- Speaker #0
Après, on va à mon endroit de rêve, on va au Palawan Camping. C'est complexe de s'y rendre. C'est sûr que c'est assez annoté. Donc, le transport normal serait de partir de Mani, qui est la ville principale, par exemple, de prendre un vol interne à Puerto Princesa. Puerto Princesa, c'est un aéroport qui est sur l'île, qui est sur l'île de Palawan. Puis de Puerto Princesa, on doit prendre un taxi, une van ou un autre moyen de transport adapté puis organisé de trois heures pour se rendre à Port Barton. Port Barton est un port sur l'autre côté de l'île. Là, on doit prendre un bateau. En fait, c'est le bateau de Paderborn Camping, de l'hébergement, qui vient nous chercher. C'est 45 minutes de bateau pour se rendre sur notre île déserte. Donc, c'est peut-être pas accessible à tout le monde comme ça, sur un coup de tête, mais planifié, comme nous, là, on partait de Bolle, on était à Banglao. Donc, on a pris un taxi le matin. C'était une très grosse journée de transport. On a pris un taxi le matin, 45 minutes, se rendre au port de l'île de Bolle pour prendre un ferry de deux heures pour retourner sur Cebu. On arrive au port de Cebu, il faut se rendre à l'aéroport de Cebu. Donc, un autre taxi. 45 minutes. On arrive à l'aéroport, on prend un vol interne, une heure. On arrive à Puerto Princesa. Il est rendu tard, on est dans l'après-midi. Même si je fais trois heures de transport là, le bateau, on va arriver à 8 heures le soir, il n'y a plus de bateau, donc on fait un dodo à Puerto Princesa. Et le lendemain matin, on prend une van, un transport organisé en van de trois heures pour se rendre à Puerto Princesa. Et là, le bateau vient nous chercher. Donc, on est arrivé à midi. Si on calcule tout le voyagement, on est parti la veille au matin, vers 8-9 heures. Faire notre trajet, se rendre à Cebu, se rendre à Puerto Princesa, faire un petit dodo, repartir le lendemain pour arriver vers midi à mon camping. Ça me donne un petit peu moins envie. Je vous l'ai vendu avec les beaux paysages, mais là, avec le chemin que ça prend pour y aller, c'est moins...
- Speaker #1
Parfois, il faut ce qu'il faut. Il n'y a pas toujours des routes balisées surtout. Et quand tu veux être au bout du monde, mais vraiment au bout du monde et sans beaucoup de monde autour de toi, il faut aller un peu plus loin.
- Speaker #0
Exactement. C'est ce qu'on recherchait là-bas. Il n'y a aucun restaurant, bien entendu. C'est presque une île déserte. Tu es sur l'île principale de Palawan, mais c'est uniquement accessible par bateau. Donc, j'ai souvent dit que j'avais l'impression de me retrouver sur mon île déserte. Je me suis approprié l'endroit. C'est mon île déserte.
- Speaker #1
Il y a ton nom maintenant.
- Speaker #0
Je voulais l'écrire sur une tente, mais je vais le laisser à eux. C'est 100 % leur... C'est eux qui ont le mérite de cet endroit-là. Arriver sur place, c'est un peu un forfait tout inclus où on a un prix à payer pour l'hébergement et la nourriture. parce qu'on n'a pas de restaurant sur place. C'est la famille qui habite sur place. Il y a plusieurs familles, en fait, qui habitent sur place, ceux qui entretiennent l'endroit, qui font la nourriture. C'est du camping sur la plage. Donc, c'est des tentes, mais des tentes style tentes prospectaires ou des tentes d'armée. Des belles grandes structures de tentes avec des vraies structures de lits à l'intérieur. Donc, super confortable. Bien sûr, on se lève, on a les pieds dans le sable, on est directement sur la plage. Donc, pas de chaussures pendant une semaine, si on y va pendant une semaine. L'électricité, elle est limitée le soir seulement pour quand ils préparent la nourriture en arrière. Bon. Pour quelques heures, ils ont une génératrice, mais sinon, il n'y a pas d'électricité courante qui passe. Il n'y a pas d'eau chaude pour les douches. On se lave au bucket, la bonne traditionnelle façon de faire au bucket. Mais il y a une belle douche naturelle de bambou qui vient d'une petite cascade dans les bois, dans la jungle. Donc, c'est vraiment très rudimentaire, mais à la fois confortable. C'est très bien entretenu. Toby, le propriétaire, lui, faisait de l'aménagement paysager en Alberta, au Canada. Donc, c'est très joli, c'est bien fait, c'est bien entretenu. Tous les jours, les gens font le ménage et s'assurent de bien ramasser les trucs. Il y a des balançoires géantes pour les enfants ou juste pour prendre les photos. Il y a des bateaux qui arrêtent pour faire la photo Instagram avec les grandes balançoires. Mais c'est très, très, très limité parce qu'il y a seulement sept ou neuf tentes qui peuvent accueillir une famille. Oui, c'est tout petit. Ils ont deux bungalows qui appellent en arrière qui peuvent accueillir des plus grands groupes. Donc, je sais qu'ils me disaient qu'il y a des fois, ils peuvent accueillir un groupe de 30 personnes qui viennent faire du « island hopping » . Donc, il y a des gens qui achètent un forfait où ils viennent faire un dodo sur une île, un dodo sur une autre. Ils viennent faire un dodo sur cette île-là. Mais c'est sûr qu'ils ne peuvent pas accueillir plus que 30 personnes en même temps. C'est impossible.
- Speaker #1
C'est vraiment une île desserte.
- Speaker #0
Oui, oui. Le maximum de personnes qu'on a été sur cette île-là, c'est notre famille, puis il y avait deux autres couples. Et c'était tout. Donc, tu as l'impression d'être tout seul, effectivement.
- Speaker #1
Les enfants, quand vous arrivez enfin au bout de 24 heures quasiment de voyage, même plus, tu leur avais parlé de cet endroit depuis longtemps. Ils savaient que c'était un endroit qui tenait à cœur, mais eux, c'est quoi leur impression quand ils arrivent sur cette île ?
- Speaker #0
Les balançoires nous ont sauvés. Ils ont adoré. Mais pour eux, c'était vraiment super d'avoir ça, les balançoires. Ça ne prend pas grand-chose pour un enfant pour s'amuser. Il y avait deux, trois balançoires et tout, mais... Je pense que s'il n'y avait pas eu les balançoires, il aurait quand même apprécié l'endroit où ils peuvent jouer dans le sable. Il y avait des kayaks sur place qu'on prenait pour aller faire des problèmes en kayak. Des rochers au bout de la plage pour aller grimper. Des balades en snorkeling. Ils ont un bateau et un capitaine de bateau qui peut nous amener faire des tours de snorkeling. C'est ça qui... qui est cool du fait de comment c'est tellement naturel. Aujourd'hui, on va parler avec la gestionnaire, la manager de l'hôtel, qui est Shiva, celle que je disais qu'on écrivait sur WhatsApp, qui est toujours là. Shiva, bon, est-ce que Darwin est disponible aujourd'hui avec son bateau ? On partirait faire une petite balade de snorkeling. Il y a une chute à aller voir après. Ah oui, parfait, on y va. On va avec Darwin sur son bateau, on fait de l'excursion. Bien sûr, il y a un coût supplémentaire, mais reste que c'est très, très, très facile de le faire comme ça, au gré de nos envies. Pour les enfants, toutes ces petites activités-là, c'était cool, mais... On avait une petite crainte parce qu'on partait de notre bel hébergement à Pinglao, avec deux piscines, restaurant, un petit jus avec le parapluie et tout ça. Et on transférait vers Palawan Camping, pas d'électricité et tout. Par chance, j'ai pas des enfants qui sont jeux vidéo ou tablettes, ils sont trop jeunes encore. Donc l'électricité, il leur manquait pas. Mais pour le reste, on se demandait comment ils allaient réagir de passer de piscine à j'ai rien à faire.
- Speaker #1
Plage.
- Speaker #0
Oui. de plage, ça va, mais à un certain point, ils veulent faire d'autres choses. Puis non, ils ont adoré. Ils ont adoré.
- Speaker #1
Je crois que tu nous as pas dit, ils ont quel âge tes enfants ?
- Speaker #0
4-6-8.
- Speaker #1
C'est sûr que des ados de 15-16 ans qui sont plantés sur leur téléphone, c'est peut-être un peu plus difficile. Encore que, c'est vachement bien justement. Comme ça, il n'y a même pas d'option.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. Ça peut être plus vu comme une cure, en fait.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Aucune autre option. Ils peuvent charger leur téléphone. Moi, je prenais mes photos avec mon téléphone, je le chargeais. Quand ils parlaient de l'électricité pour faire la nourriture, en fin d'après-midi, en soirée, on pouvait se charger nos téléphones. Même chose pour les grands ados, mais c'est assez limité ce que tu peux faire après. Je me souviens d'une autre petite anecdote. Toby, il y a 10 ans, maintenant, ils ont accès à la LTE ou je ne sais pas quoi, le réseau. On avait du réseau sur nos téléphones, mais il y a 10 ans, on n'en avait pas. Et Toby partait avec son kayak, allait sur la petite île là-bas au loin, prendre ses réservations, parce que c'était juste là qu'il y avait le réseau. Ça nous était resté en tête, ça.
- Speaker #1
Ah ben oui, c'est pas comment. Ça limite un peu le business quand même de devoir aller sur une île pour prendre les réservations. Mais ça s'est développé depuis.
- Speaker #0
Ça s'est développé depuis, mais reste qu'ils n'ont pas gardé l'endroit au même point. Ils n'ont pas reconstruit 50 tentes ou 10 bungalows. Ils ont gardé ça petit, puis par choix. Je demandais à Toby, parce qu'ils sont souvent là les propriétaires, je demandais à Toby pourquoi tu n'es pas sur Booking.com par exemple. Non, j'ai le volume que j'ai besoin, puis ils prennent une trop grosse commission. Donc, je n'ai pas besoin de plus. Je suis heureuse comme ça. Je n'ai pas envie d'être sur les sites comme ça.
- Speaker #1
Vous êtes restée combien de temps là-bas ?
- Speaker #0
Six jours.
- Speaker #1
Donc, en fonction de vos envies, le matin, vous décidiez ce que vous alliez faire, que ce soit être sur la plage, aller grimper sur les rochers, aller faire un peu de snorkeling.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un moment où les enfants, quand même, ont dit « Bon, on s'ennuie, quand est-ce qu'on part ? » Ou pas du tout ? Pas du tout. Ah,
- Speaker #0
génial Ils ont vraiment absorbé la magie là-bas. Puis, on se levait le matin, c'est le petit déj avec vue magnifique sur la baie. On sort le jeu d'échecs, on joue une petite partie d'échecs. Après, on va faire le snorkeling, on revient. Ah, c'est le temps du lunch. Cet après-midi, on va prendre le kayak. Il y avait aussi des cochons. On allait voir les cochons, on allait voir la douche. Ils réussissaient à trouver du plaisir dans cette petite routine-là très simple.
- Speaker #1
Oui, le fait est que c'était les seuls enfants, donc il n'y avait même pas de copains, donc ils étaient entre eux.
- Speaker #0
Avec les balançoires, il y avait beaucoup de chicanes de « c'est à mon tour, non, c'est à mon tour, non, c'est à mon tour » . Mais ça allait, ça allait.
- Speaker #1
Six jours, c'est long et c'est court en même temps. Ça a dû être compliqué de laisser ce petit paradis et de continuer le voyage ?
- Speaker #0
J'ai vraiment pleuré en quittant. J'étais sur le bateau, puis toute l'histoire autour que je te raconte de mon endroit il y a dix ans. Puis à cet endroit-là, il y a aussi le plancton bioluminescent. Comme le fameux film The Beach qui nous a tous charmés sur l'Asie, je ne sais pas combien d'années. Tout ça faisait en sorte que cette magie-là, pour moi, était tellement ancrée depuis 10 ans. Puis j'étais tellement ravie de la retrouver. Et en plus, la famille propriétaire qui était sur place, avec qui on a beaucoup connecté, on a passé Noël là-bas. Mon anniversaire, c'est le 24 décembre. J'ai passé mon anniversaire là-bas. Ils m'ont fait un gâteau de fête. On a joué à la chaise musicale. Tu sais, j'ai été imprégnée de cet endroit-là encore. plus que je l'étais il y a 10 ans.
- Speaker #1
Vous avez joué à la chaise musicale.
- Speaker #0
Ah ah, sur la plage, avec les Philippines. On a fait Noël avec eux à notre station. Les familles habitent sur place. Donc, tout le monde était là pour fêter leur Noël. Puis, il y avait nous. Coucou On fête avec vous et on joue à la chaise musicale sur la plage. Le 25 décembre, on les regardait faire leur pige de Noël, jouer au volleyball, faire leur jeu. On a fait le souk à la corde aussi avec les enfants. ils nous impliquaient dans leurs activités et tout ça. On s'est vraiment liés d'amitié, autant que c'est juste un cinq jours. Je veux dire, on ne s'appelle pas tous les jours depuis, mais on s'est vraiment liés. On a eu un bon contact avec eux pendant ces cinq jours-là. À un point tel que je disais à mon mari que je voulais passer tous mes Noëls là-bas, mais ça, ça n'a peut-être pas passé au conseil familial encore. Donc, quand on a quitté ce fameux cinq jours-là, j'étais sur le bateau en quittant les lieux, puis j'ai eu une grosse émotion, mais je suis vraiment contente d'être retournée et d'avoir vu ça. Et je sais qu'on va y retourner aussi. Je sais que ça va devenir... Une routine, peut-être pas chaque année, mais c'est certain, mon mari a dit, c'est sûr qu'on n'attend pas un autre 10 ans avant de revenir ici. Donc, ça va devenir une routine. Puis, je suis contente de pouvoir partager cet endroit-là à d'autres aussi via le podcast aujourd'hui ou via mes propres médias sociaux aussi parce que, bon, si ça peut leur amener du volume aussi, c'est bien, mais j'aime le fait qu'aujourd'hui, c'est difficile parce que si ce n'était pas du fait que je suis allée il y a 10 ans. J'aurais probablement jamais été là aujourd'hui. Si je l'avais trouvé, sa page Instagram qui est plus ou moins mise à jour, son site Internet qui est plus ou moins mis à jour, il fallait que j'envoie un message texte à quelqu'un. Des fois, on se méfie un peu. Je ne suis pas certaine que je lui aurais donné la chance à cet endroit-là aujourd'hui de l'avoir découvert. Pourtant, c'est ça qui est magique, c'est le fait que c'est différent. Ce n'est pas répertorié. Puis ça reste un endroit à découvrir.
- Speaker #1
Je me doutais bien que vous vous étiez dit après, bon, on y retournera parce que... C'est l'histoire. C'est l'histoire de chez vous. Ah bah oui, oui. Et les enfants seront sans doute ravis d'y retourner aussi. Et ça sera amusant de voir la façon dont ils vont réagir à chaque fois quand ils seront plus grands et qu'ils auront d'autres façons de voir les choses, peut-être des téléphones portables. Et j'allais dire addiction. On ne va pas dire addiction parce qu'on ne va pas leur souhaiter ça. C'est assez magique. d'avoir un petit coin au bout du monde comme ça, on se dit qu'on retournera et que les enfants verront aussi plusieurs fois. C'est pas comme quand tu vas pas très loin de chez toi, régulièrement, c'est vraiment... Et puis en plus, ça se mérite, quoi. Faut y arriver dans cet endroit.
- Speaker #0
Tout à fait. Justement, je disais à mon mari, ah, ça pourrait devenir notre chalet. Je sais pas si on a la même expression chez vous, mais nous, ici, quand on a un chalet, c'est par exemple à une heure, deux heures, dans les montagnes des Laurentides, on a notre lit à terre en ville, mais on a le chalet qu'on voit le week-end. Mon mari dit plus.
- Speaker #1
Non. c'est loin comme brelochalet ouais ça fait loin quand même exact tu peux pas te dire le week-end tiens je vais y aller pour euh non ça marche pas exactement