- Speaker #0
Hello, hello ! Bienvenue dans la saison 6 de Famille et Voyage, le podcast. Je suis Stéphanie, maman de deux grands ados et complètement accro aux voyages. Dans ce podcast, on tord le coup à cette idée folle que voyager avec des enfants, ça ne sert à rien puisqu'ils ne s'en souviendront pas. Mais que nenni ! Et mes invités le prouvent chaque semaine. Ici, on parle voyage à pied, à vélo, en voiture, en camping-car et même tour du monde. Les parents voyageurs partagent leurs itinéraires et racontent leurs activités avec les enfants, les spécialités locales à savourer, les galères à éviter et même leur budget. De quoi vous donner plein d'idées pour vos prochaines vacances en famille. Et parce qu'on est des parents avant tout, je vous propose une nouvelle formule de mes top 5 sur des sujets de parentalité et d'éducation. On se retrouve une fois par mois, avec des invités au top, évidemment. Le podcast est disponible sur le blog familiervoyage.com et sur toutes les plateformes d'écoute. On se retrouve aussi sur Instagram à familiervoyage. avec un S underscore blog. Si vous aimez écouter ce podcast, si vous avez ajouté des destinations sur la liste de vos envies, c'est le bon moment pour me le dire et me soutenir en vous abonnant, en laissant un joli commentaire ou une note 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify. Je sais que tous les podcasteurs vous le demandent et qu'on finit par ne plus l'entendre, mais c'est vraiment la récompense pour tout ce travail fait maison. Alors merci à ceux qui l'ont déjà fait, pour tous les autres, je compte sur vous. Allez hop, nouvelle conversation ! Aujourd'hui, ce n'est pas une histoire comme les autres que va nous raconter Rémi. Même si tous les voyages sont singuliers, vous allez voir, celui-ci a un petit supplément d'âme. En 2023, Rémi est parti avec sa femme et leurs deux enfants de 5 et 10 ans en voyage humanitaire au Népal. Ils avaient deux objectifs, rénover une école et lui apporter de l'eau en la raccordant à une source. Pour cela, ils ont contacté un guide népalais avec qui ils ont construit leur projet puis se sont rendus sur place pendant près d'un mois. Parents et enfants ont beaucoup œuvré, mais ils ont surtout vécu une aventure extraordinaire au milieu des Népalais, qui les ont accueillis avec cette gentillesse qui leur est propre et des centaines de sourires. Je peux vous dire que le départ a été compliqué et que Rémi ne pouvait pas s'arrêter là. Allez, c'est parti pour le carnet de voyage de Rémi au Népal. Hello Rémi !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va, impeccable. Je te remercie pour... pour l'invitation.
- Speaker #0
Mais avec plaisir. On va parler d'un voyage un peu différent, donc ça va être très très chouette. Avant de partir, est-ce que tu peux commencer par te présenter, nous présenter ta famille et nous dire quel type de voyageur vous êtes ?
- Speaker #1
Alors, moi je m'appelle Rémi, j'habite sur le bassin d'Arcachon. Je suis originaire du bassin d'Arcachon, j'ai toujours vécu ici. J'ai un petit garçon de 7 ans, séparé de sa maman. Mais voilà, je suis un voyageur qui est assez curieux et engagé. L'envie de voyager m'est venue assez tardivement, comparé à la nouvelle génération qui n'hésite pas à s'engager assez tôt dans des voyages assez extraordinaires. Donc moi, on va dire que c'est venu assez tard. C'est un peu presque la crise de la quarantaine. J'ai beaucoup voyagé auparavant, en Europe notamment. Mais on va dire que le premier beau voyage que j'ai pu effectuer au Népal, dont on va parler, m'est venu assez tardivement avec la crise de la quarantaine. Donc voilà. Mais sinon, j'aime beaucoup partir à la découverte de différentes cultures, en découvrant des expériences humaines qui sont souvent très enrichissantes.
- Speaker #0
Et en Europe, tu disais que tu avais quand même beaucoup voyagé. Tu n'avais pas envie d'aller plus loin, ça te suffisait ?
- Speaker #1
Ça me suffisait, oui, parce qu'on est souvent dans des schémas assez sceptisés où il faut travailler, il faut avoir sa maison, il faut avoir ses enfants, il faut se marier. Puis derrière, c'est avec le temps passe, on oublie tout ça. Donc voilà, les voyages se sont effectués, mais principalement en Europe. J'ai eu la chance de me marier à Santorin, donc j'ai fait quand même des voyages. Ah ouais, sympa ! C'est très, très, très sympa. Mais voilà, sinon, c'est vrai que l'envie d'aller plus loin et de donner du sens, on va dire, au voyage, m'est venue sur le tard, oui. Ok,
- Speaker #0
et bien, ne perdons pas plus de temps. Partons au Népal. Vous y êtes allé quand ?
- Speaker #1
On y est allé deux fois. On y a été la première fois en janvier 2023. J'étais dans un schéma où j'avais mon boulot, tranquillement, tout se passait bien, mais je sentais qu'il me manquait quelque chose. Il fallait que je donne du sens à ma vie. Ça faisait deux, trois ans que je recherchais. Après, il y a eu le Covid, ça a été assez compliqué, mais que je cherchais des missions qui pouvaient être intéressantes de faire dans l'humanitaire. Je voulais me lancer dans une association en France pour aider, mais je n'ai pas trouvé quelque chose qui me donnait vraiment l'envie d'y aller. J'aurais pu très bien aller au Resto du Coeur, faire la distribution. Mais je trouve ça formidable, mais ce n'était pas quelque chose qui m'animait en moi. Donc je me suis dit, pourquoi pas cibler un pays ? Le Népal, c'est une destination qui m'attirait assez fortement. Je savais qu'il y avait quand même des besoins assez considérables là-bas, surtout avec le séisme de 2015 qui avait fait plus de 17 000 morts. Et je savais que les besoins là-bas étaient immenses. La culture bouddhiste aussi m'attirait assez fortement. Donc j'étais assez curieux de découvrir ça. Et je voulais absolument le partager en famille. Donc c'est pour ça qu'on a décidé de partir en janvier 2023 avec mon ex-femme et les deux enfants, dont un qu'on a en commun. Ça s'est fait après assez rapidement, du moment où on a décidé de partir. J'en parlerai un petit peu plus tard, mais sur la partie mission humanitaire proprement dit, où j'ai pu trouver un guide, cibler des projets et puis acter définitivement le projet pour partir sur place.
- Speaker #0
Quel âge avaient les enfants ?
- Speaker #1
Cinq ans et dix ans.
- Speaker #0
Comment tu leur as présenté le fait que ça allait être une mission humanitaire ?
- Speaker #1
C'est vrai que ce n'est pas évident au début, surtout à notre époque où les enfants, tout comme nous, on vit dans ce monde ultra... On est très sur le confort, un peu auto-centré sur certaines décisions aussi. C'est vrai que le fait de leur présenter ça, après la découverte un petit peu de l'inconnu, c'est toujours quelque chose qui plaît, surtout par rapport aux enfants. Les enfants ont une faculté d'adaptation beaucoup plus importante que nous, ça c'est clair. Et pour l'avoir vécu sur place, je peux le confirmer. Je leur ai montré quelques vidéos de comment le pays était, les conditions dans lesquelles on allait pouvoir vivre, et puis les besoins aussi que ces personnes avaient sur place. Et puis je voulais vraiment les imprégner de ça pour qu'on construise le projet ensemble, tout en leur donnant les différentes étapes sur lesquelles le projet avançait, jusqu'au fait où, quand on est parti sur place, où ça a été à la fois pour eux que pour nous un voyage. Un voyage extraordinaire où ils ont pu derrière en parler dans leur classe, faire des petites présentations. Et voilà, tout le monde a été assez réceptif sur ce genre de voyage.
- Speaker #0
Combien de temps ça t'a pris de l'organiser ?
- Speaker #1
Alors en termes d'organisation, c'est vrai que c'est un projet qui, comme je disais tout à l'heure, il y avait le Covid, donc je n'avais pas pu le faire. Donc ça m'a pris environ deux ans pour essayer de trouver les contacts qui vont bien sur place. J'ai tapé tout bêtement sur YouTube Mission humanitaire Népal et je suis tombé sur une vidéo sur des gens qui étaient partis avec une association pour raccorder un village à l'eau. Et puis, ça serait extraordinaire de pouvoir faire ça. Et du coup, j'ai pris contact avec la personne qui avait fait le montage de cette vidéo-là, qui lui-même m'a donné le contact d'un guide népalais sur place. Donc, j'ai eu son numéro de téléphone. Beaucoup de chance parce que cette personne était beaucoup… de trecs sur place avec des français. Donc il a fait des écoles françaises, tout ce qui va bien. Donc c'est quelqu'un qui parle très très bien français. Donc ça aussi, ça a aidé dans la construction du projet. Donc avec lui, on a ciblé deux projets. Donc une rénovation d'école et un raccordement d'un village et d'une école à l'eau courante. On a ciblé aussi un montant et nous, derrière, on a fait une collecte de fonds pour récolter environ 9000 euros. pour pouvoir partir et effectuer le projet sur place. Donc ça nous a pris quatre mois, le temps de cibler les projets, d'effectuer la communication chez nous auprès de notre entourage, des entreprises, etc. pour récolter des fonds. Et derrière, de tout envoyer, parce qu'il y a ces gages de confiance aussi, parce que c'est un pays qu'on ne connaît pas. Moi, la personne, je l'avais eue plusieurs fois au téléphone, mais je me suis dit, j'envoie de l'argent, mais on ne sait jamais trop où ça va. Il faut avoir confiance. Et du coup, on l'a fait. Et puis à l'arrivée, la confiance, il faut en avoir. Parce qu'à l'arrivée, on vit des expériences qui sont inoubliables. Et voilà, avec des projets qui ont pu être terminés. Et quand on voit le résultat, ça vaut le coup de s'engager.
- Speaker #0
Ce montant, c'était ce que vous aviez déterminé comme étant indispensable pour réaliser ces deux projets ? Ou c'est, vous avez fait 9000 parce que tu as récolté 9000 ?
- Speaker #1
Non, le but même, c'était un petit peu moins sur ces deux projets-là. Une rénovation d'école, c'est environ 4000 euros, 4500. La rénovation, c'était aux ordres de 3500, je crois. Donc, on a pu récolter un petit peu plus, ce qui nous a servi sur place pour faire autre chose. J'en parlerai tout à l'heure, mais c'est un budget qu'on avait bien défini. Alors, c'est vrai que là-dessus aussi, sur les travaux en eux-mêmes, je n'avais pas de visibilité sur ce qu'on allait pouvoir faire sur place concrètement. J'avais vu le rendu sur une rénovation avec la construction d'un réservoir qui avait été effectué. Donc, je savais à peu près comment ça allait se passer. Mais c'est vrai que sur le montant, maintenant, avec l'association qu'on a créée, je sais exactement les fonds, à quoi ils servent. Mais c'est vrai qu'au départ, on avait fixé ce budget-là. Quand on fait les travaux sur place et qu'on a toutes les factures qui vont bien pour savoir exactement à quoi servait l'argent, c'est aussi un gage de confiance.
- Speaker #0
C'était déjà une aventure.
- Speaker #1
Exactement. Avant de partir, c'était une aventure. Mais c'est vrai que ça permet de s'immerger complètement au projet. Moi, c'est ce que je dis à toutes les personnes qui veulent s'engager pour faire de l'humanitaire. Le fait d'arriver sur place, dans une école, de prendre un pinceau, de peindre, bon, ok, je l'ai fait et puis je m'en vais. Ça n'a pas la même saveur que quand on s'engage concrètement du projet initial qui va de la recherche de fonds jusqu'au projet final. Et ça, je le vois avec l'association sur les personnes qui partent sur place. Il y a une fierté et un accomplissement qui est décuplé par rapport à certaines personnes qui vont, comme je disais tout à l'heure, mettre un coup de pinceau et puis j'ai fait de l'humanitaire et je m'en vais.
- Speaker #0
Est-ce que les enfants ont vendu des gâteaux dans leurs écoles pour aider à financer ?
- Speaker #1
Non, on n'a pas fait ça. Je sais qu'il y en a beaucoup qui le font. Mais par contre, j'ai pu aller faire certaines présentations sur le projet qu'on allait effectuer. pour qu'il y ait un petit suivi au niveau des écoles de nos enfants. Donc c'était assez intéressant de voir les questionnements, on va dire, que les enfants pouvaient avoir sur ce genre de projet. J'ai pu y aller aussi au retour avec un film que j'avais fait qui permettait de se rendre mieux compte de ce qu'on avait réalisé sur place. Donc c'est vrai que l'avant, avec des questions qui étaient un petit peu dans l'inconnu et quand les enfants... voient le film derrière. Bon, mais là, c'est tout un tas de questions et je pense que ça leur donne également l'envie. J'ai fait en sorte que les parents également, des enfants, puissent le voir pour derrière donner envie, pourquoi pas, même de ne pas hésiter, on va dire, à partir faire de l'humanitaire avec leurs enfants, même en bas âge. Des fois, ça peut faire peur, mais à l'arrivée, on vit tellement une expérience enrichissante que ça se passe très bien.
- Speaker #0
Bon, allez. Partons en Népal, on a envie de vivre l'aventure. Vous êtes parti pour combien de temps ?
- Speaker #1
Alors, on est parti trois semaines et demie, en période de vacances scolaires, c'est le mois de février.
- Speaker #0
Il n'y a pas trois semaines et demie en février, ça a un peu débordé.
- Speaker #1
Ça a un peu débordé, j'avoue.
- Speaker #0
C'est quoi vos premières impressions quand vous arrivez au Népal ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors, c'est vrai que quand on arrive au Népal, c'est vraiment un mélange de dépaysement total. C'est-à-dire qu'au moment où on arrive, où on met les pieds, à Kathmandu. Déjà, on est saisi à l'aéroport par une certaine effervescence. Les premiers contacts avec les Népalais, pour moi, ont été très marquants parce que j'ai senti tout de suite, et c'est quelque chose qu'on m'en avait parlé, mais on le sent tout de suite, une grande gentillesse de la part des personnes et une chaleur humaine qui est vraiment ultra sincère. Ils sont très souriants. C'est vrai que quand on part de l'aéroport à Paris, où nous, on avait quatre énormes sacs, parce qu'on avait nos affaires, plus un énorme sac de 25 kilos, où on avait pu récolter un petit peu de matériel médical pour pouvoir distribuer dans le dispensaire. Les enfants, quatre sacs de 25 kilos, c'est parfois pas très simple. À Paris, on va dire que tout le monde nous regardait. Quand on arrive là-bas, rien que ça déjà, c'est que tout le monde se jette sur nous pour nous aider, nous apporter le caddie qui va bien, et puis nous emmener les sacs. Voilà, ça, ça a été la première impression quand on est arrivé à l'aéroport. Et puis après, bon, ça bouillonne. C'est-à-dire que quand on rentre dans Kanmandou, le premier jour en sortant de l'aéroport pour aller à l'hôtel, tout se passe en même temps. Des clans de voiture, les marchands qui crient, les enfants qui courent, des temples partout, à tous les coins de rue, les câbles électriques. C'est rigolo à voir, où il y en a partout, on se demande comment ça peut marcher. Cette impression-là d'une certaine effervescence de la ville, qui fait du bien aussi, parce qu'on voit que ça vit, qu'il y a de la chaleur humaine, avec les routes, c'est un dépaysement. C'est quelque chose qui fait du bien, qui permet d'être tout de suite dans l'instant présent. Parce qu'on est très attentifs à tout ce qui se passe, ne serait-ce qu'au niveau des sons, mais au niveau des relations avec les gens aussi. Donc voilà, la première impression qu'on a eue, c'était assez unanime de la part de tous les quatre, à notre arrivée là-bas.
- Speaker #0
Et bien, alors, continuons. Vous restez juste une nuit à Katmandou et après, vous filez ?
- Speaker #1
Sur le programme, c'est vrai qu'on est resté une nuit à Katmandou. Et dès le lendemain... On est partis dans ce que je voulais à tout prix, que l'on vive ça ensemble. On est partis en immersion dans des monastères. On a pu aller dans un premier temps au monastère, c'est le monastère Tchétchène, Téni, Darjeeling. C'est en plein cœur de Kathmandou. C'est là où vit la plupart de son temps Mathieu Ricard, le célèbre moine moudiste français. Lui, c'était connaître avec son livre. Le moine et le philosophe avec qui il a pu créer derrière, grâce à ce livre, une association Karuna Chechen qui marche très très bien, on a passé deux jours en immersion vraiment avec les moines à leur rythme. C'est-à-dire que déjà, il faut savoir que les bâtiments sont juste magnifiques, des toits colorés partout, des drapeaux de prière, des sculptures assez incroyables. On sent que chaque détail a une signification spirituelle. Ça, on le ressent vraiment dès qu'on rentre et tout pousse à être invité à la méditation quand on est sur place. C'est très calme. Les premiers contacts avec les moines, c'est à la fois impressionnant, mais aussi très apaisant. Les moines, dans leur robe orange et bordeaux, on sent qu'il y a une grande sérénité qu'ils dégagent de ces gens-là.
- Speaker #0
Et comment réagissent les enfants dans cet endroit si paisible ?
- Speaker #1
C'est un peu particulier pour eux, ils sont un peu sur la retenue, on va dire. Parce qu'il y a l'un des moments les plus marquants, c'était de participer le matin, très tôt, je crois que c'est aux alentours de 5h30, 6h du matin, à la prière collective. Donc là, on a les moines qui chantent des mantras, accompagnés des tambours, des cloches. Donc voilà, on va dire que la vibration de ces chants-là... On se sent un petit peu vraiment détaché du monde extérieur. Et les enfants étaient assez impressionnés de voir ça. C'était tous les matins qu'il y avait cette prière. C'était une expérience qui invite déjà à la contemplation parce que le lieu à l'intérieur est juste extraordinaire avec des énormes bouddhas qui sont juste magnifiques. Et le fait de voir un petit peu leur quotidien, on a eu la chance aussi, c'est quelque chose que je voulais. de faire une petite méditation dans une salle qui est en haut du monastère. C'est une petite salle, mais avec le moine qui a créé ce monastère-là, qui a reconstruit ce monastère-là dans les années 80, c'est Dilgo Kensei Rippoche. Il est en cire et c'est assez impressionnant de le voir en face. Donc, on a pu méditer pendant un petit quart d'heure. On a eu l'accès de passer un peu de temps avec les enfants. Je n'ai pas réussi à être complètement concentré parce que j'avais le petit de 5 ans à côté.
- Speaker #0
qui me posait un petit peu de questions.
- Speaker #1
Mais oui, c'est dur. Mais c'est vraiment une expérience qu'on a vécue tous les quatre qui est quand même assez incroyable de pouvoir faire ça dans ce lieu chargé d'histoire, on va dire.
- Speaker #0
Bon, continue alors.
- Speaker #1
Et donc après, on est parti dans notre monastère, le Namo Buddha, qui est plutôt dans les montagnes. C'est environ 40 kilomètres de Kalmandu. Bon, là, c'est juste un lieu juste magnifique. C'est un stupa qui est dédié à Bouddha. L'histoire raconte brièvement que Bouddha avait rencontré à cet endroit-là une tigresse dans un grand état de faiblesse, si grand qu'elle était incapable de nourrir ses petits. Et donc il a été pris de pitié et Bouddha s'est sacrifié. Il s'est offri à la bête qui s'empressa de le dévorer. Et cet acte de grande compassion lui a permis d'atteindre... un niveau supérieur jusqu'à ce qu'ils deviennent le Bouddha. C'est en fait l'histoire et c'est pour ça que le Namo Bouddha a été créé à cet endroit-là. Mais c'est vraiment un lieu qui est juste extraordinaire et je conseille à tous les gens qui ont la possibilité de réserver presque comme un hôtel. Nous, on avait le guide qui s'occupait de tout ça. Mais voilà, de passer une nuit ou deux dans ce lieu, parce que c'est quand même assez incroyable tellement c'est beau.
- Speaker #0
On sait bien que les monastères... Il faut être calme, il ne faut pas parler fort. Pour les enfants, ce n'est pas forcément évident. Et là, ça a fonctionné encore ?
- Speaker #1
Oui, ça a fonctionné encore. Dans les monastères, c'est vrai qu'il y a quand même une vie. Ils ont ce quotidien au niveau des prières et de tout ce qu'ils font au quotidien au niveau de l'éducation. Mais en dehors, il y a une vie, c'est-à-dire que même les enfants, les moines, jouaient au ballon en dehors. Donc voilà, il y a quand même une vie. Donc en dehors des lieux, bien sûr, quand on rentrait, là, c'est propice au silence. Mais en dehors, il n'y a aucun problème pour s'épanouir et faire autre chose.
- Speaker #0
Ça doit être quand même. assez sympa pour des enfants de jouer au ballon avec des enfants. Alors, je ne sais pas comment on dit, ils ne sont pas encore moines, mais j'ai bien l'image de la même tenue pour les enfants. Ils sont apprentis moines ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis, en fait, c'est souvent des familles qui ne peuvent pas forcément, quand ils ont beaucoup d'enfants ou quoi, qui ne peuvent pas assumer, on va dire, financièrement la plupart du temps, leurs enfants. Au lieu de les abandonner ils sont mis dans ces monastères-là. où ils ont toute l'éducation, la nourriture, etc., qui va bien pour évoluer. C'est pour l'avoir vécu, les enfants, toutes les personnes qui sont dans ces monastères-là, ne sont pas du tout malheureux. Et voilà, il y a une certaine même joie de vivre qui est assez présente dans ces monastères. Alors après, nous, on est partis, là, un trajet un petit peu compliqué, on est partis pour Pokhara. de Kathmandu à Pokhara. Donc là, bon courage, dans un bus local. Il faut savoir que là-bas, les trajets sont assez courts en termes de distance. C'était environ, je crois, 170 kilomètres, mais c'est pas loin de 10 heures pour effectuer le trajet. Donc là-bas, les routes sont constamment en construction, c'est-à-dire qu'ils refont, et puis ils ne refont pas tronçon par tronçon, ils refont le tronçon complet à chaque fois. L'été, il y a les moussons qui détruisent un petit peu les routes et donc ils refont. Donc là, au niveau du gouvernement, je pense qu'il y a quelque chose à retravailler. Mais par contre, il faut le vivre. Ça, c'est clair que le bus local, pour se rendre à Pokhara, il faut le faire au moins une fois dans sa vie parce que c'est vraiment typique. C'est-à-dire que nous, on avait des enfants qui avaient la chance de pouvoir être devant avec le chauffeur. Et nous, on était derrière, mais il y avait des gens qui rentraient. Il posait des colis qu'il fallait déposer, je ne sais pas, un quart d'heure après à quelqu'un qui va venir chercher. Même une fois, il y a eu une personne qui est rentrée avec une chèvre et qui nous a demandé de le déposer un petit peu plus loin. Donc, il y avait mon ex-femme qui tenait la chèvre pendant tout le trajet. Elle a été affolée, la pauvre, pour le déposer plus loin. Donc, c'est assez rigolo. C'est une sacrée aventure, ça aussi. Bon, il y a certaines... Surtout, nous, on n'est pas habitués à tout ça. Donc, ça peut créer des maux de ventre, etc. Mais souvent, si on regarde la route ou pas, il faut bien regarder la route, il faut bien être axé. Ce n'est pas évident, mais franchement, ça vaut le coup pour l'avoir fait. Et donc, après, arrivé à Pokhara, on a passé une journée là-bas. Pokhara, c'est une grande ville, mais qui est assez paisible. Donc, il y a un lac à Pokhara qui est juste magnifique. La deuxième fois, on a pu faire du parapente. au-dessus du lac de Pokhara. Alors moi, je ne l'ai pas fait un peu trouillard dans l'âme, mais apparemment, c'était une expérience assez inoubliable. Donc peut-être que je le reprends la prochaine fois où je me lance. Les barques sur le lac de Pokhara sont juste magnifiques aussi. Elles sont toutes colorées. C'est très, très beau à voir. Et donc là, on a fait un petit tour où il y a un petit temple qui est au milieu du lac où ils nous déposent pour aller voir ça. Et de l'autre côté aussi, si on traverse le lac, il y a une petite randonnée d'une petite heure pour arriver à... Un grand estupa aussi qui est juste extraordinaire avec un énorme Bouddha. C'est très, très, très beau à voir aussi. Donc voilà, on a passé une journée là. Et après, dès le lendemain, c'était parti pour la vraie aventure, on va dire. Et donc là, on est parti au village. On est parti à l'ouest de Pokhara, dans la région de Chapakote exactement, où tout le village nous attendait. Et donc là, quand on est arrivés sur place en fin de journée, il y avait toutes les femmes du village qui nous attendaient. On est accueillis d'une manière assez extraordinaire, assis, et puis là, elles viennent toutes, une par une, nous mettre des colliers de fleurs, des écharpes qui sont magnifiques, et le tika aussi. Chacune nous met un petit tika sur le front.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est, le tika ?
- Speaker #1
C'est une poudre de curcuma. et c'est signe de bonheur. Ils nous mettent ça, c'est un signe de bonheur quand ils reçoivent les gens. C'est vraiment le geste, le rituel où partout où on va, il y a ce rituel qui est fait sur cette poudre qui est mise sur le front pour tout le monde.
- Speaker #0
Donc après, il se passe quoi ?
- Speaker #1
On est resté le soir, donc premier repas, avec le plat typique que l'on mange tout le temps là-bas, c'est le dalbate. C'est un plat traditionnel, mais qui est très très très bon. Donc c'est à base de riz, d'une soupe de lentilles, et puis là, il y a différents légumes qui sont pommes de terre, brocolis, avec un petit peu d'épices aussi à côté, mais il y a mieux de le mettre à part si on en souhaite ou pas. C'est vraiment très très très bon. Les trois semaines et demie qu'on est restés là-bas, ça n'est pas malade. Là où il faut faire attention, c'est au niveau de l'eau. Mais sinon, sur la nourriture, c'est tellement sain. C'est vraiment un cercle. C'est-à-dire que le matin, ils vont chercher le lait à leur bufflonne qui est juste à côté. Chaque maison a sa bufflonne. Avec le maïs, ils font la farine. Derrière, ils en font des galettes. Il n'y a pas de gaspillage. Tout est donné. Après aussi, c'est redonné aux animaux. C'est un cercle qui est assez... où ici, on n'a pas l'habitude de voir ça. Et ils vivent de l'agriculture, donc ils ont leur plantation à côté. Mais c'est dans des maisons, c'est assez typique. Alors c'est vrai que nous, quand on est arrivé dans cette maison où on a été accueilli par un couple, ils nous ont montré notre chambre. Donc voilà, la chambre, c'est un sommier qui est très, très dur. Nous, on avait mis la couette en dessous pour au-dessus, pour que ça soit un petit peu moins dur. Et puis on avait notre sac de couchage. Mais voilà, c'est très sommaire. On s'y habitue au bout de la première ou la deuxième nuit. Et en fait, quand on est dans ce village-là, on s'y sent vite très très très bien. Et c'est pour ça que la plupart des personnes qui vont sur place, dont nous, on a envie d'y rester. On s'y sent très bien, on est à l'opposé de ce qu'on vit chez nous. Mais on s'y sent tellement bien parce qu'on vit avec les gens, on vit à l'extérieur, on est au coin du feu, où ils ont leur cuisine à l'extérieur, où ils font le feu. ça fait vraiment du bien, on est déconnecté du téléphone aussi, chose qui fait énormément de bien donc voilà, c'est quelque chose qui fait du bien rapidement, le dialogue avec les personnes, bon ben on discute beaucoup avec les mains, donc on rigole beaucoup, voilà parce que ça parle pas anglais, ça parle népalais voilà, on essaye de se débrouiller comme un peu, parce qu'on se regarde beaucoup dans les yeux, donc il y a une relation qui s'installe assez rapidement Et c'est pour ça qu'il y a un lien assez fort qui se crée avec ces personnes-là. Et c'est pour ça que souvent, les départs sont très compliqués, parce qu'il y a un attachement qui se crée très vite.
- Speaker #0
C'était quoi votre mission dans ce village ?
- Speaker #1
On avait ciblé avec le guide une école et un village. Donc, dès le lendemain, on est partis voir cette école-là. Puis c'était parti, c'est-à-dire que tous les artisans étaient déjà présents. On savait que le jour J, tout le monde allait arriver. Les maçons aussi pour la construction du réservoir étaient là. Et donc, on est parti donner la main à la pâte sur tout ce qui est ponçage dans un premier temps. On a coulé une chape au sol parce qu'il y avait des classes qui étaient avec des trous partout. Donc, on a rebouché tout ça. Et puis, on a refait toutes les peintures intérieures, extérieures. On a posé des moquettes au sol dans des classes pour les petits, pour l'isolation notamment, et puis pour qu'ils puissent être au sol. parce que souvent, il faut savoir qu'ils font l'école à l'extérieur qu'à l'intérieur, tellement il fait froid à l'intérieur. Donc on a fait ça. On a posé également des fenêtres dans les classes, parce qu'ils n'ont pas de fenêtres, donc du coup c'est sujet à faire rentrer des insectes. Donc c'est des fenêtres avec moustiquaires intégrées qui permettent de faire circuler l'air. Puis voilà, quelques réparations au niveau électricité, puis quelques distributions qu'on a pu faire au niveau de tous les enfants. C'est-à-dire que tous les enfants ont pu être équipés d'un nouvel uniforme, d'un sac et de fournitures scolaires également qu'on a pu distribuer à chaque élève. Donc avant de partir, on s'était dit on va faire des collectes en France pour emmener là-bas. Et on s'est très vite rendu compte que ça allait être compliqué parce que emmener des choses là-bas, ça coûte très cher. Un colis supplémentaire dans les avions, c'est l'enfer. Ou même l'envoyer sur place, là aussi c'est très très cher. Donc, il vaut mieux faire marcher l'économie locale. Et donc, on a tout acheté sur place. Et donc, on a pu les équiper de tout ce qui va bien. Et donc, cette école-là a pu être aussi raccordée à l'eau. Donc là aussi, on a ciblé une source d'eau qui n'était pas trop loin de l'école.
- Speaker #0
Qui a ciblé ?
- Speaker #1
Au départ, c'était le guide en amont qui avait trouvé ça. Donc, c'est vraiment un filet d'eau. Il faut savoir que quand on voit ça au départ, qu'il n'y a rien. Là, on se demande, ça risque d'être compliqué.
- Speaker #0
Et du coup, quand je suis arrivé sur place, j'ai vu ça. J'ai dit, ça va être compliqué parce qu'il faut faire du béton. Ils n'ont pas le matériel comme on peut avoir chez nous. Et en fait, tout se fait très bien. C'est-à-dire que d'entrée, ils ont pu décaisser pour faire la chape et après monter les murs pour effectuer, proche de cette source, un réservoir d'environ 15 000 litres. Voilà, donc ça, ça s'est fait en l'espace de... de 15 jours avec les temps de séchage, etc. On a rempli ce réservoir avec la source, qui est suffisamment abondante. Et donc, on a mis une pompe à l'intérieur. On a creusé une tranchée qui allait, il y avait environ pas loin de 100 mètres de dénivelé. Donc, c'était assez pentu. Mais c'est là où c'est formidable. C'est que tous les villageois, beaucoup de femmes, prennent les pioches. Et puis, même des femmes très âgées, prennent les pioches, creusent pour pouvoir passer le tuyau d'eau. pour l'emmener à l'école. Donc voilà. Et j'ai vu des femmes également, peut-être qui avaient 70, 80 ans, qui portaient les sacs de ciment aussi pour les descendre, pour qu'ils puissent faire le béton en bas. Ça remet un petit peu, quand on voit ça, un petit peu les idées en place, quand on revient surtout.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Oui, ça c'est clair.
- Speaker #1
Il y avait combien d'enfants dans cette école ? Tu ne me l'as pas dit.
- Speaker #0
Il y avait 60 enfants.
- Speaker #1
OK. Ils avaient quel âge ?
- Speaker #0
Ils avaient entre 3... Et 9 ans.
- Speaker #1
Et c'est des enfants dont les parents habitent le village. C'est vraiment l'école du village.
- Speaker #0
Tout à fait, oui.
- Speaker #1
Tes enfants ont participé à, j'imagine pas, à tous les travaux. Je ne les vois pas porter les sacs de ciment. Mais à quoi ils ont participé ?
- Speaker #0
Ils ont pu participer surtout au niveau du ponçage et de la peinture. Donc, ils ont vraiment, nous, ils nous ont assez impressionnés à ce niveau-là. Alors, il y avait des temps dédiés, on va dire, au jeu. avec les autres enfants pour jouer à l'extérieur. Mais sur la partie rénovation, ils ont même aimé faire ça. Ils ont pu se rendre compte sur place des conditions dans lesquelles les enfants étaient travaillés. Et donc du coup, ils ont pu nous aider à cette partie de ponçage, de peinture aussi, avec les artisans où ils ont noué une relation avec eux aussi qui les aidait. Non, là-dessus, ils ont vraiment participé. Ça aurait pu être très très long pour eux, parce que ça a quand même duré trois semaines. Et maintenant, c'était le quotidien. C'est-à-dire que le matin, ils savaient qu'on partait pour l'école. Il y avait environ 30 minutes de marche. Et puis, on allait à cette école-là pour la rénover. Et pendant cette période de rénovation, il y a une journée. où le guide nous a montré, le guide qui s'appelle Ausha, avec qui je travaille maintenant pour l'association et avec qui on a noué, maintenant c'est devenu un ami très proche, il nous a montré d'autres écoles qui aussi étaient dans le besoin. Et donc on est parti en voir une, d'une trentaine d'élèves. Et là franchement, c'était assez catastrophique dans les conditions dans lesquelles les enfants étaient. L'école était vraiment dans un état assez pitoyable. Et c'est vrai que le fait de voir ça, Alors déjà, c'est vrai que quand on arrive sur place et qu'on voit ça quand on est dans les classes, franchement, ça a pleuré. Parce qu'on se dit dans quelles conditions ces enfants sont. En plus, c'était tout petit. On devait filer un coup de main financièrement à une autre école, mais qui était très grande et qui était plutôt dans un bon état. Mais c'était au niveau de l'eau, pour l'installation de filtres, etc. Mais on a pris la décision avec le guide immédiatement de rénover cette école également. Donc, elle n'était pas prévue. mais on s'est dit que ce n'était pas possible de laisser ça comme ça. Et du coup, on a engagé de suite les travaux dès le lendemain. Et en l'espace de 4-5 jours, l'école qui était dans un état la plus catastrophique de la région est devenue presque l'école de référence. Donc c'est ça aussi qui fait plaisir, c'est que quand on voit l'avant-après, franchement, c'est devenu un petit bijou. Nous, on garde des... des relations avec les professeurs qui étaient sur place, qui nous ont aidé, vraiment une équipe assez incroyable. Donc voilà, là-dessus aussi, on leur a redistribué quelques fournitures, on a tout refait, des peintures intérieures, extérieures, postes de moquettes, postes de fenêtres, et donc voilà.
- Speaker #1
J'imagine que le moment le plus émouvant, c'était sans doute quand vous êtes partis, mais quand vous livrez... ces deux écoles terminées. Il se passe quoi ? Vous avez fait une petite cérémonie, les enfants étaient là. Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Alors sur ça, il faut savoir que le Népal est considéré comme vraiment le pays le plus reconnaissant au monde, je pense. Parce qu'ils ont un sens de la reconnaissance qui est juste assez incroyable. Quand on est parti et qu'on savait que c'était le... Le dernier jour, l'école était terminée. Il y a des élus qui viennent sur place. Il y a tous les villageois autour qui sont là. Il y avait beaucoup de monde. Ils nous mettent sur des chaises où chacun passe aussi avec écharpe, Tika, des diplômes qui ont été faits. Ils n'ont pas beaucoup de moyens, mais ils font des diplômes pour tout le monde avec vraiment le nom et prénom des personnes qui ont pu aider pour cette école-là. Chaque personne de l'école et au niveau des élus aussi parle pour nous remercier et pour l'immense gratitude qu'ils ont envers nous pour avoir permis à cette école d'être rénovée. Donc non, il y a vraiment... Et c'est ce qui fait plaisir aussi, c'est que franchement, quand on part de là, déjà on voit le regard un petit peu des enfants qui change parce que les enfants, je crois que l'école était pendant 3-4 jours, les enfants n'ont pas vu l'école et donc ils ont pu revenir et voir l'école complètement transformée. Et ce qui fait plaisir aussi à voir, c'est que d'une année à l'autre, bien évidemment, on a des enfants qui arrivent de plus en plus dans ces écoles-là. Donc c'est le but aussi. C'est qu'il y a de plus en plus de monde qui arrive dans ces écoles. Souvent, c'est des familles qui n'avaient pas envie de mettre leurs enfants ici parce qu'elles étaient dans un sale état, où il n'y avait pas d'eau, etc. Donc maintenant, les enfants qui viennent dans ces écoles-là, il y en a de plus en plus. Et c'est ce qui m'a motivé, moi, derrière. à créer immédiatement, dès mon retour, l'association.
- Speaker #1
On en parlera après. Restons encore un peu au Népal. Je suis passée un peu trop vite sur la fin. Est-ce qu'il y a eu un moment où ça n'avançait pas comme vous vouliez, où il y a eu des imprévus ? Ça n'existe pas des chantiers qui fonctionnent bien de A à Z sans imprévus ?
- Speaker #0
Des imprévus, franchement, je pense qu'il n'y en a pas eu. Tout s'est hyper bien groupillé. Et franchement, au contraire, j'ai été surpris de l'organisation et de la logistique sur place. Sur les projets qu'on a menés avec l'assaut après, il y en a eu quelques-uns que je pourrais raconter après. Mais quand nous, on y était, franchement, ça s'est hyper bien goupillé. Je pense à quand on était à cette école-là, il y avait les douilles qui étaient présentes au niveau électricité. Mais il n'y avait pas les ampoules. Je ne sais pas pourquoi ils ne les avaient pas mises. Du coup, j'étais là, mais ça marche en fait. Donc, on avait testé une. Mais bon, ils n'ont pas forcément les mêmes priorités ou la même logique que l'on peut avoir. Donc, j'ai dit à Ausha comment ça coûte et est-ce qu'on peut fournir une quinzaine d'ampoules. Je pense que dix minutes après, je vois quelqu'un arriver avec une poche. Je dis, mais c'est qui lui ? C'est les ampoules qui arrivent. Je dis, mais déjà ? Et je trouvais ça assez incroyable, la réactivité. J'étais là, mais oui, je l'ai dit, il est allé l'acheter, c'est bon. Et pareil, il y avait une porte qui coinçait, on avait besoin d'un menuisier pour raboter une porte. L'instant de lui dire, mais je crois qu'il s'est passé, pareil, 10 minutes où il y a un gars qui arrive pour faire ça. Ils savent tout faire, ils ont les compétences, ils sont assez réactifs. Nous, sur tout ça, s'il y a eu le réservoir qu'on avait construit, Il y a eu une petite fuite, donc on a perdu 2-3 jours, le temps de reboucher et de refaire le ciment, le temps de séchage, etc. Mais sinon, globalement, sur tout ça, il n'y a pas eu tellement d'imprévus. On se rend compte un petit peu mieux sur place des besoins qu'il y a. Malheureusement, on n'avait pas des mille et des cents pour effectuer tous les travaux qu'on voulait faire. Parce que quand on voit les sanitaires également, tous les sanitaires dans les écoles sont dans un état assez... assez catastrophiques. Donc, on essaye à minima de nettoyer, mettre un peu de javel, de leur réparer des suyaux d'eau pour qu'ils puissent se laver, etc. Et voilà, malheureusement, on ne peut pas tout faire. On essaie petit à petit de faire évoluer tout ça. Mais c'est vrai que les sanitaires aussi, c'est un gros problème sur place.
- Speaker #1
Donc, les journées, vous les passiez à travailler pour rénover tout ça. Et le soir, vous rentriez chez cette famille où vous étiez hébergés et vous preniez les repas avec eux. Le reste du temps, ça se passait comme ça ?
- Speaker #0
C'était notre quotidien. On partait le matin autour de 8h. Déjà, on a à peine été levés, on franchissait la porte de notre chambre, il y avait déjà les cafés qui étaient prêts. Ils ont une attention envers leurs invités qui est juste incroyable, avec les enfants aussi. C'est-à-dire que quand on allait sur le chemin de l'école, ils font vite très attention pour pas qu'ils tombent et il y a un lien énorme qui se crée avec les enfants. Ça aussi, c'est assez incroyable. Sur les premiers jours, il y a 30 minutes, ça a grimpé un peu. Donc des fois, les enfants pas trop motivés, eux, ils le voient de suite. Et du coup, il y a une moto qui passe, ils l'arrêtent. Et puis, au début, on est là, Ouh là là, mais t'es sûr du tout ? Ouais, ouais, t'inquiète pas. On est un peu réticents au truc, et à la fin, ça devient un jeu. Et c'est formidable pour eux. C'est-à-dire qu'il y a une moto qui passe, et puis c'est parti, quoi. Ou un scoot, et puis on les récupère directement à l'école. Le soir, pareil, Non, non, mais ne vous inquiétez pas, on va chercher deux motos ou un tuktuk. Puis on rentre, voilà, comme ça. On sent une certaine liberté dans une chose qu'ici, on est en frein avec beaucoup de règles. mais trop de règles. Et que là-bas, c'est vrai que de suite, on sent cette liberté-là du matin au soir. Parce que ne serait-ce que pour ça. Le midi, on faisait notre rénovation le matin. Le midi, on était accueillis chez les personnes du village qui nous invitaient à manger. Donc là aussi, on était très bien reçus. On a noué des liens aussi avec une personne qui habitait proche de l'école. Et puis la petite mamie, on rappelle. Puis l'après-midi, on repartait à l'école jusqu'au soir où on rentrait dans le village. Et là, on passait notre soirée. à l'extérieur, à travailler sur les épis de maïs, à les aider à couper des branches pour le feu ou pour les bufflonnes. C'était notre quotidien et un quotidien qui fait du bien.
- Speaker #1
Vous ne deviez pas avoir trop de problèmes pour vous endormir le soir ?
- Speaker #0
Non, ça va, ça va, ça va. On dormait très très bien.
- Speaker #1
Et puis arrive un moment où il faut partir ?
- Speaker #0
Oui, c'est toujours le moment compliqué, c'est clair. Je ne pensais pas avoir cette... Ça a été unanime de la part de tous les quatre. C'est-à-dire qu'on a eu notre dose d'émotion en partant du village, ça c'est clair. Donc on est partis, c'était très très tôt le matin. Sur les deux fois où on y a été, on partait très tôt le matin. Il faut savoir que le... Alors déjà la veille, il y a une soirée qui est prévue, où voilà, c'est tout le temps comme ça, où on danse avec les danses népalaises, la musique népalaise qui va bien, où on danse toute la soirée. Et le matin, 7h du matin... tout le village est présent pour le départ.
- Speaker #1
En termes d'émotions, c'est dur.
- Speaker #0
Les au revoir, surtout qu'on ne sait pas si c'est des au revoir ou des adieux. C'est souvent très compliqué. Même au niveau des enfants, parce qu'ils avaient noué des liens assez importants avec les personnes sur place, avec d'autres enfants. Beaucoup de pleurs, bien évidemment. Je me souviens du départ de Ausha quand il nous a ramenés à l'aéroport pour partir du Népal. Mon fils qui avait... Il s'en occupait comme son fils pendant trois semaines où ils étaient collés à jouer ensemble et à faire différentes choses. Donc du coup, le départ a été très compliqué, ça c'est clair. Mais c'est ce qui fait partie du voyage aussi, c'est que c'est tellement enrichissant et avec des personnes extraordinaires sur place qui ont un sens de la gentillesse et que forcément on crée des liens et que derrière, les départs sont compliqués, c'est assez évident.
- Speaker #1
Il me semble. que vous avez passé quelques jours, j'allais dire en vacances, avant de rentrer, mais c'était un peu ça. Vous êtes allé où ?
- Speaker #0
On voulait faire un trek. Donc, on est parti en trek. On est retourné à Pokhara et puis là, on est parti en trek pendant 3-4 jours. On n'est pas monté non plus très, très haut parce qu'il y avait les enfants, mais on était à 2000 mètres avec une vue magnifique sur les Annapurna. Et on est monté jusqu'à l'Australian Camp qui est environ 2000 mètres où on a pu voir le lever de soleil. En plus, on avait un temps magnifique. Donc, c'était extraordinaire. Et franchement, ça aussi, je le conseille, même avec des enfants, parce que quand on a les guides, ils sont habitués, au niveau des Sherpas, à porter du poids. Et du coup, des fois, nous, quand on avait le petit qui était fatigué, ils n'hésitent pas à le mettre. Il a son sac de 20 kilos, plus le petit est sur les épaules, et puis il est loin devant. Mais ça ne les gêne absolument pas. Il ne faut pas que ça soit un frein à pouvoir faire ces prêts-là, même avec des petits, parce qu'on y arrive très bien. Et franchement, quand on arrive à haut, ça vaut le coup. On a fait ça sur trois ou quatre jours, on a vu des choses incroyables. Et puis après, retour à Cadmando.
- Speaker #1
Elle était importante, cette parenthèse entre la grosse émotion du départ et l'avion ?
- Speaker #0
Oui, elle était primordiale. Je n'aurais pas aimé, ça aurait été compliqué de faire la coupure directement, de rentrer à l'aéroport et de repartir. Là, on a pu vraiment s'immerger côté nature, côté paysage incroyable. Ça fait du bien de souffler, de se dépenser aussi un petit peu. Ça aussi, ça fait du bien. Je pense que ça a été un moment unique et qui a été nécessaire pour nous et qui a fait du bien. C'est bien de le faire après.
- Speaker #1
Ok, et donc vous rentrez en France et là, tu t'es dit, on ne peut pas s'arrêter là.
- Speaker #0
Exactement. Moi, j'étais déjà sur place. J'avais vu tellement de besoins dans toutes les écoles qu'on visitait, etc. Donc, je me suis dit, pourquoi pas créer une association et continuer à oeuvrer pour ce beau pays. J'ai créé l'association en mai 2023. qui s'appelle Un Objectif pour Demain. Et du coup, depuis maintenant, c'est tout récent, ça fait un an et demi, mais depuis un an et demi, on a des personnes qui nous contactent régulièrement pour partir sur place. pour faire de l'humanitaire. Donc nous, on cible des projets pour eux, principalement dans des écoles ou des raccordements, mais aussi dans la santé. On a des médecins qui sont partis faire une campagne de dépistage au cancer de col d'utérus sur 1200 femmes dans des villages très isolés. Donc on a pu faire ça. En termes d'environnement, on essaie de poser aussi des poubelles dans différents villages pour appuyer les sensibilités aux déchets. Et donc on cible ces projets pour eux. On fait des collectes. des recherches de fonds, mais ensemble. Et comme je disais tout à l'heure, je trouve ça hyper important d'engager les personnes du projet initial jusqu'au projet final. Donc voilà, on essaye de s'y prendre deux, trois mois à l'avance. Donc sur ces deux, trois mois, on récolte les fonds qui vont bien. Alors eux, moi je crée des cagnottes en ligne. Eux diffusent le lien à tout leur entourage, entreprises. Il y en a qui ont créé des événements, aussi des lotos pour récolter des fonds. La famille Daidy, qui sont parties au mois de juillet, c'était un couple avec leurs deux enfants. Ils ont fait un travail formidable où ils ont pu récolter en très peu de temps énormément de fonds. D'ailleurs, maintenant, ce sont les référents qui appellent les prochains bénévoles pour leur donner un petit peu la manière de fonctionner pour trouver des fonds. J'ai une personne maintenant, Élise, qui est la vice-présidente de l'association, mais qui s'occupe aussi de toute la communication marketing de l'association, notamment sur les réseaux. Donc voilà, depuis un an et demi, on en est à... plus de 10 écoles qui ont pu être rénovées. Trois ou quatre écoles avec des villages aux alentours, ça concerne environ 6 000 personnes maintenant qui ont accès à l'eau. L'association prend pas mal d'ampleur, mais c'est vrai qu'on a de plus en plus de demandes sur des personnes qui souhaitent partir là-bas. Nous, on y est retournés au mois de février dernier, où on a eu la chance, et je dis bien la chance, de pouvoir rencontrer deux personnes qui sont ultra engagées dans l'écologie et qui étaient en train de faire... Un projet de rejoindre la France en Inde sans avion et de montrer un petit peu sous la forme d'un film documentaire les besoins qu'il pouvait y avoir en eau dans le monde, les problèmes surtout liés à ça. Et du coup, j'avais vu sur Instagram qu'ils avaient des problèmes pour rejoindre, pour traverser le Népal. Et je les ai contactés parce que je connaissais du monde sur place et s'ils voulaient un coup de main. Et le hasard a fait qu'ils traversaient le Népal au moment où nous, on y était. Et donc, on a pu passer. Donc, il s'appelle Victoria Guillaumont, qui a sorti un livre récemment, et Johan Reboul, qui est aussi assez engagé et reconnu sur les réseaux. Et donc, on a pu leur montrer les projets de l'association. Et depuis, ils ont accepté d'être parrain et marraine de l'association. Donc, voilà, c'est vrai qu'il y a une portée qui fait du bien aussi pour l'assaut, qui nous permet aussi de grandir. Voilà.
- Speaker #1
Et si les parents, les familles qui nous écoutent ont envie de se lancer dans le monde, dans cette aventure, parce que c'est une vraie aventure, il faut faire quoi ?
- Speaker #0
Ils peuvent nous contacter soit par mail sur contact.unobjectifpourdemain.org soit nous contacter directement sur notre compte Instagram s'ils le souhaitent. Je prends contact avec eux, on discute par rapport aux périodes auxquelles ils souhaitent y aller, parce qu'il y a des périodes plus propices que d'autres pour se rendre au Népal. Notamment, il faut éviter, il y en a qui n'ont pas le choix, mais il faut éviter d'y aller de juin à septembre, parce que c'est là où il y a des moussons, donc c'est un petit peu plus compliqué. Mais voilà, je cible des projets par rapport à leurs envies, parce que c'est très important. Il y en a qui sont plus engagés dans l'éducation, d'autres dans l'environnement, d'autres dans la santé. Donc, on cible des projets. Moi, je crée après les pages qui vont bien, et l'OASO, où je parle d'eux. L'association leur permet de le faire, mais je les mets beaucoup en avant. Je parle d'eux également, de leurs projets. Et ensuite, c'est parti. On essaie de trouver les fonds, où on fait des points réguliers, pour savoir l'avancement, où on en est. De notre côté aussi, on va créer des événements pour trouver des fonds par rapport à ce projet-là. Les personnes partent sur place, sont accueillies par l'association locale avec qui on travaille, Nîmes, parce qu'on y tient aussi, c'est eux qui connaissent le plus les besoins. Et donc, on travaille beaucoup avec Ausha, qui est président de cette association, qui est une personne juste extraordinaire, qui nous permet aussi de pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Et du coup, les gens sont accueillis et emmenés ensuite dans le village, où il y a la partie humanitaire qui est très importante. mais on leur permet aussi de vivre au quotidien dans des familles, ce qui permet d'être en totale immersion avec les familles. Le jour J, on fixe le jour J, donc les artisans sont là et le projet démarre sur une rénovation ou un raccordement.
- Speaker #1
Il faut prévoir combien de temps pour mener à bien une mission ?
- Speaker #0
L'idéal, c'est trois semaines. En 15 jours, si c'est qu'une rénovation, on y arrive, mais l'idéal, c'est de prévoir trois semaines. Sachant que nous, les personnes qui partent sur place, souvent des jeunes qui, soit avant de rentrer dans la vie active ou quoi, qui se lancent dans un projet comme ça. Et je trouve ça formidable. Mais les gens, moi, ce qui me touche beaucoup, c'est que les gens... qui partent sur place, il y a 100% des personnes. Il y a un investissement qui est fait pour ces projets-là qui est juste fou. Je n'ai pas senti des personnes qui faisaient ça pour eux ou quoi. Non, c'est vraiment... Ils avaient ce besoin aussi de donner du sens à ce qu'ils faisaient. Et franchement, que ce soit de la collecte de fonds jusqu'à la fin, ça a été assez incroyable. Donc, on a des projets qui démarrent tous les mois. Là, on en a eu un en juillet, août, septembre. Là, on en a un qui démarre... dans 4-5 jours sur une rénovation d'une école d'une centaine d'élèves. Donc ça, c'est une grande école, mais dans un état, je crois que c'est la pire que j'ai jamais vu. Donc là, voilà, il y a pas mal de boulot. Donc les personnes qui n'hésitent pas à vivre ça, il ne faut pas que la recherche de fonds soit un frein pour eux, parce que ça fait partie du projet, ça fait partie du voyage. Et le fait de, même si c'est avec des enfants, il faut que tout ça soit un moteur justement pour se lancer dans l'aventure. et que derrière, ils puissent vivre. Ils vont tellement vivre. C'est ce que je leur dis, une expérience incroyable. Franchement, tout ce qui est fait en amont, ça vaut le coup de le faire et de s'investir là-dedans parce que sur place, on vit des émotions qui sont folles.
- Speaker #1
Je n'en doute pas une seconde. On va passer au petit guide pratique quand même que j'aime bien faire à la fin parce que le Népal, c'est loin. Donc, il faut qu'on se rende un peu plus compte. Combien d'heures d'avion ? Quel décalage ?
- Speaker #0
Les heures d'avion, il y a souvent, de Paris, c'est environ 11-12 heures d'avion, avec une escale qui est faite à Doha, à Dubaï.
- Speaker #1
Ça dépend.
- Speaker #0
Ça dépend. Donc, il faut compter ça. Le décalage horaire, c'est 4h45 en plus.
- Speaker #1
C'est marrant, ça, 4h45.
- Speaker #0
Moi aussi, ça m'avait surpris.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a des formalités particulières, excepté le passeport, évidemment ?
- Speaker #0
Le visa, c'est très facile, il se fait directement à l'aéroport. Quand on arrive, je crois que ça coûte environ 50 euros, suivant le temps qu'on reste. Mais souvent, il y a un formulaire qui peut être rempli en amont, mais à chaque fois, ils nous le font remplir souvent quand on arrive sur place. Donc franchement, il ne faut s'occuper de rien et le visa se fait très rapidement quand on arrive à l'aéroport.
- Speaker #1
Des vaccins, des trucs à prévoir côté santé ?
- Speaker #0
Côté santé, il y a les vaccins de base. Toujours faire une vérification si tout est bien à jour sur tétanos, coqueluche, etc. Ça, c'est primordial. L'h��patite A et B, c'est aussi recommandé pour le Népal, sachant que l'hépatite A se transmet souvent par l'eau ou les aliments contaminés. Donc voilà, c'est quand même nécessaire. Après, il y en a qui font la typhoïde ou la rage. Mais bon, ça, ce n'est pas des vaccins qui sont obligatoires. Ça dépend où on va. dans quelle région on va, mais la plupart du temps, quand on est dans le milieu rural, où nous, c'était assez sain, on le sentait, donc on n'a pas fait de vaccin, pour qu'on dira là-dessus. Alors, il faut faire très attention, il y a un truc qu'il faut faire ultra attention, c'est l'eau, bien évidemment, même au niveau du brossage dedans, etc. Alors, il y a de l'eau minérale là-bas, qui nous en avait à disposition tout le temps, ils allaient nous en chercher tout le temps, donc voilà, mais sinon, les gourdes filtrantes aussi marchent très bien. Il faut faire très attention parce qu'après, c'est vrai que, surtout avec les enfants et tout, ça peut être problématique.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il ne faut surtout pas oublier quand on part au Népal ?
- Speaker #0
Il ne faut surtout pas oublier les médicaments parce que c'est vrai que ça peut être problématique. Donc, essayer de prendre des choses comme des sirops, qu'on prend directement, que ce soit du Smecta ou d'Oliprane, ça, c'est nécessaire. Et puis, ça gourde filtrante aussi parce que c'est... Même suivant quand on y va aussi, il faut boire assez régulièrement. On va dire que c'est les deux choses. Après, franchement, là-bas, sur place, on n'a pas besoin de grand-chose sur place.
- Speaker #1
Justement, est-ce qu'il y a des choses qui ne sont vraiment pas nécessaires et qu'on peut laisser à la maison ?
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que la première fois, entre les deux voyages, on va dire que les valises n'étaient pas du tout les mêmes, parce que sur les premières fois, on emmène des...
- Speaker #1
Beaucoup de fringues.
- Speaker #0
Oui, beaucoup de fringues qui ne sont pas vraiment nécessaires. Surtout que là-bas, il y a possibilité de faire une petite lessive. donc voilà ça s'achète assez rapidement donc il n'y a pas de problème donc voilà ne pas trop se charger en affaires prendre le principal c'est pas nécessaire quand on veut partir sur place pour faire de l'humanitaire d'emmener des fournitures scolaires on va dire chacun fait ce qu'il veut mais sur les fournitures moi vraiment je conseille d'acheter tout sur place déjà ça coûte bien moins cher ça fait marcher l'économie locale et je trouve que c'est pas nécessaire le truc qu'on peut emmener c'est sur le médical des pansements principalement ça nous c'est ce qu'on avait fait on avait Un sac rempli de pansements qu'on a pu distribuer dans les dispensaires.
- Speaker #1
Une petite visite chez son médecin avant de partir n'est jamais inutile pour avoir la bonne trousse à pharmacie.
- Speaker #0
Oui, exactement. Et puis après, ne pas hésiter à se rendre dans les pharmacies où souvent ils ont des pansements qui vont brûler parce que... Parce que les dates ou quoi, ça aussi, c'est important.
- Speaker #1
Oui, prévenir sa pharmacie.
- Speaker #0
J'avais pu récupérer d'infirmières et de pharmacies tout un tas de pansements parce que sinon, il est brûlé. Donc, autant s'en servir.
- Speaker #1
Bon à savoir. Tu nous as parlé d'une spécialité culinaire au début. Est-ce qu'il y en a d'autres que vous avez aimées ?
- Speaker #0
Franchement, la spécialité, c'est vraiment la dalle batte. C'est ce qu'on mange tout le temps. Le matin, c'est des galettes aussi qui sont faites le matin où c'est très bon. Mais le dalbate est vraiment le plat qu'ils mangent tout le temps. Et même quand ils vont au restaurant et qu'ils peuvent prendre autre chose, ils prennent un dalbate. C'est clair.
- Speaker #1
Côté budget, on s'attend à quoi ?
- Speaker #0
Alors, côté budget, il y a bien évidemment le billet d'avion. Donc ça, ça tourne aux alentours, on va dire, de 1 000 euros. Suivant les périodes, on peut en trouver un petit peu moins cher. On va dire entre 800 et 1 200 euros, on peut trouver des billets pour se rendre sur place. La vie n'est quand même pas très chère. Nous, en ce qui concerne l'association, toutes les personnes qui partent dans les familles, et c'est le cas pour nous et c'est le cas pour tout le monde, on donne 10 euros par jour aux familles. Ça, ça permet de les dédommager en termes de repas, en termes de logement. Et donc, il y a 7 euros qui vont aux familles et 3 euros qui est reversé à la coopérative des femmes pour les aider dans leur quotidien. Donc ça, c'est ce qu'on demande à tout le monde. J'ai le même tarif. Et voilà, on va dire que... Faire une mission humanitaire avec un objectif pour demain. Bon, il y a la recherche de budget pour faire le projet, mais sinon, ça ne coûte que 10 euros par jour pour être sur place.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ce voyage a apporté aux enfants ? Depuis qu'ils sont rentrés, est-ce que tu as vu des choses changer chez eux ? Ils en parlent régulièrement ? Il se passe quoi depuis ce temps-là ?
- Speaker #0
À le voir, après, c'est vrai que le quotidien, on va dire, revient au galop. Mais c'est vrai qu'il y a une prise de conscience quand même qui est faite. Et je pense que c'est le principal. Nous, c'est ce qu'on souhaite. On souhaite leur montrer régulièrement ce qu'on a fait sur place, pour surtout pas qu'ils oublient. Et c'est pour ça qu'on y est retourné une deuxième fois et que moi, je souhaite y retourner prochainement avec mon fils pour garder ce lien avec ce pays, et surtout qu'il n'oublie pas et qu'il voit ce qui se passe vraiment là-bas. Mais je pense qu'ils ont pris vraiment conscience que le monde pouvait être différent de ce qu'ils vivaient ici, en France. Il existe différentes façons de vivre et de penser. Ce voyage, ça leur a quand même laissé une empreinte assez précieuse, avec une nouvelle ouverture d'esprit, une nouvelle sensibilité. C'est des voyages un petit peu qui transforment aussi bien pour nous, mais pour eux, ça c'est clair, parce qu'ils ont vécu, et comme je disais tout à l'heure, ils s'adaptent très rapidement au pays. C'est-à-dire que quand ils arrivent sur place, ils vont vite, s'il y a un ballon, ils vont jouer avec les enfants. mangent très bien, ils dorment très bien enfin voilà, sur place tout se passe bien et voilà le retour les départs sont compliqués mais après le retour ils peuvent en parler à leur classe, c'est ce qu'ils ont fait derrière donc voilà, il y a eu une portée assez importante derrière.
- Speaker #1
Mes petites dernières questions que j'aime bien, est-ce que tu as une anecdote, un truc qui t'est arrivé lors d'un de tes voyages ou peut-être une démission tu l'as vaguement dit tout à l'heure que ça c'était pas toujours aussi bien passé et dont tu te serais bien passé surtout ?
- Speaker #0
C'est plus sur la partie, sur notre deuxième voyage, où ça arrive régulièrement, mais sur la partie bagage, où malheureusement, quand on est arrivé à Kathmandu, on n'avait pas nos valises. Je crois qu'il y en avait une sur trois. Je crois que c'est ça. Et donc, du coup, un peu compliqué, surtout que là-bas, il faisait très chaud. Donc, un peu compliqué. Donc, du coup, on n'a fait pas grand-chose pendant trois jours. Et après, on était parti à Zinfro. On a pu aller à Spitwan. qui est à 4-5 heures pour visiter une ville sur le deuxième séjour. Et le shaker a rameté tout le monde pour qu'on puisse récupérer. Donc nos valises sont arrivées par avion à Chitouan, dans un petit aéroport qu'on a pu aller chercher le soir. Donc voilà, au final, tout se passe très bien. Il s'était beaucoup plus peiné que nous, on le voyait, le fait qu'on n'ait pas ça. Donc il a vraiment fait le nécessaire pour qu'on puisse retrouver ça. Donc voilà, c'est des choses qui arrivent, mais qui font partie du voyage.
- Speaker #1
Votre prochaine destination en famille ?
- Speaker #0
Alors, la prochaine destination, moi, j'aimerais beaucoup découvrir... Bien sûr, je pense qu'on retournera prochainement au Népal, ne serait-ce qu'avec l'association, ça, c'est évident. Après, il y a une destination qui m'attire énormément, c'est la Mongolie. J'aimerais découvrir aussi, toujours en immersion dans des familles, le quotidien et pouvoir voir ce qui peut se passer sur leur quotidien, la relation avec les animaux, etc. Donc ça, c'est quelque chose que j'aimerais... que j'aimerais vivre également. Et j'aimerais beaucoup travailler aussi avec des régions d'Afrique pour l'association. C'est un petit peu compliqué parce qu'il y a un peu de corruption, etc. Donc, pas simple de créer des projets sur place. Mais j'ai eu quelques demandes pour aider certaines écoles. Donc, des destinations comme Madagascar, par exemple, ou l'Ouganda, ça me plairait beaucoup aussi de voir un petit peu ce qu'il y a sur place et voir ce qu'il y a à faire. Donc, voilà.
- Speaker #1
Quelle destination aimerais-tu découvrir sur le podcast ?
- Speaker #0
Justement, j'aimerais bien découvrir la Mongolie. Voilà, ça c'est clair.
- Speaker #1
Je me doutais un peu que ce serait ça.
- Speaker #0
Non, c'est la destination que j'aimerais sur des gens qui sont partis là-bas, qui ont vécu le quotidien avec certaines personnes sur place.
- Speaker #1
Je vais partir en quête de cette destination alors. Tu l'as déjà dit, mais je pense que c'est bien de le rappeler. Si nos auditeurs te cherchent, ou l'association, c'est un peu la même chose, où est-ce qu'ils peuvent te trouver ?
- Speaker #0
Ils peuvent nous trouver sur les réseaux, sur Instagram ou Facebook, sur le compte Un Objectif pour Demain, ou sur notre site internet www.unobjectifpourdemain.org où ils peuvent nous faire une demande via le formulaire de contact ou directement par mail à contact.unobjectifpourdemain.org et nous, on prendra contact avec eux avec grand plaisir pour voir les envies, les besoins et les aspirations de chacun.
- Speaker #1
Merci beaucoup Rémi pour ce très très chouette et très inhabituel carnet de voyage au Népal.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #2
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si vous souhaitez écouter d'autres voyages, plus de 100 épisodes entre conversations, top 5, galère ton voyage et mes reportages sont disponibles sur le blog ou en vous abonnant sur la plateforme d'écoute que vous utilisez en ce moment. Et tout ça, gratuitement. N'hésitez pas à le partager à d'autres parents en quête d'inspiration pour leurs prochaines vacances et à ceux qui pensent que voyager avec des enfants, c'est trop compliqué. Si l'épisode vous a plu, dites-le moi sur Apple Podcasts, Spotify ou encore sur Instagram en me taguant à famillevoyage underscore blog. C'est aussi le bon endroit si vous voulez partager un voyage ou me demander un carnet de voyage sur une nouvelle destination. A bientôt pour le prochain épisode. D'ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille.