- Speaker #0
Hello, hello ! Bienvenue dans la saison 6 de Famille et Voyage, le podcast. Je suis Stéphanie, maman de deux grands ados et complètement accro aux voyages. Dans ce podcast, on tord le cou à cette idée folle que voyager avec des enfants, ça ne sert à rien puisqu'ils ne s'en souviendront pas. Mais que nenni ! Et mes invités le prouvent chaque semaine. Ici, on parle voyage à pied, à vélo, en voiture, en camping-car. Les parents voyageurs partagent leurs itinéraires et racontent leurs activités avec les enfants, les spécialités locales à savourer, les galères à éviter... et même leur budget. De quoi vous donner plein d'idées pour vos prochaines vacances en famille. Le podcast est disponible sur le blog famillevoyage.com, sur toutes les plateformes d'écoute et sur la web radio Allo la planète. Si vous aimez écouter ce podcast, c'est le bon moment pour me le dire en le partageant à d'autres parents, en vous abonnant ou en laissant un joli commentaire ou une note 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify. Merci à ceux qui l'ont déjà fait et pour les autres, je compte sur vous. Allez hop, nouvelle conversation ! Aline, Nicolas et Charlotte ne sont pas du genre à rester en place. Dans leur famille, on aime autant les séjours tranquilles que l'aventure, surtout depuis cette promesse faite à la naissance de Charlotte, né grande, prématurée et aujourd'hui en situation de handicap. Pour tenir parole et montrer à leur fille la beauté du monde, ils sont partis pour trois mois de road trip en Europe entre Italie, Slovénie, Croatie et Monténégro. Au fil des étapes, tout était ajusté au rythme de Charlotte. Trajet jamais trop long, logement réservé à l'avance, matériel adapté, mais aussi beaucoup de petits et grands « waouh » comme cette randonnée engagée au-dessus du lac de Boinj en Slovénie, à la fin de laquelle Charlotte a pu observer une vue à couper le souffle après avoir surmonté un froid inattendu avec des chaussettes en guise de moufle. Si vous pensez que voyages en famille et handicap sont incompatibles, cet épisode Feel Good va vous faire changer d'avis. Allez, c'est parti pour le carnet de route d'Aline de l'Italie au Monténégro. Hello Aline !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va super bien, c'est le printemps, il fait beau, tout va bien.
- Speaker #0
Bah oui, ça fait du bien, on en avait marre de cet hiver.
- Speaker #1
Ça fait du bien, en plus on a un peu le blues, on vient de fêter les un an de notre départ en road trip. Ah,
- Speaker #0
pas mal !
- Speaker #1
Ouais, donc le soleil fait du bien là.
- Speaker #0
Et d'en reparler aujourd'hui,
- Speaker #1
c'est parfait. Et voilà, donc ça tombe, rien n'arrive par hasard je crois, donc voilà.
- Speaker #0
Et bah, avant de partir en road trip, est-ce que tu peux nous présenter ta famille et les voyageurs que vous êtes ?
- Speaker #1
Alors, donc, moi, je suis Aline, je viens d'avoir 45 ans, je suis mariée à Nicolas, qui, lui, a 51 ans, et nous avons donc deux enfants, Mathis, qui a 21 ans, et Charlotte, qui a 6 ans et demi.
- Speaker #0
Et quel type de voyageurs vous êtes ?
- Speaker #1
Alors, on est des voyageurs, j'ai envie de te dire, assez ouverts à beaucoup de choses, c'est-à-dire qu'on aime autant les voyages un peu, tu sais, où tu te reposes, ou un peu tranquillou, et on aime aussi... Les voyages où vraiment c'est l'aventure avec un grand A et où on s'ouvre à beaucoup de choses, que ce soit le partage avec les différentes cultures, que ce soit dans les aventures un peu sportives qu'on peut vivre dans les pays en se lançant des petits défis, aller loin, aller pas loin, ou près de chez nous, il y a plein de choses aussi à faire. Il n'y a pas forcément besoin de partir très loin et d'avoir un énorme budget pour se faire plaisir en voyage, ça c'est important je trouve. Donc, on est des voyageurs un peu couteau suisse, si tu veux. Tu vois, tout nous va. À partir du moment où on vit une aventure en famille, tout nous va.
- Speaker #0
Autre chose que le quotidien. Exactement. Et pas forcément à la maison.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Il était un peu particulier, ce road trip de l'année dernière. Vous n'en aviez jamais fait un comme ça.
- Speaker #1
Alors, on n'en avait jamais fait un comme ça. Déjà, partir trois mois, ça ne s'improvise pas. Donc, c'est quand même un énorme cadeau qu'on s'est fait. Et c'est un cadeau qui avait effectivement une saveur particulière, comme tu l'as dit, puisqu'il avait le goût d'une revanche sur la vie, si je peux dire. Donc Charlotte, dont je t'ai parlé, qui a 6 ans, notre petite fille est née extrême prématurée, en août 2018, à 5 mois et demi de grossesse. Et bien sûr, parcours très très compliqué, quand on parle de très grande prématurité. On est sur un fil pendant quelques temps, on ne sait pas si le bébé va vivre. En ce qui nous concerne, Charlotte a eu de graves complications, donc on a failli la perdre à plusieurs reprises. Donc il y a eu un mois vraiment sous haute tension. Je te la fais courte, parce qu'on n'est pas là pour raconter son passif médical, mais pour que les auditeurs comprennent bien, qui écouteront le podcast, c'est que pendant un mois, tu ne sais pas si ton bébé va vivre, et tu as besoin, pour ne pas devenir fou, de te projeter quand même. Et de te dire, on s'est fait cette promesse devant son incubateur, alors qu'elle était en réanimation, que si elle survivait et si on sortait vivants tous les trois de ce service et de cette histoire, on lui ferait voir la beauté du monde parce que nous étions nous-mêmes avant, déjà d'avoir Charlotte, des passionnés de voyage l'un et l'autre. Et pour nous, c'était important de se dire qu'on ferait vivre à notre enfant, on lui transmettrait cette passion. Donc on lui a dit et on s'est dit en se regardant droit dans les yeux que... qu'on partirait à l'aventure et que ça serait une très grande aventure si elle survivait. Donc c'est parti de là. Alors ensuite, il y a eu quelques autres péripéties, parce que sinon c'est pas drôle. Charlotte a survécu. Parce que vraiment, il y a eu une période où clairement les médecins nous disaient qu'on s'orientait sur une fin de vie, donc on revient de très très très très loin. On est rentré à la maison avec notre bébé, 4 mois après sa naissance, après 4 mois d'hospitalisation. en te disant là, le pire est derrière, on va pouvoir pas oublier des choses comme ça, mais en tout cas, peut-être reprendre le cours d'une vie un peu plus normale et gentiment penser à l'avenir et au projet, et notamment ce tour du monde, parce que nous, l'idée, c'était un tour du monde d'un an. Et puis, au bout de quelques mois, Charlotte montrait des difficultés à s'organiser sur le plan moteur, une hypotonie, donc elle n'était pas suffisamment tonique au niveau du tronc, la tête qui ne se tenait pas bien. Elle ne perdait pas ses réflexes archaïques de bébé, des choses comme ça. Et ça a alerté assez rapidement. Donc, on a été pris en charge très vite. Et puis, en Charlotte, il n'y avait pas un an qu'on nous a annoncé qu'elle avait une paralysie cérébrale, donc des lésions neurologiques liées à son parcours. Et puis là, tu te dis, très, très compliqué, parce que tu te dis que finalement, est-ce que la vie veut de nous ? Parce qu'en plus, on nous annonce que c'est une paralysie cérébrale qui allait être sévère. On ne savait pas à quel point à l'époque. Donc aujourd'hui Charlotte n'a aucune autonomie, c'est un handicap qui est très lourd sur le plan moteur. Mais on savait pas à quel point à ce moment là, il nous a fallu je dirais une grosse année de descente un peu aux enfers, vraiment comme j'ai dit on avait l'impression que la vie voulait pas de nous et qu'on allait avoir une vie triste et que Charlotte aussi du coup c'était pas très drôle cette phase. Dans la vie, soit tu continues de descendre, soit tu rebondis. Et pour rebondir, je pense que les rencontres sont pas mal pour ça. Des gens qui t'inspirent et qui te montrent la lumière au bout du tunnel, la voie empruntée. Et nous, cette rencontre nous a permis de nous dire que ce n'est pas terminé. Non seulement ce n'est pas terminé, mais en plus on va le faire ce voyage. Alors pas un tour du monde, on va le vivre différemment. Mais en tout cas, on va vivre avec un grand V et on va partir à l'aventure avec notre petite fille. Et c'est là que le projet est né.
- Speaker #0
Je te suis sur les réseaux, donc je connais l'histoire. Mais que tu me la racontes en live, j'ai beau la connaître, c'est en tout cas d'avoir eu cette force de se dire non, mais on va y aller en fait. Peu importe la forme que ça prend, c'est déjà une belle victoire, je trouve. Et puis de l'avoir réalisé, alors là, encore mieux. Donc j'ai hâte qu'on rentre dans ce road trip. Mais avant ça, comment tu l'as préparé ? Parce qu'il fallait bien le préparer, celui-là. Vous ne pouviez pas partir bille en tête en mode c'est bon, on y va.
- Speaker #1
C'est vrai que les personnes qui sont parties en tour du monde, des voyages un peu au long cours comme ça, connaissent un peu cette logistique, cette préparation en amont, que ce soit au niveau professionnel, au niveau financier, et puis la préparation du parcours, etc. Il y a énormément de choses à faire. Alors nous, évidemment, c'est encore... Disons que ça prend une autre ampleur. Quand tu pars avec un enfant en situation de handicap, il y a beaucoup de choses que tu dois baliser avant. C'est difficile de partir à l'aventure totalement à l'arrache. Et pour le coup, on n'aurait pas été sereins de le faire comme ça. Donc on a absolument réservé tout à l'avance. Tous les logements étaient réservés à l'avance. Au niveau de sa prise en charge, de sa rééducation, parce que Charlotte a beaucoup de séances de rééducation par semaine. Ça a nécessité aussi de se mettre en lien avec les différents rééducateurs. Son kiné était venu à la maison, même qui est un pote. Il nous a même rejoint sur une étape en Slovénie. Maintenant, c'est devenu vraiment un pote. Il est venu à la maison me montrer des gestes, des exercices pour continuer le renforcement musculaire, pour la détendre. Si on sentait qu'elle a des contractures musculaires qui peuvent être douloureuses, Charlotte, du fait de sa paralysie cérébrale. Donc voilà, toutes des petites astuces comme ça. Ça, ça a nécessité de la préparation aussi, de se dire, OK, on part trois mois, mais pendant trois mois, on ne peut pas... Privé Charlotte des apprentissages dans lesquels elle est en train de rentrer à l'école, déjà d'une part, mais aussi de tout l'aspect rééducation. Donc il y a eu cet aspect-là, et puis l'aspect matériel. Et le véhicule. Ce qu'on voulait, c'était être le plus libre possible. Et notre recherche quotidienne, notre combat, encore aujourd'hui, c'est même pas que pour le road trip, ça, c'est malgré le handicap qui entrave, C'est clair. Mais une fois que ce constat-là, il est posé, que tu es entravé parce que tu as un handicap physique, comment on fait pour avoir le plus de liberté quand même et d'autonomie possible et de se dire, a priori, ça, ce n'est pas possible, ce n'est pas fait pour nous, mais nous, on va quand même le faire. Et donc, pour ça, il y a besoin de matos. Et c'est là où on a été aussi accompagné par son ergothérapeute, par son appareilleur. Donc, c'est la Garigue qui est un appareilleur qui s'occupe de tout ce qui est installation, équipement. que ce soit pour le quotidien, mais aussi pour tout ce qui est pratique sportive avec nous, pour Charlotte. Et donc, nous, ce qu'on voulait, c'était pouvoir l'emmener faire des randonnées, faire du vélo, courir, être dans des terrains accidentés, se dire, là, ça ne passe plus en poussette. Elle n'est pas encore en fauteuil, Charlotte, elle a une poussette adaptée. Là, ça ne passe plus avec la poussette parce que le terrain n'est pas carrossable, comme on fait. C'est hors de question qu'on renonce. Il faut qu'on trouve des solutions. Donc, j'ai été accompagnée par une nana géniale qui est psychomote et qui fait aussi du consulting en portage, du conseil en portage. Moi, je ne pensais pas que si tu es un enfant de... Charlotte avait 5 ans, si tu pouvais encore porter en porte-enfant un enfant de 5 ans. Mais en fait, si, il y a des portes-enfants physiologiques qui vont jusqu'à 30 kilos, donc il faut le savoir. Donc, on avait le porte-enfant avec nous et parfois, on partait sur une randonnée, on savait qu'elle allait être peut-être un peu touchy sur la faim pour accéder à un point de vue ou des choses comme ça. Et donc, on avait le porte-enfant avec nous. Et quand c'était plus possible, on dégainait le porte-enfant. Je prenais Charlotte en mode koala, kangourou. Et Nicolas portait la poussette. Et voilà, ça nous a permis de rester libre. Donc toute cette partie-là, recherche d'équipement, d'appareil, de matériel, a été aussi un gros morceau avant de partir.
- Speaker #0
Ça vous a pris combien de temps de le préparer ?
- Speaker #1
Un an, je dirais, dont six mois, les six derniers mois où j'avais l'impression de vivre, manger et dormir road trip. Moi, j'étais déjà en road trip six mois avant de partir, en gros.
- Speaker #0
Il était temps d'y aller.
- Speaker #1
Ah, il était temps. Ah oui, oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous décrire rapidement votre itinéraire ?
- Speaker #1
Alors, l'itinéraire, c'est pareil, ça a nécessité quand même beaucoup de boulot parce que ce qu'on ne voulait pas, c'est que les temps de trajet soient trop longs. Parce que Charlotte reste dans une même posture plusieurs heures. Pour elle, ce n'est pas très confortable, ce n'est pas cool. Donc, il ne fallait pas que ce road trip soit un moment de plaisir pour nous. pour elle, ça soit quelque part une souffrance, tu vois ce que je veux dire. Donc on a conçu un itinéraire où on n'a jamais eu, je suis en train de réfléchir, mais peut-être une fois, plus de 3h, 3h30 de route entre deux étapes, et la moyenne, c'était plutôt du 2h, 2h30 maximum. Alors ce qui nous a du coup un peu contraints, parce que la base du road trip, donc l'itinéraire, effectivement, je vais te dire comment on l'a conçu, et ce qui était prévu à la base, et ce qu'on a finalement fait, justement pour respecter ce rythme pas trop dense pour Charlotte. Donc on est parti en Italie, on a fait d'abord l'Italie pendant presque un mois sur la première partie, donc on a bien bien vadrouillé en Italie. Et puis ensuite après l'Italie, on a quitté l'Italie par la Vénitie, dernière étape à Venise, qui était une étape importante pour nous puisque Nicolas m'a demandé en mariage là-bas et on est parti en voyage de noces là-bas. Trop bien ! Et revenir avec Charlotte, ça a été très très fort en émotion, on est sortis de la gare, on a fondu en larmes tous les deux avec Nicolas comme des grandouilles. Mais non, pourquoi ? Mais c'est vrai qu'on ne pleure pas forcément beaucoup. Mais là, c'était tellement fort pour nous d'être là avec elle. On avait l'impression d'être presque le road trip. On aurait pu s'arrêter là. On avait gagné. Et puis, on a quitté l'Italie par la Vénitie. Et on est arrivé en Slovénie, qu'on a traversé pendant 15 jours. C'était absolument génial. On a adoré ce pays. Et puis ensuite, nous avons fait la Croatie pendant... plus de trois semaines, le Monténégro pendant 15 jours et back to l'Italie en traversant l'Adriatique depuis Dubrovnik. Quand on était au Monténégro, on a rejoint Dubrovnik, donc en Croatie, pour prendre un ferry qui nous a permis de traverser l'Adriatique. On est arrivé à Bari dans les Pouilles et là, on a remonté gentiment pendant 15 jours l'Italie jusqu'à la dernière étape dans le Val d'Aoste avant de rentrer en France après 28 étapes, 10 000 kilomètres et trois mois de voyage.
- Speaker #0
Waouh ! Moi, j'y suis déjà. Votre coup de coeur votre moment super fort c'est Venise il y en a eu beaucoup est-ce qu'il y en a eu un autre ou peut-être par rapport surtout à Charlotte où tu as senti que là c'était vraiment le top du top elle appréciait particulièrement cet endroit alors
- Speaker #1
déjà j'ai envie de te dire quand même que la première étape pour nous a été hyper importante et hyper forte parce que quand on est parti le matin du départ ça faisait une heure qu'on était parti dans la voiture on s'est regardé avec Nicolas on s'est dit mais qu'est-ce qu'on est en train de faire Merci. Charlotte, c'est une petite fille du fait de son handicap ou pas, je sais pas, faut pas non plus tout mettre toujours sur le compte du handicap, qui est plutôt routinière, qui aime bien ses habitudes, ses petits repères, etc. Comme beaucoup d'enfants. Et là on s'est dit mais qu'est-ce qu'on fait quoi ? On a été pris d'une angoisse d'un coup. On s'est dit que ce n'est pas un caprice qu'on s'offre finalement et sans penser à ses besoins à elle. Et donc là, on a eu une petite angoisse. Et puis en fait, cette première étape, elle va être super importante pour nous parce qu'on va tout de suite se rendre compte que Charlotte, elle va kiffer et qu'elle nous montre qu'on est là où on doit être. Et qu'on a pris la décision qu'on devait prendre au bon moment et que c'est OK pour elle exactement. Parce que voilà, on arrive... dans ce premier Airbnb sur le lac majeur. Vraiment, on avait une vue sur le lac, on était sur le lac quasiment. Les bateaux partaient de l'autre côté de la route. C'était grandiose avec les îles Boromée en face de nous. Et tout de suite, on sent qu'elle a ce truc qu'on espérait qu'elle allait avoir, l'excitation de la nouveauté. Où on est ? Qu'est-ce qui va se passer ? Elle découvre cet appartement, elle adore découvrir cet appartement. Tout de suite, on sent que ça va le faire. Elle dort bien, alors que Charlotte est une petite fille qui a des troubles du sommeil quand même importants depuis toujours. Cette première étape, 4 nuits, elle dort bien toutes les nuits. Le truc totalement improbable. Voilà, donc directement, on a été rassurés. Donc cette première étape, elle a été très importante. Pour une autre raison, déjà, c'était quand même la concrétisation. Donc en termes d'émotions, c'était fort. Ça y est, on y était, quoi. Après tout ce qu'on avait traversé, on y était. Et c'était aussi hyper important parce qu'on a eu la réassurance, tu veux. Puis on a pris confiance. On s'est dit, ça va vraiment bien se passer. Et ça a donné le ton.
- Speaker #0
En plus, vous étiez un petit peu angoissée justement en partant, en vous disant, on change tout, comment ça va se passer ? Et elle vous a confirmé que c'était ce qu'il fallait faire. C'est trop chouette.
- Speaker #1
Et après, les moments forts pour elle, il y a forcément les moments... Tu vois, alors aussi, c'est important quand on a conçu l'itinéraire, on a essayé d'assaisonner régulièrement cet itinéraire de moments ludiques dédiés à un enfant. Exemple, c'était sur notre troisième étape. et ben... Voilà, on y était là, on était en Ligurie, à Gênes. Et à Gênes, en Italie, il y a le plus grand aquarium d'Europe. Et Charlotte, elle aime beaucoup tout ce qui est en lien avec la mer, les poissons. Voilà, donc on savait que le milieu aquatique, c'est vraiment son élément, l'eau. Donc on s'est dit que ça allait lui plaire. Ben voilà, on ne s'est pas trompé. En plus, il est très beau. Je conseille, si vous allez dans le coin de Gênes, l'aéroport. Pas du tout, l'aquarium est super sympa à faire. Donc il y a eu des moments ludiques comme ça, quand on prenait le bateau. Assez souvent, on a essayé de faire des choses en bateau ou en train, de ne pas toujours prendre la voiture. Donc tu vois, c'est des moments qui sont fun pour un enfant. Ensuite, tout ce qui était à sensation. Donc quand on faisait par exemple des activités sportives, où ça allait envoyer un petit peu parce que ça allait secouer, on allait courir, on allait aller vite. Là, Charlotte, elle est pareil dans son élément. Les sensations fortes, c'est clairement son truc. Donc ça, elle adore. Les moments forts pour elle, ça a été la découverte du panini en Italie. Et des glaces.
- Speaker #0
On y va pour ça.
- Speaker #1
Ah non mais alors vraiment ça a été une révélation. Le panini c'est quelque chose. Et puis ce qui a été très fort pour elle je crois aussi, c'est sûr même, c'est qu'on a eu le bonheur et la chance d'être rejoints régulièrement sur plusieurs étapes par des proches. Amis, famille. Et ça c'était la fête quoi. Parce que finalement, c'était ramener un peu de son quotidien. dans une aventure hors norme, tu vois, de ses repères, dans cette aventure, on s'était dit, non seulement nous, on avait envie de partager avec nos proches, mais que pour elle, ça serait important aussi. Et effectivement, elle prenait beaucoup de plaisir à chaque fois qu'on disait qu'il y avait un tel ou un tel qui allait arriver. C'était vraiment la grosse grosse teuf, quoi. Donc ça, c'était trop bien. Et je crois que le truc qu'elle a aimé par-dessus tout, parce qu'encore aujourd'hui... on sent qu'elle nous le réclame, elle ne verbalise pas comme toi et moi Charlotte, mais elle arrive quand même suffisamment à verbaliser, nous on la comprend bien avec Nicolas et mon mari, c'était de changer d'endroit. À chaque fois qu'on quittait un logement, on restait en moyenne trois nuits sur une étape, entre trois et cinq nuits sur une étape. Et à chaque fois qu'on repartait, qu'on lui disait, voilà encore un dodo ici et demain on va ailleurs, elle se réveillait le matin, elle nous disait, un autre ? Donc un autre... au On va vivre encore une autre aventure. C'était plein d'aventures en une, en fait. Pour Charlotte, mais pour nous aussi. Et du coup, repartir à chaque fois. Et ça, c'est hyper excitant. C'est le côté complètement, je trouve, grisant et euphorisant du voyage comme ça, en mode road trip ou en mode tour du monde. C'est que tu as l'impression d'étirer le temps quelque part. Ça passe hyper vite et à la fois, tu étires le temps parce que tu vis tellement de choses en une. Nous, on trouve ça, avec Nicolas, on a été complètement grisés. D'ailleurs, on a beaucoup de mal avec la sédentarité depuis. Et tu vois, Charle, depuis qu'on est rentrés, on repart régulièrement quelque part. Mais voilà, ce n'est pas en mode road trip. Il y a un endroit où on dort, tu vois, on s'arrête sur un endroit. Et elle, quand on part, elle dit, un autre ? Bah non, on rentre à la maison là. Donc on est hyper content parce que finalement, ça veut dire qu'on a réussi ce pari. On l'a convaincu, quoi.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Que c'était chouette de le vivre comme ça. Voilà. Après, ta question, c'était des moments forts pour elle, des moments qu'elle a vraiment…
- Speaker #0
Il y en a eu plein, en fait.
- Speaker #1
Il y en a eu beaucoup, beaucoup. Alors les moments où quand tu peux te baigner, comme Charlotte adore l'eau, comme je te l'ai dit, dès qu'on est arrivé sur une période où l'eau de la mer commençait à chauffer, qu'on a pu se baigner, c'était toujours un grand bonheur pour elle d'aller à la plage. ou se baigner dans des rivières ou les piscines où on était. Voilà, et puis des moments tout simples aussi, parce qu'il y en faut aussi. Et d'ailleurs, tu vois, sur les deux premières semaines du road trip, on en était déjà peut-être, je ne sais plus, à quatre... On était sur la quatrième étape, c'est ça, on arrivait en Toscane. Ça faisait que deux semaines qu'on était partis, on se sentait étourdis avec Nicolas. En se disant, mais attends, en deux semaines, on a déjà vu tout ça. Comme si on avait du mal à l'assimiler, que c'était trop pris dans un tourbillon. Et on s'est dit, mais on peut peut-être ralentir un petit peu quand même. On n'est pas obligé. Et s'il y a des choses qu'on ne fait pas, ce n'est pas grave. Mais aussi en mode slow travel, quoi. Prendre le temps. Juste prendre le temps. Et de jouer ensemble. On était un peu dans une course. On est là, il y a ça à faire, il faut qu'on le fasse. Il faut aller voir ça. On remplissait un petit peu trop. On s'en est rendu compte assez rapidement. Donc, des moments aussi tout simples, mais en déconnexion totale. Parce que tu es forcément en déconnexion totale par rapport à ton quotidien habituel. Et nous, j'ai envie de te dire par rapport au handicap qu'on a vachement mis à distance ce voyage et ce qu'il nous a offert. Il nous a offert aussi une liberté et la liberté de s'autoriser à ce que le handicap ne dicte pas nos vies, puis à le mettre à distance et savourer juste ça en fait. C'était des moments hyper importants aussi pour nous et pour Charlotte.
- Speaker #0
Oui, c'est important. Après, quand on part trois mois, on peut encore plus s'autoriser à ne pas tout voir.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On prend le temps, on n'est pas là pour courir.
- Speaker #1
Mais il y a une espèce de boulimie au début.
- Speaker #0
Bah oui, t'as envie. Mais c'est bien que tu te sois rendu compte, que vous vous soyez rendu compte rapidement qu'on va peut-être calmer le jeu.
- Speaker #1
Oui. Après, je pense que l'enfant donne le tempo aussi. Donc il faut aussi rester à l'écoute quand tu voyages avec tes enfants. Tu peux pas faire comme si tu partais à deux adultes. Voilà, je pense qu'il faut s'adapter.
- Speaker #0
Tout à fait. Bon, allez, on part sur les routes. Tu nous as déjà raconté la première étape. L'idée, évidemment, ce n'est pas de les décrire toutes, parce qu'on en a pour deux heures, trois heures, voire plus, mais de nous donner pour chaque pays, peut-être, ce que vous avez préféré, les paysages, parce qu'il faut qu'on puisse visualiser un petit peu, et vos coups de cœur, ou peut-être vos galères, si vous en avez eu, parce que ça aussi, on aime bien savoir ce qui s'est passé, quand ça s'est bien terminé, surtout.
- Speaker #1
Oui, alors on a de la chance, parce que nous, on avait peur des galères, notamment la galère de véhicules, qui aurait impliqué un retour à la case départ, mais en fait... Franchement, on n'a eu aucune galère. Je suis désolée, je ne vais rien avoir de croustillant par rapport à ça.
- Speaker #0
Ne sois pas désolée, j'en suis ravie.
- Speaker #1
Mais tu sais, notre quotidien est déjà tellement lourd en termes de logistique. Avec Charlotte, notre galère, j'ai envie de te dire, c'est notre quotidien quand même. Il est lourd.
- Speaker #0
On oublie ce que j'allais dire.
- Speaker #1
L'Italie. L'Italie, c'était un pays qu'on connaît déjà pas mal, mais qu'on n'avait évidemment pas arpenté comme on l'a fait en long, en large, en travers. On a un amour pour l'Italie qui est infini. On était très heureux d'y passer plusieurs semaines. En tout, on y a passé cinq semaines, puisque la première partie du road trip et la deuxième partie du road trip avant de rentrer en France. Les régions coup de cœur, il y en a eu plusieurs, mais la Toscane, définitivement. La Toscane, c'est merveilleux. Que ce soit la campagne toscane, mais aussi les villes. On connaît bien sûr, tout le monde connaît Florence, tout le monde n'est pas forcément allé à Florence, mais tout le monde a en tête, je pense, des images de Florence. Donc Florence est absolument sublime, on est d'accord. Mais il y a des villes, et vraiment, moi j'invite, s'il y a des personnes qui ont envie d'aller en Toscane, de peut-être s'arrêter sur des villes moins connues, et qui sont, mais vraiment, nous on est tombés à la renverse pour Luc et San Gimignano. Vraiment magnifique. Qu'est-ce qu'elles ont de particulier ? Alors San Gimignano, c'est plutôt une ville médiévale, donc très, très ancienne, que des rues pavées, pas de voitures, beaucoup de... Alors, elle est entourée de remparts, donc c'est vraiment la vieille ville à l'intérieur. C'est vraiment que des petites ruelles pavées, que des clochers hyper anciens, des tours, un sentiment vraiment... Tu touches la Dolce Vita, vraiment. T'es dans la carte postale en fait de la dolce vita à ce moment là. Des restaurants hyper typiques, tout est pittoresque. Tout est pittoresque à souhait. Et vraiment, nous, c'est ce qu'on venait chercher. D'ailleurs, quel que soit le pays qu'on a traversé, ce qu'on est allé chercher, c'est l'authenticité. Et c'est le côté pittoresque. Et là, pour nous, Luc et San Gimignano, on est en plein dedans. Là où ce qu'on pourrait recrocher à Florence ou des plus grandes villes, c'est le côté hyper touristique. Donc, tout est fait pour le touriste. D'accord ? Donc, c'est très beau. Mais tout est fait pour le touriste. et t'es inondée, tu te marches un peu dessus. Là où quand tu sors un tout petit peu des sentiers battus, tu te retrouves dans des choses magnifiques à voir et avec cette authenticité qui pour nous était importante. Donc on a eu un énorme coup de cœur pour Toscane, à tel point qu'on y retourne cet été. On a prévu un road trip en Toscane, mais cette fois pour faire le littoral et les archipels toscans, notamment l'île d'Elbe. Donc ça c'est au programme cet été. Ensuite en Italie, alors forcément les pouilles ça parle aussi je pense... avec cette fameuse ville qui s'appelle Alberobello, où ce sont des maisons en laitroulie, des petites chaumières qui ont été conçues à l'époque pour préserver la fraîcheur et pour s'abriter de la chaleur, parce que c'est une région du sud de l'Italie, côté adriatique, où il fait extrêmement chaud. On y a été début juin, nous on a eu très très très chaud. Donc c'est une région qui est effectivement magnifique. Et puis, en Italie, nous ce qu'on a aimé aussi, c'est justement aller... Et c'était un peu comme ça qu'on a construit l'itinéraire italien. C'était d'aller chercher des régions dont on entend vachement moins parler. Par exemple, est-ce que tu connais les Abruz ?
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Voilà. Donc, ça nous amusait d'aller visiter des régions dont on... Sur les émissions, par exemple, on aime bien garder des émissions autour du voyage. On n'avait jamais vu... On n'avait jamais entendu parler des Abruz. Et en préparant le road trip, du coup, forcément, j'avais acheté quelques guides, etc. Et je dis à Nico, regarde, tu vois, il y a quand même des choses, ça a l'air sympa, quoi. Et on s'est dit, bah ouais, carrément, on va aller faire un tour, on va aller se faire notre avis sur les abruzes. Donc là, t'es en immersion totale, parce qu'il n'y a pas de touristes, en fait, comme c'est pas très connu, t'as pas de touristes. Et ça, on adore, ça vraiment, on adore. On a adoré aussi, alors les abruzes, l'avantage des abruzes, c'est qu'il y a un côté, tu longes l'Adriatique. Donc quand on a quitté les Pouilles, on a fait le nord des Pouilles, on a quitté les Pouilles, et là, on est... On pourrait dire que c'est la région limitrophe au Pouille. Donc forcément, tu es toujours au bord de l'Adriatique. Et quand tu rentres dans les terres, tu te retrouves au milieu des vignes, au milieu des oliviers. C'est aussi la carte postale de l'Italie. C'est assez vallonné, c'est très, très vert. Tu y manges très bien, tu y bois très bien. Avec modération, mais tu y bois très bien. La modération au niveau gastronomie en Italie, c'est compliqué.
- Speaker #0
Non, mais on sait que quand on va en Italie, c'est pizza, pâtes, glace et panini. Et on verra après, on n'est pas là pour se faire mal.
- Speaker #1
On s'est beaucoup dépensé, heureusement ça a un peu repensé. Donc on a visité cette région, les Abruz, qu'on a beaucoup aimé, et puis aussi une région qui s'appelle Lombri, qui est une région limitrophe à la Toscane, avec une ville qui a été un des coups de cœur italien, c'est la ville de Pérouse, qui est pareil une ville très ancienne. On aime bien les vieilles pierres, c'est important de les préciser. D'ailleurs, dans mes stories, parce que moi, je partageais tous les soirs, je faisais des stories pour raconter ce qu'on avait vécu la journée. Je me suis dit, nos followers vont en avoir ras-le-bol des vieilles pierres, parce que c'est vrai qu'en Italie, quand même, c'est beaucoup ça. C'est un peu ce qu'on est allé chercher. Tu vois, on a fait Milan, par exemple. Alors, le Duomo est magnifique. C'est pas pareil. C'est pas pareil. C'est pas ce qui nous fait vibrer, on va dire. Et ce qui nous a fait vibrer, c'est de découvrir des régions méconnues. Et puis, de ne pas séjourner, on a rarement séjourné dans des villes. On était vraiment, on essayait d'être perdu au milieu de nulle part. En pleine pampa, voilà, d'aller vraiment en immersion encore une fois. Mais pour chaque pays traversé, on a essayé de faire ça. Et puis, avec un mode un peu, tu vois, retour à l'essentiel, à la nature, on avait besoin de ça.
- Speaker #0
Et là, vous avez fait quel type d'activité ? Des randos, déjà ? Ah ouais,
- Speaker #1
en Italie, surtout des randonnées. Vélo, non, je ne crois pas. On aurait dû faire une sortie vélo en Toscane et pas de bol, on avait loué des vélos électriques. Sauf que les vélos électriques ne sont pas compatibles avec l'attache du chariot pour Charlotte. Donc, petite déconvenue. Voilà, tu vois, c'est la seule galère, je crois. On en aura eu quand même. Bon, ce n'était pas très grave. Et puis voilà, beaucoup, beaucoup de randonnées en Italie. Beaucoup de randonnées et beaucoup de Charlotte en porte-enfant. Donc, moi, là, j'ai... Quand je te dis que les pattes, elles étaient éliminées, elles étaient éliminées sans problème parce que monter des campaniles, des tours, des clochers, des châteaux avec Charlotte en porte-enfant qui pèse quand même ses 15 kilos. 15 kilos, ce n'est pas énorme, mais tu te mets 15 kilos, tu te laisses de 15 kilos et puis tu montes 300 marches, on en reparle à la fin. Oui,
- Speaker #0
déjà les 300 marches sans rien, c'est dur.
- Speaker #1
Donc oui,
- Speaker #0
je veux bien le croire.
- Speaker #1
Mais à la fin, on était là pour ça aussi, pour se lancer des défis et puis vraiment dans le dépassement de soi et montrer que tout est possible.
- Speaker #0
Quand on a la volonté.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Un peu d'énergie quand même. Un peu d'énergie aussi, il faut être clair.
- Speaker #1
Est-ce qu'on passe à un autre pays ?
- Speaker #0
Allez. Alors la Slovénie, on avait certains proches qui nous disaient « Ah tiens, pourquoi la Slovénie ? » On a laissé plusieurs personnes un peu dubitatives, mais non, non, non, nous on était convaincus, c'était pas du tout, on n'y allait pas du tout, parce qu'il y avait de la lumière, et puis on s'est dit « si on va voir, on avait préparé le truc » . Ça faisait longtemps que moi j'étais interpellée par la Slovénie, Nicolas connaissait un petit peu moins, et puis quand on s'est documenté ensemble il m'a dit ah ouais carrément ça vaut le coup La Slovénie, l'avantage, c'est que c'est un tout petit pays. Donc en 15 jours, tu peux vraiment, vraiment le faire déjà et en avoir un bel aperçu. Donc il y a la côte slovène. Donc je t'ai dit, en fait, tu quittes la Vénitie, tu quittes Venise. Une heure et demie après, tu es en Slovénie. Donc tu es au bord de la Triatique. Donc la côte slovène est bordée par la Triatique. Et tu as des petits villages qui sont d'inspiration très vénitienne. On est encore très marqué par l'empreinte vénitienne qui a été présente très longtemps. Et donc, du coup, c'est des petits villages un peu au charme italien, mais avec un petit côté pays des Balkans, puisque là, on est dans les Balkans. Donc, c'est charmant. C'est vraiment charmant. Très tranquille. Alors là, Slow Life, il fait bon vivre, vraiment. Et puis ensuite, après la côte slovène pendant quelques jours, on a fait une belle randonnée vélo. On a fait une véloroute qui longe la Driatique. On a pu découvrir plusieurs villages de la côte slovène via cette véloroute qui était... Super sympa parce qu'elle longe l'Adriatique, elle te fait passer au milieu des vignes, des oliviers, tu traverses des villages. Trop trop chouette, trop chouette cette véloroute sur la côte slovéne. Et puis c'est le pays du vélo, on a d'ailleurs de grands champions cyclistes, des gagnants, enfin moi je n'y connais rien mais je sais que les Slovènes sont très très forts en vélo. Et puis ensuite, après ces quelques jours sur la côte slovène, nous sommes passés... On est remonté direction l'Autriche. Et là, tu es à une heure de l'Autriche, à peu près à une heure, une heure et demie, au niveau du lac de Bled. Il y a deux lacs, le lac de Bled qui est le plus connu. Il y a vraiment la carte postale de la Slovénie. C'est le lac de Bled avec une petite île au milieu sur laquelle est posé un château. C'est vraiment la carte postale de la Slovénie. Donc nous, on a choisi toujours pour cette recherche d'authenticité, de s'éloigner un petit peu, de sortir des sentiers battus. On est allé s'isoler un peu au niveau de notre logement sur le lac de Bojincz qu'il y a... 20 km, 15-20 km, qui est moins connu et pour le coup qui est beaucoup moins touristique et qui est absolument magnifique. On a fait une randonnée pour monter sur un point de vue qui donnait sur ce lac, vraiment qui a été un des points forts du road trip. Par la beauté, par la sérénité qui s'en dégageait, et puis par le dépassement de soi total. Et j'ai envie de te dire que c'était presque même déraisonnable, tant cette randonnée a été difficile. On était accompagnés. Un de mes frères nous a suivis sur une grosse partie du road trip parce qu'en fait, il réalise des documentaires et il nous a suivis pour filmer cette aventure. Et il réalise un documentaire sur notre histoire. On était accompagnés aussi sur cette étape-là. Je t'ai dit qu'il y a le kiné de Charlotte, David, qui nous a rejoints avec sa femme, qui sont des gros, gros sportifs. Et David, qui a un peu de tête brûlée aussi, qui aime bien quand ça pique. On sentait que cette randonnée, elle allait être chaude. Et il a dit non, on y va. Allez, on y va. Et en fait, on a remonté à un torrent à sec. Il y avait de la neige. On était fin avril. Normalement, ils n'ont plus de neige à cette époque-là. On est arrivé, mais il y avait une quantité de neige pas possible. On n'était pas équipés. On a même fait des gants à Charlotte, des moufles, avec des chaussettes de Nico, tu vois.
- Speaker #1
Ah bah oui,
- Speaker #0
bien sûr. Parce qu'on n'était pas équipés, nous. Tu vois, tu pars fin mars, on savait que la Slovénie, on y serait fin avril. normalement il n'y a plus de neige à cette époque là bref plein plein de neige donc ça glissait etc On est allé au bout de cette randonnée. On est arrivé. Il y a des photos sur notre Instagram de ce moment. Il y a même une vidéo de cette randonnée. Et là, ça a été très fort parce que David, qui travaille avec des enfants en situation de handicap, notamment paralysés cérébraux comme Charlotte depuis 20 ans, je crois, a eu ses mots. Il l'avait sur les genoux. C'est assis pour admirer cette vue absolument à couper le souffle. Charlotte, tu vois, elle vient de faire un truc que jamais aucun enfant dans sa situation n'a fait.
- Speaker #1
Waouh !
- Speaker #0
Et tu vois, ça me file encore la chair de poule. Oui, moi aussi. Parce que tout ce qu'on est venu chercher dans ce road trip, plus on avançait dans le road trip, et plus on Ausha les cases de ce qu'on était venu chercher. Et ça, ça a été un moment très, très fort. C'est un des moments les plus forts. Pas le plus fort, je ne peux pas hiérarchiser. Il y en a eu trop. Mais celui-ci a beaucoup compté de moments. Donc voilà, lac de Blayde, lac de Bohing. Et puis ensuite, on est partis du côté de Ljubljana, à 20 minutes, dans la campagne. Donc Ljubljana, qui est la capitale. de la Slovénie qui est une capitale, mais alors on a adoré découvrir, hyper chill, l'ambiance vraiment décontractée, verte, pas polluée, les gens sont cools. Il y a beaucoup d'Erasmus, donc c'est très jeune, très étudiant. hyper sympa, très très sympa l'Oubianais. Et puis les alentours aussi très chouettes. Donc c'est un pays, la Slovénie, mais vraiment moi j'arrête pas d'en faire la promotion. Allez-y quoi. Allez-y avant qu'il y ait trop de monde. Il y a déjà beaucoup de touristes quand même à certains endroits, mais c'est encore préservé du tourisme de masse. Il faut y aller. Et puis ensuite on est en Croatie, on arrive en Croatie déjà.
- Speaker #1
Ah non, on n'est pas parti de la Slovénie sans dire ce qu'on mange en Slovénie.
- Speaker #0
Alors justement, je fais exprès de ne pas en parler parce que là c'est pas... Comment te dire ? Non, c'est pas son point fort. Ah, mince ! Il y a quand même une route des vins qu'on a faite, qui est très sympa. Mais sinon, non, c'est pas là où tu te fais le plus plaisir. Soyons clairs.
- Speaker #1
Bon, c'est ballot, j'avais envie d'y aller cet été. Moi, j'aime bien manger quand même.
- Speaker #0
Alors nous aussi, on adore manger. Mais par contre, nous, en fait, on avait pris des Airbnbs, donc on faisait très peu d'Airbnbs. En Italie, on était en agrotourisme, beaucoup dans les fermes. Mais toujours, on essayait d'avoir une petite cuisine. Donc, on faisait nos courses. on se cuisinait on est allé assez peu au resto parce que voilà budget quand même c'est ça et puis parce qu'on avait envie d'avoir notre petit chez nous d'être tranquille aussi de trouver nos voilà nos petites habitudes et se faire à manger donc voilà en allant dans les supermarchés t'arrives quand même à trouver des choses et à te faire à manger mais les spécialités slovènes non nous ont pas convaincu si tu veux voilà rien que pour tout le monde on n'a pas été convaincu en plus tu quittes l'Italie forcément c'est difficile quoi c'est sûr ...
- Speaker #1
Bon et tu te rattrapes en Croatie alors ?
- Speaker #0
En Croatie, le poisson, on a mangé beaucoup de poisson. La Croatie, pour le coup, tu peux te faire plaisir. Ouais,
- Speaker #1
ok. Et bah alors, allez, on y part en Croatie.
- Speaker #0
On part en Croatie. Donc la Croatie, on y est resté trois semaines. Donc ça a été quand même un gros morceau du road trip. Combien d'étapes ? Six étapes au moins, je crois. On a commencé par l'Istri, qui est au nord et qui est la... La partie vénitienne de la Croatie, avec des petits villages très pittoresques aussi, très anciens, beaucoup de pierres, des inspirations vénitiennes encore un peu partout, au niveau des bâtiments et de l'architecture. C'est absolument charmant. L'Adriatique, forcément, qui est là et qui ne nous a pas beaucoup quitté sur cette partie du road trip. On l'a quitté, l'Adriatique, sur la deuxième étape croate, où on est allé vraiment à la limite. de la Bosnie-Herzégovine, d'ailleurs on y est allé faire un petit saut, on était trop proches pour ne pas y aller, quand on a visité les lacs de Plivic, qui sont vraiment à l'est, nord-est de la Croatie. Donc là, tu es à 3h30, route à peu près de la côte, pour visualiser un petit peu sur la carte de la Croatie. La Croatie, vraiment, c'est magnifique. Nous, on avait un peu des images en tête, on n'a pas été déçus. On a même eu une belle surprise. On s'est arrêté à Zadar. En fait, c'est très étendu, la Croatie. Et comme je te l'ai dit au début, on ne voulait pas faire des temps de trajet trop longs pour notre puce. Donc, on s'est arrêté parfois dans des endroits en se disant, voilà, c'est pour faire une pause. Mais on n'avait pas d'attente particulière par rapport à ce qu'on avait lu dans les guides. Donc, des fois, il ne faut pas écouter tout ce que disent les guides non plus parce qu'on a le droit d'avoir des surprises et des révélations. Et chacun sonne ses goûts. et puis en plus le feeling ça tu peux pas l'expliquer Tu ne peux pas expliquer pourquoi il y a un feeling que tu ressens, des vibrations que tu ressens particulièrement, dans un endroit qui va moins résonner pour d'autres. Et nous, Zadar, ça a été cette fameuse vibration dont je te parle. C'est peut-être lié au temps. On a eu une météo exécrable à Plybitch. Et à Zadar, c'était l'été. On a vécu dehors pendant les quatre jours. On était à Zadar, c'est tombé... On y était autour du 10 mai, c'était l'anniversaire du Nicolas. On a fait l'anniversaire de Nicolas sur la mer. On est partis en excursion visiter des îles au large de Zadar. Il y a eu tout un ensemble de choses. On a trouvé la vieille ville vraiment hyper jolie. On a bien mangé. On s'est fait des petits restos, notamment pour l'anniversaire du Nico, hyper chouette. On a trouvé les gens très sympas. Le lieu dans lequel on créchait était hyper accueillant. Il y a des gens aussi qui ont le sens de l'accueil et il y a des personnes qu'on n'oubliera pas parce qu'à chaque fois, quand on a préparé le road trip, alors c'est moi qui ai conçu l'itinéraire, qui ai cherché les hébergements, etc. Et à chaque fois, je communiquais vachement avec les autres pour expliquer notre situation, pourquoi on partait en road trip et donc la situation de Charlotte. Et que s'il n'y avait vraiment pas d'ascenseur, par exemple, s'il y avait des difficultés en termes d'accessibilité, il fallait qu'on le sache impérativement parce qu'on ne pouvait pas réserver le logement si c'était le cas. Il y a vraiment des gens qui ont eu un accueil par rapport à notre projet, hyper chaleureux. Et notamment Azadar, où tu vois, il nous a accueillis avec des petites choses pour Charlotte. On est arrivé, il y avait du vin au frais pour nous. Il y avait des bonbons, il y avait des petits chocolats. Il y avait un petit message trop gentil. Et du coup, tout de suite, tu... Comment dire ? Ça te permet de te sentir chez toi, de te sentir hyper coucouné, environné, entouré. Et à Zadar, on a eu ce sentiment d'être attendu, en fait. Tu vois ? Donc, ça a donné le ton d'un séjour. Et ces quatre jours à Zadar, on les a adorés. C'est une ville dans laquelle on retournerait avec beaucoup de plaisir. Alors après, bien sûr, la Croatie, c'est la Dalmatie du Sud, avec Split, Dubrovnik, qui sont des villes magnifiques. Dubrovnik, c'est superbe. Mais par contre, il y a un monde, c'est de la folie. Tu vois, on a aimé. Et à la fois, à chaque fois qu'on s'est retrouvés sur des étapes où on allait visiter un lieu très, très, très touristique, nous, c'était un choc. On se prenait cette foule en pleine tronche parce que la plupart du temps, comme je te l'ai dit, on essayait vraiment d'être en dehors de... Quand tu es à la campagne, on essaie de s'isoler au maximum, en fait. D'ailleurs, à ce que ce soit un peu compliqué en termes d'accès en voiture, Nicolas, à chaque fois, vraiment, c'était... Je crois que sur les 28 étapes, s'il ne me l'a pas dit 20 fois, c'est même plus à mon avis. Où est-ce que tu nous emmènes encore ? Mais il le disait sur le ton de la boutade, ça le faisait autant marrer que moi. Même s'il y a eu des fois où on a moyennement rigolé, on a un peu serré les fesses avant d'arriver quand même, parce que c'était un peu chaud. On avait un énorme véhicule pour tous les appareillages qu'on devait emmener pour Charlotte. On a été obligés de partir avec un énorme véhicule. Donc il y a eu des fois où on s'est demandé si ça allait passer. donc c'est toujours passé donc le fait d'être toujours un peu reculer et de se retrouver dans des villes comme Dubrovnik, ça nous a un peu gâché le plaisir. On a adoré, c'est magnifique, c'est pas le propos. Mais voilà, pas trop de monde, c'est pas ce qu'on venait chercher. On l'a vu, c'est bien, on était contents, mais on était contents de repartir aussi. Donc voilà, la Croatie, c'est vraiment un pays pareil qu'on aimerait refaire et refaire plus, d'avoir plus de temps pour faire les îles. Croate, parce que l'archipel, voilà, il y en a énormément. C'est magnifique. Je crois que c'est plusieurs milliers d'îles, il y en a énormément. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'elles sont quelquefois à plusieurs heures de bateau. Et pour nous, Charlotte, partir à la journée, ça c'est quelque chose dont je ne t'ai pas parlé, c'est le rythme. Respecter le rythme de Charlotte, c'est-à-dire respecter son temps de sieste. C'est une petite fille qui est fatigable du fait de son handicap, qui a besoin de son temps de sieste. Parfois, c'est sûr qu'on aurait aimé faire des choses... mais ça impliquait de partir la journée. C'est arrivé très rarement qu'on le fasse, mais vraiment très rarement, parce qu'encore une fois, c'est son bien-être à elle qui a primé. Donc la Croatie, on a l'impression d'avoir manqué de temps pour vraiment creuser et puis aller faire l'archipel, mais ça sera l'objet d'un autre métal.
- Speaker #1
Mais si on avait le temps !
- Speaker #0
Oui, et donc voilà. Ensuite, est-ce qu'on va au Monténégro ? Allez, c'est parti ! On va rester en Croatie, on part au Monténégro. Le Monténégro, c'était une des grosses curiosités de ce road trip.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
On était hyper curieux de découvrir ce pays.
- Speaker #1
Qui est aussi méconnu que la Slovénie.
- Speaker #0
Qui est très méconnu, qui est de plus en plus touristique, parce qu'il n'y a qu'à voir les bouches de Côte d'Or, à mon avis. Ah bah c'est ça. Ça va bientôt, je pense, à un moment donné, ça va faire comme Venise, ils vont interdire les gros bateaux de Gratère.
- Speaker #1
Bah oui, évidemment.
- Speaker #0
C'est à la queue leu-leu, et encore, on y était hors saison, nous. Donc voilà. Le Monténégro, je pense que c'est pareil. Il faut y aller maintenant. Il faut y aller vite. Il faut y aller sans trop traîner. L'avantage, c'est que c'est un pays qui n'est pas très cher. Parce que là, on n'est pas en euros. Si, on est en euros. Par contre, ils ne font pas partie de l'Europe. Donc, au niveau des prix, on voyait vraiment la différence, notamment au niveau de l'alimentation, au niveau de la restauration, etc. Les activités, on a trouvé restées quand même relativement chères. Mais sinon, c'est un pays qui est plutôt bon marché. Sauf pour les hébergements à Kotor. Il faut le savoir, Kotor, c'est vraiment les Bouches de Kotor, un peu une des attractions phares du pays. Et pour le coup, ce n'est pas démérité parce que c'est absolument... C'est grandiose. C'est vraiment grandiose. Et un des temps forts, d'ailleurs, ça a été... On avait ce projet et on espérait pouvoir le mettre à exécution et on a pu. C'est de faire du kayak tous les trois sur les Bouches de Kotor. On s'est fait une petite randonnée kayak sur les Bouches de Kotor. Génial. Ouais, ouais.
- Speaker #1
En termes d'organisation, comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Assez simplement, moi assise comme une reine avec ma charlotte contre moi et Nicolas qui pagaillait derrière si tu veux. Très bien ! Ça s'est très bien organisé.
- Speaker #1
C'est Nicolas qui était content.
- Speaker #0
Oui, il aime bien. Non mais il aime bien Nicolas. Il aime bien le sport et puis il aime bien quand c'est un petit peu dur. Ah bah ça tombe bien. C'était parfait. Donc là on était avec ma maman, le Monténégro, on l'a fait avec ma maman qui nous a rejoint sur l'étape juste avant de quitter la Croatie à Dubrovnik. Donc on a partagé ce voyage avec elle et puis pour le coup elle a bien choisi sa période parce que c'est vrai que le Monténégro ça a été un moment fort pour plein de raisons parce que Les voyages sont quand même un peu à couper le souffle. Donc, il y a les Bouches de Cotard, comme je t'ai dit. Et puis après, on est allé vraiment au sud du Monténégro, où tu es à la frontière avec l'Albanie. L'Albanie est vraiment à 30 kilomètres. Donc là où... C'est marrant, tu as l'impression d'avoir traversé la Méditerranée. On connaît assez bien les pays du Maghreb. Et là, on avait l'impression d'être en Tunisie. Enfin, voilà. OK. D'ailleurs, c'est très... Je crois que le sud du Monténégro était... à 66% musulmans, là où le reste du Monténégro. Il y a une population assez importante, la religion musulmane est assez importante au Monténégro, mais dans le sud du Monténégro, c'est plus de la moitié. Donc ça, on a vraiment... Et donc, c'était marrant parce que tu as l'impression de voyager encore plus. C'est ce que je te disais tout à l'heure, nous, ce qu'on a adoré, c'est de vivre plein d'aventures en une. Et le fait comme ça, d'avoir ce dépaysement hyper fort en faisant juste deux heures de bagnole, parce que c'est tout petit le Monténégro. C'était marrant, on a beaucoup aimé découvrir cet endroit du sud du Monténégro. Et puis, ce qui est absolument magnifique, c'est le lac de Skadar, qui est un lac qui est à cheval sur le Monténégro et l'Albanie, qui est très très grand et qui a un écosystème, une faune et une flore, c'est le paradis des ornithologues, c'est sauvage à souhait, c'est la nature dans son... dans son plus bel appareil, parce que tu as le lac autour, tu as des montagnes, tout est vert, il n'y a pas de ville. Là, pour le coup, il ne faut pas avoir trop peur en voiture, parce que c'est quand même... Et on a eu peur. On a eu peur ? Oui, on a eu assez peur. On avait réservé une pension, on y allait deux jours sur le lac de Scadar, justement, par rapport à ce que je te disais, pour en profiter largement et ne pas priver Charlotte de sa sieste. On s'est dit, il y avait quand même une heure et demie de voiture pour y aller depuis là où on était basé, dans le sud du Monténégro. Donc, on a réservé une nuit dans une pension sur les hauteurs du lac. Et donc, la vue au-dessus était absolument grandiose. Mais par contre, il fallait y accéder. Et c'est que la Corse, c'est rien. Moi, je ne connais pas la Corse. Donc, Marie et ma maman qui étaient avec nous, à ce moment-là, connaissent la Corse. Et vraiment, tous les deux ont dit, la Corse, c'est vraiment rien du tout par rapport à cette route qu'on a dû prendre. Donc, il faut le savoir. Et si vous ne le sentez pas, il faut partir en excursion avec un car ou il ne faut pas le faire forcément tout seul.
- Speaker #1
C'est bon à savoir.
- Speaker #0
Oui, oui. Mais par contre, si vous allez au Monténégro, il faut absolument aller voir le lac de Skadar et faire une excursion en bateau sur ce lac qui est un véritable bijou, vraiment. Tu es vraiment dans les terres du Monténégro, mais le lac est très, très grand. Et il se... Comment te dire ? Un peu... Il y a des méandres. Tu le quittes et puis tu le retrouves. Parfois, tu as l'impression que c'est un fleuve, finalement. Tu vois, il se transforme en fleuve. et puis hop tu retrouves un lac selon où tu es à cet endroit là c'est immense parce que je te dis il est vraiment à cheval sur l'Albanie et le Monténégro donc il faut vraiment imaginer ce lac tu vois pas la fin en fait c'est absolument immense et donc c'est très montagneux autour du lac c'est très montagneux c'est ce que je disais avec des routes vraiment enlacées assez difficiles d'accès et là t'es vraiment en pleine pampa t'es coupé du monde totalement
- Speaker #1
Tu as dit, cet été, vous retournez en Italie. Donc celui-là, on sait que c'est votre pays chouchou. Mais sur les autres, est-ce qu'il y en a un que tu as particulièrement envie de retourner explorer ?
- Speaker #0
Je pense que ce serait la Slovénie, parce qu'on n'a pas eu le temps de faire la partie est de la Slovénie et qu'il y a beaucoup de choses à y voir aussi, pour le coup très très nature, pour faire des belles randonnées. Il y a des canyons, je crois qu'il y a un des plus grands fjords d'Europe par là-bas. On n'a pas eu le temps de le faire et ce qu'on a vu de cette partie, on a commencé à voir un peu cette partie-là quand on était à Ljubljana. On est allé faire une randonnée dans le plus grand village d'alpage d'Europe à une heure de Ljubljana. Donc on a commencé à deviner un peu toute cette partie. Et on s'est dit qu'il faut absolument qu'un jour on retourne faire cette partie-là. Et puis la Slovénie, il y a eu quelque chose d'assez fort en Slovénie. C'est vraiment le pays où, en termes de dépassement de soi, je t'ai parlé de la randonnée au-dessus du lac de Bohing, à côté du lac de Bled, mais il y a eu d'autres temps forts, notamment cette randonnée dans ce village d'Alpage à une heure de Ljubljana. On a fait une randonnée de quatre heures où ça, vraiment, en termes de dénivelé, c'était costaud. Et c'est un pays où le dépassement de soi, on l'a vécu pleinement, comme on espérait le faire, et où rien ne nous a empêchés, nous a arrêtés, où ce sentiment de liberté, on l'a goûté à 100%. Merci.
- Speaker #1
Bon et puis après vous êtes rentrée !
- Speaker #0
Bah après on a traversé la Driatique et on est rentrée. Et c'est vrai que ce moment d'ailleurs de la traversée de la Driatique était un moment assez fort parce qu'on était dans les Balkans depuis deux mois. Donc ça a commencé, il restait encore deux semaines, il restait encore deux semaines de voyage, deux semaines de kiff, c'est pas jusqu'à la dernière seconde on a profité. Mais c'est vrai qu'il y avait un petit sentiment doux amer de se dire voilà quand même gentiment on est sur le chemin du retour quoi, on se dirige vers la fin. Et donc voilà deux semaines ensuite en Italie et puis on est rentré. Le 19 juin 2024 nous sommes rentrés à la maison à Dijon.
- Speaker #1
Ça n'a pas été trop dur ? De reprendre le quotidien ?
- Speaker #0
De reprendre le quotidien un petit peu, si, par contre, ça n'a pas été forcément dur de rentrer, parce que Charlotte nous montrait depuis, je ne sais pas, à peu près dix jours, on sentait que pour elle, elle avait besoin de retrouver sa routine, de retrouver son école, tu vois, de retrouver ses repères, etc. On sentait que pour elle, c'était bon, là.
- Speaker #1
Quel beau voyage.
- Speaker #0
Bah, ouais, c'est souvent ce qu'on dit, et c'est pour nous la conclusion la plus importante. Ça n'aurait pas pu mieux se passer, en fait, à tout niveau, que ce soit dans ce qu'on a pu vivre, dans la découverte. et dans la recherche de nos limites malgré le handicap.
- Speaker #1
Avant de nous quitter, j'aime bien finir avec une petite question que je pose de plus en plus, qui n'était pas dans les questions depuis le début, mais je trouve qu'elle est vraiment importante. C'est pourquoi tu aimes voyager en famille ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs choses dans cette question. La première à laquelle j'ai envie de te répondre, donc on ne va pas penser au handicap pour commencer, c'est... C'est de se créer des souvenirs en famille, des moments qui soudent encore plus, en fait, finalement, les liens familiaux, je trouve. De vivre des moments en dehors du quotidien. Et encore une fois, comme je l'ai dit en début d'enregistrement, c'est pas forcément d'aller loin, c'est pas forcément de dépenser beaucoup d'argent. C'est de vivre des choses en dehors du quotidien en famille. Donc ça, c'est la première chose. la deuxième chose c'est que je pense que et Nicolas est comme moi, que la différence la découverte d'autres façons de vivre, d'autres choses, d'aller voir ce qui se passe un peu ailleurs, ça nourrit l'âme, ça nous élève, ça nous enrichit à titre personnel. Et pour un enfant, je pense que tu ne peux pas lui faire de plus grands cadeaux que de le faire grandir avec cette envie-là d'aller chercher qu'est-ce qui se passe de différent ailleurs et pourquoi, et j'en ai pas peur, et au contraire je suis curieux. Tu vois, la curiosité, des fois on a l'impression que c'est un vilain défaut, mais moi je trouve que c'est un super... Moi j'adore que les gens soient curieux vis-à-vis de moi. Ça, ça veut dire que tu t'intéresses, en fait. Mais c'est ça. Voilà, donc le voyage en famille, c'est amener l'enfant à être curieux et à être curieux pour des bonnes raisons, c'est-à-dire être ouvert sur l'autre, sur le monde. Donc c'est ça, pour moi, le voyage en famille. Et puis pour nous, forcément, le côté vivre comme tout le monde. On aime voyager. Notre fille est en situation de handicap sans autonomie. Et alors ? Eh bien, on va quand même voyager en famille. Et puis on va le faire comme on a décidé de le faire. Et si c'est compliqué, on va trouver des solutions pour que ce soit possible. Donc le voyage pour nous en famille, c'est repousser les limites du handicap. Et c'est une recherche. Bien sûr, le road trip, pendant trois mois, c'est ce qu'on a vécu. Mais j'ai envie de te dire que le road trip a presque été le début de quelque chose. Ça a ouvert le champ des possibles. Et le fait que le voyage en famille avec notre enfant en situation de handicap était largement possible et qu'on allait continuer. Il y a un mois et demi, on était au Maroc, on a fait un vol en montgolfière au-dessus de l'Atlas avec elle.
- Speaker #1
Merveilleux. Dernière question, si nos auditeurs te cherchent, où peuvent-ils te trouver ?
- Speaker #0
Ils peuvent me trouver à Dijon. Bien, tu donnes ça, c'est une prochaine. Grosse stuff à la maison, il fait beau, barbecue, c'est parti. Sur Instagram, on a créé un compte Instagram avant de partir en road trip, en début d'année 2024, qui s'appelle charlotteenco21. Donc charlotte-du-bas, en-du-bas, co-du-bas. 21. Donc notre compte Instagram, voilà, on est un peu plus de 7000 aujourd'hui, donc on essaye d'avoir une communauté qui parle autant de voyages et du handicap, de prématurité aussi, puisque Charlotte est née préma, comme je te l'ai dit, et c'est vrai qu'on essaye de montrer aux parents qui sont dans les difficultés qu'on a pu connaître nous, il y a quelques années, à l'annonce du diagnostic, où tu as l'impression que tout s'effondre et que plus rien n'est possible, nous, ce qu'on veut par ce compte Instagram, C'est de donner de l'espoir et de montrer que beaucoup de choses sont possibles et de partager nos petits tips à notre niveau et de sensibiliser au handicap, de changer les regards. Encore une fois, modestement à notre niveau comme on peut. Voilà, c'est là qu'on peut nous trouver.
- Speaker #1
Je mettrai tout ça dans les notes de l'épisode. Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup Aline pour cette incroyable road trip entre l'Italie et le Monténégro.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si vous souhaitez écouter d'autres voyages, plus de 100 épisodes entre conversations, top 5, galère ton voyage et mes reportages sont disponibles sur le blog ou en vous abonnant sur la plateforme d'écoute que vous utilisez en ce moment. Et tout ça, gratuitement ! N'hésitez pas à le partager à d'autres parents en quête d'inspiration pour leurs prochaines vacances et à ceux qui pensent que voyager avec des enfants, c'est trop compliqué ! Si l'épisode vous a plu, dites-le moi sur Apple Podcasts, Spotify ou encore sur Instagram en me taguant à famillevoyage underscore blog. C'est aussi le bon endroit si vous voulez partager un voyage ou me demander un carnet de voyage sur une nouvelle destination. A bientôt pour le prochain épisode. D'ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille.