher, nous, quand on part avec les enfants et c'est pourquoi on est partis un an aussi avec eux. C'est ce côté, tu vois, vivre des premières fois en famille, vivre des nouvelles expériences, sortir de sa zone de confort. Se confronter typiquement, vous voyez, boire du lait de gâle, tu ne l'aurais jamais fait, mais là, tu l'as fait. Et puis, leur ouvrir l'esprit à réaliser que dans la vie, dans le monde, il y a plein d'autres gens qui vivent de différentes manières, qui ont différentes coutumes, cultures. Vraiment leur donner cette ouverture d'esprit-là et cette curiosité aussi de l'autre, d'avoir envie d'aller à la rencontre de l'autre, de se dire en fait, non, je n'ai pas peur d'aller parler à un Colombien. Voilà, je vais essayer de parler espagnol. Enfin, tu vois. vraiment de leur sortir de leur zone de confort et puis aussi de mieux gérer tes peurs. Parce que le voyage, tu as tout un lot de peurs aussi, tu as tout un lot d'aventures, d'expériences que tu vis qui ne sont pas toujours dans ta zone de confort. Donc, il faut aller au-delà de ça. Et je trouve que c'est fabuleux de le vivre en famille parce que tu sors d'un quotidien qui est quand même assez oppressant pour tout le monde en général. Tu es dans ce quotidien-là et là, ce voyage-là te permet de te connaître autrement, une autre facette de toi, une autre facette de tes enfants. Et c'est pour ça que moi, j'adore... voyager avec eux et que ça reste vraiment des moments magiques qu'on oubliera mais jamais quoi.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu dirais à des parents qui n'osent pas ou qui pensent que c'est trop compliqué ou qui se disent de toute façon ils ne vont pas s'en souvenir donc ça ne sert à rien ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est souvent ce qu'on peut renvoyer. Les gens te disent souvent ça. Moi, je leur dis foncez. Je leur dis foncez parce que d'une part, le monde, il est trop beau pour ne pas le découvrir de ses propres yeux. Les rencontres, elles sont trop belles et elles sont si apprenantes qu'un voyage, en fait on part et quand on revient on est changé On est différents. Donc rien que ça, je trouve que c'est un apport énorme. Et puis en fait, je pense que c'est peut-être les parents parfois qui projettent leur propre peur, mais les enfants s'adaptent hyper bien et beaucoup mieux que nous dans tout. En fait, ils sont surprenants ces enfants. Donc je pense qu'on se crée des peurs pour rien parce que les enfants vraiment sont adaptables. Et puis après, sur le côté se souvenir, je ne sais pas, peut-être qu'ils ne se souviendront pas de tout, mais moi déjà, la première chose, c'est que moi, je m'en souviendrai. Et donc déjà, j'aurais créé des souvenirs uniques et gravés à jamais dans mon petit cœur, mais aussi pour eux, parce que toutes ces premières fois en famille qu'on vit, elles ne s'oublieront pas. Et je pense que chez un enfant, si je prends par exemple l'exemple de ma fille qui a 7 ans, elle ne se souviendra peut-être pas de tout. Et puis surtout, elle ne se souviendra pas de ce que moi, je me souviens, parce que le regard d'enfant sur un voyage, c'est très intéressant quand tu leur demandes « Mais Mila, ça a été quoi ton moment préféré ? » elle va te sortir un truc qui est complètement... Tu vois, tu ne t'attends pas à la réponse parce qu'elle, c'est son regard d'enfant. Et je pense que ça laisse des traces dans leur inconscient, dans leur mémoire émotionnelle. Une odeur, un goût, un échange, un défi réalisé, quelque chose. Et ça va vraiment leur servir dans leur construction personnelle, j'en suis certaine. Donc vraiment, il ne faut pas réfléchir à deux fois et foncer et vivre vos aventures. Vous n'en serez que rempli.
- Speaker #0
Dernière question. Si nos auditeurs te cherchent, peuvent-ils te trouver ?
- Speaker #1
Eh bien, sur notre compte Instagram, lesattrapemonde.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup Stéphanie pour ce chouette carnet de voyage en Mongolie.
- Speaker #1
Ouais, merci à toi. C'était un plaisir de partager ce voyage et nos aventures. J'adore en parler, donc c'était trop chouette.
- Speaker #0
Merci à toi. À bientôt.
- Speaker #1
Merci. À bientôt.
- Speaker #0
Et voilà. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, pensez à le partager aux parents qui cherchent de nouvelles destinations testées et approuvées, et aussi à ceux qui pensent encore que voyager en famille, c'est un parcours du combattant. Alors en fait, parfois ça l'est, mais pas plus que sans les enfants et surtout c'est tellement plus chouette avec eux ! Pour ne manquer aucun épisode, abonnez-vous sur la plateforme que vous utilisez en ce moment, ce serait vraiment dommage de louper les prochaines destinations ! Comme d'habitude, toutes les infos de l'épisode sont sur le blog Et si vous avez envie de de papoter, de poser une question, de proposer une destination ou un invité, retrouvez-moi sur Instagram, à Famille et Voyage, toujours avec un S. A très vite pour le prochain épisode. D'ici là... Prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille.