- Speaker #0
Hello, hello ! Bienvenue dans Famille et Voyage, le podcast. Le podcast qui donne envie aux parents de faire leur valise. Ici, pas de discours parfait. On parle de vrais voyages, avec de vrais parents et de vrais enfants. Oui, ceux qui sont trop fatigués pour marcher une heure alors qu'ils peuvent sauter pendant trois heures dans la piscine sans s'arrêter. Parce que voyager en famille, c'est possible et même fun que ce soit à l'autre bout du monde ou à deux heures de chez nous. Moi, c'est Stéphanie, maman de deux grands ados. J'ai survécu aux crises dans l'avion ou dans les musées, aux négociations dignes du GIGN pour avancer de 3 mètres et aux sandwiches oubliés dans le sac à dos. Pour cette saison 7, cap sur de nouvelles destinations, des reportages, des familles qui voyagent avec leurs chiens et leurs doudous, et des récits sans filtre où les galères rivalisent avec les couchers de soleil. Attention, votre liste d'envie va s'allonger ! Si vous aimez le podcast, abonnez-vous, mettez 5 étoiles, laissez un petit mot ou partagez-le à vos proches. Ça le rend plus visible et inspire encore plus de parents. Vous le savez, les voyages en famille ne durent qu'un temps, alors... profitons-en ! Aujourd'hui, je vous emmène en Islande avec Elodie, Yannick et leur fils Arthur de deux ans et demi à l'époque. Familles curieuses, mobiles et plutôt roots, ils aiment voyager simplement au plus près de la vie locale et multiplier les expériences, même avec un tout petit. Leur itinéraire commence par deux jours à Reykjavik, puis ils récupèrent un van pour huit jours dans le sud de l'Islande. Ils longent la côte, dorment dans un camping, marchent presque tous les jours avec un porte bébé Et très vite, une randonnée dans la vallée de Reykjadalur donne le ton. Un décor presque lunaire, le froid, une lumière d'été qui ne s'éteint jamais et cette sensation d'être seule au monde. La route se poursuit entre vallées géothermiques, cascades, petites villes et les premiers glaciers, Bergekulslaron. Si l'idée de découvrir l'Islande autrement qu'en enchaînant les spots, en prenant le temps, même avec un jeune enfant vous parle, vous allez aimer cet épisode. Allez, c'est parti pour le carnet de voyage d'Elodie en Islande. Hello Élodie !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Eh bien écoute, ça va très bien, fraîchement depuis Montréal.
- Speaker #0
Mais oui, il fait combien chez toi ?
- Speaker #1
Écoute, aujourd'hui il fait moins 12 affichés et moins 25 ressentis avec le vent. On est dans le fond du fond de l'hiver là.
- Speaker #0
Mais nous quand on a des ressentis, on a un ou deux degrés de différence, pas 15 !
- Speaker #1
Ben ouais, là, en fait, le facteur vent est assez énorme et on sent vraiment la différence. Alors l'hiver au Québec, quand il fait beau, c'est pas bon signe. Quand il y a du soleil, ça veut dire qu'il y a du vent. Moi, je viens de Marseille et c'est pareil. Les jours où il fait beau, c'est qu'il y a du mistral et on sort pas. Mais il fait 5 degrés, là, moins 25.
- Speaker #0
C'est rude.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
J'ai vu tes stories, c'est très verglacé en ce moment.
- Speaker #1
Oui, alors on a eu de la pluie verglacante hier matin. Et en fait, c'est de la pluie. Alors il faisait un peu plus doux. Je ne sais pas trop comment ça s'explique pourquoi on n'a pas eu de la neige et on a eu de la pluie de verre glaçante. En fait, c'est de la pluie qui tombe et qui gèle tout de suite. Et on peut avoir, on le voit sur les voitures, 2 cm de glace. Et donc là, les Russes, c'est des vrais patinoires. Ils ont mis du temps à déneiger. Donc heureusement, on est en vacances, on n'a pas besoin de sortir. Mais oui, il faut casser la glace sur la voiture pour pouvoir l'ouvrir. Rouler, c'est une technique et tu patines sur les trottoirs.
- Speaker #0
C'est trop sympa !
- Speaker #1
C'est sympa quand tu es en vacances, quand tu dois aller bosser et te déplacer. C'est un peu autre chose.
- Speaker #0
Donc les gens qui sont en vacances, en revanche, c'est compliqué.
- Speaker #1
Oui, ceux qui viennent pour les vacances, nous on dit à nos potes qui viennent nous voir, janvier, février, en principe ça va, c'est plutôt neigeux et c'est beau. Et ces épisodes de pluie gelée, c'est plutôt en mars, avril, c'est la pire saison pour venir au Canada. Mars, avril, c'est là où il pleut, il fait froid, la neige fond, c'est dégueulasse.
- Speaker #0
C'est pas terrible.
- Speaker #1
L'été, l'automne, c'est top.
- Speaker #0
Bon, alors on ne va pas du tout parler du Canada. Non,
- Speaker #1
du tout, pas aujourd'hui.
- Speaker #0
C'était pas l'idée. Franchement, quand on dit qu'on se gèle à Paris avec 4 degrés, on va arrêter de se plaindre. Et donc c'était rigolo de savoir quelle était la différence.
- Speaker #1
C'est ça. C'est genre nous, on revient d'une semaine au Mexique où on avait 30 degrés. Donc là, on s'est pris un ratio de 50 degrés d'écart en deux jours. Ça fait un sacré choc, oui.
- Speaker #0
Ah ouais, dur. Ah bah ouais, mais c'est chez vous.
- Speaker #1
Exactement, on l'a choisi.
- Speaker #0
Bon, avant de partir dans un autre pays que le Canada, est-ce que tu peux commencer par te présenter, présenter ta famille et le type de voyageur que vous êtes ?
- Speaker #1
Alors, moi, je m'appelle Élodie, j'ai 41 ans. Je suis originaire de La Ciotat, qui est une petite ville à côté de Marseille où j'ai grandi. et mon conjoint Yannick qui lui est d'origine bordelaise. On s'est rencontrés, ça va faire 17 ans, à New York. On a vécu ensuite ensemble un peu à Paris, un peu à Bordeaux et 10 ans à Marseille où sont nés nos deux enfants. Donc Arthur qui va avoir 11 ans et Olivia qui a 7 ans. On a la bougeotte déjà, on a vécu quand même dans pas mal de lieux. On a transmis ça à nos enfants, bien qu'on soit restés 10 ans à Marseille. On est une famille d'aventuriers voyageurs, loin ou pas loin, on aime bien, on est un peu hyperactifs. On aime bien se nourrir de plein de choses, bouger, faire plein de trucs le week-end, les vacances. Moi, je suis professeure des écoles. J'ai travaillé pendant dix ans dans le secteur culturel. J'ai travaillé pour les grands musées. J'ai commencé à la Bibliothèque publique de New York, après au Quai Branly à Paris et au Mucem à Marseille. Donc, toujours dans des trucs de civilisation et de culture.
- Speaker #0
Mais oui !
- Speaker #1
Voilà, donc je travaillais moi sur les approches pour les familles. Donc, c'est vraiment toujours mon truc de voir un peu comment on vit ailleurs. Donc, d'abord dans les musées. Et puis, depuis six ans, je suis professeure des écoles. Donc, je continue aussi à nourrir ma curiosité. et ma créativité avec mes élèves. Et nous vivons au Canada depuis un an et demi. Donc, on s'est expatriés. Parce que moi, j'ai eu un poste d'enseignante en école anglophone. Voilà, donc j'enseigne le français à des non francophones. J'ai des CP cette année. Et nos enfants sont en école anglophone aussi. Donc, ils parlent anglais couramment. Voilà, dans les grandes lignes. Donc, on aime bien que ça bouge. On aime bien se nourrir d'autres cultures et d'autres choses. Et comme j'ai la chance d'avoir plein de vacances. Et puis, je reviendrai sur la question du budget. Plein de vacances et pas trop de sous. On est des voyageurs un peu routes, un peu simples et du coup au plus proche de la vie locale pour questions financières et questions d'intérêt aussi.
- Speaker #0
Et pour multiplier les voyages.
- Speaker #1
Voilà, exactement. On est des fans d'home exchange. Ce n'est pas le sujet aujourd'hui, mais on fait énormément d'échanges de maison qui permet de partir en commun. C'est génial.
- Speaker #0
Vous voyagez avec les enfants depuis toujours ?
- Speaker #1
Depuis toujours ! Écoute, comme la famille de mon conjoint habite à Bordeaux, ils ont pris leur premier vol, je crois qu'ils avaient trois semaines, dès qu'ils avaient une carte d'identité, on a pris l'avion pour aller à Bordeaux. On est un peu des fous, et je crois que le premier voyage avec Arthur, le vrai, on était allés à Paris voir mes grands-parents, donc en train, quand ils avaient trois mois, pour les deux. Et pour Arthur, on était partis quand il avait six mois à Barcelone. On était partis en train, une semaine à Barcelone, et Mexique et New York, quand il ne marchait pas encore, donc il devait avoir neuf mois. Et pour Olivier... Toscane quand elle avait 6 mois et Bali quand elle en avait 10. Donc, on les a trimballés dès tout petits. Et en fait, un bébé qui ne marche pas, c'est là où c'est le plus simple pour partir en voyage.
- Speaker #0
Bah oui, t'as pas obligé de le courir après.
- Speaker #1
C'est ça. Entre 18 mois et 3 ans, c'est là où ça se complique. Donc, on a fait beaucoup petits. Et là encore maintenant, ils sont super contents.
- Speaker #0
Partons dans cet autre pays qu'on n'a pas encore cité. Partons en Islande. Vous y êtes allés quand ?
- Speaker #1
Alors, on y est allés en 2017. Donc, avec Arthur, on n'avait qu'un enfant à l'époque. et il avait deux ans et demi. Donc, il marchait pas mal, mais c'était pas encore un grand marcheur. Et puis encore des siestes et encore des couches. Mon garçon a pris son temps.
- Speaker #0
Oh, chacun à son rythme.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça.
- Speaker #0
Pourquoi tu avais choisi cette destination ?
- Speaker #1
A l'origine, on voulait partir en vacances à New York. Moi, j'ai habité là-bas pendant deux ans. J'étais jeune fille au père et j'ai gardé des liens très forts avec ma famille là-bas, qu'on revoit encore régulièrement. Donc, on avait très envie d'aller passer des vacances chez eux. Mais comme c'était un endroit qu'on connaît par cœur, on voulait aussi un peu d'exotisme, quelque chose qu'on ne connaissait pas. Et donc, en cherchant nos vols pour New York avec Google Flight, on a vu qu'il y avait des vols avec Islander, avec une possibilité de stopover en Islande.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
on cherchait un voyage complémentaire dans le voyage. Et c'est là où on s'est dit, pourquoi pas l'Islande en profitant. Donc, c'est Islander, je pense qu'ils font toujours ça. Tu peux faire une escale de deux heures et de plusieurs jours, je crois que c'est jusqu'à trois semaines, sur un vol entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Donc, nous, on avait pris cette option-là à l'aller. On était partis de Marseille, je crois que c'était Marseille-Amsterdam, Amsterdam-Reikavik. et on était restés une dizaine de jours avec Avik avant de reprendre un vol pour New York. On était restés deux semaines et revenir ensuite en France.
- Speaker #0
Belles vacances.
- Speaker #1
Très belles vacances, très très beau voyage.
- Speaker #0
Beau voyage, oui, parce que ce ne sont pas des vacances, c'est un voyage.
- Speaker #1
Non, c'est ça.
- Speaker #0
Comment tu l'as organisé ce voyage ?
- Speaker #1
Un peu à l'ancienne, comme on fait toujours. On aime bien la préparation du voyage. procure autant de plaisir que le voyage lui-même. Donc, on aime bien, six mois à l'avance, toujours commencer à réfléchir. Très souvent, alors je ne dis pas maintenant avec Instagram, le nombre de postes que j'ai enregistrés. Avant, c'était Pinterest, avant c'était les blogs. On a toujours 12 milliards d'idées, des petites listes d'endroits où on veut aller. Voilà, c'est souvent, on a des dates pour partir, on regarde sur Google Flight, là où il y a des vols avec des prix intéressants. Donc, c'est comme ça qu'on choisit une destination. Et comme Exchange, on fait un peu de la même manière. On a notre liste et puis on voit ce qui marche, ce qui colle au budget. Donc là, on avait préparé, on avait scrollé pas mal sur Internet, trouvé des itinéraires, des choses qui étaient belles. Et puis, on cherche toujours un petit peu, on reste des touristes, bien sûr, mais des choses qui ne soient pas un peu tourisme de masse, de fuir un petit peu les grosses excursions. Voilà, donc on avait commencé à regarder notre voyage, voir un petit peu dans quelle partie de l'Islande on voulait aller. Comme c'était une première fois et qu'on avait un bébé, on a choisi le sud de distance, l'Islande, qui est la partie la plus visitée et la plus connue. Et au début, on voulait faire confort, louer une voiture et dormir dans des hôtels. On avait déjà pris nos billets, bien sûr, parce qu'on est assez impulsifs. Et là, on s'est dit, oups, ça coince au niveau du budget. Quand on a commencé à voir les prix des hôtels, ça ne passait pas du tout. Et au hasard de visite, je pense que c'était sur un blog, on a vu des gens qui étaient partis en van. Alors, c'était sans enfants. Je crois que c'était dormir à l'arrière d'une voiture. On n'avait jamais fait de camping. Ce n'était pas trop notre style de vacances. Puis voilà, on avait nos billets. Donc, on était un peu coincés. Il fallait qu'on book quelque chose. Voilà, hôtel, voiture, ça ne passait pas. Et donc, on a réservé un van avec Coucou Camper qui avait été recommandé. On a pris un truc énorme alors qu'on n'était que trois, histoire d'avoir un peu de confort. Voilà, les voyageurs du dimanche, il fallait quand même qu'on trouve quelque chose qui passait. et on a réservé deux nuits à Reykjavik en arrivant et puis ensuite notre van avec notre petit loulou pour partir. Et puis on a rajouté des valises en soute parce qu'au gré de nos pérégnations sur Internet, on a vu que le coût de la vie était hyper élevé, que pour trouver à manger au milieu des parcs, au milieu de nulle part, il n'y avait pas grand-chose. Et donc là, on a pris une valise en soute qu'on a remplie de bouffe pour partir.
- Speaker #0
Mais pourquoi pas ? Il faut être prévoyant !
- Speaker #1
Exactement, tu vois, moi je suis un peu dans l'hyper-analyse et je prépare tout avant et puis après je m'adapte sur place et on n'a pas regretté de l'avoir fait.
- Speaker #0
Bon, avant de rentrer dans le détail, est-ce que tu peux commencer par nous décrire votre itinéraire ? Alors, je sais que les noms islandais sont imprononçables, on va le faire en phonétique, ça sera très bien. Juste pour qu'on essaye de vous suivre avant de partir sur chacune des étapes.
- Speaker #1
Alors, on est arrivés nous à Reykjavik. où on est resté deux jours en Airbnb en plein centre-ville. Donc, on a pu faire un petit tour dans la ville. Et ensuite, on a récupéré le van et on est parti pour huit jours vraiment sur le sud. On a quasiment longé la côte tout le long. Alors, excusez mon islandais. On allait dans la vallée de Rejkaldalur, la cascade de Sgaldandfoss. À Vic, on est resté un petit peu, on a dormi à Vic, on a adoré cette petite ville-là. Skatafell, on est allé jusqu'à Jokularsson où il y a les premiers glaciers.
- Speaker #0
Bon, alors, vous arrivez en Islande, c'est quoi vos premières impressions ? À quoi ça ressemble, le contact avec les gens, ces deux premiers jours ? Comment ça se passe à Reykjavik ?
- Speaker #1
Alors, arrivés, nous, Marseillais, c'était au mois d'août, donc on est partis. On est arrivés, tout de suite, ils effrontent.
- Speaker #0
Quoi ?
- Speaker #1
On s'y attendait, mais sans se rappeler de ce que c'était que le froid. Il faisait, je crois, 10 degrés la journée. C'était un peu compliqué. On a vécu en quechua pendant 10 jours. Donc voilà, on est arrivés, il faisait frais. Donc ça, je sais que c'est un truc qui nous a marqués tout de suite en sortant de l'aéroport. Et la lumière. Alors moi, je suis hyper sensible, tout court, hyper sensible à la lumière et aux couleurs. Et là, il y avait une lumière particulière, puisqu'il y a deux jours de nuit en plein été. Et donc, en fait, il y a une lumière un peu douce toute la journée. Elle ne varie pas énormément. c'est assez bluffant donc tu perds très facilement il y a deux heures de décalage horaire donc c'est pas énorme mais on a quand même perdu assez vite nos repères donc parce qu'on était en vacances mais parce que cette lumière était assez spéciale très différente de ce qu'on a au bord de la Méditerranée et Reykjavik c'est une ville qui est vraiment cool qui n'est pas très grande c'est tranquille pourtant c'était la grosse saison touristique c'était vraiment une ambiance très douce et on a eu quasiment aucun contact avec les locaux par contre C'est-à-dire que l'Airbnb dans lequel on est arrivé, et pourtant sa date, c'était il y a huit ans, donc tu vois, c'était quand même un peu encore le début des Airbnbs, boîte à clé directe, pas de contact. Et on a eu un peu l'impression qu'on a dans les pays asiatiques, comme on avait eu au Japon, en fait, les Islandais ne parlent pas forcément anglais. Non, on parle anglais couramment, ce n'est pas une difficulté pour nous. Mais du coup, il y a cette barrière de la langue où ils ont peut-être peur d'établir un contact parce qu'ils ne savent pas comment communiquer. On a eu un petit peu ce ressenti-là. Alors, je ne sais pas s'il est vrai ou pas. Et on a eu assez peu de contacts, même tout au long du parcours. Nous, on était en... camping dans notre van, mais même quand on allait faire des petites courses ou manger une fois ou deux au resto, on n'allait pas dans les piscines, je te raconterai ça après. Et on était avec un jeune enfant, alors que normalement, le jeune enfant ça décoince tout de suite. On a vraiment eu très peu d'échanges avec les Islandais. Alors, est-ce que c'est culturel ? Est-ce que c'est l'histoire de la langue ? Nous, on a l'habitude, on est quand même sociable et on est quasiment bilingues en anglais. Je ne pense pas que ça vienne de nous, mais c'était assez étrange. Donc, on est resté dans notre petite bulle, tous les trois, et puis dans la nature. Mais voilà, c'était assez différent. Alors qu'on pense que c'est un pays occidental et quasi européen.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que vous avez fait à Reykjavik ? Vous êtes juste baladé ou vous êtes allé visiter des trucs ?
- Speaker #1
Alors, on s'est pas mal baladé dans la ville. On aime bien marcher et se balader. Il y a pas mal de street art à Reykjavik autour du port et des très, très beaux mureaux. Donc ça, on avait fait un petit tour, on avait repéré quelques adresses, on a visité la cathédrale, on a passé pas mal de temps sur le port, au bord de l'eau, avec un petit garçon, aller voir les bateaux, observer tout ça. Voilà la cathédrale qui est assez moderne. Et au retour, on avait repassé, il me semble, une nuit à Reykjavik, où là, on était allé au musée de la marine, qui était tout petit, mais très sympa. Toujours cette partie un peu maritime. Donc c'était une petite arrivée tranquille, histoire de s'imprégner dans le pays et de s'y faire. Et puis on a fait des courses aussi pour remplir. Le van pour partir dans les fameux supermarchés bonus qui ont comme emblème un cochon. Tu vois pas mal de Français qui viennent d'ici. Avec les sacs avec le gros cochon dessus qui ressemble un peu à une tirelière.
- Speaker #0
Et donc là, vous partez. On te suit. Allez, on va où ?
- Speaker #1
On part récupérer notre van. J'ai le souvenir qu'on avait un peu galéré à trouver le loueur qui était en périphérie. On avait pris un bus. Toujours un peu de galère. On récupère notre van. On commence à s'installer. Et là, je revois Arthur qui était à fond d'être dans son... petite maison qui roule. On récupère notre van et là, on est parti direct. On a choisi de ne pas commencer par le Cercle d'Or, qui est les lieux hyper touristiques où il y a Guézir et tout ça, qui sont très proches de Reykjavik. On n'a pas commencé par là. On est parti direct au sud et je crois qu'on a dû enchaîner directement trois heures de route pour se retrouver dans la vallée de Reykjadalur. Et là, on a attaqué la rando. En fait, on a fait vraiment une semaine de rando. Je crois qu'on était dehors et on a marché quasiment tous les jours, toute la journée, avec un porte-bébé, bien sûr. Et donc là, on est partis à Rejka Djallur. Alors, je n'ai pas retrouvé tous les campings où on s'était arrêtés. On n'a pas du tout fait de camping sauvage, ce que c'est interdit. Et puis moi, je suis un peu flippette là-dessus. Donc, on est restés très respectueux. Et les campings, en fait, ce sont des espèces de terrains où tu payes l'entrée pour que ce soit gardé, mais il n'y a pas d'aménagement.
- Speaker #0
Ah oui, il n'y a pas de douche, il n'y a pas de toilette.
- Speaker #1
Alors, il y a des douches, mais elles sont payantes. c'est pas un euro je me souviens que c'était le même prix que l'entrée à la piscine donc ça c'est le truc qu'on a fait on s'est pas douché tous les jours mais on est allé se laver dans les piscines municipales donc dès qu'on voyait qu'on s'arrêtait dans une ville je me souviens on a un souvenir de la piscine municipale de Vic et en plus c'est des piscines à la nordique donc t'as des bains à plusieurs températures c'est comme l'espa que nous on paye alors là à Montréal on a ça tu payes une fortune tu payes 70 balles ton truc là c'était 4 euros par personne oh bah oui c'est mieux à poil dans les douches, tout le monde à poil dans les douches comme tu peux voir en Suède. Donc on se lavait vraiment et après piscine, t'as une piscine à température classique dans les 20 degrés et piscine très chaude, piscine très faute, tout chauffé par les geysers et la géothermie. Et il y en a, il y en a vraiment dans tous les bleds. Donc c'est ce qu'on a fait, on s'est dit plutôt que de payer la douche vite fait pas agréable au camping. On se douchait peut-être un jour sur deux dans les campings. Après, vu qu'il faisait 10 degrés, honnêtement, la douche n'était pas impérative tous les jours. Donc, c'est ce qu'on a fait. Et puis, au cours des randos, alors là, j'avais noté dans les premiers jours, on a fait une balade à Seljavalalog. Donc, c'est une piscine naturelle qu'on a trouvée en chemin, donc avec cette eau soufrée qui sent un petit peu fort. mais tu fais une rando et puis d'un coup t'as une petite piscine, une petite rivière naturelle avec de l'eau à 30 degrés. On s'est baigné je crois tous les jours dans ce genre de bain chaud typique.
- Speaker #0
On repart au début et on va dans le bon sens sinon on va pas s'en sortir.
- Speaker #1
Avec Javalur, la vallée, donc là on a commencé à marcher, des chevaux sauvages, on avait croisé des renards des neiges au début, les cascades de Selja Landfoss. Donc cette piscine naturelle où tu te gares, tu prends un petit chemin, tu te gares et il y a des locaux, des touristes qui se baignent dans cette piscine super chaude. Et on a passé notre première nuit en camping à Skogafoss, petit terrain au pied. Et notre programme c'était ça, c'était on marche, on se pose, on se fait notre petite soupe réchauffée, notre petit sandwich au fromage et on dort.
- Speaker #0
Au bien.
- Speaker #1
Ah ouais, trop bien. Bon alors après, au bout d'une semaine, soupe et sandwich. Oui, t'en avais marre. On était content d'aller à New York, le royaume de la bouffe après. Voilà, et au camping, c'est-à-dire que t'arrives au camping, il est 19h, tu sais plus trop quelle heure il est parce qu'il fait aussi jour qu'à midi. Et tu te couches à 21h parce que t'en as quand même plein les pattes et puis avec un petit enfant qui a besoin de dormir. Et là, ça a été masque sur les yeux, rideau, on avait rajouté des trucs. Il faut réussir à dormir dans la pénombre parce que la nuit noire, en fait, tu l'as de 2h à 4h du matin et encore, c'est pas de la nuit noire noire.
- Speaker #0
On m'avait donné un super tip pour ça, c'est le papier alu sur les vitres quand il fait chaud. En fait, tu as juste besoin de le mouiller un peu, tu mets sur les vitres, ça tient tout seul.
- Speaker #1
Je note, écoute, pour une prochaine fois, ça peut nous servir ici aussi.
- Speaker #0
La première fois que je l'ai entendu, on me l'a dit deux fois, toujours dans le nord, quand justement les endroits où il n'y a pas trop de nuit.
- Speaker #1
Ouais, ou les endroits au Canada, c'est ça, les volets n'existent pas parce que ça gèle. Donc, on a des rideaux occultants, mais ça reste quand même pas de la nuit noire. Mais pour les personnes qui sont sensibles, c'est un bon tips.
- Speaker #0
C'est facile, il faut juste le savoir parce qu'il faut trouver le papier à l'huile si tu l'as pas avec toi, mais voilà.
- Speaker #1
Ouais, ouais, tu le mets dans ta valise, ça prend pas beaucoup de place. Très bon tips. Écoute, nous, de toute façon, on était dehors en plein air à marcher toute la journée, donc on s'est endormis sans trop de soucis. Mais du coup, voilà, comme quand on part avec des enfants, on se couche à la même heure qu'eux et on est debout. debout à 7h, nous on n'a pas des gros dormeurs donc on arrive à se coller un peu à l'heure nuit à peu près. Et réveil du coup à chaque fois dans ces campings, au pied des sentiers de rando, au pied des cascades donc dans des paysages, tout la fenêtre et c'est ouah à chaque fois.
- Speaker #0
Là c'est comment, ce premier endroit ?
- Speaker #1
Ce premier endroit, c'était au pied d'une cascade. Les couleurs aussi, un autre truc qui nous a vraiment scotché, c'est les couleurs. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de... Le vert est vert fluo. En fait, les plantes sont un peu comme on voit au Canada. Il y a tellement de neige l'hiver et il y a tellement de géothermie et de réseaux d'eau souterrains que les plantes sont hyper bien irriguées. Donc, elles ont un vert ultra vif qui n'a rien à voir avec le vert foncé qu'on va avoir dans nos forêts en France. Il n'y a pas de forêt parce que l'hiver, il fait trop froid et il n'y a pas assez de lumière. Donc, les plantes ne se développent pas. C'est que des petits buissons ou des herbes. Donc, ça aussi, ça change quand même. Et les paysages sont hyper différents. C'est vraiment, tu as des paysages lunaires, tu as des paysages très verts, tu as des paysages de... plage, sur trois heures de route, tu ne vois pas pendant trois heures la même chose. Donc après Skogafoss, on a repris la voiture et on a roulé pas mal pour aller jusqu'à Vic, où là, je t'ai envoyé une photo qui est une de mes photos préférées qu'on a encadrée dans notre appart d'Arthur qui joue sur la plage, sur une plage de sable noir, donc c'est assez dingue, cette plage-là, et donc la fameuse piscine qui est restée vraiment marquée dans nos mémoires, et on a dormi ensuite au camping de Vic-la-Glacerne. petit village où il y a une école. On allait jouer au parc de l'école, se balader un peu par là. Et on n'a fait aucun repas dans les restos. C'était vraiment que de la bouffe de camping. À part à Reykjavik.
- Speaker #0
Oui, que vous aviez acheté avant de partir.
- Speaker #1
Qu'on avait acheté avant de partir et puis avec un petit peu de rasseur de frais dans les superettes. Et après, on a continué vers Skatafell. On s'est encore baladé pas mal. Il y a eu plusieurs nuits. Après, je n'ai pas noté toutes les randos parce qu'honnêtement, c'est imprononçable. et jusqu'à Jocularsson qui reste aussi un de nos plus beaux souvenirs où on est arrivé au pied des glaciers donc on a été marcher donc pour moi j'ai vraiment cette image de couleurs hyper fluo ces glaciers là de Jocularsson que tu vois fondre tu vois quand même pas mal l'impact du réchauffement climatique et du surtourisme tu vois les petits morceaux tu vois en fait la trace de là où était le glacier il y a quelques années il y a des panneaux explicatifs aussi donc c'est assez marquant puis tu vois la vitesse à laquelle ça va et ces glaciers qui sont bleu fluo donc tu passes de l'herbe vert fluo au sable et au... Et aux rochers qui vont être noirs, mais vraiment noirs ardoises, les glaciers qui sont bleus fluos, l'eau qui est aussi bleue hyper vide, donc c'est... Tout est assez intense. C'est vraiment très, très, très marquant. C'était une grosse claque. Vraiment, c'était quelque chose qu'on n'avait pas vu. Très souvent, quand tu pars en voyage, tu compares. Ah oui, ça ressemble un peu à ce qu'on avait vu là ou ce qu'on a vu dans les Pyrénées. L'Islande, c'est vraiment unique. Et tu as l'impression de revenir à la terre originelle, comme c'était à l'origine. Au moment du Big Bang, la force des éléments, tu sens vraiment cette force naturelle-là. C'est très, très, très prégnant.
- Speaker #0
Et ce petit garçon qui a vu tous ces paysages, il a quand même un peu marché. Il n'a pas été que dans le porte-bébé.
- Speaker #1
Non, non, c'est le bon marcheur de nos deux enfants et qui est fan d'histoire de vikings. Je crois qu'à l'époque, il jouait déjà au Playmobil, à faire des bagarres, à faire des chting-ching avec ses playmots et ses vikings. Donc, on a raconté des histoires, mais comme pas possible, mon conjoint est très, très fort pour ça. Et donc, on a réussi à le faire quand même pas mal marcher, à ramasser des bâtons, à tailler les bâtons, à chercher les dragons. C'était des histoires en marchant. Et sur les sentiers de rando, quand tu arrives à l'entrée d'un parc, il y a beaucoup de monde puisque tout le monde va au même endroit. Il y a une route principale, donc tout le monde va un peu au même endroit. Mais dès que tu as fait deux kilomètres, tu es tout seul au milieu de nulle part. Donc, il y a plein d'endroits où on est arrivé et où on s'est dit, oh là là, l'horreur, il y a plein de touristes. Alors encore, on est des touristes, nous aussi, je ne juge pas, mais on n'apprécie pas trop nous la foule. Et en fait, tu marches un quart d'heure et il n'y a plus personne. Tout le monde a fait sa photo et puis il est sorti. Ils sont repartis ou alors après, quand tu marches, tu prends de la distance. Et donc, on pouvait clairement chanter, parler, prendre notre temps sans être trop gêné par d'autres personnes autour. Donc, Arthur a hyper bien marché. Et on avait aussi un super porte-bébé que j'ai eu beaucoup de mal à vendre parce qu'il nous a fait faire le tour du monde avec nos enfants. C'est un porte-bébé ergonomique, un peu comme les Ergo Baby, Manduka et tout ça, mais pour enfants de plus de 10 kilos. Parce que nous, on a un petit garçon qui est assez costaud. Et du coup, on l'avait en porte-aubée dans le dos. Et quand tu t'en sers pas, tu le refermes et tu le mets dans ton sac à dos. Donc ça, c'était quand même vachement bien. C'est beaucoup plus confortable que les gros trucs avec armature. Donc oui, on l'a un peu porté. Il a pas le mal à marcher. Et puis la carotte aussi de la fin de la journée, on va aller se baigner, on va aller à la piscine ou on va même manger une glace.
- Speaker #0
À la glace.
- Speaker #1
On est très chantage.
- Speaker #0
Ah, c'est mal.
- Speaker #1
C'est très mal.
- Speaker #0
Qui ne l'a pas fait ?
- Speaker #1
Venant d'une enseignante, c'est terrible. Mais ça marche.
- Speaker #0
Ah bah oui, il faut ce qu'il faut. Pour marcher, il y a un moment...
- Speaker #1
Ce qui marche, marche. Mais même encore maintenant, tu vois, il va avoir 11 ans et on fait des randos de 15 kilomètres et ils suivent.
- Speaker #0
Et puis, c'est le plaisir d'être ensemble, de se raconter des histoires. Et quand tu es en rando avec tes enfants, tu ne peux rien faire d'autre que marcher ensemble. Tu n'es pas pris par un truc à faire. Et donc, il y a ce moment de cohésion et de partage qui est assez fort. Donc, je pense que ça les motive aussi. Et puis, bien sûr, des bons becs dans la poche ou des trucs, des amendes.
- Speaker #1
Tant qu'ils avancent.
- Speaker #0
C'est ça, tant qu'ils avancent. Et c'est là où on s'est dit, en fait, c'est possible. C'était vraiment notre premier gros voyage avec un jeune enfant dans un truc où nous, on n'avait pas de repère. Et il s'en fout. Et ce qui a beaucoup, beaucoup aidé, c'est d'être en van. Pour lui, il était dans la même maison toute la semaine. Il n'y a pas eu de changement de maison. Donc, il avait ses repères, il avait ses petits jouets, il avait ses affaires. On dormait au même endroit. On dormait dans le même lieu tous les soirs, même si on se déplaçait. Ce qui était beaucoup, beaucoup plus simple que de changer de maison à chaque fois.
- Speaker #1
C'était la première fois pour vous aussi. Donc, ça a été validé. Vous en avez refait après ?
- Speaker #0
Écoute, du van, on n'en a pas refait. On a refait pas mal de camping. Là, cet été, on a fait un gros trip de trois semaines au Québec et à l'est de ce qu'on appelle les Maritimes, en camping, tente vraiment simple. Et pareil, on a ressenti la même chose pour les enfants. C'était simple parce que bon, OK, on démontait, on remontait la tente tous les deux jours, mais c'était leur même tente, c'était leur même petite maison à chaque fois. Beaucoup moins perturbant que de changer de maison.
- Speaker #1
Si on revient sur les différents lieux, tu disais que vous avez trouvé des piscines tous les deux jours à peu près pour faire votre petit trip ?
- Speaker #0
Oui. On a trouvé des piscines à peu près tous les deux jours. Donc, il y avait des bains qui étaient un peu gratuits, tu vois, des sources d'eau chaude au cours des randos. Donc, on avait toujours nos maillots de bain et les serviettes microfibres dans le sac. En voyage, on a toujours ça dans le sac parce que tu dis toujours, il y a un moment où l'enfant craque, où tu as besoin d'un endroit où tu peux te baigner. Ça, c'est vraiment notre clé. On a toujours nos maillots et des microfibres dans notre sac à dos. Ça sert toujours, ça ne prend pas de place. Donc là, c'est ce qu'on a fait. Et dès qu'on voyait un endroit où se baigner, hop, on se changeait sous la serviette et on allait, j'allais dire, se rafraîchir, non, se réchauffer. dans les bains chauds. Et après, j'en ai noté quelques-uns qu'on a vraiment adoré où là, c'était payant, qui sont moins connus que le Blue Lagoon qui est vers Reykjavik, qui est vraiment un parc d'attractions. Je crois que c'est Blue Lagoon, le nom, vraiment le gros, gros truc où tout le monde va. Nous, on a été au Secret Lagoon qui était sur notre route là au sud. Secret Lagoon, c'est des bains naturels pour le coup et il y avait beaucoup moins de monde et t'as les bains et à côté, t'as une production de bananes parce que les Islandais font pousser des bananes par la géothermie. En fait, ils font des serres. qui sont alimentés par la chaleur de la terre et pas par le soleil. Et ils sont producteurs de bananes. Et là, il y avait ces bains naturels et à côté, les cerfs avec les bananes dedans. C'était assez dingue.
- Speaker #1
Improbable.
- Speaker #0
Donc voilà, Secret Lagoon, on a beaucoup aimé. Touristique, mais moins gros parc d'attractions. Et on a aussi été à Lockhart Van Fontana. C'est une piscine genre spa. Donc, tu as un lac très frais. Et ce spa qui est là, mais qui était ouvert aux enfants, où il y avait même des petits bassins d'eau chaude, genre pâte aux joies avec de l'eau très chaude et des jouets pour les enfants. Et on a passé, je crois, quasiment toute la journée là-bas, où nous, on a alterné. Il y en avait un qui restait avec lui, l'autre qui allait au hamam, et puis un hame-sona, à différentes températures. Il y avait même un mini toboggan et des jeux pour les enfants dans un spa. Donc ça, c'était vraiment top, un resto sur place. Donc ça, c'était vraiment, vraiment super. Il y avait pas mal de locaux qu'elle est là. C'était dans un petit bled, pareil, on l'avait trouvé par les réseaux ou par un blog. Donc ça nous a permis de faire une petite pause. Et puis nous, on avait l'impression d'être dans un truc pour adultes, mais avec notre petit qui suivait.
- Speaker #1
et tu disais que t'étais bien contente d'avoir fait fait le plein de bouffe et que potentiellement c'est... T'as dit sans dire que vous avez eu un problème par rapport à ça ?
- Speaker #0
On n'a pas eu vraiment de problème. Nous, la bouffe, on est très français. La bouffe, c'est très important. On aime bien choisir nos destinations de voyage aussi parce qu'on va bien manger. Ça fait partie de l'imprégnation culturelle. On savait qu'en Islande, ça ne serait pas le cas. Les spécialités, je crois que c'est la pence de mouton, le macareux, des trucs qui ne sont pas très... Les ragouts, il n'y a pas de légumes. Tu vois, ce n'est pas très, très appétissant. C'est extrêmement cher. Donc, c'était il y a huit ans. Et je me souviens d'un soir où Arthur s'était endormi dans la poussette. Et nous, on avait pris des fish and chips sur un food truck sur le port de Reykjavik. Donc, tu vois, le truc basique. On avait payé 80 euros à deux. Et c'était il y a huit ans. Donc, je n'imagine même pas ce que c'est maintenant. Restos genre burgers vraiment simples à trois, on en avait eu pour 100 balles. Donc, c'est vraiment un gros, gros budget pour des choses qui ne sont pas terribles non plus.
- Speaker #1
Le fish and chips, c'est un peu la base. Donc, si tu ne peux même pas manger ça... C'est ça. Là où vous n'étiez même pas dans un restaurant étoilé.
- Speaker #0
C'était sur le port, tu vois. Vraiment un food truck. Donc, ouais, ouais, grosse claque. Et du coup, ça, on l'avait un peu anticipé. Donc, j'avais emmené, moi, des soupes. Alors, ce n'était pas des soupes lyophilisées. C'était des soupes liquides, mais en sachets. Les sachets biogues, tu sais, de céréales, raviolis et tout ça. Tout un peu sous vide. On avait amené tout ça. On avait amené des pots de pâté, des conserves de sardines. Pas de frais, mais un peu tout ce qu'on pouvait. Du riz pour se faire à manger. et sur... place, on a acheté du pain, on a acheté du fromage, on a acheté des bananes, des pommes, des chips. Et malgré ça, on avait acheté des bières au Dutifry en arrivant. Alors quand t'arrives à l'aéroport de Reykjavik, tu vois beaucoup de touristes qui ont l'info et qui au Dutifry achètent des bières, du chocolat et tout ça. Mais on avait acheté 6 bières, je crois, pour 30 euros, un truc comme ça. Donc on buvait une bière à deux le soir. Voilà, la bouffe, c'est pas le côté fun. Et donc on a mangé des glaces et puis un petit peu quand on... On a un peu complété, mais c'était vraiment payer beaucoup, beaucoup pour des trucs qui ne sont pas géniaux. Oui,
- Speaker #1
en plus, oui.
- Speaker #0
Au bout d'une semaine, c'est quand même un peu dur, dur. Quand on fait du camping, là, ici, on sait que oui, on se fait des repas de camping. Mais de temps en temps, on peut se faire plaisir et manger un truc un peu plus sympa. Des guédillots au mar, par exemple, quand tu vas en Gaspésie. Voilà, en Islande, ce n'était pas le cas. Donc, c'est vrai que les vacances, c'est aussi pour se faire plaisir là-dessus. Et en Islande, ce n'était pas d'actualité. Donc, il y a d'autres choses, mais ce n'était pas le mieux.
- Speaker #1
Tu te nourris de nature, de couleurs fluorescentes et de glaciers, mais pas de pence de mouton.
- Speaker #0
Chacun ses goûts, mais ça a peut-être évolué aussi. Je suis sûre qu'on peut trouver. Donc, je ne sais pas, ceux qui sont partis et qui ont fait hôtel-resto, j'imagine que c'est aussi un peu compliqué au niveau gustatif et financier. C'est à avoir en tête.
- Speaker #1
Ça a été quoi votre coup de cœur sur ce voyage-là ? Qu'est-ce que vous avez préféré ?
- Speaker #0
Ce qu'on a... adoré. J'ai noté la rando, une des dernières qu'on a fait. Écoute, on roulait, je crois qu'on a roulé pas mal pendant les siestes, donc tu vois, en début d'après-midi, pour qu'Arthur puisse dormir et faire passer la route un peu plus facilement. À un moment, on arrive à un camping, il était 16h, le camping n'était pas génial. Ça faisait vraiment camping, camping. Il y avait deux jeux et puis on s'est dit, bon allez, on se fait une dernière rando. Il y en avait une qu'on avait notée, mais bon, il était quand même 16h un peu tard. On s'est dit, ben c'est pas grave, on s'emmène à un pique-nique pour le soir et on est partis en rando. Donc le temps qu'on s'est ici, il était 17h. C'était à Reykjadalur. Donc, c'était une rando un peu en montagne. Et il fallait marcher, je crois que c'était 7 kilomètres, avant d'arriver dans une rivière de source d'eau chaude. Je crois que je t'ai envoyé une photo aussi. Et donc, tu marches, tu marches, tu marches, tu montes. Et on est arrivé dans la rivière. Il devait être 20h, 20h30. Il faisait encore jour. Et là, donc, on a pris un bain, le bain du soir. Et on est revenu au camping. Il était 22h, plein jour. Et là, tu te dis, mais c'était quand même assez dingue. On a pris une glace en revenant complètement déconnecté. On était sur une autre planète avec des paysages qui étaient dingues. Comme c'était le soir, il n'y avait pas grand monde. d'équipe. quasiment seul. Il y avait une odeur de soufre, je me souviens, qui était vraiment intense, parce qu'il y avait ces cours d'eau, donc soufrés, chauds. Il y avait des endroits où on ne pouvait pas se baigner tellement c'était chaud. C'était vraiment improbable. On a fini, c'était notre dernière balade avant de revenir à Reykjavik et reprendre l'avion après. On avait vraiment beaucoup, beaucoup aimé. Le glacier aussi était vraiment marquant, et le petit village de Vik dont j'ai parlé tout à l'heure aussi, qui était très bien. Et on est repartis en se disant « Ah, on reviendrait bien pour aller dans les fjords du Nord » . Donc ça, c'est toujours sur notre liste. On a failli le faire en home exchange il y a quelques années, de revoir un peu ça. Et ce qu'on a beaucoup moins aimé, alors peut-être aussi parce qu'on l'a fait à la fin, on y serait allé au début, on aurait peut-être plus apprécié, c'est tout le cercle d'or, donc Geysir et tout ça, où il y a beaucoup de gens qui vont en Islande juste pour deux jours, pour des longs week-ends. Et c'était vraiment du tourisme de masse, avec des gros bus, le guide avec son petit drapeau, ce que nous, on n'aime pas trop, énormément de monde, grosse infrastructure touristique. Et on l'a fait à la fin de notre road trip. Après avoir vu des choses qui étaient beaucoup plus sauvages, où on était tous seuls, du coup, on a beaucoup moins apprécié et on est passé assez rapidement. On y serait allé dès le début, je pense que ça nous aurait beaucoup plus impressionné que sur la fin.
- Speaker #1
Vous ne l'aviez pas mis au début pour une raison spécifique ou parce que votre itinéraire, c'était mieux comme ça ?
- Speaker #0
On avait tout de suite envie de partir à l'aventure et sortir de la ville. Et on s'était dit, bon, on garde ça pour la fin parce que c'est plus proche de Reykjavik. C'était par rapport aux distances de route aussi, on n'essayait pas de faire plus de trois heures par jour. À revoir, on aurait dû peut-être... Plutôt il y a le avant, parce que Gézir, c'est quand même avoir ce parc où il y a des geysers en quantité.
- Speaker #1
Tu es passée super vite dessus, du coup je suis un peu perdue. Il y a quoi ? Donc il y a des geysers, tu viens de le dire.
- Speaker #0
Donc ta Gézir, c'est une ville qui... Gézir veut dire geyser, où il y a je crois une vingtaine de geysers au même endroit. Donc c'est assez impressionnant. Mais sauf que tout est balisé, tu vois, tu es sur un sentier qui est balisé, tu payes ton entrée, il y a plein de monde qui fait la même photo en même temps. C'est normal, c'est impressionnant. Alors que sur les randos qu'on avait, on a vu des geysers, je vais pas vous dire naturels, ils sont naturels aussi, mais beaucoup plus sauvages et moins... Ou c'est moins organisé autour, donc ça a plus de charme. Après, t'as les cascades aussi à voir. Il y a trois villes comme ça qui sont à voir. Il y a une petite vallée, mais voilà, où tout le monde arrive en bus. Et en fait, tu suis un peu comme un pèlerinage. Là, chacun marche les uns derrière les autres. Donc, ça perd un petit peu de son charme à notre goût.
- Speaker #1
Vous l'avez fait quand même ? On l'a fait quand même. Vous avez vu que c'est...
- Speaker #0
OK. Non, non, on l'a fait quand même. On l'a fait quand même parce que les sites restent magnifiques et très beaux. mais en comparaison de ce qu'on avait vu avant, ça nous a beaucoup moins charmés. Après, si tu n'as que trois jours à aller en Islande et que tu ne peux pas faire dix heures de route, ça reste quand même assez bluffant parce que c'est très différent de ce qu'on a l'occasion de voir.
- Speaker #1
Et ça, c'est quelque chose que tu payes sur place ou que tu peux réserver en avance ?
- Speaker #0
Que tu payes sur place, oui. Tu payes l'accès, alors il n'y a pas un accès à payer pour tout, mais oui, tu peux faire ça directement sur place ou après, tu peux juste aller à Reykjavik et prendre un tour, réserver un tour pour la journée, pour voir les trois sites. Un peu au pas de course, mais ça peut se faire. notamment l'hiver alors pareil l'hiver aller voir les aurores boréales en Islande ça doit être magique et ce petit tour est à une heure de Reykjavik donc ça permet de voir quand même un petit peu des choses pendant les deux heures de jour qu'ils ont pour le coup t'es pas obligé d'être avec un guide tu peux faire le parcours c'est juste que c'est très balisé voilà c'est ça non t'es pas du tout obligé d'être avec un guide les informations de toute manière seront pas historiques mais plutôt géologiques c'est vraiment une balade une balade dans la nature bon bah on va passer au guide pratique bah oui volontiers combien d'heures d'avion quel décalage ? De Paris, je crois que c'est 3h en vol direct. Paris-Reikavik. Nous, on avait fait Marseille-Amsterdam, Amsterdam-Reikavik. Donc, c'était 2h plus 3h30. Pour les Parisiens, je pense que pour un grand week-end, ça pourrait être pas mal. Plus loin, ça fait quand même un peu plus. Et décalage horaire, c'est 1h en hiver et 2h en été.
- Speaker #1
Ok. Des formalités particulières ?
- Speaker #0
Pas du tout. L'Islande est dans l'espace Schengen. Donc, passeport ou carte d'identité valide, ça fonctionne.
- Speaker #1
Des vaccins, des trucs à prévoir pour la santé ?
- Speaker #0
Rien du tout. Puis comme tu ne manges pas grand-chose, il n'y a pas de touriste. Il n'y a pas de risque. Oui, bien après, bien secourir nous, on avait eu de la chance. Le loueur, là, chez Coucou Camper, nous avait dit qu'on avait eu la seule semaine d'été de l'année.
- Speaker #1
À 10.
- Speaker #0
À 10, voilà. Donc, il faisait entre 5 et 20 degrés. C'est-à-dire qu'on partait avec... Moi, j'avais des leggings thermiques et puis polaires et cahoués parce qu'il pleut quand même un petit peu. Mais on avait eu du bol et on n'a pas eu trop de pluie. Et puis... Tu fais l'oignon, tu te découvres au fur et à mesure de la journée. Et il avait fait jusqu'à 20 degrés. Il y a des moments où on était en t-shirt quand même.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il ne faut surtout pas oublier quand on va en Islande ?
- Speaker #0
Des bonnes chaussures de marche, un bon cahoué, une polaire. De quoi se couvrir et un petit peu pour les quatre saisons. Il peut pouvoir, parce que l'Islande, c'est la vie dehors. Quand même, l'idée, c'est d'être dans la nature. Donc, pouvoir être équipé pour se balader, qu'il pleuve ou qu'il vente. Il y a pas mal de vent, donc écharpe aussi. Porte-bébé confortable pour les enfants. et puis de la bouffe dans la valise en soute et les maillots de bain toujours dans le sac.
- Speaker #1
Il fait 10 degrés, mais on se baigne... Bah ouais,
- Speaker #0
l'eau est à 30-35.
- Speaker #1
Ça doit être bien ça.
- Speaker #0
Ouais, non, c'est vachement bien.
- Speaker #1
Au contraire, qu'est-ce qui n'est vraiment pas nécessaire ?
- Speaker #0
Des tongs et des shorts ? Non, je ne sais pas. Non, rien de particulier. Ce n'est pas la peine de trop s'encombrer. Tu es en vêtements de rando, tu ne vas pas faire un défilé de mode. C'est vraiment le... C'est comme quand tu pars en vacances à la montagne et que tu vas te balader. C'est vraiment la même idée. Ne pas oublier de remplir son porte-monnaie.
- Speaker #1
L'activité à faire absolument avec les enfants ?
- Speaker #0
Les piscines !
- Speaker #1
Mais oui !
- Speaker #0
Bah oui ! Les piscines, les bains, voilà. Ah oui, ne pas oublier, si tu as des enfants, d'emmener des brassards. Ils n'en prêtent pas forcément. Et voilà, ça peut être pratique. La piscine où il y avait les jeux dont j'ai parlé tout à l'heure, oui, il y en avait. Mais après, quand tu vas dans les petites bains, dans les petites rivières, il n'y a pas de brassards, il n'y a pas de bouée. Donc une paire de brassards dans le sac, ça aide. Et puis ça permet à l'enfant de pouvoir barboter tranquille.
- Speaker #1
Enfin moi, je retiens quand même cette histoire de piscine. C'est un vrai truc. Tu ne vis pas le même voyage ?
- Speaker #0
Pas du tout. Et nous, c'est vraiment un truc. Tu vois, on est même parti en Suède, au Danemark. On est toujours à Berlin. On est parti à Berlin en novembre, il y a quelques années. On emmène toujours nos maillots de bain. Mais un jour où il flotte, où il fait un temps pourri, tu ne sais pas quoi faire, tu as déjà fait le tour des musées, tu vas à la piscine municipale. Et dans la plupart des pays, tu as toujours une piscine, un endroit où te baigner. Un maillot, ça ne prend rien du tout et ça peut te sauver une journée. Et les enfants sont toujours contents.
- Speaker #1
Tu l'as dit, est-ce qu'il y a eu des loupés, des endroits ou des activités que vous avez moins aimées ?
- Speaker #0
Le cercle d'or, la faim. et après aussi à la réflexion, tu vois, sur la location de notre van, on a pris un truc très grand pour que ce soit confortable. On aurait pu prendre un truc un peu plus petit, mais 4x4. Parce qu'en Islande, donc, tu as une route qui fait tout le tour de l'île que tu peux prendre toute l'année, 365 jours par an, qui est bien aménagée. Mais dès que tu veux sortir un peu de cette route-là... t'es vite dans la caillasse ça peut même être encore gelé en été et sans 4x4 il y a un moment on a voulu essayer de faire un peu les rebelles sortir de la route principale et aller voir plus loin et on a senti qu'on passerait pas avec notre van classique on aurait pu faire plus de choses et aller plus à l'intérieur des terres avec un 4x4 donc à y retourner on aurait pris un véhicule qui permettait d'aller un peu plus partout donc c'est pas raté mais c'est à refaire on aurait plus fait comme ça Côté sécurité un sujet ? Tranquille aucun problème Merci. aucun problème de sécurité a priori à Reykjavik les gens picolent pas mal il y a toute des pressions importantes surtout l'hiver parce qu'ils ont le manque de lumière donc je crois qu'en fin de soirée tu peux croiser des mecs bourrés nous on vient de Marseille ça va ça va attention aux routes de pas se lancer sur des routes si on n'a pas un 4x4 et une voiture qui permet pas d'aller partout pas se retrouver coincée parce que tu n'as pas forcément de réseau. Un boîtier Wi-Fi, je crois que c'est pas mal aussi. Il me semble qu'on en avait loué un pour pouvoir avoir du réseau un peu partout, le GPS. Et on ne peut pas faire de camping sauvage. C'est très, très encadré. Tu ne peux pas t'arrêter sur le bord de la route pour dormir. Les champs appartiennent toujours à quelqu'un. Et comme il y a quand même beaucoup de tourisme et beaucoup de campeurs, attention, tu peux te faire arrêter ou tout le monde te déplacer dans la nuit. Donc, pas grand-chose.
- Speaker #1
D'habitude, je demande l'hébergement préféré. Mais là, je vais plus te demander comment vous avez trouvé ce van ? Est-ce que vous aviez fait des grosses recherches ou ça s'est imposé assez vite ?
- Speaker #0
Écoute, on avait cherché, il n'y avait pas énormément de loueurs. Celui-là, on l'avait vu. Je me demande même s'il n'était pas sur le blog d'Eleonore Bridge qui était parti là-bas. Je crois que c'était elle, j'ai un doute. On était tombé sur celui-là et c'était au niveau tarif et avis, c'était celui qui correspondait le mieux. Il y en a plusieurs. Après, dans le voyage qu'on avait planifié, mais qu'on n'a pas fait pour des questions financières, on avait trouvé une maison sur Home Exchange au bord d'un fjord dans le nord. Donc, je pense que ça peut être pas mal aussi, mais peut-être pas pour un premier voyage. Pour un premier voyage, il faut vraiment faire quelque chose d'itinérant pour voir des paysages différents. Pour y retourner, on se verrait bien se poser dans une belle maison avec une cheminée au bord d'un fjord et puis se balader la journée dans un coin plus restreint.
- Speaker #1
Bon, les spécialités culinaires, c'est pareil, on en a parlé.
- Speaker #0
Ouais. pense de phoques, macareux, baleines. Nous, on n'est pas très viandard. Ces animaux-là, je n'ai pas envie de les manger. Chacun ses goûts, ragout, crème glacée, il y en a pas mal. Et tu vois, même quand il ne fait pas très chaud, après une bonne rando, ça fait du bien. Pas ouf, tu ne pars pas là-bas pour bien manger.
- Speaker #1
Non, c'est ça. Et puis, ça coûte un rein.
- Speaker #0
Et ça coûte un rein, exactement.
- Speaker #1
Côté budget, on s'attend à quoi ?
- Speaker #0
On s'attend à beaucoup. On s'attend à beaucoup. Les activités, la rando, ça ne coûte rien. Les parcs sont accessibles. Donc, Cercle d'Or, il y a quelques trucs qui sont payants, mais ça reste raisonnable. Après, toutes les balades qu'on a faites, tu n'as pas à payer de droits d'accès. Ce n'est pas comme le Canada où tu payes l'entrée des parcs. Donc, c'est quand même gratuit. Donc, si tu as bien géré ta bouffe, si tu fais tes courses au supermarché, que tu as emmené quelques trucs, le budget quotidien, il n'est pas énorme. La location du van, oui, c'est quand même un budget. Ce n'est pas un voyage pas très cher. Quand on est revenu de celui-là, on s'est dit la prochaine fois, on part en Asie pour bien manger et ne payer pas grand-chose.
- Speaker #1
Le billet d'avion, il est un peu plus cher pour la vie.
- Speaker #0
Il est bien, voilà, il est un peu plus cher. Ça reste un très, très beau voyage, mais il faut savoir que le budget est important.
- Speaker #1
On quitte l'Islande, je fais appel à ta mémoire de voyageuse. Est-ce que tu aurais une anecdote, un truc qui t'est arrivé lors d'un de tes voyages et dont tu te serais ? Bien passé.
- Speaker #0
Écoute, je crois que j'en ai pour chaque voyage. Où on a le sucre de se retrouver à chaque fois dans un coin. Alors, on le fait moins depuis qu'on a des enfants. On venait quand même plus vigilants. Mais nous, on aime beaucoup marcher. Et surtout en ville. Donc, on va marcher, errer. On a repéré, tu vois, par exemple, un graphe sur une rue dans un quartier. Et se retrouver dans des coins, on se dit, mais qu'est-ce qui va nous arriver si on s'en sort de là ? Voilà, toujours un petit peu limite-limite. mais j'ai une autre anecdote qui nous est arrivée il y a 4 jours parce que donc là on est parti fêter Noël au Mexique on a embarqué donc les grands-parents donc mes beaux-parents ma belle-sœur mon beau-frère ma mère on s'est tous retrouvés au Mexique pour fêter Noël une semaine sympa ouais c'était très sympa c'était génial donc au Yucatan qui est une région qu'on commence à bien connaître on a passé une super semaine et on avait loué un minibus parce qu'on était 11 et grosse galère qui nous est arrivée donc c'était samedi là C'est vraiment il y a quelques jours, au moment de repartir pour rentrer, donc mes beaux-parents reprendre leur avion pour Bordeaux, nous avec ma maman reprendre le vol pour Montréal, on a crevé sur l'autoroute, donc sur la route de l'aéroport. On s'arrête sur le bord de l'autoroute. Heureusement, il y avait un chauffeur routier juste à côté, un camion arrêté qui est venu nous aider. On fait sortir tous les enfants, donc quatre enfants de moins de dix ans. On se met sur le bord de l'autoroute au Mexique. Le routier qui nous aide, là on sort la route secours. La route secours avec une grosse hernie. Le routier nous dit, oulala, vous n'allez pas pouvoir rouler avec ça. on l'a mis, on n'avait pas le choix. J'essaye de joindre l'assistance du loueur de voiture. On me dit qu'ils ne sont pas disponibles. Ils raccrochent. J'arrive à avoir un numéro WhatsApp. Je commence à enchaîner. Heureusement que je parle anglais, tu vois. D'enchaîner la discussion avec un robot sur WhatsApp. Bref, on met la roue de secours. On repart. Il nous restait 30 minutes. Et là, on démarre. Et deux minutes après, on entend une énorme explosion. La roue de secours a explosé. Rebelote, mon beau-frère qui conduisait, a réussi à nous garer sur le bord de l'autoroute. Là, on fait sortir tous les enfants. On se planque. Heureusement, il n'y avait pas grand monde. heureusement on avait un endroit pour se mettre en sécurité je continue à harceler le service d'assistance mon beau-père a épé le max d'assurance, personne répond ils me disent oui on est en train de enregistrer votre dossier ça peut prendre jusqu'à une heure il y avait le vol pour Bordeaux qui était une heure après on était juste pour aller à l'aéroport, on n'avait plus de route secours on était au milieu de nulle part, au milieu du Mexique on parle pas un mot d'espagnol bref,
- Speaker #1
voilà la galère,
- Speaker #0
et là on voit un monsieur qui sort de l'autre côté de l'autoroute qui traverse l'autoroute à pied et qui vient nous voir un villageois d'à côté, donc il voit l'état de la voiture qui en plus ne démarrait plus, la roue complètement explosée. Là, il prend le téléphone de mon mari, il essaye d'appeler les secours, il nous dit « ne bougez pas » . Donc, heureusement qu'on avait des téléphones qui fonctionnaient, qu'on avait de la batterie, qu'on avait Google Trad. Et là, il nous explique qu'il va nous trouver un taxi, qu'il ne faut pas qu'on bouge de là. Donc, on était avec nos gamins, la nuit commençait à tomber, on voit que l'avion s'était fichu, donc le stress, pas possible, on n'avait plus d'eau, on n'avait plus rien à manger, vraiment la grosse galère. Et donc ce monsieur, on l'attend. Moi, je continue. Je commence à insulter en anglais l'assistance qui me dit oui, oui. Mais là, vous êtes en dehors de Cancún. Donc, on a jusqu'à trois heures pour venir vous aider. Je lui envoie des photos des enfants sur le bord de l'autoroute. Rien à faire. Et là, le monsieur revient. Il nous dit j'ai trouvé un taxi. C'est dans le village à côté. Et donc là, on a traversé l'autoroute au Mexique avec les enfants, les grands-parents, les valises. Heureusement, il n'y avait pas grand monde. On a traversé l'autoroute pour attendre le taxi. qu'on a payé deux fois le prix qu'il fallait. Donc un monsieur est venu nous chercher. On lui a dit, on a un avion là, dans 45 minutes. Il a roulé, je ne voulais même pas regarder le compteur. Donc on était tous entassés dans la voiture parce que le taxi est venu avec sa femme et ses trois enfants. Mais bien sûr ! On était 15 dans cette voiture. Et donc il a roulé comme un dingue. On a voulu donner de l'argent au monsieur qui nous a aidés aux villageois. Il a refusé, bien sûr. C'était vraiment pour rendre service. Donc on a eu beaucoup de chance de ces deux personnes qu'on a croisées. On a abandonné le van sur le bord de l'autoroute parce que l'assistance ne répondait pas. en leur disant bah c'est pas Fuck ! Donc mon fils s'est fait plaisir à insulter dans tous les sens. Je lui ai dit là tu peux après on arrête. Et donc on est reparti direction Cancun. Mes beaux-parents ont raté leur vol pour Bordeaux et on est arrivé, on était dans un état de stress pas possible et l'agent de Air France qui était là, alors leur vol avait été annulé, décalé il y a eu déjà pas mal de soucis sur leur vol. Il nous a dit non mais là je vois dans quel état vous êtes. Nous on a échangé votre voyage plusieurs fois. Écoutez il n'y a pas de problème, on vous met sur le vol de demain gratuitement. Donc Air France a mis six personnes gratuitement sur le vol du lendemain. Ils leur ont payé l'hôtel, le dîner et le transfert pour l'hôtel. Donc voilà, big up à Air France, parce que même si en effet ils avaient fait un changement d'horaire sur le vol, ils ont quand même raté leur avion et ils les ont remis gratuitement. Donc on s'en est très bien sortis, mais je t'avoue que c'était un gros, gros stress. On a eu beaucoup de chance là-dessus parce qu'on aurait pu avoir un accident, un truc. Donc je ne ferai pas de dénonciation de la société de location de voiture, on n'a pas le droit. C'est une société qui porte le nom d'un continent sur lequel nous vivons. mais toujours vérifier sa route secours avant c'était je pense que c'est la plus grosse galère qu'on ait eu qu'on ait eu en voyage elle est pas mal elle est quand même pas mal ouais ouais donc on a fini notre voyage là-dessus c'était un peu dur dur mais bon par an on passait une nuit de plus un jour de plus à Cancun dans un hôtel payé par Air France alors ça franchement ça te réconcilie avec
- Speaker #1
le reste mais enfin ça change pas le reste mais c'était ils étaient pas obligés
- Speaker #0
Ils n'étaient pas obligés. Ils n'étaient pas obligés. Ils auraient pu déjà les mettre sur le voile du lendemain, mais pas prendre les trucs en charge. Et voilà, tu te dis finalement, dans les voyages, moi, ce que je retiens, j'avais entendu ça, je crois, d'un... de Charles Pépin, un philosophe qui avait enregistré un podcast sur le voyage. Ce qu'on retient des voyages, ce sont les expériences humaines plus que les sites qu'on a visités. Et tu vois, là, je pense, c'était une galère, mais je me revois à Bali, j'ai encore le visage des guides qui nous avaient accompagnés. Les rencontres humaines, c'était ça. Donc là, sur le Mexique, tu vois, c'est deux messieurs qui sont venus nous aider sur le bord de l'autoroute. L'agent de l'aéroport de Cher France, c'est vraiment des trucs assez forts aussi. Le guide qu'on a pris pour Chichanitza, qui nous a fait une visite en français, qui était fabuleuse, qui s'est adaptée aux enfants. Voilà, vraiment, l'humain, c'est ce qui est au cœur. au cœur des voyages, oui.
- Speaker #1
Votre prochaine destination en famille ?
- Speaker #0
On est déjà dans une destination puisqu'on s'est installé à Montréal. On est expat, on n'a pas prévu, on n'est pas immigré, on n'a pas prévu de rester là définitivement. On est justement en grande discussion de qu'est-ce qu'on fait, est-ce qu'on reste, est-ce qu'on ne reste pas. On a peu de vacances, donc on n'a qu'une semaine en mars. Et puis après l'été, je vais probablement aller à New York avec mes enfants. Bon, aujourd'hui, on n'a pas de vacances. Donc, passer une petite semaine à New York chez ma famille, toute seule avec mes enfants. Donc ça, c'est probablement en mars. On va continuer à explorer le Québec aussi, les week-ends et tout ça. Et puis là, on a un peu un projet de grand voyage en Amérique du Sud l'été prochain.
- Speaker #1
Grand voyage, ça veut dire deux mois ?
- Speaker #0
On ne sait pas encore. On aimerait faire plus que deux mois. Work in progress, à voir.
- Speaker #1
Quelle destination aimerais-tu découvrir sur le podcast ?
- Speaker #0
Écoute, j'aimerais beaucoup, alors c'est sur notre liste justement, si on arrive à partir en Amérique du Sud, la Bolivie et le Brésil.
- Speaker #1
Alors, la Bolivie, Mais si, je l'ai. Oui, oui, je l'ai. Et dans les tours du monde aussi. Et le Brésil, j'en ai enregistré un il y a... pas longtemps, mais il y a tellement d'endroits au Brésil que je pense qu'un autre appel à conversation ne sera pas de trop.
- Speaker #0
Eh bien, écoute, on y va et on te raconte après.
- Speaker #1
Mais oui, faisons ça ! Pour finir, ma petite question signature du podcast, pourquoi tu aimes voyager en famille ?
- Speaker #0
Pour partager des souvenirs, pour créer des expériences, avoir des souvenirs ensemble. Quand on est à la maison, on est dans le quotidien, et quand on part, on lâche tout ce qu'on fait, que ce soit loin ou pas loin, et vraiment renforcer les liens, c'est vraiment ça.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu dirais aux parents qui pensent que ça ne sert à rien parce que quand ils sont petits, ils ne vont pas s'en souvenir ?
- Speaker #0
Alors, je ne dis plus rien parce qu'on ne peut pas faire changer les gens d'avis.
- Speaker #1
Non, ça, c'est vrai, mais dans l'absolu.
- Speaker #0
Donc oui, bien sûr, ils ne s'en souviendront pas. Mais par contre, le lien que tu as créé, la curiosité que tu as développée, les capacités d'adaptation sont absolument énormes. Donc le souvenir, ce n'est pas tout ce qui compte. Ce n'est pas la liste de choses. Et toi,
- Speaker #1
tu t'en souviens ?
- Speaker #0
Moi, je m'en souviens. Et je pense qu'on crée quelque chose. On le voit avec nos enfants. Ils ont une capacité d'adaptation qui est dingue. Et je pense que c'est dans le fait d'être parti un peu partout.
- Speaker #1
Dernière question. Si nos auditeurs te cherchent, où peuvent-ils te trouver ?
- Speaker #0
Alors, physiquement, ils peuvent très souvent me trouver à l'école, beaucoup. Sinon, dans les musées et me balader dans la rue, c'est ce que je préfère faire. Et sinon, sur Instagram, sur mon compte, il y a des fois.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Élodie, pour ce chouette carnet de voyage en Islande.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Et voilà, merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, pensez à le partager aux parents qui cherchent de nouvelles destinations testées et approuvées, et aussi à ceux qui pensent encore que voyager en famille, c'est un parcours du combattant. Alors en fait, parfois ça l'est, mais pas plus que sans les enfants, et surtout c'est tellement plus chouette avec eux. Pour ne manquer aucun épisode, abonnez-vous sur la plateforme que vous utilisez en ce moment. Ce serait vraiment dommage de louper les prochaines destinations. Comme d'habitude, toutes les infos de l'épisode sont sur le blog famille-voyage-avec-un-s.com et si vous avez envie de papoter, de poser une question, de proposer une destination ou un invité, retrouvez-moi sur Instagram, à Famille et Voyage, toujours avec un S. A très vite pour le prochain épisode. D'ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille.